MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

 St Luc

 Évangéliste saint Luc,

bréviaire de sainte Colette

 XIVème siècle

 

 

 

Claire avait plaisir à entendre la Parole de Dieu

sachant que sous l'écorce des mots

se cache une amande à savourer.

Elle avait l'art de tirer du sermon de n'importe quel prédicateur ce qui pouvait profiter à son âme,

sachant cueillir une fleur sur un buisson d'épines 

comme atteindre aux fruits d'un arbre bien cultivé.

 

d'après la vie de Sainte Claire d'Assise par Thomas de Celano n° 37

 


Lundi 18 février 2019  Sainte Bernadette

L'audace de la confiance

Mc 8, 11-13

 

    Nous sommes toujours en quête de signes... pour nous assurer que nous sommes aimé(e)s, que nous sommes reconnu(e)s, qu'on ne nous trompe pas, que nous ne nous trompons pas nous-mêmes...

    Or, la confiance est une clé essentielle du vivre ensemble. On aura beau multiplier les gardes-fous : principes de précaution, traçabilité, vidéo-surveillance, etc, etc... Il y aura toujours la nécessité de faire un saut dans la confiance.

    Nous pouvons avoir été échaudé(e)s, blessé(e)s, trahi(e)s dans notre confiance. La prudence est requise... mais à ne pas confondre avec la méfiance. Si nous nous laissons gagner par celle-ci, la vie devient tout simplement impossible pour nous et pour les autres !

    Malgré nos peurs, légitimes ou non, à travers elles, osons croire, faire le pari de la confiance !...

 


Dimanche 17 février 2019

Une Œuvre d'Art 

Lc 6, 17, 20-26

 

    Les Béatitudes de l’Évangile sont souvent perçues, au pire, comme du dolorisme, au mieux, comme une utopie irréaliste.

    Il me semble que ce que nous nous propose Jésus, c'est tout simplement la Loi de la vie. Il en a fait, lui-même, l'expérience et il sait qu'il n'y a pas d'autres chemins pour être de vrais vivants. 

    Nombreux sont les exemples que celui, celle qui a tout ce qu'il, elle, veut : les biens, la réussite, la reconnaissance... , éprouve tôt ou tard, un vide intérieur. Et si, il, elle refuse de se confronter à ce vide, le danger est que celui-ci se transforme en gouffre béant sous le coup d'un accident de parcours ! 

    La conscience de notre pauvreté, l'expérience de faims de toutes sortes, des larmes, de l'incompréhension nous apprennent la saveur, le poids de la vie. 

    Les œuvres d'art sont des blessures transfigurées en lumière. Jésus nous invite à faire de notre vie, une Œuvre d'Art !...

 


 

 

Samedi 16 février 2019

Entrons dans l'utopie !

Mc 8, 1-10

 

    Devant les peuples en détresse, les caméras se détournent rapidement. De toute façon, nous sommes tellement impuissants ! Fermons les yeux ! C'est trop dérangeant !

« mondialisation de l'indifférence ! » dit le pape François.

 

    Jésus nous dit : « Donnez-leur à manger ! »

 

    Que pouvons-nous faire ?!... Ce que nous pourrions apporter est tellement dérisoire ! Il est complètement utopique, ce gars-là !!!...

 

    Jésus insiste : « Allez ! Partez de ce que vous avez, de ce que vous êtes !

Commencez à partager, à donner !... »

    Laissons-nous entraîner dans cette utopie !...

Alors, nous serons ébloui(e)s des conséquences incroyables de notre tout petit geste !... Ouvrons nos yeux ! Les exemples dans ce sens ne manquent pas !...

 


Vendredi 15 février 2019

Magie de la parole

Mc 7, 31-37

 

    « Ouvre-toi ! «  Ouvre tes portes intérieures ! Ne reste pas enfermé(e) derrière tes barreaux!Prends le risque de la vie ! Prends le risque de la rencontre ! Ouvre tes oreilles ! Ouvre tes yeux ! Ouvre ta bouche ! Ouvre tes mains !...

 

    Nous avons reçu le don merveilleux des cinq sens (intérieurs et extérieurs),

comme autant de fenêtres, comme autant de passages

entre notre monde intérieur et le monde extérieur. 

    Par le toucher, Jésus donne à ce sourd-muet la possibilité de s'ouvrir.

 

    Par notre attention à l'autre, nous pouvons lui offrir le bonheur de la parole,

la magie des mots qui ouvrent...

 


Jeudi 14 février 2019 fête des saints Cyrille et Méthode

Paix et liberté

Lc 10, 1-9

    Si nous suivons le Christ, c'est parce que nous avons été touché(e)s

par la paix dont il nous comble à travers et au-delà de nos joies,

comme de nos souffrances.

Pour que cette paix s'enracine en nous, il n'y a qu'un moyen :

en rayonner, la partager...

 

    Le seul moyen de la laisser vivre, de rejoindre les autres

sans qu'ils se sentent agressé(e)s, violé(e)s, c'est d'être pauvre. 

 

    Pauvreté et paix sont indissociables... Ainsi que liberté...

Ceux et celles à qui nous offrons la paix sont libres de refuser ou d'accepter,

et cela ne nous trouble pas car notre paix est si profonde qu'elle nous rend libre.

 


Mercredi 13 février 2019

Où est le mal ?!...

Mc 7, 14-23

 

    Il n'y a pas de nourritures pures ou impures. C'est nous-mêmes qui pouvons nous nuire en mangeant trop ou pas assez tel ou tel aliment.

    Il en va de même pour tout le créé. Et il en va de même pour les technologies. Elles n'ont pas, en elles-mêmes, de valeur positive ou négative. Ce sont des outils. Tout dépend de ce que nous en faisons.

    Si nous les mettons au service de l'humanisation... Et que, nous-mêmes, nous n'en devenons pas esclaves...

    Tout vient de notre regard, de nos intentions... 

 


Mardi 12 février 2019

Racines ou bois mort ?

Mc 7, 1-13

    Ah ! On a bien souvent du mal à se positionner

par rapport aux « traditions des anciens » !...

On peut être tenté de les figer, que ce soit pour les adopter ou pour les rejeter. 

 

    Dans les deux cas, on se coupe de la sève qui les animait et qui est le cœur de la transmission. On se coupe des racines et on s'accroche à du bois mort. 

 

    En héritant de traditions, de manières de faire, de penser,... on a mission de les retraduire de façon appropriée afin de pouvoir, à notre tour, les transmettre.

 

    Ce mouvement est inhérent à la vie au service de laquelle sont ces traditions .

 


Lundi 11 février 2019

Le miracle de Lourdes

Mc 6, 53-56

    

    Le passage d’Évangile de ce jour est en belle harmonie avec la fête de Notre Dame de Lourdes. Des foules amènent des malades à Jésus. « On les déposait sur les places. Et tous ceux qui le touchaient étaient guéris. »

    Quand on regarde Lourdes de loin, on peut être tenté de se braquer : « Oh ! Ça, c'est du folklore ! Des dévotions vieillottes ! Pire : du commerce à l'égal des vendeurs mercantiles du Temple !... »

    Allons au cœur ! Dans le sanctuaire, c'est un autre monde ! Non pas que les gens sont parfaits. Mais là, les pauvres, les mal-portants de toutes sortes sont au centre. Ils ne se cachent plus, ils sont au cœur de toutes les attentions.

    Si on touche cette réalité, si on s'y implique, alors on est guéri ! On est bouleversé ! La présence de Marie, l'expérience de cette fraternité dont le centre, ce sont les plus petits, transcende toutes les différences et guérit chacun, chacune de sa blessure secrète.

    C'est le miracle de Lourdes !...

 


 

 

 

Dimanche 10 février 2019

Avance au large

Lc 5, 1-11

 

Avancer au large, oui, on est d'accord.

Surtout avec avancer : on est toujours heureux d'avancer, de découvrir, de reconnaître, etc...

Au large !

C'est quoi le large ?

C'est où le large ?

Nous n'avons ni boussole ni carte.

Mais ce n'est pas vrai. Jésus ne nous envoie pas seuls, isolés. Il nous a promis l'Esprit Saint qui sera notre guide. Et, par les évangélistes, il nous a donné les évangiles.

Si nous suivons ce que François d'Assise nous dit : Tout l'évangile, mais rien que l'évangile, nous n'avons plus de problème d'orientation.

Il nous reste, bien sûr les problèmes de suivre Jésus Christ.

Avancer au large : aller chercher la nourriture, spirituelle, là où elle se trouve, avec Jésus, chez Jésus et non pas dans des livres surfaits ou désuets.

 


Samedi 9 février 2019

Repos

Mc. 6, 30-34

 

Jésus envoie ses disciples se reposer, à l'écart. Il sent bien que ses disciples ont donné tout ce qu'ils ont pu et que maintenant, sans ressourcement spirituel, ils ne pourront rien donner.

Et c'est lui, Jésus, qui va les remplacer au pied levé.

Ainsi, quand nous avons tout donné, n'ayons pas peur de nous mettre à l'écart et de passer le relais à Jésus. Non seulement il nous soulagera mais je pense que peut-être il saura mieux faire que nous.

Ainsi, dans la vie spirituelle, il nous est toujours demandé de faire tout ce que nous pouvons et ensuite, de nous reposer en Dieu car l'achèvement ne relève pas de nous mais du Seigneur. Nous ne sommes que des passeurs de Dieu, des chiens de bergers bienveillants qui aident le berger à conduire le troupeau.

 


Vendredi 8 février 2019

Jésus ou Jean

Mc 6, 14-29

 

L'épisode de la décapitation de Jean Le Baptiste est bien connue et révèle la cruauté et la faiblesse du roi Hérode.

Il craint cet homme car il pressent chez lui quelqu'un qui a de la sagesse alors, pour les beaux yeux d'une jeune danseuse, il n'hésite pas à le faire décapiter.

Ce qui, lorsque Jésus apparaît, le plonge dans une grande angoisse. Jean, Celui qu'il a fait décapiter, serait-il ressuscité ?

Pour qu'il y ait une telle confusion dans son esprit, on peut imaginer deux choses : soit Jean était vraiment exceptionnel (et cela est sans doute vrai) soit Jésus le surpasse (et cela est certainement vrai aussi).

En conclusion, lorsque l'avènement du Royaume doit se faire, aucun homme, aussi brutal soit-il ne peut s'y opposer. La mort n'est pas un obstacle pour le Royaume de Dieu.

 


Jeudi 7 février 2019

Pas de conversion forcée

Mc. 6, 7-13

 

Jésus envoie ses disciples en mission, en leur prescrivant de ne rien emporter, sauf des sandales pour pouvoir marcher longtemps.

Ainsi la mission est une affaire de longue haleine. Nous ne sommes jamais arrivés au bout.

Dans le rien emporter, il y a aussi la poussière. Jésus nous demande de ne pas emporter avec nous la poussière de ceux qui ne nous auront pas reçus.

Ainsi le rien emporter porte aussi bien sur notre dépouillement pour accomplir la mission et ainsi laisser toute sa place à Jésus, le seul qui accomplisse en réalité la mission ; mais aussi ne pas nous obstiner à vouloir convertir de force en laissant sur place la poussière de ceux qui ne veulent pas nous recevoir.

Cela nous apprend combien il est important de laisser chacun libre de croire ou pas. Cela ne dépend pas de nous, mais du Seigneur.

 


Mercredi 6 février 2019

Derniers recours

Mc. 6, 1-6

 

Oui, derniers recours. Jésus n'a plus d'autres solutions que d'imposer les mains et de guérir. Cela aurait du permettre à ses auditeurs d'avoir la confirmation que les paroles de Jésus étaient les vraies paroles venues de Dieu. Mais effectivement, cela ne suffit pas. Alors, après avoir imposé les mains et guéri quelques malades, il a continué son chemin.

Dans les épisodes des évangiles, chaque fois que Jésus est pris en butte par ses adversaires, il continue tranquillement son chemin, sans autre forme de procès.

Et nous, aujourd'hui, est-ce que notre foi est suffisamment grande pour que Jésus ne s'étonne pas de notre manque de foi et qu'il ne soit pas acculé à continuer son chemin sans s'arrêter chez nous ?

S'arrêter chez nous, c'est pourtant ce qui nous est promis : "et je ferai chez vous ma demeure et je mangerai auprès de vous".

Bien rare.

 


Mardi 5 février 2019

Croire seulement

Mc 5, 21-43

 

Deux personnes, deux façons de croire différentes.

Le premier, chef de la synagogue est un bon père de famille qui tente de sauver sa fille. On vient lui dire que c'est trop tard. Mais Jésus l'arrête et lui dit : "ne crains pas, crois seulement".

Croire seulement, quelle belle expression !

Jésus ne lui demande rien d'autre que de lui faire confiance. Ce qu'il fait puisque Jésus lui demande de ne pas l'accompagner. Et Jésus relève l'enfant et la rend à son père et à sa mère et demande le silence. Pourquoi ? Peut-être pour ne pas être pris pour un thaumaturge. Ce n'est que progressivement qu'il se révélera fils de Dieu.

L'autre personnage, une femme qui cherche à toucher le manteau de Jésus. Elle croit déjà qu'il peut la sauver. Et elle n'hésite pas à fendre la foule pour le toucher, devant tout le monde. Il faut de l'audace pour Jésus et pour cette femme car, selon la loi juive, un homme ne pouvait pas toucher une femme impure sinon, il devenait lui-même impur.

Et dans notre passage, c'est après avoir été "rendu impur" par cette femme, qu'il continue son chemin et va relever la fille du chef de la synagogue.

Un épisode où la foi l'emporte sur la crainte, à tous les niveaux, aussi bien pour Jésus que pour Jaïre que pour cette femme hémoroïse.

 


 

Lundi 4 février 2019

Supplications

Mc 5, 1-20

 

Dans cet évangile, tous les personnages présents supplient Jésus, de manière différentes certes, mais ils supplient :

- Les démons suppliaient Jésus de ne pas les chasser en dehors du pays ;

- Les esprit mauvais supplient Jésus de les envoyer vers le troupeau de porcs ;

- Les gens de la ville supplient Jésus de partir ;

- Le possédé guéri supplie Jésus de le garder auprès de lui.

Mais tous ces gens qui supplient Jésus n'ont pas les mêmes motivations : les uns pour ne pas changer de ville, les autres pour rester en vie ; les troisièmes pour ne pas être dépossédés de leur argent ; et le quatrième pour rendre grâce.

Même le quatrième ne sera pas entendu par Jésus mais il reçoit une mission : annoncer ce que le Seigneur a fait pour lui.

Sommes-nous disposés à rendre grâce pour annoncer ce que le Seigneur fait pour nous ?

 


Dimanche 3 février 2019

Indifférence divine

Lc 4. 21-30

 

Aujourd'hui, Jésus enseigne dans la synagogue de son enfance et, bien sur, il n'est pas reçu par ses pairs.

On ne peut pas imaginer qu'un fils de charpentier ait la capacité de traduire la parole de Dieu. En plus, comble du blasphème, il s'applique ces paroles à lui-même.

Alors cela provoque la colère et même l'idée de meurtre. Chacun le pousse vers l'escarpement pour qu'il tombe et se tue. Au passage, veuillez noter qu'il faut qu'il tombe tout seul, ils ne l'ont pas poussé et ne sont donc pas responsables de sa mort.

Mais Jésus, passant au milieu d'eux, allait son chemin, comme si de rien n'était. Il n'est atteint ni par leurs paroles ni par leurs gestes. Sa fidélité à l'engagement au Père est sans faille.

Aujourd'hui encore, sommes-nous capables d'entendre des paroles blessantes (sans aller jusqu'au meurtre), des paroles blessantes parce que nous nous affirmons chrétiens ?

 


Samedi 2 février 2019

Deux prophètes âgés

Lc 2, 22-40

 

Aujourd'hui nous rencontrés deux prophètes d'un âge certain, l'un est un vieillard, l'autre une vieille femme.

Et tous les deux sont au temple pour attendre le Messie.

Ils sont âgés et n'ont donc d'autre espérance que celle du Messie.

Mais cette espérance est bien chevillée au corps. Ils attendant dans la prière. Et ils

prophétisent ce que Jésus va vivre de douloureux et de glorieux.

Je voudrais revenir un peu sur leur âge : On ne s'intitule pas prophète, mais on est appelé pour être prophète par Dieu. Ce qui explique pourquoi ils ne sont plus de la première jeunesse : leur prophétie est le pont entre l'ancienne et la nouvelle alliance. Ensemble, vieillards et nourrisson sont dans le temple à louer Dieu. La continuité des deux alliances est ainsi marquée.

 


Vendredi 1er février 2019

Agriculture biologique

Mc. 4, 26-34

 

Deux petites paraboles sur le grain et les plantes.

Dans les deux paraboles, vous remarquerez qu'il n'y a pas de falsification dans la façon de cultiver la terre. Dans la première, le grain pousse tout seul, à la limite sans la main de l'homme. Dans la seconde, celle de la plante de sénevé, vient s'ajouter la faune, élément indispensable à toute agriculture biologique.

Ainsi tous les rythmes saisonniers, des catégories agricoles, des races, sont respectés. Comment ? Grâce à l'homme qui ne fait rien qui sorte de l'ordinaire. Et tout le monde y trouve son compte.

Dans notre vie sociale, c'est pareil. Pour que la terre nourrisse tout le monde, point n'est besoin de tirer sur les plantes ou de les modifier génétiquement. Une seule chose suffit : celle de regarder le monde et les peuples avec amour. Et l'amour ne supporte pas qu'on vienne lui adjoindre quelques ingrédients de facilité, d'inauthenticité, à la limite de prix à payer. L'amour est génétiquement et biologiquement pur.

 


Jeudi 31 janvier 2019

Ténèbres ou Lumière

Mc 4, 21-25

 

La lumière est faite pour éclairer quand c'est sombre, qu'il y a des ténèbres. C'est évident, mais pas toujours appliqué. On fait trop souvent une lecture fondamentaliste de la bible. La lumière n'a pas que la fonction d'éclairer, mais aussi celle de montrer la route, celle de dire le chemin si on ne voit rien.

C'est pourquoi il nous est demandé d'ouvrir nos oreilles si nous voulons entendre la parole de Dieu.

La parole de Dieu vient jusqu'à nous, non pas par un seul chemin mais par tous les moyens nécessaires pour que nous puissions l'entendre et la mettre en pratique. Le Seigneur ne recule devant aucune difficulté pour que l'homme devienne pleinement lui-même.

Que dire de plus, sinon que le Seigneur Dieu est la miséricorde personnifiée.

 


Mercredi 30 janvier 2019

Recevoir, Accueillir, Porter fruit

Mc 4, 1-20

 

Aujourd'hui, la parabole du semeur est connue comme le loup blanc.

Donc je ne vais pas en faire la synthèse.

Je voudrais simplement rappeler les trois termes du titre :

Recevoir : c'est plus que le don. Si on ne sait pas recevoir d'abord, on ne sait pas donner. Le Recevoir signifie qu'on accepte la dépendance.

Accueillir : à bras ouverts, comme le Christ sur la croix. Accueillir, c'est aussi être transformé par celui qu'on accueille, par ce qu'on accueille.

Porter fruit : On aime bien ce terme car la fécondité fait partie du bien commun, de l'héritage humain. Mais ici le porter fruit ne vient qu'en dernier lieu, après avoir reçu et avoir accueilli.

Il n'y a pas d'autre chemin.

 


Mardi 29 janvier 2019

La Volonté de Dieu

Mc. 3, 31-35

 

Faire la volonté de Dieu, voilà ce qui nous rend, frères, soeurs, mère de Jésus. Ce n'est pas une question biologique.

Cette expression "volonté de Dieu" ou "volonté du Père" est une expression que Jésus emploie à plusieurs reprises.

Particulièrement lors de sa rencontre avec la samaritaine.

Il lui dit : "ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé".

Ainsi faire la volonté du Père est nourriture pour celui qui la fait.

Ainsi faire la volonté du Père, c'est le chemin premier et unique pour devenir enfant du même père.

Alors n'hésitons pas un instant, faisons la volonté de Dieu.  Il ne s'agit pas là d'une obéissance aveugle à n'importe quel ordre dictatorial.

Non, faire la volonté du Père ce n'est pas autre chose que d'aimer comme Lui, le Père, aime.

Alors, retroussons les manches même si ce n'est pas facile.

 


Lundi 28 janvier 2019

Le pardon absolu

Mc 3, 22-30

 

Tout est pardonnable, nous dit Jésus. Seul le blasphème contre l'Esprit ne peut être pardonné.

C'est quoi le blasphème contre l'Esprit ?

Si on se pose cette question c'est que, effectivement, c'est rare, très rare et même plus que rare. Pouvons-nous dire aujourd'hui que quelqu'un blasphème contre l'Esprit ? Nous les hommes, non. Seul Dieu peut le dire.

Alors, pour notre part, essayons d'imiter le Père et de pardonner tout ce qui est pardonnable. Dans le même mouvement, essayons aussi d'aimer le plus, le mieux possible, c'est la route pour ne pas blasphémer contre l'Esprit, c'est l'unique route pour pardonner et être pardonné comme le Père sait le faire, c'est-à-dire de manière absolue.

 


Dimanche 27 janvier 2019

Appel aux lecteurs

Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21

 

L’évangéliste Luc s’adresse à chacun de ses lecteurs, 

à chacun de nous pour peu que notre attention soit celle d’un Théophile,

quelqu’un qui aime Dieu.

« J’écris pour toi afin que tu te rendes compte . . . »

 

À nous de lire avec attention cette Parole de Dieu 

qui nourrit notre vie de foi.

Méditons sur la possibilité d’accomplissement 

de ces Écritures dans la grande Histoire mais aussi 

dans la petite qui tisse notre quotidien avec ses joies et ses peines.

 

Si j’accueillais Jésus ici et maintenant lisant Isaïe pour moi,

alors je recevrais une Bonne nouvelle,

je verrais plus clair, 

je serais libérée d’enfermements ou d’oppressions intérieurs

et 2019 pourrait devenir mon année favorable.

 


Samedi 26 janvier 2019

La paix de l’Évangile en tournée

Lc 10, 1-9

 

Comme les acteurs partent en tournée jouer leur pièce 

dans tous les coins de l’hexagone,

les disciples vont deux par deux faire la promotion

de la Bonne nouvelle  qu’est Jésus-Christ, 

de la Bonne nouvelle qu’il annonce : 

le Règne de Dieu s’est approché.

 

Il y aurait urgence d’annonce mais pas de résultats !

Quelle libération pour les chrétiens d’aujourd’hui :

Il ne s’agit pas de faire du nombre mais de diffuser la paix.

« S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; 

sinon elle reviendra sur vous. »

 

À qui vais-je transmettre la paix cette journée ?

 


Vendredi 25 janvier 2019

L’Évangile de la Création

Mc 16, 15-18

 

Après « Demain », le film pas le jour qui vient, 

diverses initiatives pour promouvoir 

la conversion écologique ont vu le jour

et certaines durent encore.

 

Après un témoignage de saint Paul sur sa conversion, 

la Parole d’évangile de ce jour nous montre 

les effets de la prédication de la bonne nouvelle.

 

Les chrétiens libèrent des démons :

Seraient-ce ceux de l’accaparement des biens et de la surconsommation ?

Ils parlent des langues nouvelles :

Serait-ce le langage de la fraternité, du pardon, 

de la louange de Dieu et de ses œuvres ?

Ils résistent aux poisons mortels :

Seraient-ce ceux de nos environnements toxiques, ceux des « fake news » ?

Ils font du bien aux malades :

Leur rayonnement de vie apporte-t-il du réconfort à ceux dont ils se font proches ?

 

Puissions-nous en ce dernier jour de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens

témoigner ensemble d’une Bonne nouvelle à annoncer à toutes les créatures,

nos différentes Églises devenant de plus en plus vertes et fraternellement unies.

 


Jeudi 24 janvier 2019

Universelle attraction

Mc 3, 7-12

 

De partout, on vient à Jésus pour se faire guérir.

Aujourd’hui des conférenciers célèbres, des politiciens populistes, 

des thérapeutes fantaisistes ou des leaders charismatiques

attirent les foules.

 

Quelle différence avec Jésus ?

S’il guérit les corps,

le salut offert par le Christ

a pour but premier de nous tourner vers l’amour du Père 

qui se manifeste par un Règne de Dieu tout proche.

 

Attirés par ce Règne de Dieu, puissions-nous 

chrétiens de toutes confessions, 

travailler ensemble à sa venue. 

 


Mercredi 23 janvier 2019

Vie en péril

Mc 3, 1-6

 

« Où est miséricorde et discernement,

là ni récrimination ni endurcissement du cœur. »

Cette béatitude franciscaine éclaire tout l’évangile de ce jour.

 

Entouré de personnes récriminant et mal intentionnées,

sensible à cette mauvaise ambiance, 

Jésus prêche « de nouveau » dans une synagogue.  

 

La nouveauté de sa prédication consiste 

en un geste de guérison et sa clé d’interprétation :

« Est-il permis le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? »

La réponse va de soi et pourtant, tous les cœurs ne sont pas touchés.

Il y en a qui cherchent comment faire périr Jésus.

 

En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens,

puissions-nous être touchés au cœur 

par la foi des chrétiens de nos Églises sœurs.

 


Mardi 22 janvier 2019

Évangile en liberté

Mc 2, 23-28

 

L’évangile de ce jour nous invite à respirer en liberté

en mettant la vie de l ‘humain en première place.

Notre souci du respect des règles vire parfois 

à des scrupules qui nous étouffent.

Ou encore, nous écrasons les autres 

si nous disons juste la loi pour ne pas la faire.

Comme il est vain de vivre à l’aune de ce que font les autres en les épiant sans cesse !

 

Marchons au pas du Christ en toute liberté intérieure :

« Il est le chemin, la vérité, la vie. »

Chemin faisant, nous ramasserons les fruits de vie 

de nos rencontres humaines en toute vérité.

 

Prions pour une unité des chrétiens fondée sur 

la conviction que nos Églises sont pour la vie 

et la liberté intérieure de tous leurs membres.

 


Lundi 21 janvier 2019

Fête ou jeûne ?

Mc 2, 18-22

 

Invités à une fête, nous partageons la joie de notre hôte.

Pour  Jean le Baptiste  la présence de Jésus était une noce 

où lui-même se situait comme ami de l’Époux.

Les disciples du Christ ne jeûnent pas en sa présence.

Cela pourra arriver plus tard quand il ne sera plus là.

 

Le jeûne chrétien devient alors une pratique ascétique

qui a pour but de se rapprocher du Christ.

En creusant une faim physique, 

s’ouvrir au désir de la présence du Christ à nos vies.

 

Puissions-nous entre chrétiens de différentes confessions,

nous rassembler un dans une fête de l’unité dans l’amour qui vient du Christ.

 


Dimanche 20 janvier 2019

 

Quel vin manque ?

 

Jn 2, 1-11

 

On manque de vin. « Ils n’en ont pas. » dit la mère de Jésus.

De quel vin métaphorique ai-je besoin  aujourd’hui ?

Le verset du psaume s’impose à moi « et le vin qui réjouit le coeur de l’homme »

 

Cette joie imprenable qui vient de l’Esprit de Dieu 

et qui au-delà des émotions positives ou négatives 

m’assure de la présence du Christ  à mes côtés, 

de la  bonté du Père et de la douceur de l’Esprit.

 

Avec la samaritaine au bord du puits, ma prière à Jésus est :

« donne moi toujours de cette eau-là. »

Cette eau qui jaillit du cœur de Dieu

devenue vin aux noces de Cana,

à chacun de nous de la découvrir ici et maintenant !

On comprend l’audace de Marie :

Elle presse son Fils de faire advenir ce salut. 

« Mon heure n’est pas encore venue ! »

- « Mais si !  Faites tout ce qu’il vous dira. »

 

Prions pour qu’emportés par la joie de l’Esprit,

Les chrétiens de différentes confessions

vivent une communion dans le respect de leurs différences.

 


Samedi 19 janvier 2019

 

Appels hors normes

 

Mc 2, 13-17

 

La compagnie de Jésus n’est pas socialement « correcte ». 

Les nombreux disciples ne sont ni théologiens patentés ni notables ni pharisiens.

Ce sont des pécheurs !

Dès lors que nous le sommes tous, c’est la conscience de notre péché, 

nos difficultés dans notre relation à Dieu, aux autres, à nous-mêmes et à toute la Création.

qui fait de nous des pauvres de coeur.

À eux le Royaume des cieux est donné.

Le festin chez Lévi où chacun a une place à la table de Jésus 

n’en est-il pas un beau signe ?

 

En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, 

cherchons l’intercommunion entre nos confessions avec nos cœurs pauvres. 

 


Vendredi  18  janvier 2019

Prier pour autrui

Mc 2, 1-12

 

Une communauté contemplative reçoit quasi chaque jour des intentions de prière :

Ceux et celles qui se confient à nous ont confiance en nous.

Nous avons confiance en Dieu et notre prière tisse des liens

entre les habitants de notre terre et notre Père qui est aux cieux.

 

Dans l’Évangile de ce jour, nous voyons un paralytique réconcilié 

avec Dieu par le pardon de ses péchés 

et avec son propre corps puisqu’il prend son grabat et marche.

 

Qu’est-ce qui a déclenché cette re-surrection ?

La foi de  4 hommes !

Ils aimaient tant le paralysé qu’ils ont tout fait 

pour le sortir de son enfermement.

Leur compassion a tellement émerveillé Jésus qu’il a libéré l’homme entravé :

« Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : 

Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »

 

En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, 

puisse la foi de tous réconcilier  toutes les Églises 

dans une unité reçue du Christ 

qui s’émerveille … de notre foi !

 


Jeudi 17 janvier 2019

 

Victime de son succès

Mc 1, 40-45

 

Dans l’Évangile, un lépreux est exclu de la société et sa maladie est considérée 

comme une punition divine pour le péché de médisance (Nb 12, 1-10).

 

Or un lépreux s’en vient auprès de Jésus. 

En demandant la purification, il s’agit pour lui non seulement d’être guéri 

mais aussi reconnu comme pur et réinséré dans la communauté juive. 

Jésus compatit. Il aurait pu le guérir par la puissance de sa parole mais en plus, il le touche.

Ce contact est une transgression de la loi qui le rend lui aussi impur.

 

Le lépreux purifié reçoit l’injonction du secret et doit se présenter au prêtre.

Mais sa joie est telle qu’il ne peut que proclamer sa guérison.

Jésus qui l’a sauvé devient victime de ce succès thaumaturgique.

 

Sommes-nous débordés par le bien que nous faisons ? 

Quand nos gestes de compassion dépassent-ils le « socialement correct » ?

 


Mercredi 16 janvier 2019

Un Évangile de liberté

Mc 1, 29-39

 

Être un très bon médecin, chirurgien, coach ou accompagnateur spirituel

peut conduire au burn-out par excès de travail.

 

Dans l’Évangile de ce jour, Jésus résiste à la pression 

d’une ville entière qui se presse à sa porte

et de ses propres disciples qui le tirent hors de sa solitude 

pour qu’il opère des guérisons.

 

Les énergies que nous déployons dans nos diverses activités

exigent une présence à nous-mêmes.

Boire à la source de notre être pour témoigner 

d’un évangile qui donne vie

et gérer nos priorités.

N’est-ce pas allier action et contemplation ?

 

Ainsi faisait Jésus :

« Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit, dans un endroit désert, et là il priait…

Il leur dit « Allons ailleurs… »

 


Mardi 15 janvier 2019

 

Parole habitée d’Esprit divin

 

Mc 1, 21-28

 

Il y a des paroles qui nous font vivre, nous séduisent sans nous aliéner. 

Elles libèrent notre propre parole la plus ajustée 

à ce que nous sommes en profondeur.

Elles nous renvoient à notre mission sur terre et 

nous donnent plein d’énergie pour accomplir nos vies.

 

L’Évangile de ce jour  nous donne cette confiance-là  

en la Parole de Jésus non seulement à la synagogue de Capharnaüm 

mais pour nous ici et maintenant.

Combien Jésus devait parler vrai pour interpeller par sa parole autorisée 

qui rendait ses auditeurs eux aussi auteurs de leurs vies.

Après la guérison, ils débattent entre eux  

de l’enseignement nouveau qu’ils ont reçu.

Ils contribuent à la bonne renommée de Jésus.

 


Lundi 14 janvier 2019

 

Le temps de la fin

 

Mc 1, 14-20

 

Avec le monde qui va comme il va, tout ce qui ne va pas et ce qui ne va plus,

les appels à un changement de paradigme sont nombreux 

pour peu que nous ne soyons pas climato-sceptiques..

 

Notre foi chrétienne face à tout cela nous gonfle d’espérance. 

En effet, « les temps sont  accomplis ». 

Le temps de la fin est là.

Notre monde entre dans l’histoire de Dieu : 

« le règne de Dieu s’est approché ».

Avec l’accueil d’un monde créé par le Père, 

où le Verbe s’est fait chair et où l’Esprit est à l’œuvre, 

nous sommes  bien  dans les temps nouveaux.

 

La conversion qui nous attend, toute dans un éveil intérieur,

donnera une saveur d’évangile 

à notre quotidien et son mode de vie simplifié.

 

Aujourd’hui est toujours le meilleur jour si nous croyons à l’évangile.

 


 

 

 

 

 

 

  

Dimanche 13 janvier 2019 

Isaïe 40,1-11/Tite 2,11-14 ;3,4-7/Luc 3,15-22

 

BAPTÊME DU CHRIST

 

Le prophète Isaïe annonce «  Voici votre Dieu,

voici le Seigneur Dieu. Il vient avec puissance.

Comme un berger, il fait paître son troupeau. »

 

« La grâce s’est manifestée pour le salut de tous

les hommes.. Par le bain du baptême, il nous a 

fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. »

 

« Après avoir été baptisé, lui aussi, par Jean, Jésus 

priait. Le ciel s’ouvrit, l’Esprit Saint, sous une 

apparence corporelle, descendit sur Jésus, et il y 

eut une voix venant du ciel : Toi, tu es mon Fils

bien-aimé ; en toi je trouve ma joie ! »

 

Toute notre vie chrétienne s’origine donc dans 

le baptême du Christ et cette révélation de Dieu

Trinité : Père, Fils, Saint-Esprit !

 


Samedi 12 janvier 2019 

1° Jean 5,14-21/Jean 3,22-30 

 

IMMENSE CADEAU

 

Discussion entre les disciples de Jean, un juif,

le Baptiste lui-même, et toujours cette question

de l’identité de Jésus : « Celui à qui l’épouse appartient,

c’est l’époux. L’ami de l’époux, qui entend sa voix, en 

est tout joyeux ». 

Qui est cet Époux ? 

«Le Fils de Dieu est venu nous donner l’intelligence

pour que nous connaissions Celui qui est vrai. Et nous 

sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ.

C’est lui qui est le Dieu vrai, et la vie éternelle.

Petits enfants, gardez-vous des idoles ! »

 

Mystérieuse communion dans le vrai et l’amour.

 


Vendredi 11 janvier 2019 

1° Jean 5,5-13/Luc 5,12-16

 

FOI ET VIE

« Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier !

Je le veux, sois purifié ! A l’instant même la lèpre

le quitta. De plus en plus, on parlait de Jésus, écrit luc. 

De grandes foules accouraient pur l’entendre

et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se

retirait dans les endroits déserts, et il priait. »

 

Importance de la prière pour Jésus, qui ne tire

sa force et sa Parole que de Dieu. 

Mais quel mal il aura pour faire reconnaître cette Source qui l’anime ! 

Jean résume ainsi ce message : 

« Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même

ce  témoignage que Dieu rend à son Fils. Et ce témoignage,

le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie

est dans son Fils. Vous avez la vie éternelle, vous qui mettez 

votre foi dans le nom du Fils de Dieu. »

 

Paroles prodigieuses pour celui qui veut bien les accueillir.

les faire siennes !

Jeudi 10 janvier 2019

1° Jean 4,19 à 5,4/Luc 4, 14-22

 

PRÉMICES DE LA FOI

« Lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit,

revint en Galilée, sa renommée se répandit dans

toute la région. Il enseignait dans les synagogues,

et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth,

entra dans la synagogue pour faire la lecture. Il trouva

ce passage d’isaïe : L’Esprit du Seigneur est sur moi... 

Tous avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à 

leur dire : Aujourd’hui s’accomplit ce passage de 

l’Écriture ! »

Étonnement devant ces paroles de grâce qui sortaient

de la bouche de Jésus.

C’est le début de son ministère, et partout il suscite

l’étonnement, l’admiration. Mais il faudra un long

chemin, semé d’obstacles, avant que st Jean puisse

écrire : « La victoire remportée sur le monde, c’est

notre foi. Celui qui croit que Jésus est le Christ,

celui-là est né de Dieu. »

 


Mercredi 9 janvier 2019

1° Jean 4, 11-18/Marc 6,45-52

 

C’EST MOI, N’AYEZ PAS PEUR !

Marc nous relate ce qui s’est passé après la

multiplication des pains : « Quand Jésus eu congédié

la foule, il s’en alla sur la montagne pour prier.

Les disciples, dans la barque, étaient au milieu de la

mer et peinaient à ramer... Jésus vint à eux vers la fin

de la nuit en marchant sur la mer. Les disciples se 

mirent à pousser des cris. Jésus leur dit : « Confiance

c’est moi, n’ayez pas peur ! Ils étaient au comble de la

stupeur. »

Jésus prie. Jésus rassure, en appelant à la confiance.

C’est aussi le message repris par Jean : « Celui qui proclame

que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en

Dieu... Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, 

et nous y avons cru. Il n’y a pas de crainte dans l’amour. »

 

Dans nos situations d’angoisse, reconnaissons  la présence

de Jésus, faisons-lui confiance : Dieu sauve, tel est son nom.

 


Mardi 8 janvier 2019

1° Jean 4,7-10/Marc 6, 34-44

      

PARLONS D’AMOUR

St Jean nous dit que l’amour premier vient

de Dieu : « Dieu a envoyé son Fils unique

dans le monde pour que nous vivions par lui.

Et donc, aimons-nous les uns les autres, puisque

l’amour vient de Dieu. »

Cet amour est présent au cœur de tous les hommes :

« Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu.

Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu 

est amour.»

 

Comment cela se traduit-il dans la vie de Jésus ?

Devant la grande foule qui le suit, il est saisi de 

compassion. Il les enseigne longuement. Puis il 

répond à l’inquiétude de ses disciples : « Donnez-leur

vous-mêmes à manger ! »Il fait asseoir la foule sur 

l’herbe verte, par groupes, bénit le peu de provisions

à partager, et les donne à distribuer, à profusion...

Rien ne l’arrête quand il s’agit d’aimer.

 

Croyons-nous que nous pouvons faire de même ?

 


Lundi 7 janvier 2018 

1°jean 3,22 à 4,6/Mat. 4,12-25

 

COMMENCEMENTS

 

« Bien-aimés, écrit Jean, voici le commandement

de Dieu : mettre notre foi dans le nom de son Fils 

Jésus Christ, et nOus aimer les uns les autres... »

 

Or jésus commence sous nos yeux son ministère : 

« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est 

tout proche ! »

Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans les

synagogues, guérissant... De grandes foules le suivirent,

venues de partout.

 

En ce début d’année, mettons-nous en route nous aussi !

Nous ne serons pas déçus.

 


Dimanche 6 janvier 2018

Isaïe 60 ;1-6/Ephésiens 3,2-6/Mat.2,1-12

ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR

 

« Debout, Jérusalem, resplendis ! Sur toi se lève

le Seigneur. Les natins marchent vers ta lumière

Alors tu verras et seras radieuse... »

Joie universelle devant Jérusalem visitée par le Seigneur.

 

Émerveillement de Paul devant le mystère révélé : 

« Toutes les nations sont associées au même 

héritage dans le Christ Jésus, par l’annonce de 

l’évangile. »

 

« Voici que des Mages venus d’Orient arrivèrent à 

Jérusalem et demandèrent : Où est le roi des juifs 

qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile en orient,

et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »

 

Cette grande nouvelle aurait pu émerveiller, mais en

fait n’a provoqué que bouleversement, crainte de perdre

le pouvoir, aboutissant au massacre cruel des enfants

de Béthléem... Drame de la liberté humaine qui refuse

le changement, l’ouverture à l’inconnu.

 


Samedi 5 janvier 2019

1° Jean 3,11-21/Jean 1,43-51

 

RENCONTRES CONSÉQUENTES

 

Jésus interpelle : « Suis-moi !  dit-il à Philippe.

Quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu ! dit-il à

Nathanaël.. ». 

et les réponses fusent : « Celui dont il est écrit 

dans la loi de Moïse et chez les prophètes,

c’est Jésus, fils de Joseph, de Nazareth.. »

 

« C’est toi le Fils de Dieu, c’est toi le roi d’Israël ! «

 

Vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu

monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme ».

 

Conséquences de cette connaissance :

 

« Voici comment nous avons reconnu l’amour : Jésus

a donné sa vie pour nous. . Nous aussi, nous devons 

donner notre vie pour nos frères.

N’aimons pas en paroles ni par des discours, mais 

par des actes et en vérité. »

 


Vendredi 4 janvier 2019 

1° Jean 3,7-10/Jean 1,35-42

 

QUI CHERCHONS-NOUS ?

 

« Que cherchez-vous ?   Rabbi, où demeures-tu ?

Venez et vous verrez !  Et ils restèrent auprès de lui 

ce jour-là. » 

Premières rencontres, suivies de beaucoup d’autres.

Souvenirs personnels aussi pour nous sans doute.

 

Jean a longuement vécu avec Jésus, aussi peut-il

écrire : « C’est pour détruire les œuvres du diable 

que le Fils de Dieu s’est manifesté.

Voici comment se manifestent les enfants de Dieu

et les enfants du diable : Quiconque ne pratique pas 

la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui 

qui n’aime pas son frère. »

 

Nous voici avertis. A qui appartiendrons-nous ?

 


Jeudi 3 janvier 2018 

1° Jean 2,29 à 3,6/ Jean 1,29-34

 

QUI EST JÉSUS ?

 

« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde,

affirme Jean Baptiste.

J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme 

une colombe et il demeura sur lui,   

Celui-là baptise dans l’Esprit Saint. 

C’est lui le Fils de Dieu. »

 

« Voyez quel grand amour nous a donné le Père

pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, 

et nous le sommes. Quiconque demeure en lui ne 

pèche pas. Quiconque met en lui une telle espérance

se rend pur comme lui-même est pur. »

 

Conduite de vie née de la contemplation,

et toujours en élan vers celui qui nous aime

et nous sauve.

 


Mercredi 2 janvier 2018 

1° Jean 2,22-28/Jean 1,19-28

 

CONNAÎTRE ET DEMEURER

 

Nous retrouvons aujourd’hui Jean-Baptiste

et son témoignage véridique : « Je ne suis pas le Christ. 

Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas.

C’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne

de délier la courroie de sa sandale. »

 

Jean, à son tour, témoigne : « Le menteur n’est-il pas

celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Il refuse à la fois

le Père et le Fils. 

Celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père... Vous aussi 

vous demeurez dans le Fils et dans le Père. 

Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : 

la vie éternelle.

L’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous,

et vous enseigne toute chose, elle qui est vérité.

Petits enfants, demeurez en lui ! »

 

Connaître le Père, le Fils et l’Esprit, c’est se laisser 

habiter par leur présence divine et transformante.

 


Mardi 1° janvier 2019

Nombres 6, 22-27/Galates 4,4-7/Luc 2, 16-21

 

TOUT EST NEUF

 

L’année commence par une bénédiction :

« Que le Seigneur te bénisse et te garde. 

Qu’Il fasse briller sur toi son visage. Qu’il te 

prenne en grâce et t’apporte la paix. »

 

Comment cela peut-il se faire ? 

 

« Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans notre

cœur, et cet Esprit crie « Abba » c’est-à-dire Père !

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils,

tu es aussi héritier :  c’est l’œuvre de Dieu. »

 

Avec  Marie, qui, après la naissance de Jésus, 

retenait tous ces évènements et les méditait 

dans son cœur, sachons nous étonner, et louer

Dieu pour ces cadeaux qu’il nous offre : Jésus

(Dieu sauve) et notre merveilleuse adoption.

 


Lundi 31 décembre 2018 

1° Jean 2,18-21/ Jean 1,1-18

 

LE VERBE S’EST FAIT CHAIR

« C’est la dernière heure... » écrit st Jean. 

Et c’est pour nous aussi le dernier jour de l’année

2018. Que va nous dire la liturgie ?

« Il y a beaucoup d’anti-Christ, mais aussi :  c’est de 

Celui qui est saint que nous tenons l’onction, et 

nous avons tous la connaissance de la vérité. »

Quelle vérité ? 

Le prologue de l’évangile nous en découvre le mystère :

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était

auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. C’est par Lui que

tout est venu à l’existence. En Lui était la vie, et la vie 

était la lumière des hommes. Le Verbe était la vraie lumière

qui éclaire tout homme venant en ce monde. A tous ceux qui

l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.

Tous nous avons eu part à sa plénitude, grâce après grâce. »

 

Nous n’aurons jamais fini de méditer ces paroles et d’en vivre.

 


Dimanche 30 décembre 2018

Pour s'ouvrir à la famille de Dieu

Lc 2, 41-52

 

    Nos familles sont malmenées ! On y rencontre tous les cas de figure ! Et pourtant, la vie familiale fait toujours rêver ! On s'y investit beaucoup ! On en attend beaucoup ! Et on a raison !

    Mais voilà ! Notre idéalisme, alimenté par l'image que nous assènent les pubs et la culture ambiante nous met, je ne dirais pas:la barre haute, mais plutôt une barre hors sol !... D'où nos désillusions à répétitions qui n'ont pour effet que de fragiliser la famille !

    La famille de Joseph, Marie et Jésus, n'était pas une « famille idéale » telle qu'on la présente dans notre société - de quelque bord que l'on soit, d'ailleurs!-. Cette famille a connu la grande pauvreté. Elle a été déplacée dans son propre pays. Marie a failli accoucher dans la rue. C'est une famille de réfugiés... Ensuite, elle a connu une vie plus stable. Mais à l'adolescence de Jésus, il y a eu son besoin de prendre de la distance, cette difficulté dans la compréhension mutuelle. Cet apprentissage douloureux d'une relation qui évolue.

    La vie familiale n'est donc pas un cocon douillet. Elle est un lieu de maturation de la vie, et d'ouverture à l'altérité, condition indispensable de la fraternité universelle.

 


Samedi 29 décembre 2018

Rencontre intergénérationnelle

Lc 2, 22-35

 

    Aujourd'hui a lieu dans le Temple, une rencontre intergénérationnelle.

Rencontre improbable ! Franchement, ce jeune couple avec leur nouveau-né,

n'a rien pour attirer l'attention au milieu de la foule !

Et Syméon, ce vieil homme, ce n'est pas un prêtre ! C'est un homme ordinaire !   

Mais toute sa vie, il s'est laissé imprégner par l'Esprit Saint.

Toute sa vie, il a été dans une disposition d'attente, d'accueil.

Alors, il a le bonheur d'être réceptif à la Présence de Dieu

dans un simple bébé de pauvres gens ! 

 

    Oui, l'Esprit s'offre à nous ! Soyons éveillés !

Nous verrons de grandes merveilles à travers les humbles réalités de notre terre !

 


Vendredi 28 décembre 2018  Saints Innocents

« Elle ne veut pas être consolée ! »

Mt 2, 13-18

 

    Noël est encore tout proche. Et voici déjà le drame dans la vie de Jésus !

Drame provoqué par la cruauté d'un dictateur. Comment se peut-il qu'un tyran ait peur d'un tout petit enfant ?!... Comment se peut-il que le Mal, si fier de sa puissance, tremble devant une vie si fragile ?!...

 

    Et c'est le massacre des innocents ! Absurdité totale ! Rachel, la mère, pleure. 

« Elle ne veut pas être consolée car ils ne sont plus ! »

 

    L'actualité de cette horreur indicible nous bouleverse ! Ne nous blindons pas ! N'ayons pas honte de pleurer ! Nous sommes démunis, fragiles, nous sommes humains. Ne nous laissons pas atteindre par la mondialisation de l'indifférence, comme nous le crie notre Pape François !

    C'est dans nos larmes que Dieu nous rejoint et que son amour peut nous toucher.

Alors, une lumière se lèvera !...        

 


Jeudi 27 décembre 2018  St Jean

« Ce que nos mains ont touché »

Jn 20, 2-8

 

    Deux jours après Noël, nous voici plongé(e)s dans la Résurrection ! 

    Noël nous a fait entrer dans le cœur à cœur, dans le corps à corps avec l'Emmanuel,

« Dieu avec nous ». C'est bien parce que Jean, le disciple bien-aimé, a vécu dans cette intimité, qu'il a été le premier à croire à la résurrection de Jésus. Nous sommes, nous-mêmes, le disciple bien-aimé. Émerveillé(e)s par notre Dieu si proche dans la crèche, nous courons dans le matin de l'espérance !

    Et la Foi en cette vie éternelle de l'être humain dans sa totalité, corps et esprit, nous pousse irrésistiblement à prendre soin de toute vie humaine.

 


Mercredi 26 décembre 2018  St Étienne 

« C'est l'Esprit qui parlera en vous »

Mt 10, 17-22

 

    On apprécie les gens qui parlent bien, qui connaissent leur sujet, on apprécie les experts, ceux et celles qui ont une bonne culture livresque. C'est normal ! Ils apportent une sécurité. On aime les écouter. Mais voilà que Jésus nous appelle encore à renverser nos façons de voir qui s'arrêtent souvent trop aux apparences ! 

    L'Esprit est donné à tous, toutes. Pour les personnes qui ont du mal à s'exprimer, c'est une invitation à la confiance. Elles aussi ont une sagesse à partager. 

    Invitation à écouter ces personnes, à ne pas toujours parler à leur place. Les accompagner dans ce dur labeur des mots. Les aider à creuser leur pensée propre, leurs compétences mûries par leur expérience de vie. 

    En Église, apprenons ensemble à unir nos sagesses en complémentarité, avec une écoute particulière à l'égard des sans-voix parmi nous.

 


Mardi 25 décembre 2018   NOËL

Homme, de la race de Dieu

Jn 1, 1-18

 

    « Au commencement était le Verbe. Et le Verbe était auprès de Dieu »

On a vu que Jésus était issu d' une longue lignée humaine. Aujourd'hui, en ce jour de Noël, l'Évangile proclame qu'il vient de Dieu, qu'il est Dieu !

    Au commencement du monde était la Parole. Au commencement de mon existence était la Parole. Cette longue chaîne humaine s'enracine dans le cœur de Dieu.

    La parole est vitale. La parole est Lumière. Sans elle, l'être humain ne peut exister. Il ne peut s'éveiller, accéder lui-même à la parole et s'épanouir. Cette parole humaine qui m'a créée, est imprégnée par la Parole de Dieu qui en est la Source. C'est pourquoi, « elle brille dans les ténèbres » dans lesquelles je peux parfois être plongée. « Les ténèbres ne l'arrêtent pas ».

    N'est-ce pas cela la Gloire que chantent les anges devant l'Enfant né au cœur de la nuit ?!

Sa naissance manifeste que ma vie a cette gloire, ce poids, la vie de notre monde a ce poids. N'est-ce pas là le plus beau cadeau de Noël ?!...

    Courons vite, comme les bergers, partager cette parole avec ceux et celles qui en manquent !

 


Lundi 24 décembre 2018

« Pour guider nos pas sur le chemin de la paix »

Lc 1, 67-79

 

    A la veille de Noël, laissons-nous imprégner par « la tendresse du cœur de notre Dieu » ! N'ayons pas peur de réveiller l'enfant qui est en nous. Le bon vieux prêtre Zacharie nous invite à laisser, comme lui, tous nos soucis, et nos folies de grandeur et de puissance et de violence...

    C'est la trêve de Noël !

    Il n'y a pas besoin d'argent et de grands moyens pour goûter cette joie, cette paix. Le vrai cadeau qui nous est offert et que nous pouvons offrir est gratuit !

    En entrant dans cet émerveillement, nous aurons un beau Noël.

♫ Joyeux Noël  !  ♪ ☺

 


Dimanche 23 décembre 2018

Femmes en visitation

Lc 1, 39-45

 

    Dans l'élan du mouvement « nous toutes », osons encore une parole de femme :

 

Nous, les femmes de la terre,

nous qui sommes meurtries ou révoltées par une injustice, une agression, une humiliation,

nous qui, après des siècles de silence, voulons oser dire notre blessure,

ne plus la cacher comme une honte,

mais dénoncer ses causes comme une aberration,

nous qui voulons relever la tête,

nous qui aspirons à notre libération,

nous qui cherchons notre véritable identité parfois à tâtons, parfois dans des impasses,

nous qui voulons nous libérer des regards de convoitise ou de mépris,

nous qui voulons nous unir pour chercher ensemble 

et chacune pour elle-même, la grâce d'être femme,

nous qui avons soif de sentiments plus lumineux,

 

Regardons Marie et Élisabeth,

contemplons-les dans leur rencontre,

dans leur visitation.
Laissons-nous entraîner dans leur chant et leur danse de l'Esprit...

Leur joie, leur liberté au-delà de toute épreuve,

leur bonheur d'être femmes dilatent notre cœur.

La vie jaillit en elles et illuminent autour d'elles !

 

Respiration, émotion, communion...

 

Ne serait-ce pas une voie pour nous, les femmes ?...

une voix ?...

Chacune selon notre personnalité unique ?

Chacune avec sa beauté unique,

sa fécondité irremplaçable,

sa vocation à l'accueil et au don de la Vie ?

… Alors germera la paix sur notre terre !...

 


Samedi 22 décembre 2018

Tous, toutes à la manif' !

Lc 1, 46-56

 

    Marie est une grande révolutionnaire ! Elle a tout compris de la Révolution inouïe qu'apporte le Dieu de Jésus Christ ! Son chant est bien plus transgressif que tous les slogans des manifs !...

    Sa puissance réside dans le fait qu'elle est tout autant intérieure qu'extérieure. Il nous appelle à une telle révolution copernicienne qu'il ne faut pas nous étonner que l'Église, l'humanité n'en soit qu'à son B.A.BA pour entrer dans cette logique !

    La Magnificat bouleverse tellement nos tentations de domination et de replis sur soi ! Relisons-le avec cette allégresse de Marie.

    C'est la lutte finale ! Accueillons la Manifestation du Dieu de Jésus Christ !

Tous, toutes à la Manif' !...

 


Vendredi 21 décembre 2018

Offrande fraternelle

Lc 1, 39-45

 

A l'approche de Noël, voici, en cadeau, la prière d'une sœur clarisse, dans l'esprit de Marie en visite à Élisabeth. Chacun, chacune, peut adapter cette prière à la personne de son choix.

 

Marie,

veille sur ma sœur

je ne te demande rien pour elle

je te présente ma sœur

je t'offre ce qu'elle est

je t'offre ce qui l'habite,

ses projets et ses espoirs

ses rêves et ses cauchemars.

 

Reçois-la dans ta tendresse et veille sur elle.

Tu connais ses secrets

tu sais quels sont ses besoins.
Sois auprès d'elle

comme une mère,

comme une sœur aînée

toi qui es femme comme elle

toi qui es créée pour donner la vie comme elle.

 

Me voici pauvre et démunie

mon offrande, c'est ma sœur et notre communion.

elle est un Mystère

elle est un vase d'argile

un vase précieux.

 

Nous avançons ensemble

nous nous soutenons l'une l'autre

à tour de rôle et en même temps

dans la délicatesse, et parfois, la maladresse des mots et des gestes.

 

C'est le Christ qui a fait de nous des sœurs

veille sur elle, veille sur nous.

Accompagne-nous dans notre chemin avec le Christ

nous lui offrons nos vies de fraternité 

comme semence enfouie au cœur de notre monde...

 


Jeudi 20 décembre 2018

École de prière

Lc 1, 26-38

 

    Avec Joseph, mardi dernier, nous avons appris à prendre une décision. Avec Marie, voici une école de prière. 

    « L'ange entra chez elle ». Ce n'est pas moi qui vais chez Dieu. Son Église est chez moi, en moi. Et c'est lui qui parle le premier. Il s'émerveille devant moi : « Sois dans la joie, tu es belle, je suis avec toi. » Plutôt sympa comme bonjour ! De quoi en être toute chavirée, comme Marie ! Il faut dire qu'elle se montre réceptive : elle ne s'attendait pas forcément à cette visite, mais elle n'a pas dit : attends, je ne suis pas prête ! je n'ai pas fait le ménage ! Je suis occupée !... Non, elle se laisse rejoindre, telle qu'elle est.

    Et alors là, quand la porte est ouverte, Dieu s'engouffre tout entier, avec son plus beau cadeau : son Fils !

    Marie veut comprendre. Elle ne se gêne pas pour poser ses questions. Dieu aime que l'on discute avec lui, qu'on soit au « tu et à toi » avec lui ! Et du coup, voilà l'Esprit-Saint qui va prendre soin d'elle et s'occuper de tout.

    Cela provoque une ouverture, une attention au frère, à la sœur. Marie court, de façon irrésistible au service de sa cousine Élisabeth !

    Telle est la prière de Marie ! Telle est la prière de Dieu !

 


Mercredi 19 décembre 2018

Parabole anticléricale 

Lc 1, 5-25

 

    Le vieux prêtre Zacharie a de quoi être fier ! Il a fait carrière. Le voilà promu à une des plus haute fonction dans le Temple de Jérusalem. Une dignité semblable à un cardinal de la Curie au Vatican ! Et pourtant, cette réussite qui lui confère un pouvoir et une reconnaissance, est accompagnée d'un drame : sa vie est stérile !...

    Heureusement, pour Dieu, qu'importe l'âge ou la condition sociale, il y a toujours un avenir possible ! Il lui envoie un ange pour lui annoncer une heureuse nouvelle : il va être père ! 

    Zacharie résiste : « trop vieux ! La nouveauté, à mon âge ?!... » 

    Mais Dieu désire vraiment que ce prêtre soit un vivant qui transmette la vie !... 

    Zacharie se retrouve sans voix ! Ça alors , !... Un prêtre qui ne peut plus parler !!... Que va t-il devenir ? Que va devenir l'Église ?... Épreuve sans doute nécessaire pour découvrir l'identité profonde du prêtre et nous libérer du cléricalisme. Ce silence du prêtre va durer le temps de la maturation de la vie, la sienne, et celle qu'il est appelé à donner. A noter que cette transmission, il ne la fait pas seul. Il ne peut la faire qu'avec le concours de la femme. 

    Voici donc une belle parabole à méditer pour nous aider à sortir de ce fameux cléricalisme que dénonce le Pape François. 

 


Mardi 18 décembre 2018

La méthode de Joseph 

Mt 1, 18-24

    

    Saint Joseph est dans la panade !... L'élue de son cœur est enceinte ! Outre le tsunami qui le secoue intérieurement, cette situation va provoquer un scandale qui le dépasse ! 

    Il doit prendre une décision ! Et vite ! Et il est seul face à sa conscience !...

    Comment s'y prend-il ?...

1    Il ne se laisse pas manipuler par la pression médiatique, ni par ses émotions.

2    Il ne comprend rien, mais il garde sa confiance envers celle qu'il aime. Son amour est plus fort que la panique !
3    Il élabore une décision en conformité avec la Loi, tout en gardant une liberté afin de respecter toutes les personnes, y compris celle qui semble avoir fauté.
4    Il remet sa décision au lendemain, s'en remettant à cette sagesse populaire irremplaçable : « La nuit porte conseil »
5    Il lâche ses soucis et... s'endort ! 
6    Il n'est pas attaché à ses idées. Il est réceptif et se laisse surprendre par une autre issue possible. 
7    Il prend Marie chez lui et veille sur elle et sur l'enfant. 

DIEU EST AVEC NOUS !

 


 

Lundi 17 décembre 2018

« Allô ! T'es-où ?! »

Mt 1, 1-17

 

    L'Évangile de ce jour retrace la longue généalogie de Jésus. Cela dit bien l'importance d'avoir des racines et de les connaître. Les personnes nées sous X ou d'une PMA témoignent à quel point il est parfois difficile de se construire sans cet ancrage.

    Ce qui est frappant, c'est que, dans l'histoire de Jésus, les ombres ne sont ni cachées, ni justifiées. Elles sont évoquées. Point. Sans jugement de valeur. Sans culpabilité, ni encensement.

    Nous pourrions prier Jésus, par l'intercession de tous ses ancêtres, pour avoir, nous-mêmes, ce regard apaisé. Que ce soit pour notre histoire personnelle, familiale, ou pour l'histoire de notre peuple, de notre Église.

    La vie a su se faufiler à travers toutes ces méandres. Il y a de quoi nous émerveiller ! Nous pouvons nous y appuyer pour avancer avec confiance et espérance !...

 


Dimanche 16 décembre 2018

Partage, Justice, Bienveillance

Lc. 3, 10-18

 

Beau dialogue entre ceux qui viennent pour être baptisés et Jean.

Belle charte de vie qu'il leur propose!

La feuille de route du baptisée est rédigée.

Elle est encore valable pour nous aujourd'hui:

Partage, justice, bienveillance.

Trois mots qui résument ce que Jean conseille à ces disciples.

Trois mots que nous pouvons inscrire dans nos agendas spirituels.

Trois mots qui nous introduisent à la suite, à l'annonce de qui est celui qui doit venir : quelqu'un de plus grand que Jean qui aura le discernement pour reconnaître le bien du mal, non pas pour punir, mais parce que ce tri permettra de sauver tout le monde en fermant la porte du Royaume au mal.

 


Samedi 15 décembre 2018

Quel Fils de l'homme ?

Mt. 17, 10-13

 

A nouveau, Jésus nous invite à ne pas nous tromper.

Elie doit revenir, mais il est déjà revenu, alors ne l'attendons plus.

Attendons le Fils de l'homme.

Mais une fois de plus, quelle connaissance avons-nous du Fils de l'homme ?

Acceptons-nous que le Fils de l'Homme soit aussi Fils de Dieu ?

C'est facile, selon notre foi, nous allons répondre oui.

Mais est-ce que nous faisons passer notre foi, cette foi, dans notre propre vie.

Croyons-nous vraiment que la croix du Christ est le lieu de sa gloire en tant que Fils de Dieu?

Sommes-nous prêts à annoncer au monde que l'enfant de la crèche est celui qui s'incarne pour que l'homme soit Dieu et que, pour cela, il doit passer par la croix et la mort afin de ressusciter et de nous entraîner avec lui dans sa résurrection?

 


Vendredi 14 décembre 2018

Un messie joueur de flûte

Mt 11, 16-19

 

Jésus nous invite à nous laisser interpeller par les petits, les tout petits, ceux qui d'habitude n'ont pas de voix.

Et que nous-disent-ils ?

"Vous ne savez pas reconnaître le vrai du faux, le mauvais du bon, l'envoyé et le vrai Messie".

Et nous, aujourd'hui, quel Messie attendons-nous ? Le petit enfant rose joufflu qui va naître dans la crèche, bien au chaud sous le souffle de l'âne et du boeuf ?

Un Messie conquérant qui va nous délivrer de toutes nos faiblesses ?

Ou celui qui vient vivre avec nous, dans nos joies et nos peurs, nos faiblesses et nos forces, celui qui va jouer de la flûte avec nous et celui qui va mourir de peur dans les hôpitaux ?

 


Jeudi 13 décembre 2018

Grand ou Petit ?

Mt 11,11-15

 

Jésus aime manier les paradoxes.

Aujourd'hui on ne sait plus qui est grand et qui est petit.

Mais est-ce à nous de nous poser la question ?

D'ailleurs Jésus ne nous l'a pose pas. Il se contente de nous mettre sur le chemin de Dieu : pour entrer en relation avec le Père, pas d'autre moyen que de choisir la voie de l'humilité.

Mais attention, en finale, l'humilité n'est pas forcément ce que l'on croit. Le plus grand des hommes est le plus petit dans le Royaume. Et cette place dans le Royaume, ce n'est pas nous qui nous la donnons, malgré "notre très grande humilité" !

L'humilité : avoir les oreilles pour entendre la voix de Dieu.

 


 

Mercredi 12 décembre 2018

Doux fardeau et humble joug

Mt 11, 28-30

 

Ne nous y trompons pas ! Le Seigneur Jésus n'est pas en train de décharger nos épaules de tous les poids matériels que nous ambitionnons ou pas de porter.

Dans cet évangile, alors que nous allons célébrer dans quelques jours l'anniversaire de sa naissance, Jésus nous prépare déjà à la croix et au mystère pascal.

En effet, le fardeau qu'il nous propose est un fardeau d'amour et donc léger et doux à porter. Par contre, en échange si j'ose dire, lui va prendre sur ses épaules tout notre poids de haine, de frustrations, de misères morales ou spirituelles et c'est sur la croix qu'il va tout pardonner pour nous présenter et nous remettre à son Père, comme lui même l'a été le jour de la présentation au temple.

 


Mardi 11 décembre 2018

1 ou 99 ?

Mt. 18, 12-14

 

En ce temps d'attente de l'incarnation du Fils de Dieu, cet évangile nous exprime de façon très explicite le pourquoi de cette incarnation.

C'est tout simple : Dieu ne veut pas "qu'un seul de ces petits soit perdu".

Il faudrait tout de même ajouter que la recherche de cette brebis perdue ne se fait pas au détriment des 99 autres. Il les laisse sous la vigilance du chien de berger. Et aussi parce qu'il sait, par expérience, que si elles sont encore toutes ensemble, c'est qu'elles n'ont pas envie de se disperser, non pas dans un esprit grégaire mais dans un esprit de communion.

Alors, le berger peut partir en toute tranquillité à la recherche de la brebis égarée. Et il ne sera heureux que lorsqu'il l'aura retrouvée. Ainsi fait-il de même avec chacun de nous : il ne renoncera pas à nous chercher tant qu'il ne nous aura pas trouvé. Alors, ne nous perdons pas exprès mais, si cela nous arrive, ne désespérons pas, nous savons que le Seigneur viendra nous chercher là où nous sommes, là où nous en sommes.

 


Lundi 10 décembre 2018

Visages de foi

Lc 5, 17-26

 

L'épisode du paralysé descendu par le toit par ses amis qui n'hésitent pas à le démonter pour le placer en face de Jésus nous est bien connu.

Il faut une sacrée dose de foi pour ces porteurs d'oser démonter un toit, avoir fait des kilomètres auparavant portant un malade, tout ceci pour demander à Jésus de le guérir.

Il faut une sacrée dose de foi pour le paralysé de se laisser balloter par ses amis qui, sans doute, ne marchent pas au même pas. Il le fait l'espérance au ventre d'être guéri.

Il faut une sacrée dose de foi à Jésus pour se révéler tel qu'il est, non pas d'abord guérisseur, mais Fils de Dieu, présent sur terre pour pardonner nos péchés.

Et à nous aussi il faut une sacrée dose de foi pour croire en celui que nous n'avons jamais vu.

Mais n'oublions pas que cette foi nous a été transmise par la foi des apôtres et des disciples au fil des années et des siècles pour nous permettre de croire aujourd'hui sans voir.

 


Dimanche 9 décembre 2018

La voix du désert

Lc. 3 1-6

 

Deuxième dimanche d'Avent, un nouveau jour d'espérance pour le peuple hébreux. Mais aussi, et surtout, pour nous aujourd'hui car la parole du Seigneur est toujours d'actualité et nous dit quelque chose de la part de Dieu aujourd'hui.  Il ne s'agit pas d'antiquité ou d'archéologie.

C'est un appel de la part de tous les Jean-Baptiste d'aujourd'hui  à nous préparer au passage du Seigneur. Ravins comblés, collines rabaissées, chemins redressés, etc. Tout ceci est bien symbolique mais que pouvons-nous faire aujourd'hui ?

Le Seigneur Jésus ne viendra pas faire les choses à notre place. Il a trop de respect et d'amour pour nous. C'est à nous de retrousser nos manches pour que la solidarité augmente tout en faisant disparaître les disparités, pour que chacun trouve sa place, sa propre place dans la société. La justice fera le lit de la paix et sur cette nouvelle route nous pourrons acclamer ensemble celui qui vient pour nous sauver, c'est-à-dire, nous diviniser un peu plus tous les jours.

 


 

 

Samedi 8 décembre 2018

L'immaculée Conception

Lc. 1, 26-38

 

Aujourd'hui, jour de joie dans l'Eglise catholique. Nous fêtons la naissance immaculée de Marie.

Fête qui nous fait entrer de plein pied dans le mystère de l'Incarnation. L'Eglise a retenu pour évangile, celui de l'Annonciation. Et nous voyons Marie, la toute jeune Marie, dire oui à l'ange Gabriel, un oui qu'elle ne reprendra jamais malgré toutes les souffrances qui lui seront apportées comme chemin avec son Fils, le Fils de Dieu fait homme.

Aujourd'hui aussi l'Eglise est en fête pour la béatification des 19 martyrs de l'Eglise d'Algérie. Ce sont dix neuf qui sont honorés, mais beaucoup d'autres ont participé à la lutte contre la violence et le radicalisme. Beaucoup d'autres, pas d'abord des chrétiens, mais des musulmans, des imams qui ont prôné la non violence. Ne les oublions pas dans nos réjouissances et dans notre prière.

Confions-les tous à Marie, mère de Dieu, mère de l'Eglise, mère du Christ et notre mère.

 


Vendredi 7 décembre 2018

Deux hommes de foi

Mt 9, 27-31

 

Deux aveugles suivent Jésus jusque dans sa maison pour lui demander la guérison. Une seule question de la part de Jésus : "Croyez-vous que je peux faire cela?" Réponse : "Oui nous le croyons".

Dialogue de foi s'il en est par excellence. Sans doute cette foi est motivée par leur désir de voir clair. Ce n'est pas une foi au rabais, c'est simplement une foi qui a reconnu en Jésus l'homme qui aime et dont l'amour guérit.

Pour la cécité de nos coeurs, de nos intelligences, de nos esprits, avons-nous la simplicité de demander à Jésus, à l'enfant Emmanuel qui vient, de nous donner ou re-donner la vue de l'amour ?

 


Jeudi 6 décembre 2018

Porte d'entrée au ciel

Mt. 7, 21-27

 

Roc ou sable ?

Architectes et entrepreneurs choisiront le roc car plus solide, plus sûr. Evidemment c'est plus difficile et plus cher.

D'autres, moins bien intentionnés, choisiront le sable car plus souple, plus facile, plus beau, plus doux, moins cher.

Et la difficulté c'est que souvent nous nous plaçons du côté du sable, dans le registre du moindre effort.

Quelqu'un nous a précédés pour le passage de cette porte d'entrée, basse et étroite. Il est passé par le roc, unique porte du ciel. Nous avons quatre semaines d'Avent pour réfléchir au choix que nous posons pour construire nos amours, notre vie, notre famille, etc.

 


Mercredi 5 décembre 2018

Nourritures... Nourriture

Mat. 15, 29-37

 

La multiplication des pains pour nourrir une foule immense est bien connue. Mais pourquoi s'arrêter à ce miracle ?

Il me semble qu'il y a bien plus dans ce texte.

Il y a d'abord les guérisons nombreuses et variées des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, etc. Ce sont déjà des miracles de première importance.

Mais il y a encore plus.

D'abord le fait que beaucoup suive Jésus, alors qu'ils n'ont pas encore été nourris. Ils ont reconnu quelqu'un et ils y ont cru.

Puis, ils rendent gloire au Dieu d'Israël, alors qu'ils ont encore le ventre vide. Le miracle est là : cette reconnaissance du Dieu d'Israël qui se révèle à eux par un homme, Jésus. Un homme qui dit Dieu autrement que par des paroles, mais par des gestes de compassion, d'amour, de communion ; par ses guérisons, par sa compassion, il nourrit les foules d'une manière nouvelle et les gens ne s'y trompent pas. La vérité de l'amour n'a pas de pareil pour faire se rencontrer, se parler, s'aimer les gens.

 


Mardi 4 décembre 2018

La bonté du Père

Luc 10, 21-24

 

Ce temps d'Avent est un temps d'attente, mais d'attente joyeuse. Jésus nous montre le chemin en exultant de joie. Pourquoi ?

Tout simplement parce que le Père se révèle, par bonté et en bonté, aux tout-petits. Rien ne peut arrêter le Père dans son amour gratuit.

On peut peut-être aussi lire que Jésus fait partie de ces tout-petits puisqu'il précise que tout lui a été confié et que le Père s'est révélé à lui parce qu'il est le Fils.

Et Jésus finit en beauté en appelant heureux ceux qui voient.

Voir Dieu, dans l'Ancienne Alliance conduisait à la mort (cf. Moïse). Aujourd'hui, voir le Fils, c'est voir le Père, c'est voir Dieu et cela est possible sans mourir car Dieu a renouvelé son Alliance en envoyant son Fils nous le révéler. Avec Jésus, nous pouvons rendre grâce pour tant de bonté.

 


Lundi 3 décembre 2018

Foi d'Orient et d'Occident

Matthieu 8, 5-11

 

Dans cette petite péricope, Jésus non seulement admire la foi de ce centurion, mais aussi par la même phrase rend grâce à son Père de tant de foi.

Il va même plus loin et ose avancer que cette foi de païen dépasse celle des juifs. Et il va encore plus loin, il met en scène déjà l'Orient et l'Occident, comme s'il nous mettait devant les yeux ce qu'il est venu et vient faire.

Une telle foi, nous la rencontrons aussi en Marie qui remet toute sa vie entre les mains de l'Ange.

Pour l'heure, profitons de ce temps de l'Avent pour remettre toute notre vie entre les mains du Seigneur et attendons dans la joie ce messie.

 


Dimanche 2 décembre 2018

 

Debout, tête haute et cœur léger

 

Lc 21, 25-28. 34-36

 

À l’heure où chacun cherche la vie sereine 

en pleine conscience,

l’entrée en Avent nous invite à l’éveil,

à redresser la tête,

à désencombrer nos cœurs alourdis de soucis, de peurs 

pour aller à la rencontre du Fils de l’homme.

Le Christ de notre foi ne cesse de venir parmi nous 

pour nous conduire au Père.

Chaque instant si nous prions sans cesse,

nous donne une grâce,

celle de vivre avec tous les habitants de la terre

dans une maison commune

dont il faut prendre soin.

Mais cette maison est aussi 

une Création en douleurs d’enfantements.

 

La vue de réfugiés en marche quoiqu’il advienne

vers une vie meilleure et ailleurs

ravive notre confiance en la dignité humaine et notre compassion.

Puisse notre espérance chrétienne en un monde meilleur 

devenir citoyenne, solidaire et éco-responsable.

Alors nous vivrons debout, tête haute et cœur léger

dans l'attente de la rencontre du Seigneur. 

 

 

 

 
 
Dernière modification : 17/02/2019