MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Méditations saisonnières

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22 avril 2018 : Journée mondiale de la Terre (UNESCO)

 

« Loué sois-tu, mon Seigneur, par notre sœur mère Terre

qui nous sustente et gouverne,

produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe. » 

du Cantique des créatures de Saint François d’Assise 

 

 

« Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »

de la Bonne Nouvelle selon saint Marc

 

 

 

Le potager du monastère est  un lieu béni pour protéger sœur terre 

et recevoir d’elle les légumes et les fleurs.

Il vient d’être non pas bêché mais retourné à la grelinette.

Cette méthode douce respecte les mille et une bestioles 

qui donnent à notre terre d’être vivante, 

de soutenir la croissance de ce que nous y plantons.

 

 

Béni sois-tu Dieu de l’univers, 

pour tous les jardiniers qui cultivent et gardent notre terre ,

apprends-nous à préserver sa biodiversité pour notre vie et notre joie.

 


 

 

 

 

 

 

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  Aube sur la colline le 23 mars 2018

Méditations pour la Semaine Sainte 2018

 

Jeudi Saint

 

Le Seigneur Jésus prit du pain,
puis, ayant rendu grâce,
il le rompit, et dit :
« Ceci est mon corps, qui est pour vous.
Faites cela en mémoire de moi. »

 1Co 11, 23

 

« Ne retenez pour vous rien de vous afin que vous reçoive tout entier

celui qui se donne à vous tout entier. »

François d’Assise

 

Eucharistie vue par Marie

La foule des pauvres pour la communion
comme à Bethléem la file des bergers
apportant des cadeaux à mon petit roi.
Ils viennent aujourd’hui en tendant la main
ou en ouvrant la bouche et c’est lui qui se donne
dans le pain et le vin. Au retour je vois
leurs âmes s’éclairer comme des maisons
le soir sur la colline et la plus petite
devient un palais. Ils goûtent, ils savourent
puis, levant les yeux, découvrent qu’entre eux
les murs sont tombés, qu’ils habitent ensemble.

Jean-Pierre Lemaire, Grains du Rosaire.

 

 

Vendredi Saint

 

Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère
et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas,
et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère,
et près d’elle le disciple qu’il aimait,
dit à sa mère :
« Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple :
« Voici ta mère. »
Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.

Jn19,  25-27

 

 

 

 

 

Crucifixion  vécue par Marie            

Je suis vidée de lui comme à sa naissance
mais il était trop grand, je n’avais plus l’âge
et quand je laverai le sang, il sera mort.

Il ne criera plus sa peine d’être au monde.
Je suis vidée de lui et je recueille tout
comme une bassine au pied de la croix :

son soupir vers le Père incompréhensible
cet enfant qu’il me donne au moment de partir
un fils à la place de l’irremplaçable.

Même son pardon aux bourreaux, je le prends
confondue avec eux, plus égarée qu’eux
je prends tout ce qui peut humecter mon cœur.

J’attends les yeux fermés les premières gouttes
après les ténèbres de l’orage sec.
Je ramasse les miettes du festin d’amour.

Jean-Pierre Lemaire, Grains du Rosaire.

 

 

Dimanche de Pâques

 

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre
et l’autre disciple.

Jn 20, 1-2

 

Dis-nous Marie de Nazareth, qu’as-tu vu en chemin ?

J’ai vu mon Fils en croix, j’ai vu mon Fils en terre

mais je vois,  je crois à  la douce présence de son amour

qui est de toujours à toujours.

 

Dis-nous Marie-Madeleine, qu’as-tu vu en chemin ?

J’ai vu le jardinier, j’ai cherché mon Seigneur,

je l’ai entendu, lui, mon espérance :

il m’a appelée par mon prénom.

 

Dis-nous Claire d’Assise, qu’as-tu vu en chemin ?

J’ai vu l’enfant de la crèche, le pauvre crucifié.

J’ai vu celui dont le souvenir illumine mon cœur.

J’ai vu celui dont l’amour

rend plus heureux et la contemplation plus fort.

 

26 mars 2018


 

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Méditer avec sainte Colette : 

une femme qui marche avec son Dieu

 

« On t’a fait savoir, ô homme, ô femme , ce qui est bien,

ce que le Seigneur réclame de toi : 

rien d’autre que d’accomplir la justice, aimer avec tendresse 

et marcher humblement avec ton Dieu.» 

Mi 6, 8

Qui donc est sainte Colette ?

« Vous l’aimerez, cette mystique de France, pleine de tranquille sagesse,

les deux pieds bien au sol, le front dans la lumière. 

L’Église, dont elle a depuis bien des années, pénétré les transes,

cette Église du début du XV° siècle que l’exil en Avignon, que les attaques de la grande hérésie menacent, et, plus dangereuses encore, qu’atteignent au vif les pires forces de décadence, cette petite fille se met en tête de la redresser, de la remettre dans son droit chemin. Elle n’est qu’une adolescente ou presque ; elle n’est ni de grande race ni de grande fortune. Mais qu’importe ? Elle sait que le Seigneur est avec elle. Elle est décidée à obéir à une secrète voix.

 

Le cas de sainte Colette va, une fois de plus, démontrer que chaque fois qu’il y eût, dans l’Église, nécessité d’une réforme, il se trouva toujours des âmes exceptionnelles pour la réaliser, dans le cadre même de sa sainte obédience, afin de faire brûler de nouveau fort et haut la flamme du Christ que les générations laissaient baisser.

 

Voici Colette lancée par monts et par vaux, parcourant la France et l’Europe d’occident, frappant à des centaines de portes de monastères pour y venir crier, de sa voix douce, le message de fidélité et de renoncement »

de Daniel Rops 

 

Recevons les invitations de Colette à ses sœurs : 

 

Notre but est de garder le saint Évangile

de la manière dont notre Sauveur, Jésus Christ nous l’a donné. 

 

Soyez contentes de ce qui vous manque,

pour parvenir plus légèrement au Royaume auquel vous êtes appelées.

 

Tant que paix, amour et charité seront entre vous,

notre Seigneur ne vous délaissera pas.

 

Louez Dieu sans fin. Louez et aimez le Père, le Fils et le Saint Esprit ;

Servir Dieu et chanter ses louanges est ce que nous avons de plus important à faire ; Qu’il est bon, qu’il est beau d’aimer Dieu et de le servir !

des écrits de Colette

 

le 6 mars 2018

 


 

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Cheminer au quotidien

 

Consentir à ce que l’on est

Est un bien long chemin,

Un sentier de montagne.

Vertige et émerveillement

Désillusion et espérance

Accompagnent l’aventurier.

Avec toi, mon Dieu,

J’ai osé entreprendre ce voyage intérieur

La main dans ta main.

N’est-il pas périlleux ?

Avec toi, il peut devenir libération.

 

Alors commence l’école de patience :

La marche est parfois lente et trébuchante.
Vérité sur soi

Où les ombres accueillies

Deviennent espaces de lumière.

 

Voici tout le Mystère de l’Incarnation dans la crèche !…

Peu à peu, les armes et les carapaces se désagrègent

Et l’être profond peut se redresser en vérité et simplicité.

N’est-ce pas la minorité de François et de Claire ?!

Non pas à acquérir, mais à accueillir

Car elle ne vient pas de l’extérieur

Elle est déjà là dans notre être, dans notre histoire.
 

Elle est dans ce petit pas que nous faisons pour recommencer.

Elle est dans cette solitude intérieure, dans cette vulnérabilité.

 

Chemin rude, ô mon Dieu

Mais chemin de libération…et de fraternité

Où l’on découvre que tout homme a une fêlure

…et que c’est par elle que passe la lumière…

 

Heureux les cœurs purs

            car ils verront Dieu

 

                       Sœur Marie-Laetitia

​Janvier 2018

 

 


 

 

 

 

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Prier à Noël

 

 

« Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie.

Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;

et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. » (Mt 2, 10-11)

 

 

Avec les arbres des forêts,

les jardins bio et les autres

qui exultent de joie,

croyons à une fraternité cosmique,

une Création en genèse :

le Fils de Dieu repose dans une mangeoire d’animaux.

 

 

 

Avec les Rohingyas, les exilés  et tous ceux qui fuient vers notre Europe,

avec les mexicains et les palestiniens que sépare un mur de rejet,

avec tous ceux et celles qui  ne craignent pas de voir en l’étranger,

un frère, une soeur en humanité,

croyons à l’hospitalité :

c’est Noël.

 

 

 

Avec notre Église diocésaine

à l’écoute des paroles libres de ceux qui sont loin

et de ceux qui sont proches,

croyons à la douce puissance de la Parole :

le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous.

 

 

 

Avec ceux qui se recueillent en quête d’intériorité,

avec ceux et celles qui prient en silence,

croyons en la Présence :

Celui qui en nous demeure

nous donne part à sa divinité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soeur Maggy

Décembre 2017

 

 


 

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   Constatation des stigmates

 

 

 

 

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   Apparition de François  au chapitre des frères à Arles tandis que prêche saint Antoine

 

Deux fresques de Giotto 13ème siècle

Célébrer la fraternité franciscaine  

en mémoire de la Pâque de Saint François 

 

Quand François mourant bénissait ses frères :

Comme approchait l’heure de son départ, il fit appeler à lui tous les frères se trouvant dans le lieu. Il les apaisait de sa mort par des paroles consolatrices.

De son affection paternelle, il les exhorta au divin amour.

Il développa un sermon les exhortant à conserver la patience, la pauvreté et la foi en la sainte Église romaine, plaçant le saint Évangile avant tous les autres enseignements.

Il les bénit en ajoutant :

« Portez-vous bien dans la crainte du Seigneur, tous mes fils

et demeurez toujours en Lui.

Quant à moi, je me hâte vers Dieu à la grâce duquel je vous recommande tous. »

Cette douce admonition une fois achevée, François ordonna qu’on lui apporte le livre des Évangiles et demanda qu’on lui lise l’Évangile selon Jean qui commence à cet endroit : « Avant le jour de la fête de la Pâque, Jésus, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde  auprès du Père, après avoir aimé les siens qui étaient dans  ce monde, il les aima jusqu’à la fin… »

Quand enfin l’ensemble des mystères fut accompli en lui,

François, l’homme bienheureux, s’endormit dans le Seigneur.

De La légende majeure de Saint Bonaventure 14

 

Construction de la première fraternité franciscaine :

Des pierres vivantes rassemblées de toutes les contrées du monde servirent à la construction du temple de l’Esprit-Saint. De quelle ardente charité brûlaient ces nouveaux disciples du Christ ! Quel amour de la vie en fraternité !

Lorsque plusieurs se trouvaient réunis, ou bien lorsqu’ils se rencontraient par hasard  sur une route, quelle explosion d’amour spirituel, le seul amour capable de fonder une authentique fraternité ! Ils s’embrassaient alors, conversaient et riaient ensemble, épanouis, bienveillants, attentionnés, doux et calmes, unanimes dans leur idéal, prompts et infatigables à se rendre service.

Personne n’aimait son frère d’un amour égoïste, toutes leurs puissances d’affection étaient versées au trésor commun et ils cherchaient à se donner eux-mêmes pour venir en aide indistinctement aux besoins de tous.

D’après La première vie de Saint François par frère Thomas de Celano n° 38-39

 

Vivre en communauté aujourd’hui :

Ceux qui édifient et bâtissent la communauté sont ceux qui aiment, qui pardonnent, qui écoutent, qui sont pleins de délicatesse, qui servent les autres, les nourrissent, prient pour eux. Et chacun par la grâce qui lui a été donnée exerce ses dons selon les modalités uniques de son amour et de sa tendresse. Une communauté n'est vraiment une communauté que quand chacun réalise qu'il a terriblement besoin du don des autres, et cherche lui-même à devenir plus limpide, plus lucide et plus fidèle dans l'exercice de son propre don. Ainsi, chacun à sa place, bâtit la communauté.

Jean Vanier, La communauté, lieu du pardon et de la fête

 

Octobre 2017


 

           

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Prier Marie avec Sainte Claire

à Notre-Dame du haut

 

« Attache-toi à Marie, la très douce Mère qui enfanta le Fils de Dieu,

que les cieux et la terre ne pouvaient contenir.

Elle le recueillit pourtant dans le petit enclos de son corps.

Toi aussi en le portant en ton âme,

tu deviens par la grâce de Dieu la plus digne des créatures. »

de la troisième lettre de Claire d’Assise à Agnès de Prague

 

Méditation dans la chapelle :

« Un lieu matriciel de silence et de paix

où brûle en permanence

un buisson ardent,

signe de la prière des passants.

Une fenêtre sur le ciel

abritant la femme revêtue de soleil,

comme couronnée d’étoiles :

C’est sa mère !

Elle veille au-dedans, au-dehors,

et les murs qui la portent

épousent les collines,

accueillent la lumière

du levant, du couchant,

de toute heure du jour.

« Celui que les cieux ne peuvent contenir

habite en toi ! »

 

Le Créateur se réjouit : « cela était très bon ! »

L’Esprit se faufile

dans tous les interstices

de la matière ou du coeur humain.

Et la colline sacrée,

la colline sanglante,

grâce à la foi de tout un peuple,

la foi au crucifié à jamais glorifié,

apporte à l’humanité

le don précieux de renaissance,

quand le cœur profond est touché

d’une joie intime

qui ne peut se dire

mais redonne le goût de vivre

et de contempler.

 Sœur Marie-Claire

Août 2017


 

 

 
Dernière modification : 21/04/2018