MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Méditations saisonnières

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Cheminer au quotidien

 

Consentir à ce que l’on est

Est un bien long chemin,

Un sentier de montagne.

Vertige et émerveillement

Désillusion et espérance

Accompagnent l’aventurier.

Avec toi, mon Dieu,

J’ai osé entreprendre ce voyage intérieur

La main dans ta main.

N’est-il pas périlleux ?

Avec toi, il peut devenir libération.

 

Alors commence l’école de patience :

La marche est parfois lente et trébuchante.
Vérité sur soi

Où les ombres accueillies

Deviennent espaces de lumière.

 

Voici tout le Mystère de l’Incarnation dans la crèche !…

Peu à peu, les armes et les carapaces se désagrègent

Et l’être profond peut se redresser en vérité et simplicité.

N’est-ce pas la minorité de François et de Claire ?!

Non pas à acquérir, mais à accueillir

Car elle ne vient pas de l’extérieur

Elle est déjà là dans notre être, dans notre histoire.
 

Elle est dans ce petit pas que nous faisons pour recommencer.

Elle est dans cette solitude intérieure, dans cette vulnérabilité.

 

Chemin rude, ô mon Dieu

Mais chemin de libération…et de fraternité

Où l’on découvre que tout homme a une fêlure

…et que c’est par elle que passe la lumière…

 

heureux les cœurs purs

            car ils verront Dieu

 

                       Sœur Marie-Laetitia

​Janvier 2018

 

 


 

 

 

 

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Prier à Noël

 

 

« Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.

Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;

et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. » (Mt 2, 10-11)

 

 

Avec les arbres des forêts,

les jardins bio et les autres

qui exultent de joie,

croyons à une fraternité cosmique,

une Création en genèse :

le Fils de Dieu repose dans une mangeoire d’animaux.

 

 

 

Avec les Rohingyas, les exilés  et tous ceux qui fuient vers notre Europe,

avec les mexicains et les palestiniens que sépare un mur de rejet,

avec tous ceux et celles qui  ne craignent pas de voir en l’étranger,

un frère, une soeur en humanité,

croyons à l’hospitalité :

c’est Noël.

 

 

 

Avec notre Église diocésaine

à l’écoute des paroles libres de ceux qui sont loin

et de ceux qui sont proches,

croyons à la douce puissance de la Parole :

le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous.

 

 

 

Avec ceux qui se recueillent en quête d’intériorité,

avec ceux et celles qui prient en silence,

croyons en la Présence :

Celui qui en nous demeure

nous donne part à sa divinité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Décembre 2017

 


 

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   Constatation des stigmates

 

 

 

 

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   Apparition de François  au chapitre des frères à Arles tandis que prêche saint Antoine

 

Deux fresques de Giotto 13ème siècle

Célébrer la fraternité franciscaine  

en mémoire de la Pâque de Saint François 

 

Quand François mourant bénissait ses frères :

Comme approchait l’heure de son départ, il fit appeler à lui tous les frères se trouvant dans le lieu. Il les apaisait de sa mort par des paroles consolatrices.

De son affection paternelle, il les exhorta au divin amour.

Il développa un sermon les exhortant à conserver la patience, la pauvreté et la foi en la sainte Église romaine, plaçant le saint Évangile avant tous les autres enseignements.

Il les bénit en ajoutant :

« Portez-vous bien dans la crainte du Seigneur, tous mes fils

et demeurez toujours en Lui.

Quant à moi, je me hâte vers Dieu à la grâce duquel je vous recommande tous. »

Cette douce admonition une fois achevée, François ordonna qu’on lui apporte le livre des Évangiles et demanda qu’on lui lise l’Évangile selon Jean qui commence à cet endroit : « Avant le jour de la fête de la Pâque, Jésus, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde  auprès du Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans  ce monde, il les aima jusqu’à la fin… »

Quand enfin l’ensemble des mystères fut accompli en lui,

François, l’homme bienheureux, s’endormit dans le Seigneur.

De La légende majeure de Saint Bonaventure 14

 

Construction de la première fraternité franciscaine :

Des pierres vivantes rassemblées de toutes les contrées du monde servirent à la construction du temple de l’Esprit-Saint. De quelle ardente charité brûlaient ces nouveaux disciples du Christ ! Quel amour de la vie en fraternité !

Lorsque plusieurs se trouvaient réunis, ou bien lorsqu’ils se rencontraient par hasard  sur une route, quelle explosion d’amour spirituel, le seul amour capable de fonder une authentique fraternité ! Ils s’embrassaient alors, conversaient et riaient ensemble, épanouis, bienveillants, attentionnés, doux et calmes, unanimes dans leur idéal, prompts et infatigables à se rendre service.

Personne n’aimait son frère d’un amour égoïste, toutes leurs puissances d’affection étaient versées au trésor commun et ils cherchaient à se donner eux-mêmes pour venir en aide indistinctement aux besoins de tous.

D’après La première vie de Saint François par frère Thomas de Celano n° 38-39

 

Vivre en communauté aujourd’hui :

Ceux qui édifient et bâtissent la communauté sont ceux qui aiment, qui pardonnent, qui écoutent, qui sont pleins de délicatesse, qui servent les autres, les nourrissent, prient pour eux. Et chacun par la grâce qui lui a été donnée exerce ses dons selon les modalités uniques de son amour et de sa tendresse. Une communauté n'est vraiment une communauté que quand chacun réalise qu'il a terriblement besoin du don des autres, et cherche lui-même à devenir plus limpide, plus lucide et plus fidèle dans l'exercice de son propre don. Ainsi, chacun à sa place, bâtit la communauté.

Jean Vanier, La communauté, lieu du pardon et de la fête

 

Octobre 2017


 

           

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Prier Marie avec Sainte Claire

à Notre-Dame du haut

 

« Attache-toi à Marie, la très douce Mère qui enfanta le Fils de Dieu,

que les cieux et la terre ne pouvaient contenir.

Elle le recueillit pourtant dans le petit enclos de son corps.

Toi aussi en le portant en ton âme,

tu deviens par la grâce de Dieu la plus digne des créatures. »

de la troisième lettre de Claire d’Assise à Agnès de Prague

 

Méditation dans la chapelle :

« Un lieu matriciel de silence et de paix

où brûle en permanence

un buisson ardent,

signe de la prière des passants.

Une fenêtre sur le ciel

abritant la femme revêtue de soleil,

comme couronnée d’étoiles :

C’est sa mère !

Elle veille au-dedans, au-dehors,

et les murs qui la portent

épousent les collines,

accueillent la lumière

du levant, du couchant,

de toute heure du jour.

« Celui que les cieux ne peuvent contenir

habite en toi ! »

 

Le Créateur se réjouit : « cela était très bon ! »

L’Esprit se faufile

dans tous les interstices

de la matière ou du coeur humain.

Et la colline sacrée,

la colline sanglante,

grâce à la foi de tout un peuple,

la foi au crucifié à jamais glorifié,

apporte à l’humanité

le don précieux de renaissance,

quand le cœur profond est touché

d’une joie intime

qui ne peut se dire

mais redonne le goût de vivre

et de contempler.

 Sœur Marie-Claire

 

Août 2017


 

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Méditation pascale 2017

 

Contempler la croix

offerte en 1417

par saint Vincent Ferrier à sainte Colette,

 

 

Pour annoncer ta Passion d’amour

à la croisée des chemins,

frère Vincent y plantait ta croix,

arbre de vie ,

espérance pour un monde

en douleurs d’enfantement.

 

 

 

Pour nous donner le pardon,

Seigneur Jésus,

tu choisis la non violence,

Tu subis le mal des hommes

et le portant,

tu le transformes en bien,

sauvant l’humain en nous.

 

 

 

Par ton Esprit remis

entre les mains du Père,

ton visage douloureux s’apaise

dans la gloire de la résurrection.

Quand nous cherchons ton visage,

quelle joie douce nous envahit ?

Ta vie en abondance livrée pour nous.

 

 

 

 

Par la puissance de la résurrection,

tu deviens Jardinier de la Création nouvelle.

Quand la joie de Pâques sourd en nous,

accueillons le message de ce printemps :

Tu es le Vivant parmi nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

​16 avril 2017


 

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   Lavement des pieds (bréviaire de sainte Colette)

Intercéder avec sainte Colette

 

En faisant mémoire de Colette qui sut porter dans la prière

les souffrances et les déchirures de son époque,

présentons au Seigneur notre monde en attente de salut.

 

Colette n’hésitait pas à voyager dans des régions en guerre.

Elle désirait le bien de chaque parti

et faisait prier toutes les communautés pour la paix.

 

Nous te prions Seigneur pour la paix entre les israéliens et les palestiniens,

entre les russes et les ukrainiens, entre les américains et les mexicains ;

la paix au Congo, en Syrie, en Irak  et dans tous les pays

en proie à des guerres civiles ou fracturés

par des tensions sociales ou politiques.

 

Colette se faisait humblement appeler sœur

et se nommait « indigne servante et inutile priante ».

Elle écoutait encourageait et reprenait avec douceur

les personnes qui lui confiaient leurs tourments et leurs péchés.

 

Avec Colette, nous nous présentons devant toi Seigneur,

confiants en ta miséricorde et sûrs de ton pardon.

Prends en pitié ceux et celles qui veulent retrouver ton chemin.

 

Après trois oraisons successives

et l’appel à la foi d’une grande malade de Besançon,

Colette obtint sa guérison et lui dit :

« Gardez-vous bien de dire que vous avez été guérie par moi

car vous avez été guérie en raison de votre foi. »

 

Nous te confions Seigneur les chercheurs et les médecins

qui luttent contre les maladies :

donne leur ton Esprit.

Nous te prions pour tous les malades et leurs familles :

garde-les tous dans la confiance en toi.

 

Peu avant de mourir, Colette disait à ses sœurs et à son entourage :

« Adieu, mes chères et bien-aimées sœurs.

Non, je ne vous oublierai pas plus au ciel

que je ne vous ai oubliées sur la terre.

Que l’amour et la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ

remplissent vos esprits et vos coeurs. »

 

Nous te confions Seigneur toutes nos communautés chrétiennes,

garde-nous dans la ferveur de la foi.

 

6 mars 2017


 

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En chemin vers Pâques 

Passage

d’un état à un autre,

d’une communauté à une autre,

d’un travail à un autre,

d’une saison à une autre,

d’une politique à une autre,

d’une crise à une autre…

 

C’est la loi de la vie,

qui n’est jamais statique.

C’est le chemin de foi

qui entraîne plus loin.

 

Ces passages sont décapants,

déstabilisants, insécurisants.

Tout bascule et chavire un jour,

sans savoir ni pourquoi

ni comment,

et l’on cherche une prise :

mais rien ne tient.

 

Rien ne tient, sauf Celui

qui est, qui était et qui vient.

Lui seul nous tient dans sa main,

ouvre nos yeux, nos oreilles

pour demain.

Ouvre nos esprits et nos cœurs,

ouvre des chemins

jamais encore découverts,

mais que Lui connaît.

 

Dieu incarné,

Jésus les a pratiqués

avant nous.

 

Jamais nous ne ferons l’économie

de ces passage douloureux,

mais ils vont à la Vie.

 

Quelqu’un me fait confiance,

veille sur moi,

me relève et me suit

dans les méandres périlleux

de l’existence

personnelle et collective.

Réalité transcendante et intime

dont on ne pourra jamais non plus

faire l’économie sans se détruire.

 

« JE SUIS CELUI QUI SUIS ! »

« C’EST MOI, N’AYEZ PAS PEUR ! »

« LE SOUFFLE VIVANT EST TOUJOURS AVEC VOUS,

PASSEUR D’AVENIR ! »

 Sœur Marie-Claire

 

carême 2017

 


 

 
Dernière modification : 18/01/2018