MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

 

 

St Luc - copie

 

Évangéliste saint Luc,

bréviaire de sainte Colette

XIVème siècle

 

 

 

Claire avait plaisir à entendre la Parole de Dieu

sachant que sous l'écorce des mots

se cache une amande à savourer.

Elle avait l'art de tirer du sermon de n'importe quel prédicateur

ce qui pouvait profiter à son âme,

sachant cueillir une fleur sur un buisson d'épines

comme atteindre aux fruits d'un arbre bien cultivé.

 

 

d'après la Vie de sainte Claire d'Assise par frère Thomas de Celano n° 37


 

 

Dimanche 25 août 2019

Voie étroite et ouverture

Isaïe 66,18-21/Hébreux 12,5-13/Luc 13,22-30

 

 

« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, dit

Jésus. Beaucoup chercheront à entrer, et n’y parviendront

pas...    Seigneur, ouvre-nous ! Nous avons mangé et bu en ta

présence !

Il leur répondra : Éloignez-vous de moi, vous tous qui

commettez l’injustice.

Et on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du

midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.

 

Il n’y a pas de droits acquis, mais la générosité de Dieu

qui appelle largement... et la nécessité aussi de répondre

en faisant le bien
Aussi l’apôtre nous prévient : Redressez les mains inertes

et les genoux qui fléchissent, et rendez droits pour vos pieds

les sentiers tortueux.

les belles paroles sont inutiles. Seuls les actes parlent.

« Des derniers seront premiers, et des premiers seront

derniers. »

 


Samedi 24 août 2019

Fête de l'apôtre Barthélémy

Apocalypse 21,9-14/Jean 1, 45-51

 

 

La lecture de l’Apocalypse nous parle aujourd’hui

de la Jérusalem céleste, reposant sur 12 fondations,

portant les 12 noms des 12 apôtres de l’Agneau.

Cette représentation symbolique évoque bien

l’Église. Mais en quoi l’apôtre Barthélémy est-il

devenu pierre de fondation ?

 

L’évangile nous répond : A cause de sa foi !

Il a été interpellé par Philippe : « Viens et vois ! »

Jésus lui déclare : « Quand tu étais sous le figuier,

je t’ai vu ! »   Suit un dialogue étonnant :

« Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi

d’Israêl ! »

Jésus reprend : Tu verras des choses plus grandes encore.

« Vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et

descendre au-dessus du Fils de l’homme... »

 

C’est le début d’une grande aventure !

 


Vendredi 23 août 2019

Fidélité

Ruth 1,1-22/Mat. 22,34-40

 

 

Le livre de Ruth nous propose aujourd’hui

un beau type de fidélité : celle d’une étrangère

envers sa belle-mère veuve : « Où tu iras, j’irai. Où tu

t’arrêteras, je m’arrêterai. Ton peuple sera mon

peuple, et ton Dieu sera mon Dieu »

En réponse à une question piège, Jésus rappelle

le grand commandement de la Loi :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton

cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.

Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

 

De ces deux commandements dépend toujours

notre vie de foi, et notre vie tout court !

 


Jeudi 22 août 2019

Quel Dieu ?

Juges 11,29-39/Mat.22,1-14

 

 

Le Dieu de Jephté, dans l’ancien Testament,

nous pose problème, Lui qui accepterait un

sacrifice humain consécutif à un vœu...

 

Le Dieu de Jésus, Lui, invite largement à un

festin de noces, et ne reçoit qu’indifférence.

Alors, son invitation s’étend : « Allez aux croisées

des chemins, Tous ceux que vous trouverez,

invitez-les à la noce... Et la salle de noce fut remplie

de convives. »

Toutefois, un seul rejet : celui qui n’a pas revêtu

le vêtement de noce offert gratuitement à l’entrée.

A la question posée, il garda le silence, et signa ainsi

son renvoi.

 

La magnificence de Dieu nous est proposée. Encore

faut-il  l’accepter et prendre les moyens d’y répondre.


 

Mercredi 21 août 2019

Justice et bonté

Juges 9,6-15/Mat. 20,1-16

 

 

« Les derniers seront premiers, et les premiers

seront derniers. »  Ces paroles de jésus peuvent

nous étonner, à juste titre. Que voulait-il dire à

ses disciples ?

« Le royaume des cieux est comparable au maître

d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher

des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux

sur le salaire de la journée. »

Sorti de nouveau à plusieurs reprises, il embauche...

et paie les derniers comme les premiers. Ceux-ci

récriminent. Mais le maître de conclure : 

« Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’ai-je pas

le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou ton regard

est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? »

 

Dieu est toujours juste et miséricordieux tout à la fois.

 


Mardi  20 août 2019

Fête de saint Bernard

Juges 6,11-24/Mat.19,23-30

 

Qu’est ce qui est arrivé à Bernard de Fontaine

(près de Dijon) pour qu’il se présente au fondateur

de Citeaux avec une vingtaines de jeunes hommes

(ses proches) pour devenir moine ?

 

Peut-être a-t-il pris au sérieux les paroles de Jésus :

« Un riche entrera difficilement dans le Royaume

des cieux...  et celui qui aura quitté, à cause de mon

nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père,

une mère,  des enfants ou une terre, recevra le centuple,

et il aura en héritage la vie éternelle. »

 

Chercheur de Dieu, il a suivi Jésus de tout l’élan de son être.

Affamé de prière et de solitude, il a été très vite le guide de

nombreux moines, les « cisterciens », qui ont créé des abbayes

à travers toute l’Europe. Il a été aussi conseiller de papes,

témoin de paix et d’unité auprès des grands de ce monde.

jusqu’au bout, il fut habité par cette prière : 

« Reviens, Verbe de Dieu, qui nous visites comme en passant...

Reviens à nous, Seigneur, Toi notre bien-aimé. »


 

Lundi 19 août 2019 

Juges 2,11-19/Mat. 19,16-22

 

FAIBLESSE DE L’HOMME

« Les fils d’Israël firent ce qui est mal aux yeux du

Seigneur, et ils servirent les Baals. Alors le Seigneur

suscita des juges pour les sauver de la main des pillards.

Mais quand le juge était mort, ils recommençaient et

poussaient la corruption plus loin que leurs pères... »

 

Et nous ? Ne voyons-nous pas avec effroi resurgir

les vieux démons des peuples : l’intolérance, le racisme,

l’esprit de domination, la guerre ?

 

« Celui qui est bon, c’est Dieu, et Lui seul ! » dit Jésus. 

Même l’homme juste n’est pas prêt à entendre l’invitation

de Jésus : « Si tu veux être parfait, vends ce que tu possèdes,

donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. 

Puis viens, suis-moi ! 

A ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste... »

 

Et pourtant, là est le chemin de la paix, en soi et avec tous. 

 


Dimanche 18 août 2019

Jérémie 18-4-10/Hébreux 12,1-4/Luc 12,49-53

 

FEU, BAPTÊME, DIVISIONS, FOI

Les textes d’aujourd’hui nous mettent fortement

à la question : La Parole de Dieu, telle un feu, provoque

la division, la persécution : 

« Que cet homme, Jérémie, soit mis à mort ! En parlant

comme il le fait, il démoralise toute la population... »

 

« Je suis venu apporter un feu sur la terre... Pensez-vous

que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Bien plutôt 

la division... Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse

est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli... »

 

Paroles scandaleuses, si Jésus ne les avait pas vécues le

premier ! Alors « entourés d’une immense nuée de témoins,

courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée,

les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la

foi... Vous ne serez pas accablés par le découragement. »

 


Samedi 17 août 2019 

Josué 24,14-29/Mat. 19,13-15

 

CONTRASTES

Contraste entre la si longue lecture du livre

de Josué et le très court passage de l’évangile

sur Jésus et les enfants...

Ce dialogue répétitif entre Josué et le peuple

d’Israël fait bien sentir les tentations d’idolâtrie

qui vont assaillir le peuple. C’est pourquoi Josué insiste

sur les exigences de l’Alliance avec le Dieu unique.

C’est bien au but d’un long palabre que le peuple s’écrie :

« C’est le Seigneur notre Dieu que nous voulons servir,

c’est à sa voix que nous voulons obéir. 

En ce jour-là, Josué conclut une Alliance pour le peuple. »

 

Jésus sait combien est tortueux le cœur de l’homme. C’est

pourquoi il conseille : « Laissez les enfants venir à moi, car

le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent. »

 

Saurons-nous garder ou retrouver la simplicité et la confiance 

de l’enfant dans notre relation avec Dieu ?

 


Vendredi 16 Août 2019

Josué 24,1-13/Mat. 19,3-12

 

RAPPEL

 

Importance du rappel des origines et de l’histoire

d’un peuple, d’une famille...

 

« Josué réunit toutes les tribus d’Israël. Puis il appela

les anciens d’Israël, avec les chefs, les juges et les 

scribes. Ils se présentèrent devant Dieu. Josué dit

alors à tout le peuple : Ainsi parle Seigneur : 

Vos ancêtres... aujourd’hui... »

 

Aux questions-pièges des pharisiens : « Est-il permis

de renvoyer sa femme... ? Pourquoi Moïse a-t-il prescrit... ? »

Jésus rappelle :

« Dès le commencement, le Créateur les fit homme et

femme... A cause de cela, l’homme quittera son père et

sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront 

une seule chair. Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare

pas. »

Oui, il est crucial dans nos vies de toujours revenir à 

l’essentiel pour discerner ce qui, aujourd’hui, est à faire.

 


Jeudi 15 août 2019

Apoc.11,19 ;12,1-10/1°Cor.15,20-27/Luc 1, 39-56

 

ASSOMPTION DE MARIE

La liturgie nous place d’emblée au cœur du mystère 

pascal qui donne sens à l’assomption de Marie :

« Le Christ est ressuscité d’entre les morts, premier

ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. C’est dans 

le Christ que tous recevront la vie, mais chacun a son rang. »

Marie est celle qui lui est la plus proche

 

Jean, dans son apocalypse, décrit ainsi sa vision :

« Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, 

ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et

sur la tête une couronne de 12  étoiles... maintenant,

voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu,

voici le pouvoir de son Christ. »

 

« Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des

paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ! »

s’écriait Élisabeth. Et le chant de Marie pressent déjà

l’œuvre totale du Seigneur en elle :

« Il s’est penché sur son humble servante ; désormais

tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit

pour moi des merveilles. » 

 


Mercredi 14 août 2019

Dt 34,1-12/Mat. 18,15-20

 

ENSEMBLE

« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom,

Je suis là au milieu d’eux »

Cette affirmation de jésus était déjà vraie du temps

de Moïse, que le Seigneur rencontrait face à face.

« Quand s’achevèrent les jours de deuil de Moïse, Josué,

fils de Noun, était rempli de l’esprit de sagesse, parce que

Moïse lui avait imposé les mains,

et ils firent ce que le Seigneur avait prescrit à Moïse. »

 

« Pareillement, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre

se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils

l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. »

 

Importance pour Dieu de l’union fraternelle, qu’il faut 

préserver à tout prix.

 


Mardi 13 août 2019 

Dt 31,1-8/Mat. 18,1-14

 

ENTRER DANS LE ROYAUME DE DIEU

Moïse parle ainsi à son successeur Josué :

« Sois fort et courageux ! C’est le Seigneur

qui marche devant toi : Il ne te lâchera pas,

il ne t’abandonnera pas. Ne crains pas, ne 

t’effraie pas ! »

Paroles d’encouragement pour tout un peuple

qui va guerroyer pour conquérir la terre promise.

Combat d’un tout autre ordre ; « Qui donc est le plus

grand dans le Royaume des cieux ? »demande-t-on

à Jésus.

« Si vous ne changez pas pour devenir comme les

enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux ! »

Appel à une conversion radicale, et surtout à une foi

absolue en l’amour fou de Dieu, à la recherche d’une

seule brebis égarée, parmi 99 autres...

« Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul

de ces petits soit perdu. »

 


Lundi 12 août 2019 

Sophonie 2,3 et 3, 14-20/ Mat. 13,44-46

 

FÊTE DE SAINTE CLAIRE

Cette année, sainte Claire sera fêtée ce lundi

et les textes choisis sont très évocateurs de ce

que nous essayons de vivre depuis 10 ans sur

cette colline, aux pieds de Notre Dame du Haut : 

L’humilité, la foi en l’amour de Dieu, qui traverse : 

les siècles et toutes nos épaisseurs. C’est là le

véritable trésor dont parle Jésus : Celui qui l’a 

trouvé, dans sa joie, va vendre tous ses biens

et achète le champ. 

Bel écho de cet évangile lorsque sainte Claire 

écrit dans sa 3° lettre à Agnès de Prague : 

« Tu tiens dans tes bras de pauvre le trésor caché 

dans le champ du monde et du cœur humain... »

 


Dimanche 11 août 2019

Luc 12, 32-48

La course à la richesse

Les clarisses et toute la famille franciscaine fêtent Sainte Claire d'Assise.

L’Évangile proposé pour ce dimanche tombe bien !

Il correspond tout-à-fait à ce que Claire a cherché à mettre en pratique. Elle disait à ses sœurs : «  Sois sans crainte petit troupeau... Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône... Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux... Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. »

 

Voilà bien le secret de la joie de Claire. Elle voulait être riche, très riche !

Mais elle ne s'est pas trompée de richesse.

Son choix d'être pauvre et de prendre la tenue de service n'avait rien à voir avec une mortification morbide ! Ce n'était pas un renoncement au bonheur, à l'épanouissement, à l'amour dont nous rêvons tous. Bien au contraire !

C'était une porte d'entrée dans le Royaume des cieux = dans le Royaume de la Fraternité.

 


Samedi 10 août 2019

Saint Laurent

Jean 12, 24-26

Le Trésor de l'Église

 

Ah ! En voilà un qui ne sait jamais trompé sur la nature du trésor de l'Église !

Saint Laurent s'est mis au service du Christ dans son Église présente tout particulièrement dans les pauvres. Et, même par la suite, il n'a jamais dévié. Au côté de son évêque, il a gardé ce cap. Puis, face à la persécution et à la mort, il ne s'est pas laissé prendre dans la tentation d'autres richesses. Il est resté lucide.

 

Il savait bien qu'un trésor ne peut être qu'enraciné au creux de la terre, tel le grain de blé... 

Ce n'est qu'en donnant que l'on reçoit. Ce n'est qu'en se donnant que l'on fructifie. Ce n'est qu'en recevant des autres pauvres que l'on construit une communauté où chacun peut goûter, dans une existence tout simple, une saveur d'éternité.

 


Vendredi 9 août 2019

Sainte Thérèse-Bénédicte de la croix (Édith Stein)

Matthieu 25, 1-13

Quelle flamme !

En un temps particulièrement troublé, Édith Stein s'est montrée prévoyante comme les jeunes filles sages de l'Évangile. Elle a fortifié son esprit par la connaissance philosophique et théologique. Elle a fait le choix radical de la Foi. Elle a tout quitté pour veiller auprès du Christ. Elle a entretenu la flamme de sa lampe par la prière et la confiance. Et quand on est venu la chercher, elle était prête. Prête pour le don total de sa vie, de son être. Prête pour la rencontre avec l'Époux.
Toutes les lampes des fous qui l'ont assassinée, avec tant d'autres innocents, et ont promu la haine, toutes leurs lampes sont éteintes et tombées dans l'oubli.

La lampe d'Édith brille encore aujourd'hui...

 


Jeudi 8 août 2019

Saint Dominique

Matthieu 16, 13-23

 

La pauvreté, comme porte de la vérité

Saint Dominique a fondé l'Ordre des frères prêcheurs, passionnément attachés à la vérité. Il a compris que, pour proclamer cette vérité, et pour qu'elle puisse être reçue, il fallait qu'elle jaillisse de cœurs de pauvres, de mendiants.

C'est, en quelque sorte, l'expérience de Pierre. Il est tout feu tout flamme pour déclarer à Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! ».

Mais cela ne suffit pas à faire de lui, un témoin de l'Évangile.

Il lui faut entrer dans le Mystère de la croix, du dépouillement jusqu'à l'extrême, l'expérience de sa pauvreté.

Après cela, il sera un disciple véritable du Messie

et son témoignage pourra trouver un écho dans le cœur de ses interlocuteurs. 

Expérience rude, mais féconde.

 


Mercredi 7 août 2019

Matthieu 15, 21-28

Mère-courage, prophète de l'Esprit ?

 

On a souvent pensé qu'il nous faut « faire la volonté de Dieu », ce qui voudrait dire : accepter un plan qu'il a échafaudé pour nous. Tout son projet serait ficelé. Notre rôle serait d'entrer dedans et de le mettre en œuvre, quoiqu'il nous en coûte, dans une confiance aveugle. 

Eh bien, ce n'est pas du tout l'optique de la Cananéenne ! Son amour viscéral de mère la met à un tout autre niveau. C'est justement sa confiance sans borne en cet homme Jésus qu'elle ne connaît pas, qui la pousse à le bousculer dans ses projets, à insister lourdement, à rebondir avec des arguments désarmants d'humilité tenace... Et Jésus fait la volonté de cette femme ! Ensemble, ils ouvrent un avenir car l'Esprit est au cœur de leur relation.

 


Mardi 6 août 2019

Fête de la Transfiguration

Luc 9, 28-36

Racines et lumière

 

Le récit de la Transfiguration de Jésus est une fenêtre ouverte

sur le Mystère de l'Homme, notre Mystère,

nous qui sommes créés à l'image du Fils de Dieu fait Homme.

En nous, il est une lumière.

 

Oui, notre corps, notre être est le réceptacle

de cette « blancheur éclatante » qui éclaire toute notre existence.

Comme Jésus, entouré de Moïse et Élie, nous sommes reliés à tous ceux qui nous ont précédés et dont nous sommes issus. Nous ne venons pas de nulle part.

Notre être est lumière et racines tout à la fois.

« De la nuée (symbole de l'Esprit), une voix (le Père) se fit entendre :

Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai choisi, écoutez-le. »

Nous sommes environnés et habités par la Trinité.

Entrons dans sa demeure, dans son Mystère, dans son dynamisme. 

Alors, nous pourrons continuer notre route. Nous ne serons pas seul.

 


Lundi 5 août 2019

Matthieu 14, 13-21

« J'ai le pouvoir... »

En apprenant l'assassinat de son cousin et ami Jean-Baptiste,

Jésus éprouve le besoin de se retirer dans un endroit désert. Mais la foule le rejoint.

 

C'était lors d'un banquet que Jean-Baptiste a été tué et sa tête a été offerte sur un plat.

Ici, en réponse à la faim des gens, Jésus organise un tout autre banquet.

Ce n'est pas un festin d'apparat qui conduit au crime.

C'est un repas où lui-même se donne en partage.

D'abord par sa parole qui, ici, est accueillie,

puis par le pain en abondance, prophétie de son corps offert.

Là se déploie son propre pouvoir tout différent de celui du prince Hérode.

Le pouvoir de donner la vie en se livrant lui-même en nourriture.

Il invite ses disciples à entrer dans ce mouvement :

« Donnez-leur vous-mêmes à manger »

 


Dimanche 4 août 2019

Luc 12, 13-21

« Tu es fou ! »

 

Ah ! Comme Jésus aimerait nous faire comprendre à quel point

la dépendance vis à vis de l'argent et de toutes possessions provoque le malheur ! 

Tout au long de l’Évangile, il multiplie les exemples

et les paroles de sagesse, de bon sens !

L'avidité tue la confiance en la vie, dans les autres, en soi-même !

Elle tue la relation ! Elle tue l'amour !

Nous sommes sans cesse enclins à chercher une sécurité dans les possessions,

alors que celles-ci, en fait, ne font qu'accroître notre insécurité et fragiliser notre paix. 

 

N'oublions jamais que ce ne sont que des moyens à notre service,

et non le contraire !

 


Samedi 3 août 2019

Matthieu 14, 1-12

Choisis la Vie !

 

Comme tous les tyrans, Hérode,est en fait bien à plaindre !

Il montre la façade d'un homme puissant et maître de tout. En fait, il n'est même pas maître de lui-même ! Sa puissance n'est qu'apparence et illusion. Il s'accroche à elle comme si c'était un roc. Mais plus il s'accroche, plus elle s'effrite ! En lui, c'est le chaos !

 

La parole de Jean-Baptiste le dérange et l'attire en même temps

car elle met le doigt sur ce chaos.

Hérode, le puissant, est tellement faible

qu'il n'arrive pas à choisir entre ses deux sentiments.

Cela provoque un tel tourment qu'après l'assassinat de Jean-Baptiste, Hérode vit encore plus dans la peur et la culpabilité. Il comprend que celui qu'il a tué, est plus vivant que lui-même qui est empêtré dans une existence on ne peut plus morbide.

 

Et moi, quelle vie est-ce que je choisis ?...

 


Vendredi 2 août 2019

Fête de Notre Dame de la Portioncule

Une simple portion

 

Aujourd'hui, la famille de François et Claire d'Assise est en fête pour une toute petite église perdue dans la forêt et à moitié délabrée. Cette chapelle nommée Notre Dame des anges, ou La Portioncule, a été réparée par François de ses propres mains, à l'invitation du Christ :  « Va et répare mon église qui, tu le vois, tombe en ruines. ». Il en a fait le berceau de son Ordre. « Portioncule »= petite portion. C'était le lieu propice pour les « frères mineurs » qu'ils voulaient être ! Ils habitaient dans des huttes de branchages tout autour de la chapelle. C'est là qu'ils accueillirent Claire en pleine nuit à la lueur des flambeaux. 

Marie, mère de Jésus, Marie, la Petite, la Pauvre, Marie, mère des « frères mineurs » et des « sœurs pauvres ». Marie éclaire leur humble chemin à la suite du Christ...

Et pour moi, qui est Marie ?...

 


Jeudi 1er août 2019

Matthieu 13, 47-53

Quand le consommateur devient consommé !

 

Jésus parle d'un filet que les pêcheurs jettent, puis retirent remplis de poissons de toutes sortes. Mais ils ne gardent pas tout ! 

 

Et moi, quelle est mon attitude face à tout ce qui m'est proposé ?!... Avec de l'argent, on peut tout acheter. Plus ! Avec Internet, une multitude de propositions me sont faites gratuitement.
Est-ce que je me laisse happer  par tous ces « biens » ?!...

Est-ce que je sais faire le tri pour ne pas alourdir mon filet de poissons

dont la qualité ou la quantité me seraient néfastes ?!...

Est-ce que le « toujours plus », « toujours mieux » qui me sont proposés

peuvent me combler ?!... Ou au contraire, faire de moi un objet de consommation ?!...

 


Mercredi 31 juillet 2019

Matthieu 13, 44-46

« Ce qui embellit le désert, c'est qu'il cache un puits quelque part... »

 

Qui ne rêve d'avoir un trésor ?!... Ma vie est-elle embellie par un trésor ?!... Est-il si précieux à mes yeux que je suis prête à tout pour le posséder ? Pour veiller sur lui afin qu'il ne m'échappe ?

Un trésor caché qui donne du prix à ma vie, à mon être. Grâce à lui, tout se colore de sens, de lumière, de joie... Dans les périodes de tempête comme dans les traversées de déserts austères, je puise en lui l'énergie vitale, la légèreté du souffle.. 

Et toi, quel est ton trésor ? Ton royaume caché ? 

Si tu ne l'as trouvé, cherche-le !    

Si tu l'as déjà rencontré, prends soin de lui !....

 


Mardi 30 juillet 2019

Matthieu 13, 36-43

Mauvaise herbe ? Quesaco ?!

 

Dans notre monde, notre Église, nos groupes humains, en chacun de nous, le bon grain et l'ivraie se côtoient. Nous avons une telle soif de pureté, de perfection, que cela nous dérange viscéralement. Nous dépensons toutes nos énergies à évaluer, trier... les coupables et les innocents, les gagnants et les perdants, les bons et les mauvais... Nous excluons, éliminons, humilions, nions... tous ceux, tout ce qui est ivraie à nos yeux.

Jésus nous suggère que la vie est autrement complexe, et, de plus, la solution n'est pas d'essayer de supprimer l'ivraie, mais plutôt de favoriser la croissance du bon grain. Alors, il brillera comme le soleil, qui chasse les ténèbres au fur et à mesure qu'il se lève.

 


Lundi 29 juillet 2019

Ste Marthe

Servitude ou service ?

 

Quand on lit, l'un après l'autre, les trois passages qui évoquent la figure de Marthe dans l'Évangile, on ne peut que s'émerveiller du parcours qu'elle fait grâce à son amitié avec Jésus. 

Au début,alors qu'elle le reçoit avec sa sœur Marie, elle se laisse gagner par le stress. Le travail qu'elle accomplit est tout-à-fait bon et nécessaire. Mais elle se laisse dévorer par lui. Il devient son maître ! Et la conséquence est qu'elle perd la paix, ainsi que le sens de ce service qu'elle offre.

Plus tard, lors de la mort de son frère Lazare, la voilà mise face à l'essentiel ! Dans sa rencontre avec Jésus, elle bascule du côté de la vie, de la confiance. Une liberté intérieure se déploie en elle. 

Et, à la veille de la mort de Jésus, quand celui-ci fait halte chez elle et Marie, Marthe a repris le tablier du service. Mais elle l'accomplit dans un tout autre esprit...`

 

 

 

Dimanche 28 juillet 2019

Partage de l'Esprit

Luc 11, 1-13

 

Dans un commentaire lu récemment, le "sans gêne" de l'ami importun était considéré comme de l'audace et pas n'importe quelle audace, l'audace de l'Esprit Saint.

J'ai bien envie de m'inscrire dans cette lignée.

En effet, ce qui est considéré comme un mouvement de mauvaise éducation, de "culot", peut, peut-être, être lu autrement.

Cet ami importun ne tambourine pas à la porte de son ami pour sa propre satisfaction. Non, il cherche à honorer son hôte arrivé en pleine nuit. Et lorsque l'on connaît que l'hospitalité est la première règle de vie dans ces pays, on ne s'étonne plus. Rappelez-vous l'attitude d'Abraham lorsque trois hôtes sont arrivés sans crier gare chez lui. Il se précipite et se met en quatre pour eux, au risque de déranger sa femme, ses serviteurs et toute la famille.

Alors, pour quoi ne pas penser que la force que cet ami "importun" pour bien accueillir lui est donnée par l'Esprit afin de se montrer le plus disponible possible à son invité. L'hôte devient l'invité.

A nous de nous laisser habiter par cette audace divine et d'inviter le Seigneur à prendre ses repas avec nous.

 


Samedi 27 juillet 2019

Partage de l'espérance

Mt. 13, 24-30

 

Aujourd'hui, le Maître laisse pousser ensemble le bon grain et l'ivraie.

Pourquoi ?

Pour ne pas abîmer le bon grain car le risque serait grand d'éliminer par erreur ce qui est bon.

Mais il me semble qu'il n'y a pas que cela dans cette volonté de laisser pousser ensemble le bon grain et l'ivraie. Quelque part, si Dieu est fidèle à lui-même, il ne peut pas désespérer d'une situation, de quelqu'un. Laisser pousser l'ivraie jusqu'à l'extrême n'est-ce pas le signe que, pour le Seigneur, l'homme n'est jamais perdu, qu'il n'est pas condamnable pour toujours, que le Seigneur garde toujours un espoir en lui? Et surtout, quoiqu'il ait fait, l'homme sera toujours aimé de Dieu car c'est la personne que Dieu aime, et non pas l'acte.

 


Vendredi 26 juillet 2019

Partage des fruits

Mt. 13, 18-23

 

Aujourd'hui, explication de la parabole du semeur qui a ensemencé largement et dont seulement une partie des graines portera du fruit.

Faut-il se désoler qu'une partie des semences soit perdue, ou au contraire se réjouir qu'une partie de la semence porte du fruit et même beaucoup de fruit?

Le agriculteurs et cultivateurs de tous poils sauront mieux répondre que moi à cette question.

Dans cette parabole, la chose importante qui me saute aux yeux est que la possibilité de porter beaucoup de fruits existe. C'est de ce côté là qu'il faut se tourner : porter du fruit et, surtout, le partager. Peu importe la quantité de fruits que porte l'arbre, le rendement exact de l'épi qui pousse, car cela dépend de beaucoup de chose : son âge, la terre dans laquelle il est planté, le climat, la pluviométrie, etc. Mais les fruits sont pour tous et non pour l'arbre ou l'épi.

Ce qui nous est demandé c'est de porter du fruit et d'en nourrir nos frères. Voilà , c'est tout, c'est simple.

 


Jeudi 25 juillet 2019

Partage de la gloire !

Mt. 20 20-28

 

L'épisode des fils de Zébédée est bien connu et nous avons tous un petit regard un peu sarcastique ou méprisant pour ces deux disciples de Jésus, les premiers apôtres, dont la mère demande des places privilégiées. Mais pouvons-nous leur jeter la pierre car qui, une fois dans sa vie, n'a pas eu envie de briller aux yeux des autres ?

Et là Jésus nous ramène à la réalité de l'amour : la gloire des chefs, c'est de servir, d'être les derniers, à l'instar de Jésus qui se mit à genoux pour laver les pieds de ses disciples. La gloire c'est de donner la vie, de protéger la vie au détriment de sa propre vie. Dans nos vies, il peut y avoir un vrai partage de la gloire, mais ce n'est peut-être pas celle que nous attendons !

 


Mercredi 24 juillet

Partage de l'écoute

Mt. 13, 1-9

 

La dernière phrase de cet évangile est : "Entende, qui a des oreilles!"

Mais l'écoute de la parole de Dieu ne se limite pas à l'entendre et à la faire sienne.

Il me semble que lorsque nous voulons en faire notre nourriture, c'est une nourriture à partager. Il ne s'agit pas de faire quelques petites réserves qui nous serviraient en cas de disette. Puisque nous avons la chance de pouvoir écouter la parole, nous avons le devoir de partager le savoir de l'écoute. Comment on écoute et comment on fait sa nourriture de la parole de Dieu, c'est à enseigner si nous avons le désir que d'autres aient le bonheur de recevoir la parole dans de bonnes conditions.

 


Mardi 23 juillet 2019

Partage de la Lumière

Mat. 5, 13-16

 

"Vous êtes la lumière du monde".

Comme cette phrase a pu être mal comprises au fil des siècles.

Nous ne sommes pas la lumière du monde  par nous-mêmes.

Nous sommes la lumière du monde par procuration, parce quelqu'un, qui s'appelle Christ et Seigneur, vient nous habiller le coeur de sa lumière. Nous devenons ainsi lumière du Christ, lumière pour le monde.

Lumière pour le monde. Ainsi nous sommes appelés à partager, à transmettre, comme on transmet le relais dans une course, à transmettre la lumière qui nous est remise par le Seigneur.

 

Nous ne serons pas lumière si nous ne nous laissons pas habiller par la lumière de la résurrection du Christ.

 


Lundi 22 juillet 2019

Partage de la résurrection

Jean 20, 11-18

 

Peuple du partage chantons-nous au début de l'office de vêpres du dimanche. Le partage, ce n'est pas uniquement matériel. Il est spirituel et encore bien plus.

Quand Jésus envoie Madeleine annoncer à ses disciples qu'il est ressuscité, n'est-il pas déjà entrain de les faire communier à sa résurrection, de les introduire dans son intimité avec le Père.

Même sa résurrection, le Seigneur Jésus ne la garde pas pour lui, comme un trésor qu'on veut garder pour soi tout seul. Oui, la résurrection de Jésus est un trésor, mais un trésor dont la valeur n'est que dans la communion et le partage.

Cela Marie de Magdala l'a bien compris puisqu'elle n'hésitera pas à courir chez ses frères amis pour leur annoncer la bonne nouvelle, au risque de n'être pas crue puisqu'elle est femme. Mais en tant que femme, elle sait mieux que quiconque ce que le partage et le don de la vie veut dire.

 


Dimanche 21 juillet 2019

Place à la communion

Luc 10,28-42

 

Marthe et Marie.

Des commentaires ont coulé à flots sur cet évangile : opposition entre le faire et l'être, ne pas être content de sa place, prier ou agir, etc. etc. etc.

Toutes ces interprétations sont tout à fait d'actualité et nous ne pouvons pas les éliminer.

Mais il me semble qu'il faut aussi insister sur l'attitude du disciple de Jésus. Non qu'il soit mieux d'écouter que de faire, ou de faire que d'écouter. Jésus ne se place pas sur le registre de la perfection. Il appelle Marthe à être disciple, il appelle Marie à être disciple, chacune  selon son être profond, chacune selon ce qui est nécessaire à la suite de Jésus, à l'Eglise, chacune dans une attitude de communion mutuelle et réciproque. Si la communion, c'est-à-dire la rencontre par le coeur, n'est pas présente, nous ne sommes pas disciples de Jésus.

 


Samedi 20 juillet 2019

Place au Serviteur

Matthieu 13, 14-21

 

Ce retour à l'Ancien Testament est de toute beauté.

Le Serviteur a été choisi, il a toute la faveur, il recevra l'Esprit, il se fera le porte-parole du Père. Jamais de querelle, jamais de cris. Toujours il prendra soin du plus faible, du plus pauvre, du plus malheureux.

A nous de faire place dans notre vie à ce Serviteur qui nous conduira vers la vraie foi et qui entraînera toutes les nations sur ce chemin.

 


Vendredi 19 juillet 2019

Place aux affamés

Matthieu 12, 1-8

 

Ou place aux affamés de pain bien sûr, mais aussi place aux affamés de la miséricorde.

Jésus est très clair : sans la miséricorde, toute relation avec des personnes est faussée.

Et puis aussi, il y a derrière cette permission de Jésus un désir de remettre les choses à l'endroit : Jésus ne va pas contre la loi mais, il rappelle que la Loi est faite pour aider l'homme et non le faire mourir. Ainsi, quand un homme meurt de faim, il vaut mieux lui donner à manger, même des pains sacrés, plutôt que de le nourrir d'abord de belles paroles qui n'atteindront pas son coeur.


 

Jeudi 18 juillet 2019

Place aux humbles

Matthieu 11,28-30

 

Le joug, un mot qui n'est plus à la mode aujourd'hui car il n'existe plus beaucoup, dans notre monde occidental, d'attelage de boeufs pour labourer les champs. Ce sont maintenant des machines monstrueuses qui tournent jour et nuit.

Et pourtant cette comparaison est encore d'actualité : le joug est partagé entre deux boeufs pour leur permettre de suivre le même chemin, en parallèle et de marcher au même pas afin que les sillons soient bien droits et bien creusés. Un sillon bien creusé accueillera plus facilement la graine.

Et nous aujourd'hui, quel est notre joug ? Et surtout comment acceptons-nous celui que Jésus nous propose. On le voit, cette proposition n'a pas pour objet de nous contraindre, mais de nous faire avancer au rythme de Jésus afin que la vie naisse.

En finale, je dirai que seuls les humbles reconnaissent qu'ils nt besoin de l'autre pour semer et c'est pourquoi ils acceptent le partage que Jésus leur propose.

 


Mercredi 17 juillet 2019

Place aux tout-petits

Matthieu 11, 25-27

 

Jésus a l'art d'offrir à tous ceux qui "ne paient pas de mine", à tous ceux qu'on n'attend pas, une place de choix.

Aujourd'hui, ce sont les petits qui bénéficient de la révélation de qui est le Père, de qui est le Fils, de qui est l'Esprit.

Une question : pourquoi le Père, par l'intermédiaire de Jésus, choisit-il de se révéler aux petits plutôt qu'aux sages et aux savants ? Après tout s'ils sont sages ou savants, ils doivent bien comprendre ce qui est incompréhensible à un esprit commun !

Et pourtant ce sont les petits, ceux qui n'ont pas encore l'esprit formé. Peut-être pourrait-on parler de ceux qui ne sont pas encore déformés ? J'ai envie de croire que c'est tout simplement parce qu'ils comprennent par le coeur, qu'ils font fonctionner leur coeur, que le Père se révèle à eux car seul les coeurs peuvent comprendre les choses de Dieu.

 


Mardi 16 juillet 2019

Place aux rejetés

Matthieu, 11, 20-24

 

Evangile bien difficile car on y a l'impression que Jésus est en train d'anathémiser tous ceux qui ne sont pas droits dans leurs bottes. Et pourtant c'est ce même Jésus qui nous a appris la miséricorde. Alors ?

Peut-être une façon de nous dire, qu'il n'y a qu'un seul médiateur : lui le Fils de Dieu, qu'un seul juge qui exerce sa justice en étant Père sans acception de personne. Une façon aussi de nous dire : ceux que vous avez rejetés deviennent les préférés du Père. Alors, si nous sommes rejetés pour notre foi, nous avons le droit de dire avec Thérèse d'Avila : "tu traites bien durement tes amis, Seigneur", mais par cette phrase, nous savons que nous sommes les amis de Dieu.

Amis de Dieu, avec Marie que nous fêtons aujourd'hui dans l'ordre du carmel.

 


Lundi 15 juillet 2019

Suivre le Christ

Matthieu 10, 34-11,1

 

Aujourd'hui dans la famille franciscaine, c'est la fête de saint Bonaventure. Un grand théologien, un grand sage, un grand franciscain : nommé cardinal, sa première réponse : "laissez-moi finir la vaisselle". Qui dit mieux au point de vue humilité ?

La vaisselle lui permettait sûrement de suivre le Christ en renonçant  (mais non pas en refoulant) à ses propres désirs au profit de l'annonce du Christ.

Puissions-nous devenir porte-lumière ou sel de la terre, non pour notre propre satisfaction spirituelle, mais pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

 


Dimanche 14 juillet 2019

 

Pleinement vivant

 

Lc 10 , 25-37

 

Un homme à moitié mort a la vie sauve

grâce à la compassion d’un étranger.

Cette merveilleuse parabole met en exergue

la foi chrétienne en actes !

 

Qui est mon prochain ?

J’ai longtemps compris que c’était la personne 

envers laquelle j’exerçais la compassion.

Le verset évangélique dit l’inverse :

le prochain est celui qui fait preuve de pitié envers moi. 

 

Alors, qui prend soin de qui ?

La bonté exercée est-elle à la fois bonté envers l’autre 

et bonté envers moi-même, reçue de la personne aidée ?

De cette façon voilà deux personnes chacune pleinement vivante !


Samedi 13 juillet 2019

 

Le caché dévoilé

 

Mt 10, 24-30

 

Le journalisme d’investigation a aujourd’hui à la fois bonne presse et bon dos !

Dès lors que ce qu’il dévoile nous dérange, 

on en arriverait à dire :

« C’est la faute aux médias ! »

 

De quelle transparence nous parle l’Évangile de ce jour ? 

Le texte commence par une erreur d’interprétation :

prendre le Fils de Dieu pour Béelzéboul, le chef des démons.

Malveillance, calomnie, ignorance, …Dieu seul le sait vraiment.

Quoi qu’il en soit, Jésus, le Christ nous invite à nous fonder sur sa Parole 

qui retentit dans nos ténèbres, 

se murmure au creux de l’oreille de notre cœur.

 

Avec cette Parole, nous n’avons rien à craindre.

Le Père prendra soin de nous.

Vive les chemins de la droiture, de la foi et de la vérité.

 


Vendredi 12 juillet 2019

 

Le serpent et la colombe

 

Mt 10, 16-23

 

« Le serpent et la colombe » ainsi pourrait débuter une fable de La Fontaine 

invitant les enfants aux qualités requises pour échapper à des prédateurs : 

prudence mais pour garder sa candeur, son droit à l’enfance !

 

Jésus en ce jour fait appel à la ruse du serpent 

et à la fragilité des peureuses colombes, blanches de candeurs.

Il s’agit pour lui d’armer ses disciples pour résister

aux persécutions et à toutes sortes d’oppositions possibles.

Avoir assez de ruse pour ne pas devenir trop vite  

la proie de ses adversaires 

et assez de candeur pour se défendre 

non par ses propres forces mais en comptant sur l’Esprit Saint.

 

À nous de voir aujourd’hui 

sur quels chemins de foi,

l’Esprit du Seigneur nous conduit

avec les résistances et résiliences nécessaires.

 


Jeudi 11 juillet 2019

 

Renouvellement du monde

 

Mt 19, 27-29

 

Renouvellement du monde et vie éternelle, 

voilà ce qui est promis 

au prix de renoncements conséquents.

 

Cet évangile, la liturgie nous l’offre pour la fête de saint Benoît,

moine du 6ème siècle qui enracina la vie monastique 

et un développement économique et culturel en notre Europe.

 

Renoncer ou devenir adepte de la décroissance, 

voilà un chemin de sobriété pertinent pour l’avenir de notre terre.

L’ascèse comme chemin vers Dieu fait place aujourd’hui

à l’ascèse pour cause sauvegarde de notre planète 

voire de développement personnel 

 

Ultimement, saint François d’Assise nous apprend 

notre juste place de créature parmi les créatures, 

appelées à louer le Créateur, le Père des cieux et notre Père à tous.

Renouvellement du monde, changement de paradigme pour faire de notre terre 

une maison commune, Création nouvelle 

qui gémit dans les douleurs de l’enfantement.

 

Vie éternelle en Dieu, avec Dieu, pour Dieu et pour toujours :

n’est-ce pas sans comparaison 

avec l’espoir d’immortalité des transhumanistes ,

qui nous transformeraient à jamais en cerveaux robotisés ?

 

Rendons grâces au Seigneur pour tous les moines et les moniales

qui par leur vie témoignent de l’espérance en la vie éternelle. 

 


Mercredi 10 juillet 2019

 

Commencer par nos périphéries

 

Mt 10, 1-7

 

Dans notre pays ou de multiples cultures et convictions se côtoient,

dans notre Église minoritaire et en crise,

là retentit l’appel d’un Évangile à annoncer.

 

Si le ressuscité envoie les apôtres proclamer l’Évangile à toutes les nations, 

la Parole de ce jour nous montre un Jésus plus restrictif

s’adressant à une équipe réduite de collaborateurs débutants.

En résonnance avec les exhortations du pape François

à sortir de nos églises pour aller aux périphéries,

recevons aujourd’hui l’invitation à nous faire plus proches 

des personnes éloignées de l’Église que nous connaissons.

 

Commençons ainsi à témoigner du Christ qui nous fait vivre 

dans nos propres périphéries.

 


Mardi 9 juillet 2019

 

Parole libérée

 

Mt 9, 32-38

 

« Le sourd-muet  se mit à parler. »

Notre Église voit de plus en plus de victimes d’abus 

se libérer d’une chape de silence par la parole et des procès. 

 

La puissance de guérison de Jésus et de sa parole 

nous remplit-elle d’admiration ?

Si oui, notre conviction que le mal peut être expulsé grandit.

Puissions-nous devenir des moissonneurs 

de tous les germes de résurrection 

qui croissent en notre monde. 

Initiatives de soutien et de réhabilitation des victimes dans leur dignité, 

chemins de vérité et de guérison pour les auteurs d’actes pédocriminels,

réformes en cours dans l’institution Église…

 


Lundi 8 juillet 2019

 

Femme sauvée

 

Mt 9, 18-26

 

À l’heure du mouvement Me too , 

quand le prix Nobel de la paix 

est un homme qui répare les femmes, 

quand des états reconnaissent le féminicide,

nous savons de quoi une femme souhaite demeurer sauve !

 

Dans l’Évangile de ce jour, une femme est libérée par Jésus 

d’une maladie fortement invalidante 

qui la rendait impure, intouchable, exclue de la société depuis 12 ans.

 

Ce fut au prix d’une transgression des coutumes : 

toucher le manteau de Jésus.

C’est sa foi qui l’a sauvée.

 

Rendons grâce en ce jour pour la foi qui sauve 

tant de femmes victimes qui se libèrent 

par leur parole et le soutien de diverses solidarités.

 


Dimanche 7 juillet 2019

 

Disciples missionnaires

 

Lc 10, 1-12. 17-20

 

Le Règne de Dieu s’est approché de nous.

Cette Bonne nouvelle du jour demande des disciples missionnaires 

pour l’annoncer au monde entier.

Cette annonce transcende les divers tabous alimentaires.

Puisque sœur notre mère la terre nous porte et nourrit,

recevons d’elle tout ce qui est bon.

Manger ce qui nous est offert et ne rien emporter pour la route !

 

Voilà une dynamique intéressante : 

les humains sont en interdépendance, dans l’échange et le partage solidaire.

Apporter la paix à qui l’accueille.

La  garder en soi et s’en aller pacifiquement en cas de refus.

La mission va ainsi de pair avec un infini respect 

de la liberté de conscience de chaque humain.

 

Allier universalité et liberté individuelle,

n’est-ce pas le défi de notre monde globalisé ?

 

« Seigneur fais de nous des instruments de paix,

Seigneur fais de nous des artisans d’amour. »

 


Samedi 6 juillet 2019

 

Fête ou ascèse ?

 

Mt 9, 14-17

 

Se convertir à Dieu impose un chemin de dépouillement,

d’ascèse, de jeûne etc…

Telle est l’expérience des pharisiens, des disciples du baptiste 

et des tenants du développement personnel maximum aujourd’hui !

 

Avec Jésus la séquence s’inverse : 

la fête précède l’ascèse !

La rencontre de Dieu, le repas d’alliance entre Dieu et les humains,

la table eucharistique sont en effet des moments de fête.

C’est après que vient la conversion au Royaume de Dieu.

Au-delà des pratiques d’austérité, choisir Dieu 

nous conduit à considérer tous les humains comme nos frères et sœurs.

Cette fraternité agissante ne va pas sans combats, 

sans l’ascèse de la maîtrise de soi etc…

 


Vendredi 5 juillet 2019

 

Médecin invité à sa table

 

Mt 9, 9-13

 

Surprenante et immédiate cette rencontre entre Jésus et Matthieu.

Y font écho des récits de conversions au Christ 

de certaines personnes aujourd’hui encore.

 

La suite n’en est pas moins étonante :

A peine devenu disciple, Matthieu se retrouve à table chez lui 

avec Jésus et ses propres amis. 

Il s’agit de gens peu recommandables aux yeux des pharisiens, 

les « religieusement corrects » de l’époque.

À ceux-ci, Jésus donne la réplique.

Le médecin à la table des mal-aimés considérés 

comme aimant mal Dieu, c’est le Christ lui-même !

N’est-il pas celui qui enlève le péché du monde 

comme nous le disons à chaque eucharistie ?

 

Comment la rencontre de personnes rejetées, mal aimées, 

m’a-t-elle conduit sur le chemin de mon coeur et de la miséricorde 

que Dieu attend de moi ?

 


Jeudi 4 juillet 2019

 

Une foi qui guérit

 

Mt 9, 1-8

 

Par la foi de personnes conduisant 

un paralysé auprès de Jésus, 

advient une sorte de résurrection du malade.

Debout, il rentre chez lui de façon autonome

délivré de la maladie comme du mal grâce au pardon.

 

Confions au Seigneur,

tous les éducateurs qui relèvent 

des jeunes cabossés par la vie voire par leurs délits ;

tous les soignants qui mobilisent les ressources 

de leurs patients vers un mieux être.

« Rendons grâce à Dieu 

qui  a donné un tel pouvoir aux humains. »

 


Mercredi 3 juillet 2019

 

Le patron des sceptiques

 

Jn 20, 24-29

 

Saint Thomas est un saint qui n’est pas dans le déni de la réalité !

Il sait très bien ce qu’il veut voir pour pouvoir croire.

Ayant vu, il prononce cette belle parole 

de confiance et de reconnaissance :

« Mon Seigneur et mon Dieu »

Oui, le Christ est bien le Seigneur de sa vie.

Il en sera lui-même le témoin au prix du sang.

Ainsi le saint patron des sceptiques devient un disciple modèle.

 

Osons la confiance au Christ en le reconnaissant 

comme le Seigneur de nos vies.

Avec la grâce, nous deviendrons des croyants

dignes de confiance, heureux de croire sans voir ! 

 


Mardi 2 juillet 2019

 

Le Seigneur sauve 

 

Mt 8, 23-27

 

Dans le Premier Testament, en Genèse (19, 15-29), 

les anges , envoyés de Dieu, implorent Loth et sa famille :

« Sauvez-vous si vous tenez à la vie ! »

Dans le Second testament, ce sont les disciples qui demandent à Jésus : 

« Sauve-nous, nous sommes perdus . »

Et celui-ci réagit non pas en organisant une fuite 

mais en agissant sur les éléments naturels 

et un grand calme se fait.

 

Face aux catastrophes naturelles annoncées, 

oserons-nous changer de mode de vie,

confiants qu’un autre monde est possible ?

 

Question de foi pour passer à l’acte sans crainte !

 


Lundi 1erjuillet 2019

 

Sans toit, sans famille

 

Mt 8, 18-22

 

Pas de lieu où demeurer, personne à leur enterrement, 

n’est-ce pas la douloureuse condition des personnes sans domicile fixe 

qui errent dans nos villes ?

 

L’Évangile de ce jour ne manque pas de nous y faire penser.

Pourrons-nous discerner en eux 

ceux dont le Christ lui-même a pris la condition ?

Certainement, s’il est vrai que Dieu s’est fait homme 

pour que l’homme devienne Dieu 

et si ce  que nous avons fait à l’un de ces petits qui sont les frères et sœurs de Jésus, 

c’est à lui que nous l’avons fait. (Mt 25, 40)

 

Recueillons-nous pour faire mémoire de tous les morts de la rue de cette année 

et rendons grâce pour le « Collectif Morts de la rue »  formé dans ce but.

 


 

ce aux disciples

Luc 10, 28-42

Dimanche - 30 juin 2019 - 

Rois 19,16-21/Galates 5,1-18/Luc 9,51-62

 

LIBRES, FERMES ET DOUX

 

« C’est pour que nous soyons libres que le Christ

nous a libérés. Alors, tenez bon... Mettez-vous par

amour au service les uns des autres. Marchez sous

la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas

de satisfaire les convoitises de la chair. » 

 

Judicieux conseils de Paul, qui ne font qu’expliciter

les exigences radicales de Jésus pour qui veut le suivre :

« Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête ! »

« Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars et annonce

le règne de Dieu ! »

« Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière,

n’est pas fait pour le Royaume de Dieu. »

 

Mais en même temps, il nous est interdit d’user de violence

sur autrui, de céder au fanatisme qui guette les plus fervents.

Simplement, dis Jésus  « Suis-moi ! »

 


Samedi 29 juin 2019 

Actes 12,1-11/2° Timothée 4,6-18/Mat. 16,13-19

 

FÊTE DE ST PIERRE ET ST PAUL

 

Profession de foi de Pierre :

« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » 

Il va l’expérimenter déjà lors de son arrestation

et mise en prison... Voici que survint l’ange 

du Seigneur pour le libérer...

 

Et Paul peut dire à son tour « J’ai mené le bon combat,

j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi . Je n’ai plus qu’à

recevoir la couronne de justice... ainsi qu’à tous ceux qui 

auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.

 

FORTE EST LEUR FOI, AUSSI FORTE LEUR ESPÉRANCE !

 


Vendredi 28 juin 2019

Ézéchiel 34,11-16/Rom.5,5-11/Luc 15,3-7

 

 

FÊTE DU CŒUR DU CHRIST

 

« La preuve que Dieu nous aime – écrit St Paul –

c’est que le Christ est mort pour nous, alors que

nous étions encore pécheurs... A plus forte raison,

maintenant, serons-nous sauvés en ayant part à sa vie ».

 

« Ainsi parle le Seigneur Dieu : voici que moi-même,

 je m’occuperai de mes brebis et je veillerai sur elles. »

Et le prophète Ézéchiel détaille toute la geste de Dieu,

berger de son peuple qu’il aime.

 

Jésus nous révèle enfin l’amour de Dieu porté à l’extrême :

« Si l’un de vous a 100 brebis et qu’il en perde une,

n’abandonne-t-il pas les 99 autres pour aller chercher

celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? 

C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un

seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes

qui n’ont pas besoin de conversion. »

 

Sommes-nous convaincus de cet amour de Dieu universel ?

 


Jeudi 27 juin 2019

Genèse 16,1-16/Mat 7, 21-29

 

LE ROC DE NOTRE VIE

 

Conflit de femmes autour d’un enfant attendu (Ismaël,

premier fils d’Abraham, qui naîtra d’Agar, servante égyptienne)

Abraham donne carte blanche à Sara, jalouse, qui chasse

Agar au désert.

Mais l’ange de Dieu la réconforte et  lui dit :

« Je te donnerai une descendance tellement nombreuse

qu’il sera impossible de la compter.... Le Seigneur t’a entendue

dans ton humiliation...Ton fils sera comme l’âne sauvage...

Il établira sa demeure face à tous ses frères... »

 

Quelle que soit sa situation, l’important n’est-il pas d’être 

fondé sur le roc de la Parole de Dieu, comme le rappelle

Jésus : La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents

ont soufflé... la maison ne s’est pas écroulée, car elle était 

fondée sur le roc. »

 

Attention aux constructions sur le sable ! 

 


Mercredi 26 juin 2019

Genèse 15, 1-18/Mat. 7,15-20

 

LE BON FRUIT

 

Parole du Seigneur : «Ne crains pas Abram ! je suis

un bouclier pour toi, ta récompense sera très grande.

Je m’en vais sans enfant...
Regarde  le ciel et compte les étoiles si tu le peux.

Telle sera ta descendance. » 

Abraham eut foi dans le Seigneur... et le Seigneur conclut

avec lui une Alliance.

 

Abraham sera le père de tous les croyants.. Il est l’arbre

bon qui donne de beaux fruits, dont parle Jésus qui, 

dans l’évangile de Jean, se réclame aussi de sa descendance :

 

« Abraham exulta à la pensée de voir mon jour. Il l’a vu, et

il s’est réjoui ! » (Jean 8,56)

 


Mardi 25 juin 2019

Genèse 11, 2-18/Mat. 7, 6-14

 

CHOISIR SON CHEMIN

 

Pour éviter un conflit, Abraham et son neveu

se séparent à l’amiable :« Si tu vas à gauche, j’irai

à droite, et si tu vas à droite, j’irai à gauche ! » 

Loth choisit pour lui toute la vallée du Jourdain, 

très fertile (mais les gens de Sodome se conduisaient

mal). Abraham habita dans le pays de Canaan.

Et le Seigneur lui dit « Tout le pays que tu vois, je te

le donnerai, à toi et à ta descendance, pour toujours. »

 

Jésus nous avertit : « Tout ce que vous voudriez que 

les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi.

 

Entrez par la porte étroite. Il est large, le chemin qui conduit

à la perdition, et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.

Mais il est resserré, le chemin qui conduit à la vie, et ils sont

peu nombreux ceux qui le trouvent. »

 


Lundi 24 juin 2019

Naissance de saint Jean-Baptiste

Isaïe 49,1-6/Actes 13,22-26/Luc 1,57-80

 

 

« Que sera donc cet enfant ? »  C’est la question

posée par l’entourage devant les faits extraordinaires

qui entourent cette naissance.

 

Le prophète Isaïe annonçait la venue d’un serviteur

de Dieu hors du commun. Paul en révèle la mission :

Le Sauveur pour Israël sera Jésus, dont Jean-Baptiste

a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême

de conversion pour tout le peuple...

 

En attendant, longue maturation : « L’enfant grandissait

et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert, jusqu’au

jour où il se fit connaître à Israël. »

 


Dimanche 23 juin 2019

Repas

Genèse 14,18-20/ 1 Co. 11,23-26/ Luc 9, 11-17

 

 

Endroit désert... une foule écoute Jésus...

Souci et impuissance des apôtres devant

l’absence de nourriture... Jésus prend la

situation en main : 5 pains et 2 poissons...

Prière de Jésus – Ce peu de choses, multiplié,

est distribué par les disciples.

 

Dernier repas pascal : Jésus prend du pain,

rend grâce, le rompt et dit « Ceci est mon corps,

qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »

Il en est de même pour la coupe de la nouvelle

Alliance en son sang.

 

Repas inoubliables, partagés à l’infini par les disciples,

au nom de Jésus, au bénéfice de tout homme affamé de

Dieu.

 


Samedi 22 juin 2019

Qui est notre maître ?

2 Co. 12,1-10/ Mat 6, 24-34

 

 

« Nul  ne peut servir deux maîtres, dit le Seigneur.

Vous ne pouvez servir à la fois Dieu et l’Argent.

Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice,

et tout vous sera donné par surcroît. Votre Père

céleste sait ce dont vous avez besoin. Ne vous faites

pas de souci pour demain, à chaque jour suffit sa

peine. »

 

Le Seigneur dit encore à Paul « Ma grâce te suffit, car ma

puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »

 

C’est pourquoi s’écrie l’apôtre : « J’accepte tout de grand

cœur pour le Christ ! »

 

Pouvons-nous en dire autant ?

 


Vendredi 21 juin 2019

De quoi se vanter ?

2 Co. 11, 18-30/Mat 6, 19-23

 

 

« Faites-vous des trésors dans le ciel, là où

il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent,

pas de voleurs qui percent les murs pour voler,

car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ! »

 

Saint Paul savait se vanter de ses titres de noblesse

juive, mais ce qui comptait pour lui, c’étaient ses

épreuves et ses faiblesses d’apôtre du Christ.

 


Jeudi 20 juin 2019

La foi pure et simple

2 Co. 11,1-11/Mat. 6,7-15

 

 

« Vous êtes la vierge pure que j’ai présentée

au Christ – écrit saint Paul - Mais j’ai bien peur

que votre intelligence des choses ne se corrompe

en perdant la simplicité et la pureté qu’il faut avoir

à l’égard du Christ. »

 

En effet, écoutons-le qui nous dit « Quand vous priez,

ne rabâchez pas comme les païens : votre Père sait de

quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez

demandé. Priez ainsi : notre Père... »

 

« Salut, reine Sagesse, que le Seigneur te garde

avec ta sœur, sainte et pure Simplicité ! »

(Saint François)

 


Mercredi 19 juin 2019

En secret... à profusion

2 Co. 9,6-11/ Mt 6, 1-6.16-18

 

 

Règles de vie évangélique :

« Ce que vous faites pour devenir des justes,

évitez de l’accomplir devant les hommes pour

vous faire remarquer. Sinon, il n’ya pas de récompense

pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. »

 

Mais « quand tu fais l’aumône... quand tu pries...

quand tu jeûnes... ton Père qui voit dans le secret

te le rendra... »

 

« Dieu vous fournira la graine, il la multipliera,

il donnera la croissance à ce que vous accomplirez

dans la justice. Il vous rendra riche en générosité,

ce qui suscitera notre action de grâce envers Dieu. »

 


Mardi 18 juin 2019

Soyez généreux !

2 Co. 8,1-9/Mat. 5,43-48

 

 

C’est l’appel de St Paul à la solidarité entre

communautés chrétiennes. Bel exemple des

Églises de Macédoine : « Dans les multiples

détresses qui les mettaient à l’épreuve, l’abondance

de leur joie et leur extrême pauvreté on débordé

en trésors de générosité.. »

Et pourquoi ?

« Vous connaissez le don généreux de notre Seigneur

Jésus Christ :Lui qui est riche, il s’est fait pauvre

à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa

pauvreté. »

Ce même Jésus nous invite à aimer même nos ennemis,

à prier pour eux, « afin d’être vraiment les fils de votre

Père qui est aux cieux », Lui qui est parfait dans son

amour universel et miséricordieux.

C’est seulement par notre union au Christ et à Dieu

que nous pourrons peu à peu aimer comme eux.

 


Lundi 17 Juin 2019

Oui ou Non ?

2 Co. 6,1-10/Mat. 5,38-42

 

 

« C’est maintenant le moment favorable,

c’est maintenant le jour du salut ! »

 

La liturgie a ceci de merveilleux : elle nous

invite toujours à commencer, parce que la grâce

de Dieu est toujours à l’œuvre avec nous, dans le

monde.

C’est que nous avons besoin de cet encouragement

réitéré, pour faire face aux difficultés de la vie, et

aux exigences de l’évangile.

Le descriptif de l’apôtre présenté par St Paul est

éloquent, et les conseils donnés par Jésus un peu

renversants !  Mais serons-nous, oui ou non, les

disciples-missionnaires d’une nouvelle humanité

recrée par la Pâque du Christ et le don de l’Esprit ?

 


Dimanche 16 juin 2019

Sainte Trinité

Le secret du bonheur

Jn 16, 12-15

 

Dans la Trinité, chacun a sa personnalité, son rôle à jouer, son talent à apporter. Et tout est en commun. Nul n'est propriétaire. Pas de rivalité ! Pas de compétition ! 

Le Fils a accompli sa mission et il s'en va, tout en sachant qu'il nous manque quelque chose. Sans crainte pour son ego, il passe le relais à un autre : l'Esprit. 

Aucun ne joue perso ! Aucun n'agit pour défendre ses biens, ni pour sa gloriole. Chacun a conscience qu'il se reçoit de l'autre, des autres. 

L'Esprit éclairera la Parole du Fils, qu'il a lui-même reçue du Père.

La Trinité nous invite à entrer dans ce même type de relation, de communion entre nous. C'est le secret de leur bonheur.

 


Samedi 15 juin 2019

Oui ou non ?!

Mt 5, 33-37

 

Lorsque l'on éprouve un besoin de surenchère dans nos paroles pour arriver à susciter la confiance, il vaut mieux abandonner la partie. C'est qu'elle est mal emmanchée ! C'est que la relation de base n'est pas saine ! 

En continuant à essayer de convaincre l'autre, on va s'épuiser soi-même, et le braquer davantage. Ce ne sont pas la multiplicité de preuves qui pourraient débloquer quoi que ce soit ! Ce ne sont pas les paroles qui peuvent forcer la confiance, et leur abondance encore moins ! 

Cela doit venir de notre intérieur. Si je suis au clair avec moi-même, cela se traduira dans la sobriété de mes paroles : Oui . Non. 

Le reste ne nous appartient pas.

 


Vendredi 14 juin 2019

Mt 5, 27-32

Change de lunettes !

 

Est-ce qu'aujourd'hui, nous comprenons mieux à quel point l'adultère est favorisée et entretenue par le regard que nous avons sur l'autre ?!... A quel point le viol, la pédophilie, les abus physiques, psychologiques ou spirituels sont favorisés et entretenus par le regard que nous avons sur l'autre ?!...

Si, au quotidien de notre vie, nous regardons l'autre comme un objet, comme un moyen de nous sentir puissant, propriétaire... rien d'étonnant à ce qu'un jour ou l'autre, nous prenions réellement possession de cette personne.
Personne n'est à l'abri, car nous pouvons être prisonniers de nos instincts, de la mentalité ambiante, de l'influence des publicités et de la société de consommation qui nous entraînent dans ce sens.
Il nous faut opérer des coupures radicales pour nous libérer nous-mêmes et l'autre.

 


Jeudi 13 juin 2019

Quel beau tissage !

Mt 5, 20-26

 

La colère, l'injure, la rancune sont passibles du jugement de Dieu. Dans quel sens peut-on comprendre cela ? Parce qu'elles portent atteinte à la vie dans l'autre et en moi. Parce qu'elles sont issues de la confusion et la colportent.

C'est pourquoi, si je veux vivre la relation avec Dieu, lui apporter mon offrande, il est indispensable de clarifier la relation avec l'autre. Car Dieu qui est Amour, met la lumière sur les embrouillaminis qui court-circuitent toute relation.

Il est donc nécessaire de s'interroger : pourquoi cette colère, cette injure, cette rancune ? D'où viennent-elles ? Retisser le lien avec moi-même pour pouvoir le retisser avec l'autre. Alors, il pourra se retisser avec Dieu. Alors, nous pourrons ensemble, mon frère ou ma sœur et moi, présenter notre offrande à Dieu.

 


Mercredi 12 juin 2019

Mt 5, 17-19

« La Loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ! »

 

Le mot « loi » a mauvaise presse. On la perçoit comme un carcan qui va nous brimer par ses interdits et ses obligations. 

La Loi transmise par les prophètes et relue à la lumière du Christ est bien au contraire, là pour nous libérer. Elle vient nous libérer de nos déterminismes, de nos égoïsmes étriqués, de nos instincts de domination, de nos routines sécurisantes et mortifères.

Elle vient faire de nous un peuple, élargi aux dimensions du cosmos, car elle nous indique comment être en harmonie avec nous-même, entre nous et avec toute la création. 

Je détruis la loi, soit lorsque je la rejette, soit lorsque je la fige. Dans les deux cas, je cherche à mettre la main sur la loi de Vie pour l'utiliser à mes propres fins. Je deviens alors mon propre esclave. En cela, Jésus dit que je suis le plus petit dans le Royaume des cieux qui est un  Royaume de liberté et de vie.

 


Mardi 11 juin 2019

Ayons du goût !

Mt 5, 13-16

 

« Si le sel devient fade, il n'est plus bon à rien ! » Dans l'Apocalypse, on nous dit : « Que n'êtes-vous chaud ou froid ! Je vomis les tièdes ! »

Ne nous laissons pas contaminer par la morosité ambiante, par le « à quoi bonite » !

Osons vivre et rayonner la lumière que nous recevons de l'Esprit de Jésus. Avec lui, tout est transfiguré. Rien n'est dérisoire. Tout a un poids. Tout a du prix aux yeux de Dieu.

N'éteignons pas le feu de l'Esprit !

 


Lundi 10 juin 2019

Bienheureuse vulnérabilité

Mt 5, 1-12

 

Jésus proclame heureux ceux et celles qui sont fragiles ! Non pas les faibles, car, pour être miséricordieux, doux, artisans de paix, cela nécessite une fameuse force !

Heureux ceux qui sont fragiles ! Ceux qui n'ont pas le cœur endurci. Ceux qui se laissent toucher. Ceux qui n'ont pas peur de leurs sens en éveil, de leurs émotions. Ceux qui sont connectés sur leur propre vie, sur ceux qui les entourent, sur les événements.

Bien sûr, ils risquent de ressentir davantage la souffrance... mais aussi la beauté et la profondeur de la vie, des êtres vivants...
… Et là est leur récompense, dans cette communion.

 


Dimanche 9 juin 2019

Pentecôte

De l'air !

Jn 14,15-16, 23b-26

 

Comme l'Esprit Saint nous échappe tel l'oiseau qui s'envole, on a parfois tendance à l'oublier, voire à douter de sa réalité. Pourtant, il en va de même de l'air que nous respirons. Il est bel et bien là autour de nous, en nous, il nous traverse. Sans lui, nous mourons !

Alors, demandons sans cesse à l'Esprit d'être réceptifs à sa présence afin de ne pas nous asphyxier !...

Mais attention aussi à ne pas, à l'inverse, chercher à l'accaparer pour notre gloire perso ! Par exemple, si une idée me vient et que je la présente en disant : « L'Esprit m'a inspiré telle idée ! » eh bien, cela semble vouloir dire aux autres qu'ils sont tenus d'accepter mon idée sans moufter car, autrement, ce serait carrément se dresser contre l'Esprit !... 

Et cette façon de faire peut mener loin : abus spirituel, emprise totalitaire, dérives en tout genres !...

L'Esprit ne fonctionne pas comme ça ! Il parle à travers tout le monde. Il n'y a pas d'élite avec lui ! Il sait s'exprimer même à travers ceux qui bafouillent.

Il parle au milieu de nous !...

 


Samedi 8 juin 2019

J'ai soif !

Jn 7, 37-39

 

Aujourd'hui, écoutons le passage d’Évangile proposé pour la vigile de la Pentecôte. Il va nous permettre de creuser en nous la soif pour que l'eau de l'Esprit puisse venir nous combler.

Jésus s'écria : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive,

celui qui croit en moi ! »

Oui, n'ayons pas peur d'avoir soif ! Soyons à l'écoute de ce manque, de ce besoin profond ! Ne l'éteignons pas ! Ne l'étouffons pas ! 

Ne cherchons pas à le combler trop vite avec des pis-allers éphémères et superficiels ! Elle est peut-être inconfortable, mais elle est vitale, cette soif ! Elle nous ouvre. Elle creuse en nous la capacité de l'accueil...

 


Vendredi 7 juin 2019

Guerre et paix

Jn 21, 15-19

 

Le répons de ce jour apparaît encore plus paradoxal que les précédents :  

    « Toi, la paix que rien ne trouble, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu la guerre au cœur de l'homme ? »

Oui, un des fruits les plus probants de l'Esprit, c'est la paix ! Lorsque nous nous sentons emplis d'une paix profonde qu'aucune contingence extérieure ou intérieure ne trouble, nous pouvons reconnaître sa présence.

Et pourtant, cette paix n'est pas la tranquillité ! En nous, se livre un combat. Le mauvais esprit voudrait nous attirer à lui. L'Esprit nous donne la force de tenir dans cette guerre afin de ne pas nous laisser entraîner dans cette fausse paix, celle des esclaves qui sont tentés de préférer leur enfermement au risque de la liberté ! 

L'Esprit nous tient éveillé(e)s pour accéder à la vraie paix des hommes et femmes libres.

 


Jeudi 6 juin 2019

Trop salé ?...

Jn 17, 20-26

 

La prière de ce soir nous fait chanter la miséricorde de Dieu : 

    « Toi, la grâce des coupables, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu le sel qui nous décape ? »

Libération de toutes nos culpabilisations mortifères, comme de tout le mal auquel nous consentons trop souvent. Miséricorde pour nous-mêmes comme pour tous nos frères et sœurs. 

Cette miséricorde n'est pas un baume pour nous complaire, nous endormir. Elle est le sel qui nous décape ! Le sel qui donne de la saveur à notre existence, et en même temps qui la décape ! Car cette saveur est un appel continuel à aller plus loin, plus profond, à sortir de nos conforts, au-delà... pour accueillir pleinement la grâce de l'Esprit.

 


Mercredi 5 juin 2019

 

Nuit lumineuse ?

Jn 17, 11b-19

 

    « Toi, le jour sans crépuscule, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu la nuit la plus obscure ? »

L'Esprit nous fait entrer dans l'éternel jour de la résurrection. Éternel jour lumineux car le Christ ressuscité est la lumière du monde. Il n'y a plus d'ombres.

Et pourtant, l'Esprit est la nuit la plus obscure. Car la lumière de sa sagesse, de sa présence, est toujours au-delà. Elle nous échappe. Mystère impénétrable de la vie de Dieu, mais aussi de la nôtre, celle de la terre.

L'Esprit nous éclaire, mais on ne peut mettre la main sur lui. 

 


Mardi 4 juin 2019

Ça brûle !

Jn 17, 1-11a

 

Ce soir, nous nous adressons à l'Esprit en lui disant : 

    « Toi, la vie de toute chose, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu le feu qui les consume ? »

Comment est-ce possible ?! Que signifie cette contradiction ?!

Avec Job, peut-être pouvons-nous dire : « Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Que le Nom du Seigneur soit béni ! » Invitation à ne pas s'approprier les dons que nous recevons. Purification du feu pour que nous ne confondions pas accueil et accaparement.

Mais, c'est aussi le feu de l'Esprit, le feu de l'Amour qui nous consume ! Car l'amour en nous, brûle tout ce qui ne lui est pas accordé. 

L'Amour en nous brûle pour l'être aimé. Il brûle d'en être éloigné et il brûle de communion.

 


Lundi 3 juin 2019

« On ne donne pas à boire à un âne qui n'a pas soif ! »

Jn 16, 29-33

 

Durant cette semaine de prière à l'Esprit-Saint, laissons-nous toucher par les mots des répons proposés à l'office des vêpres : 

    « Toi, la source des eaux vives, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu la soif que rien n'apaise ? »

L'Esprit abreuve toute la terre. Il nous rehydrate sans cesse. Son eau n'est pas stagnante. Elle coule, elle se renouvelle continuellement par la source d'où elle puise son mouvement.

Mais « on ne donne pas à boire à un âne qui n'a pas soif ! » C'est pourquoi, l'Esprit est aussi la soif que rien n'apaise. Quand on n'éprouve pas de soif, on peut oublier de boire pendant des heures, mais notre corps s'en ressentira. 

De même qu'en étant à l'écoute de notre corps qui a besoin d'eau, on peut percevoir la soif qui l'habite, de même, en étant réceptif à l'Esprit, celui-ci peut éveiller notre soif pour éprouver le besoin de son eau qui nous est vitale.

De plus, l'Esprit lui-même, éprouve cette soif que rien n'apaise, la soif de notre amour.


 

 

 

 
 
Dernière modification : 24/08/2019