MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

 

St Luc - copie

Saint Luc du bréviaire de sainte Colette

(14 ème siècle)

"Claire avait plaisir à entendre la Parole de Dieu,

sachant que sous les mots se cache une amande à savourer.

Elle avait l'art de tirer du sermon de n'importe quel prédicateur

ce qui pouvait profiter à son âme,

sachant cueillir une fleur sur un buisson d'épines

comme atteindre aux fruits d'un arbre bien cultivé."

 

d'après la Vie de sainte Claire d'Assise par frère Thomas de Celano n°37


 

Dimanche 2 octobre 2022

Foi végétale

Lc 17, 5-10

 

Pendant ce mois de prière pour la sauvegarde de la Création,

prenons le temps de contempler la résistance des végétaux ,

la résilience du couvert végétal brûlé

et cultivons la confiance, la foi .

La Création de Dieu est dans les mains du Créateur.

A nous de la respecter et en quelque sorte de lui faire confiance.

Après la sécheresse estivale et les prairies brûlées,

tout reverdit.

Nos sœurs les herbes nous livrent leur message :

A quelle source d’eau vive abreuver nos vies intérieures

pour qu’elles reverdissent ?

 

Seigneur, augmente en nous la foi demandent les disciples :

Une petite dose de foi peut faire en nous des merveilles

nous rassure le Christ !

 


Samedi 1er octobre 2022

 

Eloge de la bienveillance

 

Lc 10, 17-24

 

La bienveillance est une qualité promue aujourd’hui

pour toutes nos relations sociales.

Selon l’évangile de ce jour, elle procure au Christ beaucoup de joie :

La bienveillance du Père s’offre à tous et toutes

Mais pour commencer aux tout-petits !

Les 72 disciples n’étaient sans doute pas des diplômés en théologie

mais ils vivaient dans l’enthousiasme,

avec au cœur un amour brûlant pour le Seigneur !

 

N’est-ce pas cet amour qui fait de « la petite sainte Thérèse », 

fêtée en ce jour , un docteur de l’Eglise grâce à sa découverte

de « la petite voie pour aller à Dieu ».

 

"Je veux chercher le moyen d’aller au Ciel

par une petite voie bien droite, bien courte,

une petite voie toute nouvelle…

Moi, je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus,

car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection…

l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! »

 


Vendredi 30 septembre 2022

 

Rejets à la chaîne

 

Lc 10, 13-16

 

Le dernier verset de l’évangile de ce jour évoque des rejets de personnes en cascade.

Comme d’aucuns font des chaînes de prière,

il y aurait des rejets à la chaîne.

Nous ne pouvons nous empêcher de penser

à ces migrants, ces sans papiers qui ne cessent d’être refoulés aux frontières européennes,

qui enfin accueillis se retrouvent dans des sortes de ghettos.

 

Notre foi nous dit qu’en chacun de ces exclus,

le Christ notre sauveur est vivant !

« Tout ce que vous aurez fait à l’un de ces petits

qui sont mes frères… »

Quelle considération, quelle prière, quelle possibilité d’action

monte en nos cœurs pour tous ces réfugiés ?

 


Jeudi 29 septembre 2022

Sous le figuier

Jn 1, 47-51

 

Dans la tradition juive, le figuier est l’arbre de la loi.

La Torah de Dieu, la Parole , tout bon juif pieux la pratique

et l’interprète à l’infini au cours de sa vie sur terre !

Un tel homme comme un bon arbre porte des fruits

en Dieu, pour Dieu et pour toute l’humanité.

Nathanaël fut ce vrai croyant apte à s’ouvrir

à l’action de Dieu dans le monde

et à reconnaître le Messie attendu.

 

Puissions-nous sous l’arbre de l’Evangile

Porter les fruits des béatitudes !

En ce temps de prière pour la sauvegarde de la création,

nous prendrons soin des arbres qui nous entourent,

créatures de Dieu qui maintiennent notre maison commune respirable

et symboles des humains qui marchent selon Dieu !

 


Mercredi 28 septembre 2022

En marche

Lc 9, 57-62

 

Sans domicile fixe, le Christ, en prédicateur itinérant,

avance au large.

Il va à la rencontre de tous les vivants

pour les rendre aptes au Royaume de Dieu,

un  règne de paix et d’amour,

d’enthousiasme et de joie,

de bonne nouvelle annoncée.

L’aventure évangélique n’a que faire des « timorés » :

Quitter, voyager légers, pendant un pèlerinage terrestre

dont le but ultime est le monde de Dieu.

« Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière,

n’est pas fait pour le Royaume de Dieu. »

 


Mardi 27 septembre 2022

Réprimander

Lc 9, 51-56

 

Pour couper à la racine des attitudes violentes,

nombre de parents et d’éducateurs

réprimandent les jeunes qui leur sont confiés .

Parce qu’ils veulent répondre par la violence à un refus d’accueil,

Jésus réprimande ses disciples et passe ailleurs.

 

Quand la surenchère aux armements et la violence de la guerre

déchirent l’Ukraine et déciment une population innocente,

comme nous aimerions une réprimande des assaillants efficace et pacificatrice !

 

Prions le Seigneur qui a donné sa vie pour nous

par  sa mort sur une croix , en « faisant non violence »,

pour le salut du monde :

Donne Seigneur la paix, ta paix

à tous les hommes et toutes les femmes,

à tous les peuples de l’univers.

 


Lundi 26 septembre 2022

Evangile subversif

Lc 9, 46-50

 

Dans les mains , nous avons en ce jour un évangile subversif.

Le geste prophétique de Jésus est d’une simplicité extrême :

« Jésus prit un enfant, le plaça à côté de lui. »

Le commentaire du geste nous livre le fondement de l’évangile :

Accueillir le plus petit comme s’il était le plus grand,

c’est accueillir le Christ en personne.

 

Cette grâce individuelle de l’attention envers l’exclu

se mue en une bienveillance universelle au niveau collectif :

« Qui n’est pas contre vous est pour vous. »

Subversion pour toutes les attitudes qui jouent sur les oppositions stériles ?

Il y a des politiciens qui sont contre leurs adversaires

mais  nous attendons d ‘eux un programme.

Il y a des discours qui déconstruisent

mais n’évoquent jamais les reconstructions alternatives.

 

 


Dimanche 25 septembre 2022

Chiens, anges, humains

Lc 16, 19-31

 

L’étrange histoire racontée par Jésus dans la Parole de ce jour

relève de notre rapport à l’au-delà de la mort,

à la vie dans le monde de Dieu,

qui est à notre portée de façon voilée ici-bas !

Mais cette vie éternelle nous est bel et bien promise.

 

Il est question dans ce récit d’humains, de chiens et d’anges.

Lazare est dans la misère et dans une maisonnée de 6 frères,

aucun n’a d’attention pour lui :

indifférence, inconscience, manque de compassion.

Seuls des animaux de compagnies, des chiens lèchent ses plaies.
Lazare à sa mort est emporté par des anges,

êtres spirituels,  intermédiaires entre ciel et terre.

Le riche n’aura pas cette chance et après sa mort se retrouve en enfer.

Si son sort nous fait peur, pour l’éviter nous dit la pointe du récit :

Ecoutons Moïse et les prophètes !

 

Qui en ce jour nous rendra attentifs au monde de Dieu

en commençant par nous sensibiliser

au sort de tous les « Lazares » de nos rues ?

 


Samedi 24 septembre 2022

L’écoute et le déni

Lc 9, 43b-45

 

Après 3 ans de vie communautaire,

les apôtres ne peuvent pas entendre

l’évocation de la mort violente de leur maître et ami.

Or, c’est le cœur de sa mission de donner sa vie pour le salut du monde.

Celui qui fait cela est celui « par qui tout a été fait

et rien de ce qui fut ne fut sans lui. » Jn 1, 3

 

En ce temps de prière pour la sauvegarde de la création,

face au beau mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu,

pourrons-nous entendre les cris de la terre et des pauvres ?

Qu’avons-nous fait de cette création livrée entre nos mains ?

 

Ne craignons pas, nous pouvons agir et aimer cette terre et tous ses habitants !

 


Vendredi 23 septembre 2022

La bonne formulation

Lc 9, 18-22

 

Dans notre monde qui tend vers l’égale dignité de tous et toutes,

il devient de plus en plus compliqué

de naviguer entre les divers communautarismes.

Eviter les erreurs de langage,

qui pourraient évoquer une quelconque discrimination,

demande une grande délicatesse.

 

Dans l’évangile de ce jour, les foules sont dans l’erreur

quant à la véritable identité de Jésus.

Mais Pierre a trouvé la bonne formulation !

Jésus est le Christ, le Messie attendu !

Mais pourquoi donc les disciples ne peuvent-ils pas le dire ?

La véritable identité de chacun de nous se révèle et se découvre

par nos proches après un long compagnonnage.

De plus, c’est à la fin d’une vie que nous pouvons

connaître vraiment ce qu’une personne a été.

 

Après 200 ans de christianisme

qui a vraiment reconnu Dieu dans le Christ en croix ?

Faut-il l’Eternité pour le comprendre ?

 


Jeudi 22 septembre 2022

 

Tout ce qui se passe

 

Lc 9, 7-9

 

Avec tout ce qu’il se passe de complexe et de violent dans le monde,

Il y a de quoi se décourager de l’avenir.

 

La violence d’une décapitation, telle celle de Jean le Baptiste,

peut pourtant être suivie d’une émergence d’un nouveau leader,

d’un nouveau prophète encore plus pertinent face à ce qu’il se passe aujourd’hui..

Un défenseur de l’Amazonie et des peuples qui l’habitent est assassiné

et voilà que déjà d’autres prennent le relais.

 

L’injustice n’aurait-elle pas de prise réelle

sur la bonté du règne de Dieu qui vient ?

Cette espérance échappe à Hérode au pouvoir si violent et lâche à la fois.

Cultivons  l’espérance par notre vigilance à accueillir

les justes appels à la conversion que nous adressent Dieu

par les personnes qui nous interpellent par leurs paroles et leurs actes.

 


Mercredi 21 septembre 2022

 

Changement radical 

 

Mt 9, 9-13

 

Des étudiants promis à une prestigieuse carrière font leur « disruption »

lors de la remise de leur diplôme :

Convaincus que la société telle qu’elle fonctionne va dans le mur,

ils annoncent changer radicalement de vie.

Leur nouveau choix professionnel est en phase avec leurs valeurs

et la perspective d’une terre « maison commune » habitable pour les générations futures.

 

Passer de la collecte des impôts pour l’occupant 

à une vie de prédicateur itinérant à la suite de Jésus,

voilà une fulgurante conversion pour saint Matthieu fêté aujourd’hui !

 

Pour changer de vie de façon aussi instantanée,

sur une parole prononcée par Jésus,

quel désir profond, quelles ressources insoupçonnées , quelles énergies spirituelles

ont été atteintes et révélées en Matthieu ?

 

Ah ! si nous pouvions en ce jour rencontrer la parole d’évangile

qui réveille ne nous l’énergie spirituelle pour vivre en cohérence avec notre baptême !

 

Puissions-nous chacun là où nous sommes,

répondre à l’appel du Christ qui fera de nous des disciples

tout aussi enthousiastes que cohérents !

 


Mardi 20 septembre 2022

La pratique de la fraternité

Lc 8, 19-21

 

Aller trouver quelqu’un :

Parce que nous l’aimons et voulons le revoir, passer un moment avec lui ?

Est-il notre frère proche par les liens du sang

au point que nous avons le goût de prendre soin l’un de l’autre ?

La personne a un comportement déplacé et nous désirons pour elle qu’elle vive mieux ?

 

Peut-être que toutes ces motivations habitaient les proches de Jésus

au début de ses succès de prédicateur itinérant.

La réponse de Jésus face à toutes ces attentes est limpide :

La mise en pratique de la parole de Dieu suffira !

 

Joie d’être frère ou soeur du Christ,

à l’écoute de Dieu son Père et notre Père !

 


Lundi 19 septembre 2022

 

Rayonnement évangélique

 

Lc 8, 16-18

 

Lumière et transparence.

Par les temps qui courent, une sobriété énergétique choisie

nous fait souvent éteindre les dites lumières.

Quant à l’exigence de transparence, elle oscille entre intrusion

et juste vérification de la droiture,

légalité de nos comportements individuels et collectifs.

 

La Parole de ce jour nous inviterait à cultiver,

 en nos vies de disciples du Christ, 

une sorte de rayonnement évangélique.

Comment diffuser notre foi sans honte et sans prosélytisme ?

La petite lumière de la foi vivante en chacun de nous,

est une lampe qui éclaire ceux que nous accueillons

dans notre maison Eglise, dans notre maison commune  création de Dieu.

Une petite lumière nous n’avons pas à la cacher

Mais à oser la transmettre grâce à une vie d’écoute.

Ecouter les paroles, méditées dans la bible,

prononcées par nos proches.

 


 

 

 

25 Dimanche C – 18 septembre 2022

Justice et vérité

Amos 8, 4-7/1 Tim. 2,1-8/Luc 16, 1-13

 

 

Les textes de ce jour sont un appel vigoureux

à la justice. Le prophète Amos fustige ceux qui

conçoivent des trafics financiers qui lèsent les

pauvres dans leurs besoins essentiels.

Jésus se montre sévère aussi : « On ne peut servir

deux maïtres. Vous ne pouvez servir à la fois Dieu

et l’argent. »

Aux hommes, cela semble impossible, mais tout est

possible à Dieu, dit-il ailleurs. Aussi saint Paul peut-il

écrire à son disciple : 

« J’encourage,  avant tout, à faire des demandes, des

prières, des intercessions, pour tous les hommes, pour

les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité,

afin que nous puissions mener notre vie en toute piété

et dignité... Car Dieu veut que tous les hommes soient

sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la

vérité. »

 

Nous pouvons tous expérimenter qu’une vie intérieure

bien ajustée peut nous inciter à des actes de justice et de

solidarité, indispensables à tous les niveaux de responsabilités.

Le contraire, hélas, se vérifie bien aussi.

 


 

Samedi 17 septembre 2022

Stigmates de saint François

Ga. 6, 14-18/Luc 9, 23-26

 

 

En 1224, François s’est retiré sur le mont Alverne

et prie intensément. Les paroles de Jésus ont résonné

en lui : « Qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel

avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier

si c’est en le payant de sa propre existence ? »

Et François, en réponse à sa demande instante,

reçoit l’image du Crucifié

« reproduite en sa propre chair par le doigt du Dieu vivant. »

 

Avec saint Paul, il peut s’écrier : « Je porte dans mon corps

la marque des souffrances de Jésus Christ »

Les marques de sa Passion, de son amour sans mesure...

C’est l’aboutissement de toute une vie.

 


Vendredi 16 septembre 2022

Ressuscités, oui ou non ?

1 Co. 15,12-20/Luc 8,1-3

 

 

« Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait

et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les
Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui

avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais.

Elles le servaient en prenant sur leurs ressources. »

 

Comme elles devaient lui être reconnaissantes !

Et pourtant, Paul peut affirmer : « Si nous avons mis

notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement,

nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes ! »

 

Qu’a-t-il donc de plus à nous dire ?

« Le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier

ressuscité parmi ceux qui se sont endormis ! »

« Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur,

et ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus ! »

 

Alors, réfléchissons avant de proclamer : Je ne crois pas

en la résurrection... comme on l’entend trop souvent dire

aujourd’hui !  C’est le fondement de notre foi

et de notre espérance.

 


Jeudi 15 septembre 2022

Fête de Notre Dame des Douleurs

Heb. 5,7-9/Luc 2,33-35

 

 

Si la lettre aux Hébreux évoque la souffrance du Christ

et son sens :  « Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses

souffrances l’obéissance, et conduit à sa perfection,

il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause

du salut éternel... »

 

Marie a été étroitement associée à l’œuvre de son fils :

« Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement

de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction, et

toi, ton âme sera traversée d’un glaive. »

Elle se tiendra debout, près de la croix, et Jésus, avant de

mourir lui dira de Jean « Femme, voici ton fils ! » Puis il dit

au disciple : »Voici ta mère ! »

Et à partir de cette heure, le disciple la prit chez lui...

 

Nous pouvons la prendre chez nous : Elle est notre mère.

 


 

Mercredi 14 septembre 2022

Fête de la Croix glorieuse

Philippiens 2,6-11/Jean 3, 13-17

 

 

Le mystère pascal se révèle ici dans toute son ampleur :

Saint Paul évoque, dans sa lettre aux chrétiens de Philippe,

la « kénose du Christ, sa descente : « semblable aux hommes,

il s’est abaissé jusqu’à la mort de la croix »... et sa glorification :

« c’est pourquoi Dieu l’a exalté... »

 

Mais pourquoi un tel drame ?

Jean nous donne la réponse :

 

« Dieu a tellement t aimé le monde qu’il a donné son Fils unique,

afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne

la vie éternelle.... pour que, par lui, le monde soit sauvé. »

 

Le Vendredi Saint trouve ici son sens plénier : le sacrifice

total du Fils unique au bénéfice de tous les hommes, pour

qu’ils puissent devenir à leur tout fils et filles de Dieu...

« dans la gloire de Dieu le Père. »

 


Mardi 13 septembre 2022

Un seul corps

1 Co.12, 12-31/Luc 7 11-17

 

 

L’évangéliste Luc nous relate l’épisode de la rencontre

de Jésus avec un cortège funéraire : le fils unique d’une

mère déjà veuve.  Jésus est saisi de compassion : « Ne

pleures pas, lui dit-il » Il s’approche, touche le cercueil

et dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi ! » Alors

le mort se redresse et se met à parler, et Jésus le rend

à sa mère. « Tous rendaient gloire à Dieu et disaient :

« Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a

visité son peuple ! »

 

Fait extraordinaire, mais qu’en est-il pour nous ?

 

St Paul nous dit : « Nous tous,  nous avons été baptisés

pour former un seul corps. » Nous sommes le corps du Christ

et membres les uns des autres. La compassion peut nous

lier, mais nous ne recevons pas les mêmes dons : ils sont

différents et complémentaires.

Sachons les gérer, sans envie ni jalousie, mais pour la vie !

 


 

Lundi 12 septembre 2022

Foi et non... foi

1 Co.11,17-33/Luc 7,1-10

 

 

Jésus admire la foi d’un païen qui l’implore pour son

esclave malade : « Je ne suis pas digne que tu entres

sous mon toit, mais dis une parole, et que mon serviteur

soit guéri ! » Et les envoyés retrouvèrent l’esclave en

bonne santé.

 

Paul fait des reproches aux chrétiens : « Lorsque vous

vous réunissez tous ensemble, ce n’est plus le repas du

Seigneur que vous prenez... Je ne vous félicite pas !

Car chaque fois que vous mangez ce pain et que vous

buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur

jusqu’à ce qu’il vienne ! »

Pas de privilège acquis et mal vécu !

 


24e Dimanche C -  11 septembre 2022 –

Miséricorde

Exode  32,7-14/1 Tim. 1,12-17/Luc 15,1,32

 

 

Idolâtrie ? C’est la tentation du peuple d’Israël au désert :

« Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés

devant lui... »

C’est la tentation du jeune fils évoqué par jésus : « Père,

donne-moi la part de fortune qui me revient !

Il partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune

en menant une vie de désordre. »

C’est la tentation du fils aîné : « Il y a tant d’années que

je suis à ton service sans avoir transgressé tes ordres... »

Il se mit en colère contre son père et refusait d’entrer pour

participer à la fête pour le fils perdu et retrouvé.

 

Tous se sont enfermés en eux-mêmes, pour aboutir à quoi ?

 

Mais la compassion de Dieu et sa miséricorde sont infinies ;

Moïse en fait déjà l’expérience. St  Paul aussi :

« Il m’a été fait miséricorde, car j’avais agi par ignorance,

n’ayant pas encore la foi ; la grâce de notre Seigneur a été

encore plus abondante, avec la foi, et avec l’amour qui est

dans le Christ Jésus. »

Car vraiment le Christ est bien le témoin de la miséricorde

de Dieu Père, et l’incarne totalement. C’est pourquoi Paul

peut ajouter : « Le Christ Jésus est venu dans le monde

pour sauver les pécheurs, et moi, je suis le premier, afin

qu’en moi le Christ Jésus montre toute sa patience... »

 


Samedi 10 septembre 2022

Choix de vie

1 Co.10,14-22/Luc 6 43-49

 

 

Jésus dit à ses disciples : « Chaque arbre se reconnaît

à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines,

on ne vendange pas du raisin sur des ronces. L’homme bon

tire le bien du trésor de son cœur qui est bon, et l’homme

mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais. Car ce que

dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.

 

Et pourquoi m’appelez-vous :Seigneur ! Seigneur ! et ne

faites-vous pas ce que je dis ? »

 

La question nous est posée :

Savons-nous construire notre maison ?  en posant les

fondations profondes sur le roc ? ou en construisant à même

le sol ?  En écoutant ces paroles du Christ et les mettant en

pratique, ou non ?

Nous en éprouverons les conséquences...

 


Vendredi 9 septembre 2022

Disciple-missionnaire

1 Co. 9,16-27/Luc 6,39-42

 

 

Jésus énonce une parole fondamentale :

« Le disciple n’est pas au-dessus du maître ;

 mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. »

 

 St Paul met cette parole en œuvre avec réalisme :

« Annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de

fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi, c’est une mission

qui m’est confiée... Libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave

de tous, afin d’en gagner le plus grand nombre possible. Avec les

faibles, j’ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout

à tous, pour en sauver à tout prix quelques uns.

Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, pour y avoir part moi aussi.

Tous les athlètes à  l’entraînement s’imposent une discipline sévère.,

pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour

une couronne qui ne se fane pas. Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer

le but... Je traite durement mon corps pour éviter qu’après avoir

proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié. »

 

Transmettre l’évangile ? Oui, mais en vivre soi-même !

 


Jeudi 8 septembre 2022

Nativité de la Vierge Marie

Mi. 5,1-4/Rom. 8,28-30/Mat.1, 1-16.18-23

 

 

A travers les textes liturgiques de ce jour, la Vierge

Marie, dont on parle peu pour elle-même, semble bien

être une charnière indispensable pour la réalisation d’un

grand dessein de Dieu : Le prophète Michée annonce la

lointaine venue du Messie à Béthléem, « grâce à celle qui

doit enfanter »... Paul assure que « quand les hommes aiment

Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils

sont appelés selon le dessein de son amour »...

Dans la grande généalogie de Jésus au sein du peuple élu,

s’insère Joseph, « l’époux de Marie, de laquelle fut engendré

Jésus, que l’on appelle Christ »... Enfin, la suite du récit raconte

comment fut engendré Jésus Christ : « Joseph, fils de David,

ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque

l’enfant  qui est engendré en allé vient de l’Esprit Saint... »

Nous fêtons aujourd’hui Marie, servante du Seigneur et mère

de l’Enfant-Dieu, Emmanuel : Dieu-avec-nous.

Une petite juive, toute transparente à l’amour de Dieu pour l’humanité,

dans le don de son Fils.

 


Mercredi 7 septembre 2022

Heureux... malheureux...

1 Co. 7,25-31/Luc 6,20-26

 

 

Réflexion de Paul, toujours valable :

« Il passe, ce monde tel que nous le voyons ! »

 

Le discours de Jésus sur la montagne n’en prend que plus

de relief : « Heureux vous, les pauvres, car le Royaume de Dieu

est à vous... Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous

serez rassasiés... mais :

« Quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre

consolation !

Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car

vous aurez faim... »

Jésus manie le paradoxe en contemplant le réel, le présent

des hommes et leur avenir, leur vie fermée sur eux ou leur

béance ouverte à Dieu.

 

Lui ferons-nous confiance pour faire nos choix, accepter

des situations qui s’offrent ou s’imposent à nous ? Pas

d’évasion, mais une densité de vie intérieure qui permet de

tout traverser.

 


 

Mardi 6 septembre 2022

Jésus toujours vivant et agissant

1 Co. 6,1-11/Luc 6,12-19

 

 

« Jésus s’en alla dans la montagne. Il passa toute la nuit

à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples et en

choisit douze... Puis il descendit de la montagne avec eux

et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là une grande

multitude de gens venus l’entendre et se faire guérir de

leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits

impurs retrouvaient la santé... Une force sortait de lui et les

guérissaient tous. »

 

Paul s’adresse à son tour aux chrétiens de Corinthe : « Ne

savez-vous pas que ceux qui commettent l’injustice ne

recevront pas le Royaume de Dieu en héritage ? Voilà ce

qu’étaient certains d’entre vous... Mais vous avez été lavés,

sanctifiés, vous êtes devenus des justes, au nom du Seigneur

Jésus Christ, et par l’Esprit de notre Dieu. »

 

Jésus est toujours agissant, et qui que nous soyons, peut

nous transformer.

 


Lundi 5 septembre 2022

Droiture et perversité

1 Co. 5,1-8/Luc 6,6-11

 

 

Jésus, à la synagogue, se trouve devant un homme souffrant.

Il pose la question :  Est-il permis, le jour du sabbat, de faire

le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ?

Première surprise : l’omission de bien est un mal.

Deuxième surprise : pas de réponse.

Mais des conséquences : Jésus guérit l’homme.

Scribes et pharisiens sont remplis de fureur : Que feraient-ils

à Jésus ?

Troisième surprise : A qui peut s’adresser la parole de St Paul :

« Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une

pâte nouvelle ! Célébrez la Pâque, non avec les vieux ferments

de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté,

celui de la droiture et de la vérité.»

La notabilité rigide n’est pas un gage de droiture devant Dieu...

Liturgie et vie sont étroitement liées.

En sommes-nous convaincus ?

 


Dimanche 4 septembre 2022

Impasse ou chemin ?

Luc 14, 25-33

 

Décidément ! Quelle sagesse dans les évangiles !

On aimerait que les gouvernements et les bâtisseurs "commencent par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'ils ont de quoi aller jusqu'au bout" !

La dépense sur le long terme et non uniquement dans l'immédiat. Car, souvent, les économies de court terme se révèlent très onéreuses au plan financier, humain, écologique. Contrairement aux idées qu'on nous assène, écologie et économie vont ensemble. Les pandémies et catastrophes climatiques en sont une démonstration redoutable !

On aimerait que ceux qui partent en guerre, commencent par s'asseoir avant d'engager leurs peuples dans des conflits meurtriers et sans issue !

On aimerait que les chrétiens, chacun,chacune de nous, nous prenions la mesure de notre choix de suivre le Christ :" Celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple."

 


 

Samedi 3 septembre 2022

Permis ? Pas permis ?!

Luc 6, 1-5

 

C'est beau de voir que, dès le début, les disciples entrent dans l'esprit de liberté de leur maître Jésus !

Mais cet esprit de liberté dérange beaucoup ! Et on a tôt fait de s'ériger en juge et en gardien de la loi : " Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis ?!"

La liberté fait peur, tant la mienne que celle des autres. C'est normal car elle comporte des risques ! On craint de se tromper, on craint que les autres soient incontrôlables !

Il est vrai qu'elle est parfois faussée. Mais il ne s'agit pas tant de l'élimnier que d'éduquer sa conscience, afin de n'être le jouet de personne, ni de soi-même.

Le sabbat (ou le dimanche) et la maison de Dieu sont des temps et des lieux sacrés au service de notre liberté.
A nous de maintenir ce cap !...

 


 

Vendredi 2 septembre 2022

Soyons des pros !

Luc 5, 33-39

 

C'est la rentrée pour les scolaires, mais aussi pour tous ceux et celles qui travaillent.
Dans l'évangile de ce jour, Jésus fait appel à des savoirs professionnels : celui des couturiers et celui des oenologues.

Car l'évangile n'est pas une affaire d'amateurs, mais de pros. Nous professons notre foi !

Pour vivre l'évangile, il est utile de suivre une formation initiale et permanente, de creuser notre expérience.

Autrement, on risque de buter sur le moindre obstacle et d'en rester à des réactions telles que celles des scribes de l'évangile, à la surface du Mystère !

Ce qui risque de nous empêcher d'entrer dans une relation d'alliance, d'intimité avec Dieu.

Nous sommes donc invités, en cette rentrée, à soigner notre formation chrétienne autant, si ce n'est plus, que notre formation professionnelle.

Ainsi, nous apprendrons à distinguer le vieux et le neuf, et ce qui est bon dans l'un et l'autre.

 


 

Jeudi 1er septembre 2022

C'est la rentrée !

Luc 5, 1-11

 

C'est la rentrée scolaire !

Jésus enseigne.
Il enseigne de façon large, aux foules.
Il cherche des collaborateurs, une équipe d'enseignants.

Pour cela, il fait une évaluation de Simon et ses compagnons de travail et de vie.

Il s'appuie sur leur expérience humaine, professionnelle en les appelant à un dépassement.

Simon, dans sa réponse, parle vrai, tout en se montrant disponible pour relever en confiance le défi de Jésus.

Leur estime mutuelle a pour conséquence un résultat en surabondance.

Simon-Pierre reconnaît alors en Jésus un maître hors du commun.

Jésus leur ouvre des horizons plus vastes encore.

"Et laissant tout, ils le suivirent."

Prions pour que enseignants et élèves puissent eux aussi construire des relations qui les conduisent au large.

 


 

Mercredi 31 août 2022

Le bonheur de servir

Luc 4, 38-44

 

Dès que cette femme a été guérie par Jésus, elle se met au service d'autrui !

Eh oui ! Notre grandeur, notre bonheur est d'être au service des autres !

Cela tranche avec certains discours, certaines mentalités !

Et pourtant, c'est ce que Jésus a vécu !

Nous pressentons bien, pour l'expérimenter nous-mêmes ou le voir chez d'autres, que lorsque la maladie limite nos facultés, nous souffrons de ne pouvoir faire quelque chose pour les autres.

Et la première guérison qu'on peut recevoir, c'est que quelqu'un fasse appel à nous, pour rendre en service quelqu'il soit, à notre mesure.

On peut aussi perdre le goût du service, ou ne pas en avoir découvert la saveur. Alors, on risque bien de se sentir mal.

C'est ce bonheur du service que Jésus recrée en cette femme.
Quelle belle guérison !

 


 

Mardi 30 août 2022

"Moi, je sais !"

Luc 4, 31-37

 

L'esprit mauvais dit à Jésus :"Je sais qui tu es !" ="moi, je sais !"

N'avons-nous pas tendance, trop souvent, à jouer à ce petit jeu du "moi, je sais " ?!...

Parfois, cela frise la compétition, à qui renchérit le plus ! Tout le monde se met alors à parler sans écouter les autres !... le ton peut vite monter jusqu'à "crier d'une voix forte", comme cet esprit de l'évangile, pour être sûr de se faire entendre !: "Je sais !"

Avoir des connaissances, des savoirs, une culture et les partager, c'est très bien.
Tout dépend de ce qui nous anime.

Jésus a bien perçu que l'intention de son interlocuteur était faussée. Et que, du coup, son savoir, au lieu d'apporter de la lumière, n'est là que pour provoquer perturbation et division.

La réponse de Jésus est limpide : il ne dit rien et délivre l'homme de cet esprit impur (im-pur = non pur = mêlé = confus )

Il l'ouvre alors à la vraie connaissance = sa puissance de vie et d'amour !

 


 

Lundi 29 août 2022

Qui perd la tête ?

Mc 6, 17-29

 

Dans cette histoire du martyre de Jean le Baptiste,  on ne sait pas qui perd vraiment la tête !

Dans la tête du roi Hérode, c'est un vrai méli-mélo !

Quand il écoute Jean, il est embarrassé... mais il l'écoute avec plaisir !

Une jeune fille lui plaît... et aussitôt il lui promet la lune ! en s'engageant par serment qui plus est !

Quand celle-ci exige la tête de Jean, Hérode est contrarié... mais le "quand dira-t-on" de ses dignitaires lui fait commettre un meurtre, à l'encontre de sa propre conscience !

... Et derrière tout ça, il y a son épouse -qui est la femme de son frère (!) - en puissante manipulatrice !

Chaos dans la tête de Hérode ! chaos dans sa vie !

Il en perd la tête !

En décapitant celle de Jean, n'est-ce pas une tentative désespérée pour exhorciser le chaos de sa propre tête ?!

Pourtant, Hérode sombrera toujours plus dans le chaos !

Tandis que ce qui habitait la tête de Jean le Baptiste continuera de vivre à travers ses disciples, à travers Jésus lui-même qui le portera à son accomplissement.
 

 


 

Dimanche 28 août 2022

Place de choix

Luc 14, 1,7-14

 

Nous vivons dans un monde de hiérarchie, de préséance qui provoquent souvent rivalités et exclusions !

Encore une fois, Jésus nous déconcerte car il ne condamne pas ce monde, mais il le renverse !

Ce monde qui est à l'envers, qui marche sur la tête, Jésus le remet à l'endroit. Il joue tant et si bien avec les mots "places", "dernière", "première", "élevé", "abaissé"... qu'on en est tout chamboulé !

Alors, il prend le soin de nous expliquer : la place de choix, nous allons la trouver en invitant "des pauvres, des extropiés, des boiteux, des aveugles"...
Et en quoi est-ce une place de choix ?!

Parce que cette proximité va me révéler à moi-même, va me libérer de mes carapaces et armures tellement lourdes et qui m'entravent.

 


 

Samedi 27 août 2022

Dieu est parti ?!...

Mt 25, 14-30

 

"Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens."

"Puis il partit"

Dieu est parti en voyage !

Qu'allons-nous faire ?

Nous plaindre de son absence ?

Vivre dans la peur de son absence ?

La peur de son retour ? La peur de lui ?

Qui est Dieu pour nous ? pour moi ?

De ma perception de Dieu va découler mon comportement en son absence.

Si je le perçois tel un homme dur, pas étonnant que je n'ai pas le cœur à l'ouvrage ! pas d'énergie pour m'investir dans ma mission, dans ma vie !

Si je considère les biens, les talents qu'il m'a confiés, alors, sans même qu'il ait besoin d'exprimer une attente, spontanément, je développe en moi un dynamisme passionné pour les faire fructifier !

La confiance de Dieu est puissance de vie en moi, en nous !

Puissions-nous la laisser transformer le monde !

 


 

Vendredi 26 août 2022

Carburant renouvelable

Mt 25, 1-13

 

La première réaction, souvent, en lisant la parabole des dix jeunes filles, c'est de se dire que les "prévoyantes" auraient tout de même pu partager avec les "insouciantes" !

Cependant, il est des choses qui ne peuvent se partager. Car elles relèvent de la responsabilité personnelle, de la liberté de chacun, chacune, du for interne.

L'huile de notre lampe est de cet ordre-là. C'est ce qui anime mon être, ma vie. Ce qui le nourrit. Il m'appartient de veiller à avoir toujours de ce carburant en moi-même.

Attendre l'époux, ce n'est pas une attitude inerte ! Même si je dors, mon cœur veille.
Cela rejoint en quelque sorte le récit d'hier. Ce n'est pas pour satisfaire l'époux que je dois entretenir ma lampe.
Quand il n'est pas là, l'attendre, c'est vivre, dès maintenant, de sa puissance de vie.

 


 

Jeudi 25 août 2022

ça grince !

Mt 24, 42-51

 

Décidément, il est encore question d'hypocrisie !

Le "serviteur fidèle et sensé", c'est celui qui remplit la tâche, la mission que le maître lui a confiée, que celui-ci soit là ou pas !

Ce serviteur ratifie la confiance qui lui a été faite en vivant lui-même dans cette dynamique, en homme responsable.

Le"mauvais serviteur", lorsqu'il voit que le maître tarde, non seulement, il abandonne sa mission, mais il maltraite ses compagnons. Il trahit la confiance qui lui a été faite quand celui-ci a le dos tourné !

C'est pour cela que Jésus dit qu'il partagera "le sort des hypocrites" : "là, il y aura des pleurs et des grincements de dents."

Oui, il va s'en mordre les doigts !

Quelle est notre motivation lorsque nous nous mettons au service de Dieu, de nos frères et sœurs ?!

Si c'est en vue d'une récompense, c'est que nous ne sommes pas encore entrés dans l'Esprit de Jésus. Soyons vrais envers nous-mêmes !

 


 

Mercredi 24 août 2022

"Pas de ruse en lui"

Jn 1, 45-51

 

Hier, dans l'évangile, nous assistions à la tristesse de Jésus face à l'hypocrisie.
Aujoud'hui, le voilà heureux, lumineux face à Nathanaël : "il n'y a pas de ruse en lui !"

Un homme droit, limpide.

Avec lui, un vrai dialogue, une vraie rencontre est possible.
Et c'est bien là, le bonheur de Jésus !

Alors, tout peut se déployer dans ce face à face entre ces deux hommes : la foi de Nathanaël qui reconnaît Jésus dans son identité humaine et divine, et la promesse de Jésus qui ouvre devant lui, un horizon encore plus vaste, vers l'infini.

Peu importe nos failles, si nous sommes dans notre axe, en vérité avec nous-mêmes et devant Dieu et les autres, le ciel s'ouvre. Il n'y a plus de frontières entre le ciel et la terre, entre le cœur de Dieu et le nôtre.

 


 

Mardi 23 août 2022

vie de façade ?

Mt 23, 23-26

 

Le Christ touche un point sensible, douloureux de la manière de vivre et transmettre notre religion.Autant il est compatissant et accueillant vis à vis des pécheurs, des gens jugés de "petite vie". Autant il se montre vigoureux pour dénoncer l'hypocrisie des religieux, de ceux et celles qui se réclament haut et fort de la bonne religion !

Jésus n'a que faire des titres, des étiquettes ! Il voit le cœur. Il voit les agissements profonds. S'il se montre sévère, ce n'est pas pour condamner, mais pour réveiller, mettre le doigt sur l'incohérence, l'hypocrisie... qui fait tant de ravages... à commencer pour ceux-là même qui la pratiquent !

Jésus les reconnaît "malheureux" ! Car lorsque leur façade s'effritera, s'écroulera, cela risque de leur faire mal, très mal !...

Alors vaut mieux laisser la façade s'entrouvrir dès maintenant.

 


 

Lundi 22 août 2022

Reine de beauté

Luc 1, 26-38

 

Qu'est-ce qu'être reine selon Dieu ?

Marie vit dans un petit bled d'une région excentrée, au carrefour de peuples étrangers.
Elle n'est pas issue d'une grande famille du CAC 40, ni d'une bonne famille catho.

Elle n'a ni diplôme, ni expérience dans son CV.

Quand l'ange entre chez elle, elle n'a ni secrétaire, ni garde du corps pour faire barrage.
Elle est tout accueil !

Tout accueil de cette présence soudaine et insolite.
Tout accueil de son message inédit et déconcertant.

Elle va enfanter un fils qui sera roi, qui sera Fils de Dieu.
Aussitôt le message entendu, le messager reparti, elle se fait à son tour messagère et servante du Roi, et d'Elisabeth.
Voilà bien la beauté de notre Reine !...

 


 

Samedi 20 août 2022

Maître ou serviteur

Mt. 23,1-12

 

Jésus est en colère contre les scribes, les pharisiens, les docteurs et même sans doute un peu contre ses disciples.

En effet, le fait de suivre le Christ en disciples ne donne à personne de privilège de bienséance ou de supériorité.

Le seul privilège donné aux disciples de Jésus, c'est d'être appelés et d'être en réalité serviteurs.

Cela rejoint tout à fait le privilège de pauvreté donné aux soeurs clarisses.

Cela rejoint tout à fait la spiritualité de saint Bernard que nous fêtons aujourd'hui.

Rendons grâce au Seigneur de nous donner ce privilège : être serviteur.

 


 

Vendredi 19 août 2022

1 + 1 +1 = 1

Mt. 22, 34-40

 

Les pharisiens essaient de piéger Jésus. Mais Jésus répond par une nouvelle formule mathématique : un commandement + un commandement, cela n'en fait pas deux, mais un seul.

Pourquoi n'est-ce qu'un seul commandement?

Aimer Dieu et son frère, c'est la même chose : on ne peut pas aimer son frère sans aimer Dieu, et on ne peut pas aimer Dieu sans aimer son frère. Les deux ne font qu'un comme l'époux et l'épouse ne font qu'un. On ne peut pas dire qu'ils sont indissociables car cela voudrait dire qu'ils sont différents, séparés ou séparables. Non il n'y a qu'un seul et même commandement qui se décline en plusieurs personnes : aimer Dieu, aimer le prochain, aimer soi-même. Ne pas oublier cette troisième personne que l'on est car si on ne s'aime pas, on ne peut pas aimer Dieu ou les autres.

 


Jeudi 18 août 2022

Invitations tous azimuth

Mt. 22, 1-14

 

La façon de faire de ce roi peut nous paraître étonnante : inviter à tous les vents alors que les invités se sont récusés les uns après les autres. Cela peut sembler une invitation de deuxième zone : on t'invite à la place de...

Quel est la pointe de cette parabole : la déception du roi ? les invités qui ne viennent pas ? les invités qui viennent pratiquement de force ?

En plus, l'un de ceux que l'on a forcé se retrouve dans les ténèbres car il n'a pas revêtu sa robe de noce.

C'est un peu rude et expéditif comem façon de faire !

Pourtant cette parabole semble nous dire plusieurs choses :

D'abord que celui qui n'a pas revêtu la robe de noce est quelqu'un qui n'a pas compris l'importance de l'invitation et surtout que le Seigneur n'attendait de lui qu'une robe de noce lui appartenant, c'est-à-dire, peutêtre des haillons ou au contraire un très beau costume, mais il fallait que ce fut la robe de noce.

Par ailleurs, cet invité de la dernière heure reste muet. On peut imaginer que le roi était tout prêt à entendre toutes les explications, mais il n'a pas daigné entrer en dialogue. Le refus du dialogue, de la rencontre est un refus de Dieu.

 


Mercredi 17 août 2022

Un patron juste

Mt. 20, 1-16

 

Le salaire des ouvriers de la vigne est objet de discorde.

Etonnant ?

Pas tellement puisque ceux qui ont travaillé peu reçoivent autant que ceux qui ont travaillé lourdement, supportant la chaleur de la journée. Ce n'est pas une questionde jalousie, mais de justice humaine ou de justice entrepreneuriale;

Vous imaginez aisément, aujourd'hui, l'émeute si l'un des patrons venait à privilégier financièrement ceux qui travaillent le moins !

Mais, est-ce vrai que le patron privilégie ceux qui ont travaillé le moins ? Est-ce un privilège ?

Si le patron donne autant aux derniers qu'aux premiers, c'est sans doute que, pour lui, là se trouve la justice : donner selon les besoins de chacun. Et cela, c'est la justice divine, la justice de Dieu qui sauve tous les hommes, pécheurs, malades ou bien portants, criminels ou saints.Quel Dieu est grand comme toi !

 


Mardi 16 août 2022

Quelle pauvreté ?

Mt. 19, 23-30

 

Aujourd'huui, Jésus nous invite à tout quitter pour pouvoir entrer au Royaume des cieux, c'est-à-dire pour pouvoir être partie prenante et intégrante de son amour pour l'humanité.

De quelle pauvreté s'agit-il ? De quoi faut-il se débarasser ?

On a tendance à penser que c'est d'abord une pauvreté, une sobriété matérielle. Je n'en suis pas si sûre.

Il me semble que Jésus lui-même nous donne la réponse et des éclaircissements à ce sujet: "Quiconque aura quitté père, mère, frère, soeurs, etc. pour Nom aura en partage la vie éternelle".

Voilà notre vraie pauvreté, notre vrai renoncement: quitter sa famille, ses amis, ses relations, non pas dans un gete de mépris, bien au contraire. Jésus ne nous demande pas de ne pas ou de ne plus les aimer. Il s'agit simplement de se remplir d'abord de l'amour du Père, du Fils, pour pouvoir mieux aimer ses amis, famille, relations. Si nous voulons les aimer, il nous faut d'abord aimer et être aimé de Dieu car c'est cette richesse d'amour divin qui nous permet d'aimer à notre tour.

 


Lundi 15 août 2022

Assomption de la sainte Vierge

Lc. 1, 39-56

 

Le choix de l'Eglise de l'évangile e la Visitation pour la fête de l'Assomption peut paraître étrange.

En effet, il s'agit de célébrer solennellement l'arrivée de Marie au ciel, et nous méditons sur les débuts de sa vie, en particulier sur sa rencontre avec Elisabeth. Quel est le point central de cet évangile ? La reconnaissance par Jean-Baptiste depuis le sein de sa mère Elisabeth de la divinité de l'enfant de Marie. 

Ainsi, tout dans la vie de Marie, aura cette coloration de divin tout en vivant une vie bien ordinaire, avec ses joies (Cana), ses souffrances (la Passion du Christ et sa mort sur la croix), sans oublier la disparition de Jésus enfant (les docteurs au temple) ou la relégation de la famille au second plan (qui est ma mère?).

C'est pourquoi Marie, par son humanité,  nous est donnée à tous comme mère ; et par son assomption ouvre le chemin de Dieu à tous. Assomption, parce que Marie porte en elle le Fils de Dieu, ce Fils de Dieu que chacun d'entre nous porte aussi en lui.

 


 

Dimanche 14 août

Incendie du coeur

Lc.12, 49-53

 

Jésus nous dit qu'il est venu apporter la division dans les familles. Comme c'est étrange et même inadmissible! Comment comprendre cette division ? Particulièrement quand Jésus dit qu'il est impatient de le voir embraser la terre.

Le feu, et aujourd'hui ce n'est un secret pour personne, brûle et détruit tout sur son passage. Que vient-til détruire . Les reltions familiales?

On a envie de dire,: bien sûr que non ! Alors quoi ?

Le feu détruit tout le mal, toute la sécheresse qui sont en nous, mais tout le monde n'est pas prêt à se laisser brûler de l'intérieur. Et c'est ce refus qui provoque la division, le refus du feu de Dieu. Jésus sait bien qu'il ne sera pa suivi par tout le monde sur ce terrain dangereux de l'incendie du coeur. car, à ce moment-là, on remet tout entre les mains de Jésus. Toute décision relève de lui, et là ce n'est pas admissible par tous et tout le temps. D'où l'explosion entre les familles, les pays, les continents, etc. Mais cet incendie est vivifiant car il régénère notre coeur.

 


 

Samedi 13 août 2022

Qui au Royaume des cieux ?

Mt. 19, 13-15

 

Aujourd'hui, Jésus ne nous demande pas de devenir comme des enfants. Il me semble que c'est un appel encore plus profonds.

Dans les sociétés d'autrefois, les enfants n'étaient pas considérés comme des personness. Et Jésus nous dit : le Royaume des cieux appartient aux enfants.

On peut donc dire que Jésus rend sa dignité à tous les enfants, comme hier il a rendu sa dignité à la femme.

La ségrégation n'existe pas dans le coeur de Jésus et il nous est demandé la même démarche. La même démarche dès maintenant : aucune ségrégation dans nos vies. Laisons à Dieu le soin de juger qui peut le rejoindre au Royaume des cieux.

 


 

Vendredi 12 aout 2022

Fidélité ou divorde

Mt. 19, 3-12

 

Aujourd'hui, la question ne se poserait plus de la même façon. Le mot divorce n'existe pratiquement plus. On est en couple et on se sépare quand ce serait le moment.

Alors, comment comprendre aujourd'hui cet appel de Jésus à la fidélité ?

J'ai envie de répondre qu'avant d'être un appel à la fidélité (ce qui n'est pas exclu), c'est d'abord un appel au respect de chacun, en particulier de la femme. Elle n'est pas un mouchoir qu'on jette.

Jésus a toujours été le grand défenseur de la dignité de la femme. Et cela se confirme encore aujourd'hui dans ce texte.

Pourtant, 20 siècles plus tard, justice n'est pas toujours rendue aux femmes, mais avec l'espérance chevillée au coeur, on va y arriver !

 


Jeudi 11 août 2022

La vigne et le sarment

Jn. 15, 1-12

 

Sainte Claire, que nous célébrons avec joie et reconnaissance aujourd'hui, écrit à Agnès de Prague : "tu portes en toi Celui que l'univers ne saurait contenir".

Aujourd'hui, l'évangéliste Jean nous dit que nous sommes greffés sur le Christ.

Situation à l'opposé que celle décrite par sainte Claire.

Et pourtant c'est le même état. Le Christ est à à la fois la vigne qui porte, celui qui porte l'univers, et en même temps son amour est tel qu'il se donne tout entier à chacun, chacune, qu'il remet sa vie entre les mains de chacun, de chacune, cette vie qui est plus grande que l'univers.

Aujourd'hui, la science nous fait entrevoir un univers inimaginable et notre foi nous dit que le Christ est plus grand que cet univers inimaginable. Les deux sont compatibles, à condition de ne pas demander à la scvience de se substituer à Dieu. Et de ne pas attendre de Dieu d'expliquer toute la science.

Nous rendons grâce à Dieu pour sainte Claire et son intuition, à l'image de la Vierge Marie, Celui qui a créé l'univers.

 


Mercredi 10 août 2022

Le grain de blé

Jn. 12, 24-26

 

C'est la saison des martyrs, la saison des moissons, la saison de la sécheresse. Un grain de blé qui tombe en terre, aujourd'hui a peu de chance de germer étant donné le manque d'eau.

Cette eau, si précieuse, donne vie à tout ce qu'elle touche. Une vie qui va croissant, mais pas n'importe quelle vie. Une vie qui donne souffle, espérance, audace, une vie qui est portée, générée par l'Esprit.

Ne nous laissons pas ravir cet Esprit . Lui seul peut conduire chaque homme vers le Seigneur. Nous n'en sommes que les relais, à l'image des relais hertziens. Ne nous trompons pas et gardons notre santé spirituelle intacte afin d'être les meilleurs relais possibles.


 

Mardi 9 août 2022

Veiller ou dormir

Mt. 25, 1-13

 

Pour la fête de Thérèse Bénédicte de la Crois (Edith Stein), l'Eglise nous propose l'évangile des vierges dites sages ou folles.

Sans nul doute, Thérèse Bénédicte, après avoir beauocup cherché, et peut-être s'être assoupie quelques instants, s'est féveillée ou a été réveillée par le Seigneur, est restée vigilante e, persévérante, amoureuse jusqu'à la fin. Mais de n'importe quel amour : Celui du Christ bien sûr mais cet amour est coloré de l'amour de la transmission, du passage de relais à d'autres. Un passage de relais qui s'est traduit par le martyre.

Qui de nous, aujourd'hui irait jusque là ? Et pourtant, oui, dans certains pays, les chrétiens sont assassinés pour leur foi. erestons donc en éveil pour témoigner jusqu'au bout et pour soutenir ceux qui vont jusqu'au martyre.

 


Lundi 8 août 2022

Accomplissement

Mt. 5, 13-19

 

Sel, lumière, iota, voilà le chemin par lequel Jésus nous fait passer.

Le sel, quelque chose qui disparaît.

La lumière, elle éclaire mais on ne peut pas la posséder ni la prendre dans sa main pour la capter.

L'iota, ce qu'il y a de plus petit.

Tout ceci pour nous inviter à être iota afin que chaque homme, chaque femme, puisse bénéficier du sel divin, de la lumière divine. C'est ainsi que nous pourrons participer à l'oeuvre de Dieu et à l'accomplissement de sa loi au bénéfice de tous puisqu'elle a été promulgué par Dieu pour tous, une loi qui ne contraint pas mais une loi qui fait grandir.

C'est ce qu'a fait saint Dominique toute sa vie et c'est encore aujourd'hui ce à quoi il nous invite.

Merci au Seigneur pour saint Dominique.

 


Dimanche 7 août 2022

 

Jésus vient

 

Lc 12, 32-48

 

Dire à un insomniaque

« T’inquiète, Jésus vient. » ne suffit peut-être pas à le guérir.

 

Vivre chaque instant comme une possibilité de rencontre

avec le Seigneur de nos vies nous met sur le qui-vive.

Avec une sorte de vigilance du cœur,

rien de moins qu’un goût d’Éternité est à notre portée.

Mais pour y arriver, il s’agit d’être tout simplement dans l’élan du don :

Œuvrer à ce qui nous est confié,

donner à nos tâches quotidiennes leur poids d’amour.

 Sainte Térésa de Calcutta disait à ses sœurs :

« Faites des petites choses avec un grand amour. »

 


 

 

Samedi 6 août 2022

Silence partagé et radieux

Lc 9, 28b-36

 

Se retrouver en silence tout en recueillement

avec des amies dans un haut lieu spirituel,

contempler un paysage, une œuvre d’art.

Dans cette situation, nous vivons une communion sans parole

où le mystère de chacun est respecté

et peut s’ouvrir à la louange de Dieu.

 

Dans l’Evangile de ce jour avec une transfiguration du Christ en plus,

la suggestion de « camping spirituel » proposée

par saint Pierre à Jésus donne à penser.

 

Puissent les éphémères instants de plénitude

vécus pendant nos vacances

engranger du silence et de l’amour de Dieu en nos vies,

stimuler notre écoute au quotidien du Verbe de vie.

 


endredi 5 août 2022

 

Connaître la mort

 

Mt 16, 24-28

 

De nombreux tableaux de peintre de la renaissance,

nous montrent de saints religieux ou religieuses,

en prière dans leur cellule avec un crâne sur leur table.

C’était paraît-il pour ne pas oublier que la mort nous attend,

qu’il s’agit de convertir nos vies à l’évangile.

De nos jours la mort des personnes est cachée ou nous voulons la précipiter.

« Le porter sa croix et se renoncer »

de la parole du jour ne cesse de nous appeler

à passer la mort pour la vie :

mourir à son égo pour un don de soi porteur de vie éternelle.

 

Trouver sa vie en Dieu, se passionner pour  la vie en Christ

pour ressusciter au quotidien et dans l’Eternité.

Contempler la croix du Christ pour vivre toujours,

N’est-ce pas plus porteur qu’un crâne sur son bureau ?

 


Jeudi 4 août 2022

 

Heureuse révélation

 

Mt 16, 13-23

 

Jésus compte sur ses plus proches

pour être confirmé dans son identité.

 

Est-ce que ma prière loue le Seigneur pour ce qu’il est ?

Oserais-je dire au Christ ce que je pense, aime de Lui ?

L’évangile nous aide à discerner

la justesse de nos paroles adressées au Christ :

  • laisser parler en nous l’Esprit de Dieu
  • devenir réceptacle des révélations du Père
  • rejeter les pensées de Satan, le diviseur qui trouble et remplit de peurs.

 


Mercredi 3 août 2022

 

Cris d’appel

 

Mt 15, 21-28

 

Les cris d’appel au secours d’une mère éplorée par la maladie de sa fille :

Cela se passe dans les hôpitaux, les caves d’Ukraine ou les camps du Tigré.

 

Qu’y pouvons-nous ?

Garder au cœur une compassion

qui voudrait se concrétiser par des aides ?

 

L’évangile de ce jour commence par une indifférence active (Renvoie-là),

se poursuit par une charité ciblée (Ma mission s’arrête à la frontière d’Israël) .

Il se conclut par l’écoute de la mère éplorée

et l’admiration pour sa confiance !

 

Aujourd’hui, quelle écoute fera grandir ma foi

en la compassion de Dieu ?

 


Mardi 2 août 2022

 

Cri de peur ou foi reconnaissante ?

 

Mt 14, 22-36

 

Que la barque Eglise coule dans ses dysfonctionnements structurels,

mis au jour par le rapport de la CIASE ,

nous pouvons le craindre.

Mais avec un peu de foi, nous pouvons discerner les réparations en cours

par la belle démarche synodale mise en œuvre.

Que la planète terre devienne de moins en moins habitable,

les canicules, les famines et les inondations

nous le font constater.

Avec un peu de prise de conscience de la merveille d’être vivants,

un chemin de conversion à l’écologie intégrale peut s’ouvrir.

 

Comment travailler nos peurs,

nous reconnaître déjà sauvés par le Christ, le Fils du Dieu vivant ?

Ne nous rend-il pas  aptes à marcher sur la mer de nos angoisses 

pour prendre soin de la terre des vivants ?

 


Lundi 1er août 2022

 

Disciples distributeurs de la grâce

 

Mt 14, 13-21

 

« Il n’y a qu’à les renvoyer et il faut qu’ils aillent ailleurs. »

Voilà les rumeurs teintées d’indifférence

qui trouvent la solution la plus inhumaine pour résoudre

le problème des réfugiés économiques, politiques ou climatiques

aux portes de notre Europe.

 

Compatir et devenir des disciples distributeurs du don de Dieu :

tels sont les maîtres mots de l’évangile de ce jour.

Observer une foule fatiguée et affamée,

ouvrir son coeur à une compassion active.

Jésus nous appelle-t-il aujourd’hui à donner nous-mêmes

à manger à tous les affamés de la terre ?

Et pourquoi pas ?

Se laisser entraîner par le don de Dieu à l’humanité,

celle qu’il a créée pour aimer et pour l’aimer.

Juste donner ce qui est à notre mesure là où nous sommes.

Et si tout le monde s’y mettait … ?

 


Dimanche 31 juillet 2022

 

Economie de profit ou de partage ?

 

Lc 12, 13-21

 

Selon le message évangélique, il n’y a pas de plus grand amour

que de donner sa vie pour ses amis.

Alors être riche en vue de Dieu

ce pourrait être entrer dans une économie circulaire et solidaire

grâce à une sobriété qui conduit à aimer toujours plus.

 

Accumuler pour soi dans des situations extrêmes,

signifie parfois tout simplement survivre.

Mais dans nos sociétés d’abondance,

se laisser happer par la spirale consumériste de la croissance

ne conduit pas au bonheur.

La parabole du riche insensé nous le donne à penser.

Puisse une sobriété choisie nous donner la grâce de voyager léger

sur le chemin de l’évangile, de l’amour de Dieu, de soi-même et d’autrui.

 

Les greniers remplis de blé du riche de la parabole

nous évoquent aujourd’hui les stocks de blé ukrainiens et russes

et la famine en Afrique.

Prions pour une juste négociation

entre pays producteurs et importateurs

afin que toute personne puisse se nourrir sur notre terre !

 


Samedi 30 juillet 2022

Mauvaise conscience ou conscience éclairée ?

 

Mt 14, 1-12

 

A qui se fier ? Sur quel conseils et paroles fonder ses choix, sa vie ?

« Dieu très haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres de mon coeur,

donne-moi une foi droite, une espérance solide, une charité parfaite » priait saint François.

 

Dans la conscience d’Hérode tout est embrouillé :

L’ordre de décapiter Jean le Baptiste donné sous l’influence d’Hérodiade,

à cause d’une « parole en l’air » qu’il n’a pas voulu révoquer,

lui donne mauvaise conscience.

Les paroles de Jésus étaient-elles susceptibles de l’éclairer,

de le conduire sur le chemin du droit, de la justice et de la paix intérieure ?

Vraisemblablement, éclairer sa conscience, accueillir la miséricorde divine

et avancer d’un coeur léger sur le chemin de l’évangile

voilà peut être ce qui s’ouvrait devant l’inquiétude d’Hérode.

 


Vendredi 29 juillet

 

Ne jamais mourir

 

Jn 11, 19-27

 

Jacques Brel chantait « Mourir, la belle affaire mais vieillir, ô vieillir… !»

Le transhumanisme rêve de nous offrir l’immortalité de notre corps ou notre cerveau…

La parole d’évangile laisse entendre cette inouïe promesse du Christ :

«  Moi, je suis la résurrection et la vie.

Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ;

quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. »

 

Bénie soit sainte Marthe, fêtée en ce jour,

qui nous valut cette transmission de la foi en la résurrection de la chair

comme nous le proclamons dans le credo.

Cette traversée de la mort ouvre à la vie en Dieu.

Pour saint François d’Assise, soeur notre mort corporelle,

à qui nul vivant ne peut échapper,

était la porte de la vie.

 


Jeudi 28 juillet 2022

Pêche vertueuse

Mt 13, 47-53

 

Pour préserver les ressources en nourriture,

il est nécessaire de pêcher seulement un certain quota de gros poissons,

et rejeter les petits pour qu’ils grandissent et garantissent la survie de l’espèce.

 

Choisir une sobriété de vie,

discerner ce qui nous nourrit spirituellement et humainement,

serait-ce l’appel à vivre selon le Règne de Dieu ?

Alors scrutons la parole comme les scribes

et du trésor de nos vies, nous pêcherons du neuf et de l’ancien.

Cette manière de faire gardera un fil rouge

qui donne sens à notre mission sur terre,

à ce que le seigneur attend de nous,

à la réponse personnelle que nous lui donnerons.

Joie de vivre en Dieu et pour Dieu.

 


 

Mercredi 27 juillet 2022

Gagner un invisible gros lot

Mt 13, 44-46

 

Il n’y a pas de soldes au paradis de Dieu.

C’est le sens de toute une vie qui peut se trouver

dans un trésor caché, non indiqué, tout intérieur.

Ce trésor caché dans le champ du monde et la profondeur du cœur humain

se découvre dans une relation au Christ à la fois absent visuellement,

lointain et proche .

Il se reçoit dans le cœur à cœur de la prière.

Si nous nous investissons dans cette vie de foi,

le monde de la consommation est bien relativisé,

la relation avec Dieu, soi-même les autres et toute la création

devient plus précieuse qu’une perle de grand prix !

 

Puissions-nous en ce jour gérer les biens qui ont valeur d’éternité.

 


 

Mardi 26 juillet 2022

Resplendir ou brûler ?

 

Mt 13, 36-43

 

Dans le royaume des cieux,

les justes resplendissent comme le soleil

et ceux qui font le mal brûlent dans la fournaise.

Nous voilà tous et toutes prévenus !

Quelle ligne de partage nous montre l’Évangile

entre les uns et les autres ?

Aurions-nous la possibilité de rayonner la lumière divine

comme Jésus-Christ, le soleil de justice,

dès lors que nous nous comportons comme des justes ?

Aurions-nous tout autant la possibilité de nous laisser aller à faire le mal ?

Dans ce cas, ce mal nous consumerait, nous brûlerait de l’intérieur !

Considérant ainsi ce qui pourrait nous arriver,

prions le seigneur de nous guider sur le chemin des justes !

 


 

Lundi 25 juillet 2022

Anti-compétition

 

Mt 20, 20-28

 

Dans une vie professionnelle, le but est souvent d’être promu,

De monter els échelons de la responsabilité.

Dans une communauté chrétienne, il s’agirait

de rechercher l’avant-dernière place,

la dernière étant déjà prise

« par le Fils de l’homme venu pour servir et donner sa vie . »

De même, les métiers essentiels sont aussi ceux qui

ous soignent, nourrissent, aident à trouver un emploi, une place dans la société.

 

L’Evangile de ce jour nous invite à déployer

notre aptitude à servir comme la seule ambition possible.

Quand servir le frère ou la sœur en humanité

devient servir le Christ pauvre et crucifié,

alors la joie naît en nous.

 


 

 

   

 

17e Dimanche C – 24 juillet 2022

La prière: tout un art!

Gen. 18,20-32/Col. 2,12-14 ; Lc. 11, 1-13

 

 

Nous nous interrogeons aujourd’hui sur la prière.

Abraham nous donne déjà un exemple d’intercession

pour la villes de Sodome.

Jésus apprend  à ses disciples à dire à Dieu : Père...

et il insiste : «  Demandez, on vous donnera ; cherchez,

vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet,

quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ;

à qui frappe on ouvrira.

Si vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes

choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il

l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. »

 

Tout est là : Initiative, et confiance en la bonté de Dieu,

persérance éclairée, car le Don de Dieu par excellence,

son Esprit Saint, n’est pas forcément que ce que nous

attendions ou demandions. Mais c’est toujours de beaucoup

le meilleur. A nous  de savoir le reconnaître et nous en réjouir !

 


 

Samedi 23 juillet 2022

Sainte Brigitte

Ga. 2, 19-20/Jn. 15,1-8

 

Suédoise du XIVe siècle, femme mariée, mère de huit

enfants, puis fondatrice d’ordres religieux féminin et

masculin, on peut se demander :

Quelles sont les racines spirituelles de cette

patronne de l’Europe ?

La liturgie de ce jour nous apporte quelques réponses :

« Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en

moi. Ce que je vis aujourd’hui dans la chair, je le vis dans

la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré lui-même

pur moi. »

« Je suis la vigne – dit Jésus – et vous les sarments. Celui

qui demeure en moi et en qui je demeure, porte beaucoup

 de fruit.

Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent

en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera

pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez

beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples.

 

Bel exemple d’une femme de foi et de courage !

 


 

Vendredi 22 juillet 2022

Sainte Marie Madeleinze

2 Co. 5,14-17/Jean 20,1.11-18

 

 

« Marie Madeleine se tenait près du tombeau de Jésus,

toute en pleurs... Femme, pour quoi pleures-tu ?

On a enlevé mon Seigneur !

Marie !  Rabbouni ! 

Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers

mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu ! »

 

Expérience capitale de Marie Madeleine au matin de Pâques !

Rencontrant le Ressuscité.

 

Et Paul témoigne : « Désormais, nous ne regardons plus personne

d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le

Christ de cette manière, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.

Si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle.

Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. »

 

Expérience de foi toujours neuve !

 


Jeudi 21 juillet 2022

Fidèles ou infidèles ?

Jérémie 2,1-13/Mat.13,10-17

 

 

« Paroles du Seigneur en Jérémie : Je me souviens

de la tendresse de tes jeunes années, lorsque tu me

suivais au désert... Je vous ai fait entrer dans une terre

plantureuse pour vous nourrir de tous ses fruits...

Mais vous avez profané ma terre. Oui, mon peuple

a commis un double méfait : Ils m’ont abandonné, moi

la source d’eau vive, et ils se sont creusé des citernes

fissurées qui ne retiennent pas l’eau ! »

 

Jésus connaît aussi cette épreuve :

« Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent

sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.

Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles

puisqu’elles entendent !

Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que

vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez,

et ne l’ont pas entendu ! »

 

Connaissons-nous notre chance de fréquenter Jésus ?

Le risque de nous en éloigner ?

 


Mercredi 20 juillet 2022

Messagers de Dieu

Jérémie 1,1-10/Mat.13,1-9

 

 

Mystérieuse vocation du prophète Jérémie :

« Avant même de te façonner dans le sein de ta mère,

je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai

consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations...

Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai... Je suis avec toi.

Je mets dans ta bouche mes paroles. »

 

« Jésus était sorti de la maison et il était assis au bord

de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules

si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ;

toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup

de choses en paraboles : 

Voici que le semeur  sortit pour semer... Celui qui a des oreilles,

qu’il entende ! »

 

Nous qui connaissons depuis longtemps ces paraboles,

savons-nous encore nous émerveiller du Semeur ?

Ce Dieu-avec- nous qui nous parle de la vie,

de la Vie en Dieu ?

 


Mardi 19 juillet 2022

A l'écoute de Dieu

Michée 7, 14-20/Mat.12,46-50

 

 

Le prophète Michée nous parle de Dieu :

« Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime,

pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard

du reste, ton héritage : un Dieu qui se plaît à manifester

sa faveur ?

De nouveau tu nous montreras ta miséricorde. »

 

Jésus, qui parle aux foules de la part de Dieu, ne veut pas

être récupéré par sa famille, mais il élargit sa vision :

« Étendant la main vers ses disciples, il dit : voici ma mère

et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père

qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur,

une mère. »

 

Nous sommes invités à rester libres pour traduire à tous

le message de Dieu, aujourd’hui comme hier.

 


Lundi 18 juillet 2022

Quiprocos

Michée 6,1-8/Mat.12 ,38-42

 

 

« Le Seigneur est en procès avec son peuple : Mon peuple,

que t’ai-je fait ? En quoi t’ai-je fatigué ?

Et le peuple interroge : comment dois-je me présenter

devant le Seigneur ? Donnerai-je mon fils aîné pour prix

de ma révolte ?

La réponse du prophète Michée est simple :

Ce que le Seigneur réclame de toi : rien d’autre que

respecter le droit,  aimer la fidélité, et t’appliquer à marcher

avec ton Dieu. » 

 

Dans l’évangile :

« Maître, nous voulons voir un signe venant de toi ! »

Jésus répond : Cette génération mauvaise et adultère réclame

un signe, mais il ne lui sera donné que le signe de Jonas...

resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits.

Ainsi en sera-t-il du fils de l’homme.

 

Proclamation de Jonas, Sagesse de Salomon...

« Et il y a ici bien plus que Jonas, bien plus que Salomon ! »

 


16e Dimanche C-17 juillet 2022

Hospitalité

Genèse 18,1-10/Col.1, 24-28/Luc 10, 38-42

 

 

L’hospitalité empressée d’Abraham au chêne de Mambré

est proverbiale : trois hommes... un voyageur... et une mystérieuse

annonce : «  Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,

et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils ! » Et cela fut.

 

Jésus est reçu dans un village, chez deux sœurs, dont l’une, Marie,

qui s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa Parole.

Reproches de Marthe, accaparée par le service, et réponse de Jésus :

« Tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une

seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui

sera pas enlevée ! »

 

Paul nous livre la clef de cette énigme : « Dieu a bien voulu faire

connaître en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystère parmi

toutes les nations : le Christ est parmi vous, lui, l’espérance de la

gloire ! »

 

Dans nos accueils, savons-nous aussi ouvrir la porte au mystère ?

 


Samedi 16 juillet 2022

Prophète à l'épreuve

Michée 2,1-3/Mat.12,14-21

 

 

Il est parfois décourageant de relire l’histoire, et de

constater que le mal sévit chez les hommes, époque

après époque.

Avec le prophète Michée, écoutons Dieu proclamer :

« Malheur à ceux qui préparent leur mauvais coup

du fond de leur lit, élabotrny lr mal ! Au point du jour,

ils l’exécutent. Ils convoitent des champs, ils s’en emparent .

Mais un malheur se prépare, où ils enfonceront jusqu’au cou.

Plus personne ne t’assurera une part dans l’assemblée du

Seigneur ! »

Au temps de Jésus, « les pharisiens se réunirent en conseil

contre Jésus pour voir comment le faire périr. L’ayant

appris, il se retira de là ; beaucoup de gens le suivirent,

et il les guérit tous. Mais il leur défendit vivement de parler

de lui... »

Belle et difficile mission du prophète : «Voici mon bien-aimé

en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit.

Il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait

triompher le jugement. La nations mettront en son nom leur 

espérance. »

 


Vendredi 15 juillet 2022

Fête de saint Bonaventure

Sagesse 7, 22-28/Mat.5,13-19

 

 

Jésus nous dit, à nous ses disciples d’hier et

d’aujourd’hui :

« Vous êtes le sel de la terre,

vous êtes la lumière du monde... »

Mais comment cela peut-il se faire ? sinon par cette

Sagesse donnée par Dieu :

« La Sagesse, en effet, pénètre et traverse toute chose

à cause de sa pureté. Car elle est la respiration de la

puissance de Dieu, le rayonnement limpide de sa gloire.

Elle est le reflet de lumière éternelle, le miroir sans tache

de l’activité de Dieu, l’image de sa bonté.

De génération en génération, elle se transmet à des âmes

saintes, pour en faire des prophètes et des amis de Dieu. »

 

Bonaventure, disciple de St François au XIIIe siècle,

fut l’un d’entre eux, et rayonne jusqu’à nous.

 


Jeudi 14 juillet 2022

Dieu de paix et de vie

Isaïe 26,7-19/Mat.11, 28-30

 

 

Le prophète Isaïe a sondé l’âme humaine et la justice

de Dieu : 

« Toi qui es droit, tu aplanis le chemin du juste.

Mon âme, la nuit, te désire, et mon esprit, au fond de moi,

te guette dès l’aurore... Seigneur, tu nous assures la paix :

dans la détresse, on a recours à toi... Nous n’avons enfanté

que du vent, nous n’apportons pas le salut à la terre...

Mais tes morts revivront. Ta rosée, Seigneur, est rosée

de lumière, et le pays des ombres redonnera la vie. »

 

Espérance qui ne trompera pas ! Jésus nous redit toujours :

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,

et moi, je vous procurerai le repos... Devenez mes disciples :

mon joug est facile à porter, et mon fardeau léger. »

 

Quand oserons-nous lui faire confiance ?

 


Mercredi 13 juillet 2022

Maîtres du monde ?

Isaïe 10,5-7.13-16/Mat.11,25-27

 

 

Catastrophes successives : Assur a été envoyé par Dieu

contre son peuple devenu impie, infidèle à l’Alliance :

pillages, piétinement... Mais Assur est plein d’orgueil :

ce qu’il veut, c’est détruire, exterminer quantité de nations.

« J’ai déplacé les frontières des peuples, j’ai pillé leur

réserves ; fort entre les forts, j’ai mis la main sur les richesses

des peuples, j’ai ramassé toute la terre... 

Mais le Seigneur Dieu de l’univers fera dépérir les soldats

bien nourris du roi d’Assour, et au lieu de sa gloire,

s’allumera le brasier d’un incendIe. »

 

Terrible actualité d’envahisseurs sans scrupules. Un jour

viendra la justice... le renversement des valeurs :

 

« Père, ce que tu as caché aux sages et aux savants,

tu l’as révélé aux tout-petits » – dit Jésus

 


 

Mardi 12 juillet 2022

Croire et changer

Isaïe 7,1-9/Mat 11,20-24

 

 

Le Seigneur envoie son prophète Isaïe près

du roi Achaz assiégé à Jérusalem :

« Garde ton calme, ne crains pas, ne va pas perdre

cœur devant ces deux bouts de tisons fumants...

Mais si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir ! »

 

Au temps de Jésus, des villes entendaient ses paroles,

voyaient ses miracles, mais ne se convertissaient pas !

Ce qui entraina ces durs reproches ;

« Malheureuse es-tu, Corazin ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde !

Au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins

sévèrement que vous... »

 

Savons-nous reconnaître le moment où Dieu nous visite

et nous appelle à changer de vie ? Ce serait notre chance !

 


 

Lundi 11 juillet 2022

Fête de saint Benoît

Proverbes 2,1-9/Mat.19,27-29

 

 

Jésus disait à ses disciples : « Qui aura quitté

à cause de mon nom des maisons, des frères,

des sœurs, un père, une mère, des enfants ou

une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage

la vie éternelle. »

Benoit, père des moines d’Occident au VI° siècle, 

a pris à la lettre ces paroles de Jésus. Il a écouté

aussi l’auteur des Proverbes : « Si tu creuses comme

un chercheur de trésor, tu découvriras la connaissance

de Dieu. Car c’est le Seigneur qui donne la sagesse...

Alors tu comprendras la justice, le jugement, la droiture,

seuls sentiers qui mènent au bonheur. »

Devenu patron de l’Europe, puissent ces qualités

inspirer tous les européens !

 


 

Dimanche 10 juillet 2022

Exclure l'étrangeté ?

Luc 10, 25-37

 

On a souvent tendance à marquer une réserve, voire une méfiance vis à vis de l'étranger, celui, celle qui n'est pas des nôtres, que ce soit dans sa nationalité ou sa façon d'être, dans sa couleur de peau ou de pensée. Sa culture ou son monde intérieur se dérobent à nous. Son étrangeté nous déstabilise.
Alors, nous préférons nous sécuriser en apposant une étiquette : "ennemi potentiel", "menace pour notre civilisation, pour notre groupe".
Mais là, dans l'Evangile, devant un drame, un enjeu capital, chacun, chacune se révèle dans sa vérité.
Les gens bien établis, "bien de chez nous" et reconnus, estimés font semblant de ne pas voir et se soustraient à leur propre dignité humaine en abandonnant l'homme blessé.

Et c'est l'étranger qui lui porte secours en offrant son temps, son argent, ses trésors d'humanité.
Alors : bienvenue à celui, celle qui semble débarquer d'un autre pays, d'une autre planète ! Et si sa venue nous apportait un surcroît d'humanité ?!...

 


 

Samedi 9 juillet 2022

Quel challenge !

Mt 10, 24-33

 

Dans la même ligne que l'Evangile lu hier, le Christ nous entraîne encore plus loin, plus profond dans le cœur à cœur avec lui.

C'est la seule issue pour sortir des impasses !

Nous sommes démunis face à l'hostilité et l'agressivité. Mais ne nous laissons pas voler notre espérance, comme le dit le pape François.

Ne nous laissons pas piéger en tombant nous-même, dans cette agressivité, que ce soit contre autrui ou contre nous-même.

Réfugions-nous dans le Christ, notre Principe de vie, lui seul peut nous garder dans la dignité et l'intégrité humaine, dans la vraie liberté.

Abreuvons-nous, sans cesse, à la Source, à l'exemple des martyrs chinois dont nous faisons mémoire.

 


 

Vendredi 8 juillet 2022

Cap sur l'Esprit !

Mt 10, 16-23

 

Face à une attitude hostile, des propos agressifs, voire calomnieux, on se sent démuni, surtout lorsque cela vient de la part de personnes proches, avec qui on pensait partager l'essentiel.

Comment réagir ?!

Jésus nous dit :" Soyez prudents comme des serpents, et candides comme des colombes."

Cet équilibre semble tellement difficile à atteindre, et surtout à maintenir dans la durée !

Le Christ nous rassure en nous promettant le soutien inconditionnel de l'Esprit de notre Père.
Notre seul recours est donc de nous attacher sans relâche à lui.

"C'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous."

 


 

Jeudi 7 juillet 2022

Quel moral !

Mt 10, 7-15

 

On entend souvent des "experts" mesurer le moral des ménages à l'ausne de leur propention à consommer !

Le bonheur serait d'être un consommateur désireux de dépenser toujours plus son argent et d'acquérir toujours plus de biens !

Le discours de Jésus est aux antipodes de cet "idéal" !... On est totalement dans le registre de la gratuité, de la sobriété, de l'hospitalité mutuelle.
Et le Christ nous dit qu'au cœur de tout cela réside la paix.

Et que seuls ceux et celles qui entrent dans cette dynamique peuvent accueillir et témoigner de cette paix.

Ah, si nous pouvions découvrir et désirer ce bonheur-là !...

 


 

Mercredi 6 juillet 2022

La Foi de Dieu

Mt 10, 1-7

 

Encore une fois, nous voyons que Jésus n'est pas un de ces chefs qui s'accaparent le pouvoir !

Son bonheur, c'est que chacun, chacune de nous déploie toutes ses potentialités au service du Royaume de l'Amour.

Dieu croit en nous. Il nous sait capables d'expulser les esprits impurs hors de nous-même, hors de nos communautés de vie.
Il nous donne les talents médicaux et humains pour soigner, accompagner, écouter, soulager les malades, les personnes handicapées, toutes les personnes en souffrance, et vivre avec elles une véritable inclusion.

Oui, Dieu croit en nous, et nous-même, osons-nous croire en nous ?!...

 


 

Mardi 5 juillet 2022

Quelle parole ?!

Mt 9, 32-38

 

L'homme est sourd-muet à cause d'un démon ! En chassant celui-ci, Jésus lui donne la parole.

Quelle bénédiction que cette parole !

Les foules le perçoivent bien et se joignent à cette joie en exprimant leur admiration !

Par contre, les pharisiens manifestent que la parole peut devenir toute autre, être pervertie ! Il n'y a qu'à entendre les mots qu'ils prononcent : "démons", "expulse", et encore : "démons" ! Ils n'ont que ça à la bouche !

Jésus, lui, ne dit rien ! Ce sont ses actes qui parlent ! Et s'il parle, on ne nous rapporte pas le contenu de ses paroles.

Et seulement à la fin, après avoir agi longuement, on l'entend parler. Et ce sont des mots de vie : "moisson", abondante", ouvriers"...

 


 

Lundi 4 juillet 2022

Dans l'axe

Mt 9, 18-26

 

Quoiqu'il arrive, Jésus reste dans son axe. De là vient sa puissance.
Alors qu'il est en pleine conversation, il s'interrompt à la demande d'un homme en détresse. Car son axe, c'est une orientation fondamentale pour la vie.
Entendant que la fille de cet homme est morte, il se "lève", comme il se "lèvera" au matin de Pâques. La puissance de vie qui est en lui, se déploie et l'entraîne jusqu'à cette fille à qui il va la transmettre. Et elle aussi, se "lèvera".

Cette force qui le pousse va, au passage, se transmettre également à une femme qui se vide du sang de la vie.

Sa puissance de vie déborde tout autour de lui et nous entraîne dans son sillage.

Nous aussi, si nous restons dans notre axe, nous pouvons libérer  cette même puissance de vie en nous et autour de nous.

 


 

Dimanche 3 juillet 2022

Hôte autre

Luc 10, 1-2;17-20

 

Une belle manière d'apporter la paix à quelqu'un, ou plutôt, de partager avec lui la paix, c'est d'avoir besoin de lui.

Stimuler les trésors de générosité et d'altruisme qui sont en lui, rien de mieux pour l'éveiller à la paix qui demeure au plus profond de lui-même.

Demander l'hospitalité à quelqu'un, c'est accueillir avec gratitude tout ce qu'il veut nous offrir. Savoir apprécier ses coutumes, sa cuisine, l'intérieur de sa maison...
... et y discerner avec émerveillement, la présence de Dieu qui précède de loin le missionnaire.

C'est aussi respecter sa liberté et savoir se retirer sur la pointe des pieds si cette personne n'est pas encore prête à ce chemin de paix.

 


 

Samedi 2 juillet 2022

Le sens du sacré

Mt 9, 14-17

 

Paul nous l'a bien dit : quoique nous fassions, faisons-le pour le Seigneur !

L'important n'est pas de jeûner ou de manger, mais d'être avec le Christ.
Ce qui souligne d'une part la nécessité d'un équilibre dans nos pratiques religieuses comme dans toute notre existence.

Et d'autre part, l'exigence de sans cesse réinterroger nos pratiques religieuses. Elles peuvent être utiles à un moment et ne plus l'être ensuite, suivant les circonstances. On a vite fait de sacraliser des façons de prier, de pratiquer notre religion. On est parfois prêt à se battre pour ça.

Mais Dieu seul est Saint,

et seule la Vie est sacrée.

 


Vendredi 1er juillet 2022

Quelle collection !

Mt 9, 9-13

 

Moi aussi, je suis peut-être assise à mon bureau de collecteur d'impôts !

Et Jésus passe, me voit et m'appelle :"Suis-moi !".

Vais-je, moi aussi, me lever et le suivre comme Matthieu ?!...

Chacun, chacune de nous peut s'interroger sur ce qui peut ressembler parfois, dans sa vie, à "un bureau de collecteur d'impôts".
Et quand Jésus passe dans notre vie et nous voit assis là, on dirait qu'il y reconnait comme une attente plus profonde en nous.
Il saisit ce besoin et nous appelle à nous bouger, à sortir de ce "bureau"...
... à le suivre.

Oserons-nous lâcher ce bureau ? Lâcher cette position statique et cette attitude qui collecte, qui accapare, qui entasse ?

Matthieu l'a fait spontanément sans un seul regard pour ce qu'il abandonnait...

Son regard ne voyait plus que Jésus, sa puissance de vie attractive.

 


 

Jeudi 30 juin 2022

Puissance de la fraternité

Mt 9, 1-8

 

Quelle belle fraternité autour de l'homme paralysé !

Une fraternité unie, centrée sur le plus fragile.

Cette personne handicapée a fédéré autour d'elle une communion de frères.

Une communion active et solidaire, dans l'effort et dans l'espérance.

Une communion d'attention à l'autre, de soutien mutuel.

Sans l'aide de ses amis, cet homme paralysé n'aurait pu aller jusqu'au Christ.
Mais, sans lui, ses amis dévoués n'auraient peut-être pas pu, non plus, avoir accès au Christ, et attirer son attention.

Oui, nous avons besoin les uns des autres. Nous marchons ensemble sur le chemin de la vie. Nous suivons ensemble le Christ qui fait de nous des frères et sœurs.

Vivons la mondialisation de la fraternité !

 


 

Mercredi 29 juin 2022

Sondage

Mt 16, 13-19

 

Avant de confier à Pierre une mission, une responsabilité, Jésus ne demande pas son CV. Il ne lui fait pas non plus passer un examen, et encore moins un concours sélectif pour choisir le plus performant !

Il demande : "Pour toi, qui suis-je ?"

Il n'attend pas une réponse apprise par cœur ou du copié-collé, et encore moins une réponse du politiquement correct !

Il attend une réponse personnelle qui engage.
C'est l'unique garantie que Pierre sera un vrai envoyé du Christ, au service de ses frères et sœurs.

Et, d'ailleurs, cette réponse devra être renouvelée, affermie dans les épreuves. Sans quoi, le risque serait grand de ne plus servir Dieu, mais son propre ego !

Et quand le Christ entend cette réponse de Pierre, de chacun, chacune de nous, alors, il livre tout ! Il se livre !

 


 

Mardi 28 juin 2022

Dieu dort ?!...

Mt 8, 23-27

 

Notre monde, notre Eglise... nos propres vies sont parfois bien agités par des tempêtes de toutes sortes !

Et Dieu dort !

Il semble attendre que nous commencions par nous réveiller nous-mêmes.

Prenons l'exemple sur les disciples. Ils ne restent pas là à se croiser les bras en regardant le désastre ! Ils ne s'enfoncent pas non plus dans le fatalisme ou le désespoir !

Ils s'approchent du Christ, ils se font proches de lui... et l'appellent, le réveillent.

Ils ont conscience de leur impuissance, mais ils se bougent et font ce qui est en leur pouvoir, aussi dérisoire que cela semble. Et, en même temps, ils s'en remettent à Dieu.

... C'est alors que l'impossible surgit, devient possible :

"Il se fit un grand calme."

 


 

Lundi 27 juin 2022

Partout !

Mt 8, 18-22

 

Que signifie suivre Jésus ?!

Cet homme qui s'approche de Jésus et s'exclame :"Maître, je te suivrai partout où tu iras." manifeste un bel élan du cœur !

Mais il doit en connaître les implications :

- "partir vers l'autre rive" : se laisser déplacer vis à vis de ses habitudes, de ses certitudes, de ses sécurités, de ses frontières.

- "pas d'endroit où reposer sa tête." : être en chemin, pélerin-étranger en ce monde...

- "Laisse les morts enterrer les morts" : quitter ce qui embourbe dans la non-vie. Suivre le Vivant !

Voilà une belle et exigente aventure !

 


 

Dimanche 26 juin 2022

Regard d'avenir

Lc. 9, 51-62

 

Jésus marche vers Jérusalem et envoie des messagers devant lui pour préparer les rencontres et les invitations.

Aujourd'hui, on pourrait parler de meetings, de conférences, d'appels à écouter un langage nouveau.

Mais les gens ne sont pas encore prêts à envisager ce nouveau. Jésus est toujours en avance dans ses appels, en contradiction avec ce qui se vit. Tousd sont appelés, mais tous se récusent. Alors Jésus a une parole forte, presque violente : qui fait un pas en avant et deux pas en arrière n'aura pas de place auprès de moi. Ce qui équivaut à dire : La vie est une marche en avant. Si vous reculez ou vous asseyez par terre, c'est la mort qui vous guette.

Même si c'est dérangeant, inquiétant car l'inconnu fait toujours peur, ne nous laissons pas tenter par l'immobilisme et regardons résolument vers la vie, la vie des autres, la vie de l'Eglise, la Vie tout court.

 


Samedi 25 juin  2022

L'humilité de l'amour

Mt. 8, 5-17

 

Aujourd'hui, nous revoici avec notre ami le centurion, celui qui aime tant son serviteur qu'il n'hésite pas à venir trouver Jésus, alors qu'il ne partage pas la même foi, pour lui demander de le guérir.

Sa façon de s'adresser à Jésus est d'une huimilité exceptionnelle : il est "grand chef" dans l'armée romaine et il s'agenouille virtuellement devant Jésus pour sauver son serviteur. C'est ce que nous pouvons appeler l'humilité de l'amour.

Cette humilité de l'amour se transforme en humilité de la foi. Mais c'est toujurs l'humilité qui prime dans la relation aux autres, la relation à Jésus, la relation au Père ("mon Père, je m'abandonne à vous", nous dit Charles de Foucauld) : Même remise de sa vie que celle de la vie du serviteur entre les mains de Jésus. Même acceptation que tout ne dépend pas de nous, mais des autres, mais d'un Autre. Pour cela, l'humilité est notre socle avec l'amour pour Dieu et l'amour de Dieu pour nous. Merci Seigneur.

 


Vendredi 24 juin 2022

Réjouissez-vous

Lc. 15, 3-7

 

Abandonner 99 brebis au profit d'une seule, cela semble fou à notre mentalité rationnelle.

Et c'est fou !

Mais dans le cas de l'amour de Dieu ce n'est pas fou. Il aime autant les 99 que la toute seule. Simplement, les 99 ne se sont pas perdues, le Seigneur a donc confiance en elle et en leur capacité de se gérer, pour un temps, tout seules.

Quant à la brebis perdue, c'est elle qui est en danger, non seulement parce qu'elle s'est éloignée du troupeau mais surtout parce qu'elle ne connaît pas les dangers de l'isolement.

Une fois qu'elle est retrouvée et ramenée au bercail, le Seigneur nous appelle à nous réjouir. C'est très important : se réjouir parce qu'une seule brebis a été retrouvée.

Le salut d'un seul a autant de valeur et d'importance que le salut de 99. Alors, oui, réjouissons-nous.

 


Jeudi 23 juin 2022

Le nom

Lc. 1, 57-66

 

Cette année le précurseur est vraiment le précurseur puisqu'il arrive avec 24 heures d'avance. Il cède sa place au Sacré Coeur. Mais cela ne nous empêche pas de le fêter dans la joie.

Ainsi, à sa naissance, il lui est donné un nom qui ne relève pas de la traditiion familiale. C'est vraiment une innovation que les amis et proches ne comprennent pas réellement.

Que peut-on dire de ce nom, si ce n'est qu'il lui a été donné par Dieu lui-même en passant par la médiation de l'ange Gabriel. Même médiation et même mode opératoire que pour Marie.

Ce nom va l'accompagner tout au long de sa vie de précuseur et il devra en répondre devant Jésus lui-même, lorsqu'il dira : je ne suis pas digne de délier ses sandales".

Son nom, c'est sa carte d'identité de précurseur, sa vocation, sa mission. Il n'est pas sûr qu'Elisabeth ait pu discerner dès la naissance le choix privilégié du Seigneur pour son enfant, même si sa naissance était miraculeuse. Avec Marie, comme Marie, elle devra suivre son fils et non pas le précéder. C'est une belle vocation aussi.

 


Mercredi 22 juin 2022

Quel fruit

Mt. 7, 15-20

 

Est-ce judicieux de se posser la question : quel fruit est-ce que je porte ?

Mais plutôt, n'est-ce pas : l'arbre que je suis est-il suffisamment bon pour porter des fruits? ou, a-t-il trop de zone de ténèbres et ne peut donc pas porter de fruit ?

Car c'est clair, c'est Jésus qui nous le dit : un arbre bon ne porte pas de mauvais fruit et, vice-versa, un mauvais arbre ne peut pas porter de bons fruits.

Deuxième question à se poser : ce bon fruit que je peux porter, si je m'en donne la peine, à qui est-il destiné ? Est-ce pour moi afin d'être bien considéré ? est-ce pour nourrir celui qui n'a pas de fruit ? ou est-ce pour être greffé à un nouvel arbre afin que ce dernier porte beaucoup de très beaux fruits nourrisants ?

Mais être greffé signifie aussi disparaître au profit de l'autre. Suis-je prêt à mourir comme l'épi de blé ?

 


Mardi 21 juin 2022

La porte basse

Mt. 7, 12-14

 

On parle souvent de la porte étroite et de l'obligation que nous avons, si nous voulons passer par elle, de nous alléger, comme les chameaux aux portes des villes.

Mais j'aime à penser que cette porte est aussi basse, qu'elle nous oblige à nous baisser, à nous rapprocher de la terre, presqu'à nous mettre à genoux, à l'imitation de Jésus lorsqu'il lave les pieds de ses disciples.

Oui, la porte basse pour nous mettre au service du frère. C'est la meilleure place qui nous est réservée, et c'est le chemin qui nous est proposé car il mène à la vie. Rendons grâce au Seigneur pour toutes des merveilles qu'il nous offre, gratuitement.

 


Lundi 20 juin 2022

De la poutre à la paille

Mt. 7, 1-5

 

Comme c'est facile de juger l'autre, les autres !

Comme c'est difficile de se juger soi-même et de voir nos propres défaillances.

La poutre que nous avons dans l'oeil ne nous aveugle pas seulement, loin de là, dans notre regard sur les autres.  ette pourtre nous empêche de voir ce qu'il faudrait travailler en nous pour nous permettre de discerner clairement la pailel qui est dans l'oeil du voisin.

Seuls, nous ne pouvons pas y arriver. Alors, prions l'Espti Saint de nous accompagner dans cette démarche de faire la vérité sur nous-mêmes.

 


 

Dimanche 19 juin 2022

Donner le pain de Dieu

Lc. 9, 11-17

 

La multiplication des pains, en ce jour de la fête du Saint sacrement , cela peut ne pas étonner puisqu'il est question de nourriture.

Pourtant, dans ce récit, il me semble qu'il faut voir plusieurs choses : d'abord que tous ont accès à cette nourriture, sans acception des personnes. Pour Jésus, tout le monde a faim et donc tout le monde a le droit de recevoir de la nourriture pour ne pas défaillir en route. Même s'il s'agit de nourriture spirituelle : on a toujours le risque de désespérer et d'abandonner la foi.

Et puis, même si c'est Jésus qui consacre cette nourriture, ce sont les apôtres et les disciples qui la distribuent. C'est un point important, car il s'agit de médiation humaine. Jésus nous a dit "sans moi vous ne pouvez rien faire", mais il nous dit aussi : "sans vos frères vous ne pouvez rien faire" et "si vous ne mettez pas la main à la pâte, vous ne pouvez être mes disciples."

A nous d'aimer au point de tout donner.

 


 

Samedi 18 juin 2022

N'ayez pas peur

Mt. 6, 24-34

 

Aujourd'hui, nous sommes invités à une totale confiance dans le Père.

Cela me permet de rejoindre Charles de Foucauld, le nouveau sains dont la prière commençait ainsi : "Mon père, je m'abandonne à toi, fais de mois ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie."

Et voilà, nous nous retrouvons dans la confiance totale, la confiance absolue et c'est ce que nous propose Jésus. Car il n'y a pas d'autre chemin pour rencontrer le Père que d'être abandonné dans ses bras et de se remettre entre ses mains sans meure "avec une infinie confiance".

 

 


Vendredi 17 juin 2022

Le coeur : un trésor

Mt. 6, 19-24

 

Jésus oppose les trésors bien humains que sont la richesse, la gloire, le pouvoir, tous ces trésors qui sont éphémères et sont détruits par ls mites de toutes sortes, au trésor qui habite notre coeur, au trésor qu'est notre coeur.

Oui, notre coeur est un trésor car il reçoit le Trésor qu'est l'Amour divin.

Et ce trésor, personne ne peut nous le prendre, mais en fait nous ne le connaissons pas vraiment. Nous le connaîtrons vraiment quand nous le verrons face à face. Belle espérance pour chacun des hommes

 

 


Jeudi 16 juin 2022

Quel pardon possible ?

Mt. 6, 7-15

 

Pardonner comme le Père pardonne.

Oui, mais comment le Père pardonne-t-il et est-ce possible pour nous pauvres humains ?

Une première réponse : si Jésus nous dit de pardonneer comme le Père pardonne, c'est que c'est possible pour nous. Jésus ne nous demandera jamais ce que nous ne pouvons pas faire ou donner.

Alors, qu'est-ce que le pardon ?

Ce n'est pas faire comme si la blessure n'avait pas existé car la personne blessée, même guérie, a été blessée.

Le pardon : continuer à aimer celui qui a blessé avec la blessure qu'il nous a infligée, en acceptant d'être diminué. Mais aucune blessure ne peut diminuer l'amour du Père. Et notre amour est à l'image de celui du Père.

Cependant, il faut bien préciser que le pardon que nous donnons n'enlève pas la souffrance.

 


Mercredi 15 juin 2022

Aumône, Jeûne et Discrétion

Mt. 6, 1-6;16-18

Ne pas fanfaronner parce qu'on fait le bien ! Voilà ce que nous propose Jésus aujourd'hui.

Donner sans que la main gauche sache ce que donne la main droite : voilà la façon d'aimer son prochain, son frère. Ne pas lui faire sentir qu'il dépend de vous, mais au contraire le remercier d'être votre frère.

Il ne s'agit pas d'un juste partage des richesses ou d'un juste retour à la vérité. Non, personne n'a rien, tout appartient à tous : "tout le monde est au Christ et le Christ est à Dieu". Voilà notre itinéraire pour la journée. Bonne route !

 


 

Mardi 14 juin 2022

Aimer ses ennemis

Jn. 5, 43-48

 

Comme c'est difficile et paradoxal d'aimer ses ennemis car, si on les aime, ils ne sont plus nos ennemis!

Alors à quoi nous appelle Jésus?

Tout simplement à ne faire aucune différence, aucun racisme car nous sommes tous frères, et surtout, tous fils, enfants de Dieu, non seulement par notre baptême mais aussi et surtout par notre naissance.

Alors, rendons grâce au Seigneur de pouvoir dire à chacun : tu es mon frère bien-aimé ; je mets en toi toute ma confiance.

 


Lundi 13 juin 2022

"Ce qui est donné n'est pas perdu"

Mt 5, 38-42

 

Il est de coutume d'invoquer l'aide de Saint Antoine de Padoue pour retrouver des objets perdus.

Eh bien, l'Evangile de ce jour nous propose une autre solution pour ne rien perdre : c'est de donner !

... et même au-delà de ce qu'on veut de nous !

Donner son manteau en plus de la tunique prise !

Laisser prendre... et donner en plus... et par-donner ... Jusqu'à même son amour propre, sa dignité...

Cela dépasse la mesure !!!...

C'est ce que François d'Assise avait compris : le meilleur moyen de ne rien perdre, c'est de rien s'approprier... et de n'avoir ainsi rien à défendre !...

Saint Antoine a suivi François dans sa prédication comme dans ses œuvres.

 


 

 

Dimanche 12 juin 2022

Fêter la Trinité

Jn 16, 12-15

 

Toute notre foi chrétienne se décline en relation

avec Dieu qui est Père, Fils et Esprit :

Passer du don au contre-don grâce à l’Esprit qui fait tout circuler.
Entrer dans cette danse d’amour entre les 3 personnes de la Trinité.

Ce mystère est si grand que nous sommes nombreux à appréhender

cette fête liturgique comme un affaire de théologiens patentés !

 

Pourtant, l’Evangile de ce jour nous rassure :

L’Esprit Saint va nous aider à connaître le Fils

qui connaît si bien le Père et est si bien connu de Lui.

Alors, comptons sur l’Esprit qui nous est donné

pour apprendre à aimer à la manière de Dieu Trinité.

 


 

 

Samedi 11 juin 2022

Semer la paix de Dieu

Mt 10, 7-13

 

La proclamation du Règne de Dieu tout proche rayonne

pour ceux et celles qui l’accueillent,

en santé de l’âme et du corps, en vie plus forte que la mort.

 

Avec la conviction de foi que nous, les disciples missionnaires,

avons reçu gratuitement,

nous pouvons, nous devons, nous aimons…donner gratuitement !

 

Donner comme « on sème à tout vent »,

sans calcul, en pure gratuité.

Il y a des réalités d’en haut qui s’accroissent en se répandant.

Ces graines de paix de Dieu,

qu’elles soient ou non accueillies,

demeurent en nous avec d’autant plus d’intensité

que nous n’en sommes pas avares !

 


Vendredi 10 juin 2022

Précieuse chasteté

Mt 5, 27-32

 

A l’heure où toutes les sortes de couples et de vies communes

se mettent en place dans nos sociétés sécularisées,

la relecture d’Amoris  laetitia peut être pertinente.

 

Pourquoi ne pas évoquer aussi la précieuse vertu de chasteté.

De quoi s’agit-il ?

Une manière de vivre nos relations affectives les plus proches

avec respect, refus d’intrusion, d’emprise, de possession.

Grandeur des relations d’amour ou d’amitié

où chaque partenaire désire avant tout que l’autre

soit lui-même en plénitude et liberté.

 

Evidemment, Jésus ne fait ni l’éloge des borgnes ni des manchots

mais nous invite à un regard chaste et non voyeur,

à des mains qui n’agrippent pas avec force

mais dont le toucher est respectueux.

 


Jeudi 9 juin 2022

Réconcilié

Mt 5, 20-26

 

Combien de temps et de négociations pour réconcilier l’Ukraine et la Russie ?

Comment être à la fois désarmé et désarmant

pour cheminer vers cette fraternité universelle

qui nous est connaturelle selon notre foi en Jésus-Christ ?

En effet, nous sommes tous frères et sœurs en Christ

et fils et filles d’un même Père des cieux.

 

Pour cette justice–là qui est justesse de nos relations,

Jésus, dans l’évangile de ce jour nous désigne

deux voies sans issues à ne pas prendre :

la première est celle des scribes et des pharisiens :

leur justice nous avons à la dépasser.

Peut-être que la relecture de Fratelli tutti pourrait nous y aider !

la seconde est la justice des tribunaux des humains :

il vaudrait mieux éviter d’en arriver là.

 

Quelle est donc la voie qui conduit à la vie ?

Celle du face à face avec Dieu dans la prière.

A partir de l’amour qu’il met en nous,

nous réajustons nos relations avec nos frères et sœurs en humanité

non seulement en pensées mais aussi en actes !

 


Mercredi 8 juin 2022

Ni légalistes, ni anarchistes, cohérents

Mt 5, 17-19

 

Il s’agit pour grandir selon le Règne de Dieu

à la fois d’enseigner, de partager la loi et de l’observer.

Soit accomplir sa vie dans la cohérence entre dire et faire.

 

Sur ce chemin de conversion permanente,

Jésus est le premier de cordée et n’en attend pas moins de nous !

Serait-ce utopique ?

Recevoir la vie pour l’accomplir selon l’orientation de la parole

qui nomme les impasses

tout en nous laissant cheminer au rythme

de notre propre créativité évangélique.

 


Mardi 7 juin 2022

Exhortation à l’estime de soi

Mt 5, 13-16

 

Etre sel de la terre et lumière du monde :

voilà bien des qualifications glorieuses que nous pourrions réfuter

en osant dire au Seigneur : n’en rajoute pas, trop c’est trop !

 

Pourtant cette glorieuse identité nous vient

de petites choses toutes simples du quotidien

mais qui comptent :

« Ce que vous faites de bien »

Ces actes bons donnent à ceux et celles qui nous voient

de rendre gloire à Dieu !

Or Dieu seul est bon et de lui nous viennent tous les biens,

disait saint François d’Assise.

 

Appuyons-nous donc sur la bonté de Dieu pour la communiquer

à partir de la saveur et la lumière divine qui font de nous

des personnes écoutées et rayonnantes de cette bonté de Dieu.

 


Lundi 6 juin 2022

 

Prendre Marie chez soi

 

Jn 19, 25-34

 

A l’écoute de l’Esprit Saint, qui prit Marie sous son ombre,

nous sommes tous et toutes invité.es,

en ce jour de mémoire de Marie, mère de l’Eglise

à la prendre chez nous.

 

A la chapelle de Notre-Dame du Haut,

la statue de la Vierge à l’enfant

nous surplombe à partir d’une petite fenêtre.

Ainsi, pour chaque célébration, elle veille sur nous,

nous présentant son Fils, le Christ, le Fils de Dieu et notre frère.

Ce Fils de Dieu, allons-nous l’accueillir pour marcher ensemble et faire Eglise ?

Nous avons une bonne guide et protectrice, Marie notre mère.

 


 

Dimanche 5 juin 2022

Spirituelle mémoire

Jn 14, 15-16.23-26b

 

Nous souffrons tous et toutes de trous de mémoire, de mémoire sélective,

voire de perte de mémoire immédiate.

Toutefois, des éclats de lucidité et de reconnaissance affective

Traversent les yeux et le cœur

de personnes atteintes de troubles cognitifs graves.

Quand nous rencontrons ces personnes,

la grâce d’une furtive présence nous est parfois donnée.

 

Cette furtive présence ressemble-t-elle à cette spirituelle mémoire

promise par Jésus en ce jour de célébration de la Pentecôte ?

 

Dans le silence du coeur,

se connecter à l’Esprit du Seigneur

qui murmure en nous : « Abba , Père » ;

ouvrir l’Evangile et, au souffle de l’Esprit,

aller à la rencontre de Jésus.

Quelle profondeur de la prière nous est ainsi donnée :

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs.

A tous ceux et celles qui ont la foi

et qui en toi se confient,

donne la joie éternelle.

 


 

Samedi 4 juin 2022

Rêve de libraire

Jn 21, 20-25

 

Remplir le monde de livres, partager la culture à tous vents,

serait-ce le rêve de tous les passionnés de lecture ?

 

L’évangéliste saint Jean a la passion du témoignage «  de

ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux,

ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie,

nous écrivons cela, afin que notre joie soit parfaite. »  I Jn 1, 1.4

Il imagine remplir le monde de livres écrits sur Jésus !

 

Le feu de son amour pour le Christ habite le cœur de ce disciple « que Jésus aimait ».

Quand Jésus dit à Pierre « et si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne »,

je ne crois pas qu’il faut comprendre « cela ne te regarde pas ».

Il s’agirait plutôt d’un appel à accueillir pour soi-même, en son propre cœur ce Christ

qui demeure toujours avec nous, près de nous et en nous.

 

Laissons l’Esprit gémir en nous, murmurer le nom du Père

que Jésus nous a fait connaître,

peu importe le messager !

 


 

Vendredi 3 juin 2022

Fragilités

Jn 21, 15-19

 

Dans la Parole de ce jour, Pierre, premier pape et renégat pardonné

retrouve son Seigneur ressuscité sur le bord du lac.

Cette ultime rencontre a la densité

d’un émouvant passage de témoin.

Quand le Christ lui demande à trois reprises « M’aimes-tu ? »,

sa réponse a la modestie de celui qui se connaît fragile

mais se reconnaît profondément aimé.

 

La mission qui en découle va d’abord commencer par les plus fragiles :

être le berger des agneaux.

Puis il s’agira de se voir confier les adultes soit les brebis.

Enfin, l’évocation de l’ultime don de soi et preuve d’amour

se réalisera par le témoignage du martyre.

 

En ce temps qui précède la Pentecôte,

accueillons humblement l’Esprit

qui prend soin de nos fragilités

pour les faire muter en force d’aimer.

 


 

Jeudi 2 juin 2022

Portes ouvertes de la Trinité

Jn 17, 20-26

 

A la fin de l’année scolaire, différentes écoles et facultés

organisent des portes ouvertes pour faire connaître aux étudiants

les possibilités de formation qu’ils offrent.

 

Avec l’Evangile de ce jour, nous pouvons penser que la Trinité

est en permanence dans une opération portes ouvertes !

Dès lors que l’amour du Christ nous atteint et que nous y répondons,

nous avons accès à l’amour du Père

et en nous prie et demeure l’Esprit du père et du Fils.

D’où nous vient cet amour sinon de la Parole d’Evangile

qui nous est transmise par des témoins en Eglise ?

De cette Eglise dont le Christ fait l’unité, nous sommes

les heureux membres envoyés à notre tour.

 

En cette neuvaine de prière à l’Esprit Saint qui précède la Pentecôte,

puissions-nous transmettre par nos vies ou nos paroles,

l’amour qui nous unit !

 


 

Mercredi 1er juin 2022

Au nom de …

Jn 17, 11b-19

 

Sommes- nous des disciples gardés dans le nom de Dieu ?

Nous connaissons tous dans nos villes et nos villages

des noms de famille bien connus,

liés à des métiers, des entreprises, des propriétés agricoles.

Les membres de ces familles gardent le nom parfois dans une unité fragile.

 

Si chrétien est notre nom de famille,

alors nous sommes en tant que disciples du Christ

les fils et les filles bien-aimés du Père.

Reconnaître cette filiation ouvre nos esprits et nos cœurs

à l’accueil d’une parole de Dieu,

parole de vérité qui nous est adressée.

Méditer l’Evangile nous conduira sûrement

à faire des pas de côtés par rapport aux choix de nos sociétés

avec la force que le Père et le Fils nous donnent dans l’Esprit.

 


 

Mardi 31 mai 2022

Joie de Dieu

Lc 1, 39-56

 

Nous fêtons aujourd’hui une visitation.

Une jeune femme enceinte s’empresse d’aller visiter

une future mère déjà âgée.

Rencontre lumineuse entre le Premier et le Second testament,

entre la mère du Précurseur et celle du Messie.

 

Cette rencontre du passé a de possibles renouvellements

en chacun de nous :

prenons-nous conscience de la dimension divine

de nos rencontres quotidiennes ?

Dans l’humble joie de nos visites, nos accueils mutuels,

la joie de Dieu trouve en chacun de nous

des merveilles à faire vivre et à renouveler.

 

Une force des humbles est capable de renverser

les puissants de leur trône chante Marie !

Serait-ce la vie de leur enfant qui aujourd’hui encore

soutient l’espérance de tant de femmes et d’hommes

aux prises avec la dictature des puissants qui les oppriment, les agressent.

Prions pour que la joie de Dieu présente en chaque être humain

gagne le respect et la paix en nos sociétés traversées de tant de violences.

 


Lundi 30 mai 2022

Pas seul

Jn 16 , 29-33

 

Dès le premier livre de la bible, nous apprenons de Dieu :

« Il n’est pas bon que l’humain soit seul, je vais lui faire un secours ! » Gn 2, 18

 

Une solitude originelle nous constitue tous et toutes.

De façon plus ou moins heureuse, nos proches sont pour nous

ces secours qui nous évitent d’être seuls.

Ils promeuvent ce que nous sommes en profondeur :

des êtres uniques, avec une mission propre sur la terre,

dont le nom est marqué dans la paume des mains de Dieu. Es 49, 16

 

L’évangile de ce jour nous montre Jésus peu avant sa Passion

conscient qu’il sera laissé seul par ses disciples les plus proches

et confiant parce que le Père est avec lui.

 

Dès lors que Christ est ressuscité, nous pouvons être rassurés :

en lui nous avons la Paix, celle qui vient de son Père qui ne nous laisse jamais seul.

Sûrs de cette bonne compagnie puissions-nous assumer dans une joie profonde

cette présence de Dieu en nous plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes.

 


 

Dimanche de Pâques-29 mai 2022

Paroles de feu

Actes 7,55-60/Apoc.22,12-20/Jean 17,20-26

 

 

Paroles sublimes qui ouvrent l’avenir en Dieu :

Étienne, premier diacre martyr s’écrie : « Voici que je contemple

les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu ! »

 

Jean, à Patmos, entend : « Moi, Jésus, Je suis le Premier et le Dernier,

le commencement et la fin, l’étoile resplendissante du matin.

Oui, je viens sans tarder! »      - « O oui, viens, Seigneur Jésus ! »

 

Et Jésus prie ainsi : « Père, que tous soient un, comme Toi, Père, Tu es

en moi, et moi en Toi, afin que le monde sache que Tu m’as envoyé,

et que Tu les as aimés comme Tu m’as aimé... Je veux que là où je suis,

ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que

Tu m’as donnée, parce que Tu m’as aimé avant la fondation du monde. »

 


 

Samedi 28 mai 2022

Circuits d'amour

Actes 18,23-28/Jean 16,23b-28

 

 

Nous sommes sur des départs, et c’est là que se livrent

les paroles fondamentales.

« L’heure vient, dit Jésus, où je vous parlerai sans images,

et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.

Le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé,

et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti : Je suis

sorti du Père et je suis venu dans le monde. Maintenant je

quitte le monde, et je pars vers le Père...

Ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le

donnera. Demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera

parfaite. »

 

Nous sommes dans un circuit d’amour total.

 

Quant à Paul, il quitte Antioche, parcourt le pays galate

et la Phrygie en affermissant tous les disciples.

Un juif, nommé Apollos, homme éloquent versé dans les

Écritures, dans la ferveur de l’Esprit, venait d’arriver à Éphèse.

Bien accueilli en Grèce, il rendit de grands services à ceux

qui étaient devenus croyants. Mais remarquons : il accepte de

se faire instruire avec plus de précision sur le chemin de Dieu

par le couple de laïcs, Priscille et Aquila ; et Paul, dans ses lettres,

se défendra de toute rivalité entre lui et Apollos, tous deux

prédicateurs de la Bonne Nouvelle... Autre circuit d’amour fraternel.

 


 

Vendredi 27 mai 2022

Jamais seuls

Actes 18,9-18/Jean 16,20-23

 

 

Jésus disait à ses disciples : « Vous allez pleurer et vous

lamenter, tandis que le monde se réjouira. Mais votre peine

se changera en joie. Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira,

et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. »

 

L’Apôtre en fait l’expérience : A Corinthe, une nuit, le Seigneur

dit à Paul dans une vision « Sois sans crainte, parle, ne garde pas

le silence. Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour

te maltraiter, car dans cette ville, j’ai pour moi un peuple nombreux. »

Paul y séjourna un an et demi, et il enseignait la Parole de Dieu.

Il y demeura même encore assez longtemps, puis il fit ses adieux

aux frères et s’embarqua pour la Syrie. 

 

Le Seigneur prend soin de nous, rassure et réconforte,

nous promet et nous donne sa joie, joie imprenable, intérieure.

 


Jeudi 26 mai 2022

Ascension du Seigneur

Actes 1,1-11/Hébreux 9,24-28.10,19-23/Luc 24,46-53

 

 

Jésus s’était présenté vivant à ses disciples après sa Passion.

Pendant 40 jours, il leur était apparu et leur avait parlé du

Royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux,

il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre

que s’accomplisse la promesse du Père :

«  C’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisé dans peu de jours...

vous serez alors mes témoins, à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie,

et  jusqu’aux extrémités de la terre. »

 

« Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie, et levant

les mains, il les bénit. Il se sépara d’eux, et il était emporté au ciel... »

 

« Il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant

pour nous devant la face de Dieu. Continuons donc sans fléchir

d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, Celui qui a promis . »

 

Telle est la foi de l’Église, notre foi !

 


Mercredi 25 mai 2022

Dans le jeu de l'Esprit

Actes 17,15 à 18,1/Jean 16,12-15

 

 

Paul, arrivé sur l’Aréopage d’Athènes, fait un grand effort

d’inculturation :

 « Le dieu inconnu que vous vénérez sans le connaître,

 je viens vous l’annoncer : C’est un homme que Dieu,

Seigneur du ciel et de la terre, en qui nous avons la vie,

le mouvement et l’être, a établi juge, en le ressuscitant

d’entre les morts ».

« Là-dessus, nous t’écouterons une autre fois ! »

 

Seuls  quelques uns, hommes ou femmes, devinrent croyants.

Et désormais, Paul prêchera d’abord Jésus, le Messie crucifié !

Scandale et folie pour le monde. Mais Sagesse de Dieu.

 

C’est L’Esprit qui conduit dans la vérité toute entière :

« Lui me glorifiera, dit Jésus. Car il recevra ce qui vient

de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède

le Père est à moi... Ce qu’il aura entendu, il le dira, et ce qui

va venir, il vous le fera connaître. »

 


Mardi 24 mai 2022

La foi agissante dans l'épreuve

Actes 16,22-34/Jean 16,5-11

 

 

Les aventures missionnaires de Paul et Silas : un vrai roman !

La foule se déchaine contre eux. Après les avoir roués

de coups, on les jette en prison. Au milieu de la nuit, ils

prient et chantent les louanges de Dieu. Survient alors

un violent tremblement de terre : toutes les portes s’ouvrent.

Le geôlier veut se donner la mort. Paul lui crie : « nous sommes

tous là ! -  Que dois-je faire pour être sauvé, mes Seigneur ? -

Crois au Seigneur Jésus ! »

« A l’heure même, le geôlier les emmena pour laver leurs plaies,

il reçut le baptême avec tous les siens, et laissa déborder sa joie. »

 

Nous ne sommes pas à bout de surprises avec les paroles

de Jésus :« Il vaut mieux pour vous que je m’en aille. Si je pars,

je vous enverrai le Défenseur. Il établira la culpabilité du monde

en matière de péché, de justice et de jugement... Le Prince de ce

monde est déjà jugé. » 

 

Osons croire en Jésus, et nous verrons des choses étonnantes !

 


Lundi 23 mai 2022

La mission dans l'Esprit

Actes 16,11-15/Jean 15,26 à 16,4

 

 

Jésus prépare ses disciples à leur mission :

« Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai

d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité, il rendra témoignage

en ma faveur, et vous aussi, vous allez rendre témoignage.

Je vous parle ainsi pour que vous ne soyez pas scandalisés :

On vous exclura des assemblées... Ceux qui vous tueront

s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu... parce qu’ils

n’ont connu ni le Père ni moi. »

 Mais les apôtres font aussi d’heureuses rencontres :

« A Philippe, nous nous sommes assis au bord de la rivière

et nous avons parlé aux femmes qui s’étaient réunies.

L’une d’elles, Lydie, qui adorait le Dieu unique, écoutait.

Le Seigneur lui ouvrit l’esprit pour la rendre attentive à

ce que disait Paul. Elle fut baptisée, elle et tous les gens de

sa maison. »

 


6° Dimanche de Pâques -  22 mai 2022

Pour aujourd'hui et pour demain

Actes 15, 1-2.22-29/Apoc.21,10-14.22-23/Jean 14,23-29

 

 

Les paroles de Jésus, les paroles des apôtres, en ce temps

pascal, nous sont dites et redites pour qu’elles s’enracinent

en nous profondément et nous fassent vivre.

Comment découvrir le mystère de la Trinité, sinon à travers

ces derniers messages de Jésus ?

 

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père

l’aimera, nous viendrons vers lui et chez lui, nous nous

ferons une demeure. Je vous parle ainsi tant que je demeure

avec vous, mais l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,

lui, vous enseignera tout, il vous fera souvenir de tout ce que

je vous ai dit.. 

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Que votre cœur

ne soit pas bouleversé : Je m’en vais et je reviens vers vous...

 

Passé, présent, avenir... Jean, dans ses visions, nous fait contempler

« la Jérusalem céleste qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu. Elle

avait en elle la gloire de Dieu... Son sanctuaire, c’est le Seigneur Dieu,

Souverain de l’univers, et l’Agneau. La gloire de Dieu l’illumine, son

luminaire, c’est l’Agneau. »

 

Réalisons-nous que là est notre avenir ?

 


Samedi 21 mai 2022

Être disponibles

Actes 16,1-10/Jean 15,18-21

 

 

Jésus a prévenu ses disciples :  « Si le monde  a de la haine

contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.

Vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis.

Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on

a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre... »

 

Paul et ses compagnons poursuivent leur course apostolique.

Tantôt succès, tantôt refus, mais l’important est d’être disponible

au Saint Esprit.

« Pendant la nuit, Paul eût une vision : un Macédonien,

debout, lui faisait cette demande « Passe en Macédoine et viens à notre

secours ! » Aussitôt, ils cherchèrent à partir en Macédoine, où Dieu les

appelait à porter la Bonne Nouvelle. »

 


Vendredi 20 mai 2O22

L'Esprit à l'oeuvre dans l'Eglise

Actes 15,22-31/Jean 15,12-17

 

 

Avant de les quitter, Jésus recommandait à ses disciples :

« Aimez-vous les uns les autres  comme je vous ai aimés.

C’est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous alliez,

que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. »

 

Comment cela sera-t-il vécu ?

 

A l’issue du concile de Jérusalem, voici ce qui est décidé,

dans la confiance et l’amour mutuel : « Les Apôtres et les Anciens,

vos frères, aux frères issus des nations,  qui résident à Antioche,

en Syrie et en Cilicie. Nous avons pris la décision, à l’unanimité,

de choisir des hommes que nous vous envoyons, avec nos frères

bien-aimés Barnabé et Paul, qui ont fait don de leur vie pour le

nom de notre Seigneur Jésus Christ. Ils vous confirmeront de vive

voix ce qui suit :

« L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser

sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent... »

A  la lecture de cette lettre, la multitude des disciples se réjouit

du réconfort qu’elle apportait. »

 

Écoute, réflexion, prière, engagement, reconnaissance,

décision claire et sobre, bonne  communication, joie et

réconfort. Tels sont les fruits de l’Esprit à l’œuvre dans

cette expérience synodale.

 


 

Jeudi 19 mai 2022

Le premier concile

Actes 15,7-21/Jean 15,9-11

 

 

La conversion des païens provoquait dans l’Église de

Jérusalem une intense discussion...

Pierre, Barnabé, Jacques prennent successivement la

Parole : « Les païens ont entendu la parole de l’Évangile

et sont venus à la foi. Dieu qui connaît les cœurs, leur a

rendu témoignage en leur donnant l’Esprit Saint comme

à nous. Pourquoi donc mettez-vous Dieu à l’épreuve en

plaçant sur la nuque des disciples un joug que nous n’avons

pas eu la force de porter ? C’est par la grâce du Seigneur Jésus

que nous sommes sauvés »...

«  J’estime qu’il ne faut pas tracasser ceux qui,

venant des nations, se tournent vers Dieu ! ... »

 

Ainsi, nous rejoignons Jésus : « Comme le Père m’a aimé,

moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.

Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez

dans mon amour... Que ma joie soit en vous, et qu’elle soit parfaite. »

 


Mercredi 18 mai 2022

Retour en arrière ?

Actes 15,1-6/Jean 15,1-8

 

 

Jésus avait bien dit : « Je suis la vraie vigne, et mon Père

est le vigneron. Demeurez en moi, comme moi en vous.

Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là

porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne

pouvez rien faire ! »

Cette parole est claire et simple. Pourquoi la compliquer ?

 

«  Pourtant, des gens venus de Judée à Antioche enseignaient

 les frères en disant :

Si vous n’acceptez pas la circoncision, vous ne pouvez pas

être sauvés ! Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une

vive discussion engagée par Paul et Barnabé. »

Que faire ?

 

« On décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères,

monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens

pour discuter de cette question... »

 

Depuis les origines de l’Église, la concertation est nécessaire !

 


Mardi 17 mai 2022 

Une étonnante paix

Actes 14,19-28/Jean 14,17-31

 

 

Paul essuie une nouvelle lapidation (dont il se remet)

et continue, avec Barnabé, d’affermir le courage des

disciples ; « Il nous faut passer par bien des épreuves

pour entrer dans le Royaume de Dieu ! »

« Ils instituèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises

et confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis

leur foi en Lui.

Ils rapportèrent, à Antioche, tout ce que Dieu avait fait

avec eux, et comme ils avaient ouvert aux nations la

porte de la foi. »

Ils s’étaient appuyés en cela sur la parole de Jésus : 

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix.

Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé... Je m’en

vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez

dans la joie puisque je pars vers le Père... »

 

Dans les aléas de la vie, de la mission, cette présence de Dieu,

de Jésus, peut toujours nous garder dans la paix, et même la joie.

 


Lundi 16 Mai 2022

La course de la Parole

Actes 14,5-18/Jean 14,21-26

 

 

Les paroles de Jésus sont un trésor de vie inépuisable,

à creuser spécialement en ce temps pascal :

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père

l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous

ferons une demeure... L’Esprit Saint, que le Père enverra

en mon nom, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir

de tout ce que je vous ai dit. »

Les apôtre Paul et Barnabé ont mis en œuvre ces Paroles,

en annonçant La Bonne Nouvelle, à travers bien des péripéties :

Danger de lapidation, guérison d’un infirme de naissance,

danger d’être pris pour des dieux... Mais ils ont le courage

de rétablir la vérité : « Nous sommes des hommes pareils à vous !

et nous annonçons la Bonne Nouvelle... »

« Détournez-vous de ces vaines pratiques, et tournez-vous

vers le Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et

tout ce qu’il contiennent. »

 


Dimanche 15 mai 2022

Le cœur du cœur

Jn 13, 31...35

 

Jésus nous replonge encore et sans cesse au cœur du cœur de son message, de sa vie, de notre vie :"Aimez-vous les uns les autres."

Oh oui, on en parle beaucoup de l'amour !... mais on l'oublie vite dans la pratique de nos relations et de notre pastorale !

Jésus ne nous a rien dit sur l'organisation des paroisses, sur les méthodes de pastorale ou d'évangélisation, sur les styles de communautés ou de mouvements à promouvoir, à maintenir... etc...

Non par désintérêt, mais parce que tout cela n'a de sens et ne peut que découler que d'une connection sans cesse renouvelée et approfondie au cœur du cœur de notre Communauté-Eglise :

"A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres."

 


 

Samedi 14 mai 2022

CV du chrétien

Ac 1,15-17;20-26. Jn 15,9-17

 

Avant "l'embauche" d'un nouveau membre des Douze apôtres, Pierre dresse le CV qu'il doit avoir :

- Avoir accompagné le groupe de Jésus et des apôtres tout au long de son ministère public, depuis son baptême jusqu'à son Ascension.

et le cahier des charges :

- Devenir, avec les Douze, témoin de sa résurrection.

Voilà un DRH qui ne demande pas de compétences particulières,

mais une présence, une assiduité, un partage de l'itinérance du Christ qui a constitué une formation indispensable.

Cette embauche nous est adressée à nous aujourd'hui de la même manière. Jean, dans son Evangile, nous le confirme :" Demeurez dans mon amour."

"afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure..."


 

Vendredi 13 mai 2022

Une place

Jn 14, 1-6

 

Jésus nous dit qu'il part nous préparer une place. Il y a de nombreuses demeures dans la maison de son Père.

Alors pourquoi y a-t-il tant de personnes qui semblent avoir bien du mal à trouver leur place ?!...

Trouver une place, sa place est bel et bien une aspiration universelle !

Le fait qu'il y ait de nombreuses demeures est une bonne chose. Ainsi chacun, chacune peut trouver quelque chose qui lui correspond. En même temps, ce peut être difficile de choisir !

Heureusement, on peut se faire aider, éclairer... tout en n'abdiquant pas de notre liberté, de notre originalité.
C'est bel et bien ce que Jésus fait pour nous. Avons-nous l'audace de le suivre lui qui est notre chemin ?!...

... Le suivre pour trouver notre propre place, et préparer, avec lui, une place pour et avec les autres.


 

Jeudi 12 mai 2022

Humble et jaillissante

Ac 13,13-25;Jn 13,16-20

 

Les auteurs de la Bible ne cherchent pas à enjoliver l'Histoire du peuple de Dieu. Le Livre "des actes des apôtres" est bien dans cette veine !

Que ce soient les méandres de la royauté en Israël... que ce soient les aléas de la vie missionnaire des premiers chrétiens...

C'est que le but n'est pas de nous présenter des figures idéales, admirables... Mais de témoigner comment Dieu se faufile à travers nos circoncolutions humaines...
... et comment progressivement, il se révèle le Messie humble et doux, au-delà de tous nos clichés de puissance et de grandeur.

... et comment il nous choisit tel que nous sommes, il nous envoie tel que nous sommes, appelés à témoigner que sa puissance est dans cette vie jaillissante. 


Mercredi 11 mai 2022

Toujours plus loin

Ac 12,24-13,5

 

L'Esprit pousse les disciples toujours plus loin dans leur aventure missionnaire.

"Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l'oeuvre à laquelle je les ai appelés."

Nous avons prié, dimanche dernier, pour les vocations. On explique qu'une vocation de prêtre, de religieux(se)... est une mise à part de la personne pour Dieu ; comme on dit aussi que le peuple hébreu a été choisi et mis à part pour Dieu.

Il ne s'agit pas d'un privilège, et encore moins, d'un refuge !

C'est une "mise à part" "en vue de l'oeuvre à laquelle je les ai appelés".
Il s'agit de vivre dans l'intimité avec Dieu... pour aller plus loin, toujours plus loin vers nos frères et soeurs.
Chacun, chacune de nous est "mise à part", c'est-à-dire "unique" dans le coeur de Dieu...

... pour en rayonner... pour témoigner...


Mardi 10 mai 2022

Inculturation

Ac 11, 19-26

 

L'ouragan de l'Esprit poursuit sa course. Il rejoint à présent la culture grecque.

Et l'apôtre Barnabé, qui est "un homme rempli d'Esprit Saint et de Foi", y voit "la grâce de Dieu à l'oeuvre". Il en est transporté de joie !

Cette joie est, en elle-même, un signe, un fruit de l'Esprit.
A partir de là, l'Eglise va apprendre progressivement à inculturer l'Evangile pour qu'il puisse être entendu et vécu dans la culture grecque, puis dans toutes les cultures du monde tout au long de l'Histoire.
Les disciples de Jésus reçoivent dans cette ouverture culturelle, le nom de "chrétiens" enraciné dans la langue grecque.
Et nous aujoud'hui, comment allons-nous traduire l'Evangile pour les cultures actuelles ?...


Lundi 9 mai 2022

Le même don

Ac 11, 1-18

 

"Et si Dieu leur a fait le même don qu'à nous !..."

L'Esprit Saint bouscule nos habitudes et nos croyances.
Ne nous accrochons pas à nos certitudes et à nos rites ! Laissons-le ouvrir largement nos portes !

L'Esprit Saint ne connaît pas nos frontières, nos catégories. Il souffle où il veut.

Ouvrons les yeux de notre coeur pour apprendre à discerner l'action de Dieu en ceux qui nous semblent loin, ceux qui ne pensent pas comme nous, qui ne vivent pas comme nous.

N'empêchons pas l'oeuvre de Dieu !


Dimanche 8 mai 2022

Intimité

Jn 10, 27-30

 

Nous ne sommes pas seuls ! Le Christ nous invite à vivre une merveilleuse intimité avec lui.

Il est déjà là, au plus secret de notre coeur, au plus secret de nos peuples.

Prêtons l'oreille. Ecoutons sa voix. Il nous connaît mieux que quiconque. Il nous connaît de l'intérieur.
Le suivre nous donne une solidité et un horizon au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Jamais nous ne périrons, personne ne pourra nous arracher de sa main, lui qui est vie et amour.

Nous sommes dans l'intimité du Père et du Fils et de l'Esprit. Dans le coeur de Dieu...

... C'est là que s'enracine toute paix.


Samedi 7 mai 2022

Dur ! Dur !

Jn 6, 60-69

 

"Cette parole est rude ! Qui peut l'entendre ?"

Eh oui ! Il ne faut pas croire que de croire en un Dieu d'amour est un truc de bisounours ! Une planque pour endormir les consciences ! en dehors de "la vraie vie" !...

Et le pire, c'est que face à la déroute de ses disciples, Jésus en rajoute une couche !

Plus déconcertant encore, il se tourne vers ses plus proches : " Voulez-vous partir vous aussi ?!"

C'est que Jésus est aux antipodes d'un leader séducteur ! Il ne veut pas faire de nous des larbins à ses basques, ni des fans électrisés !

Il veut que nous soyons libres, que notre adhésion soit pleinement libre. Sans liberté, il n'y a pas de véritable amour !

Mais être libre, devenir libre, c'est rude !...


Vendredi 6 mai 2022

semence de chrétien

Ac 9, 1-20

 

La conversion de Paul est un beau signe d'espérance.

La vie donnée d'Etienne et des premiers disciples de Jésus a porté fruit. Paul, le persécuteur, qui se mettait au service d'une idéologie totalitaire, a été précipité à terre. Il est descendu de son orgueil, de sa soif de toute puissance mortifère !

Il a pris conscience de son aveuglement. Il a consenti à se laisser prendre par la main et conduire par d'autres. Il a accueilli la lumière d'un membre de ce peuple qu'il persécutait.

Lui, qui voulait tuer au nom de Dieu; a été bouleversé par Jésus, le Fils de Dieu, celui qu'il persécutait dans ses frères et soeurs.

Il a été baptisé dans sa mort-résurrection. Et il est devenu l'un de ses plus fidèles disciples !


Jeudi 5 mai 2022

Message perso

Ac 8, 26-40

 

Avec cet Éthiopien baptisé par Philippe, la Bonne Nouvelle rejoint le continent africain… bien avant l’Europe !…
Mais si l’Évangile est universel, c’est parce qu’il parle à chaque être humain de façon personnelle. Cet Éthiopien est eunuque, et il est touché par une parole de la Bible qui parle de descendance impossible. Philippe va avoir le bonheur de lui annoncer la Bonne Nouvelle au cœur de sa stérilité ; de quelle manière sa vie ne sera pas « retranchée de la terre » ; de quelle manière la puissance du Christ mort et ressuscité va rendre féconde sa vie.
Chacun, chacune de nous est ainsi rejoint par l’Esprit de Jésus dans l’intimité de sa vie, de ses questions, de ses recherches…
… et peut voir son horizon s’élargir...

 


Mercredi 4 mai 2022

Migrants Chrétiens

Ac 8, 1-8

 

En quelques lignes, le récit du livre des actes des apôtres nous fait passer d'un "grand deuil" à une "grande joie".
Après l'assassinat d'Etienne, une violente persécution s'abat sur toute l'Eglise de Jérusalem. Les premiers chrétiens n'étaient pas meilleurs que nous, et encore moins des super héros !

Mais leur attitude peut nous stimuler. La plupart d'entre eux s'enfuient, se dispersent.

Serait-ce la fin ?!

Non, car la Bonne Nouvelle est plus puissante que les forces de destruction.
Et ils l'annoncent de plus belle, là où ils passent...

Le "grand deuil" de l'Eglise de Jérusalem est transfiguré en "grande joie" dans les campagnes de Judée et de Samarie !

N'est-ce pas ce que nous pouvons contempler chez ces migrants d'aujourd'hui ?!...

Ayant fui et traversé tant d'épreuves, une force de vie impressionnante les habite et les tourne vers l'avenir.

N'ayons pas peur d'eux, ils nous apportent la Bonne Nouvelle de la Vie !

C'est grâce aux premiers migrants chrétiens que nous avons connu le Christ !

 


Mardi 3 mai 2022

Tenez bon !

1Co 15, 1-8

 

Paul nous livre le secret d'Etienne : "Cet évangile, vous l'avez reçu;c'est en lui que vous tenez bon." Il professe le cœur de notre Foi chrétienne. Oui, tel est bien notre roc !

Le fait d'être chrétien ne nous met pas à l'abri des épreuves et des drames... et j'oserais dire :"heureusement !". Cela ne nous met pas sur un petit nuage au-dessus du monde !

Au contraire, nous sommes plongés en plein cœur !...

... à la suite de notre maître, Jésus Christ !

Mais, avec lui et en lui, nous savons que les épreuves débouchent sur la Résurrection.
... Mieux : que celle-ci est déjà présente et à l'œuvre au cœur de nos ténèbres.
Cette assurance de Foi est un appui pour tenir bon

... et pour desciller nos yeux afin de mieux voir, contempler les œuvres du Père, les œuvres de Vie, ici et maintenant.

 


Lundi 2 mai 2022

Visage de l'Esprit

Ac 6, 8-15

 

Les fake-news, ça ne date pas d'aujourd'hui !

"Ils ne pouvaient résister à la sagesse et à l'Esprit qui faisaient parler Etienne."

Alors l'arme la plus efficace, c'est le mensonge, la calomnie ! Comme celui qui dit la vérité dérange trop, on lui prête des paroles et des intentions afin de pouvoir le discréditer.

On s'appuie sur des mots qu'il a effectivement prononcé, mais en les tordant totalement. N'est-ce pas le mécanisme de toute forme de totalitarisme ?! N'est-ce pas le mécanisme des guerres d'image ?! Arme de destruction massive !...

... Mais voilà que cette guerre de mots et d'images trouve un étonnant dénouement dans cette image :"Ils virent que son visage était comme celui d'un ange."

Etienne ne se laisse pas entraîner dans la violence ni à l'égard de ceux qui le persécutent, ni en lui-même.

En silence, son visage ouvre un horizon sur un autre monde... Celui de l'Esprit...

 


Dimanche 1er mai 2022

Testament de Jésus

Jn. 21, 1-19

 

Dans cet évangile, trois lieux de contemplation et d'intériorisation : la pêche miraculeuse, le repas préparé par Jésus et l'institution de Pierre comme berger des brebis.

Faut-il choisir entre les trois ?

En fait, il y a une cohérence christique très forte : Jésus donne (ou redonne) confiance à ses disciples en leur disant : ne craignez pas, je suis avec vous et je vous donne de quoi vous nourrir et nourrir vos frères et soeurs.

Puis, il renouvelle la Cène du Jeudi saint en ayant déjà préparé le repas sur le bord de la place. Avec ce repas, et l'institution de l'Eucharistie, il envoie l'Esprit sur ses disciples.

Enfin, Jésus ouvre l'avenir en nommant Pierre comme Berger suprême. Ce qui signifie, en passant, que Jésus a  tout à fait confiance dans l'évangélisation des peuples puisqu'ils auront besoin d'un chef.

Voilà qui nous donne beaucoup d'espérance pour l'avenir, même si l'Eglise doit encore passer par des descentes encore plus drastiques que celles d'aujourd'hui.

 


Samedi 30 avril 2022

La nuit de la foi

Jn. 6, 16-21

 

Les disciples aujourd'hui se montrent audacieux, très audacieux : ils partent sans Jésus pour traverser la mer et se rendre à Capharnaüm.

Il arrive ce qui devait arriver : le vent se lève et ils prennent peur. Jésus se montre et ils prennent doublement peur.

Oser partir vers un but, sans doute quand même missionnés par Jésus, mais partir sans lui n'est pas une bonne audace. Oui, dans la foi, il faut de l'audace, beaucoup d'audace, mais jamais sans le Christ.

Nous sommes dans la période d'attente de l'Esprit Saint. A nouveau, par cette péricope, il nous est dit combien l'Esprit est important dans notre vie et combien nous ne devons pas l'oublier.

Les disciples partent de nuit, une nuit qui symbolise la témérité de se croire tellement fort qu'on peut faire abstraction de Jésus, de l'Esprit.

Heureusement pour les disciples, pour nous aujourd'hui, cette nuit sera transformée en lumière et en aboutissement par la seule action de la présence de Jésus. Cherchons Le, il saura nous trouver.

 


 

Vendredi 29 avril 2022

L'école de Jésus

Mt. 11, 25-30

 

Jésus exulte de joie dans son Père et le remercie d'avoir révélé aux plus humbles, aux plus petits le secret du Père.

Ainsi nous pouvons comprendre que Jésus, le premier à connaître les secrets du Père, est le premier parmi les petits, les humbles. Il nous ouvre la route et nous dit : "n'ayez pas peur d'être petits et humbles, car je le suis. Suivez mon chemin, c'est l'unique chemin du bonheur."

En cette fête de Catherine de Sienne, co-patronne de l'Europe, on peut se demander qui encore aujourd'hui entend ces paroles au regard des situations de guerre en Europe et ailleurs.

 


Jeudi 28 avril 2022

L'Esprit sans mesure

Jn. 3, 31-36

 

L'Esprit sans mesure nous est promis si nous croyons au témoignage de Celui que le Père envoyé, c'est-à-dire si nous avons foi en Jésus. Le Jésus homme et ressuscité.

Dans ce temps de préparation à la Pentecôte, nous promettre l'Esprit sans mesure est la plus belle promesse jamais reçue.

Car, sans cet Esprit, nous ne pouvons pas croire que Jésus est fils de Dieu et fils d'homme et qu'il est ressuscité pour nous permettre de ressusciter à notre tour dans l'amour de Dieu.

Cet Esprit nous est donné sans interruptin depuis la mort et la résurrection de Jésus . Rendons grâce à Dieu le Père pour sa patience et sa fidélité dans son amour pour nous.

 


Mercredi 27 avril 2022

Lumière salvatrice

Jn. 3, 16-21

 

Voilà un très beau passage d'évangile qui nous envoie au Prologue de ce même évangile. La lumière est venue dans le monde et le monde ne l'a pas accueillie.

Mais tout n'est pas perdu. Cette lumière n'est pas absorbée par les ténèbres, mais au contraire elle continue son chemin de vie vers la lumière éclatante de la résurrection. Ainsi nos ténèbres, personnelles ou collectives, ne pourront jamais étouffer la lumière. Quelle espérance de vie !

 


Mardi 26 avril 2022

Naître et renaître

Jn 3, 7b-15

 

Episode de Nicodème qui s'étonne qu'il faille naître d'en haut.

Réponse de Jésus : l'Esprit, comme le vent, souffle où il veut, comme il veut...

Ainsi, chaque fois que nous recevons l'Esprit, nous renaissons à la vie divine.

Ce qui veut dire, que rien n'est jamais perdu. Toute renaissance en entraîne une nouvelle, et une nouvelle, et une nouvelle.

Le Seigneur nous donne l'Esprit autant de fois que nous en avons besoin.

Soyons gourmands alors de cet Esprit.

 


Lundi 25 avril 2022

Bonne nouvelle pour tous

Mc. 16, 15-20

 

Aujourd'hui, fête de saint Marc, évangéliste et apôtre.

Ainsi, nous sommes en situation d'accueillir la bonne nouvelle qu'ils ont diffusée depuis des siècles.

Nous sommes aussi en situation de répandre cete même bonne nouvelle.

Mais il y a un mot dans l'évangile de ce jour qui a retenu mon attention : "Proclamez la bonne nouvelle à toute la création".

Ainsi, déjà du temps de Jésus ressuscité, la création est bénéficiaire, au même titre que l'homme, de l'annonce du salut. Ne l'oublions pas dans nos temps où l'écologie fait encore figure de deuxième zone.

 


Dimanche 24 avril 2022

Les marques de l'Esprit

Jn. 20, 19-21

 

Jésus, une nouvelle fois, apparaît à ses disciples. Un est absent: Thomas. A son retour, il ne prête pas foi aux dires de ses condisciples.

Pourtant les premiers, réunis avec Marie de Magdala, avaient bien bénéficié de l'appartion de Jésus.

Et même de beaucoup plus : pour prouver que c'est bien lui Jésus, il montre les plaies de ses mains, de ses pieds, de son côté. Mais il ne se contente pas d'une preuve physique. Son apparition va bien au-delà : Il leur donne l'Esprit Saint après s'être fait reconnaître. Ainsi on peut dire que le don de l'Esprit  est directement lié à la résurrection de Jésus crucifié. Il n'y a pas de supercherie, simplement une continuité, un accomplissement de la mission de Jésus : faire participer tous les hommes par la Résurrection à la vie du Père. Et là, Thomas n'a plus besoin de douter puisqu'il voit. Et nous, aujourd'hui, nous croyons sans voir, grâce aux témoignages de ces premiers disciples. Merci à eux et merci au Seigneur de les avoir suscités et confortés.

 


Samedi 23 avril 2022

De l'incrédulité à la foi

Mc. 16, 9-15

 

Il a fallu pas moins de quatre apparitions de Jésus à ses disciples ou aux témoins, pour que ceux-ci puissent croire à sa résurrectioin.

A leur décharge, il faut accepter que c'est la première fois et l'unique fois dans l'histoire des hommes qu'un homme apparaît après sa mort, une mort constatée par tous, en public.

Si Jésus leur reproche leur peu de foi, c'est tout simplement parce que Jésus ne les a pas pris par surprise. Depuis tout un temps, il les mettait en garde sur ce qui allait se passer, mais c'était trop incroyable pour être cru.

Aujourd'hui encore, c'est incroyable, et pourtant la foi ce n'est pas autre chose que de croire en l'indémontrable, de mettre sa confiance en quelqu'un que l'on dit mort et qui est  vivant.

Nous ne pouvons plus nous appuyer sur notre raison, mais uniquement sur les récits des témoins des premiers temps. Merci à eux et merci au Seigneur de les avoir suscités.

 


Vendredi 22 avril 2022

C'est le Seigneur!

Jn. 21, 1-14

 

Nouvelle apparition de Jésus à ses disciples, mais cette fois-ci en deux étapes : la première, Jésus est sur le bord du rivage et les invite à lancer les filets à droite de la barque. La deuxième, Jésus est toujours sur la plage, mais il se transforme en chef cuisinier et leur fait un bon poisson grillé.

Mais ce n'est pas que cela! Ce repas est la suite du repas de la Cène, c'est un nouveau repas de noces.

Les disciples en sont tout ébahis, presqu'effrayés. Heureusement que le disciple que Jésus aimait sauve la situation en reconnaissant Jésus et qu'il dit : "c'est le Seigneur".

Et nous aujourd'hui, demain et les autres jours, avons-nous cet oeil du coeur qui nous permet de reconnaître Jésus dans toutes situation?

 


Jeudi 21 avril 2022

Du doute au réel

Lc. 24, 35-48

 

Jésus apparaît aux disciples, toutes portes closes et leur dit : "paix à vous". Cependant, cette voix appelant la paix n'apaise pas les disciples qui se retrouvent tremblant de crainte et de doutes. Comment celui que nous avons vu mourir, que nous avons enterré, même si des femmes et des pèlerins nous ont raconté le contraire, comment peut-il être au milieu de nous? Ne serait-ce pas un fantôme?

Mais Jésus dissipe leurs doutes en montrant qu'il est bien réel, en chair et en os : tout d'abord il a les marques des clous aux mains et aux pieds, puis la blessure de la lance dans le côté. Cependant, ce n'est pas suffisant pour les disciples. Alors Jésus propose de manger avec eux, de partager de la nourriture bien solide : du poisson grillé.

A partir de ce réel, Jésus, comme aux pèlerins d'Emmaüs, leur ouvre l'intelligence aux Ecritures. Puis Jésus les institue comme témoins de la résurrection. Alléluia!

 


Mercredi 20 avril 2022

Revenir à Jerusalem

Lc. 24, 13-35

 

L'épisode des pèlerins d'Emmaüs est bien connu de tous et comment ils reconnurent le Christ à la fraction du pain.

Mais, aujourd'hui, j'ai envie de mettre l'accent sur le fait qu'après avoir reconnu le Christ, ils sont repartis en arrière, sur leur pas. Ils retournèrent à Jérusalemem, nous dit l'évangile. On peut s'en étonner : le matin ils en sont partis, effreayés, dans la crainte des représailles et le soir, à la nuit tombée, ils reviennent sur leurs pas. Pourquoi?

Le partage de l'Eucharistie, directement de la main du Christ, leur a redonné toute la force, la vie, la joie. Et tout heureux ils partirent annoncer la Résurrection à leurs frères et amis.

C'est grâce à eux, à Marie-Magdeleine, aux femmes, aux témoins de la Résurrection que nous avons la foi aujourd'hui. Nous en rencons grâce au Seigneur. Et n'hésitons pas, quand il le faut ou le faudra, de revenir en arrière pour annoncer à temps et à contre temps : Christ est ressuscité, alléluia!

 


Mardi 19 avril 2022

Pleurs et joie !

Jn 20, 11-18

 

Un simple mot a transformé Marie de Magdala et l'a fait passer des larmes à la joie.

Quel mot ?

Simplement son prénom.

Mais le timbre de la voix lui est aussi familier et c'est peut-être la chaleur de la voix qui a retourné Marie.

Ils se sont reconnus. Ou plutôt Marie a reconnu Jésus pour lui-même et non pas comme un fantôme. Mais cette reconnaissance mutuelle n'en reste pas là. Jésus l'envoie en mission auprès de ses frères et Marie y va. Jésus l'envoie en Galilée, c'est-à-dire au-delà des frontières du peuple juif. Et c'est le début de la Bonne Nouvelle qui se répand comme un raz de marée.

 


Lundi 18 avril 2022

Christ est ressuscité !

Mt. 28, 8-15

 

Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

 


 

Dimanche 17 avril 2022

 

Lingerie pascale

 

Jn 20, 1-9

 

Dans la Bonne Nouvelle de la résurrection de ce jour,

un petit mot attire trois fois notre attention : les linges.

 

L’Évangile commence à Noël avec Marie

qui emmaillote Jésus son fils premier-né (Lc 2, 7)

et s’achève dans un tombeau,vide du corps de Jésus, où demeurent des linges.

 

Dans les hôpitaux, les hôtels ou les monastères,

la lingerie est un lieu particulier :

tout propre avec des linges bien pliés et un bel ordre.

Il s’agit du soin des personnes !

Ce matin de la résurrection qui est celui de la nouvelle création,

le tombeau est bien rangé mais le corps du ressuscité brille par son absence.

A la création du monde,

l’ordre du cosmos surgit du chaos par la douce puissance de la parole du Créateur.

A l’aube de la Résurrection, un nouvel ordre du monde a surgi.

Il s’agit d’entendre en nous le doux murmure du Ressuscité,

vivant parmi nous.

 


Samedi 16 avril 2022

 

Tous vivants

 

Lc 24, 1-12

 

Les informations nous présentent parfois

un collectif de femmes mettant en place une transformation sociétale

qui prend soin des plus fragiles.

Cette nuit dans le silence du Samedi Saint

qui veille sur Jésus mort,

nous entendrons proclamer l’heureuse nouvelle de la Résurrection.

 

Des femmes disciples de Jésus, qui l’avaient accompagnées en sa Passion,

s’étaient mobilisées pour aller ensemble au tombeau

prendre soin du corps du défunt.

 

Face à la perte du corps résonne pour elles la question surprenante :

« Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? »

Pour tous les chrétiens et les chrétiennes en cette nuit,

la même question est bien pertinente :

Ne plus chercher parmi les morts car ils sont vivants en Dieu.

Ne plus nous complaire

dans nos pertes et nos échecs qui ont goût de mort.

Ne plus nous lamenter sur les failles de nos sociétés.

Croire, espérer et considérer

la mystérieuse absence du Vivant ressuscité parmi nous.

« Ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus…

Vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché ,

Mais vivants pour Dieu en Jésus Christ. » (Rm 6, 9.11)

Belle fête du profond mystère de Pâques !

 


 

 

Vendredi 15 avril 2022

 

Près de la croix

 

Jn 18, 1-19, 42

 

Aujourd’hui, la Parole de Dieu, le Fils qui a pris chair

remet son Esprit dans les mains du Père.

Cet expir est vu et accompagné par celles et celui

qui se trouvent au pied de la croix.

Au disciple qu’il aime,

Jésus a confié sa mère et celui-ci la prend chez lui.

 

Cet appel convient à tous ceux et celles

qui ont choisi d’être disciples du Christ.

Une piéta, une mère recevant son Fils mort dans ses bras :

il n’y a rien de plus douloureux et de plus fort à la fois.

Accueillons en nos vies, Marie notre mère qui espère en la résurrection.

 

Au fond d’une église en Tunisie, une grand-mère d’origine italienne vient fleurir la piéta.

Le curé lui dit que le vendredi saint,

il faut retirer toutes les fleurs de l’église en mémoire de la mort de Jésus.

La vieille dame rétorque :

« C’est justement ce jour-là que Marie a le plus besoin de fleurs ! »

 


Jeudi 14 avril 2022

 

Servir Dieu les uns les autres

 

Jn 13, 1-17

 

En pratique, notre foi chrétienne comme la foi juive, où elle prit racine,

S’articule en trois directions :

Aimer son Dieu et son prochain comme soi-même.

 

Servons –nous Dieu en nous servant les uns les autres ?

Ce Jeudi saint, nous faisons mémoire de Jésus, le Christ

qui dans la pleine conscience  de venir de Dieu et d’aller vers lui

prit un bassin pour laver 24 pieds ,

ceux des premiers disciples missionnaires, les 12 apôtres.

Ce geste qui est son testament pour nous tous

porte le secret du bonheur :

« Heureux êtes-vous si vous le faites. » (Jn 13, 17)

dit le verset suivant oublié de la liturgie officielle.

 

Cet oubli nous conduit à mettre en pratique le service d’autrui,

qui est en même temps service de Dieu, pour découvrir

que nous nous rendons ainsi service à nous-mêmes

car nous en sommes heureux !

 


Mercredi 13 avril 2022

 

Tristesse et trahison

 

Mt 26, 14-25

 

Chacune et chacun à notre tour,

nous sommes capables de lâcheté.

Celles-ci nous attristent et nous ignorons bien souvent

quelle serait notre réaction en cas de danger pour nos vies.

 

Dans l’Évangile de ce jour, Jésus est profondément attristé lui aussi

par le fait d’être livré par l’un des siens.

Vis-à-vis de Judas, il éprouve une compassion telle qu’il pressent son avenir.

Profondément malheureux en effet sera Judas qui s’enlèvera la vie par regret.

Mais la miséricorde infinie de Celui, qui donne sa vie pour ses amis,

ne cesse de guetter son retour vers lui.

 

Puissions-nous en ce jour travailler à la lumière de cette miséricorde,

veiller au salut de nos âmes,

et croire à la dignité de chaque homme et femme de cette terre

toujours déjà pardonné en Christ.

 


Mardi 12 avril 2022

 

Agir de nuit

 

Jn 13, 21-33.36-38

 

Veiller auprès des malades ;

se terrer dans les abris pour échapper aux bombardements ;

emballer des colis pour des ventes en lignes

et leurs étonnantes exigences de rapidité ;

trahir, entrer dans la délation par des rencontres secrètes et nocturnes.

Voilà des perspectives de travail de nuit allant de l’essentiel à la faute morale

en passant par le futile de la surconsommation.

 

Face à la condamnation à mort qu’il pressent, Jésus apprécie

une dernière fois la compagnie de ses proches, nommés « petits enfants »

tout en étant lucide sur leurs fragilités

et la trahison, l’abandon, le reniement à venir.

En se reliant à son Père qui le glorifiera,

il peut affronter et se préparer à sa mort.

 

Puissions-nous en cette sainte semaine

grandir chacun et chacune « en force d’âme »

en nous confiant à notre Père qui glorifie !

 


Lundi 11 avril 2022

Laissez-la faire

 

Jn 12, 1-11

 

Dans notre Eglise se réformant une attention

à la place des femmes se manifeste de plus en plus.

La Parole de ce jour va bien en ce sens.

Face à un geste tout gratuit de parfum versé sur ses pieds,

Jésus prend la défense de Marie critiquée pour la dépense et l’oubli des pauvres.

Il s’agit d’honorer à l’avance le corps de Jésus « défunt ».

 

Dans la semaine de célébrations qui s’ouvre,

quel soin, quelle beauté apporterons-nous à nos liturgies

pour honorer notre Sauveur ?

Quelle part de beauté et de culture notre société offre-t-elle

aux plus économiquement défavorisés ?

 

Au-delà des besoins fondamentaux pour la vie de nos corps,

il y a une gratuité de la beauté qui n’a pas de prix.

En effet, cette beauté manifeste la joie du vivre ensemble,

du respect de chaque personne .

Quand tout ceci est à l ‘œuvre dans une célébration,

la joie de la fraternité circule entre nous par le Christ , notre Seigneur et notre frère.

 


Dimanche 10 avril 2022

Foule en liesse

Lc 19, 28-40

 

Les meetings électoraux donnent l’occasion

de rassemblements avec effet de masse :

une communion d’adhérents acclamant leur candidat.

 

En ce jour des rameaux, l’Evangile nous propose

une célébration du Christ Roi, Messie , Sauveur

et des louanges à Dieu pour les merveilles accomplies par son Fils.

Mais l’interprétation politique ne convient guère au dernier verset :

« Si eux se taisent, les pierres crieront ! »

 

Les disciples de Jésus sont dans une joie irrépressible

Mais au calvaire, ils ne seront plus là.

Seules les pierres crieront !

Puissions-nous cette sainte semaine,

accompagner le Christ en sa Passion

en communiant par la prière avec toutes les personnes

qui sont dans la détresse, enserrées par la mort, la maladie et la guerre.

 


Samedi 9 avril 2022

 

Avis de recherche

 

Jn 11, 45-57

 

Menacé de mort par un appel à délation,

Jésus va séjourner ailleurs avec ses disciples

jusqu’à ce qu’il revienne affronter la croix

« pour rassembler dans l’unité, les enfants de Dieu dispersés. »

 

Aujourd’hui, combien de personnes vont-elles 

mourir pour la vie de leur peuple ?

Pour nous chrétiens, il ne s’agit pas seulement

de se croire sauvés par la croix du Christ.

Pouvons-nous reconnaître cette Passion à l’œuvre dans notre monde.

Prierons-nous à temps et à contre-temps pour l’unité de l’humanité ?

Vivons en pensant au salut de tous et toutes

et avançons pas à pas vers notre Pâque.

 

Puissions-nous faire confiance

à celui qui ne se déplace pas ouvertement sur notre planète

mais est avec nous jusqu’à la fin des temps.

Cultivons grâce à lui,  l’espérance de toutes les résurrections possibles.

 


Vendredi 8 avril 2022

 

Croire aux œuvres

 

Jn 10, 31-42

 

Des pierres qui lapident ou de bonnes œuvres selon Dieu.

Voilà ce qui polarise l’évangile de ce jour.

Des bombardements qui tuent ou de bonnes oeuvres de paix :

Comment faire advenir la paix en temps de guerre ?

 

Proche de sa passion, Jésus avance sur un terrain miné :

Quoiqu’il dise peut provoquer sa lapidation ou la foi en sa parole.

Alors, pour sortir de l’impasse, il propose

d’écouter la Bible et de le juger, lui, sur ses oeuvres !

 

Puissions-nous en ce jour, reconnaître

les œuvres de Dieu en ce monde

et en tous ces hommes et femmes qui se conduisent en fils et filles de Dieu.

 


Jeudi 7 avril 2022

 

Menace de mort

 

Jn 8, 51-59

 

A l’horizon du drame de la Passion, l’évangile de ce jour

nous donne de rencontrer un Christ menacé de mort.

Un dialogue entre Jésus et les sceptiques par rapport à sa messianité

devient un débat très rude où chacun campe sur ses positions.

 

Aujourd’hui même, combien de prophètes

refusons-nous d’écouter et de reconnaître ?

Comme il est difficile de discerner l’authenticité

d’une parole humaine fut-elle inspirée !

 

De bons critères sont proposés dans la Parole de ce jour :

- Celui qui dit parler au nom de Dieu s’efface derrière elle car c’est Dieu qui l’envoie.
- Celui qui me dit une parole de la part de Dieu n’en est peut-être pas conscient

mais l’Esprit Saint qui agit en moi me donne de l’interpréter ainsi.

- La parole de Dieu qu’il prononce, il la pratique lui-même

 


Mercredi 6 avril 2022

 

Quel est notre Père ?

 

Jn 8, 31-42

 

Dans la tradition juive, entre le maître qui nous apprend la loi

et le père qui humanise la loi,

il s’agirait d’aimer plus le maître.

 

Dans notre tradition chrétienne, nous n’avons qu’un seul maître le Christ,

 nous dit l’évangéliste Matthieu.

Ce maître, si nous sommes ses disciples, nous conduit à la liberté.

Celle-ci, il nous la présente comme une relation qui rend libre.

Un beau devenir ? Un processus ?

Non, plutôt le chemin de l’amour du Fils et du Père,

l’entrée dans une démarche de fraternité et de filiation.

Voilà ce qui structure toute la vie des enfants de Dieu que nous sommes.

 

Chemin de conversion de carême :

devenir adultes dans notre foi,

aimer le Christ et le Père sous l’impulsion de l’Esprit

et grandir en liberté.

Le moyen pour y arriver : que la parole du Christ ait sa place en nous.

En ce jour, confions au père tous els opprimés de la terre et ceux qui les oppriment.

Puisent-ils tous devenir pleinement libres !

 


Mardi 5 avril 2022

 

Être ou ne pas être de ce monde

 

Jn 8, 21-30

 

Au-delà des angoisses suscitées, la crise écologique

invite à croire et inventer un autre monde possible.

En ce jour, Jésus le Christ n’est pas de ce monde

mais parce qu’il a été élevé de terre,

il est pour toujours avec son Père qui est notre Père.

Si d’aucuns pensent que les catholiques vivent sur une autre planète, c’est réussi !

 

Pourtant, tous nos chemins de carême,

toutes nos conversions passées et à venir,

ne visent-elles pas à sortir des péchés, de tous nos refus d’aimer,

à la manière de ce Fils de Dieu qui nous donne Vie pour toujours.

 

Puissent ces paroles méditées en ce jour,

nous conduire sur le chemin de la foi en Christ, Fils du Dieu vivant

venu en ce monde pour nous conduire vers le Père.

Ce monde du Père n’est pas hors monde

mais il est Royaume de paix et d’amour

à portée de notre foi et de nos actes ici et maintenant !

 


Lundi 4 avril 2022

 

Avoir la lumière de la vie

 

Jn 8, 12-20

 

Cachés dans des abris sous-terrain pendant des bombardements,

des ukrainiens n’ont plus qu’une lumière de vie en eux

pour résister et continuer d’espérer un avenir pour leur pays.

Rongées par la famine, des mères yéménites gardent encore

une petite lumière d’espoir tant que leurs petits respirent encore.

 

Face à ce tragique, comment Jésus le Christ est-il la lumière du monde ?

Laisser faire Dieu, avoir confiance en la puissance de résurrection

qui est le Fils de Dieu même.

Oser croire qu’un autre monde est possible,

si nous y mettons du nôtre avec la force de Dieu qui est en nous.

 

Que notre prière appelle et réalise cet éveil de notre humanité

à la lumière de la vie que nous avons :

«  Celui qui me suit aura la lumière de la vie. » nous dit Jésus !

 


 

 

5° DIMANCHE CARÊME C – 3 Avril 2022 –

Paroles d'espérance

Isaïe 43,16-21/Philippiens 3,8-14/Jean 8, 1-11

 

 

Tous les textes d’aujourd’hui nous plongent dans

le réalisme de l’espérance. Celle ouverte par Dieu,

au temps du prophète Isaïe : « Ne faites plus mémoire

des événements passés, voici que je fais une chose nouvelle :

elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? »

 

L’apôtre Paul écrit :  «Une seule chose compte : oubliant ce

qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but,

en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut, dans le

Christ Jésus. Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver

la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances

de sa Passion  en devenant semblable à lui. »

 

Comment va agir Jésus devant la femme présentée comme adultère ?

Déjà renvoyer ses accusateurs à leur propre chemin de vie, qui n’est

apparemment pas irréprochable... savoir se taire, attendre, et dire la

parole qui sauve :  « Personne ne t’a condamnée ? Moi non plus.

Va, et désormais, ne pèche plus ! »

Parole de libération, mais aussi d’exigence.  

 


 

Samedi 2 avril 2022

Paroles tranchantes, paroles creuses

Jérémie 11,18-20/Jean 7,40-53

 

 

Les adversaires du prophète disaient : « Coupons l’arbre

à la racine, retranchons-le de la terre des vivants,

afin qu’on oublie jusqu’à son nom ! »   Et lui priait ainsi :

« Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice, fais-moi

vois la revanche que tu leur infligeras, car c’est  à toi que

j’ai remis ma cause ! »

 

Jésus aussi est traqué, sans que ses détracteurs cherchent

vraiment la vérité. Savent-ils où il est né ? Même les gardes disent :

« Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »

Ils se font rabrouer. Nicodème, à son tour, émet-il un doute :  

«Notre Loi permet-elle de juger un homme

sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »

Lui aussi se fait remettre en place :

«Aucun prophète ne surgit de Galilée ! »

Et ils s’en allèrent chacun chez soi.

 

Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. 

 


 

Vendredi 1er avril 2022

Incompatibilités

Sg. 2,1-22/Jn. 7,1-30

 

 

Monologue de l’impie face au juste : « Il est un démenti

pour nos idées, sa seule présence nous pèse...

Soumettons-le à des outrages et des tourments,

condamnons-le à une mort infâme puisque, dit-il,

quelqu’un interviendra pour lui.

Mais ils s’égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles.

Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu. »

 

Jésus, au milieu des juifs croyants, se trouve harcelé

de manière terrible. Tout, en sa vie, en son enseignement,

pose question. Et lui proclamait : « Je ne suis pas venu de

moi-même, mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui

que vous ne connaissez pas. Moi, je le connais, parce que

je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé ! »...

Personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était

pas encore venue.  Et nous ? Que pensons-nous de lui ?

 


Jeudi 31 mars 2022

Face à la vérité

Exode 32,7-14/Jean 5, 31-47

 

 

« Le Seigneur parla à Moïse : Va, descends, car ton peuple

s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.

Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que

je leur avais ordonné de suivre. Ils se sont faits un veau en

métal fondu et se sont prosternés devant lui... ma colère va

s’enflammer contre eux !

Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu : Souviens-toi

de tes serviteurs Abraham, Isaac et Jacob... Et le Seigneur

renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

 

Jésus poursuit sa défense en vérité :  « C’est un autre qui me

rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend

est vrai. J’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de

Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir.

Vous scrutez les Écritures, or, ce sont les Écritures qui me

rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour

avoir la vie. Vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu !

Votre accusateur, c’est Moïse. Si vous croyiez Moïse, vous me

croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit.. ».

 

Le choix nous est donné : regarder la vérité en face ou la trahir ?

 


Mercredi 30 mars 2022

Annonce - Réalité - Refus

Isaïe 49,8-15/Jean 7, 19-15

 

Dans sa grande tendresse pour son peuple, écrit Isaïe,

Dieu façonne son envoyé « Je t’ai établi pour que tu

sois l’alliance du peuple pour relever le pays, restituer

les héritages dévastés et dire aux prisonniers :sortez ! »

Jésus, à travers ses gestes de miséricorde, pouvait dire :

« Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi je suis

à l’œuvre ! »

Mais voici le drame qui se noue : « C’est pourquoi, de plus

en plus, les juifs cherchaient à le tuer, car non seulement

il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu

était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu. »

Jésus poursuivra avec force : « Comme le Père relève les morts

et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut...

Je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui

qui m’a envoyé. »

 

Paroles fondamentales... Le procès de Jésus est déjà commencé.

 


Mardi 29 mars 2022

Qui guérit ?

Ézéchiel 47,1-12/Jean 5,1-16

 

 

Vision du prophète Ézéchiel : « de l’eau sort du Temple.

Cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît

en tout lieu où arrive le torrent. »

La piscine de Bethzatha avait cette même vertu, mais un

paralysé ne pouvait s’y plonger seul.

« Veux-tu être guéri, lui dit Jésus ? » Il suffit d’un mot de Jésus

pour opérer cette guérison, discrètement, de façon anonyme.

 

L’homme marche, portant son brancard. Mais il s’en suit deux

attitudes étonnantes qui font réfléchir :

Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit « ne pèche plus,

il pourrait t’arriver quelque chose de pire ! »

La paralysie spirituelle est-elle donc plus grave encore ?

 

« Les juifs, apprenant que c’était Jésus qui l’avait guéri,

persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du Sabbat. »

Quelle mesquinerie dans l’application de la Loi, quand un si

grand bienfait vient d’être accompli !

 

Où nous situons-nous ?

 


 

Lundi 28 mars 2022

Créateur de joie

Isaïe 65,17-21/Jean 4,43-54

 

 

Dieu rêve de joie pour son peuple : « on n’y entendra plus

de pleurs ni de cris. Plus de nourrisson emporté

en quelque jours, ni d’homme qui ne parvienne au bout

de sa vieillesse... »

Comment cela va-t-il se faire ?

Jésus, en Galilée, répond à la foi d’un fonctionnaire royal

qui le prie pour son fils mourant... « Va, ton fils est vivant ! »

L’homme crut à la parole de Jésus, et en constata la vérité.

Il crut, ainsi que tous les gens de sa maison.

 

Dieu passe aujourd’hui par beaucoup de médiateurs.

J’ai entendu un chirurgien me dire : « Je soigne,

mais c’est Dieu qui guérit. »

Belle collaboration, belle humilité, et quoiqu’il arrive,

la foi est toujours indispensable à la vie.

 


4° dimanche – 27 mars 2022

Réconciliés dans le Christ

Josué 5,9-12/2° Cor.5,17-21/Luc 15,1-3.11-32

 

 

Un cri nous est lancé en ce dimanche : 

« Nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous

réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché,

Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui, nous

devenions justes de la justice même de Dieu ! »

 

Comment cela peut-il se faire ?

 

« Si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle.

Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le

Christ. »

La parabole de l’enfant prodigue permet bien de se reconnaître,

soit dans le fils tout fou qui jouit de sa liberté et plonge dans la

détresse, soit dans le fils aîné enfermé sur lui-même, incapable

d’aimer.   Laissés à nos seules forces, aucun avenir...

 

Mais le Christ est là pour nous accueillir, nous révéler l’amour

du Père, restaurer une communion brisée également entre frères.

Tous, nous pouvons venir à lui en toute confiance.

Il ne nous fera que du bien.

 


 

Samedi 26 mars 2022 

Fidélité durable? Fermée? ouverte?

Osée 6,1-6/Luc 18,9-14

 

 

« Venez, retournons au Seigneur : Il a blessé,

mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous

soignera. Après deux jours, il nous rendra la vie ! »

Ces paroles nous semblent belles, et sans doute

agréables à Dieu. Et pourtant...

Que dit-il par son prophète ? « Votre fidélité, une

brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va !

Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance

de Dieu, plus que les holocaustes... »

 

Jésus s’en fera un écho en décrivant deux types de prière :

celle du pharisien : « Mon Dieu je te rends grâce parce que

je ne suis pas comme les autres hommes... »

celle du publicain : « Mon Dieu, montre-toi favorable

au pécheur que je suis ! »

Je vous le déclare, dit Jésus : Quand ce dernier descendit

dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste,

plutôt que l’autre.

 


Vendredi 25 mars 2022

Annonciation du Seigneur

Isaïe 7,10-14 ;8,10/Hébreux 10,4-10/Luc 1,26-38

 

 

La lettre aux hébreux a des paroles très fortes

pour évoquer la mission du Christ, en s’appuyant

sur le psaume 39 : « En entrant dans le monde le

Christ dit :Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais

tu m’as formé un corps. Tu n’as pas agréé les holocaustes

ni les sacrifices pour les péchés ; alors j’ai dit : Me voici,

je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il

est écrit de moi dans le Livre..

Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés,

par l’offrande que Jésus Christ

a faite de son corps, une fois pour toutes. »

 

Il est  grand, le mystère de la foi auquel Marie a consenti

en accueillant les paroles de l’ange : « Je te salue, comblée

de grâce, le Seigneur est avec toi...

Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur,

 que tout m’advienne selon ta parole. »

 

Et nous est né l’Emmanuel, Dieu-avec-nous !

 


Jeudi 24 mars 2022

Mauvaise foi

Jérémie 7,23-28/Luc 11,14-23

 

« Ainsi parle le Seigneur : Vos pères n’ont pas écouté,

ils ont suivi les mauvais penchants de leur cœur endurci.

J’ai envoyé  vers vous, inlassablement, tous mes prophètes,

mais ils n’ont pas prêté l’oreille, ils ont raidi leur nuque. Ils

ont été pires que leurs pères... La vérité s’est perdue, elle a

disparu de leur bouche. »

 

Après le prophète Jérémie, voici Jésus... Que dit-on de lui ?

« C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons ! »

Mais Jésus réplique « Tout royaume divisé contre lui-même

devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les

autres. Mais si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les

démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.

Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, celui qui ne

rassemble pas avec moi disperse. »

 

Il est plus facile d’accuser que de consentir à changer

de pensée, de conduite. C’est cet endurcissement que Jésus

condamne avec vigueur.

 


 

Mercredi 23 mars 2022

Fidélité à la vie

Dt 4,1-9/Mat.5,17-19

 

 

« Moïse disait au peuple : Maintenant, Israël,

écoute les décrets et les ordonnances que je

vous enseigne pour que vous les mettiez en pratique.

Ainsi, vous vivrez. Ils seront votre sagesse et votre

intelligence aux yeux de tous les peuples...

Quelle est la grande nation dont les dieux soient

aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche

de nous chaque fois que nous l’invoquons ?  Garde-toi

de jamais oublier ce que tes yeux ont vu. Ne le laisse

pas sortir de ton cœur un seul jour... »

 

« Et Jésus disait à ses disciples : Ne pensez pas que je

sois venu abolir la Loi et les Prophètes : Je ne suis pas

venu abolir, mais accomplir. Celui qui les observera et

enseignera sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

 


Mardi 22 mars 2022

Supplication et pardon

Daniel 3, 25-43/Mat. 18,21-35

 

Azarias, au milieu du feu, priait ainsi :

« Avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés,

reçois-nous comme un holocauste. Que notre

sacrifice trouve grâce devant toi, car il n’est pas

de honte pour qui espère en toi... Et maintenant,

de tout cœur nous te suivons et nous cherchons

ta face... ne nous laisse pas dans la honte ! »

 

Une autre attitude essentielle sera développée

par Jésus : « Lors que mon frère commettra des

fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ?

Jusqu’à 70 fois 7 fois !

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera (sans pitié)

si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond

du cœur. »

 


Lundi 21 mars 2022

Exigences d'ouverture

2 Rois 5,1-15/Luc 4,24-30

 

Être fidèle au Dieu d’Israël, pour Jésus, c’est

s’ouvrir aussi à l’étranger, comme déjà les prophètes

Élie et Élisée en avaient fait l’expérience avec Naaman,

le général syrien, et la veuve de Sarepta. Mais cela,

Les gens de Nazareth ne veulent pas l’accepter :

« Dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils

se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville... »

 

 Ce n’est pas plus facile pour le païen orgueilleux,

mais lépreux,  d’accepter un conseil qui l’humilie :

« Il se mit en colère en disant : Est-ce que les fleuves de Damas

 ne valent pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? »

La raison lui viendra de ses serviteurs. 

S’étant plongé 7 fois dans le Jourdain

pour obéir à la parole de l’homme de Dieu,

sa chair redevint semblable à celle d’un petit enfant.

Et il pouvait témoigner :

« Désormais, je le sais, il n’y a pas d’autre Dieu

 sur toute la terre que celui d’Israël ! »

 


 

Dimanche 20 mars 2022

Autruche ou dépression ?

Luc 13, 1-9

 

Un accident ? Une catastrophe ? Et nous cherchons aussitôt le (les) coupable(s) !

Certes, il y a des responsabilités qu'il convient de tirer au clair.
Mais cette réaction instinctive est révélatrice que nous sommes loin d'être "ajustés", comme nous le notions hier de Saint Joseph !

Jésus nous rappelle que notre vie est fragile. Elle peut se "perdre". Il ne dit pas ça pour nous faire peur, mais pour nous réveiller, nous éveiller à notre responsabilité.
... A ne pas confondre avec une culpabilisation stérile et morbide !...

Devant les guerres ou les catastrophes, nous sommes démunis, déstabilisés...
Est-ce que nous ne pourrions pas y voir, là encore, un "lancement d'alerte" ?!...

... qui nous dit l'urgence d'une conversion.
Entre faire l'autruche et se désespérer, le Christ nous ouvre une autre voie...

 

 


Samedi 19 mars 2022

Ajusté

Mt 1, 16...24

 

"Joseph était un homme juste".
Qu'est-ce qu'être un homme, une femme juste ?

C'est davantage dans le sens de la justesse que de la justice -Même si ça ne l'exclue pas-

Etre ajusté(e) à Dieu, à la Vie.

Etre ajusté(e) à soi-même, à l'autre.

Grâce à cette disposition intérieure, Joseph a pu discerner ce qui était bon de faire pour Marie, pour leur foyer.

Il se trouvait pourtant face à un dilemne terrible, une impasse dramatique.
Cet homme juste a su se mettre à l'écoute d'une voix intérieure profonde, intime, ne voix au cœur de sa propre voix, une voix au-delà de sa propre voix...

... Et l'impasse a été transfigurée en chemin de Dieu...

 

 


Vendredi 18 mars 2022

Le Christ, lanceur d'alerte

Mt 21, 33...46

 

Dans cette parabole de la vigne, Jésus retrace toute l'histoire du peuple de Dieu, l'histoire de l'humanité, notre histoire, mon histoire.
Dieu a créé la terre, l'univers dont la vigne est l'image. Il l'entoure d'une clôture pour nous protéger des dangers extérieurs, mais aussi de notre propre avidité. Et puis, il nous (me) la confie afin de la faire fructifier.

Malheureusement, j'ai trop souvent la tentation de me l'approprier, m'approprier l'univers, m'approprier ma propre vie.

Il nous envoie ses serviteurs, les prophètes, les sages, les lanceurs d'alerte, ma propre conscience...
Vais-je la frapper ? La tuer ? La lapider, ma conscience ?!...

Il nous envoie son propre Fils.
Allons-nous le tuer pour nous approprier l'héritage, dilapider la terre ?!.. Si nous faisons cela, le Christ nous alerte que c'est notre propre destruction que nous signons.
Cette parabole, c'est le Christ, lanceur d'alerte qui nous crie :"Choisis la Vie !" pour porter du fruit.

 

 


Jeudi 17 mars 2022

Un grand abîme

Luc 16, 19-31

 

"Un grand abîme a été établi entre vous et nous."

Un grand abîme entre le riche et Lazare, le pauvre, qui se trouve auprès d'Abraham.
Ce grand abîme, c'est le riche lui-même qui l'a creusé durant sa vie.
Il n'a pourtant rien fait de mal à Lazare. Il l'a ignoré. Il a vécu sa vie perso, dans le confort et l'opulance, sans voir Lazare, le pauvre, qui était à sa porte, tout près de lui.
Le pape François ne cesse de nous alerter sur les méfaits de l'indifférence : "la mondialisation de l'indifférence."

Ecoutons-le ! Ecoutons le Christ !

Arrêtons de creuser des abîmes !

Osons quitter notre confort !

Choisissons la fraternité !

 

 


Mercredi 16 mars 2022

Le monde à l'envers

Mt 20, 17-28

 

Jésus ouvre son cœur à ses disciples, ses intimes. Il leur livre ce qui l'habite et le travaille au plus profond.

... Et voilà que la question qui lui est posée juste après sa confidence, est totalement aux antipodes de son état d'esprit !

Alors qu'il leur annonce le drame qui va se jouer, les disciples ne pensent qu'à leur gloriole, leur puissance perso ! Il y a les deux frères qui s'en remettent à leur maman pour faire cette demande incongrue et totalement décalée. Et il y a les autres qui s'indignent !...

Jésus répond à tous que la gloire, la puissance qu'il leur promet est celle de l'Amour livré, celle du Serviteur.

Le monde à l'envers !

Pas étonnant que 2000 ans après, on ait encore tant de mal à entrer dans cet état d'esprit boulerversant, révolutionnaire !...

 

 


Mardi 15 mars 2022

Recentrage

Mt 23, 1-12

 

Jésus nous donne encore une fois des points de repère précieux pour aujourd'hui !

De même qu'il dénonce les dérives des scribes et des pharisiens, il est nécessaire de repérer les abus de pouvoir et le cléricalisme dans l'Eglise.

Cependant, nous sommes responsables de notre propre foi et de notre pratique religieuse qui la nourrit.

François d'Assise n'était pas aveugle sur les dérives de certains clercs. Il les tenait pourtant en grande estime parce que, par eux, le Christ nous est offert dans son Eucharistie et sa Parole.
Les prêtres sont nos frères. Les mettre sur un piedestal les isole dangereusement. Les mépriser pour leurs travers, également.

D'autant plus que nous sommes, nous aussi, traversés par des tentations de domination.
Nous avons un seul Maître, le Christ, que nous suivons en Eglise, serviteurs les uns des autres.

 

 


Lundi 14 mars 2022

Vitalité vitale

Luc 6, 36-38

 

Les gestes d'amour, de don, de miséricorde auxquels Jésus nous invite, ne sont pas des actes que l'on pose à la force du poignet ou en serrant les dents !

C'est tout simplement le principe des vases communicants !

C'est parce que je reçois la miséricorde, le non-jugement, le don... que ça déborde de mon vase vers les autres.

Si je coupe le robinet en ne laissant pas déborder vers les autres, je ne peux plus moi-même recevoir, accueillir.

"Qu'as-tu que tu n'aies reçu ?!"

Prendre conscience que je reçois pour transmettre à mon tour.
C'est vital ! A l'image de la respiration.

 

 


Dimanche 13 mars 2022

Jésus seul

Luc 9, 28b-36

 

La Transfiguration de Jésus éclaire le sens du carême. Elle nous rappelle l'horizon de notre démarche.
Le temps du carême est une pédagogie de Dieu pour nous préparer à accueillir la solennité de la Vie. La Transfiguration en est un avant-goût.

notre marche à travers les ombres s'ouvre sur la lumière. Notre travresée du désert éveille notre soif pour boire à la Source jaillissante.
La Transfiguration nous recentre sur la personne du Christ, le Fils bien-aimé du Père, lui et lui seul que nous devons suivre.

 

 


Samedi 12 mars 2022

Ennemis frères

Mt 5, 43-48

 

La parole d'Evangile est vraiment très exigente !...

Trop ?!...

"Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent".
C'est ce que Jésus lui-même a fait. C'est le seul moyen de casser l'engrenage de la haine et de la violence.
Quand on parle ici d'aimer, il ne s'agit pas d'un sentiment affectif. Il s'agit de lui vouloir du bien.

Aimer uniquement ceux qui nous aiment risque de conduire au communautarisme, à la secte, au repli identitaire.
Oser sortir de notre cercle de confort pour aller saluer l'ennemi, celui que nous considérons comme une menace, demande foi et courage. Bien plus que de prendre les armes !

C'est le seul chemin pour construire un monde de paix.
C'est le seul chemin pour aller vers notre Père, le leur et le nôtre.

 

 


Vendredi 11 mars 2022

Frères ennemis

Mt 5, 20-26

 

Dans les demandes auxquelles Jésus nous invitait hier, la demande de pardon est sans doute la plus difficile. Il s'agit de se montrer vulnérable en dévoilant ses failles d'une part, et en s'en remettant à l'autre d'autre part.

Pour pouvoir le vivre en vérité, un travail intérieur est nécessaire afin de se pardonner d'abord à soi-même. Prendre soin de l'être blessé en soi-même.

"Amour et Vérité se rencontrent" dit le psaume. Seule la tendresse et la compassion envers soi-même peuvent ouvrir nos yeux sur notre péché sans culpabilité morbide.

Le péché, c'est le fait d'avoir rompu la relation. En renouant la relation avec mon être profond, je deviens capable de renouer avec mon frère, ma sœur de façon ajustée.

 

 


Jeudi 10 mars 2022

S'il te plait

Mt 7, 7-12

 

Demander n'est pas une chose facile.

C'est reconnaître qu'il nous manque quelque chose, que ce soit un objet, un savoir, une compétence, une présence.

C'est reconnaître notre dépendance vis à vis de l'autre, des autres.
C'est se mettre en position de vulnérabiblité.

Demander nécessite confiance et humilité.

Sinon, soit on choisira de ne rien demander, de se suffir à nous-même, quitte à manquer, et à s'enfermer dans sa tour d'ivoire.

Soit notre demande aura une connotation d'exigence, de revendication, de réclamation d'un dû !

Le Christ présente le Père comme quelqu'un à qui nous pouvons demander sans crainte d'un refus, d'une humiliation, d'une tromperie.

Il est un Père qui nous aime. Nous pouvons lui demander en toute confiance.
... et entrer, nous aussi, dans son état d'esprit lorsque quelqu'un nous fait une demande.

 

 


Mercredi 9 mars 2022

Fais-moi signe !

Luc 11, 29-32

 

On cherche des signes, voire des preuves, des garanties, des assurances tout risques...

On multiplie les législations pour essayer de parer à toutes les éventualités de risque.
On recherche des signes de plus en plus spectaculaires. Si une vedette ou un beau parleur surgit, on s'accroche à elle, à lui comme à une bouée de sauvetage...

... Et on oublie que le bien ne fait pas de bruit,

que la puissance de la vie est secrète,

que l'amour ne se prouve pas.
On devient alors aveugle aux 1000 signes par lesquels Dieu nous révèle sa Présence de Vie qui traverse la mort.

Ouvrons nos yeux et avançons sans crainte.

 

 


Mardi 8 mars 2022

Inutile prière

Mt 6, 7-15

 

La prière ne se mesure pas selon nos logiciels de statistiques ! Dieu ne s'achète pas par des kilos de mots et des heures comptées ! Dieu ne sais pas compter !

Entre amis, on ne compte pas. Entre une mère, un père et ses enfants, on ne compte pas ! Tout est cadeau !

La prière n'entre pas dans le registre de l'utilité, de l'efficacité. Elle est gratuite. Elle est une rencontre, une alliance.

Etre avec Dieu. Se laisser emplir de son Nom de Père, Source de vie, de son règne et sa volonté d'amour. Recevoir le pain et le pardon pour la route... et les partager entre frères et sœurs.

Dieu ne sait pas compter, mais il compte sur nous.

 

 


Lundi 7 mars 2022

"Où est-il ton Dieu ?!"

Mt 25, 31-46

 

Ce texte est génial ! Si nous nous demandons où est Dieu, la réponse est claire : il est là dans celui qui est démuni. Il est là en chair et en os !

Si nous pensons qu'avec tous ces malheurs, Dieu pourrait bien nous aider, eh bien, c'est à nous de l'aider !

Si nous désirons faire une rencontre bouleversante de Dieu, allons à la rencontre de nos frères et sœurs dans le besoin, ceux qui sont proches ou lointains.

Oui, l'expérience mystique n'est pas un idéal abstrait réservé à une élite !

Et si je passe à côté, je me sentirai comme un "bouc" qui se défend avec ses cornes, alors que dans la vulnérabilité se trouve la perle du Royaume.

 

 


Dimanche 6 mars 2022

L'Esprit et le diable

Lc. 4, 1-13

 

Premier dimanche de carême : évangile des tentations de Jésus au désert.

Cependant, il me semble important d'entendre l'évangile nous dire que Jésus est rempli de l'Esprit Saint et qu'il est poussé par ce même Esprit.

Ainsi, on peut dire que Jésus est habité et habillé, dans un même mouvement, par l'Esprit Saint.

Ce n'est pas une présence plus grande, plus forte de l'Esprit. Mais une présence dans laquelle Jésus n'a laissé aucune faille possible pour laisser passer le diable. Celui-ci se donne beaucoup de mal pour faire chuter Jésus, mais rien ne passe.

Ce qui est étonnant, c'est que la bataille est perdue d'avance et pourtant le diable essaie. Ainsi, à la suite de Jésus, ne nous laissons pas emprisonner par celui qui veut notre chute pour mieux nous dominer, mais laissons-nous habiter et habiller par ce même Esprit qui, lui, veut notre liberté. Voilà qui nous donnera de la manne pour traverser le désert du carême.

 


Samedi 5 mars 2022

Espérer sans crainte

Jn. 14, 23-27

 

Pour la fête de sainte Colette, l'évangile choisi est celui de la paix. La paix entre les hommes, la paix du coeur, la paix de l'âme. C'est de circonstance étant les guerres qui se déroulent actuellement dans le monde.

Cet évangile de la paix débute avec cette phrase : "Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole". Qu'est-ce que garder la parole de Jésus?

Les paroles de Jésus sont toujours des paroles de confiance, confiance en l'autre, confiance en Dieu. A ce jour, pour faire confiance en l'homme, nous n'avons pas d'autres solutions que de faire confiance à Dieu et d'espérer sans crainte, d'espérer contre toute espérance. Espérer sans crainte parce que, grâce à cette confiance, le Seigneur viendra faire chez nous sa demeure. Si nous devenons, si nous sommes, si nous restons demeure de Dieu, nous pouvons alors devenir transmetteurs de paix, sans crainte et dans l'espérance.

 


Vendredi 4 mars 2022

L'appel des pécheurs

Mt. 9, 14-15

 

Une fois de plus, Jésus part "en guerre" contre l'hypocrisie : il y aurait d'un côté les purs et de l'autres, les pécheurs.

Et Jésus dit : si vous êtes purs, vous n'avez plus besoin de moi! J'appelle les pécheurs, je ne les laisse pas seuls. Ils sont accompagnés par mon amour, par ma compassion, ma miséricorde. Mais les purs, n'ayant pas besoin de moi, se retrouvent tout seuls, dans l'isolement le plus total. Vers qui peuvent-ils se tourner ?

Le Seigneur Jésus ne cherche pas la perfection superficielle, mais il cherche la perfection intérieure, celle qui ne se voit pas, bref celle qui aime ; la main droite ne sait pas ce que fait la main gauche nous disait-il hier.

 


Jeudi 3 mars 2022

Chemin d'espérance

Lc. 9, 22-25

 

Par cet évangile, nous pouvons constater que nous sommes vraiment entrer en carême et que Jésus nous prépare à sa passion et à sa croix.

Non seulement il nous prpare mais il nous invite à nous joindre à lui sur ce chemin.

Un chemin de souffrnces, oui, mais aussi un chemin d'attente et d'espérance. Un chemin qui peut sembler rude, amer, aux premeirs abords, mais un chemin sur lequel nous ne sommes jamais seuls puisque le Fils de Dieu nous ouvre ce chemin qui mène à la résurrection. Alors, ne lésinons pas sur notre espérance et marchons d'un pas allègre vers Pâques.

 


Mercredi 2 mars 2022

Gauche ou droite ?

Mt. 6, 1-6 ; 16-18

 

Aujourd'hui, mercredi des cendres, ouverture du carême, ouverture de ce temps liturgique privilégié qui nous est offert pour essayer de retrouver notre intériorité et notre humanité.

Ne laissons pas ce temps s'écouler hors de nous-mêmes.

C'est un temps de prière, de dons, de jeûne. Ne pas calculer ou se satisfaire de ce que nous faisons, nous donnons, nous prions. Car la prière, le jeûne, le don ne sont pas des buts en soi, ils sont des moyens.

Ces trois attitudes sont là pour nous libérer de tout ce qui a pris place en nous pendant un an et pour faire de l'espace à celui qui nous conduit à la résurrectioin, la sienne qui prendra la nôtre dans la sienne.

Alors, merci Seigneur, de nous donner le temps de nous préparer pour toi, avec toi.

 


Mardi 1er mars 2022

Quel centuple ?

Mc. 10, 28-31

 

Jésus est difficile à comprendre quand il nous dit que nous serons récompensés au centuple. Une centaine de pères, de mères, de frères et soeurs, de maisons, etc. Cela fait beaucoup et nous n'en demandons pas tant !

En plus, Jésus nous dit que les derniers seront les premiers et donc, par conséquent, les premiers seront les derniers. A quoi bon alors se donner du mal ?

Sans doute nous faut-il cesser de raisonner à taille humaine, selon une loi multi séculaire : donnant, donnant.

En fait, Jésus nous parle de la gratuité du Père.

Et le centuple, ce n'est pas en fonction de ce que nous aurons laisser, c'est implement en fonction de l'immensité de l'amour gratuit du Père pour les hommes.

Alors, cessons nos comparaisons bassement mercantiles et acceptons, non pas d'être récompensés au centuple,  mais de recevoir un centuple divin.

 


Lundi 28 février 2022

La vie éternelle en partage

Mc. 10, 17-27

 

Aujourd'hui, les disciples découvrent que suivre le Christ n'est pas de tout repos.

Tous les premiers commandements de la Loi ne suffisent pas. Il leur faut aller plus loin : partager tous ses biens pour pouvoir partager la vie éternelle.

Pourtant, combien de fois nous parlons de la gratuité de l'amour de Dieu. Et ici, il semble que cette gratuité soit battue en brèche.

Alors, que penser? En qui avons-nous mis notre foi?

En celui qui ne nous laissera pas tout seuls livrés à nos seules forces.

Oui, nous sommes incapables d'accéder à la vie éternelle par nos propres forces, qualités, bonnes actions, etc.

Mais ce qui nous est impossible est possible à Dieu : c'est lui qui nous donne en partage la vie éternelle, gratuitement. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'occuper de nos voisins, amis, proches dans le dénuement. C'est le B.A. BA du chrétien, mais ce n'est pas cela qui nous ouvre la vie éternelle.

 


Dimanche 27 février 2022

Le coeur bon

Lc. 6, 39-45

 

Avant d'arriver au coeur bon, Jésus nous fait faire tout un détour par l'aveugle, le borgne, le fruit pourri, le bon arbre, la vigne, les ronces, les épines, le figuier, etc. Quel détour un peu essoufflant.

Mais Jésus ne nous abandonne pas à notre essoufflement. Il nous redonne la vie en parlant de la bonté qui habite le coeur de l'homme. Même si aujourd'hui les événements dramatiques de la guerre peuvent nous conduire à penser le contraire, Jésus nous dit : "ne désespérez pas du coeur de l'homme. Moi, Jésus, fils de Dieu, je ne désespère pas. C'est même le but de mon incarnation.

Mais il y va aussi de votre responsabilité que la bonté qui est en vous puisse s'exprimer et ne pas être étouffée."

Alors, ne préjugeons pas de nos forces et demandons au Seigneur de transformer notre coeur malade en coeur bon.

 


Samedi 26 février 2022

Le coeur d'un enfant

Mc. 10, 13-16

 

Le Royaume de Dieu est réservé aux enfants, nous dit Jésus.

Mais c'est qui un enfant ? Particulièrement dans l'esprit de Jésus?

C'est d'abord celui que Jésus peut bénir et à qui il peut imposer les mains sans crainte d'être trompé. La confiance de l'enfant est sans limite pour celui qui ne l'a jamais trompé.

 

Et puis c'est celui que nous devons imiter : non pas en retournant en enfance, cela n'est ni possible ni recommandé. Mais imiter un enfant, c'est laisser transformer son coeur à l'image et à la ressemblance d'un enfant qui attend tout de ses parents.

 

Et enfin le coeur d'un enfant, c'est le coeur qui n'aspire qu'à une chose : être une parcelle d'amour du Père pour l'humanité parce qu'il sait que sans l'amour du Père il ne peut pas aimer à son tour et à son niveau.

 


 

Vendredi 25 février 2022

Répudier

Mc. 10, 1-12

 

Cette histoire de divorce et, à nos jours, très désagréable à entendre. Le divorce étant devenu comme quelque chose de tout à fait normal dans notre société.

Alors, commment pouvons-nous nous situer en chrétien et en même temps être solidaire de nos concitoyens?

Plus que du côté de la morale, Jésus veut nous situer danns le registre du respect de l'autre. Nous sommes tous appelés à vivre et à faire vivre. Vivre en relation avec les autres. Alors que la relation est existentielle, indispensable à la vie de chacun, la rompre par le divorce (sauf circonstances exceptionnelles) revient à dévitaliser notre humanité. C'est pourquoi, le divorce ne peut pas être une option du mariage, simplement un risque selon les cifrconstances.

 


Jeudi 24 février 2022

La soif du pauvre

Mc. 9, 41-50

 

Début de l'évangile : si vous donnez à boire, vous aurez votre récompense.

Suite de l'évangile : si vous faites du mal, vous êes voués à la géhenne.

Est-ce que Jésus veut nous faire peur par ses paroles ,

Je ne crois pas. Je crois tout sipplement qu'il nous informe de ce qui peut nous arriver si nous ne somme pas ouvets aux besoins des autres. Ce n'est pas du chantage de la part de Jésus car nous avons toute liberté de faire ou de ne poas faire. Mais on peut y lire, n on pas un aveertissement mais une réalité : le refus d'être ouvert, de partager, d'aimer, nous plonge ipso facto dans l'enfer. Ne pas aimer est l'enfer. Et, effectivement, il vaut mieux avoir perdu ou donné une partie de ses biens au profit du déshérité plutôt que d'être étouffé par trop de richesses qui nous enferment sur nous-mêmes;

 


Mercredi 23 février 2022

Le sel universel

Mc. 9, 38-40

 

L'évangile de ce jour risque d'être un peu déstabilisant. En effet le Christ nous dit de manière très claire : vous n'avez pas besoin d'être de mes disciples pour réaliser de bonnes actions. Ainsi, nous pouvons aimer sans être parfaits. C'est rassurant et dynamisant.

Aimer, c'est être sel pour les autres et ainsi, disciples ou pas, nous povons être être sel universel pour tous. Belle ission même si on n'en est pas conscient. Merci Seigneur.

 


Mardi 22 février 2022

Fils du Dieu vivant

Mt. 16, 13-19

 

"Fils du Dieu vivant", quelle belle expression et quelle belle traduction pour dire la réalité du Christ : il est fils, donc il a un père ; ce père est Dieu, donc il est Dieu ; il est vivant, donc ce Dieu Père nous accompagne tous les jours de notre vie.

Le Christ, lieu de la rencontre, pour ne plus faire qu'un, de la Transcendance et de l'Immanence. Voilà la foi que Pierre et les apôtres nous ont transmise.

C'est le Dieu auquel nous croyons et, pour ce que tu es, Seigneur, et pour cette vie que tu nous donnes, nous te louons et nous te rendons grâce.

 


Lundi 21 février 2022

Si tu peux

Mc. 9, 14-29

 

Un père éploré vient à Jésus pour son fils épileptique. Sa demande ne le concerne pas lui, mais son fils. Cela nous renvoie à la Syro-phénicienne qui était venue la guérison pour sa fille, ou le centurion pour son serviteur.

Ainsi,les médiations humaines ont toute leur place dans la guérison de quelqu'un. Le père s'adresse à Jésus : "Si tu peux" et Jésus lui répond "as-tu la foi". Ce père aime tellement son fils qu'il est prêt à croire à 100 % en Jésus afin qu'il le guérisse. Mais ce qui est beau c'est que ce père passe du "si tu peux" (léger doute) au "je crois, viens en aide à mon peu de foi" (foi totale).

Ce passage nous révèle deux guérisons : celle, physique, de l'enfant, et celle, spirituelle, du père.

Et Jésus nous donne la recette : "seule la prière sera efficace". A nous d'avoir des oreilles pour entendre.

 


Dimanche 20 février 2022

Divine générosité

Lc 6, 27-38

 

« Aimez vos ennemis, faites du bien

et prêtez sans espérer en retour. »

 

Cette parole n’a rien d’une exigence doucereuse.

Elle est de l’ordre d’une invitation à une bonté illimitée, une miséricorde infinie

car « Dieu est bon pour les ingrats et les méchants ».

S’il s’agit de souhaiter à autrui le bon que nous voudrions pour nous,

c’est de l’ordre de la fraternité agissante

dès lors que la réciprocité est au rendez-vous.

Mais l’évangile va bien plus loin en parlant d’aimer ses ennemis

jusqu’à présenter l’autre joue à celui qui nous frappe.

Tout cela sans espérer de retour !

Quoique s’il arrête de frapper nous serions heureux !

En fait, l’amour des ennemis nous plonge

dans des stratégies de communication non violentes.

 

Aimer qui fait le mal mais non le mal

parce qu’au- delà des actes malfaisants,

il y a une personne pétrie de la même humanité que nous.

Voilà le défi du chemin de la miséricorde.

Il en vaut la peine puisque

« la mesure dont vous vous servez pour les autres

servira aussi pour vous. »

 


Samedi 19 février 2022

 

Silence face au mystère

Mc 9, 2-13

 

La Parole du jour révèle une injonction de Jésus

aux apôtres Pierre, Jacques et Jean de ne rien raconter.

Ils restent dans cette culture du secret tout en se posant des questions.

Dans une Eglise en train d’assumer le rapport de la CIASE,

il n’est pas opportun de parler de culture du secret.

mais dans l’Evangile, il ne s’agit pas de dysfonctionnement systémique

mais d’expérience de Dieu.

 

A certains moments de nos vies, en certains événements,

Dieu toujours plus grand lève pour nous un peu du voile sur son identité.

Un Fils de Dieu qui doit souffrir et ressusciter,

c’est beaucoup à intégrer pour Pierre, Jacques et Jean !

Ils viennent d’être éblouis au sens strict et symbolique par la divinité de Jésus,

son lien avec la loi et les prophètes via Moïse et Elie.

 

Gardons le secret de la beauté de notre relation au Christ

et nous continuerons au fil de nos vies

d’être surpris et de grandir dans la foi

jusqu’à la contemplation bienheureuse

de celui que nous aimons.

 


Vendredi 18 février 2022

Puissance de la croix

Mc 8,34-9,1

 

Don de soi et choix  de la non-violence,

voilà ce que manifeste humainement la croix du Christ.

C’est juste là qu’il veut entraîner ses disciples

afin qu’ils vivent toujours.

Comment cela peut-il se faire ?

Comment la contemplation de Jésus en croix

se retourne-t-elle en signe de vie,

non pas perdue mais offerte ?

Le clé serait peut-être ce dernier verset :

« Parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort

avant d’avoir vu le règne de Dieu venu avec puissance. »

 

La seule puissance de la croix est sa suite :

la résurrection, promesse du Dieu de vie de toujours à toujours.

 

La fécondité du sanctuaire de Lourdes, ne tient-elle pas

à la disponibilité de la petite Bernadette,

jeune fille maladive dont la vie fut un chemin de croix

si porteur de puissance de résurrection pour elle-même

et tous les malades d’hier et d’aujourd’hui ?

 


Jeudi 17 février 2022

Une question d’identité

Mc 8, 27-33

 

En orient, des chrétiens sont persécutés, des musulmans le sont aussi

et un antisémitisme latent demeure un peu partout.

Nos identités religieuses seraient-elles « tabou » ?

L’évangile donne à penser un secret trop lourd à taire

et en même temps si difficile à proclamer.

 

Comme saint Pierre nous ne savons plus quoi dire…

Après avoir reconnu en Jésus le Messie, le fougueux Pierre

reçoit l’injonction de ne parler de Jésus à personne.

Mais Jésus annonce ouvertement

sa mort violente à venir et sa résurrection.

Cette violence-là, Pierre la récuse.

Il ne veut pas qu’elle atteigne celui qu’il aime

et se fait alors traiter de Satan.

 

Il est bien délicat de discerner

quand nous déclarer disciples du Christ et quand ne pas le dire.

Mais c’est de Dieu même qu’il faut attendre ce discernement 

pour que nos pensées soient les siennes et non les nôtres.

 


Mercredi 16 février 2022

Des arbres qui marchent

Mc 8, 22-26

 

A l’échelle du temps, les arbres vivent aussi longtemps

que de nombreuses générations humaines.

Ils pourraient être nos maîtres dans la protection de la planète,

la sauvegarde de notre maison commune pour les générations futures !

 

L’arbre a ses racines dans la terre, il est ancré dans un territoire

où il puise l’eau et les sels minéraux.

Ses branches sont tournées vers le soleil

et ses feuilles reçoivent  l’énergie 

pour se nourrir et croître.

L’humain aussi est les pieds sur terre et la tête au ciel.

Il chemine sur terre en pèlerin vers la patrie céleste.

Guidé par le Fils, il s’en va vers le Père, marchant au souffle de l’Esprit.

Soyons en ce jour d’heureux pèlerins en chemin.

Allons vers la maison du Père,

 où il y a beaucoup de demeures…

 


Mardi 15 février 2022

Rappelez-vous

Mc 8, 14-21

 

De quoi convient-il de se rappeler pour comprendre ?

L’actualité politique nous dira de la shoah pour ne pas sombrer

dans le totalitarisme destructeur, le fascisme mortifère…

 

Dans l’évangile de ce jour, il s’agirait de se souvenir des merveilles

que Dieu a réalisé en nos vies,

de tous ces moments d’ouverture à l’altérité

à la rencontre de l’Autre et des autres.

Ces heures heureuses où nous fûmes guidés

là ou le pain du partage fut multiplié.

 

Quel manque pourrait aujourd’hui se retourner en don reçu ?

Quels signes du royaume de Dieu pourrions-nous voir et entendre

pour comprendre le monde à la lumière de l’évangile ?

 


Lundi 14 février 2022

 

Partir à deux à l’aventure

 

Lc 10, 1-9

 

Partir à deux à l’aventure :

Voilà un beau rêve d’adolescents ou de grands jeunes

à l’aube d’une vie professionnelle ou de couple.

Voyager à pieds, à vélo, en train et si possible pas trop d’avion !

 

La stratégie évangélisatrice du Seigneur

dans la parole de ce jour  garde le voyage à deux,

l’absence de sécurité sans sacs ni chaussures de marche

mais donne une orientation précise :

aller avant que j’y arrive dans toute localité.

 

Alors que notre pape invite à aller aux périphéries,

Croyons-nous que notre arrivée là-bas y précède celle du Christ ?

S’il en est ainsi, l’audace évangélisatrice des saints Cyrille et Méthode

Pourrait-elle nous habiter ?

En tout cas nous pouvons toujours placer l’aventure au niveau de la réception ou non.

Un beau risque pour annoncer la joie de Dieu qui nous habite.

 


Dimanche 13 février 2022

 

Béatitudes

 

Lc 6, 17.20-26

 

Il faut bien de la confiance en Jésus

pour entendre ses béatitudes et tressaillir de joie.

Dans toute situation de détresse, de manque, de rejet,

nous sommes déclarés heureux 

si pas ici et maintenant au moins au ciel

où une grande récompense nous attend.

 

Si un avenir plus radieux aide effectivement à traverser l’épreuve,

nous aspirons tous au bonheur dès maintenant.

Or, le Royaume de Dieu est à nous tout de suite,

si nous sommes pauvres, proclame Jésus.

Comment donc accueillir ce Royaume de Dieu que nous possédons déjà ?

Serait-ce dans une vie en ouverture,

assez consciente de ses attentes et de ses manques

pour recevoir au jour le jour, au goutte à goutte,

un peu de joie de Dieu,

avec gratitude pour la vie reçue et donnée


Samedi 12 février 2022

Partager la nourriture

Mc 8, 1-10

 

À l’écoute de l’évangile d’hier, nous priions pour les malades.

Aujourd’hui, nous sommes invités à nourrir les affamés !

Tous les affamés de la planète ?

Rien que d’y penser, nous voilà dépassés par les événements !

Mais s’il s’agit de commencer par la compassion,

le souci du partage pourra faire des miracles

juste à partir de ce que nous avons.

 

Si Jésus a nourri 4000 hommes, le chiffre 4, évoquant les 4 points cardinaux,

donne à penser qu’il est concerné par l’humanité entière.

Tous sauvés, notre espérance nous conduit à croire

à une distribution possible entre tous et toutes,

pas seulement de nos surplus

mais d’une nouvelle justice et économie mondiale.

 


 

Vendredi 11 février 2022

Bonne réputation

Mc 7, 31-37

 

Si nous ne pouvons ni prendre la parole ni entendre,

notre vie sociale est indigente.

En pays étranger, Jésus est supplié de guérir un sourd-muet

parce que sa bonne réputation l’a précédé.

Il est connu qu’«  il fait bien toutes choses ».

 

Quand pourrons-nous nous écouter et prononcer des paroles

qui ouvrent à la vie sociale en ce jour ?

Que ferons nous de bien à la suite du Christ dont nous sommes les disciples ?

 

En faisant mémoire de la Vierge Marie de Lourdes,

prions pour toutes les personnes qui y accompagnent les malades.

Puissent-ils les écouter et bien faire toutes choses,

les rencontrer de personne à personne,

grandir ensemble dans la foi

sous le regard de Marie, notre mère.

 


Jeudi 10 février 2022

À force d’insister

Mc 7, 24-30

 

C’est bien connu, une mère en détresse

a tous les culots pour faire soigner son enfant.

 

Voir aujourd’hui dans les médias

des mères afghanes portant des enfants sous-alimentés

relève de l’insoutenable.

Comment ne pas se dérober au soin de tous ces enfants

qui sont membres de notre humanité ?

Si petit soit-il le partage enclenche un chemin de solidarité.

 

La parole percutante de la syro-phénicienne ne dit que cela :

sa petite fille pourrait au moins recevoir des miettes.

A cause de cet appel Jésus guérit l’enfant.

Quand nous osons la compassion,

notre vie ne s’élargit-elle pas ?

 


Mercredi 9 février 2022

Pas de régime alimentaire

Mc 7, 14-23

 

Dans une culture où la pureté ou non des aliments

détermine une stricte façon de se nourrir,

Jésus déclare purs tout ce qui se mange.

Notre civilisation « hygiéniste » et sensible à la souffrance animale

pourrait s’en offusquer !

La dimension du pur et de l’impur ayant à voir avec le sacré,

il est possible que Jésus veuille nous sortir de là

pour nous éveiller à une autre dimension, celle du juste et de l’injuste.

La justice implique les intentions du coeur dans toutes nos relations :

à nous-même, aux autres humains, à Dieu et à toute la création,

tous les biens que la société de consommation met entre nos mains.

A partir « du dedans », pourrons-nous prendre soin

les uns des autres et de nos aliments ?

Notre nourriture est elle produite localement, achetée au juste prix,

respectueuse de normes environnementales ?

 


Mardi 8 février 2022

 

Attachés par tradition

 

Mc 7, 1-13

 

Par sa parole  et son comportement,

Jésus et ses disciples avec lui font éclater

des coutumes, des traditions qui se sont

trop éloignées de leur source :

les commandements de Dieu,

commandements d’amour.

Le rapport de la CIASE est venu rappeler à notre Eglise

combien compte la vie d’un seul de ces petits,

qui sont les frères de Jésus.

Les possibles dérives d’un certain cléricalisme ont ainsi éclaté au grand jour.

Puissions-nous agir en ce jour, toujours et partout,

à l’aulne des commandements d’un Dieu qui n’est qu’amour,

en cultivant respectueusement notre liberté et celle des autres.

 


Lundi 7 février 2022

Un toucher sauveur

Mc 6, 53-56

 

Au sens symbolique, toucher quelqu’un,

c’est le surprendre au niveau du cœur et de la pensée,

l’interpeller et l’appeler à une profondeur de relation insoupçonnée

ou bien à un service, une aide.

Serait-ce ce qui se passe

avec tous les malades cherchant  à tout prix,

un contact avec Jésus, même infime

comme de toucher la frange de son vêtement?

Cette frange fait signe

vers les commandements de Dieu, la loi de Moïse.

 

En ce jour, notre prière à Jésus le touchera-t-il ?

Recevrons-nous de lui de quoi être « sauf »,

la force de vivre selon le droit et la justice,

de vivre en santé physique, humaine

et relationnelle avec ceux et celles que nous rencontrerons ?

 


 

 

Dimanche 6 février 2022

Isaïe 6,1-8/1° Corinthiens 15,1-11/Luc 5,1-11

 

APPEL ET ENVOI

 

Le prophète isaïe décrit sa vision de la gloire du Seigneur.

Il entend sa voix: « Qui enverrai-je ? Qui sera notre

messager ? Il répond : Me voici ! Envie-moi ! »

 

Jésus s’invite dans la barque d’un pêcheur, pour

enseigner la foule. Puis il dit à Simon : Avance au large

et jetez vos filets...  Pêche surabondante qui suffoque

Simon et ses compagnons... Jésus lui dit alors :

« Sois sans crainte, désormais, ce sont des hommes que tu

prendras ! Alors, ils ramenèrent les barques au rivage, et

laissant tout, ils le suivirent. »

 

Quant à l’apôtre Paul, voici ce qu’il écrit : « Je vous rappelle

la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile,

vous l’avez reçu, c’est en lui que vous tenez bon, c’est par

lui que vus serez sauvés.

Ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce,

venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la

peine... A vrai dire, c’est la grâce de Dieu avec moi. »

 


Samedi 5, février 2022

1° Rois 3,4-13/Marc 6, 30-34

PRENDRE SOIN

 

Quel est le souci du roi Salomon, sa prière ?

« Je suis un tout jeune homme, ne sachant

comment se comporter, et me voilà au milieu

d’un peuple nombreux. Donne à ton serviteur

un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton

peuple et discerner le bien et le mal... »

 

Souci de Jésus pour ses disciples :

« Venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous

un peu... Ils partirent donc en barque pur un endroit désert.

Mais les gens les virent s’éloigner, et comprirent...

Alors à pied, de toutes les villes, ils coururent  et arrivèrent

avant eux. En débarquant, jésus vit une grande foule.

Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient

comme des brebis sans berger.

Alors il se mit à les enseigner longuement. »

 

Attention à Dieu, attention aux autres, à tous les autres !

 


Vendredi 4 février 2022

Ben Sira 47,2-11/ Marc 6, 14-29

 

L’EXERCICE DE LA ROYAUTÉ

 

Le Sage fait l’éloge de David : courageux berger,

valeureux guerrier... « Dans tout ce qu’il a fait, il a

célébré la louange du Saint,  du Très-Haut, en proclamant

sa gloire. De tout son cœur, il s chanté les psaumes, il a

aimé son Créateur... Le Seigneur a enlevé les péchés de

David, il a pour toujours exalté sa force, il a fondé sur lui

l’Alliance avec sa dynastie, le trône de gloire d’Israël. »

 

Tout différent est le visage d’un autre roi : Hérode, celui

qui a fait décapiter le prophète Jean, pour plaire à une

jeune danseuse, à ses convives, et surtout à sa femme

qui l’avait en haine.

S’il s’interroge sur jésus, dont il entendait parler, c’est plus

par curiosité et par une certaine crainte religieuse : Qui est-il ?

Au moment de la Passion de Jésus, nous verrons bien sa

superficialité, désirant voir un faiseur de miracles, et, déçu,

n’hésitant pas à le livrer à la hargne de ses adversaires.

Quels souvenirs laissent derrière eux les dirigeants des peuples ?

 


Jeudi 3 février 2022

1° livre des Rois 2,1-12/Marc 6,7-13

 

ASSURER LE RELAIS

 

Le roi David va mourir et fait ses recommandations

à son fils Salomon, lui rappelant la promesse de Dieu :

« Si tes fils veillent à suivre leur chemin en marchant

devant moi avec loyauté, de tout leur cœur et de toute

leur âme, jamais tes descendants ne seront écartés du

trône d’Israël. »

 

« Jésus appela les douze et commença à les envoyer en

mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les

esprits impurs, et il leur prescrivit de ne rien prendre

pour la route...

Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.

Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions

d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient. »

 

Genres de vie bien différents entre un jeune roi et de jeunes

disciples de Jésus. Face à Dieu dans les deux cas, la suite

de leur comportement décidera de leur avenir.

 


Mercredi 2 février 2022

Lettre aux Hébreux 2,14-18/Luc 2, 22-40

 

PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE

 

« Jésus a partagé la condition des enfants des hommes.

Par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui

possédait le pouvoir de la mort, le diable, et il a rendu

libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient

toute leur vie dans une situation d’esclave... »

 

Le vieillard Siméon, poussé par l’Esprit, reçut dans ses bras

l’enfant jésus offert à Dieu au Temple, et bénit Dieu en disant :

« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser

 ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole,

car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face

des peuples, lumière qui se révèle aux nations, et donne

gloire à ton peuple Israël. »

Anne, une femme prophète survenant à cette heure même,

proclamait les louanges de Dieu, et parlait de l’enfant

à tous ceux qui attendaient  la délivrance de Jérusalem.

 


Mardi 1° février 2022

2° Samuel 18,9 à 19,4/Marc 5, 21-43

LE CŒUR D’UN PÈRE

Absalon le fils du roi, en révolte contre son père,

a été vaincu et il est mort. Un messager, tout heureux,

vint l’annoncer à David. Celui-ci fut bouleversé, et se

mit à pleurer : « Mon fils Absalon, mon fils ! Pourquoi

ne suis-je pas mort à ta place, Absalon, mon fils ! »

 

Un autre père, chef de synagogue, tombe aux pieds de

Jésus et le supplie : « Ma fille, encore si jeune, est à la

dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour

qu’elle soit sauvée et qu’elle vive... Jésus partit avec lui.

« Ne crains pas, crois seulement ! »

Jésus met tout le monde dehors, prend avec lui le père

et la mère de l’enfant, saisit la main de l’enfant et lui dit :

« Jeune file, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille

se leva et se mit à marcher. Ils furent frappés d’une grande

stupeur...

Qui peut résister à l’amour d’un père ? Et peut-on réaliser

la douleur de Dieu, Père de Jésus, devant les souffrances et

la mort de son Fils ? Cela a été voulu pour l’amour de nous...

 


Lundi 31 janvier 2022

2° Samuel 15,13-30. 16,5-13/Marc 5,1-20

 

FACE AU MAL

Un messager vint annoncer à David : Le cœur

des hommes d’Israël a pris parti pour Absalon ton fils !

Il dit : debout, fuyons...

David montait la montée des oliviers en pleurant.

Il se faisait insulter. Vengeance possible ? Non : « Peut-être

le Seigneur considèrera ma misère et me rendra le bonheur ! »

Jésus, au pays des géraséniens, délivre un homme possédé

par une légion d’esprits impurs. Ceux-ci entrèrent dans un

troupeau de porcs qui se précipitèrent dans la mer.

Les gens supplient alors Jésus de quitter leur territoire.

L’ancien possédé suppliait Jésus de pouvoir être avec lui.

Mais il lui dit : Rentre auprès des tiens, annonce-leur

tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde.

Peur ? Action de grâce ? Admiration ? Quelle sera notre attitude ?

 


Dimanche 30 janvier 2022

Jérémie 1,4-19/1° Corinthiens12,31 à 13,13/Luc 4, 21-30

PROPHETE SANS EXCLUSIVE

Appel de Dieu à Jérémie : « Avant même de te façonner

dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu

viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète

pour les nations... Tous, ils te combattront, mais ils ne pourront

rien contre toi, car je suis avec toi pour te délivrer. »

 

« Dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre

d’Isaie : « l’esprit du Seigneur est sur moi »... Jésus déclara :

« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture

que vous venez d’entendre. 

Tous lui rendaient témoignage, et s’étonnaient des paroles de grâce

qui sortaient de sa bouche. »

Mes les choses se gâtent quand Jésus ajoute :

« Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. »

Élie, Élisée, ont été envoyés à des étrangers...

« A ces mots, tous devinrent furieux...

mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin. »

 

C’est bien à juste titre que Paul dit aux disciples :

J’aurais beau... faire des choses magnifiques...

s’il me manque l’amour, je ne suis rien !

« Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la

charité. mais la plus grande des trois, c’est la charité. »

 


Samedi 29 janvier 2022

2° Samuel 12,1-17/Marc 4,35-41

 

AU SEIN DES TEMPÊTES

 

Que faire dans la tempête ? Crier vers Jésus qui dort  ?

« Maître, nous sommes perdus ! cela ne te fait rien ?

Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : Silence, tais-toi !

Le vent tomba et il se fit un grand calme »

 

Dieu n’est pas indifférent à la tempête qui a assailli David.

Il lui envoie le prophète Nathan, qui lui raconte une histoire

qui ressemble à David, et suscite sa réaction de justice :

« L’homme qui a fait cela mérite la mort ! »

« Cet homme, c’est toi ! » Et Nathan lui annonce pour l’avenir

les conséquences désastreuses de ses actes...

 

Repentir... pardon... mais tout de même conséquence immédiate :

« le fils que tu viens d’avoir mourra ! »

Imploration  et jeûne n’y feront rien.

 

L’homme libre et pécheur, même pardonné, doit assumer

les conséquences de ses actes mauvais.

 


Vendredi 28 janvier 2022

2° Samuel 11, 1-17/Marc 4,26-37

 

CONSCIENCE ET CHOIX

 

Jésus disait aux foules : 

« Il en est du règne de Dieu comme d’un homme

qui jette en terre la semence : Nuit et jour, qu’il

dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit,

il ne sait comment. D’elle même, la terre produit

d’abord l’herbe, puis l’épis, enfin du blé plein l’épi...

 

Mais nous voyons aussi dans l’histoire de David, que

la passion non maîtrisée produit l’adultère, puis le

meurtre conscient et volontairement ordonné...

 

Si le règne de Dieu peut se propager pour la vie,

le mal est aussi contagieux, pour la mort...

 

Jésus le sait, il est au travail : « Par de nombreuses

paraboles, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure

où ils étaient capables de l’entendre, mais il expliquait

tout à ses disciples en particulier. »

 


 

 

Jeudi 27 janvier 2022

2° Samuel 7,18-29/Marc 4,21-25

 

CROIRE AUX PROMESSES DE DIEU

 

David a reçu par le prophète Nathan les promesses

de Dieu. Aussi peut-il s’exclamer : « Qui suis-je donc,

Seigneur, et qu’est-ce que ma maison pour que tu lui

adresses une parole pour un avenir lointain ?

Maintenant, Seigneur, cette Parole, tiens-la pour toujours,

et agis selon ce que tu as dit. Daigne bénir la maison de ton

serviteur, afin qu’elle soit pour toujours en ta présence. »

 

Déjà David était en accord avec les paroles de Jésus :

« Rien n’est caché, sinon pour être manifesté ; rien n’a été

gardé secret, sinon pour venir à la clarté.

Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende !

Faites attention à ce que vous entendez !

La mesure que vous utilisez sera utilisée aussi pour vous,

et il vous sera donné encore plus... »

 

Croyons-nous vraiment aux paroles de Jésus, à sa Bonne Nouvelle ?

 


 

 

Mercredi 26 janvier 2022

2° lettre à Timothée/Marc 4,1-20

 

LA COURSE DE LA PAROLE

 

« Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord

de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse

se rassembla auprès de lui... Il leur enseignait

beaucoup de choses en paraboles : Voici que le

semeur est sorti pour semer... »

Resté seul, les douze l’interrogeaient. Il leur disait :

« Le Semeur sème la Parole... »

Mais que va devenir cette Parole, selon le terrain

où elle a été semée ?

C’est pourquoi l’apôtre Paul dit à son disciple :

« J’ai souvenir de la foi sincère qui est en toi, comme

elle habitait d’abord ta grand-mère et ta mère.

Ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en

toi depuis que je t’ai imposé les mains. Car ce n’est

pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais

un esprit de force, d’amour et de pondération. N’aie

pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur. »

 

Gardons mémoire, et osons vivre le présent !

 


Mardi 25 janvier 2022

Actes 22,3-16/Marc 16,15-18

 

CONVERSION DE SAINT PAUL

 

Paul de Tarse, persécuteur des disciples du Christ,

raconte sa conversion : Comme j’étais en route vers

Damas, une grande lumière venant du ciel m’enveloppa

de sa clarté. Je tombai sur le sol, et j’entendis une voix

me dire : Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?

Qui es-tu, Seigneur ?

Je suis Jésus le Nazaréen, celui que tu persécutes...

Nuit... Venue d’Ananie... libération des ténèbres... mission...

Baptême au nom de Jésus, le Juste.

Ananie n’a fait que mettre en pratique la parole de jésus

ressuscité : « Proclamez l’évangile à toute la création.

Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé. Voici les signes

qui accompagneront ceux qui deviendront croyants... »

Heureux ceux qui ont cru !

 


Lundi 24 janvier 2022

2° Samuel 5, 1-10/Marc 3,22-30

 

CONTRASTES

 

Les tribus d’Israël ont fait la guerre à David

durant plus de sept ans. Et pourtant, elles viennent

le trouver pour faire alliance avec lui, rappelant cette

parole du Seigneur  : Tu seras le berger d’Israël mon

peuple, tu seras le chef d’Israël.  Et ils donnèrent

l’onction à David...

Mais devant la prédication et les miracles de Jésus, les

scribes disaient  : ce Jésus est possédé par  Béelzéboul,

le chef des démons. Jésus tâche de leur expliquer :

« Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume

est divisé contre lui-même, il ne peut tenir... »

Mais que faire contre la mauvaise foi ?

« Tout sera pardonné aux enfants des hommes, mais si

quelqu’un blasphème contre l’Esprit, il n’aura jamais de

pardon ». 

Jésus parlait ainsi parce qu’ils avaient dit : Il est possédé

par un esprit impur. 

 

Dans les conflits que nous pouvons vivre, quelles sont

nos vraies motivations ?


 

 

Dimanche 23 janvier 2022

La bible : quel scoop !

Luc 1,1-4;4,14-21

 

"Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Ecriture que vous avez entendu."

Oui, la bible nous vient de loin dans le passé, et pourtant elle est tellement actuelle !

Car, loin d'être un livre de morale ou de perfection, c'est un livre de chemins humains en quête de vie et d'amour, en quête de Dieu.

Si bien que toutes les caractéristiques des chemins sont évoquées, avec leurs approches diverses, avec leurs détours, leurs chûtes, leurs travers... et leurs avancées.

Tous les sentiments et émotions y ont leur place.
Et Dieu se faufile à travers tout ça. Sa présence devient plus lumineuse, plus incarnée, plus transcendante dans le visage du Christ.

 


 

Samedi 22 janvier 2022

Monde de "oufs" !

Mc 3, 20-21

 

Jésus continue d'attirer les foules !... Mais ses proches, eux, le connaissent et ils voient bien qu'il est devenu fou :"Il a perdu la tête !"...

Un argument infaillible pour faire taire le gêneur !

Il est bien vrai que Jésus est étrange ! Il se dérobe toujours de nos cases, de nos classifications !... de nos mains !...

Alors les "gens de chez lui viennent pour le saisir !" : Il est à nous, notre propriété ! Pas question qu'il échappe à notre contrôle !

... Comme il nous est difficile d'accueillir l'étrangeté de l'autre !

... Mais est-ce vraiment lui qui est fou ?!!!...

 


 

Vendredi 21 janvier 2022

Laboratoire d'Evangile

Mc 3, 13-19

 

La diversité que nous évoquions hier entre les peuples et entre les confessions chrétiennes, elle se trouve bel et bien déjà entre les douze disciples de Jésus, ses compagnons les plus proches, ses intimes, sa communauté de vie et de mission !

Une communauté de vie, c'est comme un concentré des diversités humaines. On a parfois utilisé l'expression de "fuite du monde " pour exprimer la démarche des moines.
Il s'agit plutôt de vie "au cœur du monde", car le monde est en nous.

Une communauté de vie chrétienne est comme un laboratoire où les défis humains ne se jouent pas dans des événements spectaculaires, à grande échelle, mais comme dans une éprouvette à la puissance +++.

C'est ce qu'on vécu les douze apôtres autour de Jésus. Et c'est ce qui leur a permis, malgré et à travers les conflits et les chûtes, d'être des semeurs d'évangile.

 


 

Jeudi 20 janvier 2022

Parcours d'obstacles

Mc 3, 7-12

 

C'est impressionnant, tous ces gens qui viennent de partout pour voir Jésus !

Dans leurs diversités, voire leurs antagonismes, ils sont tous attirés par lui. C'est lui qui fait leur unité.

Plus tard, ce seront ses disciples qui iront vers ces mêmes peuples, puis au-delà.

Il est frappant de constater que la persécution des premiers chrétiens a déclenché cette dispersion et a provoqué les disciples à aller vers des peuples plus divers, plus éloignés.

On peut, également, penser que les divisions entre les églises ont déclenché une diversité plus grande dans l'expression de la Foi, rejoignant ainsi davantage de cultures.
Nos chemins sont chaotiques, douloureux, mais la Bonne Nouvelle est que l'Esprit Saint aime tisser nos ombres et nos lumières pour que l'Evangile ne soit pas arrêté par les obstacles, et se déploie toujours davantage.

Et le Christ demeure notre unité. En nous attirant à lui, il nous rassemble entre nous.

 


 

Mercredi 19 janvier 2022

"A mains fortes et à bras étendus"

Mc 3, 1-6

 

Jésus entre dans une synagogue le jour du sabbat. Il voit un homme qui a la main atrophiée.
Comment est-ce possible ?! Dans le lieu privilégié de Dieu -la synagogue - et dans le temps privilégié de Dieu -le sabbat -, cet homme a la main atrophiée ?!...

Jésus opère sa guérison en disant : "Etends ta main !" = sois restauré à l'image de Dieu qui a sauvé son peuple "à bras étendus". A l'image du Christ qui a sauvé l'humanité et toute la création les bras étendus sur la croix !

La main de cet homme est re-créée pour pouvoir se déployer, et participer à la création et au salut.

 


 

Mardi 18 janvier 2022

Unis par le Meilleur !

Mc 2, 23-28

 

"Le sabbat a été fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat."

En cette semaine de prière pour l'unité des chrétiens, il est bon de se souvenir de cette parole de Jésus.

Tant de fois, nos divisions surgissent lorsque nous nous accrochons à la loi au détriment de l'être humain. Lorsque nous inversons l'échelle des valeurs. Lorsque nous durcissons des règles ou des façons de faire et que nous oublions l'essentiel !

Lorsque nous oublions que ce qui nous rassemble est infiniment plus grand, plus vital que ce qui nous divise.

Ce qui nous rassemble = notre Foi en Christ.

"C'est pourquoi, le Fils de l'homme est maître même du sabbat."

 


 

Lundi 17 janvier 2022

Et encore la fête !

Mc 2, 18-22

 

Hier, Jésus était invité à une noce. Aujourd'hui, c'est lui-même qui se présente comme l'Epoux !

Hier, l'eau changée en vin coulait à flot. Aujourd'hui, Jésus dit que les invités à la noce ne peuvent jeûner en présence de l'Epoux !

Nous sommes en alliance avec Dieu.

Nous sommes les invité(e)s à la noce.
Le Christ est Présent.

Nous sommes de la fête !

Si parfois, il nous arrive de jeûner, ce n'est pas une marque de deuil, de tristesse. C'est pour mieux nous préparer à la joie de la Fête, à la joie du Vin nouveau: l'Esprit Saint !

 


 

Dimanche 16 janvier 2022

Place à la fête !

Jn 2, 1-11

 

Avec les noces de Cana, quelle joie de voir Marie, Jésus et ses disciples prenant part à cette fête et contribuant à sa réussite !

Marie se montre attentive à chacun. Et elle intercède auprès de Jésus en faveur des convives. Jésus se laisse bousculer dans ses projets par Marie.
Avec ces noces, nous pensons à tous les couples qui se préparent au mariage. Qu'ils puissent découvrir et approfondir l'exigeante beauté de leur alliance.

... à l'image de l'alliance de Dieu avec son peuple, avec l'Eglise qui se reçoit de ce Mystère d'Amour, sans lequel ses paroles et ses rites n'ont pas de sens.

Alliance de Dieu avec chacun, chacune de nous. L'Esprit Saint purifie les jarres de nos existences par l'eau du Baptême, et transforme celle-ci en vin de communion avec le Christ.

 


 

Samedi 15 janvier 2022

Médecin généraliste

Mc 2, 13-17

 

Le Christ poursuit son job de médecin... toujours plus loin... toujours plus profond.
Personne n'est exclu de ses soins. Aucun tri parmi les patients ! Aucun tri parmi les pathologies !

Il soigne aussi les cœurs, les mal-êtres, les déviations ou addictions qui ruinent nos santés physiques, psychiques, spirituelles.
Ce n'est pas lui qui nous relève. Il ne fait pas les choses à notre place !

Il revigore en nous les énergies vitales.

Et, pour fêter notre guérison, il ne nous invite pas à sa table. Il nous laisse l'initiative de l'inviter chez nous...

... et, d'un cœur joyeux, il entre...

 


 

Vendredi 14 janvier 2022

Les petites mains de fées

Mc 2, 1-12

 

Aujourd'hui encore l'Evangile nous renvoie à l'actualité !

Ces quatre hommes portent le paralysé. Devant les obstacles, ils ne ménagent pas leur peine pour tout faire en vue de sa guérison.
Cela fait penser aux efforts inouïs déployés pour soigner les malades du covid !

... mais aussi à tous ces anonymes, aidants familiaux, auxiliaires de vie, aide-soignants, agents de service hospitalier... qui sont là au quotidien au plus près des personnes malades, handicapées, dépendantes. Qui font ce travail humble d'accompagnement, au corps à corps, au cœur à cœur, dans le parcours de soin.

Sans eux, le travail des médecins et infirmiers ne serait ni possible, ni fructueux.
Jésus est émerveillé de la foi de ces quatre hommes ! Grâce à eux, la relation entre le paralysé et Jésus a pu être régénéré.

Et il a pu retrouver la libération de son corps et de tout son être.

 


 

Jeudi 13 janvier 2022

Jésus, infirmier

Mc 1, 40-45

 

Comme tant de personnels soignants, Jésus est quelque peu débordé par l'affluence des patients ! Il se montre cependant disponible à l'égard de chacun d'eux.

... Et ils attendent beaucoup de lui !

Ils attendent un miracle du médecin, de l'infirmier, de l'hôpital...

Cela se comprend lorsque la maladie est invalidante, douloureuse, excluante.
L'infirmier est saisi de compassion. Il oublie totalement sa fatigue, ses limites... Il communie avec empathie et se donne sans réserve.
... Et le miracle arrive !

De nombreux miracles se produisent grâce à nos soignants qui se battent sans relâche contre les maladies et les blessures, sans faire de distinction entre les souffrants.

... Au risque, parfois, de partager leur exclusion, considérés, à leur tour, comme contagieux.

C'est ce qui arrive à Jésus !

 


 

Mercredi 12 janvier 2022

Posologie

Mc 1, 29-39

 

La belle-mère de Simon est malade. Comment Jésus s'y prend-il pour qu'elle guérisse ?

1- "Il s'approche" : il n'a pas peur du risque de contagion ni de l'aspect parfois rebutant d'une maladie. Il se fait proche, le prochain, de la personne en souffrance.

2- "Il la saisit par la main" : Tous ceux et celles qui soignent, savent l'importance du toucher, du contact physique. Lorsque les mots manquent ou sont maladroits, les gestes transmettent la tendresse, la compassion, l'énergie.

3- "Il la fait lever" : Etre debout est bien le signe de la vie, de la santé, de la grandeur de l'être humain !

4- "La fièvre la quitte et les sert" : La température s'apaise, le climat intérieur ne se situe plus dans les excès. La capacité, la joie de servir témoigne de la pleine guérison de l'être humain créé à l'image du Christ Serviteur.

 


 

Mardi 11 janvier 2022

Force et risque de la vérité

Mc 1, 21-28

 

Jésus "enseigne en homme qui a autorité". Il enseigne dans la vérité, sans non-dit, sans langue de bois, sans décalage entre ses paroles et ses actes.
C'est pourquoi "on était frappé par son enseignement".
... et pourtant cela dérange. La vérité dérange. Un "homme tourmenté par un esprit impur se met à crier".

Un esprit im-pur, non-pur comme une eau trouble, mélangée.

"Es-tu venu pour nous perdre ?"

Un tel esprit a peur de la vérité. Il veut le faire taire.

Mais la parole de Jésus est plus forte : "Tais-toi ! Sors de cet homme !"

... plus tard, cette parole de vérité coûtera cher à Jésus !...

 


 

Lundi 10 janvier 2022

Sortons

Mc 1, 14-20

 

Le temps de Noël est fini. Nous voici replongé(e)s dans la vie quotidienne. Nous sortons des festivités nous apparaîssant parfois, comme une sorte de cocon protecteur et chaud.

... nous recommençons le rythme ordinaire...

... avec ce qu'il peut avoir, parfois, d'inquiétant, puisqu'il est fait mention de l'arrestation de Jean-Baptiste.

Jésus reçoit cet événement comme un électrochoc qui le propulse à l'extérieur afin de prendre le relais.

Il sort donc résolument  pour aller à la rencontre des hommes et des femmes afin de leur annoncer la Bonne Nouvelle.

Il rejoint les hommes dans leur travail ordinaire et les appelle à sa suite. Eux aussi sortent de leur chez-eux pour participer à cette immense œuvre.
Pour nous aussi, il en va de même : le Christ nous rejoint là où nous sommes pour y faire jaillir l'inouï de sa Présence.

Soyons attentifs !

 


 

Dimanche 9 janvier 2022

La joie de Dieu

Lc. 3, 15-22

 

Evangile qui nous fait glisser naturellement du baptême de Jean, baptême de purification, au baptême de feu et d'Esprit, baptême qui fait de nous les enfants de Dieu.

C'est ce que nous annonce ce baptême du Fils unique, du Fils bien-aimé : son baptême entraîne dans le même mouvement le baptême de tous. Ainsi, nous devenons, à notre tour, dans le Christ, les enfants bien-aimés du Père.

La route des cieux est ouverte et l'Esprit peut nous envahir comme il a investi le Messie.

Soyons dans la joie de cette Bonne Nouvelle, à l'image du Père qui dit à Jésus, qui nous dit: "Tu es mon fils  ien-aimé en qui j'ai mis toute ma joie".

 


Samedi 8 janvier 2022

Joie baptismale

Jn. 3, 22-30

 

A la veille du baptême de Jésus, nous sommes plongés dans des eaux "abondantes", là où Jean Le baptise baptisait. Jésus y vient et provoque une discussion, pour ne pas dire un joute verbale entre les disciples de Jean et les disciples de Jésus : Qui a le droit de baptiser?

Cela donne l'occasion à Jean de rappeler que le Messie, ce n'est pas lui et que sa mission est d'être le précurseur de Jésus.

Ce qui est frappant dans ce passage c'est la joie de Jean. Oui, Jean dit que sa joie est parfaite. Pourquoi? Parce qu'en étant précurseur du Messie, cela signifie que le Messie est bien là, Celui qui était attendu depuis des siècles par Israël. 

Cette joie de Jean rejoint la joie parfaite de François d'Assise : l'essentiel, c'est l'autre, c'est l'Autre.

 


Vendredi 7 janvier 2022

Touche divine

Lc. 5, 12-16

 

Un lépreux supplie Jésus de le guérir.

Jésus le touche et cet homme est guéri.

On peut lire le miracle à plusieurs niveaux :

- D'abord le lépreux ose s'approcher de Jésus, ce qui est interdit par la loi. Et il n'est pas repoussé.

- Deuxièmemement : Jésus le touche, ce qui est doublement interdit par loi puisque cela rend Jésus impur.

- Troisièmement, le lépreux est guéri. C'est le miracle tel qu'on le comprend : la guérison.

 

Il a donc suffit à Jésus de toucher un lépreux et de désirer qu'il soit guéri pour que cela devienne efficient. N'ayons pas crainte d'appeler Jésus, de l'approcher et de le supplier de    nous guérir de toutes nos lèpres. Il nous donnera la main, sans peur d'être contaminé par nous et il nous guérira, peut-être de façon invisible, mais réelle. Alors, allons à sa rencontre.

 


Jeudi 6 janvier 2022

Accomplissement

Lc. 4, 14-22

 

Jésus est de retour dans son pays à Nazareth et, comme à l'habitude, il va à la synagogue. On lui présente le livre pour le lire et le commenter. Jusque là, rien d'extraordinaire puisque ce petit rabbi commente la Torah de manière récurrente.

Ce qui sort de l'ordinaire, c'est le fait qu'il s'approprie les paroles qu'il lit. Il dévoile à l'assemblée sa réelle identité, laquelle assemblée reste admirative devant les paroles qu'il dit. Ce qui est encore plus surprenant c'est que cette assemblée, même admirative, ne semble pas avoir entendu la profondeur et la vérité des paroles de Jésus et en reste toujours à la surface.

Et pourtant Jésus dit : "aujourd'hui ce passage de l'Ecriture s'accomplit devant vous". Ainsi, Jésus est l'accomplissement de la parole de Dieu.

 


Mercredi 5 janvier 2022

Surfing divin

Mc. 6, 45-52

 

Après la multiplication des pains, Jésus est toujours plein de compassion pour la foule et reste avec elle pour l'aider à rentrer à la maison. Quant aux disciples, ils rentrent chez eux par la voie de la mer. Mais c'était sans compter avec le déchaînement des éléments, orage, vent, tempête, etc. Ils ont peur et ne savent comment lutter.

Et Jésus vient à eux, surfant sur l'eau, mais sans planche. Il y a de quoi surprendre et même être effrayé. Mais tout de suite Jésus les rassure : "n'ayez pas peur, c'est moi", et le vent tombe.  Quelle délicatesse de la part de Jésus de faire tomber la tempête avant de s'installer au milieu d'eux sans aucun reproche, alors qu'ils venaient de vivre la multiplication des pains et auraient pu comprendre quelque chose à cette intervention de Jésus. Mis ils ne sont pas prêts. Alors, Jésus prend patience et attend. Il n'est pas là pour les brusquer mais pour leur révéler le Père.

 


 

Mardi 4 janvier 2022

Repas champêtre

Mc 6, 34-44

 

Nous voici plongés directement dans le ministère de Jésus : celui de la Parole et de la compassion. Il s'inquiète des foules qui sont venues pour l'écouter et qui risquent de défaillir en rentrant chez elles. Déjà on peut constater combien l'humanité est importante aux yeux de Jésus : l'être humain est tout un, la chair, l'âme, le coeur, l'intelligence, tout est lié et ne font qu'un. Il faut donc nourrir le corps si l'on veut que l'esprit, le coeur suivent.

Et puis, deuxième aspect : Jésus fait appel aux disciples eux-mêmes pour donner à manger. Première collaboration, collégialité, synodalité : rien ne dépend que de Jésus seul, tout dépend de son équipe et de lui, dans un même mouvement.

Si peu de temps après l'Epiphanie, la révélation au monde, puissions-nous être habités de la même comapssion, du même désir de transmettre.

Merci Seigneur pour ce repas sur l'herbe verte.

 


Lundi 3 janvier 2022

Galilée des Nations

Mt. 4, 12-17;23-25

 

Aiu lendemain de l'Epiphanie, révélation au monde de la Lumière par le biais de l'enfant Emmanuel couché dans une crèche, on retrouve Jésus déjà adulte en train de parcourir la Galilée.

La transition est un peu brutale, mais cela signifie bien que l'évangile n'est pas d'abord un récit historique, mais une parole de Dieu qui veut transmettre quelque chose de Dieu à l'homme.

Que voyons-nous aujourd'hui ? Jésus qui s'établit à Capharnaüm, aux confins des nations. Premier message, il est venu pour tout le monde et pas uniquement pour Israël.

Deuxième message : le Royaume est tout proche ; ce royaume est une personne : Jésus.

Troisième message : il guérit ; il est venu pour sauver et non pour condamner.

Quatrième message : Jésus est entendu et écouté puisqu'on vient des quatre coins du monde pour le suivre.

 


Dimanche 2 janvier 2022

Astre divin

Mt. 2, 1-12

 

Des mages suivent une nouvelle étoile. Elle les mène à Bethléem en passant par Jérusalement et le roi Hérode.Une fois arrivés à Bethléemn, ils sont saisis d'une grande joie et d'une grande stupeur. Ils honorent l'enfant de leurs cadeaux ainsi que la mère de l'enfant. Puis ils repartent mais grâce à un songe ils se méfient d'Hérode et prennent une nouvelle route.

Un songe. Les songes ont une importance capitale dans les débuts de la vie de Jésus, forme de sagesse qui se manifeste lorsqu'on se trouve dans la nuit, incapables de discerner, et il y a passage de l'Esprit. Passage de l'Esprit parce qu'on est entièrement remis entre les mains de Dieu, dans la confiance et la sérénité.

Les mages ont suivi l'étoile qui ne les a pas trompés. Aujourd'hui ils font confiance à l'Esprit qui les guide jusqu'au bout. Ils retournent chez eux, par un autre chemin : ils sont devenus différents, autres, emplis de la joie divine.

 


Samedi 1er janvier 2022

Bonne année !

Lc. 2, 16-21

 

Commencer la nouvelle année en compagnie de Marie et de l'enfant, ainsi que des bergers, qu'y a-t-il de mieux ?

Merci à ceux qui ont préparé la liturgie il y a quelques années.

Aujourd'hui, c'est très important de retrouver la simplicité, la sobriété, la spontanéité, l'émerveillement, l'adoration des bergers.

Et Marie, dans son coeur, garde tous ces moments importants, non pas pour s'en souvenir au moment adéquat, non, mais parce que ces moments sont pour elle source de vie au quotidien. Pour nous aussi, cette naissance, cette adoration des bergers, cette contemplation, cette circoncision sont source de vie au quotidien.

Et que le Seigneur continue à nous apporter sa paix et sa joie chaque jour de l'année 22.

 


Vendredi 31 décembre 2022

Dieu parmi nous

Jn. 1, 1-18

 

Le prologue de saint Jean est l'une des plus belles paroles de Dieu adressées à l'homme. En quelques mots, tout est dit, et tout est annoncé, en particulier l'espérance pour les hommes.

Oui, une espérance qui n'est pas à la petite semaine ou dans une immédiateté stérile. Cette parole nous dit que rien n'est fermé, rien n'est bouché, même si le monde n'a pas accueilli la lumière. Car la lumière a continué sa route sans être éteinte, elle est là de toute éternité. Mais l'éternité n'est pas compréhensible à l'homme. Ce n'est pas l'intelligence qui nous la fera comprendre, c'est la foi, c'est-à-dire l'amour : l'amour de Dieu pour les hommes et, dans le même mouvement, l'amour des hommes pour les hommes.

Voilà une feuille de route pour 2022. Bonne année !

 


Jeudi 30 décembre 2021

La grâce de Dieu

Lc. 2, 36-40

 

Après le vieillard Syméon, c'est la prophétesse Anne qui loue Dieu pour cet enfant. Comme c'est étrange, ces deux êtres qui ne se sont pas concertés reconnaissent en cet enfant le Messie, Celui qui allait délivrer Jérusalem !

Plus loin dans cet épisode, il est mentionné que l'Esprit repose sur l'enfant. Mais, à ce stade, on peut dire aussi que l'Esprit repose sur ces deux vieillards. L'Esprit de Dieu est même nommé "grâce". Oui, Dieu est toute grâce, Dieu fait reposer sa grâce sur tous les êtres humains. Impossible de le nier même si parfois il semblerait que nous soyions totalement déconnectés de cet Esprit tant la violence est là dans le monde.

Heureusement, cette grâce de Dieu repose prioritairement sur l'enfant Jésus et 2000 ans plus tard, nous savons que ce ne sont pas des contes de fée. La grâce de Dieu repose vraiment sur le monde, sinon nous n'existerions plus depuis longtemps. Alors, avec Syméon, avec Anne, louons et remercions le Seigneur pour sa grâce.

 


Mercredi 29 décembre 2021

Un Dieu tout proche

Lc. 2, 22-35

 

Oui, notre Dieu est un Dieu tout proche puisqu'il est un enfant, un nourrisson parmi nous. Un enfant qui aura besoin de suivre la loi juive et que les parents amènent au Temple pour l'offrir à Dieu, comme tout premier né de sexe masculin.

Situation étrange que le Fils de Dieu soit lui-même soumis à cette loi.

Sa communion humaine sera plus intense encore, puisque le vieillard Syméon ira jusqu'à le bénir en même temps que ses parents. Fils de Dieu, il reçoit la bénédiction d'un homme. Syméon, tout sage qu'il est, est un homme.

Les psaumes ont raison de dire : "quel Dieu est aussi proche de nous que le nôtre?"

N'oublions jamais que l'humanité de Dieu n'a pas d'autre but que de nous attirer à Lui pour que nous devenions de plus en plus à son image et à sa ressemblance.

C'est vraiment le moment de rendre grâce et de chanter : "Gloire à Dieu et paix aux hommes qu'Il aime".

 


Mardi 28 décembre 2021

Migrants d'hier et d'aujourd'hui

Mt. 2, 10-18

 

Comme tous les ans, à pareille époque, nous passons de la joie de la naissance divine, à l'horreur de la migration et du massacre.

Joseph prend l'enfant et sa mère et c'est la fameuse fuite en Egypte. Hérode, pris de fureur, fait massacrer tout les jeunes garçons de moins de deux ans.

Nous n'avons pas de leçons à donner car, aujourd'hui, quand nous fermons les frontières de nos pays aux familles et aux enfants, ne les condamnons-nous pas à une mort certaine? Celle de la mer, de la famine, de la politique. Combien faudra-t-il d'enfants rejetés sur les plages pour que nous acceptions, non pas de partager, mais de rendre leurs biens à tous car la terre n'est pas la propriété des nantis. Dieu l'a confiée à tous. Ne l'oublions pas.

 


Lundi 27 décembre 2021

Course de foi

Jn 20, 2-8

 

Pierre et Jean, les deux apôtres de Jésus, courent au tombeau de Jésus pour vérifier l'annonce que fait Marie-Madeleine : le corps de Jésus n'est plus là.

Cependant, la démarche intérieure n'est pas la même pour les deux disciples : Jean s'arrête à la porte et attend Pierre. Pourquoi ? Par déférence pour l'aîné ? Peut-être ? Peut-être aussi parce qu'il a déjà compris la Résurrection ? On peut le penser car l'évangile nous dit que Pierre entre et voit, c'est tout. Puis l'évangile nous dit que Jean entre, voit et croit. Sa proximité avec Jésus le rend capable de comprendre l'invisible.

Et nous ? sommes-nous prêts à courir pur rencontrer Celui que nous ne voyons pas ?

 


Dimanche 26 décembre 2021

 

A l’insu

 

Lc 2, 41-52

 

Tous les parents d’adolescents sont susceptibles de découvrir un jour,

une passion secrète, une addiction néfaste de leur fils ou fille.

 

Dans l’évangile de ce jour, nous assistons à la détresse des parents de Jésus

qui laissant leur fils à sa liberté le perdent lors d’un voyage puis le retrouvent

dans un cours de théologie approfondi !

 

Une famille modèle pour la fête chrétienne de la Sainte Famille renvoie

chacun de ses membres aux affaires du Père des cieux !

Au-delà donc des incompréhensions, la famille serait-elle l’espace dédié

à la croissance de chacun dans sa relation personnelle et intime à Dieu

tout en développant de libres relations avec ses semblables ?

 

Puissions-nous chacun et chacune dans nos familles dont aucune n’est idéale

"grandir en sagesse et en grâce devant Dieu

et devant nos frères et sœurs en humanité !"

 


 

Samedi 25 décembre 2021

Dieu Verbe

Jn 1, 1-18

 

Verbe, Vie, Lumière qui brille dans les ténèbres :

y-a-t-il un peu de divin

dans les mots que nous prononçons,

les illuminations de nos villes, lampes led ou art numérique ?

 

Un peu sans doute et beaucoup

si du creux de nos pauvretés surgit

un élan de sincérité, de joie

qui veut se partager à tous et toutes dans nos « Joyeux Noëls » !

 

Accueillir Noël, oser les crèches

pour retrouver en nous le don de soi et l’enfance.

Cela dépend de nous :

Voulons-nous recevoir le Fils unique,

plein  de grâce et de vérité,

avoir part à la plénitude de Noël ?

 

Joyeux Noël !

 


Vendredi 24 décembre 2021

Le signe donné

Lc 2, 1-14

 

Sur le chemin de la vulnérabilité consentie,

le signe de Noël nous est donné :

un nouveau-né dans une mangeoire qui est le Christ, le Seigneur !

Être humain fragile, dépendant de ses parents pour sa survie,

corps livré sur une mangeoire,

qui devient à toute eucharistie célébrée en ce monde,

corps donné pour nous !

 

Au plus creux de nos fragilités, nous sommes à même

de recevoir le don de Dieu,

de devenir ses enfants pour la Vie éternelle.

En ce très grand mystère, nous osons croire à la dignité de chaque personne,

nous engager à respecter son intimité,

retrouver en nous l’enfant blessé

et le reconnaître rejoint par l’enfant Jésus.

 

Puisse notre prière intercéder pour tous les enfants maltraités en ce monde

par des abus, la faim, la guerre, l’exil

et tous les adultes marqués par un trauma d’enfance.

 


Jeudi 23 décembre 2021

 

L’avenir de l’enfant

 

Lc 1, 57-66

 

L’évangile nous fait part d’une naissance inédite  au sein d’un couple déjà âgé.

En notre 21ème siècle, cette situation n’a plus rien d’extraordinaire.

 

Ce qui traverse les siècles demeure l’inquiétude, l’incertitude de l’avenir :

« Que sera donc cet enfant ? »

Quel avenir pour nos enfants ?

De jeunes couples atteints d’éco-anxiété vont même

jusqu’à renoncer à enfanter par peur de l’effondrement de notre monde.

 

Cultiver la joie d’une naissance relève de la foi,

de la confiance en la vie qui toujours trace son chemin.

Se réjouir de la naissance d’un enfant

éveille à l’espérance pour lui

et à la responsabilité de changer soi-même sa façon de vivre

pour qu’en son temps, il puisse prendre place et parole

dans un monde plus juste et plus beau.

L’enfant nouveau-né nous enjoint ainsi de l’aimer et le protéger

lui et tous les habitants de notre maison commune.

 

Noël, l’Emmanuel, Dieu avec nous,

naît ici et maintenant dans notre monde et nos vies !

 


Mercredi 23 décembre 2021

Joie des humbles

 

Lc 1, 46-56

 

Tous les jours, à l’office des Vêpres, nous nous levons

pour chanter le Magnificat, ce cantique si joyeux

où Marie reconnaît les merveilles que Dieu fait dans sa vie.

 

Par les temps qui courent,

il nous faut une acuité du regard du cœur

pour discerner autour de nous, chez les personnes en précarité,

chez les peuples opprimés par les dictatures et les guerres,

cette joie des humbles que Dieu élève !

 

Puisse la fête de Noël procurer à notre monde une trêve

où la paix l’emporte sur la violence,

où les humbles sont élevés à hauteur de leur dignité d’enfants de Dieu.

 


Mardi 21 décembre 2021

Tenir promesse

Lc 1, 39-45

 

Rien de meilleur pour augmenter sa crédibilité et susciter la confiance

que de tenir ses promesses.

Proclamée heureuse par sa cousine Elisabeth,

Marie est la femme qui a cru que Dieu tient parole,

que ses promesses se réalisent.

 

Si notre foi en Jésus-Christ est assez profonde

nous accueillerons  ses paroles

comme des promesses qui s’accomplissent toujours.

Sur elles nous fonderons nos propres paroles

et celles qui nous engagent envers autrui auront valeur d’Éternité.

 

Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers ;

que votre esprit, votre âme et votre corps,

soient tout entiers gardés sans reproche

pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.

Il est fidèle, Celui qui vous appelle : tout cela, il le fera.

1 Thessaloniciens 5 , 23-24

 


Lundi 20 décembre 2021

Impossible n’est pas de Dieu

Lc 1, 26-38

 

L’Annonce faite à Marie, une Vierge-Mère, un engendrement par l’Esprit de Dieu :

Miracle ou fausse nouvelle ?

Bien mieux que cela pour notre foi !

C’est le beau mystère de l’Incarnation, du Verbe fait chair

qui dans sa toute puissance d’amour

consent  à prendre en lui notre fragile humanité.

 

Puisse en retour la grâce de Noël devenir en chaque chrétien et chrétienne

une naissance de Dieu même au plus intime, à la fine pointe de son âme.

 


Dimanche 19 décembre 2021

Le Don d’une venue

Lc 1, 39-45

 

Heureuse visitation où deux femmes enceintes

se reconnaissent emplies de la vie de Dieu

dans leur corps et leur esprit.

 

Si nous ne sommes pas comme elles,

le don de la venue de la mère du Seigneur

est pourtant également à notre portée.

Habitantes de la colline Notre-Dame du Haut,

le recueillement des pèlerins dans la chapelle nous porte à le croire.

Le bouquet de cierges qui se consument près de la statue de la Vierge à l’Enfant

évoque les prières silencieuses, les demande set les mercis

de tous ceux et celles qui comptent sur Marie

pour intercéder auprès de son Fils !

 

Marie, Étoile de l’Avent ne peut

que nous conduire et nous confier à son Fils.

« Regarde l’Etoile, invoque Marie, si tu la suis tu ne crains rien.. »

chantait l’illustre saint Bernard de Clairvaux. 

 


Samedi 18 décembre 2021

Heureux rêveur

Mt 1, 18-24

 

Il y a les personnes qui prennent leurs rêves pour la réalité

et celles qui en réalisent quelques uns.

 

Saint Joseph fait partie de ces dernières.

Au plus profond de son cœur, il ne cesse pas

d’aimer sa future épouse

malgré les apparences d’infidélité.

Comment respecter la loi et marie ?

Sa première idée : une secrète séparation.

La seconde qui lui vient de Dieu dans un songe :

Prendre chez lui son épouse et reconnaître l’enfant

en lui donnant son nom : Jésus, le Seigneur sauve.

Dès lors que « celui qui aime son prochain accomplit pleinement la loi » (Rm 13, 10),

L’heureuse transgression de Joseph est chemin de vie divine.

Grâce à lui, le Fils de Dieu fut protégé dans son enfance.

 


 

Vendredi 17 décembre 2021

Jusqu’à la 42ème génération

Mt 1, 1-17

 

Réaliser un test ADN pour connaître ses origines

ne remonte jamais jusqu’ à la 42ème génération !

Pour ceux et celles qui s’y soumettent,

connaître ses ascendants, des demi-frères ou sœurs

a beaucoup d’importance

pour assurer son identité et ne plus vivre sans racines.

 

Notre identité chrétienne selon la Parole du jour

trouve ses racines les plus profondes dans la figure d’Abraham.

Qu’il est bon pour nous d’avoir pour ancêtre le père des croyants :

Il quitte tout sans savoir où il va, confiant en la promesse de son Dieu.

En ce temps de Noël confions au Seigneur tous les exilés qui errent

et se retrouvent enfermés dans des camps.

Puissions-nous voir en eux, en elles

des frères et des soeurs en humanité bien sûr

mais tout autant des fils et des filles de notre Père des cieux,

celui d’Abraham, de Jésus.

 


Jeudi 16 décembre 2021

Grandeur évangélique

Lc 7, 24- 30

 

Quand deux êtres reconnaissent la part de grâce divine reçue par chacun,

s’attribuant l’un à l’autre l’identité de fils ou fille de Dieu

dans sa singularité la plus profonde

alors bien plus que ce que nous voyons advient !

 

L’évangile de ce jour attribue à Jean- Baptiste d’être plus qu’un prophète

et même le plus grand des humains.

Pourtant le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui.

Désarçonnante logique évangélique :

en toute ouverture de cœur, reconnaître Jésus et agir en conséquence

fait de nous des disciples tous plus petits les uns que les autres

et tous également grands de la grâce reçue !

Est- il question de se comparer ou bien de s’estimer les uns les autres

à l’aune du regard que Dieu porte sur chacun ?

Ce dessein que Dieu a sur nous

qui n’est autre que de faire de nous ses fils et ses filles!

 


 

Mercredi 15 décembre 2021

Incertaine identité

Lc 7, 18b-23

 

En cette période électorale, nous nous posons des questions

sur la véritable identité des personnalités présidentiables.

 

Attendre un messie qui apporte le salut

est au cœur de la religion juive et chrétienne.

Jésus le Christ que nous reconnaissons comme Sauveur

tient son identité de ce qu’il réalise :

toutes les infirmités s’évanouissent, les malades guérissent,

les morts ressuscitent, au fond du coeur des pauvres

s’entend une Bonne nouvelle.

Voilà le salut en actes !

 

Nombreux sont ceux et celles qui, aujourd’hui même,

soignent, travaillent à plus de justice sociale et environnementale.

Une telle participation à ce salut tant espéré,

nous fait-elle  « voir celui qui doit venir » ?

Ravive-t-elle notre foi chrétienne ?

 


Mardi 14 décembre 2021

Quand faire, c’est dire

Mt 21, 28-32

 

Si nous entendons bien l’évangile,

nous passerons du message reçu au message activé,

mis en acte parce que nous en avons compris

la bonté, la justesse relationnelle.

Nous ne sommes pas des robots et pour le prouver,

il ne s’agit pas de cliquer sur une case avec ou sans voiture.

Nous avons à prendre le temps d’entendre et ensuite de pratiquer.

C’est la conversion de vie, l’amour en actes des publicains et des pécheurs,

le repentir du premier fils de la parabole qui importent !

Quel message reçu de l’Evangile vais-je mettre en œuvre aujourd’hui ?

 


Lundi 13 décembre 2021

 

Qui est pris qui croyait prendre

 

Mt 21, 23-27

 

Le texte du jour voit jésus botter en touche :

l'autorité de sa parole dépend de qui veut ou non la recevoir.

En prophète Jésus parle et c’est plus fort que lui,

il ne peut pas se taire.

Il annonce ce que son Père lui fait dire.

La force de cette parole vraie,

qui nous dit la proximité de Dieu et de son règne,

vient toucher les foules.     

Jésus s’autorise une parole qui vient d’un Autre, qui est son Père

et invite par elle chacun à devenir auteur de sa vie avec Dieu.

Belle autorité qui grandit l’autre !

A nous de la recevoir aujourd’hui encore.

 


 

 

3° Dimanche de l’Avent – 12 décembre 2021

Le prix de la joie

Sophonie 3, 14-18/Philippiens 4,4-7/ Luc 3, 10-18

 

 

Cette joie éclate partout : Chez le prophète Sophonie

« Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Réjouis-toi de

tout ton cœur, bondis de joie, car le Seigneur ton Dieu

est en toi, il te renouvellera par son amour. »

 

Et Paul aux Philippiens : « Soyez toujours dans la joie

du Seigneur, je le redis, soyez dans la joie ! »

 

Mais cette Bonne Nouvelle annoncée par Jean-Baptiste

a des exigences. Ceux qui venaient se faire baptiser par

lui : des foules, des publicains, des soldats, lui demandaient :

Que devons-nous faire ? Et il leur répondait très concrètement,

selon la justice.

Mais allant plus loin encore, quand le peuple se demandait s’il

n’était pas le Christ, il osait dire : « Il vient, celui qui est plus fort

que moi. Je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales.

Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu... »

Jean se reconnaît seulement comme le précurseur de Celui

qui vient apporter le salut et la vie de Dieu, la Joie parfaite.

 


Samedi 11 décembre 2021

Voix des prophètes

Ben Sira 48,1-11/Mat.17,10-13

 

 

Le Sage fait l’éloge d’Élie le prophète  qui surgit comme

un feu, « sa parole brûlait  comme une torche : Toi qui fus

préparé pour la fin des temps... Heureux ceux qui

te verront, heureux ceux qui, dans l’amour, se seront

endormis ; nous aussi, nous posséderons la vraie vie. »

 

« Les disciples interrogèrent Jésus : Pourquoi les scribes

disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ?

Jésus leur répondit : Élie va venir pour remettre toute

chose à sa place. Mais je vous le déclare : Élie est déjà venu.

Au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont

voulu. Et de même le Fils de l’homme va souffrir par eux.

Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste. »

 

Quels drames se répètent de génération en génération,

dans le rejet des prophètes, que l’on va ensuite encenser !

Qui nous fera ouvrir nos esprits et nos cœurs aux messagers

de Dieu, porteurs de vérité et de vie ?

 


Vendredi 10 décembre 2021

Avertissements

Isaïe 48,17-19/Mat.11, 16-19

 

 

« Je suis le Seigneur ton Dieu, je te donne un

enseignement utile, je te guide sur le chemin

où tu marches. Si seulement tu avais prêté attention

à mes commandements, ta paix serait comme un fleuve

ta justice comme les flots de la mer, ta postérité comme

le sable... »

Quoi désirer de mieux ?

Et pourtant : « Jean est venu, il ne mange pas, il ne boit pas,

et l’on dit : c’est un possédé !

Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et l’on dit :

Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des

pécheurs... »

N’est-ce pas désolant et stupide ?

« Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers

ce qu’elle fait. »

 


Jeudi 9 décembre 2021

Le prophète

Isaïe 41,13-20/Mat. 11,11-15

 

 

L’amour de Dieu pour son peuple est inépuisable :

« Ne crains pas, moi je viens à ton aide. Ne crains pas, Jacob,

pauvre vermisseau, Israël, pauvre mortel, je viens à ton aide.

Les pauvres et les malheureux cherchent de l’eau, et il n’y en a pas !

Moi, le Seigneur, je les exaucerai, moi, le Dieu d’Israël, je ne les

abandonnerai pas... »

 

« En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules : Parmi ceux qui

sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand

que Jean le Baptiste ; et cependant, le plus petit dans le Royaume

des cieux est plus grand que lui.... Tous les prophètes, ainsi que

la Loi, ont prophétisé jusqu’à Jean. Et si vous voulez bien comprendre,

c’est lui le prophète Élie qui doit venir.

Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

 

Dieu se manifeste par ses prophètes, puis par son Fils.

Tous sont porteurs d’une Bonne Nouvelle venant de Dieu.

Mais comment sont-ils accueillis ?  Souvent par le rejet,

jusqu’à mort.

Cela peut nous poser question,  pour aujourd’hui,

car tout prophète dérange.

 


 

Mercredi 8 décembre 2021

Immaculée conception de Marie :

De commencement en commencement

Genèse 3,9-20/Ephésiens 1,3-12/Luc 1,26-38

 

 

Aux origines de l’humanité : « Béni soit Dieu, le Père

de notre Seigneur Jésus Christ : Il nous a bénis et comblés

des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ.

Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde,

pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans

l’amour. Il nous a  prédestinés à être pour lui des fils adoptifs,

par Jésus, le Christ... »

 

Eve fut la mère de tous les vivants : « Le serpent m’a trompée ! »

C’est la chute... Mais Dieu promet « Je mettrai une hostilité entre

toi et la femme. Sa descendance te meurtrira la tête et toi, tu lui

meurtriras le talon... »

C’est l’annonce faite à Marie : « Réjouis-toi, comblée de grâce,

le Seigneur est avec toi... L’Esprit saint viendra sur toi :

Tu vas concevoir et enfanter un fils. Il sera saint et sera appelé Fils de Dieu...

Rien n’est impossible à Dieu. »

C’est ainsi que s’accomplit le dessein de l’amour de Dieu pour tous.

 


Mardi 7 décembre 2021

Attentions mutuelles

Isaïe 40,1-11/Mat. 18,12-14

 

 

« Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu...

Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur...

Alors se révélera la gloire du Seigneur...

L’herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole

de notre Dieu demeure pour toujours.

Voici votre Dieu : comme un berger, il fait paître

son troupeau, son bras rassemble les agneaux, il les

porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent. »

 

Jésus, pour parler de Dieu,  reprend cette image du berger,

qu’il pousse à l’extrême :  « Si un homme possède cent brebis

et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les 99

autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis

égarée ? Et s’il arrive à la retrouver, il se réjouit pour elle plus

que pour les 99 qui ne se sont pas égarées.

Ainsi votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces

petits soit perdu. »

 

Croyons-nous à cet amour fou de Dieu pour chacun, chacune ? ?

 


Lundi 6 décembre 2021

Exultons de joie

Isaïe 35,1-10/Luc 5, 17-26

 

 

« Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! »

Ce merveilleux texte d’IsaÎe invite toute la création

à refléter la splendeur de notre Dieu : « Soyez forts,

ne craignez pas, voici votre Dieu, il va vous sauver ! »

Aveugles, sourds, boiteux, muets, terre aride, terre brûlante,

tout sera transformé...  « Ceux que le Seigneur a libérés reviennent,

couronnés de l’éternelle joie ! »

 

C’est à cette profondeur de rénovation que va atteindre Jésus

quand il dit au paralysé déposé devant lui : « Homme, tes péchés

te sont pardonnés... Lève-toi et marche ! »

 

Tous furent remplis de stupeur, et ils rendaient gloire à Dieu.

« Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui. »

 

Ne pourrions-nous pas en dire autant si nous savions

ouvrir nos yeux, nos oreilles et notre cœur ?

 


2° Dimanche de l’Avent C – 5 décembre 2021

Réjouissons-nous

Baruc 5, 1-9/Philippiens 1,4-11/ Luc 3,1-6

 

 

Ce second dimanche de l’Avent est tout à la joie

et nous invite à nous y associer.

 

Le prophète Baruc voit revenir les déportés :

« Debout, Jérusalem, regarde vers l’Orient, vois

tes enfants rassemblés  par la Parole du Dieu saint.

Dieu conduira Israêl dans la joie, à la lumière de sa

gloire, avec sa miséricorde et sa justice. »

 

Luc nous fait entendre la voix puissante de Jean-Baptiste

qui proclame un baptême de conversion pour le pardon

des péchés... « et tout être vivant verra le salut de Dieu. »

 

Et l’apôtre Paul prie avec joie pour les chrétiens de Philippe :

« Celui qui a commencé en vous un si beau travail

le continuera jusqu’à son achèvement, au jour où viendra

le Christ Jésus."

A toutes les époques, action de grâce et espérance

grâce à l’amour de Dieu toujours agissant.

 


Samedi 4 décembre 2021

Proche est le Seigneur

Isaïe 30, 19-26/Mat. 9,35 à 10,8

 

« Le Seigneur pansera les plaies de son peuple

et guérira ses meurtrissures. »

Le prophète Isaïe nous dévoile un Dieu tellement

amoureux de son peuple qu’il est à l’affût de tous ses

besoins pour répondre à ses appels avec magnificence.

 

C’est de ce Dieu que Jésus est témoin, enseignant,

proclamant l’évangile du Royaume et guérissant

toute maladie et toute infirmité.

« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion

envers elles, parce qu’elles étaient désemparées

et abattues comme des brebis sans berger. »

Alors Jésus envoie les douze en mission...

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. »

 

C’est la même mission de prière et de bonté qui nous

incombe, au hasard des rencontres, dans ces déserts

où tant de gens sont en souffrance : « Le royaume des

cieux est tout proche ! » Nous le croyons.

 


Vendredi 3 décembre 2021

Sûrs de ton amour et forts de notre foi

Isaïe 29, 17-24/Mat. 9,27-31

 

 

« Ainsi parle le Seigneur Dieu : Encore un peu,

très peu de temps, les sourds entendront les paroles

du Livre. Quant aux aveugles, ils verront. Les humbles

se réjouiront de plus en plus dans le Seigneur, les

malheureux exulteront en Dieu, car ce sera la fin des tyrans.

Les esprits égarés découvriront l’intelligence, et les récalcitrants

accepteront qu’on les instruise.. »

 

Ces paroles se sont réalisées en Jésus : « Il était en route.

Deux aveugles le suivirent en criant : Prends pitié de nous,

fils de David ! – Croyez-vous que je peux faire cela ?

Oui, Seigneur ! Il leur toucha les yeux en disant : Que tout

se passe pour vous selon votre foi ! Leurs yeux s’ouvrirent... »

 

Et aujourd’hui ? Croyons-nous en l’œuvre libératrice

de Dieu ? du Christ ?  Il nous dit encore : « Croyez-vous

que je peux faire cela ? Que tout se passe pour vous

selon votre foi. »   C’est donc à nous de jouer !

 


Jeudi 2 décembre 2021

Bâtir sa vie sur le roc

Isaïe 26,1-6/Mat.7,21-27

 

 

« Nous avons une ville forte ! Le Seigneur a mis pour

sauvegarde muraille et avant-mur. Ouvrez les portes !

Tu préserves la paix de qui s’appuie sur toi. Prenez

appui sur le Seigneur, le Roc éternel. »

Après Isaîe, Jésus peut dire :

« Celui qui entend les paroles que je dis là et les met

en pratique est comparable à un homme prévoyant

qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée,

les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, la maison

ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.

Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre

en pratique est comparable à un homme insensé qui

a construit sa maison sur le sable... la maison s’est

écroulée, et son écroulement a été complet. »

 

Nous voici avertis ! A nous de choisir...

 


Mercredi 1er décembre 2021

Promesses accomplies

Isaie 25,6-10/ Mat. 15,29-37

 

 

« Le Seigneur de l’univers préparera sur sa montagne

un festin... Il fera disparaître le voile de deuil qui

enveloppe tous les peuples. Il fera disparaître la mort

pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur

tout les visages... En lui nous espérions, il nous a sauvés ! »

 

La prophétie d’Isaïe se réalise en Jésus :

« Jésus gravit la montagne, de grandes foules s’approchèrent

de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des

muets et beaucoup d’autres encore. Et  il les guérit

La foule était dans l’admiration, et ils rendirent gloire à Dieu.

« Je suis saisi de compassion pour cette foule, et ils n’ont rien

à manger...

Alors Jésus prit les sept pains et quelques petits poissons,

rendant grâce, il les rompit, les donna aux disciples, et les

disciples aux foules. Tous mangèrent et furent rassasiés. »

 

Il lui restera encore à vaincre la mort, sa propre mort :

« Ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a ressuscité. Nous

en sommes témoins ! »  C’est le cri des apôtres, que rien ni

personne ne pourra étouffer...

 


Mardi 30 novembre 2021

Fête de l'apôtre Saint André

Romains 10,9-18/Mat. 4,18-22

 

 

« Comme ils sont beaux, les pas des messagers

qui annoncent les bonnes nouvelles ! »

La foi naît de ce que l’on entend, et ce qu’on entend,

c’est la parole du Christ.

« Sur toute la terre se répand leur message, et leurs

paroles jusqu’aux limites du monde. »

 

Simon et André, Jacques et Jean, pêcheurs sur

la mer de Galilée, ont répondu à l’appel du Christ :

« Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs

d’hommes ! »

 

Après avoir partagé la vie, la passion, la mort et la

résurrection du Christ, ainsi que le don de l’Esprit,

André est devenu l’apôtre des nations,

spécialement en Grèce, avant de mourir martyr.

C’est en Simon-Pierre et en lui que se rejoignent

dans l’amour fraternel les Églises de Rome et de Constantinople.

 


Lundi 29 novembre 2021

Foi - Ouverture - Paix

Isaîe 2,1-5/Mat. 8, 5-11

 

La  vision du prophète Isaïe pour Jérusalem est une vision de paix orientée vers Dieu et ouverte à tous les peuples :

« Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils

n’apprendront plus la guerre... Marchons à la lumière

du Seigneur ! »

 

L’accueil réservé par Jésus au centurion romain qui le supplie de guérir son serviteur est une reconnaissance admirative de sa foi et de sa compassion : « Chez personne en Israël je n’ai trouvé une telle foi ! »

Lui aussi aura une vision : « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des cieux. »

 


Dimanche 28 novembre 2021

Méthode répétitive

Luc 21, 25-28;34-36

 

En ce premier dimanche de l'Avent, la liturgie nous fait réentendre deux passages d'Evangile lus durant cette semaine. C'est la méthode répétitive !

Comme pour insister sur le fait qu'il devient urgent de nous sortir de nos cocons sécurisés, de nos engourdissements.
N'ayons pas peur ! Ayons l'audace de l'espérance !

Notre monde a besoin de témoins dynamiques et joyeux !

Il ne s'agit pas forcémnt de rajouter encore des choses à notre calendrier surchargés ! et encore moins de nous stresser !

Il s'agit d'habiter notre quotidien de cet éveil, de cette attention, de cette attente à l'inouï de Dieu !

Et de l'attendre en soignant notre demeure avec bonheur.

 


 

Samedi 27 novembre 2021

L'imprévu : une cata ?

Luc 21, 34-36

 

Comme nous nous laissons facilement envahir par les soucis de l'existence, les mille choses à faire, les connexions virtuelles de toutes sortes...

certes, tout cela n'est pas à négliger. Nous sommes des êtres incarnés et le quotidien a sa valeur.
Mais le risque, c'est quand toutes ces choses deviennent nos maîtres, que nous nous laissons conduire par elles.
Et notre esprit perd le contrôle, s'endort, se replie sur lui-même, dans son cocon.
C'est alors que, lorsque surgit l'imprévu, c'est la cata !...

Nous sommes déroutés, déstabilisés... incapable de l'accueillir. L'imprévu devient une menace.
... Et si c'était, à travers lui, une visite de Dieu ? Ce serait dommage de le fuir, de passer à côté !...

Prions l'Esprit de nous apprendre à discerner dans l'imprévu, même désagréable, un appel de Dieu à aller toujours plus loin...


 

Vendredi 26 novembre 2021

Ce qui ne passe pas

Luc 21, 29-33

 

La Nature nous offre une merveilleuse parabole du Royaume de Dieu !

A l'automne, les arbres se dépouillent progressivement. Les fleurs se font de plus en plus rares, petites, recroquevillées...

En hiver, tout semble mort.
Puis, vient le miracle du printemps qui n'a jamais fini de nous émerveiller par cette vie qui rejaillit à profusion !...

Chaque année, le Créateur nous offre ce signe splendide pour affermir notre foi que la vie est plus forte que la mort.

Et, au cœur des saisons qui passent et repassent, la Vie est une présence qui demeure.

La Parole de Dieu ne passe pas. Il suffit de lire la Bible pour mesurer à quel point elle est actuelle et peut nous nourir, nous faire vivre.

 


 

Jeudi 25 novembre 2021

Relevez la tête !

Luc 21, 20-28

 

Ah ! Les lectures d'évangile de la fin de l'année liturgique sont bien rudes, austères ! D'autant plus qu'elles entrent trop bien en consonnance avec l'actualité de notre monde !

On aimerait faire l'autruche, essayer de vivre notre petite vie dans notre coin, comme sous anesthésie !

Eh bien non ! Le Christ ne craint pas de nous ouvrir les yeux sur la réalité, y compris dans toute sa dimension dramatique !

Cependant, ouvrir les yeux, c'est aussi voir au-delà de ces événements dramatiques. Voir les indices de vie, de lumière nous annonçant la venue du Fils de l'homme dans toute sa splendeur.

Il est là au coeur même de nos détresses.

Notre espérance doit vaincre toute morosité ambiante !

"Redressez-vous, et relevez la tête."

A travers tout, Dieu veut que nous soyons les hommes et des femmes debout.

 


 

Mercredi 24 novembre 2021

A un cheveu près ?!

Luc 21, 12-19

 

La Foi chrétienne est loin d'être une assurance tout risque ! Au contraire, lorsque l'on vit dans l'esprit du Christ, on risque fort de déranger ceux qui détiennent quelque pouvoir, ceux qui ont peur de la clarté !

Jésus nous dit que c'est là une occasion de plus de rendre témoignage , c'est-à-dire de vivre plus profondément encore de l'Evangile.

Notre réponse ne peut pas se faire dans le même registre que ceux qui nous contredisent, tant dans sa forme que dans son fond, elle doit se laisser inspirer par le Christ.
Autrement, cela voudrait dire que les ennemis de l'Evangile ont eu raison de nous. Et qu'ils nous deviennent intérieurs !

Cependant, encore une fois, Jésus ne cherche pas à nous effrayer, mais à nous inviter à rester vigilant et confiant car, quoiqu'il arrive, lui est toujours présent et agissant.

"Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu." Dieu veille sur nous, y compris dans les détails...

 


 

Mardi 23 novembre 2021

Royaumes aux pieds d'argile

Luc 21, 5-11

 

Le Christ Roi pour la vérité, nous met bel et bien en face de la vérité de nos royaumes terrestres !

Leur puissance est factice. Elle est vouée à la destruction. La prophétie de Jésus est terrible ! D'autant plus que nous voyons bien sa réalisation sous nos yeux.

Ces peuples qui actuellement se révoltent...

Ces gouvernants qui se durcissent, signe de leur faiblesse...

Penser que les dictatures sont en réalité très fragiles et qu'elles vont s'écrouler, c'est plutôt rassurant. C'est une bonne nouvelle !

Mais constater que nos démocraties se fissurent de partout, ce peut être angoissant.

C'est le moment de puiser dans notre confiance en Dieu, les ressorts pour participer à ces grandes mutations

 


 

Lundi 22 novembre 2021

Un geste royal

Luc 21, 1-4

 

Après avoir fêté le Christ Roi, nous contemplons une pauvre veuve qui a bel et bien compris ce qu'est la vraie royauté : celle qui rend libre en toute vérité, sans faux-semblant, sans faire valoir.

Cette femme se donne pleinement telle qu'elle est, sans retour sur elle-même, sans calcul ni restriction.

Par son geste de pure gratuité, de confiance, elle entre, comme Sainte Cécile que nous fêtons aujourd'hui, dans le chant de la Création, libre de se laisser aimer par son Dieu.

 


 

Dimanche 21 novembre 2021

Candidat à la présidentielle ?

Jn 18, 33b-37

 

Quelle drôle d'idée que cette fête du Christ Roi !

Elle semble au mieux dépassée ! au pire en consonnance avec tous les abus de pouvoir qui éclatent au grand jour !

Que signifie donc cette célébration au moment où, en France, la campagne présidentielle s'annonce déjà virulente, et dans bon nombre de pays, des gouvernants, soi-disant élus démocratiquement, se comportent en dictateurs ?!...

Le Christ Roi ?!...

Il vient renverser, convertir nos conceptions du gouvernement, du pouvoir. C'est un Roi qui se livre entre nos mains, désarmé, pour rendre témoignage à la vérité.
Il vient nous sauver de toutes les perversions du pouvoir.
Ecoutons sa voix !

 


 

Samedi 20 novembre 2021

sagesse des simples

Luc 20, 27-40

 

Les sadducéens qui s'adressent à Jésus, s'expriment de façon savante. Ils pensent sans doute l'impressionner par leur raisonnement compliqué ! Ce sont des hommes sérieux qui ne craignent pas de s'attaquer à des réflexions d'experts!...

... pour mieux démontrer que leur postulat de départ est véridique (ici, il s'agit de ridiculiser la Foi en la résurrection en montrant que c'est un leurre.)

C'est une démonstration par l'absurde !

Jésus n'entre pas dans leur stratagème, il ne se laisse pas manipuler.
Et sa réponse est désarmante de simplicité et de bon sens.
Elle met ses interlocuteurs face à leur propre absurdité !

 


 

Vendredi 19 novembre 2021

Maison ou caverne ?

Luc 19, 45-48

 

"Ma maison sera une maison de prière, or vous en avez fait une caverne de bandits."

Ce que Jésus a dit autrefois du Temple, il le dit aujourd'hui à l'Eglise.

Mais il ne faut pas voir là une condamnation sans appel qui pourrait nous plonger dans la culpabilisation, l'amertume, voire le désespoir. C'est une parole de vérité rude à entendre, certes ! Recevons-la comme un électrochoc pour nous stimuler à une réelle, profonde et radicale conversion afin de revenir à l'Evangile !

Cette parole comporte en elle-même son remède : la caverne de bandits doit se tranformer en maison de prière. La maison est un lieu où on se sent chez soi, à l'abri, où on est ensemble, en famille, en prière = en relation, en communion.
Au fond, c'est bien cela que nous désirons, ce pourquoi nous sommes en Eglise !

 


 

Jeudi 18 novembre 2021

Ville ouverte

Luc 19, 41-44

 

Comme elles sont bouleversantes ces larmes de Jésus !

Jésus est vulnérable. Il se laisse toucher par la détresse de son peuple. Il aime Jérusalem et son coeur est triste de constater que la ville se ferme à la visite de Dieu !

Aujourd'hui encore, savons-nous entendre Jésus qui pleure lorsque l'humanité refuse d'accueillir la vie. Il pleure car il sait bien que toutes nos fermetures nous conduisent au malheur, à la violence, à la guerre.

Ce n'est pas la peur qui peut nous donner la paix, au contraire, c'est l'accueil, l'ouverture.

 


 

Mercredi 17 novembre 2021

Nul en calcul !

Luc 19, 11-28

 

Quelle image avons-nous de Dieu ?

Est-ce que nous faisons de lui un maître qui nous surveille et tient des comptes ?

L'Evangile de ce jour nous dit qu'il s'absente en nous confiant l'abondance de ses biens, comptant sur nous pour les faire fructifier.
Lorsque nous nous plaignons que Dieu est absent, c'est parce qu'il compte sur nous. Il a pour nous une telle estime qu'il nous confie ce qu'il a de plus précieux.

Et voilà que Dieu ne sait pas compter ! Peu lui importe que nous multiplions ses biens par 10 ou 5, pourvu que nous entrions dans son état d'esprit, dans son mouvement de création, de vie en abondance !

 


 

Mardi 16 novembre 2021

Dieu lève les yeux

Luc 19, 1-10

 

Zachée est un chef des collecteurs d'impôts, quelqu'un de riche. Un grand de ce monde !

Mais il est petit de taille !

Qu'est-ce que la grandeur ? Qu'est-ce que la petitesse ?

Alors il tente de se grandir... en montant sur un arbre... (comme un petit enfant ?...)

Jésus lève les yeux vers lui.
On pense souvent que Dieu est en haut, qu'il nous surplombe... et que s'il descend, c'est par condescendance.

Non, Dieu est en bas, et c'est lui qui lève les yeux vers nous... et qui nous demande de descendre pour le rejoindre. Sans quoi, il lui est impossible de demeurer chez nous !

Et quand Zachée descend, c'est la conversion : il entre dans l'esprit de Jésus, dans sa manière d'être, le don, la générosité en abondance. Il ouvre les mains, le cœur...

Ce qui provoque l'émerveillement de Jésus : "Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison !"

 


 

Lundi 15 novembre 2021

Aveugle ou clair-voyant ?

Lc 18, 35-43

 

« Un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. »

Connaissons-nous des personnes qui sont exclues de nos sociétés, de nos églises ?

Savons-nous nous mettre à leur école pour bâtir ensemble un monde plus humain ?

 

« Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier. »

Combien de peuples crient face aux injustices, à la violence, aux dictatures ? ou souffrent en silence ?

Allons-nous leur fermer nos portes ? Allons-nous faire nôtre leur détresse pour mieux éradiquer ensemble ces fléaux ?

 

« Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire. »

Nous pensons à l’Église, ses pasteurs et tous ses membres,

Que plus jamais, elle ne fasse taire ses enfants qui souffrent en son sein !

 

« Mais il criait de plus belle. »

Et tous ceux et celles qui osent continuer à dénoncer les abus quoiqu’il leur en coûte.
Leur foi persévérante sera-t-elle reconnue comme facteur de salut pour l’Église ?

 


 

Dimanche 14 novembre 2021

Des signes

Mc. 13, 24-32

 

Beaucoup de signes nous sont promis, en général des signes de désastre, de fin du monde.

Est-ce que Jésus veut absolument nous faire peur ?

Au milieu de tous ces signes, il y a un signe de vie : celui du Fils de l'homme qui viendra avec grande puissance et gloire. Faut-il s'arrêter à la puissance et la gloire ou uniquement sur le fait que le Fils de l'homme va venir ?

Il est dit que le Fils de l'homme viendra dans les nuées. Une question donc : les descriptions dramatiques qui nous sont faites de la fin du monde, viennent-elles de Dieu ou est-ce la projection humaine de nos peurs ?

Quand Jésus nous dit de prêter attentino aux signes, ne nous trompons pas de signe.

 


Samedi 13 novembre 2021

24 heures de prière

Lc. 18,1-8

 

Jésus demande à ses disciples de prier sans cesse, sans jamais se lasser. Sans jamais se lasser, c'est ce qui est important. La prière peut avoir toutes les formes, toutes les couleurs, tous les goûts, mais il faut persévérer et persévérer et persévérer. Un peu comme ces temps de prière où l'on se succède à plusieurs de 24 heures en 24 heures sans interruption.

Combien de fois sommes-nous tentés de dire : "oui, je m'arrête, le Seigneur n'entend pas, il est occupé ailleurs ou simplement il ne veut pas de ma prière".

C'est une fois de plus faire Dieu à notre image alors que c'est nous qui sommes à son image. Et la persévérance, c'est ce qui va nous permettre de devenir de plus en plus à sa ressemblance. Le juge de cette parabole n'est pas encore à la ressemblance de Dieu, mais il est en marche vers car il a accédé, même pour des motifs peu glorieux, à la demande de la veuve.

Nous deviendrons de plus en plus ressemblance lorsque nous laisserons le Christ répondre lui-même en nous à cette veuve. Et nous savons qu'Il ne va pas attendre pour répondre.

 


Vendredi 12 novembre 2021

Apocalypse now

Lc. 17, 26-37

 

Le terme apocalypse, en terme biblique, veut dire révélation.

En terme courant, c'est plutôt entendu comme la désolation de la désolation, le pire cataclysme.

Et la description que Jésus nous fait aujourd'hui des derniers temps ressemble plus à la signfiication humaine du mot apocalype qu'à sa signification biblique.

Tout est noir, tout est mort, tout est disparition.

Pourquoi Jésus nous parle-t-il ainsi ? Est-ce une mise en garde? un avertissement?

Je ne sais pas répondre mais, a priori, il s'agirait plus du descriptif de ce que l'homme peut faire et non de ce que Dieu réserve à l'homme. Et nous le constatons directement aujourd'hui avec les dérèglements climatiques en tous genres dus à la folie de l'homme.

 


Jeudi 11 novembre 2021

Voir ou ne pas voir

Lc. 17, 20-25

 

Jésus évoque à ses disciples le risque de se laisser leurrer, "bener" par des signes ou des paroles qui ne seraient pas vraies, mais qui seraient le résultat du désir de certains qui voudraient un royaume de Dieu à la terrestre.

Il s'agit d'avoir des yeux pour voir ce qui est invisible et non pas d'inventer un royaume des cieux qui serait à l'image du désir des hommes et non celui voulu par Dieu.

Et, nous dit Jésus, le royaume des cieux est déjà là, il est une personne, pas la peine de l'attendre. Simplement, effectivement, il ne correspond pas à ce que nous imaginons. Nous sommes souvent toujours dans l'expectative d'un royaume brillant, glorieux, "qui en jette". Et Jésus nous dit : le royaume des cieux est parmi vous, il devra souffrir et être rejeté par les hommes.

Sommes-nous prêt à accepter cette réalité et à voir ce qui est invisible ?

 


Mercredi 10 novembre 2021

Distance abolie

Lc. 17, 11-19

 

Dix lépreux se tiennent à distance de Jésus, selon la loi, pour lui demander de l'aide.

Jésus est pris de pitié et les envoie faire vérifier par les prêtres qu'ils sont guéris. Et effectivement ils le sont en cours de route. Guérisons multiples et étonnantes : sans toucher, sans parole, que la compassion du coeur.

L'un des dix est touché par sa guérison mais aussi par la compassion de Jésus et il revient lui dire merci. En même temps, il glorifie Dieu. Il reconnaît donc que ce Jésus aux pouvoirs de guérison a une origine divine. Et là est la deuxime guérison : un samaritain, un étranger, s'approche de Jésus et se jette à ses pieds, le touche en reconnaissance, alors que quelques heures auparavant il devait se tenir à distance.  La distance, obstacle à la rencontre et là est la troisième guérison : Jésus rétablit la relation entre lui et ce lépreux.

 


Mardi 9 novembre 2021

Maison de Dieu

Jn. 2, 13-22

 

La colère de Jésus chassant les marchands du temple est bien connue. Mais, en fait, de quoi s'agit-il ?

D'une simple colère parce que le temple a été transformé en lieu de commerce ? Cela n'est qu'une partie de la colère de Jésus. Qu'y a-t-il par derrière ?

En vendant à des prix exhorbitants des animaux, même les plus petits, ces marchands ont établi un barrage, un mur infranchissable, comme celui des immigrés aux différentes frontières des pays nantis.

Et interdire l'accès à la rencontre avec le Seigneur vaut bien une colère hors normes.

 


Lundi 8 novembre 2021

Déplacer des montagnes

Lc. 17, 1-6

 

Aujourd'hui, ce ne sont pas des montagnes que la foi nous fait déplacer, mais des muriers. Ce n'est pas plus facile de dire à un arbre de se jeter dans la mer qu'à une montagne.

Ainsi, apparemment, Jésus nous rappelle que la foi est toute puissante. Mais quelle foi ?

Celle qui consiste à se servir du Seigneur pour répondre à nos désirs ?

Sûrement pas.

Alors ?

Alors, c'est la foi de l'amour dont il s'agit, celle qui croit, à temps et contre temps, espérant contre toute espérance, que son frère, son voisin, lui-même recevra miséricorde de la part de Dieu. Que de cette miséricorde, il est habillé et habité dans un même mouvementi et qu'elle peut être exercée, à la suite et à la ressemblance de celle du Seigneur.

 


Dimanche 7 novemre 2021

Plénitude

Mc. 12, 38-44

 

L'évangile de la veuve et de son obole dans les caisses du temple est bien connu. On peut y entendre plusieurs choses : les scribes et pharisiens aiment l'argent, les donateurs donnent leur superflu, certains donnent leur essentiel. Et voilà, à mon tour, je m'interroge, où en suis-je dans ma façon de donner ?

Mais est-ce une leçon de morale que Jésus est en train de nous faire ? Je ne le crois pas car jamais Jésus ne se place à ce niveau, mais toujours dans le registre de la miséricorde. Alors ?

Le geste de cette veuve est bien sûr symbolique. Mais que nous dit-il ? Elle a tout donné. Jusqu'à son essentiel.  Et son essentiel, ce ne sont pas seulement les moyens pour survivre. C'est sa vie elle-même.

Une fois qu'elle a remis sa vie entre les mains du Seigneur, elle disparaît à nouveau pour vivre la plénitude de la rencontre, tranquillement, seule à seule, avec le Seigneur. Sans témoin et sans parade.

 


Samedi 6 novembre 2021

Véritable justice

Lc. 16, 9-15

 

Aujourd'hui, Jésus persiste ! Faites-vous des amis avec l'argent malhonnête.

Et puis il semble se contredire, à quelques versets d'intervalle : "Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent", vous devez choisir.

 

Mais sur quoi faut-il s'arrêter ? la malhonnêteté ? la fidélité ? Il ne s'agit pas d'être malhonnête avec l'argent malhonnête mais d'être fidèle, même avec l'argent malhonnête.

Paradoxal, pensez-vous ?

Oui, mais Jésus nous parle souvent en paradoxes (paraboles). Il est donc essentiel de se montrer fidèle en n'importe quelle circonstance, et c'est à cette fidélité qu'on reconnaîtra le véritable disciple de Jésus, le véritable homme dans toute son humanité. Etre juste aux yeux des hommes, pour Jésus, n'a pas d'équivalence dans la justice divine.

 


Vendredi 5 novembre 2021

Fidélité divine

Lc. 16, 1-8

 

Cet épisode a toujours provoqué beaucoup d'interrogations parmi les lecteurs d'évangile : en effet, il peut semble que Jésus invite ses interlocuteurs à ruser avec leur maître. A utiliser des ruses pour se faire des amis.Comme si le maître était là pour les punir.

C'est en tous les cas ce que semble penser cet intendant infidèle qui ne sait pas comment rendre des comptes. Il ne peut imaginer que le Seigneur, le maître, peut  pardonner, être fidèle à sa parole.

En finale, le maître loue la finesse de son intendant. Il ne loue pas la ruse, il loue sa capacité à gérer des situations ingérables. S'il loue son gérant malhonnête, c'est que déjà sa miséricorde a pris place etdans sa fidélité.

 


Jeudi 4 novembre 2021

Joie des anges

Lc. 15, 1-10

 

La miséricorde de Dieu provoque la joie des anges. Alors, la vraie question est : quelle est-elle cette miséricorde divine ?

Oui, quelle est-elle pour provoquer la joie des anges, des êtres chargés de la louange de Dieu?

La miséricorde, est-ce abandonner 99 brebis pour en chercher une seule ? est-ce  retourner toute une maison pour retrouver une picèe d'argent ? Si on lit au premier degré, cela semble bien irréaliste. Jésus est un berger, donc il connaît la valeur d'une brebis mais il connaît tout autant la valeur d'un troupeau. Dans ce geste d'abandonner 99 pour 1, il me semble qu'il y a un double geste :

1/ abandonner 99 à leur propre sort, cela ne signifierait-il pas que Jésus a confiance dans ces 99 et qu'il sait qu'il peut les laisser à elles-mêmes sans danger, et qu'elles sont solidaires avec lui dans la recherche de la brebis perdue ?

2/ Partir à la recherche d'une, c'est prendre en compte chacune individuellement, avec un amour particulier, singulier pour chacun, c'est ne pas le confondre avec la masse.

Ainsi l'une peut dire avec le psalmiste : "j'ai du prix à tes yeux et tu m'aimes", et rendre grâce pour cette amour hors norme et rejoindre ainsi la joie des anges.

 


Mercredi 3 novembre 2021

L'étoile espérance

Lc. 14, 25-33

 

L'évangile de ce jour, c'est Jésus qui nous dit : attention, quittez bien vos père et mère, femme et enfants. Et il en rajoute : réfléchissez avant de vous embarquer dans des aventures fumeuses.

C'est un langage dur à entendre et, effectivement, aujourd'hui encore, certains ne peuvent l'entendre.

Pourquoi ?

Il me semble que ces paroles de Jésus ne peuvent pas ête entendues au premier degré. Jésus n'est pas en train de nous dire : n'aimez pas vos parents, amis, femmes, enfants, etc. Mais ceci : l'amour comporte une part de souffrance : Si vous voulez aimer (être mon disciple) sachez que ce n'est pas de tout repos car l'amour c'est donner, donner tout et donner jusqu'à sa vie. Et Jésus nous parle d'expérience.

Par contre c'est aussi une marche à l'étoile espérance : tout donner, c'est faire l'expérience de l'amour.

 


Mardi 2 novembre 2021

Les tout petits

Mt. 11, 25-30

 

Aujourd'hui, l'Eglise nous invite à commémorer et à fêter tous nos amis, proches, défunts dans un seul bouquet de louange.

Et l'évangile qui nous est proposé pour cette fête est l'action de grâce de Jésus auprès de son Père qui s'est penché sur les tout petits.

Ainsi tous ceux qui nous sont chers, et qui ne sont pas élevés sur les autels canoniques de la sainteté, sont honorés par Dieu le Père. Etre tout petits c'est être dans la main de Dieu ; et tous ceux que nous chérissons autrement aujourd'hui mais qui sont bien présents dans nos coeurs sont déjà dans la main du Père.

Merci Seigneur pour tant d'attention à leur égard.


Dimanche 31 octobre 2021

 

Intentions du cœur

 

Mc 12, 28b-34

 

Etait-ce épuisant pour les contemporains de Jésus

de respecter les 613 commandements

que les scribes décelaient dans les Saintes Ecritures ?

 

Quant un scribe demande à Jésus quel est le plus grand des commandements,

il montre son aptitude à la relativisation.

 

Jésus répond par trois amours : Dieu, son prochain et soi-même.

Satisfait le scribe donne une interprétation de la réponse de Jésus

Dans le sens de ce qu’on appellerait aujourd’hui une morale d’intention.

 

Le plus important, c’est la droiture du cœur,

l’écoute de sa conscience éclairée !

Cela vaut mieux que tous les holocaustes,

tous les rites d’une religion instituée.

Malgré tous les abus  qui peuvent se passer en son sein,

notre Eglise catholique  ne cesse de considérer le respect des consciences,

ce sanctuaire sacré comme la mesure de tout comportement.

 


Samedi 30 octobre 2021

 

De la vertu d’humilité

 

Lc 14, 1.7-11

 

Dans une société plutôt narcissique comme la nôtre

où chacun soigne son ego,

où il s’agit d’être gagnant,

jouer collectif va à contre-courant.

L’ouverture à la recherche du Bien commun est si importante

dans une époque d’urgence écologique.

 

Jésus dans la Parole de ce jour invite à choisir la dernière place

car qui s’abaisse sera élévé.

C’est ce qui lui est arrivé :

"Lui qui était de condition divine ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu

mais il s’est anéantit jusqu’ à mourir sur une croix "

et être ressuscité . (d’après Philippiens 2)

 

Quel avantage y-a-t-il pour nous

à la pratique de l’humilité,

au choix de la dernière place ?

La joie d’une rencontre plus proche avec le Christ

puisque c’est là qu’il est éminemment présent ?

Recevoir d’autrui une reconnaissance sociale arrivera alors

comme un cadeau, même pas recherché !

 


Vendredi  29 octobre 2021

Oui ou non ?

Lc 14, 1-6

 

Qu’est-ce qui est premier :

Le secret de la confession ou l’assistance à personne en danger ?

L’actualité récente a ouvert ce débat

à propos de la pédocriminalité dans notre Eglise.

La réponse se devait d’être claire : sauver l’enfant !

 

Dans la Parole du jour, Jésus va sauver

le malade mis devant lui, instrumentalisé par les pharisiens

pour le piéger face au respect du sabbat.

Sans hésitation, Jésus va le guérir, le laisser aller, 

le libérer pour le rétablir dans son statut de sujet et de fils de Dieu.

 

L’interprétation de son geste qu’il propose aux pharisiens coule de source :

La loi divine naturellement fait place à la vie des humains et … des bœufs

avant le respect des rites, du sabbat !

 


Jeudi 28 octobre 2021

En choisir 12

Lc 6, 12-19

 

La fête de 2 des 12 apôtres en ce jour nous rappelle

que Jésus a besoin d’aide, d’une sorte de collaborateurs privilégiés

choisis pour être avec lui, apprendre sa manière d’annoncer l’évangile

afin de pouvoir le transmettre à leur tour.

 

Ne sommes-nous pas nous aussi appelés à être des disciples missionnaires ?

Cela exige de nous une intime communion avec le Christ,

Dans la prière doublée d’une méditation assidue de sa Parole

avant de pouvoir en rayonner,

et peut-être mystérieusement communiquer la force

que Dieu même donne à qui il veut !

 


 

Mercredi 27 octobre 2021

Quel visa pour le paradis ?

Lc 13, 22-30

 

Qui sera sauvé ? Qui entrera au paradis ?

Chrétiens nous nous souvenons que le premier à y entrer fut le bon larron !

Jésus nous dit qu’il en viendra de partout

Apparemment, nous ne serons pas tenus d’appartenir au peuple élu

ni d’avoir un visa « en bonne et due forme ».

La seule exigence pour entrer serait de passer par la porte étroite.

Quelle est-elle ?

Une chose est sûre, on y passe un à un :

l’entrée est personnalisée.

Je n’ai pas à me comparer ni m’inquiéter d’autrui.

J’ai seulement à prendre en compte ce que j’ai fait de ma vie,

la qualité de mon action :

ai-je eu le souci de la justice pour les humains, moi-même et la terre ?

ai-je dépassé la justice en consentant à la miséricorde de Dieu –même ?

 


 

Mardi 26 octobre 2021

L’arbre dans la graine

Lc 13, 18-21

 

Nous n’allons pas ergoter pour savoir ce qui est premier : l’œuf ou la poule !

Nous allons avec l’Evangile rendre grâces

pour cette infime présence du règne de Dieu au cœur du monde,

qui croît sans bruit et qui a dimension d’infini .

 

Il suffit d’un petit rien pour que rayonnent, dans nos situations quotidiennes,

la justice, la paix et l’amour du Règne de Dieu :

donner du poids à nos vies

par une parole ou un silence appropriés au sein de situations conflictuelles,

par un geste banal qui réconforte, nourrit,

aide discrètement, remet debout, libère.

 


 

Lundi 25 octobre 2021

Femme redressée

Lc 13, 10-17

 

Pauvre femme courbée qui ne pouvait entrer

en relation avec les autres à « hauteur d’homme ! »

Remarquer une présence féminine dans des lieux

 où seuls les hommes ont la parole, c’est déjà difficile.

Si en plus, la femme en question est pliée en deux,

il faut la sensibilité et la compassion du Christ pour la voir !

L’hypocrisie du chef de synagogue est dénoncée

comme un manque de considération pour la femme infirme

qui semblerait  valoir moins qu ‘un animal qu’on détache de ses liens un jour de sabbat !

 

Puissions-nous en ce jour considérer toutes les femmes à hauteur d’homme,

prier pour les femmes opprimées et niées,

rendre grâce pour toutes celles qui créent dans nos sociétés

les moyens d’assurer à toutes leur éminente dignité.

 


 

 

 

Dimanche 24 octobre 2021

Jésus t’appelle

Mc 10, 46b-52

 

Il y a bien des années le slogan « Jésus t’aime » se retrouvait partout.

En ce jour, l’évangile proposerait plutôt :

« Jésus t’appelle »

Voilà une belle dynamique d’évangélisation :

Etre disciple missionnaire serait conduire autrui

à la rencontre « ressuscitante » de Jésus de Nazareth,

Fils de David, Messie attendu, Fils de Dieu :

« Courage, lève-toi, il t’appelle. »

Jésus a réussi à retourner une foule rabrouant le pauvre Bartimée

en nombreux disciples missionnaires !

Joie de Bartimée qui bondit pour suivre Jésus sur le chemin.

Joie de catéchistes qui entendent des catéchumènes

exprimer leur joie d’être habités par l’amour du Christ !

Fin de la semaine mondiale de prière pour les missions :

à nous de nous lever pour cette mission !

 


Samedi 23 octobre 2021

Patiences paysannes

Lc 13, 1-9

 

Un agriculteur en transition écologique vers l’agro-écologie et la permaculture

témoigne de sa joie d’avoir cessé

d’être toujours en état de combat dans son exploitation.

Il laisse place à la confiance  en la vie qui réinvestit peu à peu ses terres,

et à la contemplation.

 

Après 3 ans, le vigneron de l’évangile confiant et patient

propose de donner encore un an à un figuier stérile

car il espère toujours qu’il porte fruits !

 

Dans nos cheminements spirituels aussi, il nous arrive d’espérer

jusqu’à en désespérer des progrès, des changements.

Et puis, quand nous ne les attendons plus, ils surviennent par surprise et par grâce.

 


Vendredi 22 octobre 2021

Kaïros climatique

Lc 12, 54-59

 

« Le temps est supérieur à l’espace » nous répète l’encyclique Laudato si.

La critique de Jésus dans l’Evangile de ce jour

concerne les bons observateurs de la météo

qui manquent de vision d’avenir,

qui devraient changer d’ère et passer à l’anthropocène.

Prendre acte du réchauffement climatique,

reconnaître sur le long terme

qu’un autre mode de vie est urgent à mettre en œuvre

pour sauvegarder notre maison commune.

Tel est l’enjeu du moment qui devient conversion personnelle

au point de créer des divisions dans les familles et entre les peuples.

 

Accueillons la paix qui nous vient de Dieu pour toute la création et tous les humains.

Appliquons nous à marcher au souffle de l’Esprit

qui tend vers la vie et la paix.

 


Jeudi  21 octobre 2021

 

Quel feu m’habite ?

 

Lc 12, 49-53

 

Jean le baptiste avait annoncé

celui qui nous baptiserait dans l’Esprit Saint et le feu. (Lc 3, 16)

Le feu dont parle Jésus dans l’Evangile de ce jour serait ce feu de l’amour,

Cette passion  pour la paix sur la terre par le moyen de l’amour.

Mais cet amour est aussi crucifiant :

Il fait la vérité dans les cœurs.

Or, si cette vérité nous rend libre,

elle nous brûle aussi :

elle nous détache de ceux et celles qui la refusent.

Quand des divisions surgissent en nos familles,

est-ce le refuge égoïste et identitaire qui s’ouvre

au feu de l’amour et la vérité qui se rencontrent ?

 


Mercredi 20 octobre 2021

Responsabilité assumée

Lc 12, 39-48

 

Une petite parabole sur notre responsabilité de disciple

est confiée en ce jour à notre méditation.

Qui suit le Seigneur Christ reçoit beaucoup.

Ce don est à amplifier sans limites,

à partager sans s’en réserver une part.

Il grandit en se donnant.

 

À sainte Catherine de Sienne, le Seigneur dit :

« Fais-toi capacité et je me ferai torrent ! »

Choisir de répondre au don reçu,

ne s’autoriser aucun abus de pouvoir

ni aucune emprise

mais faire confiance au don de Dieu

qui habite chaque personne pour sa joie.

 


Mardi 19 octobre 2021

 

Réciprocité dans le service

 

Lc 12, 35-38

 

Attendre qui tarde à venir, cela peut user nos vies

Sans les déployer.

Combien aujourd’hui attendent de rencontrer la bonne personne

avec qui partager sa vie et fonder un foyer ?

Combien attendent des convocations de pôle emploi pour enfin travailler ?

Combien voudraient discerner en eux un profond désir,

Un appel qui les oriente pour trouver leur mission, leur place en ce monde ?

 

L’Evangile de ce jour incite à veiller,

à ouvrir la porte de nos cœurs au Seigneur

qui viendra à l’improviste.

Il s’agit moins d’attendre patiemment que de se préparer

à reconnaître une présence qui survient

là où on ne l’attend pas !

Quand le service offert conduit à une réciprocité inattendue,

serait-ce le Seigneur qui passe ?

Puissions –nous aujourd’hui vivre une telle rencontre

de l’ordre de la grâce,

où le Seigneur se rend présent !

 


Lundi 18 octobre 2021

 

Hospitalité pacifique

 

Lc 10, 1-9

 

Dans des maisonnées où des disciples sont accueillis,

la paix du Christ est bien reçue.

La Parole de ce jour invite-t-elle à une renaissance

dans notre Eglise de France de petites fraternités

où l’Evangile est reçu, partagé puis mis en pratique ?

Puissent nos paroisses, nos communautés religieuses,

nos groupes de diverses spiritualités

tisser une trame de paix , de bienveillance,

où Dieu se fait présent

à notre monde où tant de loups « humains »

oppriment des petits qui sont nos frères et sœurs en humanité.

Alors, une paix de Dieu enracinée préparera ces moissons tant attendues

par  tous ces ouvriers du règne de Dieu

que nous sommes chacun et chacune

quand notre vie de foi prend sa source dans l’Evangile.

 


 

 

Dimanche 17 octobre 2021

 

QU’EST-CE QUE LA MISSION ?

Isaïe 53,10-11 – Hébreux 4,14-16/Marc 10,35-45

 

Est-ce siéger à la droite et à la gauche du Christ dans sa gloire ?

Est-ce boire à la même coupe que lui, être baptisé du même

baptême ?

Est-ce être broyé par la souffrance comme le serviteur de

Dieu, en sacrifice de réparation ?

 

Jésus nous donne la réponse : «  Celui qui veut être parmi vous

le premier sera l’esclave de tous, car le Fils de l’homme n’est

pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en

rançon pour la multitude. »

 

La lettre aux Hébreux l’affirme : «  En Jésus, le Fils de Dieu, nous

avons le grand prêtre par excellence... éprouvé en toute chose

à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc

avec assurance vers le Trône de la grâce pour obtenir miséricorde

et recevoir en temps voulu la grâce de son secours. » Ëtre avec Jésus.

 


Samedi 16 octobre 2021

 

FOI EN DIEU... FOI EN JÉSUS...

Romains 4 ;13-18/Luc 12,8-12

 

Paul rappelle :

« Ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse

de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham,

 mais en vertu de la justice obtenue par la foi. C’est bien

ce qui est écrit : J’ai fait de toi le père d’un grand nombre

de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru.

Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi il est devenu

le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole :

telle sera la descendance que tu auras. »

 

Jésus nous dit :

« Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes,

le Fils de l’homme aussi se déclarera

pour lui  devant les anges de Dieu

Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela

lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’

Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.

Quand on vous traduira en justice, ne vous inquiétez pas :

l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »

 

On ne joue pas impunément avec ou contre la lumière de Dieu.

 


Vendredi 15 octobre 2021

LUMIÈRE DE LA FOI

Romains 4,1-8/Luc 12,1-7

 

Jésus se résume : « Méfiez-vous du levain des pharisiens,

de leur hypocrisie. Tout ce qui est caché sera connu...

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps... craignez celui

qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne.

Soyez sans crainte, vous valez plus qu’une multitude de

moineaux (car pas un n’est oublié au regard de Dieu).

 

Appel à la confiance, appel à la foi :

« Abraham eut foi en Dieu, et il lui fut accordé d’être juste. »

« Heureux l’homme dont le péché n’est pas compté par le

Seigneur... »

 

C’est cette foi qui a fait de Thérèse d’Avila une grande sainte,

elle qui a connu beaucoup d’étapes de conversions, et qui

est devenue ainsi  guide spirituelle, docteur de l’Église.

 


Jeudi 14 octobre 2021

LA VRAIE CLÉ DE LA CONNAISSANCE

Romains 3, 21-30/Luc 11,47-54

 

Poursuivons le constat de Jésus :

« Quel malheur pour vous qui bâtissez les tombeaux

des prophètes, alors que vos pères les ont tués ! Ainsi

vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères.

Quel malheur pour vous, qui avez enlevé la clé de la connaissance ;

Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer,

vous les en avez empêchés. »

Alors, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner

contre Jésus et à le harceler de questions ; ils lui tendaient

des pièges...

 

Paul nous donne cette clé de la connaissance :

« Dieu a manifesté en quoi consiste sa justice, donnée par

la foi en Jésus Christ : elle est offerte à tous ceux qui croient.

Il n’y a pas de différence : tous les hommes ont péché, ils sont

privés de la gloire de Dieu, et lui, gratuitement, les fait devenir

justes par sa grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans

le Christ Jésus...

Dieu serait-il seulement le Dieu des juifs ? N’est-il pas aussi

le Dieu des nations ? Sûrement ! »

 


Mercredi 13 octobre 2021

 

VÉRITÉ

Romains 2,1-11/Luc 11,42-46

 

Constat sévère de Jésus sur les « purs » de son temps :

« Quel malheur pour vous qui payez la dîme sur toutes les

plantes du jardin, et passez à côté e l’amour de Dieu...

Quel malheur pour vous qui aimez les premiers sièges et les

salutations...

Malheureux êtes-vous, parce que vus chargez les gens

de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes ne

touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt ! »

Constat douloureux pour ceux qui se fourvoient dans

l’autosuffisance, croyant ainsi honorer Dieu.

 

Constat encore plus dur de l’apôtre Paul : « Toi, l’homme

qui juges, tu n’as aucune excuse, qui que tu sois : quand tu

juges les autres, tu te condamnes toi-même car tu fais

comme eux.... en refusant de reconnaître que la bonté de

Dieu te pousse à la conversion ! Dieu rendra à chacun selon ses œuvres. »

 


Mardi 12 octobre 2021

ADORER DIEU LÀ OÙ IL EST

Romains 1,16-25/Luc 11,37-41

 

Ainsi parle saint Paul :

« La colère de Dieu se révèle contre toute

impiété et contre toute injustice des hommes,

qui font ainsi obstacle à la vérité...

Ces soi-disant sages sont devenus fous ; ils ont

échangé la gloire du Dieu impérissable contre des idoles.

A cause des convoitises de leur cœur, Dieu les a livrés

à l’impureté. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le

mensonge. Ils ont vénéré la création plutôt que son Créateur. »

 

En effet, si Jésus est si dur envers les prescriptions rituelles

des pharisiens, c’est qu’il a perçu une perversion :

« Vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à

l’intérieur de vous-mêmes, vous êtes remplis de cupidité

et de méchanceté.

Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?

Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors, tout

sera pur pour vous. »

 

C’est l’amour de Dieu et des autres qui est gage de vraie

pureté.

Ainsi parle saint Paul :

« La colère de Dieu se révèle contre toute

impiété et contre toute injustice des hommes,

qui font ainsi obstacle à la vérité...

Ces soi-disant sages sont devenus fous ; ils ont

échangé la gloire du Dieu impérissable contre des idoles.

A cause des convoitises de leur cœur, Dieu les a livrés

à l’impureté. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le

mensonge. Ils ont vénéré la création plutôt que son Créateur. »

 

En effet, si Jésus est si dur envers les prescriptions rituelles

des pharisiens, c’est qu’il a perçu une perversion :

« Vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à

l’intérieur de vous-mêmes, vous êtes remplis de cupidité

et de méchanceté.

Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?

Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors, tout

sera pur pour vous. »

 

C’est l’amour de Dieu et des autres

qui est gage de vraie pureté.

 


Lundi 11 octobre 2021

FÊTE DE SAINT JEAN XXIII

Rom. 1,1-7/Luc 11,29-32

 

« Pour que le nom de Jésus Christ soit reconnu,

nous avons reçu par lui grâce et mission d’apôtre...

A vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la

paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur

Jésus Christ. »

 

« Cette génération cherche un signe, dit Jésus.  Mais

il ne lui sera donné que le signe de Jonas.

Les habitants de Ninive se sont convertis en réponse

à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus

que Jonas ! »

 

N’oublions pas que c’est le pape Jean XXIII qui a convoqué

et ouvert le Concile Vatican II afin que l’Église témoigne

davantage de Jésus Christ  auprès des hommes de ce temps.

 


28° Dimanche B – 10 octobre 2021 -

 

SAGESSE ET PAROLE

Sagesse 7, 7-11/Hébreux 4,12-13/Marc 10 ; 17-30


 

« J’ai prié, et le discernement m’a été donné. J’ai supplié,

et l’esprit de la Sagesse est venu en moi...Tous les biens

me sont venus avec elle, et par ses mains une richesse incalculable. »

 

Jésus est questionné  « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir

la vie éternelle ? »

« Tu connais les commandements... »

« Tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »

Grande expérience de Sagesse. Mais cela suffit-il ?

 

« Une seule chose te manque : Va, vends ce que tu as

et donne-le aux pauvres. Alors tu auras un trésor au ciel.

Puis viens, suis-moi ! »

Parole de Dieu vivante, énergique et coupante, qui juge des

intentions et des pensées du cœur... Tout est nu devant elle.

 

Et Jésus de reprendre : « Comme il sera difficile à ceux qui

possèdent d’entrer dans le royaume de Dieu ! »

« Mais alors, qui peut être sauvé ? »

« Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu.

Tout est possible à Dieu. »

Encore faut-il le laisser agir en nous !


Samedi 9 octobre 2021

 

FORCE DE LA PAROLE

Joël 4,12-21/Luc 11,27-28


 

De tout temps, es prophètes ont fait entendre

la Parole de Dieu. Aujourd’hui Joël, en de terribles

visions, voit le Seigneur juger les  peuples qui entourent

Israël.. Il entend son rugissement... « Le Seigneur est un

refuge pour son peuple. Il demeure à Sion, comme une

source d’abondance future. »
 

Jésus ne dit pas autre chose :

« Heureux ceux qui écoutent

la Parole de Dieu

et qui la gardent. »...

 

en tout temps, et en toute circonstance.

 


Vendredi 8 octobre 2021

L’HOMME ? UN CHAMP DE BATAILLE

 

Joël 1,13-15 ; 2,1-2/Luc 11,15-26

 

Appel du prophète Joël à la pénitence pour

tout son peuple : « Jour de malheur ! Le jour

du Seigneur est proche... Comme la nuit qui

envahit les montagnes, voici un peuple nombreux

et fort »  Ce sont les envahisseurs !

 

Jésus qui chasse les démons se fait accuser : 

« C’est par le chef des démons qu’il expulse les

démons ! ».

Absurde ! répond Jésus. Et c’est pour lui l’occasion

de parler du royaume de Satan, de sa manière de faire,

du combat entre deux adversaires de taille !

« Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons,

c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous !

Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. Celui qui

ne rassemble pas avec moi disperse. 

 

A qui voulons-nous ouvrir notre maison ???

 


Jeudi 7 octobre 2021

FÊTE DE NOTRE DAME DU ROSAIRE

Actes 1,12-14/Luc 26-38

 

Que découvrons-nous de Marie dans cette dernière

et première page du Nouveau Testament la concernant ?

 

Marie est en prière avec d’autres femmes, les apôtres

et les frères de Jésus, dans l’attente de l’Esprit promis.

Dans la chambre haute, à Jérusalem, ils sont ensemble,

assidus à la prière...

C’est l’aboutissement de tout un chemin de foi, d’étonnements,

de souffrances, d’espérance...

 

Cela a commencé par cette annonce bouleversante qui lui

était faite : Par l’action de l’Esprit Saint, elle allait porter

et enfa           nter le Messie, le Fils de Dieu. Malgré les questions qui la

traversent, Marie a donné sa foi, sans réserve : 

« Voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole ! »

Marie a toujours cru en Dieu, et accepté tous les aléas de la vie,

le drame de la Passion, jusqu’à la Pentecôte,

sans jamais perdre l’espérance.

C’est pourquoi elle est notre compagne, et mère de l’Église

en marche vers le Royaume de Dieu.

 


Mercredi 6 octobre 2021

MISSION ET PRIÈRE

Jonas 4,1-11/ Luc 11,1-4

 

Le prophète Jonas en veut à Dieu qui a fait

miséricorde aux Ninivites, au soleil qui a

desséché l’arbre qui le tenait à l’ombre.

Il en veut à tout le monde jusqu’à souhaiter la mort...

Mais a-t-il prié ? Pas sûr !

 

Jésus en prière se voit interpellé par ses disciples :

« Apprends-nous à prier... »

Et il va leur enseigner cette prière fondamentale

qui est ouverture à Dieu : « Père, que ton nom soit

sanctifié... »

ouverture aux autres : « Donne-nous... pardonne-nous... »

 

Passer du Je au Tu et au Nous est une transformation

radicale sans laquelle il n’y a pas de vraie prière ni

d’engagement missionnaire agréable à Dieu.

 


Mardi 5 octobre 2021

CONVERSIONS

Jonas 3,1-10/ Luc 10,38-42

 

La conversion des gens de Ninive de leur conduite

mauvaise passe par la proclamation de Jonas, envoyé

par Dieu leur annoncer un châtiment prochain... 

Il atteint jusqu’au roi qui la prend au sérieux, et publie

des décrets d’application, révélateurs d’une foi efficiente..

Et Dieu renonce au châtiment mérité.

Cela ne donne-t-il pas à réfléchir ? Lorsqu’on nous annonce tous

les effets prévus du réchauffement climatique...

Quelles décisions prendre ?

 

Autre conversion en cours : celle de Marthe, qui reçoit

Jésus : « Tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des

choses. Une seule est nécessaire... »

Cette conversion n’est-elle pas  plus encore à notre portée,

lorsque nous nous laissons submerger par les soucis,

les occupations, les loisirs, et que nous négligeons la profondeur

du cœur ? L’essentiel de notre vie ?

 


Lundi 4 octobre 2021

 

FÊTE DE SAINT FRANÇOIS

Galates 6,14-18/ Mat. 11,25-30

 

Toute la vie de François d’Assise est un écho de cette

louange du Christ à son Père, Seigneur du ciel et de la

terre : « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu

l’as révélé aux tout petits ».

Il jubile aussi dans le mystère trinitaire

de l’amour infini et réciproque du Père et du Fils ...

Il se fait le compagnon de tous ceux qui peinent, et que

Jésus appelle à lui pour leur donner le repos.

Ces paroles de feu se sont incrustées jusque dans sa

chair qui porte, comme l’apôtre Paul, les signes de la

croix et de la gloire de Jésus.

Et il n’a que ce refrain à nous chanter :

« Louez et bénissez mon Seigneur,

rendez-lui grâce et servez-le, en toute humilité ! »

 


 

 

 

Dimanche 3 octobre 2021

l'appel exigeant du bonheur.

Mc 10, 2-16

 

Encore une belle page d'Evangile dans laquelle Jésus nous révèle notre désir profond.

On fait trop souvent une lecture légaliste, moralisante, voire de condamnation, de ces paroles de Jésus.

Or, tout au long des Evangiles, Jésus ne cesse de nous mettre en garde contre ce genre d'attitude ! Et là encore, s'il fustige la dureté de coeur des pharisiens, c'est bien pour nous faire passer dans un autre registre.

Aujourd'hui, malgré les remous que peuvent traverser les couples et les familles, ils restent cependant un grand idéal pour les jeunes et moins jeunes.

Jésus met des mots sur cette aspiration profonde de nos coeurs. La vie de couple, l'accueil des enfants , sont exigeants et sources de vie.

 


 

Samedi 2 octobre 2021

Isolement ou communion ?

Mt 18, 1-5,10

 

On ne se rend pas toujours compte que lorsqu'on recherche qui est le plus grand, lorsqu'on se mesure par rapport aux autres, lorsqu'on veut être reconnu pour le plus grand, le meilleur...

... on s'isole...

Jésus nous prévient qu'en ayant cette attitude, il nous est impossible d'entrer dans le Royaume de Dieu, d'entrer dans le bonheur.

car celui-ci est relation, communion.

Et nous sentons bien que cet isolement que nous nous imposons à nous-même, ne peut nous rendre heureux.

Heureusement, Jésus nous annonce la Bonne Nouvelle que Dieu ne nous laisse jamais seul.

Les anges gardiens sont un signe, une réalité de sa présence.

 


 

Vendredi 1er octobre 2021

Désarmement

Luc 10, 13-16

 

Jésus est-il en colère ? ou découragé ?

Il est impuissant !

Il a proclamé la bonne Nouvelle !

Il a fait des miracles !

Mais il se heurte à un mur !

Tout ça pour rien ?!

Comment est-ce possible ?!

Dieu est impuissant ?!

Oui, telle est bien la réalité et nous en faisons l'expérience.
L'Amour peut faire des miracles. Il peut déplacer des montagnes. Il peut opérer des guérisons inouïes. Nous en sommes témoins !

Mais il ne peut pas forcer une porte fermée... autrement, il ne serait plus l'Amour !

L'orgueil, la suffisance, la folie des grandeurs peuvent le mettre en échec.
L'Amour est désarmé.
C'est pour cela qu'il est le Prince de la Paix.

Vais-je lui ouvrir ma porte pour y laisser entrer sa paix bienfaisante ?...

 


 

eudi 30 septembre 2021

Deux par deux

Luc 10, 1-12

 

Jésus envoie les disciples deux par deux.

On n'est pas chrétien tout seul ! On n'est pas témoin du Christ tout seul !

Deux par deux, car "c'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres que l'on vous reconnaîtra pour mes disciples."

L'authenticité de la rencontre avec ceux et celles qui nous sont éloigné-e-s, s'enracine dans l'authenticité de la rencontre avec son frère, sa soeur la plus proche.

Mais encore, le fait d'être deux permet une complémentarité dans la façon de vivre le témoignage, la mission. Les personnes rencontrées voient deux manières d'être chrétien. Elles perçoivent que la suite du Christ, non seulement ne produit pas des clones, mais déploie la personnalité de chacun. Elles se laisseront ainsi davantage interrogées, voire concernées pour elles-mêmes.

Enfin, dans l'adversité, les épreuves, le rejet, être deux permet de se soutenir et de pouvoir continuer plus loin, sans se décourager.

 


 

Mercredi 29 septembre 2021

Le balai des anges

Jn 1, 47-51

 

Philippe a été un ange pour Nathanaël, un messager de Dieu. Grâce à lui, il a pu rencontrer Jésus. Avant même que Philippe appelle Nathanaël, Jésus l'avait vu. Il avait posé son regard sur lui. Il lui a envoyé son ange Philippe pour qu'il l'appelle en son nom.

Jésus est émerveillé de la réponse ouverte et sans détour de Nathanaël. Il lui promet alors des choses plus grandes encore. Il lui promet de voir les anges monter er descendre des cieux ouverts.

Si nous savons reconnaître l'ange que Dieu nous envoie au coeur de notre quotidien, nous saurons voir tous ces messagers de Dieu qui peuplent le monde.
Nos yeux seront descillés pour voir que ce sont eux qui entretiennent la communion entre le ciel et la terre. Eux qui soutiennent le monde.

Nous aussi sommes invités à être des anges pour les autres, à entrer dans le grand balai des anges.

 


 

Mardi 28 septembre 2021

Jésus, pacifiste ? pacifique ?

Luc 9, 51-56

 

Dès le temps de Jésus, ses disciples sont tentés par la violence religieuse. cependant, par l'intermédiaire des évangélistes, ils ont eu l'humilité de nous transmettre cet épisode dans lequel ils proposent à Jésus : "Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu'un feu tombe du ciel et les détruise ?"

S'ils nous en font part, c'est pour souligner la réaction immédiate de Jésus : un refus sans appel ! "Il les réprimande !"

Face aux guerres  religieuses, l'attitude de Jésus est claire ! Il n'y a pas de guerre juste !

Quelque soit le tort que les chrétiens peuvent subir, il est hors de question d'invoquer le ciel pour légitimer une violence de quelque nature que ce soit !

... "Ils partirent pour un autre village."...

 


 

Lundi 27 septembre 2021

Prems' !

Luc 9, 46-50

 

Jésus voudrait bien nous libérer de cet esprit de compétition qui nous asservit et nous divise tellement !

Au début de l'épisode de ce jour, les disciples se mesurent entre eux pour savoir quel est le plus grand.
A la fin, ils semblent unis, mais c'est pour mieux être en compétition avec ceux qui sont extérieurs au groupe ! Ils s'approprient le monopole sur Jésus !

Là encore, Jésus renverse leurs illusions et leurs petits calculs.

Il s'identifie à un enfant, à l'un des plus petits, ceux qui, à l'époque, n'ont pas de reconnaissance sociale. ceux qui ne gagnent pas de médaille, ceux qu'on ne voient même pas.

... et aujourd'hui qui sont-ils ?

Si nous voulons accueillir le Christ, soyons l'un d'entre eux.

 


 

Dimanche 26 septembre 2021

Un peuple de prophètes ?

Mc 9,38...48

 

L'Esprit de Jésus souffle où il veut. Il se fiche de nos frontières et de nos cases !

Quand on identifie les chrétiens pratiquants seulement à ceux qui vont à la messe le dimanche, on a là une vision plutôt étriquée !

Que de fois, nous pouvons nous émerveiller de voir des "pratiquants" de tous les jours de la semaine, des "pratiquants" de l'Evangile, des "pratiquants" de l'amour fraternel, du don de soi, des "pratiquants" de l'espérance...
Ils n'entrent pas forcément dans toutes nos cases morales (y entrons-nous nous-mêmes ?!), mais ils donnent un si beau témoignage de l'action de l'Esprit dans le monde.
Gardons-nous d'être un scandale, une occasion de chûte pour eux, en leur donnant des leçons de morale, en voulant redresser leurs torts, en leur donnant, par notre attitude, une image déformée du Dieu de Jésus Christ.

 


 

Samedi 25 septembre 2021

A bon entendeur, salut !

Luc 9, 43-45

 

Décidément, nous sommes toujours dans le registre de l'écoute !

"Ouvrez bien vos oreilles !"

"Tout le monde était dans l'admiration devant ce que Jésus faisait !"

"Ouah ! C'est super !" se disent sans doute ses disciples :"Les sondages nous sont favorables ! Jésus est le favori ! Il va gagner !...

... et nous aurons les meilleures places au gouvernement !"...

Et voilà que Jésus stoppe tout net leur enthousiasme ! Serait-il un rabat-joie ?! Un défaitiste ?!

Non ! "Ouvrez bien vos oreilles !"

... pour entendre où se situe la vraie victoire, le vrai triomphe !"

Il ne se mesure pas à l'ausne des statistiques !

Heureusement car celles-ci sont tellement changeantes !

La vraie victoire, c'est de pouvoir traverser les épreuves, les revers, les rejets, en étant "fils de l'homme" = en étant , en restant, en devenant pleinement humain.

 


 

Vendredi 24 septembre 2021

Un scoop raté !

Luc 9, 18-22

 

Cette fois-ci, Jésus mène lui-même l'enquête sur ce qu'on pense de lui ! Il sonde les opinions.

Mais, stupeur ! quand Pierre lui donne la bonne réponse, il lui demande de ne pas la divulguer !

C'est qu'il pressent bien que les mots ne suffisent pas à garantir qu'on en a bien compris le contenu.

Il explique à ses disciples de quelle manière il est le Messie de Dieu : par sa passion, sa mort et sa résurrection.

Il faudra encore beaucoup de temps et de Saint Esprit pour le comprendre.

... Comme pour nous ! Ne pensons pas que nous savons tout de Jésus, de Dieu. Ne cessons pas de marcher à sa suite, de l'interroger, de chercher son visage...
... d'oser une réponse...

 


 

Jeudi 23 septembre 2021

Vérifier nos sources

Luc 9, 7-9

 

Que cela concerne des personnes ou des sujets d'actualité, toutes sortes de bruits courent sur les réseaux sociaux ou le bouche-à-oreille. des avis divergeants, voire contradictoires.

Comment s'y retrouver ?

Hérode fait son enquête par lui-même.Il interroge pour savoir ce qui se dit de façon précise. Importance de ne pas rester dans le flou ! Et d'entendre plusieurs sons de cloches. De vérifier ses sources.

Ensuite, il s'interroge lui-même, sur l'écho que trouvent en lui ces informations.

En finale, il chercher à voir Jésus en personne. Rien de tel pour dépasser les "on-dit" !

Même si les intentions d'Hérode ne sont pas bonnes, il faut reconnaître que sa méthode peut nous inspirer.

 


 

Mercredi 22 septembre 2021

La puissance de l'écoute

Luc 9, 1-6

 

Voici aujourd'hui, des outils que Jésus lui-même nous indique pour pouvoir écouter.
Il nous donne "pouvoir et autorité sur tous les démons, et même pour faire des guérisons". Il nous envoie "proclamer le règne de Dieu."

Quels sont ces "outils" ?

Ne rien prendre pour la route, être les mains nues. Ne pas emporter nos bons conseils tout préparés en kit ! Abandonner nos a-priori et nos jugements à l'emporte-pièce!...

Car ce pouvoir sur les démons et les maladies commence par se laisser accueillir, être dépendant, être à l'écoute de la personne qui nous reçoit.

Mieux que des outils, c'est un état d'esprit.
Offrir notre écoute, voilà l'annonce de la Bonne Nouvelle qui chasse les démons et opère des guérisons.
Nous pouvons chacun, chacune, en faire cette expérience surprenante et bouleversante !...

 


 

Mardi 21 septembre 2021

Un bon tempo

Mt 9, 9-13

 

Hier, Jésus nous invitait à l'écoute. Aujourd'hui, nous en avons un bel exemple avec Matthieu.
Voilà bien quelqu'un qui sait écouter !

Il était pourtant bien occupé à son travail ! Lorsque Jésus l'appelle, il ne lui fait pas répéter :"pardon, qu'est-ce que tu dis ?" !

Il ne dit pas :"attends deux secondes que je range mon bureau, que je mette mes affaires en ordre  et je suis à toi..." !

ou encore :"Ce n'est pas le moment, je sors mon agenda et on se fixe un rendez-vous." !

Non, il écoute tout de suite !...

... et sa vie en a été bouleversée !...

Dans notre quotidien, nos occupations, nos soucis...

Dieu peut surgir...

Ecoutons-le !

 


Lundi 20 septembre 2021

Du grand art !

Luc 8, 16-18

 

"Faites attention à la manière dont vous écoutez"

Nous avons conscience d'avoir besoin d'être écouté pour pouvoir vivre, pour exister.
Avons-nous conscience de la nécessité d'écouter pour pouvoir vivre ?!...

... à condition de "faire attention à la manière d'écouter" !

Ecouter avec discernement

ou écouter tout et son contraire, se laisser entraîner, imprégner par des discours de violence, de haine, de mensonge ?...

Ecouter au-delà des mots malabiles, écorchés

ou écouter uniquement les beaux discours qui vont dans notre sens ?...

Ecouter à la sauvette, la tête ailleurs

ou écouter de tout son être, sans impatience, sans idées préconçues

... tout en réceptivité comme un précieux cadeau que l'on reçoit ?...

                Alors ce qui était caché nous apparaîtra en pleine lumière et nous recevrons encore plus que ce que nous aurons donné par notre écoute.

 


 

Dimanche 19 septembre 2021

Etre serviteur

Mt. 9, 30-37

 

Alors que Jésus vient d'annoncer à ses disciples que sa Passion se profile à l'horizon, ces derniers se disputent sur la place du premier.

On peut en conclure qu'ils n'ont pas compris l'importance des propos de Jésus ou bien que cela leur fait tellement peur qu'ils préfèrent s'en extraire.

Est-ce à dire qu'ils n'ont pas compris qu'ils étaient serviteurs et que le serviteur a une place bien déterminée, non pas une place de hiérarchie ou d'honneur, mais une place de travail.

La seule question que nous avons à nous poser, aujourd'hui, nous les serviteurs, c'est comment remplir au mieux notre tâche de serviteur confiée par Jésus.

 


 

Samedi 18 septembre 2021

La cible divine

Lc. 8,  4,-15

 

Nous voici confrontés aux manières de faire de Dieu qui n'ont rien de comparables avec celles des hommes.

Le semeur de cette parabole ensemence largement, sans se préoccuper en premier lieu de rentabilité, d'efficacité, etc. Ce qui lui importe c'est qu'un peu de semence puisse lever et donc auparavant tomber dans de la terre fertile.

Pour lui, le rendement d'un grain pour 1000 ou plus est préférable à toute économie, calcults, etc.

Dieu n'est pas dans la logique humaine de cibler pour une efficacité, un retour sur investissement le plus rentable possible. Il cible tout afin que tout puisse être ensemencé.

Notre terre à chacun comporte des pierres, des épines, des ronces, de la rocaille, mais peu importe. Ce n'est pas sur cela que nous serons jugés mais sur la terre, la toute petite terre qui donnera son fruit.

 

Merci Seigneur, pour tant de magnanimité et tant de largesse.

 


Vendredi 17 septembre 2021

Vivre c'est le Christ

Lc. 9, 23-26

 

L'homme devient juste par la foi au Christ Jésus

Nous croyons en Jésus-Christ

pour devenir des justes par la foi au Christ.

 

Le Christ m'a aimé

Et s'est livré pour moi.

Soit que je vive, soit que je meure,

la grandeur du Christ sera manifestée dans mon corps.

 

Pour moi, vivre c'est le Christ

et mourir m'est un avantage.

Je vis, mais ce n'est plus moi,

c'est le Christ qui vit en moi (psaume de saint François).

 


Jeudi 16 septembre 2021

Parfum - larmes - baisers - huile

Lc. 7, 35-50

 

Contraste saisissant dans cet évangile entre Simon, pharisien irréprochable et cette femme avec de "nombreux péchés".

Et pourtant, c'est elle que Jésus choisit, met en valeur, prend pour exemple. Non pas pour les péchés qu'elle a commis mais pour l'amour qu'elle a montré tout au long de sa vie.

En plus, j'ai envie de souligner combien Jésus est sensible aux soins du corps. Il reconnaît implicitement combien le corps a de l'importance à ses yeux, aux yeux du Père, ce qui donne réellement une dimension divine à son incarnation, à notre incarnation.

Simon n'a pas compris immédiatement mais Jésus, dans le même mouvement, ne le rejette pas. Il prend le temps de lui expliquer son attitude de compassion et de miséricorde même si, du même coup, il accroît l'incompréhension d'un certain nombre de convives. Rien ne nous dit que Simon, lui, n'a pas compris finalement.

 


Mercredi 15 septembre 2021

Le Fils et la mère

Jn. 19, 25-27

 

Faisant suite à la croix glorieuse, la liturgie nous propose de célébrer Marie, Notre-Dame des Douleurs.

Nous retrouvons Marie au pied de la croix. Est-elle effondrée? L'histoire ne nous le dit pas. Cependant, on peut imaginer qu'une mère qui voit mourir son fils crucifié traverse une dérélictiion de douleurs.

Et c'est ce que nous célébrons aujourd'hui, non pas dans une sorte de masochisme incongru, mais dans la compassion et la communion à tant de souffrances.

Et avec Jean, nous recevons Marie comme notre mère, une mère de tous les enfants du monde, à l'image de son fils qui est le frère de tous les enfants du monde. Grâce à Marie, rien ne peut nous séparer de l'amour du Christ.

 


Mardi 14 septembre 2021

Vie éternelle

Jn. 3, 13-17

 

Le salut apporté par Jésus de la part de son Père est la vie éternelle.

Pour cela il a fallu qu'il monte sur la croix afin de nous entraîner dans sa résurrection, synonime de vie éternelle.

C'est pourquoi l'Eglise fête la croix glorieuse : il ne s'agit pas d'une fête triste, austère, mais de la porte qui s'ouvre devant la résurrection.

Bien sûr le supplice de la croix est odieux et insupportable. Même par amour de ceux qui nous sont le plus chers, nous ne voudrions pas le vivre. Et pourtant, Jésus fils de Dieu et fils d'homme l'a vécu par amour pour nous.

Aucune action de grâce n'est à la hauteur d'un tel amour et rien ne peut le payer en retour. C'est pourquoi la Croix glorieuse est réellement l'expression de la Gratuité divine.

 


 

Lundi 13 septembre 2021

Le serviteur aimé

Lc. 7, 1-10

 

Parfois je me demande si nous nous rendons compte de l'affection et de l'amitié que portait ce centurion de l'armée romaine à son serviteur pour oser s'adresser à Jésus, un petit rabbi juif, et lui demander de guérir son serviteur.

C'est vraiment paradoxal.

L'amitié peut ainsi être le tremplin d'une véritable foi. Comme quoi l'appel de Dieu à tous les hommes passe par des chemins que nous n'aurions pas prévus.

C'est l'amitié qui a ouvert l'oreille du coeur de ce centurion.

Tenons notre coeur en éveil pour entendre tous les appels de Dieu, aussi invraisemblables et inattendus, dans notre vie d'aujourd'hui.

 


Dimanche 12 septembre 2021

Qui es-tu ?

Mc. 8, 27-35

 

Jésus pose la question : "pour Les gens, pour vous, qui suis-je ?" Et c'est Pierre qui répond: "tu es le Christ, le fils du Dieu vivant". On peut penser que l'affaire est close et que tout le monde connaît l'identité de Jésus.

Mais l'histoire ne se termine pas. Quand Jésus annonce qu'il va souffrir sa passiion, Pierre ne peut pas l'accepter et se rebiffe.

Le fait de se rebeller devant les affirmations de Jésus prouve bien qu'en fait, il n'a pas bien compris qui était Jésus : le Messie qu'est Jésus n'est pas à l'image du messie attendu, celui qui va sauver Israël et le rendre vainqueur de tous ses ennemis, en l'établissant chef de toutes les nations autour.

Alors, Avec Pierre, encore aujourd'hui, nous pouvons nous demander : "qui es-tu Jésus", si tu n'es pas celui qui va venir remettre la paix dans le monde d'un coup de baguette magique ?

 


Samedi 11 septembre 2021

Le roc de la maison

Lc. 6, 43-49

 

Roc, sable, fruits, bons arbres, mauvais arbres, mauvais fruits, épines, figues, ronces, trésor. Cela fait beaucoup d'adjectifs utilisés par Jésus pour nous inviter à ne pas nous laisser enfermer dans la médiocrité et la tiédeur.

Construire une maison sur le roc, c'est dur, c'est difficile. Il faut creuser, "mouiller la chemise", se fatiguer beaucoup. Pour quel résultat ?

Devons-nous attendre un résultat? ou attendre d'entendre la parole de Dieu. Car ce ne sont pas nos efforts qui produisent le bon fruit, même s'ils sont nécessaires.

Tant que nous ne nous sommes pas enracinés dans le Christ, notre maison risque d'être balayée par les vents contraires : ceux que le pape François appele"la mondanité". C'est-à-dire ne pas mettre l'essentiel à sa place. Les derniers dérèglements climatiques montrent combien une maison mal construite ne tient pas...

 


Vendredi 10 septembre 2021

De l'hypocrisie

Lc. 6, 39-42

 

A nouveau, Jésus part en guerre contre tous ceux qui disent et ne font pas, qui imposent aux autres, et surtout qui se croient meilleurs que tout le monde.

La paille et la poutre, c'est une parabole que nous connaissons bien, mais qui n'est pas forcément à lire sur le mode moral.

Comment puis-je évaluer qu'une personne a la foi ?

A partir de ma foi à moi ?

De quel droit je m'arroge la compétence à évaluer la densité spirituelle de quelqu'un?

Ce n'est pas parce que j'ai une réelle prière, vraie, authentique, que je peux décider que mon voisin, mon proche, a besoin d'être converti.

La conversion de quelqu'un relève exclusivement du Seigneur. Il n'y a rien que je puisse faire si ce n'est accueillir avec joie et gratuité, à la suite du Christ, quand quelqu'un se laisse toucher par la grâce. Et rendre grâce. Et vivre toujours pleinement selon ma foi.

 


Jeudi 9 septembre 2021

Gratuité

Lc. 6, 27-38

 

Après la grande fête de la nativité de la Vierge Marie, nous voici renvoyés à notre quotidien: aimer sans rien attendre de retour.

On a le sentiment que cette injonctiion de Jésus est bonne pour lui, mais pas pour le commun des mortels. Trop difficile, inutile, etc.

Alors, est-ce que Jésus nous demande quelque chose qui serait hors de notre portée. Ce n'est pas son habitude. Pourquoi rechignons-nous tant sur ce chemin de gratuité ? On veut bien pardonner mais à condition que... on veut bien prêter, mais à condition que... etc.

Pourquoi toujours attendre un "retour sur investissement" ?

Aimer n'est pas un investissement, aimer ne peut pas être l'objet de calculs. Aimer, c'est permettre à l'autre, son voisin, son ennemi, de vivre et continuer à espérer en lui, de lui, à l'image du Christ qui espère l'homme, quoi qu'il arrive, quoi qu'il fasse.

 


Mercredi 8 septembre 2021

Filiation de Jésus

Mt. 1, 1-16 ; 18-23

 

Aujourd'hui, fête de la nativité de la Vierge Marie, la mère de Dieu, la mère de Jésus.

Pour célébrer avec faste, l'Eglise a choisi de revisiter  la généalogie de Jésus avec cette précision extraordinaire : "Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle naquit Jésus, l'époux de Marie".

Et immédiatement après, ce même évangile nous rapporte la conception viriginale de Jésus.

Contraste saisissant : le père adoptif est celui qui donne son origine davidique à Jésus !

Par contre, le songe de Joseph nous ramène au dessein de Dieu : "Ne crains pas... ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit".

Ainsi, on n'est plus au stade de l'orgine humaine, mais divine de Jésus. La double origine de Jésus est posée dès le départ.

Cette double origine de Jésus nous ramène à Marie, fille de David elle aussi. Il n'est plus possible de douter de la fialitation davidique de Jésus et l'acte de foi pour croire en la filiatin divine de Jésus est possible grâce à Marie.

 


 

Mardi 7 septembre 2021

Apôtre, disciple, affilié ?

Lc. 6, 12-19

 

Dans ce passage d'évangile, il y a beaucoup de monde, selon un certain mouvement.

On débute avec Jésus, seul, en prière sur la montagne.

Puis il en appelle douze, les apôtres,

Puis les disciples le rejoignent

Et enfin les foules venues se faire guérir et l'écouter.

Tous sont acceptés sans jugement, sans distinction.

Ne cherchons donc pas l'honneur d'être à la droite du Seigneur, ou d'être spécialement choisi par Jésus.

Car Jésus choisit tout le monde, de manière différente, certes, mais tout le monde est choisi, chacun selon ce qu'il est dans son identité propre. Peu importe la place qui nous est offerte. Elle correspond toujours à nous-mêmes. Et si nous sommes parmi la foule venu se faire guérir et écouter Jésus, bienheureux somme-nous.

 


Lundi 6 septembre 2021

Guérir ou ne pas guérir ?

Lc. 6, 5-11

 

That is the question !

Non pas pour Jésus, mais pour les scribes et les pharisiens.

On peut se demander quelle est l'ombre que Jésus leur porte pour qu'ils préfèrent le respect d'une loi à un acte d'amour et de charité.

Bien sûr, cette guérison a lieu un jour de sabbat, bien sûr elle a lieu dans une synagogue au sus et au vue de tout le monde. Mais est-ce suffisant pour la condamner.

En fait, ce n'est pas la guérison qu'ils condamnent mais ils s'en prennent directement à Jésus qui apparememnt remet en cause leurs pouvoirs.  Ainsi, pour garder la puissance, à partir de ce jour, ils réfléchissent à comment le faire périr sans provoquer d'émeute.

Comme quoi les "dégâts collatéraux" de la charité ne sont pas prévisibles. Et pourtant, il n'y a pas d'autre chemin, d'autre route pour suivre le Christ que celle d'aimer son prochain comme Dieu l'aime et comme soi-même. Beau programme, exigeant et dynamisant tout à la fois.

 


Dimanche 5 septembre 2021

 

Parole de rencontre

 

Mc 7, 31-37

 

Apprendre le langage des signes et le considérer comme une langue à part entière

fait partie aujourd’hui du processus d’intégration

des personnes atteintes de surdité dans la société.

 

Dans l’évangile de ce jour, une foule bienveillante

pense et parle pour un sourd muet

et avec confiance le conduit au « guérisseur ».

Jésus l’extrait de cette foule pour établir avec lui une relation personnalisée,

grâce à un langage tout neuf, par gestes, qu’il improvise pour communiquer.

Ce langage du toucher demande intimité, délicatesse et réserve tout à la fois !

Pour montrer au sourd qu’il prie son Père

de le libérer de son mal,  Jésus soupire.

Il prend ainsi les mots inexprimables de l’Esprit.

Ce souffle d’amour entre le Père et le Fils respire aussi

dans le cœur profond du sourd : il s’ouvre et il parle.

Écouter et parler, voilà de quoi aller à la rencontre de son prochain.

 

En ce dimanche, temps libéré pour la rencontre,

puissions-nous écouter et parler

à partir du souffle de l’Esprit d’amour qui habite en nous.

 


Samedi 4 septembre 2021

 

Fruits de la terre

 

Lc 6, 1-5

 

« La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce,

et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence.

Et Dieu vit que cela était bon. »Gn 1, 12

Dans la genèse, une particularité de la terre est à signaler :

Elle est une créature créatrice unique :

elle ne se reproduit pas elle-même,

ne se multiplie pas  comme les végétaux, les animaux (et même l’homme !).

La terre produit  une vie différente d’elle !

Elle engendre la vie et tous les vivants doivent leur existence à l’amour de la terre.

Avant le glyphosate et tous les pesticides,

froisser un épi pour en goûter les grains était inoffensif :

un petit plaisir portant à la gratitude pour la terre et le travail des humains.

 

Au temps de Jésus, aux yeux des juifs,

froisser des épis le jour du sabbat n’était pas innocent !

Une loi tatillonne et des regards malveillants ont tôt fait de provoquer en Jésus

une parole libératrice :

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

 

Demain dimanche, en ce mois de prière pour la Création,

n’oublions pas de louer Dieu pour et par les fruits de la terre

et chanter avec saint François d’Assise :

« Loué sois-tu mon Seigneur pour sœur notre mère la terre. »

 


Vendredi 3 septembre 2021

 

Convivialité partagée

 

Lc 5, 33-39

 

Êtes-vous végétariens, végétaliens, veganes ou flexitariens ?

Faut-il avoir honte de manger de la viande ?

Êtes-vous adeptes du jeûne ? Si votre identité y est trop liée, comment rencontrer d’autres personnes et comment être invités à une noce ?

Dans les repas de famille, il faut parfois différencier les menus,

un vrai casse-tête pour les invitants !

A côté de ces complications, l’acheminement de vivres par les ONG

vers les sinistrés et les victimes des guerres semble un défi  bien plus grave.

 

L’évangile du jour lui met le focus sur le festin partagé :

la noce entre Dieu et l’humanité est une fête

où s’exerce une fraternité universelle, une bienheureuse convivialité.

 

Prions en ce jour pour que nos pratiques alimentaires renouvelées

ne cessent de donner place à tous et toutes

et maintiennent une terre apte à nourrir tous ceux et celles qui l’habitent.

« Nous savons qu’on gaspille approximativement un tiers des aliments qui sont produits

et que lorsque l’on jette de la nourriture,

c’est comme si l’on volait de la nourriture à la table du pauvre. » (Laudato si’ n° 50)

 


 

Jeudi 2 septembre 2021

 

Au large

 

Lc 5, 1-11

 

D’avancée en avancée le Seigneur conduit chacun de nous

vers la surabondance de la grâce.

Assis à travailler, le brave Simon-Pierre interpellé

par Jésus se retrouve en train d’accueillir

celui-ci dans son outil de travail, sa barque

et à l’emmener un peu loin.

Ainsi il peut entendre l’homélie au plus près du prédicateur

jusqu’à une seconde avancée :

une  pêche un peu décalée !

 

La parole d’Evangile déplace-t-elle

notre façon de travailler au quotidien ?

Si oui, une abondance de vie est à l’horizon.

Pêcheur d’humains vivants dans des filets qui se déchirent :

la parole de Dieu déborde de l’institution qui la porte

pour libérer la vie des humains tous et toutes de plus en plus vivants.

Utopie ou règne de Dieu ou miracle des périphéries où l’Evangile fleurit.

 


Mercredi 1er septembre 2021

 

A chacun

 

Lc 4, 38-44

 

Il suffit de visiter un malade à l’hôpital

pour voir la nécessité d’une attention individualisée.

À chaque malade appelé par son nom

s’adresse une infirmière ou aide-soignante

dont le badge indique également le nom.

Une part du soin implique une relation de personne à personne.

Nous comprenons comment certains manques de personnel soignant

dans les institutions hospitalières

provoquent des souffrances de part et d’autre .

 

C’est à chacun que Jésus impose les mains.

Réjouissons- nous ce matin de cette relation personnelle

que le Christ veut nouer avec chacun de nous.

Elle délivre de nos maux  de toutes sortes

ou nous aide à les vivre accompagnés.

 

 « Chacun de nous est le fruit d’une pensée, de Dieu.

Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire » (Laudato si’ n° 65)

Puissions-nous également en ce jour

où commence le temps de prière des chrétiens pour la Création,

« oser transformer en souffrance personnelle

ce qui se passe dans le monde, et ainsi reconnaître

la contribution que chacun peut apporter. » (Laudato si’ n° 12)

 


Mardi 31 août 2021

 

Exorcisme

 

Lc 4, 31-37

 

Impressionnés par la force d’âme et l’autorité naturelle de Nelson Mandela,

Nous l’avons vu avec l’ANC libérer l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Nous sommes désolés de la corruption qui gangrène son parti et

de cet apartheid social qui demeure dans le pays.

 

La parole d’autorité naturelle de Jésus lui fit

au début « une bonne réputation ».

Cette parole avait pouvoir d’exorciser

les forces du mal qui aliènent nos âmes.

 


Lundi 30 août 2021

 

Ecriture dans l’aujourd’hui

 

Lc 4, 16-30

 

Prenons le sermon de Jésus à Nazareth comme s’adressant

à chacun de nous ici et maintenant !

Vivons-nous une année de grâce accordée

par les paroles de grâce du Christ présent à notre quotidien ?

 

Si nous l’attendons et si nous sommes accueillants

à l’étranger, à l’étrange, au changement,

peut-être que l’année nous sera favorable.

Des réfugiés accueillis en nos villes se révèlent

acteurs de changement si leurs talents sont reconnus.

Les nouveaux venus qui s’installent dans nos villages

leur donnent un surcroît de vie.

Si nous sollicitons leur participation,

la vie paroissiale s’évangélise.

 

C’est bien aujourd’hui que l’accueil du Christ en nos vies se manifeste

en regardant toute réalité et toute personne à sa lumière.

 


Dimanche 29 août 2021

 

Ligne de démarcation

 

Mc 7, 1-8. 21-23

 

Le pur et l’impur sont différenciés

par une ligne de démarcation

qui dépend grandement des civilisations, des cultures humaines.

Mais traditions humaines et commandements divins diffèrent.

 

Tout l’évangile insiste sur le juste et l’injuste plus que sur le rituel et le sacré.

La justice et la miséricorde divines importent.

Mais le rituel n’a sa place que s’il donne forme

à un cœur droit et pur qui vit et fait le bien sans juger autrui.

 

Et « honni soit qui mal y pense. »

 


Samedi 28 août 2021

 

Finances du Royaume de Dieu

 

Mt 25, 14-30

 

Nos pays sont endettés, nos banques s’en sortent toujours

et les nations européennes ont réussi

à faire un emprunt commun pour une relance d’un monde d’après pandémie

étrangement assez semblable à celui d’avant.

 

Face à ces réalités, l’évangile nous invite à une autre approche,

celle où les talents sont à la fois de l’argent et des capacités humaines.

Dès lors que nous mettons celles-ci en œuvre,

le Seigneur se réjouit et nous aide à les faire fructifier avec sa grâce.

De cette manière, celui qui a reçoit encore !

Est-ce que le royaume de Dieu fonctionne avec des micro-crédits ?

On pourrait le croire à voir la mésaventure de celui qui enterre son talent !

 


Vendredi 27 août 2021

 

Garder la flamme

 

Mt 25, 1-13

 

Qu’est-ce qu’il n’est pas égoïste de ne pas partager ?

L’huile qui alimente la petite flamme

de ce qui est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes :

l’Esprit du Seigneur en nous.

 

La composition de cette huile ne peut être que personnalisée :

Selon qui nous sommes, tous et toutes uniques aux yeux du Seigneur,

nos choix, nos lectures de la Parole de Dieu,

nos volontés d’aimer et de faire le bien,

vont alimenter notre vie spirituelle.

 

L’auteure Marguerite Yourcenar décrit ainsi cette petite flamme :

« Nous doutons et nous avons douté, et pendant combien de nuits ai-je repoussé cette idée qu’après tout Dieu n’est au-dessus de nous qu’un tyran, o

u qu’un monarque implacable, et que l’athée qui nie ce Dieu est au fond

le seul homme qui ne blasphème pas.

Et puis une lumière m’est venue : si nous nous trompions en affirmant sa toute puissance et en voyant dans nos maux l’effet de sa volonté ?

Et si c’était à nous à nous d’obtenir que son règne vienne ?

Peut-être Dieu n’est-il dans nos mains qu’une petite flamme

qu’il dépend de nous d’alimenter et de ne pas laisser éteindre .

Peut-être sommes-nous la pointe la plus avancée à laquelle il parvienne. »

(dans l’œuvre au noir)

 


Jeudi 26 août 2021

 

Dans notre cœur la vigilance

Mt 24, 42-51

 

« Où est la crainte du Seigneur pour garder son foyer,

là l’ennemi  ne peut trouver place pour entrer »

disait François d’Assise.

Cette admonition du saint à ses frères

illustre bien l’évangile qui nous invite à veiller.

 

Il ne s’agit pas de s’empêcher de dormir pour prier

mais plutôt d’entourer son cœur profond

d’une haie de prière, de recueillement, de protection.

De quels voleurs nous protégeons-nous ?

Des consultations chronophages sur les réseaux sociaux,

des vaines conversations sur la pluie ou le beau temps

ou sur les comportements des autres,

de tout ce qui empêche cœur, âme, esprit, corps de vivre pour aimer !

 

Puissions-nous veiller en ce jour,

à préserver en nous l’espace d’intériorité

qui donne sens à nos vies

par l’amour de Dieu, des autres, de toute la création et de nous-mêmes.

 


Mercredi 25 août 2021

 

Apparences trompeuses

 

Mt 23, 27-32

 

Nous savons tous et toutes que l’habit ne fait pas le moine

et qu’il ne faut pas se fier aux apparences !

Jésus le Christ nous appelle à devenir des justes,

unifiés en toute notre personne.

Dans cette unification,  le dedans coïncide avec le dehors,

nos paroles avec nos actes

et notre regard rayonne d’une intériorité sereine et heureuse.

 

À une époque où l’on se plaît à célébrer des centenaires

de personnages célèbres ou de bâtiments,

voire les 10 ans d’un petit monastère ronchampois,

il est bon de revisiter notre rapport à l’histoire.

Puisse notre passé inspirer le présent

pour nous orienter vers un avenir empreint de fidélité créatrice.

 


Mardi 24 août 2021

 

Intimité d’une vraie rencontre

 

Jn 1, 45-51

 

S’asseoir sous un arbre pour méditer la parole de Dieu :

Ce projet de vacances n’est pas proposé

dans les offices du tourisme de notre région.

Pourtant à l’instar de Nathanaël dans l’évangile de ce jour,

nous pourrions peut-être ainsi goûter

à l’intimité d’une rencontre avec le Christ.

 

« Sous le figuier » est une expression du judaïsme

qui désigne l’étude de la Torah.

Nathanaël y excelle et cela lui vaut d’être reconnu par Jésus.

Lui le reconnaît à son tour comme le Messie.

Son cœur pur , sans ruse l’a ouvert à la vision de Dieu.

Puissions-nous prier ainsi avec le psalmiste 

et devenir comme Nathanaël :

 

Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,

renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. (Psaume 50)

 


Lundi 23 août 2021

 

Nul ou valable ?

 

Mt 23, 13-22

 

La propension à guider les autres atteint

beaucoup de nos contemporains coach ou influenceurs.

Mais l’évangile de ce jour nous met en garde :

La propension à enfermer autrui

dans des règles tatillonnes ou des lois multiples et variées

n’est pas chemin vers le règne de Dieu

qui s’offre à toutes et tous sans exclusives.

 

Autant parler franchement, assurer sa parole directement envers Dieu.

Ce Dieu des promesses tient parole.  Voilà ce qui est valable.

Bien nulle est la focalisation sur l’or du sanctuaire ou l’offrande sur l’autel.

Jésus renverse toute logique marchande pour la gratuité du règne de Dieu.

 


 

 

Dimanche 22 août 2021

Parole de vie

Jn. 6, 60-69

 

"Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie".

Des paroles de vie de la part de Jésus qui sont reçues par ses auditeurs comme des paroles rudes, fortes, et par lesquelles il ne faut pas se laisser prendre. Et alors, on s'en va pour ne pas avoir à les entendre ni à les mettre en pratique.

Paradoxe étonnant : la vie provoque le rejet.

Autre paradoxe encore plus étonnant : la foule, de 5000 suiveurs est passée à 12 disciples! Mais cela suffit à Jésus : 12 pour ensemencer le monde entier. Un tout petit nombre, cela suffit car Dieu Père Fils Esprit habite en chacun tout entier. Tant qu'il y aura un homme sur terre, la présence du Seigneur et le salut promis sont assurés.

 


Samedi 21 août 2021

Le maître serviteur

Mt. 23, 1-12

 

L'hypocrisie est l'une chose que le Seigneur Jésus a en horreur.

Ainsi vivons selon ce que nous demandons aux autres. Nous deviendrons crédibles.

Devenir crédibles, c'est important, car il y va de la foi. Inviter les gens à croire en Dieu, à vivre chrétiennement, et soi-même ne pas être conforme à ce que nous proclamons, c'est exposer la foi en Dieu à disparaître.

L'hypocrisie n'a jamais été un bon serviteur.

La droiture et la vérité sont les outils du Maître pour servir, servir l'homme et lui venir en secours. Et servir l'homme, c'est devenir capable d'être agrégé à l'amour de Dieu.

 


Vendredi 20 août 2021

Le Seigneur et le prochain

Mt. 22,34-40

 

Un seul commandement en deux parties : aimer.

Aimer Le Seigneur et aimer le prochain, d'un même amour.

Il n'y a pas de différence à faire.

Difficile car le Seigneur, on ne le voit pas ; alors on peut s'illusionner et se dire qu'on l'aime de tout son coeur, de toutes ses forces, de tout son esprit. Mais le prochain, c'est celui qui vient mettre quelques obstacles à mon indépendance, qui vient me dire quelques vérités que j'aimerais mieux ne pas entendre, etc. Alors, l'aimer, ce n'est pas automatique.

Mais le Seigneur n'a jamais dit que c'tait facile ou automatique; il dit simplement : voilà la route à suivre.

A chacun de savoir s'il veut suivre ce GPS divin ou pas.

 


Jeudi 19 août 2021

Habit de fête

Mt. 22, 1-14

 

Aujourd'hui, c'est la fête. Le Seigneur invite largement, très largement.

Cependant, faire la fête n'est pas du goût de tout le monde et beaucoup récusent cette invitation.

Alors, le Seigneur élargit encore ses invitations. Tout le monde peut entrer dans la salle des noces, une condition : mettre l'habit de fête.

Quel est cet habit de fête ? L'évangile ne le dit pas, mais c'est une condition sine qua non.

Un invité ose entrer sans cet habit. Le maître le repère et va à sa rencontre pour entrer en relation avec lui. Mais cette personne reste muette au lieu d'accepter ce dialogue.

L'habit de fête n'est qu'un prétexte, un sésame pour faire exister cette rencontre.

Ce n'est pas le vêtement de fête qui est difficile à enfiler, c'est d'accepter de recevoir un amour total, gratuit, sans contre-partie. En acceptant de revêtir cet habit, nous nous mettons dans la main de Dieu, en totale confiance.

Et l'habit de fête n'est pas normalisé. Il est unique à chacun. Alors, ne le refusons pas.

 


Mercredi 18 août 2021

Travailler

Mt. 20, 1-16

 

Aujourd'hui, le chômage est d'actualité dans nos sociétés.

Selon l'évangile de ce jour, il était nécessaire de venir le matin pour être embauché à la journée comme journalier. C'est rarement encore le cas de nos jours, mais l'essentiel est d'arriver à prendre soin et nourrir sa famille.

Dans cet épisode, les ouvriers reçoivent le même salaire, qu'ils aient travaillé une heure ou dix heures. Nos syndicats crieraient au loup  si cela était mis en pratique dans nos pays.

Que nous montre ce passage : d'abord effectivement la justice du patron qui a donné à chacun selon le contrat de travail ; ensuite il ne rend pas responsable ceux qui n'ont travaillé que quelques heures, comme si ils étaient des fainéants ; enfin, cela nous montre également combien le travail est important dans l'équilibre humain.

Des conditions nécessaires pour la bonne entente et une vie paisible pour tous.

Aujourd'hui, nous voyons que le travail est réservé à une élite des pays riches. Les migrants qui cherchent du travail au péril de leur vie ne sont pas considérés comme des ouvriers potentiels, mais comme des voleurs.

A nous d'en prendre conscience dans nos attitudes et notre prière.

 


Mardi 17 août 2021

Dernier et Premier

Mt. 19,22-30

 

Nous nous trouvons toujours dans le registre de la richesse matérielle, obstacle rédibitoire pour entrer dans la vie éternelle. Jésus va jusqu'à utiliser une comparaison vraiment étonnante :  une entrée dans le royaume des cieux est plus difficile, plus compliquée que le passage d'un chameau par le trou d'une aiguille.

Bien sûr cette comparaison est suréaliste, mais l'objectif est de faire comprendre quelque chose qui n'est pas naturellement de notre domaine humain.

Les disciples sont déconcertés, même déçus ou frustrés : ainsi ils ont tout quitté et il n'y aura rien pour eux! Jésus les rassure, par des comparaisons à leur portée.

Mais, ne nous y trompons pas, l'essentiel est dans la dernière phrase : ce n'est pas en louchant sur les premières places que vous entrerez dans le royaume des cieux. Et ce n'est pas parce que, à vues humaines, vous serez arrivés au haut de la société aussi bien dans les responsabilités, la charité, la beauté, etc, que vous aurez la première place auprès du Père. Non, celui qui aura une place privilégiée c'est justement celui qui n'aura rien revendiqué et aura attendu, patienté avec amour que Dieu l'appelle.

 


Lundi 16 août 2021

Biens matériels ou vie éternelle

Mt. 19, 16-22

 

Les biens matériels ne font pas bon ménage avec la vie éternelle.

On peut se demander alors, qu'est-ce que la vie éternelle?

Est-ce une nouvelle vie? On peut penser que oui cr la vie éternelle est composée exclusivement de don et d'amour.

Avooir de grands biens et ne pas pouvoir s'en séparer ou, du moins, les partager, ferme la route au don. Dommage, car le don nous dilate le coeur, comme nous le dit l'Ecriture.

Au lendemain de la fête de l'Assomption, on peut voir que Marie n'a été que don et qu'ainsi la route de la vie éternelle est devenue le chemin direct pour entrer dans  l'amour de Dieu et y participer. Merci à la Vierge Marie de nous montrer et de nous ouvrir ainsi la route de la vie éternelle.

 


Dimanche 15 août 2021

De l'Annonciation à l'Assomption

Lc. 1, 19-56

 

Pour célébrer l'assomption de la Vierge Marie, l'Eglise a choisi les textes de l'Annonciation et de la Visitation.

Car il n'y a pas de référence dans l'évangile de mort de Marie, de son ascension dans le ciel. Jusqu'au bout, Marie aura été l'humble servante  du Magnificat, n'étant là que pour son fils.

Sa mort relève de la même humilité ; elle s'efface devant son fils. Pour Jésus, on parlera de résurrection puis d'ascension. Pour Marie, on ne parle de rien. Des textes apocryphes parlent de dormition ou d'assomption. Tout ceci pour signifier que, jusque dans la mort, le corps de Marie est resté immaculé, sans passer comme tous les autres êtres humains par la poussière que nous redevenons.

Mais l'Assomption de Marie, ce n'est pas que cela. C'est aussi et peut-être surtout, qu'elle est la première à entrer dans le Royaume des Cieux. Elle nous montre la route et nous y accueille. Elle la plus petite du monde des humains, et la plus grande dans les cieux, auprès de Jésus son Fils.

Merci Seigneur de nous avoir donné Marie pour mère.

 


Samedi 14 août

Les enfants et Jésus

Mt. 19, 13-15

 

"Laissez venir à moi les petits enfants". C'est une phrase dite par Jésus et que nous avons entendue souvent reprise par des prédicateurs ou autre accompagnateurs spirituels.

Mais ne nous trompons pas d'enfants et surtout, ne nous trompons pas sur la relation de Jésus avec les enfants. Il ne s'agit pas, de sa part, de quelque mièvrerie sucrée.

Non, car il s'agit de leur imposer les mains.

Imposer les mains veut dire insuffler l'Esprit, l'Esprit Saint, l'Esprit de Dieu.

Jésus considère donc les enfants comme des êtres humains à part entière capables de recevoir l'Esprit Saint. L'humilité de l'enfant dans sa vérité sans tâche le rend disponible au passage de l'Esprit. Comme dit saint Paul : "Ne constristons pas l'Esprit".

 


Vendredi 13 août 2021

Comprenne qui pourra

Mt. 19, 3-12

 

Jésus ne ménage pas ses effets ; il parle un langage à peine compréhensible par ses disciples et il termine en disant à peu près ceci : "vous n'êtes pas capables de comprendre; Tant pis !".

C'est quand même un peu dur à entendre car ses disciples, justement, depuis des semaines, des mois et des années le suivent pour comprendre, pour le comprendre.

Mais Jésus ne les renvoie pas dans leurs foyers sans biscuit: il déplace la discussion de la répudiation de la femme à la continence volontaire de l'homme. Ainsi, Jésus désavoue l'attitude de certains hommes qui ne regardent les femmes qu'avec désir.

Dans le "comprenne qui pourra", Jésus renvoie ses disciples et les pharisiens à eux-mêmes, leur coeur, leur intelligence, leur foi.

En qui croient-ils ? En qui croyons-nous ?

 


 

Jeudi 12 août 2021

Pardon sans mesure

Mt. 18, 21-19,1

 

Il ne suffit pas de pardonner une fois à son frère, mais soixante-dis fois sept fois.

Cela fait beaucoup.

 

Mais ce chiffre a encore une limite à nos yeux.

Cependant, Jésus lui, ne se donne pas de limite dans le pardon puisqu'il va jusqu'à demander à son Père de pardonner à ceux qui le crucifient car ils ne savent pas ce qu'ils font.

Aujourd'hui ce sans mesure du pardon est difficile à accepter, car nous sommes malheureusement encore trop souvent dans la loi du talion : oeil pour oeil, dent pour dent.

Et pourtant, Jésus nous a bien appris que la justice n'était pas l'égalité, que la violence suscitait la violence et que le pardon était le seul remède pour apporter la paix.

Qu'en avons-nous fait ?

 


Mercredi 11 août 2021

Adoration véritable

Jn. 4, 19-26

 

Aujourd'hui, avec Claire d'Assise, nous retrouvons la samaritaine, celle à qui Jésus a demandé à boire et qui, finalement, est partie rechercher ses amis afin de leur partager le Christ.

Cette rencontre se situe dans un lieu tout à fait quotidien et en même temps dans des conditions exceptionnelles: Jésus attend la samaritaine. Être attendu par le Christ et Seigneur, n'est-ce pas le plus beau don que Dieu le Père peut nous faire? Mais Jésus ne se contente pas d'être là et d'attendre, il libère cette femme de ses appréhensions et la rend à la véritable adoration : en esprit et en vérité, quel que soit le lieu.

Merci Seigneur pour tous les vrais adorateurs en esprit et en vérité, en particulier Claire d'Assise.

 


Mardi 10 août 2021

Être grain de blé

Jn. 12, 24-26

 

En cette fête de saint Laurent, martyr, l'évangile nous invite à être grain de blé, celui qui meurt pour donner du fruit.

C'est parfois une parole difficile à entendre car qui veut réellement mourir, même si c'est pour le bien commun.

Jésus l'a fait et nous invite à le suivre dans cette démarche de foi. Car c'est vraiment une démarche de foi, non seulement de croire que la mort conduit à la vie, mais aussi que pur donner la vie, il faut mourir. Non pas d'une mort violente, mais de la mort douce du don.

 


Lundi 9 août 2021

Être prêt

Mt. 25, 1-13

 

En cette fête de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), la nécessité d'être toujours prêt s'est invitée dans son coeur depuis le jour où elle a encontré le Christ.

Mais faut-il, pour autant, regarder avec mépris ces vierges qualifiées d'insensées?

Il me semble que leur plus grande erreur n'est pas d'avoir oublié l'huille de la lampe. Un oubli, des oublis, cela arrive à tout le monde, même aux plus grands dans le Royaume des Cieux.

Non, en fait elles ont douté de la miséricorde du Seigneur. En effet, elles sont parties chercher de l'huile sans attendre le Seigneur. Sans doute elles auraient dû rester, même dans le noir, dans l'espérance d'être regardée avec amour et compassion. Peut-être auraient-elles eu quelques réprimandes, mais au moins elles auraient montré leur foi dans la bonté du Seigneur qui ne condamne pas pour un oubli.

 


 

Dimanche 8 août 2021

"Oh ! Celui-là, je le connais !"

Jn 6, 41-51

 

"Celui-là n'est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. alors comment peut-il dire maintenant : "Je suis descendu du ciel" ? "

Nous croyons tout connaître de nos proches : leurs qualités, leurs défauts, leurs dadas, leurs façons de réagir...

Nous risquons de les enfermer dans le regard que nous portons sur eux. Ce serait dommage de ne plus voir au-delà de ce que nous connaissons, ou croyons connaître. Nous risquerions de tout figer. Et lorsque l'autre bouge, évolue, exprime une facette cachée de sa personnalité, d'être incapable de le voir. Quelle tristesse !

En accueillant cette part de mystère qui m'échappe en l'autre comme en moi-même, alors l'inédit, l'inouï rayonne à travers ce proche et m'émerveille.

Cette part de mystère... qui descend du ciel...

 


 

Samedi 7 août 2021

L'aventure de la confiance

Mt 17, 14-20

 

Dans l'Evangile d'aujourd'hui, il est encore question de foi. Décidément ! Pourquoi donc cette insistance ?!... La foi serait-elle donc si indispensable ? vitale ?

En fait, oui, on ne se rend plus compte à quel point elle imprègne notre quotidien. On a sans cesse besoin d'avoir foi, de nous "fier" à quelqu'un d'autre, aux autres. On le fait, la plupart du temps, sans même y penser !

Elle peut, certes, être traversée par le doute, remise en question. elle demande à être éclairée.
Mais lorsqu'elle est trop vascillante, le vivre-ensemble devient impossible.
On le voit bien en ce moment, avec les crises que nous vivons. On ne sait plus qui croire !

Le résultat est que nous devenons de plus en plus anxieux, angoissés, déprimés.
Si bien que pour se sécuriser, chacun s'érige en expert. Les prises de position sont de plus en plus dures, extrêmes, clivées...

Allons ! osons l'aventure de la confiance !

 


 

Vendredi 6 août 2021

Reconnection avec la lumière

Mc 9, 2-10

 

Dans notre chemin de vie, parfois rude, le Christ nous convie à des pauses pour reprendre souffle.

L'Evangile de la Transfiguration est là pour nous offrir une respiration et une lumière. Pour nous rappeler que notre route va vers cette lumière, mieux, qu'elle est déjà habitée, transfigurée par cette clarté.

Les temps de retraite à l'écart nous sont indispensables. A plus forte raison lorsque nous nous sentons débordés par le travail, par les occupations, par un stress toujours plus prégnant. C'est le signe qu'il faut dire :"stop !".
S'arrêter, faire un pas de côté, ne rien faire, goûter le silence...
... alors le Christ peut venir transfigurer nos vies...
... et nous redescendrons de la montagne apaisés, ragaillardis, éclairés...

 


 

Jeudi 5 août 2021

Ne pas perdre le cap !

Mt 16, 13-23

 

L'Eglise, comme chacun de nous, a sans cesse à revivre l'aventure de Pierre.

L'Esprit de Dieu lui révèle qui est Jésus. Elle proclame qu'il est le Christ, le Fils du Dieu Vivant. Sur cette Parle s'enracine toute sa puissance de vie et d'amour.
Et en même temps, elle est sans cesse tentée de renier le Christ dans sa Passion-Résurrection.

La réponse du Christ est très forte :" Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes."

Oui, dans les crises que l'Eglise traverse, dans les scandales qui l'ébranlent, n'oublions jamais que nous devons reprendre notre marche derrière le Christ dans sa Passion et sa Résurrection.

 


 

Mercredi 4 août 2021

Compter sur la foi ?

Mt 15, 21-28

 

Parfois, on me dit :"Oh, moi, je n'ai pas la foi comme vous, les religieuses !" ou bien : "telle personne a une grande foi."

Il me semble bien difficile, voire impossible de mesurer la foi, ni la nôtre, et encore moins celle des autres.

C'est une réalité qui bouge. Elle peut s'exprimer de façons très diverses, selon les personnes, les circonstances, les moments. Elle peut être secrète, imperceptible... et nous tenir pourtant davantage.

On aime bien avoir des repères, calculer, évaluer, soupeser, comparer, faire statistiques...

La foi n'est pas de ce domaine-là ! Tout comme l'amour et l'espérance.

... Laissons-nous surprendre... et nous aurons le bonheur de la percevoir là où on l'attendait pas... dans une personne qui semble, aux yeux de beaucoup, hors des clous... ou dans un moment où nous nous sentons engloutis...

... alors elle apparaît dans toute sa profondeur.

 


 

Mardi 3 août 2021

Le courage d'avoir peur

Mt 14, 22-36

 

Comme Pierre et les autres disciples de Jésus, nous oscillons sans cesse entre le doute et la foi, la peur et la confiance.
C'est que la foi et la confiance ne sont pas des choses acquises. Elles sont toujours à accueillir, à apprivoiser.

Et si le doute faisait partie de la foi ? Comme un aiguillon nous empêchant de nous installer dans une foi qui, lorsqu'elle est statique, risque de dériver vers une idolâtrie.

Et si la peur faisait partie de la confiance ? Elle creuse notre confiance. C'est dans les remous et les imprévus que celle-ci peut se révéler, se déployer en vérité.

Quelques soient nos doutes et nos peurs, la foi et la confiance nous orientent vers un Autre, celui qui nous sauve.

 


 

Lundi 2 août 2021

Puiser à nos sources

 

Aujourd'hui, la famille de François et Claire d'Assise célèbre la fête de Notre Dame des anges. Cette petite chapelle appelée "la Portioncule", située tout près d'Assise, est le berceau de notre fraternité.

François l'a réparée de ses mains. Très vite, les premiers frères ont construit des huttes en branchages tout autour pour y loger.
C'est là que Claire les a rejoint pour revêtir l'habit de soeur pauvre.
Dès le commencement, Marie dans cette modeste demeure, a veillé sur nous.

Il est bon de faire, régulièrement, mémoire de ses origines, des lieux et personnes qui font partie de nos racines et qui ont contribué à notre croissance, au déploiement de notre propre visage.

Comme François et Claire, chacun, chacune de nous est invité à cet exercice de reconnaissance qui le fortifiera pour aujourd'hui et demain.

 


 

Dimanche 1er août 2021

Ai-je vraiment faim ?

Jn 6, 24-35

 

Notre société de consommation a la prétention de satisfaire toutes nos faims. Elle en vient à en susciter de nouvelles... dans une surenchère incessante !...

... et plus nous nous laissons entraîner, plus nous nous sentons affamés...

Heureusement, de plus en plus de personnes découvrent qu'une vie simple, sobre peut davantage les rassasier.

Car elle laisse la place à nos faims réelles. Elle laisse la place pour être attentifs, réceptifs à ce qui nous comble en profondeur.
C'est de ce pain-là dont nous parle le Christ.

 


 

Samedi 31 juillet 2021

Bas les masques !

Mt 14, 1-12

 

Qu'est-ce qu'on n'est pas prêt à faire pour attirer la faveur des autres !

On est capable de se blinder dans un personnage, jusqu'à en être piégé soi-même !

Il y a tout un jeu de séduction, de manipulation entre le roi et ses courtisan(e)s. Et on ne sait d'ailleurs pas qui manipule qui !

En tout cas, tous se retrouvent enfermés dans leurs propres chaînes... jusqu'au cynisme, jusqu'à la folie destructrice !

Jean le Baptiste est leur prisonnier, leur victime. Il va être assassiné.
Cependant, lui seul est réellement libre, réellement humain.

Saint Ignace de Loyola, que nous fêtons aujourd'hui, nous a légué de bons outils pour y voir clair en nous et débusquer ce qui enchaîne notre liberté.

 


 

Vendredi 30 juillet 2021

Expert en sciences de la vie

Mt 13, 54-58

 

Jésus ?! C'est un charpentier !

Il n'a pas son doctorat en théologie, ni philosophie !

Il n'a pas lu les oeuvres complètes de Saint Augustin, ni la tome de Saint Thomas d'Aquin !

Il n'a pas fait non plus, les grandes écoles : ENS, ENA, polytechnique ou l'Ecole Centrale !...

Il n'a pas fait médecine, et encore moins de spécialisation en spécialités !

Ce n'est pas un expert en sciences, en économie, en écologie, en sociologie, en développement personnel ... !

Bref ! Il n'y a pas de miracle ! Ce n'est pas de lui qu'on peut attendre une quelconque sagesse !...

... à moins d'avoir soi-même, la sagesse de reconnaître d'où peuvent lui venir sa sagesse et ses miracles.

L'humble et exigent travail de la matière, du bois ; l'enracinement dans un terroir ; l'écoute et l'attention à ceux et ce qui l'entourent...

 


 

Jeudi 29 juillet 2021

Une meilleure nourriture.

Lc 10, 38-42

 

"Nous sommes trois à la maison : mon frère Lazare, ma soeur Marie et moi, Marthe. Nous avons un ami, Jésus qui nous rend volontiers visite.

C'est un prophète. Il attire les foules.
Mais pour nous, il est Jésus, notre ami. Il est à l'aise, ici, et nous aussi avec lui.

L'autre jour, j'étais tellement heureuse de sa visite que je me suis activée pour lui préparer ces bons petits plats dont j'ai le secret, et bien arranger la table afin de lui donner un air de fête.

... Sauf qu'à vouloir trop bien faire, je me suis laissée prendre par les multiples occupations et j'ai stressé !

Alors, comme avec Jésus, il n'y a aucune gêne, j'ai râlé car ma soeur ne foutait rien et j'ai demandé à Jésus de prendre mon parti !

Dans sa réponse, ce qui m'a touchée, c'est qu'il n'y avait aucun reproche. Il m'a simplement rappelé mon désir profond... que j'avais oublié dans l'agitation !

Et le fait que ma générosité avait besoin de se nourrir dans l'accueil et la gratuité afin de pouvoir porter fruit."

 


 

Mercredi 28 juillet 2021

Notre champ (suite)

Mt 13, 44-46

 

Oh, mais c'est que dans ce champ de bonnes et mauvaises herbes mêlées, il y a un trésor caché sous la terre...

Alors, ce qui semble en nous ou dans notre monde, un fatras confus prend sens, car il est habité.
Une puissance secrète lui donne toute sa valeur.

Dans la joie de découvrir ce trésor, nous vendons  tout, sans hésiter, pour acheter ce champ de notre vie, de notre monde. C'est-à-dire que nous cessons de le fuir, de fuir qui nous sommes pour ÊTRE pleinement... tels que nous sommes.... habité(e)s par ce trésor.

Il ne détruit rien en nous. Il l'oriente vers lui.
... et notre vie devient une perle de grand prix.

... el notre monde devient aussi une perle de grand prix...

 


 

Mardi 27 juillet 2021

"dans le champ du monde et du coeur humain" (Ste Claire)

Mt 13 36-43

 

Devant les baies vitrées de notre monastère, nous avons planté des pervenches. Ce sont des plantes qui, m'a-t-on dit, se déploient et, peu à peu, occupent tout l'espace. Donc, pas besoin de désherbages répétés.

Sauf que, en attendant que les pervenches prennent de l'ampleur, les autres "herbes" n'attendent pas leur reste et, les prenant de vitesse, les recouvrent.

Une équipe de jardinier(e)s entreprend de leur donner un peu d'air.

Discerner les "bonnes" herbes, à savoir les pervenches ? arracher tout le reste ?...

Oh, mais ces coquelicots sont si beaux ! et ces fleurs de moutarde !... et celles-ci ? qu'est-ce que c'est ?... dans le doute, laissons-les...

Les chardons, ça, on les arrache, en plus ça pique !... pourtant, en Lorraine, ce sont des plantes qui comptent !...

... bref, les pervenches finissent tout de même par être de nouveau visibles... pour être englouties quelques pluies plus tard...

Serait-ce là, une image de nos vies ?....

Quels sont nos critères pour dire qu'une herbe est bonne ou mauvaise ? Ne sont-elles pas mêlées en nous ?...

... à suivre...

 


 

 

Lundi 26 juillet 2021

Plus, plus, plus...

Mt 13, 31-35

 

L'exemple de la graine de moutarde ou du levain dans la pâte, exprime bien la puissance de la Vie.

C'est impressionnant de voir la nature se déployer davantage à chaque printemps !... ou encore la force de brins d'herbe capables de faire une brèche dans le bitume.
... Et ces cours d'eau que l'on s'est efforcé de canaliser, qui, soudain, se ruent au-delà des obstacles.

Tel est le Royaume des cieux, ce pays d'où nous sommes, notre vraie nature, notre vraie patrie. Il est souvent bien discret, caché à nos yeux mal voyants, il semble bien fragile...

... sa puissance de vie en est d'autant plus réelle, impressionnante !...

 


 

Dimanche 25 juillet 2021

Surcroît

Jn. 6, 1-15

 

Une fois de plus, Jésus est prisonnier de sa compassion naturelle : il voit les foules et il faut les nourrir.

Les disciples ont beau essayé de le raisonner, rien n'y fait : il faut les nourrir sinon il vont défaillir.

Et le miracle se produit, mais pas n'importe comment et pas à la façon d'un magicien. Non, Jésus récolte d'abord ce que les gens ont dans leurs sacs, le fait ramasser puis le redistribue. Ainsi il fait participer les personnes à ce qu'il fait. Et aujourd'hui, c'est pareil : si nous voulons que des choses changent dans notre monde, commençons par retrousser nos propres manches et attendons tout du Seigneur..

Mais le résultat est inattendu : il y a un surcroît. Cela me fait penser à la mesure qui déborde du tablier afin que nous recevions un surcroît de grâce.

Chez Jésus tout est dans le "en plus" et non pas dans le minimum règlementaire.

Jésus donne plus de grâce que ce dont nous avons besoin mais, en même temps, cette grâce ne nous étouffe pas. Il n'y a pas de trop plein, simplement un surcroît.

 


Samedi 24 juillet 2021

Grandir ensemble

Mt. 13, 24-30

 

Parabole du bon grain et de l'ivraie.

Spontanément nous avons envie d'éliminer dès le départ ce qui est mauvais afin de ne pas contaminer ce qui est bon. Et c'est cela qui se fait dans la nature.

Mais, pour l'homme, ce n'est pas un bon calcul nous dit Jésus.

Car aucun homme ne peut être considéré comme mauvais à 100 %, irrécupérable. L'homme, par essence, est bon puisqu'il est à l'image et à la ressemblance de Dieu. "Grâce" au mal, il a perdu sa beauté d'origine. Ce n'est pas une beauté factice, superficielle, qui se voit, mais une beauté tout intérieure que Jésus considère comme présente sous des masques de laideur. Donc laisser tout grandir ensemble afin de ne pas supprimer la beauté en même temps que la laideur. Seul le Père peut être juge de ce qui est bon et de ce qui est mauvais. Alors, faisons lui confiance et confions-nous à sa miséricorde.

 


Vendredi 23 juillet 2021

Emondage fécond

Jn. 15, 1-8

 

Être émondé, cela ne fait plaisir à personne mais parfois, les opérations sont indispensables pour rester en vie ou porter la vie.

En plus d'être émondé, le sarment dont parle Jésus est aussi greffé sur le pied de la vigne. Il faut donc deux opérations : l'une pour enlever les surgeons, l'autre pour que la sève circule.

Et le résultat est foudroyant : "C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits".

Tout le "travail" de Jésus consiste à révéler la gloire du Père. Et qu'est cette gloire ? Pas autre chose que de permettre à chaque homme de porter du fruit, pas n'importe quel fruit, mais son fruit. Il y a donc des milliards de fruits d'hier, d'aujourd'hui et de demain qui sont le reflet de la gloire de Dieu le Père.

 


Jeudi 22 juillet 2021

Larmes de tristesse

Jn. 20 11-18

 

Marie-Madeleine se désole, pleure et même se désespère que le Seigneur qu'elle est venue embaumer a disparu.

Etonnement du lecteur : un corps peut-il disparaitre sans raison ? Qui aurait eu intérêt à faire disparaître ce corps ? On l'a bien dit à plusieurs reprises : ce serait les disciples de Jésus afin de faire croire à une résurrection.

Pourquoi se donner la peine alors de rouler les linges, de dépêcher des anges (ou des faux anges) et de faire apparaître un jardinier qui ne serait que jardinier ?

C'est la voix qui va révéler Jésus. La voix, organe de relation, de communication, d'intimité fidèle. Les deux voix s'accordent et se reconnaissent. La parole est là présente, ressuscitée et les larmes de Marie-Madeleine peuvent être asséchées.

 


Mercredi 21 juillet 2021

Semailles divines

Mt. 13, 1-9

 

Nous connaissons bien l'histoire de ce semeur et de sa générosité. Il n'hésite pas à semer largement, même là où la terre paraît infertile, au cas où... Au cas où quoi ?

Au cas où une miette de terre serait fertile et puisse être fécondée. Tous ont droit à la parole de Dieu. Non seulement ils ont droit, mais ils en ont besoin car c'est cette parole qui va venir les empêcher de se dessécher sur le bord du chemin.

La périphérie ne fait pas peur à Jésus. Alors, n'en ayons pas peur non plus car il est avec nous, toujours. C'est lui qui sème, lui qui espère toujours que l'ivraie peut se transformer en bon grain car rien n'est impossible au Seigneur. Alors, il attend jusqu'à la fin de la moisson.

Qu'elles sont belles les semailles divines i

 


Mardi 20 juillet 2021

Liens familiaux

Mt. 12, 46-50

 

Dans ce court épisode, Jésus ne nous sépare pas de notre famille selon la chair. Au contraire il nous donne une nouvelle famille : celle de son Père "qui est aux cieux".

Alors, pourquoi se plaindre ?

Le préférer à son père, sa mère, etc. ne veut pas dire ne plus aimer, bien au contraire. Cela veut dire qu'en aimant et en se laissant aimer par le Père comme son enfant, nous pourrons aimer encore mieux et plus fort notre famille terrestre. Nous renforçons ainsi nos liens familiaux. Merci Seigneur.

 


Lundi 19 juillet 2021

Gros poisson

Mt. 12, 38-42

 

Aujourd'hui, Jésus nous parle du signe de Jonas et de la baleine. On a toujours cru à une "fable" théologique. Mais l'actualité de ces dernières semaines a montré qu'être avalé et rejeté par une baleine n'était pas une invention poétique et que cela pouvait se produire.

Ainsi donc, un événement extraordinaire, une peur sans comparaison, peut conduire à un changement de vie.

La pandémie actuelle conduit aussi beaucoup de personnes à réfléchir profondément sur le sens de la vie.

Les inondations et autres catastrophes naturelles de ces derniers jours amènent également à se poser la question de l'utilisation dominatrice de la terre.

Alors, soyons des ninivites, tout à fait sensibles et disponibles aux signes de la terre, "mère la terre" comme dirait saint François.

 


 

Dimanche 18 juillet 2021

Le repos du berger

Mc 6, 30-34

 

Jésus, en bon accompagnateur de ses disciples, les incite à aller se reposer après quelques dures journées de travail, fécond ou pas.

Jésus les accompagne dans un lieu désert.

Pas si désert que cela puisqu'il est connu de la foule et que celle-ci les rejoint et même les devance.

Ces foules ont soif, elles attendent d'être nourries et Jésus le comprend bien.

Tant pis pour le repos promis et espéré. Il va les nourrir à sa façon, c'est-à-dire en les instruisant des réalités de son Père et de lui-même, en les guérissant, en les aimant plus que lui-même.

 


Samedi 17 juillet 2021

Serviteur bien-aimé

Mt. 12, 14-22

 

L'opposition et les complots des pharisiens ne font que conforter Jésus dans sa mission de fils de Dieu.

Aujourd'hui, il est le Serviteur de Dieu en qui le Père a mis toute sa confiance.

La guérison des malades qu'il opère révèle sa véritable identité :  fils bien-aimé. Il ne s'en vante pas, il ne s'en sert pas pour sa propre gloire. Il demande aux malades guéris de ne rien dire afin de préserver chacun : les guéris et lui-même. Trop de publicité n'est jamais bon. Et il n'est pas encore arrivé à la fin de sa mission.

L'évangéliste Matthieu nous rappelle que c'était écrit dans le Premier Testament et que Jésus est venu accomplir ces prophéties. Quelles prophéties? garder vivants tous les humbles de la terre afin de les faire entrer les premiers dans son Royaume.

 


Vendredi 16 juillet 2021

Faim de Dieu

Mt. 12,1-8

 

La fin justifie-t-elle les moyens ? ou la faim justifie-t-elle les moyens ?

Voilà ce à quoi sont confrontés Jésus et ses disciples.

Mais, assurément, Jésus ne s'en laisse pas compter par les pharisiens. A aucun moment, il ne dit que la loi est obsolète ; il met en avant que la vie de l'homme est prioritaire et qu'elle est à privilégier.

Il se pose une fois de plus en Messie car il termine en disant : "c'est la miséricorde que je veux et non les sacrifices". Ce "que je veux", nous place bien face à un homme qui est miséricordieux comme le Père est miséricordieux.

Ainsi la faim humaine, bien naturelle, est transformée par Jésus en faim de miséricorde.

 


Jeudi 15 juillet 2021

Fardeau léger

Mt. 11, 28-30

 

Quelle contradiction entre ces deux mots : un fardeau est, par essence, lourd à porter sinon il n'est pas un fardeau. Alors, qu'est-ce que Jésus essaie de nous dire ?

Une chose d'abord : ce n'est pas notre fardeau qui est léger, c'est le sien. C'est pourquoi il nous propose d'échanger nos fardeaux : il prend le nôtre et nous le sien.

Pourquoi son fardeau à lui est-il si léger ?  Tout simplement parce qu'il ne contient qu'une chose, une seule chose essentielle : l'amour. Il n'y a pas à épiloguer plus longtemps : soyons amour à l'image de Jésus et son fardeau deviendra le nôtre, deviendra léger.

 


 

Mercredi 14 juillet 2021

Révélation

Mt. 11, 25-27

 

Quelle est la vraie révélation dont Jésus parle ? Celle par laquelle il nous montre que le Père a choisi les petits au détriment des sages et des savants pour dire qui il est ? ou celle par laquelle il nous explique quel amour intime l'unit au Père ?

Cette révélation, en fait, ce ne sont pas des paroles qui nous la montrent, mais la vie même de Jésus. Cette vie qu'il reçoit du Père "le Père m'a tout remis", Jésus nous la partage jusqu'à faire de nous ses frères, les enfants du même Père. Là est la vraie révélation.

 


Mardi 13 juillet 2021

Miracles et pénitence

Mt. 11, 20-34

 

Il y a beaucoup de violence dans ces paroles de Jésus. Il maudit presque.

Mais en fait, il prévient : que ceux qui ne se sont pas convertis, qui n'ont pas fait pénitence, ne s'étonnent pas d'être traités à l'aune de leurs péchés. Ils avaient reçu la nouvelle du salut et ils n'en ont pas tenu compte.

Les miracles dont ils ont été les témoins, dont ils ont bénéficié n'ont pas changé leurs coeurs. Alors que le miracle n'est pas de la magie, mais le signe de la présence, de l'action d'un Dieu amour. Les coeurs endurcis sont de toujours à toujours, mais la patience et l'amour de Dieu sont aussi de toujours à toujours. Alors, ne désespérons pas de nous-mêmes.

 


Lundi 12 juillet 2021

Le glaive de la paix

Mt. 10,34-11,1

 

Jésus est vraiment la personne la plus paradoxale qui puisse exister.

Il commence par nous dire qu'il n'est pas venu apporter la paix, mais le glaive.

Puis il nous parle d'accueillir l'ami, le prophète comme un don de Dieu.

Enfin, il nous invite à prendre soin de celui qui a soif, faim, etc.

Il semble pourtant que ce ne soit pas avec le glaive que l'on puisse accomplir tout ceci.

Alors ce glaive, à quoi sert-il ?

Peut-être tout simplement à nous séparer de ce qui nous empêcherait d'établir la paix, d'accueillir l'étranger, de vêtir le pauvre ?

 


Dimanche 11 juillet 2021

 

Itinérances estivales

 

Mc 6, 7-13

 

Seulement un équipement pour bien marcher :

des bâtons et des chaussures.

Voilà ce que le disciple missionnaire du Christ peut emporter

tout en étant toujours accompagné d’un condisciple !

Aujourd’hui encore sur les plages des jeunes en mission avec Anuncio

proclament leur foi en l’amour de Dieu à temps et à contre-temps…

à des personnes souvent bien éloignées de l’Eglise !

 

Est-ce que dire Dieu guérit et expulse les démons ?

L’amour de Dieu qui nous brûle touche les cœurs 

uniquement si l’hospitalité pour une rencontre nous est offerte.

Dans ce cas la rencontre improbable ou insolite

donne à notre journée un sursaut d’humanité

parce que nous nous accueillons dans nos identités profondes,

celles où nous sommes ajustés à l’amour de Dieu en nous.  

   


 

 

Samedi10 juillet 2021

Dire en pleine lumière

Mt 10, 24-33

 

Nombreux sont les oiseaux qui habitent notre colline Notre-Dame du Haut.

Nous en voyons tomber à terre et se nourrir puis s’envoler à nouveau.

De temps en temps, la terre reçoit un oiseau mort

que je m’empresse d’ôter du chemin tout en m’émerveillant

de sa beauté si fragile et qui fut si vivante !

Notre Créateur commun, le Père des cieux,

les veut ainsi nous dit l’évangile.

 

Dès lors que nous sommes encore plus précieux que les oiseaux,

nous pouvons confier nos vies à l’amour du Père !

Une vie éternelle nous est promise car par nous,

la Parole de vie vient à la lumière.

Et le Père ne cesse de nous recevoir dans cette lumière,

en dépit de toutes les adversités et persécutions.

 


Vendredi 9 juillet 2021

Passer dans toutes les villes

Mt 10, 16-23

 

Dans tous les pays, des villes s’engagent dans la transition écologique,

chemin pour une collectivité solidaire

et respectueuse de l’environnement.

L’évangile promet la venue du Fils de l’homme

alors qu’on n’a pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël.

Ce pays meurtri, divisé, blessé par une violence endémique

attend sûrement le Fils de l’homme, celui qui donnera

 son Esprit à tous les artisans de justice et de paix sociale et environnementale.

 

S’en remettre à l’Esprit du Seigneur qui nous défend qui soutient la venue de son règne :

une belle œuvre à laquelle tous les chrétiens et les chrétiennes sont appelés

avec comme seule arme et défense, le souffle de la foi, de l’espérance et de la charité.

La transition vers la nouvelle création arrive, le Fils de l’homme va venir.

 


Jeudi 8 juillet 2021

Gratuit

Mt 10, 7-15

 

Ce qui est gratuit ne s’achète pas mais se donne

et en se donnant se multiplie.

C’est le sel de la vie.

Les disciples missionnés n‘ont pas d’argent.

Une paix intérieure, qui leur vient du Seigneur, les habite.

Ils propagent gratuitement

le message de l’évangile qui les fait vivre.

 

Tout ce qui n’est pas donné étant perdu,

ne soyons avares ni de nos salutations, nos sourires, nos gestes d’affection,

ni de nos paroles, celles qui propagent la paix et la joie de l’Evangile.

Nous en serons tout autant les bénéficiaires.

 


Mercredi 7 juillet 2021

 

Un prénom suffit

 

Mt 10, 1-7

 

La parole de Dieu de ce jour donne mission à 12 hommes

d’annoncer sur la route  que le Royaume de Dieu est proche.

Remarquons qu’il n’est pas nécessaire d’être fils  ou frère de …,

de pratiquer  un métier particulier

ni même d’appartenir à un mouvement ou d’avoir des convictions affichées .

En effet pour quatre d’entre les douze, un prénom suffit pour les appeler.

 

Et pour tous les chrétiens et chrétiennes que nous sommes aujourd’hui,

un prénom , celui reçu à notre baptême, suffit pour être appelé

et devenir disciples missionnaires.

 


Mardi 6 juillet 2021

 

Foules désemparées

 

Mt 9, 32-38

 

Les foules d’aujourd’hui manifestent leurs peurs

de « Youth for Climate » à «  Black lives matter ».

Les politiciens cherchent des foules à qui s’adresser.

Seraient-ce des désarrois de foules sans bergers ?

La question reste ouverte.

Que sœur mère terre ou le tissu social

soient en mal de reliance ou de restauration,

la compassion du Christ demeure effective aujourd’hui encore.

A nous de prier pour que des artisans de paix se lèvent

et soient envoyés à cette œuvre :

la moisson du Règne de Dieu.

 


Lundi 5 juillet 2021

 

Discrimination positive

 

Mt 9, 18-26

 

Question de langage inclusif ou de non discrimination ?

Nous assistons, dans l’évangile de ce jour,

à ce qu’on appellerait une discrimination positive.

Pour Jésus toute personne et toute demande est à considérer

et chaque être également important.

Le notable connu de tous ose se prosterner devant Jésus

et intercéder pour sa fille.

Jésus se lève illico pour aller au chevet de l’enfant.

Une femme inconnue discrète et tremblante arrive par derrière

pour toucher le vêtement de Jésus et être guérie de son mal.

Ceci  lui arrive avec en plus une reconnaissance publique de sa guérison.

 

Belle invitation à ne pas faire de différences entre homme ou femme,

connu ou inconnu, malade ou en bonne santé.

Que notre foi en Dieu qui ne fait pas acception de personnes

puisse nous immuniser contre une « cancel culture »

qui efface le droit aux différences assumées dans une égalité foncière.

 


Dimanche 4 juillet 2021

 

Haut potentiel

 

Mc 6, 1-6

 

Aujourd’hui, le monde de l’éducation est très attentif

aux jeunes qui s’ennuient en classe

parce que leur haut potentiel les met en situation difficile :

les cours ne sont pas à leur niveau toujours plus haut que els jeunes de leur âge.

 

Avec anachronisme, nous pourrions dire

que le haut potentiel intellectuel et spirituel de Jésus

dépasse ses concitoyens  tous prêts

à le remettre à sa place : à leur niveau !

 

S’émerveiller des aptitudes d’un proche, de sa réussite après des années

où nous l’avions perdu de vue !

Serait-ce une grâce qui s’obtient  par la bienveillance,

l’ouverture du cœur et de l’esprit,

la volonté de rencontrer et accueillir chacun tel qu’il est ?

Que de merveilles Jésus aurait-il pu accomplir à Nazareth

mais il ne fut pas reçu !

Quelles merveilles de la présence du Ressuscité en ce monde,

sommes nous prêts à accueillir en ce dimanche d’été ?

 


Samedi 3 juillet 2021

 

Voir ou croire ?

 

Jn 20, 24-29

 

L’expression familière « être comme saint Thomas »

s’adresse à des sceptiques invétérés.

D’aucuns pensent être très rationnels

et ne croient que ce qu’ils voient.

S’aperçoivent-ils que souvent nos convictions

influent sur notre manière de voir ?

 

En tout cas, nous pouvons être reconnaissants envers saint Thomas.

Grâce à lui tous les chrétiens des générations

’après le passage de Jésus sur terre sont encouragés dans leur foi par cette béatitude :

«  Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

 

Ainsi donner sa foi au Christ ressuscité peut nous porter à l’espérance

malgré tous les faits et situations inquiétantes de notre monde.

Une nouvelle création gémit en travail d’enfantement

et en tout vivant germe une puissance de résurrection,

celle que le Christ nous promet depuis l’aube pascale.

 


Vendredi 2 juillet 2021

 

Miséricorde inclusive

 

Mt 9, 9-13

 

Inclure tout homme, toute femme, tout enfant dans la fraternité humaine,

tel est le projet de notre civilisation occidentale.

Avec un regard de foi, cette inclusion est valable aussi pour la miséricorde divine !

L’évangile de ce jour nous le rappelle

et nous appelle à vivre nous-mêmes cette miséricorde.

 

Inclure les exclus, les gens de la périphérie,

les réfugiés politiques , économiques, climatiques

qui se massent à nos frontières,

ceux et celles qui aiment différemment :

cette utopie de la fraternité humaine n’a plus le vent en poupe.

 

Pourtant, elle est la seule garante de notre croissance humaine et de notre appartenance à la famille de Dieu.

Alors avançons-nous joyeusement et sans préjugés

vers ce festin des temps nouveaux

où tous et toutes partagent à la même table.

Matthieu le publicain et ses amis nous y attendent en compagnie du Christ.

 


Jeudi 1er juillet 2021

 

Quel pouvoir !

 

Mt 9, 1-8

 

« Les foules rendent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux humains. »

Dans une période électorale voire pré-électorale,

la question du pouvoir des politiques occupe l’espace public.

Dans les temps évangéliques dont la liturgie nous rend compte en ce jour,

l’espace public se remplit d’émerveillement et d’action de grâces .

Deux pouvoirs donnés par Dieu aux hommes…et peut-être aux femmes

sollicitent l’attention :

le pardon des péchés et la libération d’une paralysie.

 

Est-ce pour aujourd’hui aussi ?

Pourquoi ne pas croire et vivre au quotidien,

ce pardon à donner et recevoir,

ces désenfermements qui libèrent la parole, l’action, la vie

dans nos maisons et nos villes ?

Puissions-nous oser les vivre

parce que Dieu les suscite ne nous et autour de nous.

 


 

Mercredi 30 juin 2021

 

Entre humain et animal

 

Mt 8, 28-34

 

Fallait-il libérer les deux humains vivants dans les tombes,

dévorés d’agressivité, aux dépens de tout un troupeau de porcs ?

 

Spontanément, nous répondons oui bien sûr,

n’en déplaise aux défenseurs du bien être animal !

 

Avec une lecture plus symbolique du texte,

nous pouvons nous réjouir de la puissance du Christ

qui nous libère de ces pulsions de mort et d’agressivité

qui peuvent tant meurtrir notre entourage.

Alors, le troupeau de porcs emporté dans les flots

qui nous impressionne tant

devient un avertissement et une invitation

à ne pas laisser ces démons nous maîtriser

mais à les dominer en comptant sur la force du Ressuscité vainqueur du mal !

 


Mardi 29 juin 2021

 

Identifier

 

Mt 16, 13-19

 

Les revendications identitaires font flores dans nos sociétés multiculturelles.

Dans nos démocraties, le droit des minorités est à honorer.

 

La personnalité de Jésus étant à multiples facettes,

selon les aspirations religieuses et les sensibilités de chacun de ses contemporains,

il était Jean le Baptiste, Elie, Jérémie ou l’un des prophètes.

Mais c’est son Père qui l’a vraiment identifié

par la bouche d’un des apôtres :

«  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »

Dès lors, Pierre lui-même devient pierre

sur laquelle le Christ reconnu fonde son Eglise.

 

Comment regarder toutes les personnes qui nous entourent

avec les yeux du Père des cieux ?

Serait-ce en reconnaissant par la foi, en chacun, le fils ou la fille du Père,

notre frère ou notre sœur en Christ ?

Fratelli tutti , l’encyclique du pape François

nous conduit sur le chemin de l’aventure humaine la plus intense :

l’amitié sociale, celle qui fait de nous des frères et des sœurs

et nous oriente vers la vie en abondance.

 


Lundi 28 juin 2021

 

Rive des vivants

 

Mt 8, 18-22

 

Les défunts atteignent l’autre rive de la vie, celle de la résurrection.

Tous les esprits aventureux partent loin,

à la rencontre des autres et du tout Autre.

 

Un scribe avec des velléités de devenir disciple du Christ

veut le suivre partout où il ira.

Où sera-ce ?

Il ne s’agira pas de refuges pour s ‘y blottir, petits nids pour demeurer entre soi,

Ce sera  plutôt un chemin qui va partout, une marche vers la rive des vivants,

dans le dynamisme non des suiveurs mais des acolytes qui accompagnent le Christ.

Avec lui sur la route de la vie nous marchons vers cette autre rive

qui exige l’esprit pèlerin, le détachement face aux relations mortifères

du soupçon, du complot, du retour à un passé révolu.

 


 

 

Dimanche 27 juin 2021

Sagesse1,13-15/2° Cor.8,7-15/Marc 5,21-43

 

DIEU DE VIE

 

« Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir

les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent... »

 

« Un des chefs de synagogue, voyant Jésus, tombe à ses pieds

et le supplie :Ma fille, encore si jeune, est  à la dernière extrémité.

Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive ! »

 

« Ne crains pas ! Crois seulement !... »

Il met tout le monde dehors, sauf le père et la mère.

Il saisit la main de l’enfant et lui dit : Talitha koum !

Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! Aussitôt la jeune fille se leva et se mit

à marcher (elle avait 12 ans).... Ils furent frappés d’une grande stupeur.

Et Jésus leur dit de la faire manger.

 

Dieu est humain. Il aime la vie et fait revivre.

 


Samedi 26 juin 2021

Gen.18,1-20/ Mat. 8 ,5-17

DOUTE ET FOI

 

La foi de croyants ?

« Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,

et à ce moment là, Sara ta femme aura un fils ! »

Or Abraham et Sara étaient très avancés en âge. Sara

se mit à rire en elle même : Est-ce que vraiment j’aurais

un enfant, vieille comme je suis ?

Y a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? »

 

La foi d’un païen ?

Un centurion s’approche de Jésus et le supplie :

« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,

et il souffre terriblement... mais je ne suis pas digne que tu entres

sous mon toit. Dis seulement une parole, et mon serviteur sera

guéri...

 

Jésus fut dans l’admiration : Chez personne en Israël, je n’ai

trouvé une telle foi.

« Que tout se passe pour toi selon ta foi !  Et à l’heure même,

le serviteur fut guéri. »

 

Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place

avec Abraham au festin du Royaume des cieux.

 


Vendredi 25 juin 2021

Gen.17,9-22/ Mat.8,1-4

 

BÉNÉDICTIONS

 

Voici la promesse de Dieu à Abraham ( nouveau nom donné par Dieu)

« Ta femme Sara va t’enfanter un fils,

 tu lui donneras le nom d’Isaac. J’établirai mon

alliance avec lui, comme une alliance éternelle avec sa

descendance après lui.

 Au sujet d’Ismaël, je le bénis,

je le ferai fructifier et se multiplier à l’infini...

Je ferai de lui une grande nation. »

 

Ces paroles de bénédiction demeurent vraies

pour tous les enfants d’Abraham

qu’animent la foi au Dieu unique.

 

Mais demeure vraie aussi la parole :

« Je suis le Dieu-Puissant ; marche en ma présence

et sois parfait. »

 


Jeudi 24 juin 2021

Isaïe 49,1-6/ Actes 13,22-26/ Luc 1,57-66.80

         

NAISSANCE DE SAINT JEAN BAPTISTE

 

« Jean est son nom ! » Voici que son père, Zacharie,

devenu muet à l’annonce de sa naissance, retrouvait

la parole et bénissait Dieu. Dans toute la région, on

racontait ces événements et disait : Que sera donc cet

enfant ? En effet, la main du Seigneur était avec lui.

 

C’est bien lui le Serviteur dont parlait le prophète Isaïe :

« J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur

m’a appelé. J’étais encore dans les entrailles de ma mère

quand il a prononcé mon nom. Il m’a dit :

en toi je manifesterai ma splendeur... »

 

On parle encore de lui aux Actes des apôtres :

« Dieu a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est  Jésus,

dont jean Baptiste a préparé l’avènement en proclamant 

avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple

d’Israël. »

 

C’est bien lui le messager de la grande espérance !

 


Mercredi 23 juin 2021

Genèse 15,1-18/ Mat.7,15-20

 

ALLIANCE VERS L’INCONNU ?

 

« Ne crains pas, Abram, ta récompense sera

très grande... Regarde le ciel et compte les

étoiles, si tu le peux... Telle sera ta descendance. »

Abram eut foi dans le Seigneur, et le Seigneur estima

qu’il était juste. Il conclut une alliance avec Abram :

A ta descendance je donne le pays que voici... »

 

 Et Jésus confirme : « Tout arbre bon donne de beaux

fruits. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits

mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits..

C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

Quels sont aujourd’hui les vrais fils d’Abram ?

 


Mardi 22 juin 2021

Gen.13,2-18/Mat.7,6-14

 

LE BON CHOIX ?

 

Abram dit à Loth, son neveu qui l’accompagnait :

« Surtout, qu’il n’y ait pas de querelle entre toi et moi,

entre tes bergers et les miens, car nous sommes frères.

N’as-tu pas tout le pays devant toi ? Si tu vas à gauche,

j’irai à droite, et si tu vas à droite, j’irai à gauche. »

Loth choisit pour lui toute la région du Jourdain (bien

irriguée) et partit vers l’est. Abram habita le pays de

Canaan. Et Dieu lui dit : « :Parcours le pays de long en

large, c’est à toi que je vais le donner ! »

Aux chênes de Mambré, Abram bâtit un autel au Seigneur.

 

Ce deuxième choix est très important, et rejoint ce

que dira Jésus plus tard :

« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent

pour vous, faites-le pour eux, vous aussi. Voilà ce

que disent la Loi et les Prophètes.

Entrez par la porte étroite. Il est large, le chemin qui

conduit à la perdition, et ils sont nombreux, ceux qui

s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré

le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux,

ceux qui le trouvent. »

 

Quels sont nos choix ?

 


Lundi 21 juin 2021

Genèse 12,1-9/ Mat.7,1-5

 

ÉCOUTER ET VOIR CLAIR

 

Nous voici avec Abram, l’appel de Dieu et sa promesse :

« Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et

va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande

nation. Je te bénirai et tu deviendras une bénédiction. En toi

seront bénies toutes les familles de la terre. »

Et Abram s’en alla... et devint le père des croyants ;

« De campement en campement, il alla vers le Néguev. »

 

Abram avait donné sa foi, et vu clair.

Jésus nous invite à cette démarche :

« Enlève la poutre de ton œil, alors tu verras clair

pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

 


Dimanche 20 juin 2021

Job 38,1.8-11/2° Cor 5, 14-17/Marc 4, 35-41

 

QUELLE AUTRE RIVE ?

 

Job découvre la puissance du créateur sur la mer...

 

Les disciples de Jésus essuient une violente tempête

sur le lac. Ils crient, et Jésus dort.

Réveillé, il menace le vent et la mer, et il se fait un grand calme.

Mais il ajoute aussi :

 «Pourquoi êtes-vous si craintifs ?  N’avez-vous pas encore la foi ? »

« Passons sur l’autre rive, avait-il dit ! »

 

Paul semble avoir compris cette injonction quand il écrit :

 

« Le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient

plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est

mort et ressuscité pour eux. Désormais, nous ne regardons

plus personne d’une manière simplement humaine... 

Si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle ! »

 

Quel programme !

 


Samedi 19 juin 2021

2° Cor. 12,1-10/ Mat. 6, 24-34

 

TRÉSORS DU CIEL

 

Paul poursuit ses énumérations :

« J’en viendrai aux visions et aux révélations reçues du

Seigneur... D’un tel homme, je peux me vanter, mais pour

moi-même je ne me vanterai que de mes faiblesses. Je mettrai

ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ

fasse en moi sa demeure. »

 

« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur », avait dit le Seigneur. 

Le vrai trésor, c’est le Christ !

 

Et Il nous redit aujourd’hui : «  Nul ne peut servir deux maîtres. »

 

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste

vous sera donné par surcroît... A chaque jour suffit sa peine. »

 

Trésor du cœur !

 


Vendredi 18 juin 2021

2° Cor.11,18-30/ Mat.6,19-23

 

TRÉSORS DE LA TERRE

 

Écoutons Jésus nous dire :

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre,

mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où

il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas

de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là

où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »

 

L’apôtre Paul a une belle expérience de la terre :

Fatigues, prisons, coups, dangers de mort, naufrages,

dangers de toutes sortes : fleuves, bandits, frères de race,

païens, villes, déserts, mers, faux frères... manque de sommeil,

faim, froid, manque de vêtements, et surtout le souci de toutes

les Églises.

Mais aussi : Hébreu, Israélite, descendant d’Abraham, Ministre

du Christ...

 

Que pensons-nous de ces trésors de la terre ?

 


Jeudi 17 juin 2021

2° Cor.11,1-11/ Mat.6,7-15

 

SIMPLICITÉ

 

Jésus insiste à nouveau auprès de ses disciples sur la sobriété

dans la prière : « ne rabâchez pas comme les païens... »

et sur la confiance : « votre Père sait de quoi vous avez besoin,

avant même que vous l’ayez demandé.

Vous donc, priez ainsi : Notre Père.... »

 

L’apôtre Paul, quant à lui, se débat dans les difficultés :

« J’ai bien peur que votre intelligence se corrompe en perdant

la simplicité et la pureté qu’il faut avoir à l’égard du Christ !

Si le premier venu vous annonce un autre Jésus... si vous recevez

un esprit différent... ou un Évangile différent de celui que vous

avez accueilli, vous le supportez fort bien ! »

 

Et Paul de se défendre d’avoir jamais pesé sur sa communauté.

« Je vous ai annoncé l’évangile de Dieu gratuitement ! »

là est son motif de fierté et sa liberté.

 


 

Mercredi 16 juin 2021

2° Cor.9,6-11/Mat.6.1-6.16-18

 

DISCRÉTION

 

« Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur,

sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui

donne joyeusement. et Dieu est assez puissant pour vous

donner toute grâce en abondance... de quoi faire toute

sorte de bien. »

 

Cet appel de Paul à la générosité confiante est à compléter

par les conseils de Jésus : « ce que vous faites pour devenir

des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour

vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense

pour vous auprès de votre Père.... Quand tu fais l’aumône...

Quand tu pries... Quand tu jeûnes...

Ton Père qui voit dans le secret te le rendra ! »

 


Mardi 15 juin 2021

2° Cor. 8,1-9/Mat.5, 43-48

 

AU-DELÀ DE TOUT

 

Paul admire les Églises de Macédoine : « dans les multiples

détresses qui les mettaient à l’épreuve, l’abondance de leur

joie et leur extrême pauvreté ont débordé en trésors de

générosité... Qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux ! »!

Pourquoi ?

« Notre Seigneur Jésus Christ, lui qui est riche, il s’est fait pauvre

à cause de vous, pour que vous deveniez riche par sa pauvreté. »

 

Cette pauvreté par amour l’incite à aller plus loin encore :

« Aimes vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent,

afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car

il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait

tomber la pluie sur les justes et les injustes. Vous serez parfaits

comme votre Père céleste et parfait. »

 

Exigence impossible, excessive, si elle n’était de Dieu !

Et s’il ne la rendait possible en nous.

 


Lundi 14 juin 2021

2° Cor ;§,1-10/Mat. 5,38-42

 

MOURANTS ET BIEN VIVANTS

 

Jésus, sur la montagne, lance son message percutant :

Résister au méchant en donnant plus qu’on ne doit, surtout

devant l’insulte, l’injustice, , le vol, la demande exagérée...

Aller au-delà du réflexe : « œil pour œil, dent pour dent ! »

 

St Paul va dans le même sens : « en tant que coopérateurs

de Dieu, nous vous exhortons à ne pas laisser sans effet

la grâce reçue de Dieu... par beaucoup d’endurance à travers

toutes les difficultés, par la chasteté, la connaissance, la

patience, la bonté, la sainteté de l’esprit et la sincérité de

l’amour, par une parole de vérité, une puissance qui vient

de Dieu... »

La vie de l’apôtre est paradoxale, pleine de contrastes étonnants.

Dans la gloire et le mépris,  dans la mauvaise et la bonne réputation,

ne nous laissons pas abattre.

C’est le chemin des fils et des envoyés de Dieu.

 


 

 

Dimanche 13 juin 2021

Ca pousse !

Mc. 4, 26-34

 

Oui, ça pousse, soit de nuit, soit de jour, mais ça pousse.

On passe de la graine qui pousse toute seule à celle, la plus petite, qui devient un grand arbre pour abriter les oiseaux.

Mais pour que cela pousse, il faut un semeur. Qui est le semeur ? On répondra spontanément à cette question : c'est le Christ. Cela est vrai, mais la réponse n'est pas complète. Le Christ, sans nous ne peut rien faire, c'est le sens de l'incarnation. Il s'est approprié l'humanité de la personne pour que l'être humain soit divinisé. Mais il ne réduit pas cet être humain à un pion. Non, il lui donne une tâche, une tâche de vrai collaborateur: celle de prendre sa part de travail avec lui.

Ainsi, si nous voulons que cela pousse, ne ménageons pas nos efforts et donnons-nous la peine du jardinier, de l'agriculteur, etc.

Et disons merci au Seigneur de s'adjoindre nos services.

 


Samedi 12 juin 2021

Le coeur en mémoire

Lc 2, 41-51

 

Au cours d'un pèlerinage, Jésus ne suit pas ses parents qui s'inquiètent et retournent sur leurs pas. Ils le trouvent en train d'enseigner les docteurs de la loi en théologien patenté. Et pourtant, il n'a que douze ans et aussi pourtant ces docteurs l'écoutent avec avidité.

Mais cette science n'empêche Marie et Joseph de reprocher à Jésus sa désinvolture. A son tour, il ne se laisse pas impressionner et répond qu'ils est aux affaires de son père. Pourtant, il repartira avec ses parents comme un enfant bien sage et bien obéissant.

Et Marie garde en son coeur tous ces événements : garder en son coeur, pour elle une nourriture au jour le jour tant dans les grands moments de bonheur qu'aux jours d'angoisse et de tristesse. Quelle délicatesse de la part de Dieu que de lui donner, que de nous donner cette nourriture. A nous de savoir en prendre soin.

 


Vendredi 11 juin 2021

Le sang et l'eau

Jn. 19, 31-37

 

Pour s'assurer que Jésus est bien mort, un soldat lui perce le côté d'où jaillissent le sang et l'eau.

On a coutume de représenter ce coup de lance dans le côté droit de Jésus afin de garder l'intégrité de son coeur. Peu importe la réalité historique. Ce qui est essentiel c'est ce que cela signifie : le coeur de Jésus n'a pas été diminué ou atteint par sa mort et qu'il continue à battre pour les hommes. Cela répond à ce que Jésus nous dit ailleurs dans l'évangile : "Je suis avec vous jusqu'à la fin des temps". Oui, son coeur battra pour l'humanité dans son ensemble, quoi qu'il arrive jusqu'à ce que chacun puisse dire avec Thomas : "Mon Seigneur et mon Dieu".

 


Jeudi 10 juin 2021

Offrande et pardon

Mt. 5, 20-26

 

La réconciliation que demande Jésus est bien exigeante. "Si tu te souviens d'un grief que ton frère a contre toi", va d'abord te réconcilier avant de venir présenter ton offrande. C'est dire qu'aux yeux de Jésus, la réconciliation est plus importante que l'offrande. Combien de fois nous entendons "je te pardonne dans le Christ", ou "je t'aime dans le Christ". Et bien, ce n'est pas ce que nous demande Jésus. Il nous demande d'aimer en vérité, de l'aimer parce qu'il est mon frère, de croire en lui et de le croire capable de me pardonner, de le croire capable d'aimer. La prière n'est pas un substitut du pardon. D'abord pardonner ou être pardonné et ensuite prier, prier pour rendre grâce pour ce pardon qui a pu se réaliser.

 


Mercredi 9 juin 2021

Iota divin

Mt. 5,17-19

 

Un iota, ce n'est vraiment pas grand chose. Et il peut sauter sans que l'on s'en aperçoive. Et bien non, il ne peut pas disparaître car Jésus est venu accomplir la loi et non l'abolir. Ce qui dit l'importance de la Loi, non seulement pour les juifs mais pour Jésus. Mais la signification en profondeur est aussi très motivante : il n'y a pas de rupture entre la loi juive, la loi de Moïse, et la loi d'amour que Jésus est venu instaurer ou restaurer.

Et cette petite péricope se termine sur une promesse de Jésus qui en dit très long sur son désir d'amener à son Père tous les hommes : "celui-là sera tenu grand dans le Royaume des cieux. Ainsi le iota divin est celui qui nous mène directement au Père.

 


 

Mardi 8 juin 2021

Sel et/ou lumière

Mt. 5, 13-16

 

A la suite des Béatitudes, le Seigneur nous invite à devenir, ou rester, sel et lumière;

Je pense que nous n'avons pas le choix : il nous faut être les deux, en alternance selon les circonstances, selon les besoins.

C'est une belle, très belle aventure que le Seigneur nous propose; ne rtons pas l'occasion de répondre à son appel et donnons du goût et de la lumière à notre vie de foi, à notre christianisme.

 

 

 


Lundi 7 juin 2021

Au bonheur de Dieu

Mt. 5, 1-12

 

Nous revoici dans ce que l'Eglise appelle "le temps ordinaire". Mais pour nous introduire à cet ordinaire, l'Eglise choisit un texte "extraordinaire", celui des Béatitudes.

On pourrait croire qu'on les connaît par coeur, et c'est sans doute vrai.

Mais le "par coeur" n'implique pas obligatoirement une lecture recommencée. Au contraire,  ces paroles de Dieu nous parle au coeur chaque jour à frais nouveau.

Personnellement, ma méditation va à la dernière béatitude : "heureux  les persécutés pour la justice car le Royaume des cieux est à eux". Non pas que je désire être persécutée, bien au contraire. C'est le mot justice qui me touche. Ce qui est juste, à mes yeux, est ce qui répond aux besoins et fait du bien. Justice et égalité n'ont rien à voir ensemble, alors qu'on a parfois tendance à les juxtaposer.

Et c'est cette justice qui est le bonheur que Dieu nous promet en nous proposant son Royaume. Merci Seigneur.

 


 

Dimanche 6 juin 2021

Mangez et buvez

Mc. 14, 12-26

 

Fête du Corps et du Sang du Christ. Autrefois, on appelait cette fête "Fête Dieu". "Fête Dieu" c'était un beau nom pour louer le Seigneur de s'être donné entièrement pour tous, les hommes d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

Et pour mieux nous faire comprendre la réalité de ce sacrement qui nous est offert, le Seigneur nous dit "prenez et mangez, prenez et buvez" et "faites ceci en mémoire de moi".  Ainsi la communion au corps et au sang du Christ fait de nous des fils et filles de Dieu, comme saint Irénée l'a dit de façon très forte : "Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu", non pas se mette à la place de Dieu (ce serait le péché des origines) mais pour que l'homme puisse avoir une part entière, en plénitude à la divinité de Dieu.

Nous n'en avons sans doute pas toujours conscience, mais dans la communion au corps et au sang du Christ, c'est d'abord le Christ qui vient communier à notre humanité afin que nous communions à sa divinité.

 


Samedi 5 juin 2021

Facettes ou piécettes

Mc. 12, 38-44

 

Jésus est toujours dans le temple. Sans doute prie-t-il ? Mais aussi il est attentif à ce qui s'y passe parce que c'est une maison de prière, la maison de son Père.

Il est attentif parce que son Père n'attend pas des courbettes, des franges en or ou des démonstrations de richesses et de puissance. Et son attention est attirée par ce qui est presque invisible : une vieille veuve. On peut penser qu'elle rase les murs, à presque s'y confondre. Elle met dans le trésor une pièce qui sans doute de fait pas de bruit. Tout est là pour qu'on ne la remarque pas.

Jésus, lui, la remarque parce qu'il est d'abord venu pour elle et ses semblables et non pour ceux qui n'ont pas besoin de Dieu. Ou plutôt qui ont choisi comme Dieu le pouvoir et la domination.

Ce n'est pas tant l'argent qui est important c'est la prière qui accompagne ce don : "Seigneur, sans toi je ne peux rien, je ne suis rien et je suis heureuse de m'abandonner à toi. Merci."

 


Vendredi 4 juin 2021

Joie de la Parole

Mc. 12, 35-37

 

La dernière phrase de l'évangile de ce jour est : "et le peuple l'écoutait avec plaisir".

Cette simple parole souffle beaucoup d'air frais et pur dans mon coeur. Ce n'est pas souvent que l'on dit qu'écouter la parole de Dieu est un plaisir.

Bien souvent, on la reçoit comme une contrainte moralisatrice.

Et bien non, aujourd'hui, Jésus fait plaisir à son auditoire par sa parole.

Que dit-il de si particulier ?

Simplement que le Christ, le Messie est fils de David, mais pas seulement. Il est d'abord fils de Dieu.

Et nous comprenons mieux que les gens assemblés pour l'écouter soient remplis de joie : recevoir en direct la parole de Dieu par son Fils, quoi de mieux.

Merci Seigneur pour tous ceux qui nous ont transmis le Christ, ton Fils, ta Parole.

 


Jeudi 3 juin 2021

Chemin de vie

Mc. 12, 28-34

 

Ecouter le Seigneur notre Dieu et aimer le prochain comme nous-même, voilà ce que le Seigneur nous propose comme chemin de vie.

Cela semble simple comme feuille de route.

Est-ce si simple ?

D'abord, l'écoute. Comment écoutons-nous ceux qui nous entourent et que nous voyons? Alors, écouter Dieu que nous ne voyons pas, c'est une gageure.

Puis aimer son prochain comme soi-même. Là aussi, avons-nous assez de foi pour nous aimer à la façon dont Dieu nous aime? Car si nous ne nous aimons pas comme Dieu nous aime, comment pouvons-nous aimer ceux qui ne nous aime pas?

Sur notre chemin de vie, il y a deux balises : l'écoute et l'amour. Qui dit mieux?

 


Mercredi 2 juin 2021

Dieu des vivants

Mc. 12, 18-27

 

Une fois de plus, les "grands" du monde juif essaient de coincer Jésus sur sa doctrine.

Ils prennent un exemple tout à fait fallacieux d'une femme qui épouse sept frères les uns après les autres pour assurer une descendance. Et, pas de descendance !

Alors, de qui sera-t-elle l'épouse  à la résurrection ?

La réponse de Jésus ne se fait pas attendre : la résurrection n'est pas une réincarnation ni une réanimation de cadavre. Il n'y a donc pas de question à se poser sur les relations conjugales.

Par contre, Jésus s'appuie sur les Ecritures et sur la parole même de Dieu : "Je suis le Dieu des vivants". Ainsi, dans la vie éternelle, il n'y a que des vivants. Est-il vraiment nécessaire de s'interroger sur la forme que prendra la résurrection ? Elle est promise. Elle aura lieu et cela suffit.

 


Mardi 1er juin 2021

Ruses déjouées

Mc. 12, 13-17

 

"La fin justifie les moyens"

Et bien non, Jésus considère que la fin ne justifie pas les moyens et il déjoue les ruses des pharisiens qui cherchent à le faire disparaître. En effet Jésus les contrarie fortement en remettant à sa place chacun : Dieu avant Mamon, les hommes avant le pouvoir.

Mais, à aucun moment Jésus ne veut détruire la religion, la gouvernance, etc. Simplement il rappelle que l'autorité et l'argent sont au service du peuple et sont à partager. Non pas l'inverse.

Ainsi les pharisiens n'ont plus, pour l'instant, d'argument contre Jésus.

 


Lundi 31 mai 2021

Rencontres

Lc. 1, 39-56

 

Deux femmes, enceintes, deux cousines heureuses de leur état. Voilà la scène d'aujourd'hui.

La plus jeune court aider la plus âgée. Première rencontre.

Les deux enfants à naître se reconnaissent. Deuxième rencontre.

L'Esprit inspire à Marie un chant de louange. Troisième rencontre.

 

La fête de la Visitation, c'est cela : une succession de rencontres qui se traduisent par la joie, le bonheur, la compassion, l'entraide, l'amitié familiale, l'amour de Dieu et pour Dieu.

 

Merci, Seigneur, pour la fête de la Visitation.

 


Dimanche 30 mai 2021

Bonheur et longue vie sur la terre

Mt 28, 16-20

 

En envoyant les disciples par toute la terre, Jésus leur demande de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
La Trinité est au coeur de la création, au coeur de la vie.
Elle est une ouverture à la dualité, tel l'enfant surgissant au sein du couple.

Elle est une communion dans la diversité où chaque être est unique dans l'inter-dépendance.

Elle est une complémentarité, une interaction féconde.

Elle est le mouvement incessant de la vie, la créativité audacieuse.
Elle est accueil et offrande,

Respiration...

Elle est notre Maison, notre famille...

 


 

Samedi 29 mai 2021

Question claire !

Mc 11, 27-33

 

Les grands prêtres et les anciens interrogent Jésus.
Il a le chic pour percevoir les faux-semblants et nous mettre face à la vérité de ce qui nous habite.

Non pas pour le plaisir de nous mettre en défaut !

Mais parce que faire la clarté en soi est un chemin de liberté.

Nous pouvons, comme ces anciens, être esclaves de nos peurs et nous enferrer un peu plus dans le mensonge et le calcul.

Et dans ce cas, Jésus ne répond pas à nos questions. Il ne peut pas. Car elles sont fausses et bloquent tout dialogue.

Nous pouvons aussi faire le choix de rechercher la sagesse et de l'accueillir.

 


 

Vendredi 28 mai 2021

Caverne de bandits ?

Mc 11, 11-25

 

On a parfois du mal à supporter les critiques faites à l'Eglise et à ses membres.
Mais, franchement, Jésus ne mâchait pas ses mots ! Puisqu'il disait que le Temple avait été transformé en "caverne de bandits" !

Rien que ça !...

Quand l'Eglise reçoit de semblables critiques, peut-être, qu'après tout, c'est Jésus lui-même qui nous interpelle !

Non pour nous culpabiliser ou nous faire abandonner l'Eglise ! (Puisque c'est par elle et à travers elle, que nous recevons sa Parole, malgré tout !)

Ces critiques, parfois virulentes, sont à recevoir comme des électrochocs pour revenir aux fondements de notre Foi !

Une Foi à déplacer les montagnes !... et les cavernes de Bandits !...

afin d'éviter de nous dessécher !...

 


 

Jeudi 27 mai 2021

Qu'est-ce que voir ?

Mc 10, 46b-52

 

Elle est merveilleuse, cette histoire entre Jésus et l'aveugle Bartimée !

Nous sommes parfois, comme cet homme, aveugle, mendiant, assis à terre, au bord du chemin... à la marge...

Jésus est entouré d'une foule nombreuse. On aime bien quand il y a du monde dans les rassemblements d'Eglise ou d'ailleurs ! On le considère comme un critère infaillible de succès !...

Bartimée a l'audace de mettre un grain de sable dans ce rouage ! Ca fait tache ! On veut le faire taire ! Comme dans nos villes, on cherche par tous les moyens, à éloigner les clochards, les marginaux, les migrants des espaces publics !

Le succès ne rend pas Jésus aveugle. Il reste attentif à ceux qui sont en dehors, aux périphéries... et il appelle l'homme à entrer dans cette communauté humaine, en étant proche de lui.

Il ne lui dit pas :" attends, voilà ce que j'ai décidé pour toi. C'est pour ton bien !"

Non, son appel éveille en lui l'énergie pour se lever, bondir, courir vers lui. Et suscite son propre désir, sa responsabilité, sa capacité de choisir, une foi en lui-même assez puissante pour reprendre sa vie en main. Retrouvant la vue, il "voit" que le chemin est de suivre Jésus.

 


 

 

Mercredi 26 mai 2021

Voici que nous montons

Mc 10, 32-45

 

Comme nous avons du mal à croire à l'Evangile !

à croire à cette Bonne Nouvelle que Jésus nous apporte !...
A savoir que ce n'est pas le pouvoir, la puissance, la compétition qui peuvent nous rendre heureux et libre !

C'est le service !

Là est la vraie grandeur !

Là est la vraie liberté !

Si nous sommes dans cette quête incessante d'honneur, de reconnaissance, de pouvoir... nous ne serons jamais satisfaits, toujours dans la frustration !

De plus, en suscitant la jalousie, la rivalité de nos pairs, nous coupons toute relation avec eux !

Nous nous retrouvons isolés !

Tandis que le service cultive le lien.
Et produit la paix en nous-même et autour de nous.

 


 

Mardi 25 mai 2021

Plus, plus, plus...

Mc 10, 28-31

 

Avec la Pentecôte, nous sommes entrés dans le temps de l'Eglise.

L'Esprit souffle pour que nous sortions, que nous allions à la rencontre des autres.
Nous avons l'habitude de rester bien au chaud chez nous avec nos proches, ceux et celles qui pensent comme nous, qui ont la même culture.

Même sur les réseaux sociaux, les algorithmes nous orientent vers ceux qui nous ressemblent, et nous nous sentons confortés, sécurisés.

Et voilà que l'Esprit Saint nous envoie aux quatre vents.
Il nous appelle à dépasser toutes frontières de peuples, d'opinions politiques ou religieuses, de cultures, de milieux sociaux...

Ces rencontres peuvent être rudes, éprouvantes parfois, mais tellement enrichissantes, nous ouvrant à d'autres horizons.
Elles nous amèneront à bâtir ensemble, dans la force de l'Esprit, la communauté humaine, une Eglise réellement universelle.

 


 

Lundi 24 mai 2021

N'aie pas peur

Jn 19, 25-34

 

Dans le jardin de La Genèse, Adam s'était caché. Il avait peur car il était nu.

Il avait peur de Dieu !.... Quelle douleur !...

Et Dieu le cherchait avec ardeur.

Et, tout au long de la bible, Dieu n'a cessé de chercher l'Homme nu, et de l'appeler :"Où es-tu ?"

... jusqu'à se montrer lui-même en Jésus nu sur la croix.

Non seulement, il ne s'est pas caché, mais Jésus a été exposé nu.

Marie était là...

Alors Jésus lui a confié les hommes dans leur nudité afin qu'elle veille sur eux, qu'elle les entoure de sa tendresse...

et  qu'ils n'aient plus peur de Dieu,

plus peur d'eux-mêmes

et qu'ils deviennent une communauté, une Eglise.

 


 

Dimanche 23 mai 2021

A l'école !

Jn 15, 26-27; 16, 12-15

 

Jésus respecte notre rythme. Il sait que nous ne pouvons tout porter. Il révèle son message progressivement, de façon adaptée.
Il s'en remet à l'Esprit pour nous conduire pas à pas, vers la vérité toute entière.

Cela ne l'empêche pas de compter sur nous dès maintenant pour transmettre ce que nous recevons de lui.

Ne nous inquiétons donc pas si nous ne nous sentons pas sûrs de nous. Soyons patients envers nous-même. Ne croyons pas non plus que nous savons tout.

Continuons à marcher, le coeur ouvert à l'Esprit.

Soyons toujours curieux de ce qu'il veut nous apprendre.

Ayons les mêmes dispositions à l'égard de ceux et celles que nous rencontrons, dans l'assurance qu'eux aussi sont conduits et enseignés par l'Esprit.

 


 

Samedi 22 mai 2021

Que t'importe ?!

Jn 21, 20-25

 

Nous sommes bien trop souvent tentés de regarder les autres dans un esprit de comparaison, de jugement.
C'est normal car nous sommes remplis de peurs, et l'étrangeté de l'autre nous déstabilise et, du coup, nous semble menaçante.
Heureusement, Jésus nous offre un remède : "Que t'importe ? Toi suis-moi !"

Si nous suivons lui et lui seul, alors nous n'aurons plus peur ! Nous aurons l'audace de suivre notre propre chemin librement.
L'Evangile de ce jour se termine en disant :" que Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses et s'il fallait écrire chacune d'elles, le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l'on écrirait."

Dès lors, ce sont nous les livres qui racontent ce que Jésus a fait.
Autant d'êtres humains, autant de livres divers !...

Chacun, chacune de nous est un Evangile.

 


 

Vendredi 21 mai 2021

Fondation

Jn 21, 15-19

 

"M'aimes-tu ?"

Trois fois, Jésus pose cette question à Pierre ! C'est le fondement de la mission.
Tout au long de notre vie, il ne cesse de nous poser cette question. On peut avoir répondu "oui, je t'aime" au début.

Mais, après, il est si facile de se laisser prendre par les choses à faire... et la mission devient alors gestion administrative.

Il est si tentant aussi de recentrer cette mission sur notre ego... et on en connaît les dérives...

Plus nos responsabilités dans l'Eglise ou la société sont grandes, plus le risque est grand.
Le seul antidote est d'être sans cesse à l'écoute de cette question de Jésus :"M'aimes-tu ?"

Oser prendre du temps gratuit avec lui. Relire, avec du recul, nos paroles et nos actes pour vérifier qu'ils sont notre réponse :"Tu sais bien que je t'aime."

 


 

Jeudi 20 mai 2021

Comme un orchestre

Jn 17, 20-26

 

Les deux lectures de ce jour apparaissent contradictoires : alors que Jésus insiste sur l'unité, Paul provoque la division !...

... ou plutôt il révèle que l'unité de ses accusateurs est factice, pour la bonne raison qu'elle est construite contre lui ! Rien de tel pour rapprocher des ennemis que lorsqu'ils se trouvent un bouc émissaire commun !

Ce n'est pas pour cette soi-disant unité, celle qui consiste à faire taire les voix discordantes, que Jésus prie. C'est pour que nous soyons un "comme" le Père et lui font un. A savoir Un dans l'Esprit. L'Esprit d'amour, de vie, de communion.

L'unité qui met en valeur chaque personne dans son originalité.

L'unité dans laquelle chacun, chacune joue sa partition unique et irremplaçable, en accord avec les autres et l'ensemble.

L'Esprit suscite, recueille chaque voix et les rassemble dans l'Unité d'un concert grandiose.

 


 

Mercredi 19 mai 2021

Panneau indicateur

Jn 17, 11b-19

 

"J'ai veillé sur chacun d'eux afin qu'aucun ne se perde"

"Sanctifie-les dans la vérité"

En rapprochant ces deux paroles de Jésus avec la fête de Saint Yves, patron des avocats, nous pouvons en recevoir un éclairage dans la façon d'exercer la justice.

Tous ceux et celles qui ont un rôle dans ce domaine, sont en recherche de la vérité.Il leur est nécessaire de voir au-delà des apparences, des certitudes, des apriori.

Cette vérité n'a de sens que si elle est recherchée dans le but "qu'aucun ne se perde", ni les victimes, ni les coupables, ni les juges.

A mon échelle également, Saint Yves m'apprend à avoir sur autrui une attitude de veilleur et non de condamnation, afin que nous soyons sauvés, lui et moi.

 


 

Mardi 18 mai 2021

Recherchons la gloire !

Jn 17, 1-11a

 

Jésus demande au Père de le glorifier. Il recherche donc la gloire !

Mais au fond, que signifie ce mot ? La gloire, c'est ce qui a du poids. Accorder la gloire à quelqu'un, c'est reconnaître le poids de ce qu'il est, de ce qu'il vit, de ce qu'il fait. Et Jésus met ce terme en corrélation avec la vie éternelle.

La gloire a une dimension d'éternité. Elle est en profonde consonance avec la Vie.

On comprends bien que la gloire que nous recherchons dans nos sociétés est totalement dénaturée ! C'est une gloire de décors de films ! en carton pâte !... Non seulement, elle est détournée et vidée de son contenu, mais elle a une précarité vertigineuse !

Voyons ! soyons ambitieux ! Recherchons la gloire ! Celle que nous pouvons recevoir en rendant témoignage à l'évangile. Notre vie a, dès lors, un poids inouï...

 


 

Lundi 17 mai 2021

La force de la Vie

Jn 16, 29-33

 

Parfois, il nous semble que le monde est de plus en plus pris dans un tourbillon de folie qui l'entraîne toujours plus loin ! La tête nous en tourne !... On n'a plus de mots tant l'effroi nous saisit !...

Folie de l'agressivité verbale et guerrière qui ne connaît plus de limites, de freins !... Folie de notre course aux chiffres... à n'importe quel prix !... N'aurions-nous face aux tragédies des êtres humains et de toute la création, comme unique réponse que de faire les autruches en nous enfermant dans le déni, dans nos petits conforts étriqués et à court-termes ?!...qui ne font qu'accélérer ces tragédies !...

Tout cela nous dépasse ! C'est pourquoi, il nous faut résolument nous tourner vers Celui-là seul qui peut nous sauver. Si nous voulons plonger dans une folie, que ce soit celle de l'espérance, seule capable de nous sortir de cette course mortifère !...

"Courage ! Je suis vainqueur du monde !"

Plongeons-nous dans l'Esprit de vérité et de vie !...

 


 

   
 
Dernière modification : 01/10/2022