MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

 

St Matthieu

 

  Évangéliste saint Matthieu, bréviaire de sainte Colette

 


Mercredi 28 juin 2017

Fruits et saveurs

Mt 7, 15-20

 

Dans un monde ne quête d’une vision porteuse d’avenir,

la tendance est à la recherche de prophètes

qui puissent guider nos aspirations les plus profondes.

 

L’évangile nous offre en ce jour un critère pour discerner

entre les vrais et les faux prophètes.

Ne soyons pas trop crédules :

Les faux prophètes sont doux au-dehors

et loups voraces au-dedans.

Nous pourrons distinguer les vrais des faux,

discerner entre le bon , le beau et le mauvais,

à partir des fruits à long terme

que leurs discours, leurs vies, produisent.

 

Voici l’éloge du temps qui passe,

qui fait porter fruits aux arbres,

qui donne fécondité à nos vies enracinées

dans l’évangile, le bon, le beau, le vrai.

 


Mardi 27 juin 2017

Au détour du chemin d’évangile

Mt 7, 6. 12-14

 

Toujours tout droit, sans dénivellé et à plusieurs voies,

Voilà la route qui mène à la perdition.

Le chemin resserré qui mène à la vie,

voilà le sentier de traverse de l’évangile :

un petit sentier dans la forêt, un petit chemin de campagne

ne craint pas les détours.

 

Pourquoi ces détours ?

Comme les scouts l’apprennent, pour faire leur Bonne Action ?

En tout cas, pour les temps d’arrêt à nos périphéries,

Pour aller à la rencontre de l’autre et

« faire pour lui ce que nous voudrions que les autres fassent pour nous ».

 

Et si au détour du chemin, nous rencontrons des chiens ou des pourceaux,

pas la peine de leur « prêcher l’évangile »,

toutes ces créatures de Dieu font sa volonté

en vivant ce pour quoi elles furent créées.

 


Lundi 26 juin 2017

Un regard coupe ou flèche ?

Mt 7, 1-5

 

Avec la paille et la poutre,

Jésus cible dans cet évangile

notre propension à juger autrui,

à observer ses égarements sans rien laisser passer.

À côté de cela, nous peinons souvent à nous remettre

nous-mêmes en question, à nous juger de la même manière.

 

Quand notre regard flèche attaque autrui,

regardons le Christ en croix,

recevons le salut offert pour tous.

Alors, nous pourrons poser sur autrui

un regard coupe, qui accueille avec bienveillance.

 

Saint François d’Assise ne se considérait comme ami du Christ

que s’il pouvait appeler tout humain son frère.

Il l’envisageait avec un regard pur de tout préjugé et tout à-priori,

avec la compassion du Christ qui avait versé son sang pour lui aussi.

 


Dimanche 25 juin 2017

De l’âme et des moineaux

Mt 10, 26-33

 

« J’écris le mot âme, je le prononce en moi-même,

et je respire une bouffée d’air frais. ..
Instantanément, je me sens relié à ce Désir initial

par lequel l’univers est advenu,

je retrouve au plus profond de mon être…

cet intime sentiment d’une authentique unicité et d’une possible unité. »

François Cheng

 

Si plus que l’humain est en chacun de nous,

ne craignons rien :

Notre âme est infiniment précieuse aux yeux de Dieu,

Créateur de toute vie.

 

Maintenant que manger des ortolans est interdit,

que nous donne à penser le prix des moineaux ?

Les oiseaux en multitude comme les âmes

des humains qui peuplent la terre.

Quelques coups d’aile de l’Esprit d’amour

et nous pourrions devenir une humanité réconciliée

où aucun humain n’en menacerait ni ferait craindre un autre !

 


Samedi 24 juin 2017

Conservés dans leur cœur

Lc 1, 57-66.80

 

Un couple âgé et stérile et soudain un enfant nait.

Il est différent, il ne prendra pas le prénom de son père mais de l’inédit :

« Dieu fait grâce. »

Événements inoubliables :

« Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur

et disaient : Que sera donc cet enfant ? »

 

Dans nos sociétés les cadres habituels

pour accompagner la naissance d’un enfant

changent énormément.

Aux yeux de notre foi, cette évidence demeure :

Tout nouveau-né est don de Dieu

et toute vie est à respecter.

 

Honorons toute vie et tout humain de notre terre

et soyons prêts à l’accueillir comme un don de Dieu.

 


Vendredi 23 juin 2017

Coeurs sacrés

Mt 11, 25-30

 

La tradition catholique fait de ce jour la fête du Sacré Coeur de Jésus.

Pour peu que nous désirions être ses disciples,

parce que nous sommes humains,

nos cœurs aussi sont sacrés !

 

La joie de Jésus lui vient de ceux que le Père attire à lui.

Quelles sont les conditions pour être attirés ?

Être comme le Christ, doux et humble de cœur.

Ce n’est donc pas une question de sagesse

ni d’intelligence mais de « petitesse » :

juste assez d’ouverture en notre cœur pour l’accueil de l’autre-Autre.

 


​Jeudi 22 juin 2017

Apprendre à pardonner

Mt 6, 7-15

 

La Parole de ce jour nous détourne de certaines crispations

de consommateurs submergés par les propositions

du marché de l’alimentation, de la culture ou même de la spiritualité.

Nous aurions ainsi tant de besoins

et nos demandes à formuler à Dieu seraient du rabâchage.

 

Jésus nous invite à prier dieu notre Père dans deux directions :

d’une part, en nous tournant vers lui

pour appeler sa volonté d’harmonie sur tout l’univers.

d’autre part, nous avons à demander pour nous :

d’abord le pain quotidien, ce qui nourrit notre vie profonde ;

ensuite, l’aptitude à recevoir et demander son pardon.

Celle-ci ne nous vient qu’en pardonnant nous-mêmes à ceux qui nous entourent.

Enfin, la résistance au mal en n’entrant pas en tentation.

 


 

Mercredi 21 juin 2017

Devenir des justes

Mt 6, 16-18

 

Que faire pour devenir des justes ?

Surtout rien d’ostentatoire

nous conseille l’évangile du jour.

 

En effet, la justesse de notre attitude

envers Dieu, nous-mêmes et les autres

se révèle dans des pratiques empreintes

d’intériorité et de discrétion.

 

N’aidons pas notre prochain démuni du poids de nos richesses

mais de la légèreté du partage

qui désire une rencontre d’humanité.

Dans nos assemblées liturgiques,

que la prière habite notre être intérieur

pour que l’unité des coeurs prime sur celle des voix.

Notre sobriété de vie

dans notre alimentation respectueuse de la planète

sera force de proposition autour de nous

si et seulement si elle ne devient pas une idéologie.

 


Mardi 20 juin 2017

Dieu et le climat

Mt 5, 43-48

 

« Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,

il fait tomber la pluie sur les justes et les injustes. »

Peut-on dire que notre Dieu

respecte les accords de Paris sur le climat ?

 

Il y a en tout cas le monde tel qu’il va,

livré entre nos mains,

que nous soyons justes ou injustes envers notre planète terre,

que nous prenions ou non nos responsabilités.

 

Disciples du Christ, nous pouvons avoir des ennemis.

Posons sur eux le regard de miséricorde et d’amour qui dépasse l’offense

pour voir en eux des personnes vivant

dans le climat de bienveillance que leur offre le Père.

 

Sous ce climat, un vivre ensemble harmonieux avec toute la création

est ouvert et offert à notre créativité respectueuse.

 


Lundi 19 juin 2017

Vous n’aurez pas ma haine

Mt 5, 38-42

 

« Vous n’aurez pas ma haine » voilà une célèbre non riposte

de l’époux d’une victime de l’attentat au Bataclan en 2015.

 

Face à tous ces concitoyens de Paris, Bruxelles, Nice, Manchester, Londres…

qui veulent continuer à croire à un vivre ensemble heureux et possible,

la Parole de ce jour « sonne juste. »

 

Oserons-nous prier en ce jour pour tous les candidats terroristes ?

Qu’ils découvrent un monde fraternel à construire sans la violence,

Qu’ils soient atteints par le Dieu miséricordieux pour tous et toutes.

 


 

Dimanche 18 juin 2017

Fête du corps et du sang  du Christ

Dt. 8,2-16/1 Co.10,16-17/Jean 6,51-58

 

 

Le Don de Dieu est au passé : « Souviens-toi de ta

longue marche au désert…Il t’a fait sentir la faim

et t’a donné à manger la manne, pour que tu saches

que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de

tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »

 

Le Don de Dieu est présent : « Moi, disait Jésus,

je suis le pain vivant qui est descendu du ciel.

Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.

Et ce pain, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde.

Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure

en moi, et moi je demeure en lui… »

 

Le Don de Dieu  crée le futur : « Puisqu’il y a un seul

pain, la multitude que nous sommes est un seul corps,

car nous avons tous part à un seul pain. »

Un corps toujours en croissance…

 

Réalité inouïe, mais vraie !

 


Samedi 17 juin 2017

Juste conscience

2 Co. 7,14-21/Mat.5, 31-37

 

 

Paul, en une page magnifique de sa lettre

aux Corinthiens, nous livre sa conviction :

« L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons

qu’un seul est mort pour tous, afin que les vivants

n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais

sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.

Si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature

nouvelle…

Nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous,

c’est Dieu lui-même qui lance un appel : Nous le demandons

au nom du Christ, Laissez-vous réconcilier avec Dieu… »

 

Ce cri pathétique de l’apôtre vient en écho de cette injonction

du Christ : « Que votre parole soit « oui » si c’est « oui »,

« non » si c’est « non ». Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

 


Vendredi 16 juin 2017

Humble radicalisme

2 Co. 4,7-15/Mat 5,27-32

 

 

« Nous portons un trésor comme dans des vases d’argile,

ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire

appartient à Dieu et ne vient pas de nous… Toujours nous

portons dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie

de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps….

Et tout cela, c’est pour vous. »

 

Communion dans le Christ, en y mettant le prix, car,

nous dit Jésus, « il vaut mieux pour toi perdre un de tes

membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la

géhenne ».

 

Choix radicaux de vie personnelle et relationnelle, qui

nous rendent aptes à la vie et au témoignage de foi.

 


Jeudi 15 juin 2017

Image de Dieu

2 Co 3,15 – 4,6/Mat.5,20-26

 

 

Paul nous trace un tableau enthousiaste

de la nouvelle condition du chrétien :

« Le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où est

l’Esprit du Seigneur, là est la liberté…

Nous reflétons la gloire du Seigneur, et

nous sommes transformés en son image,

avec une gloire de plus en plus grande.

C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. »

 

Cette situation serait-elle donc difficile ?

 

Jésus lui-même nous remet les pieds sur terre :

« Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes

et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le

Royaume des cieux… Si quelqu’un se met en colère

contre son frère…l’insulte… le traite de fou… Si tu

te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,

va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite

viens présenter ton offrande… Mets-toi vite d’accord

avec ton adversaire… »

Bref, nous ne serons images du Seigneur qu’en soignant

nos relations fraternelles.

 


Mercredi 14 juin 2017

Accomplissement

2° Co. 3,4-11/Mat. 5, 17-19

 

 

Jésus insiste sur la continuité, avec un plus :

« Je ne suis pas venu abolir la Loi ou les prophètes,

mais accomplir »

Qu’est ce que cela veut dire ?

Paul va l’expliciter : « Dieu nous a rendus capables

d’être les ministres d’une Alliance nouvelle, fondée

non pas sur la lettre, mais dans  l’Esprit ; car la lettre

tue mais l’Esprit donne la vie… Si les fils d’Israêl ne

pouvaient pas fixer le visage de Moïse à cause de la

gloire, pourtant passagère, qui rayonnait sur son

visage, combien plus grande sera la gloire du ministère

de l’Esprit, combien plus ce qui demeure restera-t-il dans

la gloire. »

Nouveauté et plénitude nous sont offertes dans le Christ,

par l’Esprit.

 


Mardi 13 juin 2017

Saint Antoine de Padoue

Sagesse 7,7-14/Marc 16,15-20

 

 

Ce frère de saint François fut comme lui

un héraut de la Bonne Nouvelle que Jésus

avait demandé à ses disciples de proclamer.

 

Mort très jeune, en 1231, il est universellement

connu et aimé. Mais comment s’était-il préparé

à cette mission ?

« J’ai prié, et l’intelligence m’a été donnée.

J’ai supplié, et l’esprit de la Sagesse est venu en moi.

Je l’ai préférée… je l’ai aimée… je l’ai choisie…

car elle est pour les hommes un trésor inépuisable. »

 

Le Seigneur a travaillé avec lui, et confirmé la Parole

par les signes qui l’accompagnaient.

Là est le secret de sa fécondité.

 


Lundi 12 juin 2017

2° Corinthiens 1,1-7/Mat.5,1-12

DIEU EST A L’ŒUVRE

Jésus a proclamé :  « Heureux les pauvres

de cœur, car… Ceux qui pleurent, car…Les doux,

car…Ceux qui ont faim et soif de la justice, car…

Les miséricordieux, car… Les cœurs purs, car…

Les artisans de paix, car… Ceux qui sont persécutés

pour la justice, car… DIEU EST ET SERA AVEC EUX,

EN SON ROYAUME. »

C’est cette révélation que Paul reprend, dans le

concret de l’existence : « Béni soit Dieu, le Père

de notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de

tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort.

Dans toutes nos détresses, il nous réconforte,

ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui

sont dans la détresse ».

 

Circuit de réconfort, qui vient de Dieu, et va à Dieu,

dans les difficultés de la vie.

 


Dimanche de la Sainte Trinité – 11 juin 2017 –

Exode 34,4-9/2° Cor. 13,11-13/ Jean 3,16-18

 

QUI EST DIEU ?

Révélation progressive du visage,

de l’être même de Dieu :

A Moïse tout d’abord : « Le Seigneur, Dieu tendre et

miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de

vérité… »  Dieu dans sa relation à son peuple.

 

Par le Christ ensuite : « Dieu a tant aimé le monde

qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque

croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie

éternelle. »   Dieu a un Fils unique, qui partage sa vie.

 

Enfin Paul résume d’une phrase la pleine révélation

de Dieu qui nous est offerte en partage :

« Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu

et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous. »

 

Mystère de la vie trinitaire :  mystère d’amour

en son essence même. 

 


Samedi 10 juin 2017

Tobie 12,1-20/Marc 12,38-44

 

JUSTICE DE DIEU

le livre de Tobie s’achève : L’ange Raphaël en révèle

le sens profond « Quand tu priais en même temps que

Sara, c’était moi qui présentais votre prière devant la

gloire de Dieu. Il m’a aussi envoyé pour vous guérir.

Bénissez Dieu et célébrez-le devant tous les vivants

pour le bien qu’il vous a fait. Faites le bien, et le mal

ne vous atteindra pas. Mieux vaut prier avec vérité et

faire l’aumône avec justice qu’être riche avec injustice.

 

Après avoir fustigé les scribes qui aiment les places

d’honneur et dévorent les biens des veuves, Jésus

loue cette pauvre veuve qui a mis dans le Trésor du

Temple  plus que tous les autres. « Car tous, ils ont pris

sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence :

elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait

pour vivre. »

 

Cela donne à réfléchir, encore aujourd’hui. 

 


Vendredi 9 juin 2017

Tobie 11,5-17/Marc 12-35-37

 

BÉNÉDICTIONS

L’histoire de Tobie trouve une heureuse

issue : Le remède qu’il apporte guérit les

yeux de son père, sa mère pleure de joie

de le revoir, et voici sa jeune femme qui

arrive à son tour. Alors monte vers Dieu la louange :

« Béni soit Dieu ! Béni soit son grand nom !

Bénis soient tous ses saints anges ! 

Ce jour-là fut un jour de joie pour les juifs

qui habitaient Ninive. »

Nous n’en sommes pas là encore avec Jésus,

malgré tous ses bienfaits. Son enseignement

est toujours sujet à discussions.

« Et pourtant, la foule nombreuse l’écoutait

avec plaisir. »

Joie des gens simples et ouverts.

 


Jeudi 8 juin 2017

Tobie 6,7,8 …/ Marc 12, 28-34

 

TROUVER SON CENTRE

Quel peut être l’axe de nos vies ?

Jésus le rappelle :

« Écoute, Israël : Le Seigneur notre Dieu

est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur

ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme,

de tout ton esprit et de toute ta force.

Et tu aimeras ton prochain comme toi-même »

Le couple de Tobie et Sara en ont fait l’expérience :

« Prions, et demandons à notre Seigneur de nous

combler de sa miséricorde et de son salut…

Béni sois-tu, Dieu de nos pères, béni soit ton nom

dans toutes les générations… »

 

La louange de Dieu est ferment de vie et d’avenir.

 


Mercredi 7 juin 2017

Tobie 3,1-17/Marc 12, 18-27

 

RIEN N’EST FATAL

Nous sommes aujourd’hui devant deux situations

de misère réelle qui se tournent vers Dieu en

prière instante : « Pour moi, mieux vaut mourir que

vivre, s’écrie Tobith l’aveugle. Laisse-moi partir au

séjour éternel… » et Sara, qui a vu mourir sept maris

et se fait insulter par sa servante et pense à se pendre :

« mieux vaut pour moi ne pas me pendre, mais supplier

le Seigneur de me faire mourir… »

La prière de l’un et de l’autre fut entendue par Dieu,

et Raphaël fut envoyé pour les guérir tous deux.

 

L’histoire fictive présentée à Jésus pour le piéger

met en scène également l’épouse malheureuse de

sept maris successifs. Mais c’est seulement un cas de figure,

provoquant la réponse cinglante de Jésus : « N’avez-vous

pas lu dans le livre de Moïse, comment Dieu lui a dit :

« Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu

de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.

Vous vous égarez complètement ! »

 

Dieu veut pour tous la vie et le bonheur. Il est le Dieu

de miséricorde.

 


Mardi 6 juin 2017

Tobie 2, 9-14/Marc 12,13-17

 

DISCERNEMENT

 

Tobie le juste devient aveugle, et avec

sa femme, qui doit travailler pour vivre,

ils ne se comprennent plus : Je me fâchai

contre ma femme. Alors elle me répliqua :

Qu’en est-il donc de tes aumônes, de tes bonnes

œuvres ? 

On tend à Jésus un piège en le faisant parler sur

l’impôt dû à César (sujet de discorde entre juifs)

« Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve, dit-il ?

Faites-moi voir une pièce d’argent à l’effigie de César. »

 

Et voici la Parole de Sagesse :

« Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu

ce qui est à Dieu ! »

 

Apprenons de lui à discerner des niveaux d’être

et d’appartenance différents.

 


Lundi 5 juin 2017

Tobie 1,3- 2,1-8/Marc 12,1-12

 

JUSQUES A QUAND ?

Nous commençons aujourd’hui la lecture

du livre de Tobie : Une belle figure de juste,

au sein de la violence : « Quelqu’un de notre

nation a été assassiné, il a été jeté sur la place

publique… Quand le soleil fut couché, je partis

creuser une tombe pour enterrer le mort. Mes

voisins se moquaient de moi… »

Dans l’histoire racontée par Jésus, l’homme

(qui représente Dieu) prend soin de sa vigne et

n’est pas mieux traité : Ses serviteurs sont frappés,

tués. Jusqu’à son propre Fils, dont on dit : « Voici

l’héritier, allons-y, tuons-le, et l’héritage va être à

nous ! »

Attitudes révoltantes, mais hélas quotidiennes !

L’injustice sera-t-elle toujours gagnante ? Non !

Jésus nous répond  « La pierre qu’ont rejetée les

bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ; c’est là

l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! »  

 


 

Dimanche 4 juin 2017

Souffle imprévisible

Jean 20, 19-23

 

Le titre de cette hymne de Pentecôte est particulièrement adapté à l'évangile de ce jour.

Que voyons-nous ?

Jésus visiter ses disciples dans une pièce où toutes les portes sont verrouillées.

Jésus se montre avec ses mains et son côté transpercés, signes évidents de sa mort sur la croix.

Jésus parle à ses disciples et leur promet la paix.

En finale, Jésus  remet à ses disciples l'Esprit Saint, sorte d'achèvement des trois scènes qui se sont déroulées juste avant.

On peut dire que cette intervention de Jésus et ce don de l'Esprit étaient totalement imprévisibles.

Cependant l'Esprit n'est pas un cadeau que l'on met derrière une vitrine et que l'on contemple les jours de fête.

L'Esprit est donné aux disciples pour qu'ils sachent remettre les péchés en toute connaissance de cause et, surtout, en toute exercice de charité.

L'Esprit nous est donné encore aujourd'hui, non pas comme un surcroît de qualités, mais comme un don nous permettant d'aimer le mieux possible, à la façon du Christ.

 


 

Samedi 3 juin 2017

Rester avec Jésus

Jean 21, 20-25

 

L'apôtre Pierre, le futur chef de l'Eglise, est un peu "jaloux" de la préférence que Jésus semble accorder à Jean. Mais est-ce une préférence ?

Non, simplement Jésus aime différemment les deux apôtres, car Jésus n'a pas un schéma d'amour auquel se référer. Il aime chacun de manière personnalisée et adaptée à l'identité de ses disciples.

Ainsi, si Jésus invite Jean à rester avec lui jusqu'à ce qu'il revienne, est-ce à dire que Pierre est exclu ? Non, la mission de Pierre n'est pas la contemplation mais l'action.  Jésus en appelant Pierre à le suivre lui demande de prendre sa suite et d'agir en faveur de toute l'humanié à l'image de ce que Jésus a fait. Par contre, s'il invite Jean à rester auprès de lui, c'est aussi une manière de rappeler au monde que l'action seule ne suffit pas. Suivre Jésus, c'est agir et contempler, contempler et agir, altenativement  et de manière complémentaire.

 


Vendredi 2 juin 2017

Aimer et suivre

Jean 21, 15-19

 

Par trois fois Jésus demande à Pierre s'il l'aime. En final, Pierre s'attriste de ce qui peut sembler un manque de confiance.

Est-ce réellement cela ?

Après chaque réponse de Pierre, Jésus le confirme dans la mission qu'il lui donne : être le berger des agneaux et des brebis. On sent un crescendo dans les confirmations de Jésus, cela devient de plus en plus fort et urgent. Jésus sait que son départ est très proche et il est temps pour lui de confirmer Pierre dans sa mission de chef de l'Eglise. Non seulement de le confirmer, mais en même, par trois fois, lui donner la force de remplir cette tâche. Par trois fois, la réponse de Jésus trasfuse à Pierre la force de l'Esprit, celui-là même que nous fêterons dimanche. Pour suivre Jésus, encore aujourd'hui, il nous faut cet Esprit de force et de sagesse et d'amour car encore aujourd'hui, dans toutes nos actions, nous en avons bien besoin.

 


 

Jeudi 1er juin 2017

L'habitat de l'Amour

Jean 17, 20-26

 

Voici un texte très original,construit comme des poupées russes (si j'ose me permettre) : le Père habite de Fils qui, à son tour, habite l'humanité.

Si on se rappelle que l'identité du Père est d'être amour, si l'identité du Fils est d'être Amour, ainsi nous pouvons dire que, par l'Esprit Saint qui nous est donné, nous sommes tous habités par l'Amour.

Comme sens de la vie, on ne fait pas mieux.

Et Jésus ajoute, comme si ce n'était pas suffisant : "je veux qu'ils contemplent la gloire que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde".

Si Jésus est aimé dès avant la création du monde, et si nous sommes l'habitation de Jésus, cela signifie que nous aussi nous sommes aimés dès avant la création du monde, que l'homme existe de toute éternité dans le plan d'amour du Père.

Et dire que parfois nous doutons de cet amour...

 


Mercredi 31 mai 2017


Visitation


Luc 1, 39-56

 

Aujourd'hui, Marie rend visite à sa cousine Elisabeth, deux femmes enceintes qui se rencontrent et se disent leur joie mutuelle d'attendre un enfant.

On peut ajouter aussi que les enfants se reconnaissent dès le sein de leur mère. Etonnant !

Humainement, cela est tout à fait plausible. Les sentiments d'une mère, donc la joie, se transmettent naturellement à l'enfant.

Alors, pourquoi l'Eglise a-t-elle tenu à inscrire cet épisode comme étant surnaturel ?

Peut-être parce que ce sont deux femmes dont les grossesses ne suivent pas la voie ordinaire. Deux grossesses voulues par le Seigneur.

Déjà l'incarnation se profile à l'horizon. L'incarnation : le Seigneur qui prend notre humanité pour que nous puissions nous revêtir de sa divinité et avoir part à son amour.

Ce plan de Dieu, on le pressent tout à fait dans l'exultation d'Elisabeth et de Marie.

Belle occasion pour nous de rendre grâce à Dieu pour tant de prévenances de sa part.

 

Mardi 30 mai 2017
La vie éternelle
Jean 17 1-11

 

Nous retrouvons l'évangile de dimanche dernier. Essayons de le contempler sous un autre angle.

Jésus se propose de donner la vie éternelle à tous ceux que le Père lui a donnés.

Étonnante expression, comme si le Père avait donné certains hommes mais pas tous à Jésus pour qu'il les sauve. Peut-être cela veut il dire simplement que tous sont appelés à être sauvés?

Et la définition de la vie éternelle n'est pas autre chose que le salut. Le Père a remis entre les mains du Fils l'humanité dans sa totalité afin que tous, sans exception, bénéficie du salut.

Jésus nous donne encore quelques explications supplémentaires sur ce qu'est la vie éternelle : "la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé".

Rien ne nous est dit sur comment se déroulera la vie éternelle, alors ce n'est pas la peine de faire marcher son imagination. La seule chose sûre, c'est que nous connaîtrons Dieu tel qu'il est. Quoi de plus beau et enthousiasmant !

 

Lundi 29 mai 2017
Trouver la paix
Jean 16, 29-33

 

Parole réconfortante que celle de Jésus à ses disciples : "je vous ai dit cela pour que vous trouviez en moi la paix".

Trouver en Jésus la paix, cela peut sembler paradoxal puisqu'il y a quelque temps, ce même Jésus disait : je ne suis pas venu apporter la paix sur la terre, je suis venu apporter le glaive.

Alors ?

Jésus n'apporte pas la paix, ne peut pas apporter la paix puisqu'il est la paix personnifiée, qu'elle n'est pas extérieure à lui-même. Si nous laissons Jésus nous habiter et nous habiller le coeur, nous deviendrons des hommes et des femmes de paix.

Et quand Jésus dit qu'il est vainqueur du monde, ce n'est pas avec des armes, aussi puissantes soient-elles, qu'il l'est. Il est vainqueur du monde, c'est-à-dire du péché et non du monde qui a été créé par son Père, parce que seule la paix peut vaincre la haine, non la puissance et la violence.

Ainsi Jésus a raison de nous exhorter à la confiance. Il est un homme de parole.

 

Dimanche 28 mai 2017
Garder la Parole
Jean 17, 1-11

 

Dans son ultime prière au Père, Jésus rend gloire aux hommes qui ont su garder la parole que lui, Jésus, leur délivrait de la part du Père. C'est pourquoi il dit : "ta parole".

La gloire dont Jésus se réclame n'est pas autre chose que d'avoir fait la volonté du Père et d'avoir transmis le nom du Père aux hommes. Gloire d'appartenir au Père et gloire de partager le même bien : être amour et aimer tous les hommes.

Créés à l'image et à la ressemblance du Père, notre seule gloire à nous, aujourd'hui, est de garder la parole du Fils et du Père et de nous aimer les uns les autres comme le Père et le Fils nous aiment, d'un unique amour.

Ainsi nous pouvons constater que l'expression "garder ta parole" est loin d'être anodine, qu'elle n'exprime pas autre chose que l'amour à donner et à recevoir.

En marche vers le don de l'Esprit, nous pouvons déjà rendre grâce pour ce don.

 

Samedi 27 mai 2017
La plénitude de la joie
Jean 16, 23-28

 

Après l'hymne à la joie d'hier, Jean continue sur le registre de la joie : "vous serez comblés de joie".

Qu'est-ce qui va nous combler de joie ?

La réponse semble évidente pour Jésus, peut-être un peu moins pour nous : "demandez et vous recevrez".

Il serait outrancier de dire que nous sommes comblés chaque fois que nous demandons ! Cependant, il y a une petite précision: "demandez en invoquant mon nom". Qu'est-ce à dire ?

On peut demander comme un moulin à prière, mais cela ne marche pas !

Invoquer le nom de Jésus, n'est-ce pas avoir adopté toute sa pensée, tout son amour, toute son obéissance au Père et les avoir fait siens ?

Que celui qui a des oreilles, qu'il entende !

 

 

Vendredi 26 mai 2017
Hymne à la joie
Jean 16, 20-23

 

Quelle belle, très belle leçon d'espérance Jésus nous donne aujourd'hui en comparant la peine et la joie des disciples à l'annonce de son départ, à celle d'une femme qui enfante et donne la vie !

Comparer le départ de Jésus à un enfantement relève de la force d'amour et de miséricorde qui habite Jésus et qui en rayonne.

Cela nous permet d'attendre l'Esprit avec patience et espérance. Nous savons d'ores et déjà que la venue et le don de l'Esprit sont le don de la vie pour tous.

Cela n'enlève rien aux souffrances que tout enfantement engendre, mais c'est souffrances sont un passage obligé, un temps de préparation à la joie parfaite, non pas à la façon de saint François mais à la façon du Fils de Dieu.

Une joie que personne ne pourra nous enlever, nous promet Jésus. Alors, n'ayons pas peur !

 

Jeudi 25 mai 2017
Avec vous tous les jours
Matthieu 28, 16-20

 

Aujourd'hui nous célébrons l'Ascension du Seigneur et l'évangile nous dit que Jésus est avec nous tous les jours jusqu'à la fin du monde.

Étonnant paradoxe. Jésus est parti ou il reste ! Il faut choisir !

 

Avec la fête de l'Ascension, nous entrons dans la période préparatoire à l'envoi de l'Esprit Saint, l'Esprit Paraclet, l'Esprit défenseur. Jésus s'en va, mais en même temps il nous envoie en mission pour, si l'on peut dire, le remplacer sur terre. Pour nous accompagner dans ce chemin ardu de l'annonce, il nous envoie un Paraclet, un autre lui-même. C'est pourquoi il peut nous dire, sans hésitation : "Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde". Et si nous voulons qu'il soit avec nous tous les jours jusqu'à la fin du monde, il faut bien qu'il parte.

Nous voilà bien rassuré car à aucun moment nous ne sommes seuls pour rendre témoignage de l'espérance qui nous habite.

 

 

Mercredi 24 mai 2017
Vérité tout entière
Jean 16, 12-15

 

Qu'est-ce que Jésus essaie de nous dire en parlant de "vérité tout entière" ?

Y a-t-il une vérité morcelée ?

En décrivant le rôle de l'Esprit qu'il nous envoie, Jésus nous donne une part de la réponse : L'Esprit redira tout ce qu'il aura entendu, et, tout ce qui appartient au Père et à moi.

Le Père et le Fils  ne font qu'Un au point d'être détenteurs ensemble de la même Vérité. Et c'est cela qui permet à Jésus de parler de "Vérité tout entière". Il n'y a pas la vérité du Père et la vérité du Fils. Il n'y a qu'une seule et même Vérité qui les réunit dans un même amour. Et c'est cette Vérité tout entière, cet amour unique que le Père et le Fils reconnaissent être ensemble, que l'Esprit vient nous partager.

C'est bon de le relire avant la Pentecôte.

 

Mardi 23 mai 2017
Chemin et but
Jean 16, 5-11

 

"Personne ne me demande : où vas-tu?"

Jésus semble surpris qu'à l'annonce de son départ, personne ne pose de question. Les disciples se contentent d'être tristes. Une tristesse vraie, réelle, qui n'est pas de circonstance. Difficile pour les disciples de faire face à l'absence de Jésus. C'est pourquoi la tristesse.

Où va Jésus? Personne ne le sait et cela semble n'intéresser personne. Etrange!

Alors, c'est Jésus qui, une fois de plus, prend l'initiative et leur explique ce qui va se passer et l'envoi de l'Esprit Saint. Cet Esprit Saint dont le rôle est bien défini dans ce petit passage.

Ainsi, l'Esprit Saint, c'est le chemin qui nous mène et nous mènera vers le but : la condamnation du prince de ce monde et le salut de l'humanité.

Rendons grâces à Dieu pour sa sollicitude, sa miséricorde et l'envoi de l'Esprit. Sans Lui, nous sommes paralysés.

 

Lundi 22 mai 2017
Témoignage et Vérité
Jean 15, 26-16,4

 

Nous ne sommes pas encore entrés dans le temps d'attente de l'Esprit Saint et déjà Jésus nous en parle.

Il nous donne même la définition de l'Esprit Saint : "L'Esprit de Vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur".

Non pas qu'il s'agisse du procès de Jésus car il a été fait.

Non, "témoigner en la faveur de Jésus", n'est-ce pas assister tous ceux qui se recommandent de Jésus?

Et c'est la seule chose que nous avons à faire aujourd'hui, comme nous le rappelle saint Paul : "Témoigner de l'espérance qui nous habite". L'espérance qui nous habite, elle s'est incarnée en Jésus. C'est l'unique vérité qui nous habite.

 

6° Dimanche de Pâques – 21 mai 2017 –
L'Esprit : hier, aujourd'hui, demain
Actes 8, 5-17/1° Pierre 3,15-18/ Jean 14,15-21

 

 

L’Esprit, qui va se déployer à la Pentecôte

est déjà présent, discrètement,  dans tous les

textes de ce dimanche :

« Je prierai le Père, dit Jésus, et il vous donnera

un autre Défenseur qui sera toujours avec vous :

l’Esprit de vérité… Vous le connaissez, car il demeure

auprès de vous et il sera en vous. »

Sa présence est indispensable aux nouveaux

disciples : « La Samarie avait accueilli la Parole

de Dieu. Pierre et Jean prièrent pour ces Samaritains

afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint… Ils leur imposèrent

les mains, et ceux-ci reçurent l’Esprit Saint. »

Et Pierre de nous dire : « Christ a été mis à mort

dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit… Aussi, soyez

prêts à tout moment à présenter une défense devant

quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance

qui est en vous. Mais faites-le avec douceur et respect.

Ayez une conscience droite. »

Tels sont les critères de la présence de l’Esprit de Jésus

en nous.

 

Samedi 20 mai 2017
Actes 16,1-10/Jean 15,18-21

 

MÉANDRES APOSTOLIQUES

Jésus met en garde ses disciples :

« Le serviteur n’est pas plus grand

que son maître. Si l’on m’a persécuté,

on vous persécutera aussi. Si l’on a gardé

ma parole, on gardera aussi la vôtre… »

« Les églises s’affermissaient dans la foi,

et le nombre de leurs membres augmentait

chaque jour » écrit Luc.

Pourtant, certains projets apostoliques ne

peuvent se réaliser, car « l’Esprit de Jésus

s’y opposa »

D’autres, au contraire, prennent corps :

« Pendant la nuit, Paul eut une vision : Un

Macédonien lui faisait cette demande :

 Passe en Macédoine et viens à notre secours ! 

Nous en avons déduit que Dieu nous appelait à y

porter la Bonne Nouvelle ».  Ainsi va la mission !

 

Vendredi 19 mai 2017
Actes 15, 22-31 / Jean 15,12-17

 

FEUILLE DE ROUTE

 

Jésus nous livre son testament :

« Aimez-vous les uns les autres

comme je vous ai aimés… »

Mais qu’est-ce qu’aimer ? Comment

aimer ?

« Donner sa vie pour ceux qu’on aime… »

devenir amis et partager ce que l’on a

de plus précieux, être choisis et porter ainsi

beaucoup de fruit, un fruit qui demeure,

oser demander…

Pour l’Église naissante, c’était remédier

au trouble et au désarroi des communautés

par l’envoi d’hommes de valeur qui avaient fait

don de leur vie pour le nom de Jésus Christ, et

ne faire peser sur les nouveaux convertis d’autres

obligations que les plus indispensables…

Ce peut être une feuille de route pour des

communautés chrétiennes aujourd’hui.

 

Jeudi 18 mai 2017
La vraie joie
Jn 5, 9-11

 

Dans la spiritualité franciscaine, la vraie joie ou la joie parfaite,

c’est garder la paix de l’âme alors même

que nous sommes rejetés par nos frères, nos proches.

 

Pour traverser épreuves, difficultés et le mal que vivre fait aux vivants,

le conseil de Jésus est tout simple :

« demeurer dans mon amour ».

Voilà le moyen sûr pour garder en soi le souffle créateur

qui nous a mis au monde de la vie en Dieu.

Cette vie en abondance nous est offerte sans conditions.

 

Mercredi 17 mai 2017
Taillé sur mesure
Jn 15, 1-8

 

Dans la vie spirituelle, il n’y a pas de prêt à porter

mais seulement du « taillé sur mesure ».

 

La parabole de la vraie vigne ne nous dit pas autre chose.

En tant que chrétien, je suis un sarment

que le Père émonde par des paroles d’Évangile.

Alors, je peux porter les fruits qui sont les miens.

Ceux-ci n’adviennent que par grâce,

au souffle de l’Esprit du Christ.

 

Accéder à mon identité spirituelle se fera au prix

de l’écoute, la disponibilité

et l’engagement à vivre selon l’Évangile.

 

Mardi 16 mai 2017
Départ heureux
Jn 14, 27-31a

 

Dans tout hall de gare ou d’aéroport,

le départ d’une personne laissant une autre sur le quai

est souvent empreint d’émotion, de gravité.

En même temps, il y a de la joie :

chacun sa route, sa vie, sa mission et des retours sont promis.

 

Dans l’Évangile du jour, Jésus prépare ses disciples à son départ.

Il nous décrit les conditions de possibilité d’une séparation créatrice.

Il s’agit de le laisser aller vers l’accomplissement de sa mission.

 

Il ne nous laisse pas seuls :

Au plus profond de nous, il y a sa paix, notre amour pour lui

Et son Esprit qui nous aide à garder et pratiquer sa Parole.

 

Lundi 15 mai 2017
Habitat groupé
Jn 14, 21-26

 

Habiter avec d’autres suscite un mode de vie plus partagé.

Ainsi, « Habitat et humanisme » réalise des aménagements

d’habitations favorisant l’entraide entre générations

et l’échange entre personnes d’horizons bien différents.

 

Bonne nouvelle pour les chrétiens :

Notre amour du Christ suscite celui du Père pour nous.

Le Père et le Fils trouvent en nous l’hospitalité.

 

Prenons conscience qu’en notre for le plus intime

se vit une sorte d’habitat groupé :

« chez lui, nous nous ferons une demeure »

 

Par le chemin de l’intériorité, notre vie ne devient-elle pas

plus habitée, plus sensée et plus ouverte à la rencontre ?

Depuis Pâques, Dieu est vraiment avec nous.

 

Dimanche 14 mai 2017
Pierres vivantes
1 P 2, 4-9

 

Pierres vivantes, voilà un bel oxymore :

comment le minéral pourrait-il avoir souffle de vie ?

 

Nous vivons dans un monastère non de pierres mais de béton,

matériau « simple, pauvre » à quoi la lumière donne toute sa noblesse.

Nous expérimentons qu’une architecture habitée par des prières communes

devient lieu de vie porté par le souffle de l’Esprit.

 

Participer à la construction d’une Église peuple de Dieu,

devenir nous-mêmes des pierres vivantes comme le Christ ,

lui la pierre vivante, la pierre d’angle de l’Église.

Telle est l’invitation que nous fait saint Pierre en ce dimanche.

Dans une Église où les dons sont variés, chacun de nous a sa place,

sa petite pierre à apporter à l’édifice, à l’œuvre commune.

 

À voir comme nous nous aimons dans notre paroisse

ou notre communauté religieuse,

en lien avec la vaste fraternité humaine universelle,

ceux qui ne partagent pas notre foi

peuvent-ils percevoir

« les merveilles de celui qui nous a appelés à son admirable lumière ? »

 

Samedi 13 mai 2017
Déception surmontée
Jn 14, 7-14

 

Nos proches qui partagent notre quotidien

peuvent nous décevoir profondément. 

Nous pensions qu’ils nous comprenaient

et ressentaient certaines choses comme nous.

Voilà qu’une répartie ou une attitude nous déconcerte :

« Il ou elle n’a rien compris. »

 

L’Évangile de ce jour nous fait part de la déception de Jésus face à Philippe :

« Il y a si longtemps que je suis avec vous…

Comment peux-tu dire : montre-nous le Père ? »

 

Depuis notre baptême, nous sommes avec le Christ.

Certes, nous pouvons le décevoir et nous décevoir nous-mêmes

car notre foi est parfois en dormance comme les graines sous la terre en hiver.

Mais Jésus surmonte les déceptions que nous lui infligeons

par cette belle promesse qui nous ouvre l’avenir :

« Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais.

Il en fera même de plus grandes. »

 

Vendredi 12 mai 2017
Vers quelles demeures ?
Jn 14, 1-6

 

Les demeures sont nombreuses pour habiter le monde.

Avec la globalisation, la multiculturalité est en effet de mise

et les manières d’habiter s’échangent.

 

Dans le monde de Dieu, il y a une place pour chacun de nous,

une bonne place qui nous correspond bien.

Elle varie en fonction de nos diverses personnalités,

de nos désirs les plus personnels.

 

Comment la trouver ? Comment y arriver ?

Selon la bonne nouvelle de ce jour,

il s’agit tout simplement de prendre le chemin du Christ,

de passer par lui,

le Chemin, la Vérité, la Vie.

Alors, en avant pour les pas d’aujourd’hui :

j’ai ma place, je suis attendu(e).

 

Jeudi 11 mai 2017
Chaîne d’accueil
Jn  13, 16-20

 

« Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ;

et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. »

Ces réceptions à la chaîne me font penser aux chaînes de prière de mon enfance.

La foi enfantine est remplacée aujourd’hui

par ces minutes de recueillement collectif

ou ces fleurs déposées sur les lieux de décès de policiers, de victimes du terrorisme.

Il y a aussi ces chaînes d’hospitalité où des réfugiés sont accueillis.

L’hommage de Jésus à l’hospitalité de ceux qui croient en lui

fonctionne aussi à la chaîne :

Qui reçoit comme hôte un autre chrétien

l’accueille lui-même et le Père qui l’a envoyé.

À l’écoute de notre hôte intérieur,

ouvrons les portes de nos maisons, de nos monastères

pour servir le Christ qui vient à nous

dans le compagnon de vie, la sœur de notre communauté,

le réfugié, l’hôte imprévu.

 

Mercredi 10 mai 2017
La voix de son Père
Jn 12, 44-50

 

Dans nos relations quotidiennes, la personne

qui s’en réfère toujours à une autre peut à la longue nous agacer

à ne jamais parler en je et se faire toujours porte-parole d’autrui.

 

Avec cette expérience, où est la Bonne nouvelle du jour ?

Jésus est-il la voix du Père  ou la voie vers le Père ?

 

S’il sait que le commandement du Père est vie éternelle,

alors il se propose de nous en montrer le chemin.

S’il est lumière, il éclaire cette voie

où la vie nous est promise en abondance.

 

Alors, écoutons-le en ce jour

nous indiquer le chemin du Père.

 

Mardi 9 mai 2017
Être tenus en haleine
Jn 10, 22-30

 

Dis-nous donc si tu es le Christ,

tel est en substance ce qui tient les auditeurs de Jésus en haleine.

Il ne va pas répondre car ses interlocuteurs semblent

ne pas avoir voulu l’entendre.

 

Il prend son Père à témoin,

s’appuie sur la force de la relation qui les unit dans un même projet,

laisse parler ses oeuvres qui sont faites au nom du Père.

 

Chrétiens, comment cherchons-nous à faire les œuvres du père ?

Inspirons-nous du Christ

et le règne de Dieu viendra

« sur la terre comme au ciel. »

 

Lundi 8 mai 2017
Bonne gouvernance pastorale
Jn 10, 11-18

 

En ce lendemain d’élection du nouveau président de la France,

les hasards du calendrier liturgique nous offrent le portrait d’un pasteur

où les qualités du responsable sont mises en évidence.

Nous faisons mémoire également de la fin de la seconde guerre mondiale

et rendons grâce pour la paix en Europe.

 

Contemplons donc le Christ bon pasteur.

Si les chrétiens de différentes confessions forment l’Église du Christ,

une relation avec lui,

à l’image de celle qui existe entre le Père et le Fils nous est proposée.

Depuis Pâques, nous savons que notre « bon berger » a donné sa vie pour nous.

Appel à une implication personnelle forte pour la mission de président,

de gardien de la paix et de tout responsable de communauté.

 

Le pasteur a des brebis dans d’autres enclos.

Résonne ici l’appel vers les périphéries

et tous les lieux où l’humain est en péril ou en attente.

 

Dimanche 7 mai 2017
Opération portes ouvertes
Jn 10, 1-10

 

Il y a des portes automatiques qui s’ouvrent à notre approche

et se ferment derrière nous.

C’est presqu’une absence de porte :

Juste un petit arrêt de la marche pour prendre conscience

que nous passons un seuil du dedans au dehors et inversement.

Une telle porte manque de charme.

Mieux vaut une porte en bois avec une sonnette

pour s’annoncer ou pour être appelé à accueillir

et une poignée pour poser consciemment le geste de l’ouverture.

 

La porte de l’Évangile de ce jour n’en est pas une mais elle n’est pas automatique !

C’est la personne de Jésus qui nous donne accès à notre propre intériorité

comme à la liberté d’action du disciple.

 

Miser sur le Christ

et nous mettre volontairement en lien avec lui,

c’est prendre le chemin de notre vraie liberté,

celle où  nous passons de l’intériorité à l’extériorité avec souplesse.

Ainsi deviendrons-nous des personnes habitées par l’Esprit de Jésus.

« Vous frères, c’est à la liberté que vous avez été appelés…

si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi sous l’impulsion de l’Esprit. »

Galates 5, 13 . 25

 

Samedi 6 mai 2017
La foi, un don
Jn 6, 60-68

 

Nos alliances humaines sont fragiles

et même si cela fait leur beauté,

continuer à accorder sa foi, sa confiance peut être rude !

 

« Seigneur, à qui irions-nous ?

Tu as les paroles de la vie éternelle. »

Après un long et confrontant discours

sur  le pain de vie et l’œuvre de croire en Jésus, Fils du Père,

la spontanéité de Pierre réconforte le Christ lui-même

et tous les chrétiens de tous les temps.

 

Ne craignons pas de faire confiance au Fils,

nous sommes portés par le Père

qui nous attire à lui

et par des générations de croyants de tous les continents.

 

Vendredi 5 mai 2017
Pain eucharistique
Jn 6, 52-59

 

Les discussions à la synagogue portent sur le pain

que le Christ nous donne :

sa chair et son sang pour que nous ayons la vie.

 

Aujourd’hui encore, entre les diverses confessions chrétiennes,

l’intercommunion ou le partage en commun du pain eucharistique n’est pas possible

car il y a des divergences d’interprétations.

 

Dans l’action de grâces,

recevons la petite hostie qui nous met en communion avec Jésus, le Christ,

envoyé par le Père pour donner la vie au monde.

 

L’accueillir simplement, c’est le recevoir en nos vies

pour vivre de son Esprit d’amour.

 

Jeudi 4 mai 2017
Foi et vie éternelle
Jn 6, 44-51

 

Un texte de la tradition chrétienne nous décrit comme ceci :

Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays,

ni par le langage, ni par les vêtements…

ils se conforment aux usages locaux …

tout en manifestant les lois extraordinaires

et vraiment paradoxales de leur république spirituelle.

Lettre à Diognète 2ème siècle

 

Avec ou sans la foi chrétienne,

notre vie à première vue est la même.

La foi change une seule chose : notre rapport à la mort et à la vie.

Croire au Christ, c’est vivre éternellement.

Serait-ce que « notre sœur la mort corporelle » ne nous atteindra pas ?

Si elle nous touchera car cela fait partie de notre condition humaine.

Mais cette mort est une porte qui ouvre sur la vie éternelle.

Nos petites résurrections quotidiennes peuvent nous en donner un avant-goût.

Passons notre journée à l’affût de celles-ci et en

gratitude pour cette foi au Christ qui nous donne vie.

 

Mercredi 3 mai 2017
Fiez-vous à moi
Jn 14, 6-14

 

« Jésus dit à Thomas : Moi, Je suis le chemin, la vérité, la Vie ;

personne ne va au Père sans passer par moi. »

Voilà un appel à la confiance fait à Thomas l’Apôtre incrédule.

 

L’Évangile de ce jour nous ouvre des possibilités

d’œuvrer au Règne de Dieu fondées

exclusivement sur notre foi au Christ.

 

Voici la démonstration :

- Jésus-Christ était si fortement en lien avec son Père

qu’il parlait en son Nom et réalisait ses œuvres.

-Il en ira de même pour nous ;

nous parler au nom du Fils,

réaliser ses œuvres et même de plus grandes.

 

Comment cela peut-il se faire ?

« Quand vous demanderez au Père quelque chose

en mon nom, je le ferai. »

Apprêtons-nous donc à laisser Dieu agir en nous

…et nous serons étonnés

de la puissance de l’Esprit.

 

Mardi 2 mai 2017
Vrai pain
Jn 6, 30-35

 

Nos papilles gustatives savent très bien distinguer

entre le pain industriel et celui de « notre » artisan boulanger.

 

L’Évangile du jour nous apprend à distinguer entre

le pain venu du ciel au temps de Moïse

et celui que le Père nous donne, le pain de la vie :

Jésus Christ le Fils de Dieu, lui qui rassasie notre désir de Dieu,

notre faim d’éternité et notre soif d’amour qui dure toujours.

 

Trois fois par jour, aux laudes , aux vêpres et à l’eucharistie,

notre prière communautaire demande au Père

de nous donner « notre pain de ce jour ».

Saint François d’Assise précise :

« Notre pain de chaque jour donne-le-nous aujourd’hui : ton Fils bien aimé,

notre Seigneur Jésus Christ, afin de nous souvenir, comprendre et vénérer

l’amour qu’il nous a témoigné et tout ce que pour nous il a dit, fait et souffert. »

 

Lundi 1er mai 2017
Travailler pour un pain d’éternité
Jn 6, 22-26

 

À l’heure où tant de gens cherchent un emploi

et où tous les politiciens nous promettent d’en créer,

l’Évangile nous fait une invitation pour le moins décalée :

« Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd,

mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle. »

 

Nous savons tous qu’il faut travailler pour se nourrir

mais que serait une nourriture qui demeure en vie éternelle ?

 

Rêvons à des repas sains, partagés par tous, offerts à tous

en vue d’une fraternité universelle.

Là ne serait pas la nourriture éternelle !

Elle se perd en se consommant.

 

Rêvons de paroles échangées dans le respect des différences

et l’émerveillement d’un enrichissement mutuel.

Là peut-être nous approchons-nous des éternelles rencontres du paradis !

 

Rêvons de l’Évangile mis en pratique jour après jour,

là nous goûterons à la présence parmi nous du Christ ressuscité.

Il y aura de quoi donner à notre vie un petit goût d’éternité.

« Voici que je suis avec vous tous les jours

jusqu’à la fin du monde. » Mt 28, 20

 

3° Dimanche de Pâques – 30 avril 2017
Reconnaître le Christ
Actes 2, 14-33/1° Pierre 1,17-21/ Luc 24,13-35

 

 

Ce fut l’expérience des pèlerins d’Emmaüs :

« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous tandis

qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les

Écritures ? »

C’est l’expérience de Pierre : « Ce Jésus, Dieu l’a

ressuscité ; nous tous nous en sommes témoins ! »

« Ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent

ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite

superficielle héritée de vos pères, mais c’est par

un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut

et sans tache, le Christ. »

Ces témoins nous invitent à notre tour à entrer

dans cette connaissance intime qui donne la vie,

la vie de Dieu.

 

Samedi 29 avril 2017
Sainte Catherine de Sienne, co-patronne de l'Europe
1° lettre de Jean 1,5-2,2/Mat.11,25-30

 

 

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je

proclame ta louange : Ce que tu as caché

aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux

tout-petits. »

Catherine de Sienne n’était pas de grande

naissance, mais sa foi, sa connaissance du

Christ fut si grande, son amour si brûlant,

qu’elle révolutionna l’Église et marqua

profondément son temps. Elle n’hésitait pas

à rappeler aux grands leurs responsabilités :

Comme l’écrit saint Jean

« Dieu est lumière. En lui, il n’y a pas de ténèbres.

Si nous disons que nous sommes en communion

avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres,

nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la

vérité… Jésus Christ, le Juste, c’est lui qui par son

sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, non

seulement les nôtres, mais encore ceux du monde entier. »

 

Notre temps a besoin de tels témoignages ; C’est

pourquoi Jean-Paul II l’a proclamée co-patronne

de l’Europe avec Brigitte de Suède et Edith Stein.

 

Vendredi 28 avril 2017
Invincibles
Actes 5,34-42/Jean 6,1-15

 

 

Enfin une parole de sagesse :

« Ne vous occupez plus de ces gens-là : si

leur résolution ou leur entreprise vient des

hommes, elle tombera. mas si elle vient de Dieu,

vous ne pourrez pas les faire tomber. »

Le Conseil se laissa convaincre.

Les apôtres repartaient tout joyeux d’avoir

été jugés dignes de subir des humiliations

pour le nom de Jésus…

Malgré les fouets et l’interdiction de parler,

« sans cesse ils enseignaient et annonçaient

la Bonne Nouvelle : Le Christ, c’est Jésus ! »

 

Jeudi 27 avril 2017
Vérité et vie
Actes 5,27-33/Jean 3,31-36

 

 

« Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous

et témoigne de ce qu’il a vu et entendu… Dieu

lui donne l’Esprit sans mesure. »

 

C ‘est pourquoi les apôtres pouvaient dire : 

« Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.

Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que

vous aviez exécuté… C’est lui que Dieu a élevé

en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour

accorder à Israël la conversion et le pardon des

péchés. Nous sommes témoins de tout cela, avec

l’Esprit Saint que Dieu a donné à ceux qui lui

obéissent. »

 

Résultat ? « Ceux qui les avaient entendus

étaient exaspérés, et projetaient de les supprimer. »

 

Solution apparemment radicale, mais qui ne résoud

rien, car « celui qui refuse de croire le Fils ne verra

pas la vie. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ! »

 

Mercredi 26 avril 2017
Qui est captif ?
Actes 5,17-26/Jean 3,16-21

 

 

La parole de Jésus traverse les siècles :

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné

son Fils unique, afin que quiconque croit en lui

ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.

La lumière est venue dans le monde, et les hommes

ont préféré les ténèbres à la lumière… Mais celui

qui fait la vérité vient à la lumière. »

 

« On mit la main sur les apôtres, et ils furent placés

sous bonne garde. Mais pendant la nuit, l’ange du

Seigneur ouvrit les portes de la prison et les fit sortir :

« Tenez-vous dans le Temple, et dites au peuple toutes

ces paroles de vie ! »

 

Rien ne peut arrêter ceux qui portent la Parole de vie.

La Lumière traverse les ténèbres. Mais le combat sera

incessant. Il faut s’y attendre et persévérer.

 

Mardi 25 avril 2017
Fête de saint Marc l'évangéliste
1° Pierre 5,5-14/Marc 16,15-20

 

 

Marc est le fils spirituel de Pierre, l’apôtre.

Les paroles de ce dernier consonnent bien avec son évangile :

« Prenez l’humilité comme tenue de service.

Déchargez-vous sur Dieu de tous vos soucis,

puisqu’il prend soin de vous. Soyez sobres, veillez, car

le diable rôde. Résistez-lui, avec la force de la foi. Dieu

vous rétablira lui-même, après que vous aurez souffert

un peu de temps. Il vous a appelés à sa gloire éternelle. »

 

Jésus ressuscité leur avait dit « Allez dans le monde entier.

Proclamez l’évangile à toute la création…

Alors ils s’en allèrent proclamer partout l’évangile.

Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole

par les signes qui l’accompagnaient. »

 

Là est notre confiance, aujourd’hui comme hier !

 

Lundi 24 avril 2017
De nuit et de jour
Actes 4, 23-31/Jean 3,1-8

 

 

Le pharisien Nicodème est venu trouver Jésus

de nuit (pour ne pas être vu). Il se pose des questions…

Jésus n’hésite pas à le dérouter « A moins de naître d’en haut,

on ne peut voir le royaume de Dieu… naître de l’eau et de

l’Esprit. Ce qui est né de la chair est chair. Ce qui est né de

l’Esprit est esprit. »  Naître du souffle de l’Esprit !

La  première communauté chrétienne est  en danger.

Alors, les disciples de Jésus prient ainsi « Seigneur, sois

attentif à leurs menaces. Donne à ceux qui te servent de

dire ta parole avec une totale assurance… 

Quand ils eurent fini de prier, le lieu où ils étaient réunis

se mit à trembler, ils furent tous remplis du Saint-Esprit. »

 

La fidélité à Dieu et à son Christ ne supprime pas les

difficultés, mais elle reçoit du Saint Esprit la force de

témoigner avec assurance.

 

2° dimanche de Pâques – 23 avril 2017 –
Dieu de miséricorde
Actes 2, 42-47/ 1° Pierre 1,3-9/Jean 20,19-31

 

 

Ainsi prie saint Pierre « Béni soit Dieu, le Père de

notre Seigneur Jésus Christ : Dans sa grande miséricorde,

il nous a fait renaître pour une vivante espérance, grâce à

la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un

héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni

flétrissure. »

Le soir du premier jour de la semaine, telles étaient les

paroles de Jésus «  la paix soit avec vous !... Comme le Père

m’a envoyé, moi aussi je vous envoie…Recevez l’Esprit Saint. »

Et huit jours plus tard, à Thomas « Avance ton doigt ici , et vois

mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse

d’être incrédule, sois croyant ! Alors Thomas lui dit « Mon Seigneur

et mon Dieu ! »

Et Jean d’ajouter « Ces signes ont été écrits pour que vous croyiez

que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous

ayez la vie en son nom. »

« Tous les croyants vivaient ensemble, relatent les Actes des apôtres,i

ils avaient tout en commun… »

 

Nous n’en aurons jamais fini de réaliser combien Dieu prend soin

de nous, et combien sa miséricorde nous transforme.

 

Samedi 22 avril 2017
Une longue histoire
Actes 4, 13-21/Marc 16,9-15

 

 

« Jésus se manifesta aux onze  pendant qu’ils

étaient à table : Il leur reprocha leur manque de foi

et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru

ceux qui l’avaient contemplé ressuscité… »

 

Mais plus tard : « Les chefs du peuple constataient

l’assurance de Pierre et de jean, et se rendant compte

que c’étaient des hommes sans culture, ils étaient surpris…

Ils leur interdirent de parler ou d’enseigner au nom de Jésus.

Ceux-ci leur répliquèrent : Est-il juste devant Dieu de vous

écouter plutôt que d’écouter Dieu ? A vous de juger.

Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que

nous avons vu et entendu ! »

 

C’est le début d’une longue chaîne de témoins,

et pour nous un formidable encouragement !

 

 

Vendredi 21 avril 2017
Au bord de la mer
Actes 4, 1-12/ Jean 21,1-14

 

 

Jésus ressuscité avait donné rendez-vous

à ses disciples en Galilée : Il se manifesta

sur le bord de la mer de Tibériade, lieu de

leur première rencontre.

Ils partent à la pêche, comme autrefois.

 ne prennent rien de la nuit.

Au lever du jour, un inconnu se tient sur le rivage

et les interpelle : Jetez le filet à droite ! Et la pêche

fut surabondante. Jean dit alors à Pierre : c’est le

Seigneur !

Un feu de braise , du poisson et du pain partagés :

« Aucun disciple n’osait lui demander : Qui es-tu ?

Ils savaient que c’était le Seigneur ! »

 

Si nous relisons notre histoire personnelle, et

tâchons d’en décrypter les signes, à travers tous

les méandres de notre existence, nous pouvons,

nous aussi, y découvrir, sans mots, la présence

du Seigneur, qui nous aime et nous connaît.

 

Jeudi 20 avril 2017
Qui est-il ?
Actes 3, 11,26/Luc 24, 35-48

 

 

Jésus ressuscité d’entre les morts n’aura jamais fini

de nous étonner :

« Comme les disciples qui rentraient

d’Emmaüs racontaient aux onze… Jésus lui-même

fut présent au milieu d’eux : La paix soit avec vous !

Ils croyaient voir un esprit… mais, dit Jésus : Voyez

mes mains et mes pieds, c’est bien moi ! Touchez-moi,

regardez : un esprit n’a pas de chair et d’os comme vous

constatez que j’en ai. Avez-vous quelque chose à manger ?

Et il mangea devant eux.

Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,

et restaient saisis d’étonnement...

Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des

Écritures. »

Acceptons que la connaissance ou reconnaissance de Jésus

dépasse nos capacités purement humaines, et soit en nous

l’œuvre de l’Esprit saint, l’œuvre de Dieu.

A nous d’en être les témoins !

 

 

Mercredi 19 avril 2017
Surprises
Actes 3, 1-10/ Luc 24, 13-35

 

 

Rencontre imprévisible  entre un homme,

infirme de naissance, et deux apôtres, Pierre

et Jean montant au Temple pour la prière :

« Ce que j’ai, je te le donne : Au nom de Jésus Christ

le Nazaréen, lève-toi et marche ! D’un bond il

fut debout, et il marchait. »

Rencontre entre deux voyageurs désorientés et

un étrange pèlerin qui semble ne rien savoir des

événements de Jérusalem… Et pourtant, c’est lui

qui va leur en révéler le sens, et rendre leur cœur

tout brûlant… 

Le Ressuscité de Pâque se manifeste soit directement,

soit par ses disciples, pour donner aux pauvres que

nous sommes une nouvelle espérance.

Mais jamais on ne eut mettre la main sur lui !

 

 

Mardi 18 avril 2017
Avenir
Actes 2,36-41 / Jean 20, 11-18

 

 

Dieu, dans son amour, nous ouvre toujours un avenir.

Telle est l’expérience pascale :

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?

Jésus dit alors : Marie ! » Et elle le reconnut…

Et la foule de la Pentecôte,

« touchée au cœur par les paroles de Pierre dit

alors : Frères, que devons-nous faire ?

Convertissez-vous, faites-vous baptiser au nom de

Jésus Christ pour le pardon de vos péchés, et vous

recevrez alors le don du Saint Esprit. »

Le don et la promesse de Dieu sont pour tous,

quelque soit notre condition, si nous faisons

confiance à Celui qui nous aime et nous veut vivants.

 

Lundi 17 avril 2017
Vérité et mensonge
Actes 2, 14-33/Mat.28, 8-15

 

 

La vérité ? N’est-ce pas faire crédit au réel ?

 

Témoins les femmes au matin de Pâques :

« Quand elles eurent entendu les paroles

de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau,

remplies à la fois de crainte et d’une grande joie,

et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.

Et voici que Jésus vint à leur rencontre… »

Témoin Pierre au jour de la Pentecôte :

« Jésus le Nazaréen, vous l’avez supprimé en le

clouant sur le bois par la main des impies. Mais

Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de

la mort… Nous tous, nous en sommes témoins ! »

 

Le mensonge ?  « Quelques uns des gardes allèrent

raconter tout ce qui s’était passé… Grands prêtres

et anciens donnèrent alors aux soldats une forte somme

en disant : Voici ce que vous dires : Ses disciples sont

venus voler le corps  la nuit pendant que nous dormions.

Nous vous éviterons tout ennui. »

Magouilles, argent, influence : Tout cela peut réussir

un temps, mais ne fait pas la vérité.

 

 

Dimanche 16 avril 2017
La résurrection du Seigneur
Jean 20, 1-9

 

Après la grande célébration de la veillée pascale avec feu nouveau, bénédiction de l'eau, baptême, nous voici déjà devant le tombeau vide avec les femmes, en particulier Marie-Madeleine, venues chercher le corps du Seigneur afin de l'embaumer.

Il n'est plus là. Comment imaginer qu'il soit ressuscité ?

Il fallut la foi de Jean qui, ne voyant rien, crut. Paradoxal.

Merci à Marie-Madeleine, à Jean, à Pierre et aux autres,d'avoir cru sans avoir vu. Ainsi aujourd'hui, nous sommes les témoins de cette Résurrection et le Seigneur ressuscité nous confie la mission, par sa résurrection, de transmettre à tous les hommes qui cherchent Dieu en vérité et en authenticité.

 

Samedi 15 avril 2017
Samedi saint
Le grand silence

 

L'Eglise aujourd'hui célèbre l'attente de la résurrection du Christ par un silence liturgique.

Que se passe-t-il ?

Personne ne sait. La foi nous permet de traverser de temps de silence et de solitude dans l'espérance.

 

Vendredi 14 avril 2017
Vendredi saint
La passion selon st Jean 18,1-19,42

 

Avant le grand silence du samedi saint, c'est le temps de la douleur, de l'effroi, de la solitude, de l'abandon qui accompagnent Jésus sur le chemin du Golgotha et sur la croix.

 

Seul rai de lumière : On ne brisera pas les jambes de Jésus cr il est déjà mort.

 

Image du vendredi saint : Jésus seul à Gethsémani, tous l'ont abandonné.

Autre image : Marie, sa mère, qui le suit de près et sera là au pied de la croix. Les larmes et les douleurs ne l'empêchent pas de continuer à avoir foi en son fils. Sa présence, si maternelle au pied de la croix, une façon de dire à son fils : "tu meurs et cela me brise le coeur, mais en mourant tu sauves le monde. Alors, je redis mon fiat de ton enfantement lorsque Gabriel est venu me trouver pour m'annoncer ta venue.Aujourd'hui mon fiat signifie que j'accepte de communier à ta souffrance et que j'accepte ta mort,meme si je suis prête à en mourir moi aussi."

Jeudi 13 avril 2017
Jeudi saint
Jean 13, 1-15

 

L’épisode du lavement des pieds selon saint Jean n’a sans doute plus rien à nous apprendre. Et pourtant...

Jésus se défait de son vêtement, revêt le tablier de service, verse lui-même l’eau dans un bassin, s’agenouille devant ses disciples, devant tous ses disciples, depuis celui qui le reniera jusqu’à celui qui le trahira. Jésus ne voit ni grandeur ni noirceur. Il voit des hommes qu’il aime.

Laver les pieds de quelqu’un, c’est se mettre à son service, c’est l’aider car il ne peut pas s’en sortir tout seul. Les auxiliaires de vie en savent quelque chose quand elles font la toilette des malades. François d’Assise en savait quelque chose lorsqu’il lavait les pieds des lépreux. Sainte Claire également, quand elle lavait les pieds des soeurs qui revenaient des courses.

Cet épisode du lavement des pieds n’est pas seulement pour permettre à Jésus de prendre la dernière place et de nous dire de faire pareil. Jésus prend soin des pieds de ses disciples ; ils ont besoin qu’ils soient en bonne santé pour annoncer la bonne nouvelle. A plusieurs reprises nous lisons dans les évangiles : Venez et voyez, allez et annoncez que le Fils de l’homme est là pour guérir et non pour juger, Jésus sortit pour rejoindre d’autres villages, etc. etc. Pour venir, pour aller au-delà du Jourdain et ailleurs, il faut pouvoir marcher. La marche, premier moyen de communication pour l’évangélisation. La marche, l’aller vers, instaure le contact, la relation personnelle, unique.

Via les apôtres des temps modernes, c’est à une personne particulière que le Seigneur s’adresse ; les discours idéologiques ne sont plus de mise aujourd’hui. Tous les facebook, twitter, instagram, dailymotion, etc, certes nécessaires, ne remplaceront jamais le contact humain et relationnel, ne procureront jamais la joie que Jésus a éprouvée en lavant les pieds de ses disciples, la joie de Dieu qui, par ce lavement des pieds, met tout le monde dans le même bateau de l’égalité, de la fraternité.  Il n’y a plus de hiérarchie, il n’y a plus de puissant, il n’y a plus d’esclave puisque le maître s’est agenouillé. Il n’y a plus que des serviteurs qui marchent ensemble, dans la joie, pour le plus grand bonheur de tous.

 

Mercredi 12 avril 2017
Mercredi saint
Matthieu 26, 14-25

 

Vendre Jésus pour trente pièces d'argent, ce n'est pas cher payé !

En fait, il est très décontracté, ce Judas : il mange avec Jésus le jour de la grande fête après avoir accepté de l'argent pour le vendre. Cela ne lui pose, pour l'instant, aucun souci moral. Il fait même le fier hypocrite : "est-ce moi qui vais te livrer ?"

Face à cette attitude, regardons celle de Jésus : il sait qu'il va être livré et il sait par qui. Et pourtant, il ne maudit pas Judas. On pourrait même dire qu'il laisse émerger sa compassion et son amour envers lui. Il le plaint et il se désole de ce qui va lui arriver. Il comprend qu'à partir de ce moment-là, Judas va être un homme très malheureux. L'attiude de Jésus de compassion, de miséricorde, laisse encore un espace à Judas pour ne pas accomplir son forfait.

Mais Judas ira jusqu'au bout, comme Jésus, mais pas dans la même direction.

 

Mardi 11 avril 2017
Mardi saint
Jean 13, 21-38

 

Deux perspectives de trahison :

Celle de Judas à qui Jésus donne la bouchée.

Celle de Pierre qui se croit plus fort qu'il n'est.

 

Jésus connaît ces trahisons à venir, et pourtant, aucun reproche, de simples constatations. Jésus place ses disciples devant leur responsabilité.

Les deux iront jusqu'au bout de leur trahison. C'est l'après trahison qui diffère. Judas ne croira pas en la miséricorde. Pierre pleurera amèrement et ses larmes seront comme une demande de pardon.

Ceci ne diminue en rien la souffrance que Jésus va traverser : une souffrance physique autant que morale. Comment supporter de telles trahisons, si ce n'est si votre amour est plus grand que tous les coeurs réunis. Seul le coeur de Dieu peut atteindre cette dimension.

 

Lundi 10 avril 2017
Lundi saint
Jean 12, 1-11

 

Parfum, repas, résurrection, voilà l'essentiel de l'évangile de ce jour.

Marie honore Jésus, comme on honore le plus grand de tous les hommes, en lui lavant les pieds avec un parfum de grand prix. Nous ne nous arrêterons pas sur la réaction de Judas, elle est seconde.

Cet honneur fait au plus grand des enfants des hommes lui donne la possibilité de révéler un peu plus, un peu mieux, ce qui va se passer pour lui dans les jours prochains. Cette Marie serait, en quelques sortes, un prophète qui, par son geste d'amitié, nous dit une parole de Dieu. Cette parole qu'est le Christ lui-même conduit une part importante de juifs à croire en Jésus. Mais combien de temps cela durera-t-il ? On le verra, très peu de temps, jusqu'à ce qu'on réalise ce que veut dire: "mais moi, vous ne m'aurez pas toujours".

 

Dimanche 9 avril 2017
Dimanche des Rameaux
Mt 26,14-27,66

 

Dimanche des Rameaux, dimanche à double visage :

L'acclamation de Jésus par le peuple et les palmes levées en son honneur ;

La passion et la mise à mort de Jésus par les mêmes protagonistes.

Saisissante démonstration de la versatilité d'un peuple.

N'incriminons pas trop vite les juifs et les romains.

Et nous, aujourd'hui ?

Mais l'essentiel n'est pas dans notre versatilité.

Regardons le Seigneur monté sur un ânon qui  donnera sa vie et sa mort pour ses frères les hommes. Humiliation, douleur, souffrances, même la vue de sa mère éplorée, n'arrêtera le fils de l'homme, le fils de Dieu, dans sa marche vers la Résurrection, une seule et même résurrection pour lui et pour nous.

C'est l'heure de rendre grâce et c'est tout.

 

Samedi 8 avril 2017
Mourir pour l'unité
Jean 11, 45-56

 

Caïphe décide qu'il vaut mieux en faire mourir un seul qui, par sa mort, évitera à d'autres de mourir et surtout fera l'unité du peuple. Ses paroles seront même considérées comme prophétiques sous prétexte qu'il est le grand prêtre de l'année.

Nous savons que cela ne sera pas le cas, que beaucoup vont se liguer contre Jésus et que les autres se cacheront.

D'autres, après la mort et la résurrection de Jésus, seront persécutés parfois jusqu'à la mort.

Ainsi on peut dire que par sa mort, Jésus a ouvert la voie de la foi qui engage jusqu'à la mort. Cette foi est née du côté ouvert du Christ. Également, du côté ouvert, est née le rassemblement des peuples en un seul peuple de Dieu.

Mais aujourd'hui la mémoire de l'histoire de la foi est courte. L'amnésie est générale dans les pays occidentaux.

Nous devons une reconnaissance sans borne aux chrétiens orientaux qui nous rappellent, au péril de leur vie, que la vie du monde passe par le Christ.

 

Vendredi 7 avril 2017
Rejet et adhésion
Jean 10, 31-42

 

Les juifs de cet épisode ne sont pas disposés à accepter

que Jésus soit entièrement Dieu et entièrement homme.

Pour eux c’est un blasphème. Un blasphémateur doit être lapidé.

C’est pourquoi ils lui lancent à nouveau des pierres.

 

Jésus traverse le Jourdain et se retrouve au milieu d’une population cosmopolite,

là où Jean a baptisé. C’est plus facile de croire lorsqu’on n’a pas à remettre en cause une religion ancestrale et à perdre ces appuis religieux.

L’arrivée de Jésus leur montre que Jean annonçait le Messie.

Signe incontestable que la Vérité s’est faite chair.

La foi peut prendre racine.

 

Jeudi 6 avril 2017
Croire ou ne pas croire
Jean 8, 51-59

 

Étonnant retournement de situations.

Avant-hier, beaucoup crurent en Jésus à cause de ses paroles.

Hier, la Vérité qui libère, a ébranlé la foi de ceux qui s’étaient mis à croire.

Aujourd’hui, cette foi se transforme en rejet, en haine

puisque ces juifs vont jusqu’à lui jeter des pierres.

Comme ce n’est pas encore l’heure de Jésus,

ces pierres ne l’atteignent pas,

mais elles sont les prémices  de ce qui attend Jésus :

être rejeté jusqu’à la mort parce qu’il se dit et qu’il est fils de Dieu.

Est-ce si facile de croire que Jésus est vrai Dieu et vrai homme tout à la fois ?

 

Mercredi 5 avril 2017
La Vérité libère
Jean 8, 31-42

 

Nous progressons dans la connaissance de la Vérité.

Aujourd’hui, elle  libère, c’est-à-dire qu’elle est à l’origine de notre salut.

Comment cela est possible ?

Les textes de la parole de Dieu, les uns après les autres,

nous dévoilent l’identité de la Vérité.

Nous découvrons ainsi que le Fils unique du Père et la Vérité

sont une seule et même réalité, une seule et même personne.

Et il devient alors aisé de croire que la Vérité,

comme le Fils, nous donne la vie éternelle.

Sommes-nous prêts à recevoir une foi libérée ?

 

Mardi 4 avril 2017
La Vérité crucifiée
Jean 8, 21-30

 

Ce n’est que lorsque Jésus révèle que c’est le Père qui l’a envoyé

que beaucoup crurent en lui.

Etonnement : ce ne sont pas les miracles de Jésus qui conduisent à la foi,

mais le fait que Jésus n’agit pas de lui-même,

mais qu’il a tout reçu du Père et, surtout,

qu’il fait « toujours ce qui lui plaît ».

Cette dernière phrase fait écho à « celui qui m’a envoyé dit la vérité ».

Ce qui plaît au Père c’est de dire la Vérité, de la révéler.

Et Jésus suit ce chemin tracé par le Père, même s’il doit en mourir.

 

Lundi  3 avril 2017
L’un après l’autre
Jean 8, 1-11

 

Il a fallu que le plus ancien décide

de ne pas condamner la femme

pour que les moins anciens et les plus jeunes le suivent.

Responsabilité des anciens.

Mais cet ancien a dû, d’abord,

faire un retour intérieur en lui-même à la suite de l’appel de Jésus.

 

Entendre et écouter la parole de Jésus qui nous indique le chemin.

Question de foi, question de disponibilité, question d’amour du prochain.

 

Dimanche 2 avril 2017
Pris par l’émotion
Jn 11, 3-45

 

Quand un proche meurt, c’est un peu de nous qui meurt aussi.

Le deuil à vivre ne passe pas sans «émotions », celles de la séparation.

Il est long le chemin vers l’absence qui devient un autre mode de présence.

 

Pour nous faire approcher le mystère de la résurrection des morts

et de la puissance de vie que Dieu a déposée en nous,

Jésus va différer, retarder le retour à la vie de Lazare.

 

Ce retard provoque des rencontres d’une profondeur inégalée jusque là

avec les deux sœurs du défunt : Marthe et Marie.

De cuisinière affairée et un tant soit peu jalouse (Luc 10, 38-42),

Marthe arrive à exprimer sa foi en la résurrection

comme en Jésus reconnu comme Christ.

Quant à Marie, les paroles de sa sœur « Le Maître est là, il t’appelle »,

provoquent son départ immédiat pour partager son émotion à Jésus.

 

Que la mémoire de Lazare, ce mort qui reprend vie,

nous invite en ce jour à entrer dans le dynamisme de la foi

qui est puissance de la vie qui dure toujours.

 

Samedi 1er avril 2017
Qui parle comme lui ?
Jn 7, 40-53

 

Quand les élus ont perdu contact avec « les gens du quotidien »,

les tensions sociales  et politiques augmentent.

 

L’Évangile de ce jour l’illustre bien.

Jésus enseigne avec une parole qui touche, interpelle

et provoque un heureux conflit d’interprétations.

 

« Jamais homme n’a parlé comme cet homme. »

disent les gardes qui suivent leur conscience

plutôt que les injonctions de leurs chefs.

Nicodème lui fait partie de l’élite religieuse

mais il plaide pour un respect de Jésus grâce à la loi

qui retrouve ainsi tout son sens.

Il ne la détourne pas comme le font les autres

par jalousie envers Jésus.

 

Laissons-nous donc évangéliser par les gardes et

les Nicodèmes que nous rencontrerons  aujourd’hui.

Alors nous pourrons accueillir pleinement

cet homme qui parle comme personne n’a parlé avant lui,

le Christ de notre foi.

 

Vendredi 31 mars 2017
Origine divine
Jn 7, 1-30

 

En ces temps de campagnes électorales,

Beaucoup se lèvent pour sauver un pays,

d’autres pour garder sauve l’Europe, la planète

ou encore pour défendre les droits humains.

Toutes ces personnes de bonne volonté ont des origines connues,

parfois multiples et un parcours pas nécessairement direct.

 

L’Évangile nous montre les soupçons qui pèsent sur Jésus

et les malentendus quant à son identité :

on croit le connaître via ses parents et son village.

Il nous étonne par ses œuvres et son parcours atypique.

Mais notre confiance en lui comme Envoyé du Père peine à se déployer.

 

À sa question « Pour toi qui suis-je ? »,

que répondrais-je, en ce jour de la 4ème semaine du carême,

qui nous propose ce parcours pour nous rapprocher de Lui ?

 

Jeudi  30 mars 2017
Témoignage des œuvres
Jn 5, 31-47

 

Il est bien connu qu’on juge l’arbre à ses fruits.

 

L’évangile de ce jour nous parle

du témoignage des œuvres accomplies par Jésus.

Que réalise-t-il sinon des œuvres d’amour ?

Artiste hors ligne dans l’art d’aimer,

Jésus œuvre ainsi à la venue du Règne de Dieu sur terre.

 

Après la résurrection, nous les croyants, nous savons

que ce Règne de l’amour est déjà là.

Aimons comme le Christ et peu à peu se manifestera

la dimension d’éternité portée par tout humain

et tout ce qui relève de la Création du monde.

 

Mercredi 29 mars 2017
De la mort à la vie
Jn 5, 17-30

 

Dans la doctrine chrétienne, passer de la mort à la vie

désigne la résurrection, l’étape qui nous conduit vers la vie éternelle

après avoir rendu notre dernier souffle.

 

Mais un tel passage se fait déjà en notre monde,

où Le Père et le Fils sont toujours à l’œuvre

pour nous aider à passer de la mort à la vie.

 

Quelle est notre part à cette œuvre ?

Accueillir un jugement qui invite à choisir la vie,

à se mettre du côté de la résurrection par la foi.

Aujourd’hui, quelle parole écouterons-nous,

qui croirons-nous et quel bien ferons-nous ?

« Fais confiance au Seigneur, agis bien

habite la terre et reste fidèle.

Dirige ton chemin vers le Seigneur,

Fais-lui confiance, et lui, il agira. » Psaume 36

 

Mardi 28 Mars 2017
Le meilleur remède ?
Jn 5, 1-16

 

« Veux-tu guérir ? » -« Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »

 

Selon l’évangile, le meilleur remède n’est pas l’eau bouillonnante,

ni la médecine qu’elle soit scientifique ou « douce ».

C’est une parole qui fait confiance à la personne

qui est malade et la remet debout au sens propre et figuré !

 

Sa confiance, le paralysé ne la met plus dans un remède

mais dans son aptitude à porter son brancard,

le lieu de vie de son état de malade.

 

Prions pour les malades que nous connaissons.

Que le Seigneur leur donne la force de porter leur maladie…

si possible vers la guérison.

 

Lundi 27 mars 2017
Signes de vie
Jn 4, 43-54

 

Dans nos relations humaines, il nous arrive

d’être déçus ou inquiets par quelqu’un.

Il ne nous a plus donné signe de vie depuis longtemps !

 

Quant à Jésus, à Cana, il fait signe deux fois.

La première fois, invité à la noce, il change l’eau en vin.

Il garde ainsi à la fête de l’alliance entre l’homme et la femme

sa dimension de joie orientée vers la vie.

La seconde fois, c’est l’enfant, promesse de vie pour ses parents,

dont « le pronostic vital est engagé ».

Par une parole, Jésus le guérit à distance.

Le père de l’enfant l’ a cru sur parole !

 

Oui, le Christ, Fils de Dieu et Fils de l’humain

fait alliance avec chacun de nous

et nous promet la vie pour toujours.

Tels sont les deux signes de Cana dans leur actualité.

 

Dimanche 26 mars 2017
Voir les merveilles de Dieu
Jn 9, 1-41

 

Dans notre société, voir la personne avec un handicap

comme une personne différente et entrer en relation avec elle

est source d’enrichissement de notre humanité.

Mais souvent , le rejet n’est pas loin

dans certains avortements dits thérapeutiques.

 

La parole de ce jour nous présente un aveugle-né libéré de sa cécité

mais rejeté par les autorités religieuses parce qu’il voit.

Il a perçu les merveilles de Dieu à son égard.

 

Un long chemin de réflexion, de témoignage,

de débats et de rencontres aboutit à sa foi en Jésus

qu’il reconnaît comme venu de Dieu.

Avec les yeux de sa foi, il est devenu apte à proclamer à son tour

les merveilles d’un Dieu Père qui prend soin de tous ses enfants

en son Fils et notre Frère.

 

Bonne journée à reconnaître et proclamer ces merveilles.

 

Samedi 25 mars 2017
Réjouis-toi
Lc 1, 26-38

 

Un ange qui viendrait nous annoncer que Dieu est avec nous !

Pour chacun de nous, c’est de l’ordre

d’une rencontre plus qu’improbable.

 

La fête de l’Annonciation nous invite

à célébrer le « oui » de Marie à la Parole de Dieu

qui prend ainsi vie en elle.

Parce qu’il y a plus de 2000 ans,

une toute jeune femme de Galilée a osé croire,

a osé accueillir une demande du Père,

le Fils de Dieu a pris corps sur notre terre

et est devenu notre Frère.

 

Dès lors que Dieu est avec chacun de nous,

sa Parole accueillie en ce jour,

pourra-t-elle faire naître en nous du neuf

ayant saveur d’éternité ?

 

Vendredi 24 mars 2017
Trois priorités
Mc 12, 28b-34

 

Que cherchons-nous en priorité ?

Face aux nombreuses possibilités

qui s’offrent à nous au quotidien,

il est bon de prendre le chemin de la simplicité

et de choisir l’essentiel.

 

Un scribe, ne cessant de scruter les commandements de Dieu,

y cherche le plus important et veut en extraire l’essence.

 

S’adressant à Jésus, il entend en fait la réponse qui l’habite lui-même :

« Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force,

et aimer son prochain comme soi-même

vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »

 

Voilà trois priorités pour ce que nous aurons à vivre en ce jour.

 

Jeudi 23 mars 2017
Rassembler
Lc 11, 14-23

 

De quel parti est Jésus ?

Quand l’évangéliste Jn (11, 52) évoque la Passion,

il écrit que « Jésus est venu rassembler

dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. »

 

La Parole de ce jour met ces mots dans la bouche de Jésus :

« Celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

Celui qui nous rassemble, en prenant chair de notre fragile humanité,

nous donne part à sa divinité.

Pour déployer ce beau mystère de l’Incarnation,

reconnaissons que nous sommes de Dieu

et cherchons l’unité de la famille humaine. 

 

Mercredi 22 mars 2017
Entre dire et faire
Mt 5, 17-19

 

Les scandales politico-financiers et les conflits d’intérêts

ne cessent de faire la une des journaux.

Il y a un rapport à la loi et au comportement dit moral

qui se cherche et c’est heureux.

 

Jésus nous parle de la loi et des prophètes,

soit de toute l’Écriture comme parole vivante de Dieu.

Elle est à entendre et à accomplir car tout se réalisera.

Comment ? En observant et en enseignant.

 

Entre une loi qui décrit et promeut de justes relations sociales

et des prophètes qui invitent à agir au service de tous ,

un comportement moral se dessine.

Il est de notre responsabilité et fait notre grandeur en participant

à la venue du règne de Dieu, règne de justice et de paix.

 

Mardi 21 mars 2017
Comme nous pardonnons
Mt 18, 21-35

 

« Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons

à ceux qui nous ont offensés »

Cette demande du Notre Père, Jésus l’illustre par une parabole :

Le pardon sans limite et venu du fond du cœur,

voilà ce qui construit un règne de Dieu

où nous sommes tous et toutes frères et sœurs.

 

Dans sa forme de vie (IX, 7-10), sainte Claire l’a bien compris

et elle envisage ainsi la gestion du conflit :

« Avant d’aller prier, celle qui a offensé sa sœur

lui demandera pardon et la priera 

d’intercéder pour elle auprès du Seigneur.

Et celle-là qu’elle remette généreusement à sa sœur

l’injure qui lui a été faite. »

 

Lundi 20 mars 2017
S’épouser
Mt 1, 16.18-21.24

 

S’épouser, former un couple prend dans nos sociétés

des modes multiples et variés.

 

Le couple que forment Marie et Joseph dans l’évangile du jour

étonne pour la tradition juive mais porte tout le mystère

de l’Incarnation du Fils de Dieu dans la tradition chrétienne.

 

Saint Joseph nous parle aujourd’hui de la paternité

et de sa grandeur :

donner le nom, introduire l’enfant dans la société et épouser la mère

semblent tenir la première place

au-delà des « considérations génétiques. »

 

Choisir d’aimer et protéger le foyer,

voilà une belle mission qui peut concerner chacun de nous.

3° Dimanche de Carême A – 19 mars 2017 –

Soif apaisée

Exode 17,3-7/Romains 5,1-8/Jean 4,5-42

 

 

Soif d’eau du peuple dans le désert…

Moïse, au nom de Dieu, va faire jaillir

l’eau du rocher.

Soif d’eau vive de la femme samaritaine…

Jésus va lui révéler le Don de Dieu : « Celui

qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura

plus jamais soif… Elle deviendra en lui source

d’eau jaillissant  pour la vie éternelle. »

Alors commence un dialogue révélateur :

« Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle

Christ. C’est lui qui nous fera connaître toutes

choses. »

Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle ! »

révélation aujourd’hui encore pour les

catéchumènes en chemin vers le baptême.

 


Samedi 18 mars 2017

Qui donc est Dieu ?

Michée 7, 14-20/Luc 15, 1-32

 

 

Paroles de confiance du prophète Michée :

« Qui est Dieu comme toi pour enlever le

crime, pour passer sur la révolte comme

tu le fais à l’égard du reste, ton héritage…

De nouveau tu nous montreras ta miséricorde,

tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés. »

 

Fidélité de Dieu que Jésus réactualise :

« Les publicains et les pécheurs venaient tous

à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les

scribes récriminaient contre lui : Cet homme

fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux ! »

Alors, Jésus raconte l’histoire du fils prodigue…

Quelle en est la clef, qui traverse les siècles et vaut

pour nous aujourd’hui ?

« Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout

ce qui est à moi est à toi. Mais il fallait festoyer et

se réjouir, car ton frère que voilà était mort, et il

est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

 

Aurons-nous un cœur de pierre

pour ne pas nous réjouir avec ce  Dieu qui aime ?

 


Vendredi 17 mars 2017

Injustice et miséricorde

Genèse 37,3-28/Mat.21,33-46

 

 

Deux histoires de jalousie mortifère :

Celle de Joseph, fils préféré de Jacob,

vendu par ses frères… Celle de Jésus,

Fils bien-aimé, héritier du Père (Dieu)

tué par ses frères…

Qu’adviendra-t-il ?

« La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs

est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre

du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! »

 

Seul Dieu peut tirer du bien à partir d’un mal.

Au-delà de sa justice se manifestera la puissance

de sa miséricorde : « Le Royaume de Dieu vous

sera enlevé pour être donné à une nation qui lui

fera produire ses fruits. »

 


Jeudi 16 mars 2017

Trompeuse apparence

Jér.17, 5-10/Luc 16,19-31

 

Jérémie nous invite à réfléchir :

« Maudit soit l’homme qui met sa foi

dans un mortel tandis que son cœur

se détourne du Seigneur. Il sera comme

un buisson sur une terre désolée… »

« Béni soit l’homme qui met sa foi dans

le Seigneur. Il sera comme un arbre

planté près des eaux, qui pousse vers le

courant ses racines. »

 

Jésus, dans une parabole, nous présente

deux hommes : L’un est pauvre, mais proche

de Dieu. l’autre est riche, mais indifférent aux

autres, indifférent à Dieu.

Lequel connaîtra un bonheur durable ?

L’apparence est trompeuse. Jérémie le

comprenait déjà :

« Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme.

Qui peut le connaître ?  Moi, le Seigneur, qui

pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin

de rendre à chacun selon sa conduite, selon le

fruit de ses actes ! »

 


 

Mercredi 15 mars 2017

Persécution

Jérémie 18, 18-20/Mat.20, 17-28

 

Pour les témoins de Dieu, ses porte-parole,

la passion douloureuse se profile à l’horizon :

« Allons, montons un complot contre Jérémie,

attaquons-le par notre langue… »

« Jésus disait : le Fils de l’homme sera livré

aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront

à mort et le livreront aux nations païennes pour

qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ;

le troisième jour, il ressuscitera. »

 

Et Jérémie priait : « Souviens-toi que je me suis

tenu en ta présence pour te parler en leur faveur »…

Et Jésus disait : « Le Fils de l’homme n’est pas venu

pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie

en rançon pour la multitude. »

 

Pourquoi ce déchainement de violence ?

Et quelle grandeur d’âme, poussée à l’extrême

pour le salut de tous !

 


Mardi 14 mars 2017

Routes sans issue

Isaïe 1, 10-20/Mat. 23,1-12

 

 

« Écoutez la parole du Seigneur, crie

Isaïe : Otez de ma vue vos actions

mauvaises, cessez de faire le mal !

Apprenez à faire le bien, recherchez

le droit, rendez justice, défendez la

cause de la veuve ! Venez et discutons,

dit le Seigneur… Sinon, c’est l’épée qui vous

mangera »…

Mais que faire si ce sont les « spirituels »

qui sont pervertis ? « Ils disent et ne font pas… 

Ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, dit Jésus,

car vous n’avez qu’un seul Maître, et vous êtes tous

frères. Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux

cieux. Le plus grand parmi vous sera votre

serviteur ».

Nous voici avertis sur les fausses routes

et les bons chemins !

 


Lundi 13 mars 2017

Justice et miséricorde

Daniel 9,4-10/Luc 6,36-38

 

 

Le prophète Daniel fait de son peuple

un tableau sévère : « Nous nous sommes

révoltés, nous n’avons pas écouté la voix

du Seigneur notre Dieu, nous n’avons pas

suivi les lois qu’il nous proposait par ses

serviteurs. A nous la honte ! »…

Et que dit-il de Dieu ? « Lui qui garde alliance

et fidélité à ceux qui l’aiment et gardent ses

commandements. A toi, Seigneur, la justice !

Au Seigneur notre Dieu la miséricorde et le

pardon. »

Et Jésus de dire et redire à ses disciples :

« Soyez miséricordieux comme votre Père

est miséricordieux. C’est–à-dire : Ne jugez pas,

ne condamnez pas, pardonnez, donnez… 

La mesure dont vous vous servez pour les

autres servira de mesure aussi pour vous. »

Appel à la responsabilité lucide sur les

conséquences de nos actes, dans notre relation

à Dieu et aux autres.

 


2° Dimanche de Carême – 12 mars 2017 –

Transfiguration

Genèse 12,1-4/2° Tim. 1,8-10/Mat. 17,1-9

 

 

Abraham, Moïse, Élie, ont fait l’expérience

de Dieu qui les a profondément marqués.

Les voici mystérieusement  réunis autour

de Jésus sur la montagne.

Le voici illuminé, puis couvert d’une nuée

lumineuse, d’où sort une voix : « Celui-ci

est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie :

écoutez-le ! » Témoignage à nul autre pareil,

qui manifeste la filiation divine de Jésus.

 

Et voici que cette grâce nous est partagée,

écrit Paul, « car notre Sauveur le Christ Jésus

s’est manifesté : Il a détruit la mort, et il a fait

resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce

de l’évangile. »

Avec Pierre, Jacques et Jean, demeurons dans

cette vision de foi qui ouvre à l’espérance.

 


 

Samedi 11 mars 2017

Aimer comme Dieu

Deut.26,16-19/Mat 5,43-48

 

 

Moïse rappelle au peuple d’Israël l’alliance

scellée avec Dieu : « Tu seras un peuple consacré

au Seigneur ton Dieu, tu suivras ses chemins,

écouteras sa voix, garderas ses commandements »

(l’amour de Dieu et du prochain proche)

 

Jésus va sceller la nouvelle alliance au prix de

son sang, au bénéfice de tout homme :

« Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui

vous persécutent, afin d’être vraiment les fils

de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever

son soleil sur les méchants et sur les bons,

il fait tomber la pluie sur les justes et les injustes. »

 

C’est donc à imiter la miséricorde universelle

de Dieu que nous sommes invités.

 


Vendredi 10 mars 2017

Priorités

Ézéchiel 18,21-28/Mat 5,20-26

 

 

Déjà l’Ancien Testament prévoyait des

évolutions possibles chez l’homme « mauvais »

qui peut devenir « bon »… Et inversement !

Personne n’est enfermé dans un état définitif.

Et cela fonde notre espérance en l’humanité.

 

Mais Jésus va encore plus loin :

« Si votre justice ne surpasse pas celle des pharisiens,

 vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux ! »

En-deçà du meurtre, il y a la colère, l’insulte, le mépris

qui sont aussi condamnables. Tout vice de la relation

est à corriger en premier, avant d’offrir son offrande

à Dieu… Renversement des valeurs pour beaucoup de

« bien pensants » d’hier et d’aujourd’hui…

 

La paix et la réconciliation sont des vertus capitales,

précieuses aux hommes, chéries de Dieu.

 


 

Jeudi 9 mars 2017 

Oser croire

Esther 4,17…/Mat.7,7-12

 

 

Jésus nous dit : Demandez…cherchez…frappez…

votre recherche sera couronnée de succès :

« Votre Père, qui est aux cieux, donnera de bonnes

choses à ceux qui le lui demandent. »

Mais osons-nous crier vers lui avec confiance,

comme le fit la reine Esther, alors que son peuple

allait être massacré ?

la foi en Dieu est l’unique force, l’unique recours

dans les situations tragiques :

« Je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur !

Change son cœur… Libère-nous de nos ennemis.

Rends-nous la joie après la détresse ! »

 

Il est toujours le Dieu fidèle, attentif à ceux

qui lui font confiance.

 


Mercredi 8 mars 2017

Croire en la parole de vie

Jonas 3,1-10/luc 11,29-32

 

 

Nous voici mis en face d’un paradoxe :

Les païens se montrent plus réceptifs

à la Parole de Dieu pour la mettre en actes

que les « croyants ».

C’est l’histoire de Jonas avec les gens de

Ninive, qui changent de vie près sa prédication,

(alors que lui y allait à contre-cœur !)

 

c’est l’expérience inverse de Jésus se heurtant,

dans son annonce de la Bonne Nouvelle,

à l’incrédulité de ses compatriotes.

Et pourtant, dit-il, « il y a ici bien plus que Jonas ! »

Au jugement, il y aura des surprises !

 

L’important, qui que nous soyons, c’est de se

convertir, de choisir la vie.

 


Mardi 7 mars 2017

Co-créateurs

Isaïe 55,10-11/Mat. 6,7-15

 

 

« La pluie et la neige qui descendent

des cieux n’y retournent pas sans avoir

abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée

et l’avoir fait germer… Ainsi ma Parole

ne me reviendra pas sans résultat, sans

avoir accompli sa mission. »

Jésus lui-même nous a appris à prier notre

Père, et cette Parole peut réaliser ce qu’elle

dit : Que son nom soit sanctifié, que son règne

vienne, que sa volonté soit faite… Que nous soit

donné le pain, le pardon, que nous soyons gardés

de la tentation et délivrés du mal.

 

Merveille d’être ainsi co-créateurs avec Dieu,

grâce à l’intensité de notre foi.

 

 


Lundi 6 mars 2017

Fête de sainte Colette

Ben Sira 51,13-30/Jean 14,15-21

 

 

Colette, pétrie de l’Écriture, et de toutes ses forces,

a cherché le visage de Dieu :

« Dans ma jeunesse, avant mes voyages,

je cherchai ouvertement la sagesse dans

la prière… »

Elle a cherché Dieu dans son reclusage

de Corbie, dans son monastère de Besançon

et en tous ses périples de fondations…

Mais en fait, c’est bien Dieu qui vient à nous,

comme en témoigne Jésus dans l’évangile de

Jean : « Le Père vous donnera un autre Paraclet

pour être avec vous à jamais. Vous comprendrez

que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi

en vous. »

Ce que les saints ont vécu, chacun de nous

peut le vivre au quotidien : Don d’amour

gratuit et mutuel.

 


Dimanche 5 mars 2017

La gloire du pain et de la Parole

Matthieu 4, 1-11

 

Premier dimanche de carême : les tentations de Jésus au désert.

Le tentateur parle à Jésus d'événements miraculeux pour prouver sa divinité : les pierres en pain, les anges pour le protéger, et du royaume de Satan à posséder.

Jésus répond par des réalités tout à fait humbles et courantes de la vie : l'homme vit de pain et de la parole de Dieu ; l'homme ne fait pas de chantage à Dieu ; et enfin, on ne rend le culte de l'adoration qu'à Dieu seul.

Ainsi, de ces tentations, on peut retenir que la gloire de l'homme est composée du pain naturel et de la parole de Dieu, de son humilité devant le Seigneur, de sa dépossession de tout royaume au profit de son seul Dieu.

Pour commencer le carême c'est tout un programme qui peut nous tenir en haleine jusqu'à Pâques.

 


Samedi 4 mars 2017

L'appel et le salut

Luc 5, 27-32

 

L'appel de Lévi/Matthieu, nous le connaissons bien, nous l'aimons bien car, d'une certaine façon, il est très proche de nous. Qui pourrait dire qu'il n'y a pas en lui une part de publicain, de pécheur ?

Mais ce qui est intéressant, c'est ce que Jésus a l'intention de faire en appelant un publicain, qui symbolise tous les publicains d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

Il nous appelle car, dit-il, il désire que nous nous convertissions. Afin que nous ayons part au Royaume de Dieu, à la vie éternelle.

Ainsi, aujourd'hui, nous apprenons que tous nous sommes appelés et, surtout, que notre conversion dépend d'abord de l'appel de Jésus et de comment nous l'entendons.

Alors, n'hésitons pas à suivre ce chemin de carême que l'Eglise nous propose : ouvrir les oreilles de notre coeur pour entendre le Seigneur, et les cordons de notre bourse pour partager ce que nous avons reçu.

 


Vendredi 3 mars 2017

Pourquoi jeûner ?

Matthieu 9, 14-15

 

Il y a toujours des jalousies, des clans, dans la vie des hommes, même entre les disciples de Jean-Baptiste et ceux de Jésus.

Les premiers ne comprennent pas pourquoi les seconds ne jeûnent pas.

Jésus rétorque : pourquoi faudrait-il jeûner le jour des noces ?

Effectivement, la présence de Jésus au milieu des disciples est déjà nourriture pour eux. On ne peut donc pas parler de jeûne.

Ce n'est qu'après le départ de Jésus qu'ils vont jeûner. Mais ce temps de jeûne n'est pas une punition, c'est le temps du désir, du désir de Jésus. Jésus remédiera à ce manque. Il instituera l'Eucharistie  comme substitution divine à sa présence.

Ainsi aujourd'hui, comme hier les disciples, Jésus ne vient parmi nous que si nous le désirons en vérité.

 


Jeudi 2 mars 2017

Croix et résurrection

Luc 9, 22-25

 

Marcher derrière le Christ : renoncer à soi-même, prendre sa croix et suivre Jésus.

Tout un programme de carême.

Ainsi, suivre le Christ est le premier chemin vers la résurrection. Non seulement le premier, mais l'unique.

Les amoureux en marche vers le mariage n'hésitent pas à suivre leur bien-aimé(e) et à lui faire confiance. Pourquoi est-ce si difficile pour nous de faire confiance à Jésus ?

Le temps de carême n'est donc pas un temps d'ascèse pour l'ascèse.

C'est un temps de préparation à la résurrection.

Mais la résurrection, ce n'est pas n'importe quoi : c'est une ouverture à l'autre, à l'Autre, c'est un moment de partage, d'écoute, de disponibilité, bref un temps d'amour auquel nous sommes conviés. Alors ne ratons pas ce moment privilégié!

 



Mercredi 1er mars 2017
Mercredi des Cendres

Matthieu 6, 1-18

 

Voici le temps du silence, de la solitude, de la prière, de l'aumône,

un temps privilégié auquel nous convie l'Eglise chaque année.


Ne regardons pas ce temps comme un temps triste.

Non, c'est une grâce qui nous est donnée de pouvoir nous recentrer,

nous ressourcer, boire à la source que le Père nous offre.

Temps de pénitence, oui, mais ce n'est pas le temps de la pénitence pour la pénitence, pour la performance. Cela serait ridicule et n'aurait aucun sens.


Temps de nous retrouver enfant de Dieu, frère du Christ, frère de tous ;

temps de prendre soin respectivement les uns des autres ;

temps de reconstruire la fraternité, le partage.

 

Au bout du chemin il y a la résurrection de Jésus,

il y a notre résurrection qui s'inscrit dans le même mouvement.
Ne boudons pas ce privilège d'être chrétien !
 


 

Mardi 28 février 2017
Pourquoi suivre Jésus ?
Marc 10, 28-31


Est-ce possible ainsi de tout quitter? N'est pas inhumain ?
Une précision : quand Jésus parle de tout quitter,

il ne nous dit pas de renier ou de faire comme si nos frères, soeurs, parents n'existaient pas.Non.

C'est une simple invitation à mettre l'essentiel au coeur de nos vies

et à suivre cet essentiel.

Alors, nous verrons nos frères, soeurs, amis, parents d'un autre oeil

et c'est ainsi que Jésus peut nous dire que nous les recevrons au centuple.

Regarder et aimer l'autre avec le regard de Jésus, c'est cela le centuple.
 


Lundi 27 février 2017
Le chameau et l'aiguille
Marc 10, 17-27
Comment faire passer un chameau par le trou d'une aiguille.

Dans notre monde occidental, on parlerait sans doute de cheval, mais le problème reste le même. C'est impossible à l'homme.

Pourquoi est-ce possible à Dieu, qui n'est pas un magicien ?

Il est question ici d'un langage qui, par le chameau, symbolise la richesse.

Et les ors, l'argent, les pierres précieuses, aromates et autres tissus n'ont pas leur place dans le royaume des cieux car on n'en a pas besoin.

Le Seigneur ne va pas transformer toutes ces richesses en néant, non.

Le Seigneur est le seul à pouvoir nous donner le goût de l'amour de l'autre au point de ne plus aimer ce qui est superflu. C'est pourquoi rien n'est impossible à Dieu car rien ne peut empêcher le Seigneur de nous aimer, même nos plus grandes noirceurs.

 


 

Dimanche 26 février 2017


Un jour après l'autre


Matthieu 6, 24-34


Evangile de la confiance par excellence :

Dieu pourvoit à tout à condition que nous lui fassions confiance.
Dans notre société d'aujourd'hui, cela peut apparaître comme de la rêverie,

de la naïveté ou même de l'inconscience :

s'en remettre à Dieu pour tout, même le plus matériel.


Est-ce vraiment ce qui nous est dit ,
Nous ne pouvons pas rester les bras croisés, un seul commandement :

rechercher la justice du Royaume.

C'est cette quête du Royaume de l'amour qui va venir combler

nos manques, nos frustrations, etc.  

Un seul chemin pour chercher : le partage, l'ouverture à l'autre, et ne manquera à personne. Alors, pas question de dormir !
 


Samedi 25 février 2017

Jésus et les enfants

Marc 10, 13-16

 

Jésus se fâche parce que ses disciples rabrouent des enfants qui veulent le toucher.

Mais Jésus profite de ce petit énervement pour faire une leçon de théologie :

Le Royaume des cieux rencontre/appartient à ceux qui ressemblent à un enfant. Etrange comparaison. Ailleurs, Jésus dit bien à Nicodème qu'on ne peut pas retourner dans le sein de sa mère. De même, on ne peut pas retourner à son enfance.

Alors ?

Alors, regardons comment Jésus s'y prend avec eux : il les embrasse et les bénit. Et eux se laissent embrasser et se laissent bénir. Voilà le coeur d'un enfant, même si l'on est adulte : se laisser toucher par Jésus dans la confiance et l'authenticité.

 


 

Vendredi 24 février 2017

Jésus pédagogue

Marc 10, 1-12

 

Exceptionnellement, je n'ai pas envie de passer du temps sur la pointe de ce passage d'évangile.

Je me suis arrêtée à cette petite phrase : "Jésus instruisait la foule et ses disciples, comme d'habitude".

C'est la première fois que je remarque ce "comme d'habitude". Ainsi Jésus est le premier précepteur, accompagnateur spirituel de toutes ces foules et disciples. Et c'est une tâche qu'il accomplit régulièrement, qui est devenue une habitude pour lui, un peu comme si c'était une deuxième nature.

La transmission de la foi par la prière, le partage, la lecture de la bible, est-elle une habitude dans notre quotidien ?

 


Jeudi 23 février 2017

De l'eau, du sel, et la paix

Marc 9, 41-50

 

Evangile très dur à entendre : Toute mutilation vaut mieux que la géhenne. Personne n'a envie d'être mutilé et personne n'a envie de se retrouver dans la géhenne !

La réponse de Jésus est simple : offrir de l'eau, garder la saveur du sel et ainsi votre paix, la paix, sera sauvegardée.

Cependant, il ne faut pas lire cet évangile comme un chantage de la part de Jésus. Il ne nous dit pas : si tu ne fais pas ceci, tu te retrouves en enfer. Non, il nous informe des conséquences de nos actes, conséquences que nous ne voyons pas toujours d'un premier abord.

Une manière aussi de nous dire : seul l'amour, le don de soi, mènent au bonheur.

 


 

Mercredi 22 février 2017

Eglise bâtie sur le roc

Matthieu 16, 13-19

 

Voici Pierre institué chef de l'Eglise.

Est-ce parce qu'il a bien répondu à la question de Jésus : "Tu es le Messie". Ce serait un peu étonnant et cela donnerait l'impression que Jésus donne des bons points, des récompenses en quelques sortes.

En plus, souvenons-nous que si Pierre peut répondre à la question de Jésus, c'est que l'Esprit l'habite déjà de par la grâce de Jésus.

Et Jésus n'a pas choisi le plus fort pour bâtir son Eglise sur le roc. C'est tout le paradoxe divin : la force se trouve dans la faiblesse afin que Dieu puisse se déployer dans la toute puissance de son amour. La faiblesse est la seule chose qui ne puisse pas faire obstacle à l'amour de Dieu pour l'homme. Et c'est cette faiblesse que Jésus appelle roc.

 


Mardi 21 février

Tablier de service

Marc 9, 30-37

 

Jésus annonce sa prochaine arrestation, mort et résurrection.

Les disciples, eux, discutent de qui est le plus grand.

Jésus les ramène au coeur du problème : le seul but d'un chrétien, c'est d'enfiler le tablier et de se mettre au service de ses frères, de l'Eglise, de l'humanité entière. Il n'y a pas d'autre solution pour chanter la louange de Dieu et lui rendre grâce pour la création.

Le programme est simple, mais pas facile àobserver !

 


Lundi 20 février 2017

Foi et guérison

Mar 9, 14-29

 

Dans cet évangile, nous avons un dialogue entre Jésus et le père du malade qui nous révèle ce qu'est l'amour.

D'abord, l'amour d'un père pour son fils, père qui n'hésite pas à déranger tout le monde jusques et y compris Jésus afin de trouver une solution de guérison pour son enfant. Amour aussi qui fait naître en lui la foi en Jésus. Il est prêt à tout pour son fils.

Amour de Jésus pour l'humanité, un Jésus qui n'hésite pas à dialoguer avec des esprits malins, méchants, non seulement à dialoguer mais aussi à leur parler avec autorité. Une autorité divine qui conduit les esprits à lui obéir.

Ce qui est le plus étonnant dans ce passage, c'est la foi du père qui va surprendre Jésus et qui lui permettra de guérir le fils. Le père se substitue au fils dans la foi. C'est bien ce qui se passe lorsque des parents demandent le baptême pour leur enfant. Demander ce qui paraît le mieux, le meilleur pour nos enfants, nos amis, nos proches, etc. à temps et à contre temps.

 


Dimanche 19 février 2017

Éloge de la non-violence

Mt 5, 38-48

 

Quand face à une action malveillante à notre encontre,

nous répondons en renvoyant la balle,

nous sommes dans « œil pour œil, dent pour dent ».

Le conflit est alors patent et la porte de sortie fort éloignée.

 

L’Evangile propose autre chose :

la créativité non violente !

Accueillir l’ennemi où il en est

et inventer une déstabilisation qui ouvre un avenir,

un nouveau chemin :

- éviter la réaction équivalente :

- ne pas riposter à un coup mais offrir un autre lieu

- compléter le vol par un don
- ajouter du chemin à la marche forcée

 

 


Samedi 18 février 2017

Apparition

Mc 9, 2-13

 

Dans notre société où la rationalité prime,

avoir des visions ou des apparitions

n’est pas très rassurant.

Le diagnostique posé relève plus souvent du délire mystique

que de la reconnaissance d’une expérience de Dieu.

 

En ce jour de la fête de sainte Bernadette Soubirou,

rappelons-nous.

Bernadette,  cette enfant pauvre, illettrée et maladive,

eut la simplicité d’avouer sans trop comprendre

qu’elle dialoguait …avec la mère de Dieu.

Devant l’apparition,

elle était une personne existant par elle-même ,

qui reçut la mission d’appeler à la prière.

 

En méditant le récit de la transfiguration,

oserons-nous faire mémoire de ce qui en nos vies

fut expérience de Dieu dans le secret de nos cœurs

et joie qui nous débordait ?

Nul besoin de « selfie » pour immortaliser l’événement,

juste le souhait que cela dure

comme Pierre avec ses trois tentes.

 


Vendredi 17 février 2017

Au prix de sa vie

Mc 8, 34-9, 1

 

Parce que notre vie nous est donnée, elle nous dépasse.

La gratitude et la vigilance peuvent la protéger.

En même temps, le don appelle le don.

 

« Que peut-on donner en échange de sa vie ? »

Jésus suggère de nous impliquer sans compter

dans notre vie et celle du monde

en son nom et à cause de l’Évangile.

 

Dès lors que la vie en abondance nous vient de lui,

avançons à sa suite avec la légèreté du pèlerin,

alliant l’effort de la marche

et l’allégresse du chemin.

 


Jeudi 16 février 2017

Changement d’opinion

Mc 8, 27-33

 

Un sondage d’opinion ou l’opinion modelée par les sondages ?

Voilà une question de société largement débattue

…en période électorale.

 

Tout en marchant avec ses disciples,

Jésus effectue auprès d’eux

un mini sondage d’opinion à son sujet !

Il passe de ce que dit la rumeur publique

à l’avis personnel de ses proches.

Peu à peu, l’identification se précise :

il n’est ni Jean-Baptiste, ni Élie, ni l’un des prophètes

mais le Christ.

Ce n’est pas encore à dire car le Messie triomphant

tant attendu sera mis à mort avant qu’il ne ressuscite !

Difficile à entendre par Pierre,

ce déplacement dans la conception qu’il avait du Messie !

 

Alors pour nous, qui est Jésus ?

Quels sont les derniers déplacements

qu’il nous a fait faire à propos de son identité

dans nos plus récentes méditations de l’évangile ?

 


Mercredi 15 février 2017

Être un arbre

Mc 8, 22-26

 

« J’aperçois les gens :

ils ressemblent à des arbres que je vois marcher. »

Cet aveugle guéri par Jésus grâce à la sollicitude

de ceux qui l’ont amené à lui,

ne voit-il qu’à demi ou bien

aperçoit-il toute le profondeur existentielle de tout humain ?

 

Optons pour la seconde proposition

et offrons nous une méditation végétale !

Être un arbre qui marche.

Avoir des racines, être de quelque part,

d’une portion de terre où nous avons vu le jour,

reçu un parler du terroir qui est comme un paysage qui sort par la bouche.

Avoir la tête dans les étoiles

et faire en son être le lien entre terre et ciel.

Avoir une famille de la terre et un Père qui est aux cieux

et nous rend tous frères et sœurs.

Marcher à la rencontre des autres

et être reconnaissants envers Dieu

qui nous a donné la vie, le mouvement et l’être.

 


Mardi 14 février 2017

Moisson pressentie

Lc 10, 1-9

 

La moisson et les ouvriers, les agneaux au milieu des loups,

le chemin et la maison.

L’Évangile invite à habiter notre terre avec cette incroyable nouvelle :

le Règne de Dieu s’est approché de nous.

 

En ce 14 février, les couples d’oiseaux sont formés

et leurs nichées printanières se préparent.

Nos yeux guettent la fin de l’hiver

et la saint Valentin invite les amoureux à se parler d’amour.

 

Dans ce quotidien « trésissent » les fleurs

de l’évangile du règne de Dieu, de la paix et de la justice,

en train d’advenir .

Il suffit d’un brin de foi.

 


Lundi 13 février 2017

L’autre rive

Mc 8, 11-13

 

Chercher l’extraordinaire, les apparences,

suivre les marchands de bonheurs éphémères

ou les guérisseurs malhonnêtes.

Dans nos environnements trop virtuels,

le soupir de Jésus navré des malentendus entre lui

et les pharisiens peut se comprendre.

 

Qu’avons-nous à chercher des signes dans le ciel ?

Le Seigneur est sur l’autre rive,

il nous précède dans nos Galilées du quotidien.

 

Ici et maintenant, il ne tient qu’à nous de poser

des actes d’amour qui portent le monde.

Alors, notre présence à nous-mêmes et aux autres

sera éclairée par la Présence du Ressuscité.

Tissons aujourd’hui les liens sociaux

qui nous unissent à une Présence tellement vraie…

qu’elle vient du ciel.

 


Dimanche 12 février 2017

Lois et justice

Mt 5, 17-37

 

Faire passer notre comportement à travers le crible de toutes les lois

et de la Loi de Dieu qui est parole traçant le chemin vers la vie.

Ensuite, accomplir la justice, une justice qui sera justesse

de relation à soi, à Dieu et aux autres.

 

Voilà le chemin que nous trace Jésus, celui qui accomplit la loi.

Aurons-nous la sagesse des adultes dans la foi pour choisir

entre l’eau et le feu, entre la vie et la mort ?

Alors, notre parole fondée sur la promesse de Dieu sera fiable :

« Que votre parole soit oui, si c’est oui,

non si c’est non.

Ce qui est en plus vient du mauvais. »

 


Samedi 11 février 2017

Dalmanoutha

Mc 8, 1-10

 

Dalmanoutha : lieu inconnu sur la carte de Palestine !

C’est l’ailleurs où Jésus et ses disciples doivent aussitôt partir

pour que bénédiction et dons

ne soient pas aliénants pour ceux qui les ont reçus.

Toute la foule a été le sujet d’une compassion de Jésus effective et efficace.

 

Après, il s’agit pour la foule enseignée par Jésus de rentrer chez soi

et de s’approprier ses paroles qui sont Esprit et vie.

Au cœur des hommes et des femmes, elles feront jaillir une vie nouvelle.    

 

Sujets de la compassion et de la bénédiction du Christ,

nourrissons-nous de son évangile

pour vivre plus pleinement au souffle de son Esprit.

 


Vendredi 10 février 2017

Faire du bien

Mc 7, 31-37

 

De belles solidarités envers les personnes souffrant de surdité

peuvent être mises en place dans nos sociétés :

traduction simultanée en langage des signes à la télévision,

et volonté d’insertion de tous dans la vie sociale.

 

Dans la Décapole , ils étaient plusieurs

à supplier Jésus de guérir un des leurs.

Ils suggèrent une imposition des mains.

Jésus lui s’engage dans une relation personnelle

avec le sourd-muet pris à l’écart.

Deux gestes au toucher bien ajusté

et l’appel au souffle de l’Esprit feront le miracle.

 

Laissons-nous mouvoir par l’Esprit pour

poser les gestes et prononcer les Paroles qui font du Bien.

 


Jeudi 9 février 2017

Résister par amour

Mc 7, 24-30

 

C’était l’idée d’une seule femme qui ne supportait pas les atteintes verbales

à sa dignité et celle de ses soeurs en humanité.

Et deux millions de femmes et d’hommes

ont marché le 21 janvier 2017 aux USA

pour proclamer cette dignité !

 

La parole du jour met à l’honneur une seule femme,

une syro-phénicienne, étrangère au peuple d’Israël.

Elle va supplier Jésus de guérir sa fille

mais celui-ci ne semble pas avoir conscience

de l’étendue de sa mission de salut.

Il s’ensuit un dialogue où avec adresse et détermination,

cette femme a le dernier mot :

sa fille est sauvée et Jésus change d’avis.

 

Aujourd’hui, quelle parole venue de l’étranger va ouvrir nos horizons ?

 


Mercredi 8 février 2017

Aliments purs

Mc 7, 14-23

 

Pour le printemps, les nutritionistes proposent des tisanes

qui purifient, désintoxiquent !

L’évangile de ce jour va plus loin que notre système digestif.

En déclarant purs tous les aliments,

Jésus veut attirer notre attention sur nos intentions.

 

Au dedans de nous, tout n’est pas pur qu’il faille veiller scrupuleusement

à boucher nos oreilles et nos bouches

pour éviter les mauvaises influences :

« c’est du dedans que sortent les pensées perverses… »

 

Avec sainte Claire, regardons aussi le bien qui est au-dedans de nous :

« Et l’amour que vous avez au dedans, manifestez-le au dehors par des actes

afin que les sœurs grandissent toujours dans l’amour de Dieu

et l’amour les unes des autres. »

 


Mardi 7 février 2017

Au cœur des traditions

Mc 7, 1-13

 

Lorsque le poète montre la lune, l’homme obsédé

par les rituels, les pratiques, les traditions regarde …le doigt !

 

Les traditions des anciens, aussi respectables qu’elles soient,

ne sont que des petits moyens pour nous tourner vers Dieu, source de l’amour,

de tout amour comme celui de son père et de sa mère.

« En autorisant à ne plus faire quoi que soit pour son père ou sa mère,

vous annulez la parole de Dieu par la tradition »

 

Jésus se désole de voir autour de lui

des attachements désordonnés aux traditions

qui éloignent de Dieu :

l’honorer par des paroles et des pratiques et avoir le cœur loin de lui,

voilà le contresens.

 

Vivons notre journée tournés vers Dieu parce que nous discernons

au cœur de nos traditions chrétiennes ,

une porte ouverte sur l’amour !

 


Lundi 6 février 2017

Bon contact

Mc 6, 53-56

 

Dans nos réseaux relationnels professionnels et amicaux,

avoir de bons contacts avec les bonnes personnes

permet de bonnes synergies et collaborations pour des projets communs.

 

Au sens propre comme au sens figuré,

un bon contact avec Jésus le Christ nous sauve :

l’évangile de ce jour nous montre la bonne réputation

d’un Jésus thaumaturge qui attire tous les malades.

Un simple contact par le toucher de la frange de son manteau les guérit !

Par sa qualité de présence auprès de chacun dans sa singularité,

Jésus fait des miracles !

 

 

Notre mission de disciples du Christ nous demande juste

d’amener à lui tous ceux et celles qui veulent être sauvés.

Saurons-nous rencontrer aujourd’hui celui qui veut toucher Jésus ?

 


 

Dimanche – 5 février 2017

Paradoxes

Isaïe 58,7-10/1 Co. 2,1-5/Mat.5,13-16

 

 

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel

devient fade, comment lui rendre sa saveur ?

Vous êtes la lumière du monde… Qu’elle brille

devant les hommes ! » dit Jésus.

Comment ?

« Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille

chez toi les pauvres sans abri, ne te dérobe pas

à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme

l’aurore… »

Comment cela sera-t-il possible ?

Paul nous répond :

« Ma proclamation de l’évangile n’avait rien d’un

langage de sagesse qui veut convaincre ; mais

c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient

pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse

des hommes mais sur la puissance de Dieu. »

A nous de mettre en œuvre cela.

 


Samedi 4 février 2017

L'un et l'autre

Hébreux 13,15-21/Marc 6,30-34

 

 

L’auteur de la lettre aux hébreux nous conseille :

« Offrons à Dieu, par Jésus, un sacrifice de louange »

Quel sera ce sacrifice de louange ?

Jésus nous en donne l’exemple :

« Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-

vous un peu ! »

Oui, le repos est bon pour l’homme et plaît à Dieu.

Mais…

« En débarquant, Jésus vit une grande foule.

Il fut saisi de compassion envers eux…

Alors il se mit à les enseigner longuement. »

Il faut donc entendre aussi : « N’oubliez pas d’être

généreux et de partager… »

 

Nos vies seront toujours marquées par cette tension

entre deux pôles, qu’il faut apprendre progressivement

à équilibrer.

« Que le Dieu de la paix vous forme en tout ce qui est

bon pour accomplir sa volonté ».

 


Vendredi 3 février 2017

Dans le réel de nos vies

Hébreux 13,1-8/Marc 6, 14-29

 

 

L’évangile nous parle de la fin tragique

de Jean le Baptiste, qu’Hérode a fait mettre

en prison et décapiter..  la fin d’un gêneur !

 

Ce sera le lot de beaucoup de disciples du Christ :

« Souvenez-vous de ceux qui sont en prison…

Souvenez-vous de ceux qui sont maltraités…

Souvenez-vous de ceux qui vous ont dirigés,

et imitez leur foi !

Nous pouvons dire en toute assurance :

Le Seigneur est mon secours, je n’ai rien à

craindre !  Jésus Christ hier et aujourd’hui

est le même, il l’est pour l’éternité. »

 

Il est bon de regarder notre situation de croyants

avec lucidité, mais aussi de recevoir avec confiance

ces paroles de réconfort.

 



Jeudi 2 février 2017

Présentation de Jésus au Temple

Malachie 3,1-4/ Luc 2, 22-40

 

 

Annonce du prophète Malachie : « Soudain

viendra dans son Temple le Seigneur que

vous cherchez, le messager de l’Alliance que

vous désirez… »

Qui sera-t-il ?

C’est le vieillard Siméon qui le reconnaît

dans l’enfant présenté par Marie et Joseph :

« Lumière qui se révèle aux nations et donne

gloire à ton peuple Israël ! »

Mais il sera aussi un signe de contradiction,

provoquant la chute et le relèvement de beaucoup.

L’envoyé de Dieu ne laissera personne indifférent.

 

En attendant sa mission, l’enfant grandit et se

fortifie, rempli de sagesse, est la grâce de Dieu

est sur lui.

Long temps de mûrissement dans chacune de

nos vies…

 


Mercredi 1er février 2017

Savoir-vivre spirituel

Hébreux 12,4-15/ Marc 6,1-6

 

 

Surprise des compatriotes de Jésus devant

ses paroles et ses miracles : 

« D’où cela lui vient-il ?…

Et Jésus s’étonnait de leur manque de foi ! »

 

Cela peut nous arriver à nous aussi, qui croyons

connaître Jésus !

 

Que nous conseille l’auteur de la lettre aux hébreux ?

« Soyez vigilants : Que personne ne se dérobe à la

grâce de Dieu, qu’il ne pousse chez vous aucune plante

aux fruits amers… Recherchez activement la paix avec tous,

et la sainteté sans laquelle personne ne verra le Seigneur. »

 


Mardi 31 janvier 2017

Feuille de route

Hébreux 12,1-4/Marc 5, 21-43

 

 

« Entourés de cette immense nuée de témoins… »

L’évangile nous en donne aujourd’hui deux exemples :

Ce chef de synagogue, nommé Jaïre : «  Ma fille, encore

si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer

les mains pour qu’elle soit sauvée, et qu’elle vive ! »

Cette femme qui souffre : « Si je parviens à toucher

seulement son vêtement, je serai sauvée ! »

 

Ces témoins de la foi en Jésus ont été comblés :

« Ne crains pas, crois seulement ! »… Et à l’appel de Jésus,

 la jeune fille se leva et se mit à marcher.

« Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie

de ton mal ! »

Et nous, que faire 

« Débarrassés de tout ce qui nous alourdit, courons

l’épreuve avec endurance, les yeux fixés sur Jésus,

qui est à l’origine et au terme de la foi…

et vous ne serez pas accablés par le découragement. »

 


 

Lundi 30 janvier 2017

Foi et miséricorde

Hébreux 11,32-40/Marc 5,1-20

 

 

La lettre aux hébreux continue aujourd’hui

de nous énumérer les hauts faits prodigieux

de ceux qui ont témoigné de leur foi au cours

des siècles.

Et voici avec l’évangile de Marc l’épisode de

la libération d’un homme, au pays des géraséniens.

Celui-ci était possédé d’un esprit impur qui le

rendait fou. Jésus va chasser de l’homme cette

légion de démons, qui se précipitent dans un troupeau

de porcs, rendus fous à leur tour. L’homme, par contre,

est revenu à la raison. Il ne souhaite qu’une chose :

Rester avec Jésus, mais celui-ci  lui dit « Rentre auprès

des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait

pour toi dans sa miséricorde ! »

 

Miséricorde de Dieu qui se penche vers celui qui souffre,

enfermé, prisonnier en lui-même, et le libère pour qu’il vive.

 


4° Dimanche A - 29 janvier 2017 –

Monde à l'envers

Sophonie 2,3-13/1 Co. 1,26-31/Mat.5,1-12

 

 

Conseil du prophète : « Cherchez le Seigneur,

vous tous, les humbles du pays… Je laisserai

chez toi un peuple pauvre et petit qui prendra

pour abri le nom du Seigneur… Plus d’injustice,

plus de mensonge… »

St Paul constate : « Ce qui est d’origine modeste,

méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce

que Dieu a choisi pour réduire à rien ce qui est ;

ainsi, aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir

devant Dieu. »

Ainsi Jésus pouvait-il proclamer à ses disciples

sur la montagne : « Heureux… Heureux… Heureux… »

car il est devenu pour nous sagesse venant de Dieu,

justice, sanctification, rédemption.

 

Notre vie prend alors une toute autre couleur !

 


 

Samedi 28 janvier 2017

Par la foi

Hébreux 11,1-19/Marc 4,35-41

 

 

Jésus, ayant calmé la tempête, disait

à ses disciples :

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ,

N’avez-vous pas encore la foi ? »

Cette question nous interpelle !

 

La lettre aux Hébreux, pour nous

encourager, nous donne une liste

impressionnante de croyants en actes

qui commence par Abraham et Sara :

« Grâce à la foi… »

Confiance faite à Dieu, à Jésus, au-delà de

toute apparence, confiance qui se révèle

féconde.

 


Vendredi 27 janvier 2017

Croissance

Hébreux 10, 32-39/Marc 4, 26-34

 

 

« Jésus disait aux foules : Il en est du règne

de Dieu comme un homme qui jette en terre

la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il

se lève, le semence germe et grandit… »

 

Comment cela se passe-t-il dans nos vies ?

L’auteur de la lettre aux hébreux nous éclaire :

« Souvenez-vous de ces premiers jours où

vous veniez de recevoir la lumière du Christ :

Vous avez soutenu alors un dur combat de

souffrances… Ne perdez pas votre assurance.

L’endurance vous est nécessaire pour accomplir

la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation

des promesses… Nous ne sommes pas de ceux

qui abandonnent et vont à leur perte, mais de

ceux qui ont la foi et sauvegardent leur âme. »

 

C’est ainsi que la semence divine

grandira en nous.

 


Jeudi 26 janvier 2017

Foi et mission

2° lettre à Timothée 1,1-8/ Luc 10, 1-9

 

 

A la suite des disciples envoyés en mission

par Jésus,  voici Paul qui s’adresse ainsi à

Timothée : « J’ai souvenir de la foi sincère

qui est en toi… Ravive le don gratuit de Dieu,

car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous

a donné, mais un esprit de force, d’amour et de

pondération. N’aie donc pas honte de rendre

témoignage à notre Seigneur… Avec la force de

Dieu, prends ta part des souffrances liées à

l’annonce de l’évangile. »

 

Ces paroles s’adressent à chacun d’entre nous

aussi. Elles sont et seront toujours d’actualité.

 


Mercredi 25 janvier 2017

Conversion de saint Paul

Actes 22,3-16/Marc 16,15-18

 

 

Voici Saul de Tarse, animé d’une rage

meurtrière contre les disciples du Seigneur.

En route vers Damas, une lumière l’enveloppa

de sa clarté. Précipité à terre, il entendit :

« Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?

Qui es-tu, Seigneur ?

Je suis Jésus, celui que tu persécutes.

Que dois-je faire, Seigneur ?

relève-toi, va jusqu’à Damas, et là on te dira

tout ce qu’il t’est prescrit de faire…

Tu seras devant tous les hommes le témoin

de ce que tu as vu et entendu. »

 

Dialogue fondateur, puisque quelque temps

après, « Il proclamait Jésus dans les synagogues,

affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu ».

Mise en œuvre des paroles du Ressuscité :

« Allez dans le monde entier, proclamez l’évangile

à toute la création »

Tout est possible à Dieu… avec notre consentement !

 


Mardi 24 janvier 2017

Me voici

Hébreux 10,1-10/Marc 31-35

 

Jésus, prenant ses distance avec sa famille

qui veut remettre la main sur lui dit clairement :

« Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ?

Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est

pour moi un frère, une sœur, une mère ! »

 

Élargissement à l’extrême des relations, pour

en révéler tout le poids de mystère :

« Je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté ! »

« Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes

sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite

de son corps, une fois pour toutes. »

 

En Dieu, il est pour nous… nous sommes pour lui.

 


Lundi 23 janvier 2017

Combat spirituel

Hébreux 9, 15-28/Marc 3, 22-30

 

 

Possession, expulsion, division, pillage,

blasphème… Nous voilà en plein combat…

et les protagonistes en sont Jésus, Satan,

l’Esprit Saint ! C’est dire que la présence

et l’action de Jésus suscitent bien des remous,

des accusations, réclament du discernement des esprits

et des choix de vie qui ne conviennent pas à tous.

Mais nous voilà avertis !

Pourquoi tant de difficultés à résoudre ?

 

Ce drame humano-divin a une heureuse issue :

C’est que « le Christ est le médiateur d’une

alliance nouvelle, d’un testament nouveau » :

Passion… mort… péché… salut…

« Il est entré dans le ciel même, afin de se tenir

maintenant pour nous devant la face de Dieu.

Et grâce à lui, ceux qui sont appelés peuvent

recevoir l’héritage éternel jadis promis. »

 


Dimanche 22 janvier 2017

L'ombre et la lumière

Matthieu 4, 12-23

 

Dans cet évangile, l'opposition entre ombre/ténèbres et lumière nous renvoie au prologue de saint Jean : "Et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée".

La lumière a continué sa course malgré les ténèbres. Ces ténèbres sont inoffensives en face de cette lumière.

Aujourd'hui, c'est le peuple qui est dans les ténèbres. De la même manière, la lumière a été plus forte que les ténèbres, plus forte que la mort. Et le peuple a vu la lumière.

Aujourd'hui encore, tout peut paraître sombre mais la lumière est toujours là. A nous de savoir la découvrir car elle n'est pas éblouissante. Ce n'est plus le temps de l'explosion lumineuse, c'est celui de l'enfouissement, de la lumière réfléchie, indirecte, si j'ose dire. Car nos ténèbres sont parfois si sombres que nous risquerions d'être éblouis. Alors, le Seigneur adapte sa lumière à notre condition humaine du 21e siècle.

Mais la lumière est là, bien réelle, bien vivante.

 


Samedi 21 janvier 2017

Perdre la tête

Marc 3, 20-21

 

Perdre la tête, expression courante que nous utilisons fréquemment.

Mais oser dire que Jésus a perdu la tête, c'est plus étonnant. Et pourtant cela vient de sa famille !

Sans doute ne comprenait-elle pas ses engagements religieux et politiques ; elle veut le protéger de lui-même, de ce qu'elle pense être ses excès. Quelle famille ne ferait pas de même ?

Et pourtant cet engagement jusqu'auboutisme de Jésus est le seul possible.

Peut-on être toujours aussi fidèle et persévérant par rapport aux objectifs qu'on s'est fixés ?

La tiédeur nous habite souvent, et la force de Jésus vient nous réveiller, nous stimuler pour oser annoncer à temps et à contre temps, pour oser prier de façon nouvelle, pour oser réclamer et oeuvrer pour que l'Eglise, l'Eglise de Jésus, se transforme.

Le désir de vivre nous pousse en avant, mais c'est la vie divine qui nous attire avec la force d'un aimant. Cette vie, c'est celle que Jésus transmettait déjà auprès de la foule au point de faire croire qu'il avait perdu la tête.

 


 

Vendredi 20 janvier 2017

Des hommes nouveaux

Marc 3, 13-19

 

Jésus appelle ses disciples, les douze, dans le cadre d'une liturgie hors du commun, très solennelle : sur une montagne et c'est lui, Jésus, qui choisit. On ne se présente pas.

Je voudrais souligner que certains d'entre eux changent de nom : Simon devient Pierre, les fils de Zébédée deviennent fils du Tonnerre, etc.

Pourquoi changer de nom ? Quelle symbolique derrière de changement ? Jésus ne l'explique pas, mais cela en fait des hommes nouveaux pour être avec lui, capables de prêcher, de chasser les esprits mauvais. J'aime cette expression "pour être avec lui" ; et elle vient en premier avant la prédication ou la guérison des malades.

C'est parce que les douze sont "avec lui" qu'ils deviennent aptes à prêcher et de guérir, pas l'inverse.

De même pour nous, c'est lorsque nous demeurons en Jésus que notre vie devient témoignage, et ce que nous pouvons faire ne prend de sens que parce que nous demeurons en lui et que Jésus demeure en nous.

 


Jeudi 19 janvier 2017

Conversion des esprits

Marc 3, 7-12

 

Passage étonnant de l'évangile. Non pas parce que Jésus guérit beaucoup de monde. C'est, si j'ose dire, sa mission.

Mais ce qui m'étonne ce sont ces esprits mauvais qui se prosternent devant lui et lui crient : "Tu es le fils de Dieu!"

S'ils sont mauvais, comment peuvent-ils se prosterner devant Jésus et, non pas le reconnaître, mais le proclamer Fils de Dieu.Sont-ils, eux aussi, convertis, guéris par Jésus ?

Pourquoi pas ?

 

Alors, laissons-nous nous aussi convertir et réconcilier, particulièrement en cette semaine de prière pour l'unité des chrétiens.

 


Mercredi 18 janvier 2017

Salut et incompréhension !

Marc 3, 1-6

 

Jésus ose guérir un jour de sabbat. Il ose faire le bien et enfreindre la loi.

Cela me renvoie aux personnels hospitaliers, aux pompiers, etc. qui travaillent le dimanche pour venir au secours des gens. Personne ne songerait à le leur reprocher. C'est vrai que nous sommes dans une société laïcisée, contrairement aux hébreux qui vivaient en théocratie.

Cela veut cependant bien dire que Jésus intervient toujours à temps et à contre temps lorsqu'il s'agit du bien-être des gens. Le bien-être ici est une question de santé, d'équilibre physique. Mais Jésus va et ira beaucoup plus loin. Il met ici et il mettra sa vie en danger pour le salut de tous.

Nous ne pouvons pas imiter Jésus car il est l'unique médiateur, l'unique sauveur. Mais nous pouvons, comme Jean-Baptiste, lui préparer la route et non pas lui mettre des obstacles comme les pharisiens et les partisans d'Hérode.

Lui préparer la route ? Préparer les coeurs à cette rencontre avec lui sans nous mettre à sa place.

 


Mardi 17 janvier 2017

La loi, oui ou non ?

Marc 2, 23-28

 

La question du respect de la loi est une question de toute éternité.

La loi pour la loi, est-ce viable ?

Ne pas respecter la loi, est-ce acceptable ?

Et voilà que Jésus nous éclaire sur quand il faut ou il ne faut pas respecter la loi.

C'est tout simple : La vie de l'homme l'emporte sur la loi.

La loi est faite pour sauvegarder l'homme, non le faire mourir.

Alors, dans certaines circonstances, pour permettre à l'autre de vivre, il nous faut prendre le risque de ne pas la respecter ; on peut même dire de se salir les mains. Mais Jésus est allé plus loin, en allant jusqu'à mourir pour sauver. Alors !

 


 

Lundi 16 janvier 2017

Ancien ou nouveau ?

Marc 2, 18-22

 

Pas de tissu neuf sur du vieux tissu.

Pas de vin nouveau dans de vieilles outres.

Jésus semble parfaitement au fait des détails de la vie quotidienne, mais ce n'est pas à une leçon d'école ménagère qu'il nous invite.

Jésus désire garder et les outres et le vin. Il faut donc prendre les précautions d'usage car les deux sont importants : le vieux vin et le nouveau vin ; les vieilles outres et les nouvelles outres. Simplement ne nous trompons pas. Aux noces de Cana par exemple, le maître de maison dira au marié : tu as gardé le bon vin, c'est-à-dire le vieux vin, pour la fin. D'habitude c'est l'inverse. Ainsi chacun a sa place, son rôle à vivre. Idem pour les tissus, les outres, etc.

De même pour les réformes liturgiques de Vatican II : il fallait les faire mais elles n'étaient recevables qu'au bout d'un certain temps, qu'au bout d'un certain vieillissement.

De même pour toute évolution dans la vie courante ou la vie de foi : l'évolution est là mais il faut du temps pour l'apprivoiser.

Ayons, comme le Seigneur, la patience du jardinier.

 


 

Dimanche 15 janvier 2017

Agneau et Fils de Dieu

Jean 1, 29-34

 

Dans cet évangile, c'est Jean le Baptiste qui rend témoignage à Jésus de ce qu'il est Fils de Dieu. Ce n'est pas Jésus lui-même qui dit qui il est. Il ne se rend pas témoignage à lui-même.

Nous sommes dans une scène après le baptême de Jésus, baptême dans l'Esprit. Jean le Baptiste a été témoin de la descente de l'Esprit en Jésus. Témoin oculaire (si l'on peut dire), il peut témoigner que Jésus est Fils de Dieu. Cela rend crédible la filiation divine de Jésus.

Agneau de Dieu et Fils de Dieu, deux expressions synonymes. Il ne faut pas voir dans l'image de l'agneau un être passif, mais quelqu'un d'habité par l'Esprit. Cet Agneau, ce Fils, est lumière des nations, c'est-à-dire qu'il trace et qu'il éclaire la route à suivre. Un leader qui n'hésite pas à payer de sa vie pour que le peuple d'Israël et toutes les nations vivent.

 


 

Samedi 14 janvier 2017

Coup de foudre

Marc 2, 13-17

 

De nos jours, si quelqu'un acceptait de suivre sur le champ, sans réflexion, sans discernement, un autre qui l'appelle, on le traiterait de fou.

En ce qui concerne l'appel de Jésus à Lévi, il n'en est pas de même. Un véritable coup de foudre, non pas sentimental, mais d'admiration, de reconnaissance, d'amour vrai, a poussé Lévi à suivre Jésus sans réfléchir. Sans réfléchir certes, mais c'est son coeur qui a parlé.

Les appels que nous recevons de Jésus aujourd'hui, certes ils ne sont pas de la même teneur, mais notre réponse relève du même enthousiasme. Il nous faut un grain de folie et d'utopie pour répondre présent à l'appel de Jésus. Et, au fil des années, nous devenons de plus en plus reconnaissant au Christ de nous avoir appelés et de nous avoir donné l'audace de répondre positivement.

Donc, n'ayons pas peur des coups de foudre. Ils sont nécessaires et peuvent durer.

 


Vendredi 13 janvier 2017

Les quatre amis

Marc 2, 1-12

 

Quelle belle preuve d'amitié et de compassion de la part de ces quatre hommes qui non seulement transportent leur ami paralysé jusqu'à Jésus mais qui donnent encore un peu plus de leurs personnes en ouvrant le toit.

Quelle surprise cela fut sans doute pour Jésus devoir descendre d'en haut une civière avec un homme dessus !

Surprise certes, mais en même temps Jésus va droit à l'essentiel en pardonnant les péchés. Cela provoque un tollé chez les scribes et ceux qui détiennent le savoir. Le récit ne nous dit pas si les amis furent déçus car ils attendaient sans doute une guérison complète.

Elle va venir dans un deuxième temps, attitude pédagogique de Jésus pour faire comprendre qui il est mais aussi ce qui est essentiel dans la vie.

Tout le monde repart à pieds, dans la joie et la louange, même pour les scribes.

Pour les quatre amis, c'est une "sacrée" récompense !

 


Jeudi 12 janvier 2017

Foi et compassion

Marc 1, 40-45

 

Un lépreux se précipite aux pieds de Jésus et le supplie de le guérir.

Il dût être convaincant car, nous dit l'évangile, Jésus fut pris de pitié et il le guérit instantanément.

J'aime cette remarque : Jésus fut pris de pitié.  Littéralement, Jésus est ému jusqu'aux entrailles.

Nous savons tous combien une forte émotion peut nous remuer de l'intérieur. Ainsi Jésus est loin d'être insensible à la souffrance et à l'appel de cet homme. La foi de cet homme est indéniable, mais la compassion, la pitié, l'amour de Jésus ne sont pas d'abord motivés par sa foi. Jésus réagit à la souffrance de cet homme, comme il réagit toujours à notre propre souffrance.

 


Mercredi 11 janvier 2017

Partir aux périphéries

Marc 1, 29-39

 

Jésus veut partir ailleurs. Il ne fuit pas les foules qui pourtant le harassent, le pressent, ni les démons qui l'insultent. Non il part ailleurs, aux périphéries de la Galilée, carrefour des nations.

Il lui faut porter la Bonne nouvelle toujours plus loin, à toujours plus de monde.

Mais auparavant, comme toujours en ce qui concerne Jésus, il reçoit sa mission de son père au cours d'une prière silencieuse et solitaire. Importante du tête à tête avec son père.

Et nous, aujourd'hui, savons-nous consacrer quelque temps privilégié de prière et de tête à tête avec notre Dieu? Si nos paroles et nos actes n'ont pas pris racines dans ces têtes à têtes, ils ne sont que cymbales d'airain comme dirait Paul.

Les périphéries, oui certainement, mais pas sans la prière.

 


Mardi 10 janvier 2017

De l'autorité divine

Marc 1, 2128

 

Nous voici dans la synagogue de Capharnaüm où Jésus enseigne.

Il enseigne avec autorité nous dit le texte.

Plus loin, le texte dira qu'il expulse les démons avec autorité.

Ainsi ce qui frappe les juifs et ceux qui écoutent Jésus, c'est son autorité.

Cette autorité n'a rien d'un autoritarisme ou d'une dictature. A chaque fois Jésus l'exerce c'est pour le bien de l'autre, pour le faire vivre, jamais pour le contrainte ou le faire mourir.

L'autorité divine apporte la vie et non la souffrance ou la douleur. Alors, n'en ayons pas peur.

 


Lundi 9 janvier 2017

Baptême du Seigneur

Matthieu 3, 13-17

 

Le mot baptême, aujourd'hui, évoque l'enfant baptisé dans une église avec un peu d'eau versée, abondamment ou pas d'ailleurs, sur son front.

Du temps de Jésus, c'est une immersion complète dont il s'agit. Et c'est le baptisé lui-même qui descend dans le Jourdain.

La quantité d'eau n'est pas la même mais la symbolique reste la même : la purification.

Avec le baptême de Jésus, il y a quelque chose de plus : une voix qui identifie celui qui vient d'être baptisé, qui le reconnaît comme son propre fils. Et il y a comme une colombe symbolisant l'Esprit Saint, l'Esprit de Dieu. Il ne s'agit donc plus de purification, mais bien de reconnaissance de paternité et de filiation.

A notre baptême, nous sommes appelés enfants de Dieu, et nous le sommes, dit saint Paul. Avons-nous conscience de ce rite d'adoption ? De cette appartenance à la famille de Dieu ?

 


 

Dimanche 8 janvier 2017

Suivre son étoile

Mt 2, 1-12

 

Des jeunes peuvent se révéler très motivés

pour réaliser leur rêve, concrétiser leur projet :

de danseur étoile à auto-entrepreneur !

Ils pourront traverser bien des résistances et des épreuves

pour suivre leur étoile.

 

Nous rencontrons dans l’Évangile de l’Épiphanie,

trois mages, des chercheurs qui scrutent le ciel,

découvrent l’étoile d’un autre

et la suivent jusqu’à ce qu’ils trouvent le roi des juifs :

un bébé entre les bras de sa mère!

Après, ils s’en retournent par un autre chemin.

Leur rencontre avec Jésus les aurait-elle changés

au point qu’ils soient incapables de se retourner sur eux-mêmes

et demeurer les mêmes ?

 

Et nous, l’Épiphanie du Seigneur en nos vies,

nous transformera-t-elle en ce jour ?

 


Samedi 7 janvier 2017

Repas et liturgie

Jn 2, 1-11

 

De Cana à Emmaüs, l’Évangile est ponctué de multiples repas,

signes de communion entre Dieu et les humains.

 

Vivre tout repas comme une liturgie,

passer de la table eucharistique

à la table de notre salle à manger.

En notre monastère, nous y sommes bien aidées

par la scène des noces de Cana peinte par Giotto

et ornant l’unique mur de notre réfectoire.

 

Transformer l’eau des ablutions rituelles des juifs

en bon vin de fête, voilà ce que fit Jésus.

 

À l’eucharistie, le prêtre ajoute une goutte d’eau

dans le calice de vin et dit:

« Comme cette eau se mêle au vin,

puissions-nous être unis à la divinité

de celui qui a pris notre humanité » 

 

La bonne nouvelle du jour :

Le Christ s’invite à tous nos repas !

 


Vendredi 6 janvier 2017

En toi ma joie

Mc 1, 7-11

 

« Tu es mon Fils bien-aimé ;

en toi je trouve ma joie. »

 

« Tu es et je me réjouis que tu existes »,

voilà une belle déclaration

d’amour, d’amitié, d’agapè chrétienne.

Une volonté de vie pour l’autre,

une joie de vivre qui se trouve en l’autre.

 

Entre Père et Fils, l’amour circule,

l’Esprit d’amour se communique avec la légèreté

et la précision d’un vol de colombe.

L’Esprit demeure entre le Fils et le Père.

Alors, entrons dans cette communion trinitaire

pour apprendre à aimer aujourd’hui et pour toujours.

 

 


 

Jeudi 5 janvier 2017

Le bouche à oreilles

Jn 1, 43-51

 

C’est par le bouche à oreilles,

que se transmettent de bonnes informations :

allez voir ce spectacle, lisez ce livre, écoutez cette musique.

Chaque témoin en suscite de nouveaux.

 

Sur les routes de Galilée, d’André à Simon, de Philippe à Nathanaël,

voici la bonne nouvelle qui se transmet de bouche à oreilles :

« Le Messie, on l’a trouvé ! »

 

Et nous, le cherchons-nous encore

ou bien sommes-nous devenus de tièdes disciples du Christ ?

 

Reconnu au plus intime de lui-même par le Christ

chaque chrétien  se voit promettre pour lui l’ouverture du ciel :

« Amen, amen, je vous le dis :

vous verrez le ciel ouvert, et les anges

monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 


Mercredi 4 janvier 2017

Recevoir un nom nouveau

Jn 1, 35-42

 

Une personne qui nous est proche peut avoir l’intuition

de nos aspirations les plus profondes

et nous aider à passer à la réalisation.

Ensuite, elle se réjouit de nous voir nous épanouir

dans notre profession, notre vocation, notre engagement.

 

Les deux frères de l’Évangile deviennent disciples

ensemble, avec  24h de décalage pour Simon.

À sa toute première rencontre avec le Christ,

Simon reçoit de Jésus un nom nouveau,

une mission propre pour le propre frère d’André.

 

Qui suis-je aujourd’hui pour le Christ ?

Quelle est ma mission sur terre ?

Quel est mon nom nouveau, celui qui me vient non de ma famille

mais de ce pour quoi, pour qui Dieu m’a créé ?

 


Mardi 3 janvier 2017

Colombe

Jn 1, 29-34

 

Les oiseaux seraient symboles de nos idées,

notre esprit crée des pensées en vols d’oiseaux.

 

Dans l’Évangile de ce jour, le vol se fait dans l’autre sens !

L’Esprit descend du ciel du Père, comme une colombe,

et demeure sur le Fils bien aimé.

 

Reconnaîtrons-nous à l’intime de notre âme,

l’Esprit de Jésus qui prie en des gémissements ineffables :

« abba, Père »

 

Puisque nous sommes enfants de Dieu,

ouvrons en nous un espace d’écoute,

d’attention à la rencontre de l’Esprit à l’œuvre

en nous et dans le monde.

 


Lundi 2 janvier 2017

Au milieu de nous

Jn 1, 19-28

 

Aujourd’hui, Jean le Baptiste nous invite à ouvrir les yeux :

Jésus, né à Nazareth, le Fils de Dieu mort et ressuscité,

est parmi nous jusqu’à la fin des temps.


Comme disait saint François d’Assise,

les apôtres ont vu Jésus avec leurs yeux de chair

et ils ont vu le Fils de Dieu avec les yeux de l’Esprit.

 

À nous de discerner avec ces yeux de l’Esprit

les passages du Christ parmi nous.

« Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu »

 

Bonne journée pour aimer.

 


Dimanche 1er janvier 2017

Hâte chrétienne

Lc 2, 16-21

 

La hâte des bergers invite en ce premier jour de l’an

à renouveler notre foi.

Comme eux allons voir après avoir entendu

l’annonce de la naissance et du nom de Jésus.

 

Ouvrons la bible, ouvrons nos vies et notre monde,

dedans, il y a Jésus sauveur.

De la foi transmise à la foi à transmettre,

il y a le saut de l’expérience et de l’adhésion

qui nous vient d’une rencontre personnelle et personnalisée avec le Christ.

 

Quant à savoir que dire et comment dire pour annoncer l’Évangile,

Un silence qui laisse l’espace à l’interprétation réfléchie est nécessaire :

« Marie cependant retenait tous ces événements

et les méditait dans son cœur. »

 

Bonne année 2017

dans la louange de Dieu qui ne cessera pas

de nous faire voir et entendre le don de son amour.

 


Samedi 31 décembre 2016

La lumière dans les ténèbres

Jn 1, 1-18

 

Nos villes illuminées pour les fêtes sont telles

que l’obscurité n’y est plus.

Il faut vivre à la campagne, sur la colline de Ronchamp,

pour contempler encore la lune et les étoiles.

Alors, la tête dans les étoiles, on peut être fasciné

par l’immensité de l’espace et l’infini du temps.

À de si grandes dimensions,

pour les poussières d’étoile que nous sommes,

l’évangile de Jean résonne au rythme de l’infini :

« Le Verbe était la vraie lumière,

qui éclaire tout homme en venant dans le monde.

Il était dans le monde et le monde était venu par lui à l’existence. »

 

Avec la grâce et la vérité reçues du Christ,

nous pouvons collaborer avec lui

à ce monde nouveau où les ténèbres n’arrêtent pas la lumière,

où le mal est vaincu par la divine humanisation :

« Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu »

disait saint Irénée.

 


Vendredi 30 décembre 2016

Écouter l’ange

Mt 2, 13-15.19-23

 

Nos environnements sonores résonnent de cantiques de Noël

où « des anges dans nos campagnes entonnent l’hymne des cieux ».

L’Évangile de ce jour nous présente Joseph, l’homme juste

à qui l’ange du Seigneur parle en songe.

 

L’attention à nos rêves habite toutes les civilisations.

Le désir le plus profond de Joseph est la protection

de l’enfant Jésus et sa mère, de la sainte famille.

Pour ce faire, les déplacements sont au programme.

 

En cette fête de la sainte famille,

prions pour  tous les parents et tous les enfants

et confions-les à la protection du Seigneur

qui voit le bien pour tous,

au-delà de tous nos modèles familiaux.

 


Jeudi 29 décembre 2016

Recevoir l’enfant dans ses bras

Lc 2, 22-35

 

Quand l’espérance en la vie de Dieu se transmet

 de générations en générations,

c’est un enfant qui passe de bras en bras.

 

Imaginons la tendresse et l’émerveillement

mêlés de vénération,

habitant le cœur du vieillard Siméon

tenant Jésus, reconnu  comme le Messie, entre ses bras !

 

Prions aujourd’hui pour tous les passages de témoin

qui ont lieu en notre monde :

que les héritages ne soient jamais dépourvus de testaments,

avec des valeurs humaines qui conduisent à la fraternité.

Confions au Seigneur

la jeunesse de Corée du sud en recherche du chemin de la liberté,

les jeunes dont l’environnement n’est que guerre, violence,

dégradation et pollution de l’environnement.

 


Mercredi 28 décembre 2016

Lève-toi et fuis

Mt 2, 13-18

 

Sur notre planète qui ne tourne plus rond,

ils sont des millions à prendre au sérieux

leur profonde intuition :

partir, fuir pour sauver sa vie, sa famille.

Il y a deux mille ans, Joseph, le juste fit de même.

 

Rendons grâces pour la force de vie qui anime ces réfugiés

et ouvrons-leur la porte de nos cœurs

si pas celle de nos maisons.

 

Voyons dans leur énergie un peu de l’esprit de Jésus.

Durant sa vie publique, il est passé en faisant le bien.

À combien de personnes n’a-t-il pas dit :

« Lève-toi et marche ! » ?

Et il en fut ainsi :

« Seigneur quand nous est-il arrivé

de te voir étranger et de te recueillir ?...

Chaque fois que vous l’avez fait

à l’un de ces plus petits qui sont mes frères,

c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 37.40)

 


Mardi 27 décembre 2016

Voir et croire

Jn 20, 2-8

 

Nous fêtons aujourd’hui saint Jean,

le disciple que Jésus aimait :

il a vu, il a entendu et il a touché le Verbe de vie.

Voir et croire sont pour lui une même chose.

Il lui a suffit d’entendre la nouvelle surprenante

annoncée par Marie-Madeleine et d’y aller, de voir et de croire !

 

Aujourd’hui, pourrons-nous voir avec les yeux de la foi

et discerner par delà les apparences,

les signes de la présence du Ressuscité

qui est parmi nous tous les jours

jusqu’à la fin des temps ?

 


Lundi 26 décembre 2016

Cela vous sera donné

Mt 10, 17-22

 

Être assez présent à l’ici et maintenant, dans une attention

à l’esprit de Jésus qui nous inspire.

Voilà l’attitude proposée à chacun de nous

pour résister à l’adversité grâce à notre relation au Christ.

 

Nous venons de fêter Noël avec d’heureux souvenirs d’enfance.

Mais il y a les tensions du présent :

Des enfants meurent de faim au Nigeria,

d’autres sont piégés par Boko Haram ou Daech,

d’autres encore maltraités et abusés dans leur propre famille.

 

Et si l’annonce de Noël

retentissait paradoxalement dans ces lieux-là ?

Alors, une confiance agissante nous inspirera la prière,

le geste qui fera croître l’amour sur notre terre.

 


 

Dimanche 25 décembre 2016

Noël

Isaïe 52,7-10/Hébreux 1,1-6/Jean 1, 1-18

 

 

Au-delà du récit de la nuit en saint Luc :

la naissance du Christ, à Bethléem, dans une étable,

Voici révélée en saint Jean, la nature divine qui l’habite

et que nous n’aurons jamais fini de contempler :

 

« Au commencement était le Verbe : Il était auprès de

Dieu, Il était Dieu. En lui était la Vie… Le Verbe était la

vraie Lumière qui éclaire tout homme. Et le Verbe s’est

fait chair, il a habité parmi nous… et à tous ceux qui l’ont

reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux

qui croient en son nom… »  JÉSUS, DIEU SAUVE…

 

Telle est notre foi, toujours en devenir, source de vie

de lumière et d’amour, qui peut transformer nos existences.

 


 

Samedi 24 décembre 2016

Le don de Dieu

2° Samuel 7,1-16/Luc 1, 67-79

 

 

Le prophète Nathan a entendu le désir

du roi David de construire au Seigneur

une demeure digne de lui… Et voici la

réponse de Dieu : « Le Seigneur t’annonce

qu’il te fera lui-même une maison… Ta maison

et te royauté subsisteront toujours devant moi,

ton trône sera stable pour toujours. »

 

Comment cette prophétie se réalisera-t-elle ?

« Zacharie, père de Jean Baptiste, fut rempli d’Esprit

Saint et prononça ces paroles :  

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite

et rachète son peuple. Il a fait surgir la force qui

nous sauve, dans la maison de David, son serviteur…

quand nous visite l’astre d’en-haut, pour illuminer

ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort,

pour conduire nos pas aux chemins de la paix. »

 

Cet astre nouveau, c’est JÉSUS, don de la tendresse

et de l’amour de notre Dieu, pour son peuple et

pour tout homme. Le Don de Dieu s’inscrit bien dans

une continuité, mais dépasse infiniment nos attentes.

 


Vendredi 23 décembre 2016

Messager du Seigneur

Malachie 3,1-24/Luc 1, 57-66

 

 

« Voici que j’envoie mon messager pour

qu’il prépare le chemin devant moi, et soudain

viendra dans son Temple le Seigneur que vous

cherchez… »

Cette phrase du prophète Malachie a retenti

tout au long de l’Avent

pour évoquer la mission de Jean Baptiste.

 

C’est sa naissance qui est relatée aujourd’hui

dans la liturgie : « Jean est son nom », affirment sa

mère et son père…(nom donné par l’ange avant

sa conception). Tout le monde en est étonné :

« Que sera donc cet enfant ? En effet, ma main du

Seigneur était avec lui. »

 

Tout enfant ne porte-t-il pas en lui un mystère ?

 


Jeudi 22 décembre 2016

Prière des mères

1° Samuel 1,24-38/Luc 1 ,46-56

 

 

« C’est pour obtenir cet enfant que je priais,

et le Seigneur me l’a donné. A mon tour, je le

donne au Seigneur… »

Échange d’amour gratuit entre Anne et Dieu.

 

Échange d’amour gratuit entre Marie et Dieu :

« Il s’est penché sur son humble servante : Le

Puissant fit pour moi des merveilles ! Saint est

son nom.

Mais sa prière d’action de grâce s’élargit à

l’infini : « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge

sur ceux qui le craignent…Il se souvient de son

amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur

d’Abraham et de sa descendance à jamais… »

 

Nous en faisons partie, car Abraham est père de

tous les croyants, et Marie, la nouvelle Ève, mère

de tous les vivants ! Nous pouvons, avec elle,

exulter de joie en Dieu, notre Sauveur.

 


Mercredi 21 décembre 2016

Invitation à la danse

Sophonie 3,14-18/Luc 1,39-45

 

 

C’est le cri de joie du prophète : »Réjouis-toi

de tout ton cœur, bondis de joie, fille de

Jérusalem : Le Seigneur est en toi ! Il te renouvellera

par son amour, Il exultera pour toi et se réjouira

comme aux jours de fête ! »

 

C’est le même bondissement de joie qui fait tressaillir

Jean Baptiste dans le sein de sa mère, et celle-ci de

s’écrier : « heureuse celle qui a cru à l’accomplissement

des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur !

 

Laisserons-nous la Présence du Seigneur

nous remplir de joie et transformer notre vie ?

 


Mardi 20 décembre 2016

Annonces

Isaïe 7, 10-14/Luc 1  26-38

 

 

Le prophète Isaïe, dans une période trouble

de l’histoire de son peuple, annonce un signe

donné par le Seigneur : La naissance d’un fils,

appelé « Emmanuel » (Dieu avec nous)

 

Celui que Marie va concevoir, à l’annonce de

l’ange Gabriel, par l’action de l’Esprit Saint,

se nommera « Jésus » (Dieu sauve), mais aussi

« Fils du Très-Haut, Fils de Dieu »

C’est dire que le don de Dieu est ici total.

 

Cette naissance nous dépasse infiniment, mais

elle est porteuse de vie divine. Et si nous voulons

goûter sa joie, nous pouvons dire avec Marie :

« Voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne

selon ta Parole ! »

 


 

Lundi 19 décembre 2016

Naissances

Juges 13,2-25/ Luc 1,5-25

 

 

Les quelques jours qui nous séparent de Noël

vont être consacrés à l’évocation de naissances

favorisées par Dieu : La stérilité était une honte

en Israël  et Dieu  va intervenir, pour l’amour de

ses pauvres, et pour le salut de son peuple :

« La femme de Manoah enfanta un fils, Samson.

Il grandit, le Seigneur le bénit, et l’Esprit du Seigneur

commença à s’emparer de lui. »

 

« Sois sans crainte, Zacharie, ta supplication a été

exaucée : Ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi

un fils, et tu lui donneras le nom de Jean…. Il sera

grand devant le Seigneur, et remplit d’Esprit saint

dès le ventre de sa mère. Il fera revenir de nombreux

fils d’Isrëêl au Seigneur leur Dieu… »

 

Dieu s’occupe de nous en sa miséricorde.

 


4° Dimanche de l’Avent – 18 décembre 2016

Carte d'identité

Isaïe 7, 10-16/ Rom.1,1-7/ Mat.1, 18-24

 

 

Que dit-on de Jésus à travers les Écritures ?

« Le Seigneur lui-même vous donnera un signe :

La vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle

appellera Emmanuel (Dieu avec nous) » dit Isaïe.

 

Message de l’ange à Joseph :

« L’enfant qui est engendré en Marie vient de

l’Esprit Saint… Tu lui donneras  le nom de Jésus

(le Seigneur sauve), car c’est lui qui sauvera son

peuple de ses péchés. »

 

Paul met le point d’orgue à cette déclinaison d’identité :

« Cet évangile, que Dieu avait promis…

concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la

descendance de David et, selon l’Esprit de sainteté,

a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa

résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ,

notre Seigneur. »

Nous voilà ainsi affermis dans notre foi !

 


Samedi 17 décembre 2016

Généalogie

Gen.49, 1-10 / Mat. 1,1-17.

 

 

A huit jours de Noël, et alors que nous entonnons

les grandes antiennes O… Matthieu nous brosse la

généalogie du Jésus, Christ, fils de David…

 

S’il vient bien du ciel,  « en Marie, de laquelle il fut

engendré », il s’inscrit néanmoins dans une grande

lignée humaine, dont l’origine retenue est Abraham :

« 14 générations d’Abraham jusqu’à David, 14 générations

depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, 14 générations

depuis l’exil jusqu’au Christ. »

 

Cette histoire n’est pas faite que de héros, loin de là !

et pourtant, c’est bien dans cette pâte humaine que

le Fils de Dieu a voulu s’incarner, épousant ainsi la

nature humaine dans sa grandeur et sa bassesse :

« Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver

ce qui était perdu… "

 


Vendredi 16 décembre 2016

Dieu ouvert à tous

Isaïe 56,1-8 / Jean 5,33-36

 

 

L’Ancien Testament nous révèle déjà un

Dieu ouvert à tous : « Mon salut approche,

il vient, et ma justice va se révéler… L’ étranger

qui s’est attaché au Seigneur, qu’il n’aille pas dire :

« Le Seigneur va sûrement m’exclure de son peuple ! »

Ma maison s’appellera « Maison de prière pour

tous les peuples. »

 

Jésus, qui fait du bien à tous, sans exclusive, peut

dire en vérité : « J’ai pour moi un témoignage plus

grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le

Père m’a donné d’accomplir. »

 

Dieu est Père de tous les hommes

 


Jeudi 15 décembre 2016

De proche en proche

Isaïe 54,1-10/Luc 7,24-30

 

 

Magnifiques paroles dans la bouche d’Isaïe :

« Ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est

Le Seigneur, Dieu de l‘univers… Un instant je t’avais

caché ma Face, mais dans mon éternelle fidélité, je

te montre ma tendresse. Même si les collines s’ébranlaient,

mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, dit le

Seigneur. »

Et voici qu’un autre prophète, Jean le Baptiste, accomplit

cette parole de Dieu : « Voici que j’envoie mon messager

en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi… »

Quel est ce « toi » ? 

Le Messie annoncé, qui témoigne à son tour :

« Personne n’est plus grand que Jean. Et cependant,

le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui. »

 

La révélation de l’amour de Dieu se manifeste de proche

en proche, à travers ses envoyés… Jusqu’à nous !

 


Mercredi 14 décembre 2016

Appel à la conversion

Isaïe 45,6-25/Luc 7, 18-23

 

 

« Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre !

Tournez-vous vers moi, vous serez sauvés, tous

les lointains de la terre ! »

 

La question se pose à Jésus : « Es-tu celui qui

doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »

Jésus ne répond que par les actes qui sauvent, signes

parlants d’un envoyé de Dieu :

« Les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent,

les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts

ressuscitent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle ! "

 

Mais voulons-nous vraiment être sauvés ?

Dans notre vie d’aujourd’hui ?

 


Mardi 13 décembre 2016

Monde à l'envers

Sophonie 3,1-13/Mat. 21,28-32

 

 

« Jérusalem n’a pas écouté l’appel, n’a pas fait

confiance au Seigneur…

Alors je rendrai pures les lèvres des peuples, pour

que tous invoquent le nom du Seigneur. Je laisserai

chez toi un peuple pauvre et petit ; il prendra pour

abri le nom du Seigneur.

Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice, ils ne

diront plus de mensonge. »

 

Où nous situons-nous ?

« Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la

justice, et vous n’avez pas cru à sa parole. Mais les

publicains et les prostituées y ont cru… » nous dit Jésus.

La Parole de Dieu est toujours efficace pour qui veut

l’accueillir et changer de vie.

 


Lundi 12 décembre 2016

Promesse et rejet

Livre des Nombres 24,2-17/Mat. 21,23-27

 

 

L’Esprit de Dieu vint sur le prophète païen

Balaam, qui vit ce que le Puissant lui fit voir :

« Un héros sortira de la descendance de Jacob :

ce héros, je le vois, mais pas pour maintenant .

Un astre se lève… »

Bien des siècles après cet oracle, Jésus est venu…

Les mages, de loin, l’ont reconnu, grâce à

une étoile. Ce Jésus a fait des signes étonnants,

a remué les foules par sa parole…Jean Baptiste

l’a annoncé, désigné comme le Messie attendu.

Mais les Anciens du peuple n’ont témoigné que

méfiance, pour finalement le rejeter.

 

Le païen inspiré serait-il plus clairvoyant que

le croyant aveuglé ?

N’en est-il pas souvent ainsi de nos jours ?

Serons-nous de ces hommes au regard pénétrant,

dont les yeux s’ouvrent… ?

 


Dimanche 11 novembre 2016

Qui est le plus grand ?

Matthieu 11, 2-11

 

Jésus interpelle les foules qui suivent Jean-Baptiste. Qui cherchez-vous ?

Un prophète ?

Oui, mais ce n'est pas assez de chercher un prophète car, quelle que soit la sainteté d'un prophète, et Jean-Baptiste est le plus grand et le plus saint, il est le plus petit dans le Royaume des Cieux.

Qui devance Jean-Baptiste dans le royaume des cieux ?  Tous les petits de la terre, et le plus petit des plus petits, c'est Jésus, celui qui est rejeté par tous.

Ainsi, on devrait plutôt se demander : qui est le plus petit ? La réponse nous est servie toute faite : celui qui fait voir les aveugles, entendre les sourds, parler les muets, marcher les paralysés et qui ressuscitent les morts.

Voilà la Bonne Nouvelle que les juifs n'aiment pas entendre car elle remet en cause leur vision du Messie.

A Noël, le Messie est le plus petit d'entre les petits. Donc, que ce soit au début de sa vie ou à la fin, c'est le petit qui est le plus grand aux yeux de Dieu.

 


Samedi 10 décembre 2016

Le nouvel Elie

Matthieu 17, 10-13

 

Evangile difficile et plutôt déprimant !

On attend Elie, ou un nouvel Elie pour délivrer le peuple, et on annonce aussi que celui qui est attendu sera maltraité.

Alors, pourquoi venir ?

Jean-Baptiste, le nouvel Elie, ne vient pas pour être témoin de lui-même. Il vient ouvrir la route au Messie, d'où l'importance de sa venue.

Ce n'est pas d'abord Jean-Baptiste qui sera persécuté, mais bien le Fils de l'homme, celui que tous les peuples attendent. Pourquoi le persécuter ? Parce qu'il ne correspond pas à l'image que le peuple d'Israël se fait du Messie à venir.

Il est humble et caché, non-violent, rien à voir avec un nouvel Elie flamboyant, glorieux, maniant le feu de Dieu pour éliminer les prêtres païens.

Les faits de gloire de ce Messie seront bien supérieurs à ceux d'Elie, mais d'une autre nature.

Une nature de miséricorde et de paix et non une nature vengeresse.

 


Vendredi 9 décembre 2016

"C'est pas du jeu!"

Matthieu 11, 16-19

 

Et non, ce n'est pas du jeu! vous ne suivez pas les règles! Quand on joue de la flûte, il faut danser ; quand on chante des chants de deuil, il faut se battre la poitrine. Et vous, vous ne faites rien de tout cela.

Pire : Jean-Baptiste, qui est un vrai ascète, vous dites qu'il est possédé ; Jésus qui mange et boit normalement, c'est glouton.

Quelles règles suivez-vous alors que la vie est si simple : il suffit de jouer quand c'est le temps de jouer, de pleurer dans le deuil, de manger à l'heure des repas,de jeûner pendant les retraites, de prier quand c'est l'heure de la prière.

Non, dit Jésus aux foules, vous préférez vous donner vos propres règles en oubliant volontairement que tout vient de Dieu. Vous voulez être vos propres juges alors que la sagesse de Dieu est plus grande que la justice des hommes.

 


 

Jeudi 8 décembre 2016

Rendre service à Dieu

Luc 1,26-38

 

Pour la fête de l'Immaculée Conception, l'Eglise nous propose l'évangile de l'annonciation. L'ange (et même l'archange) Gabriel vient annoncer à Marie, de la part de Dieu, qu'elle a trouvée grâce à ses yeux.

Marie déjà peut s'étonner de cet entrée en matière. Mais, l'annonce n'est pas finie : tu enfanteras un fils, le Fils de Dieu.

Nouvel étonnement de Marie qui est vierge.

L'ange la rassure en lui dévoilant que rien n'est impossible à Dieu.

Ce qui est bouleversant, c'est que Marie accepte, sans poser d'autres questions, sans se rengorger. La seule chose qu'elle arrive à dire : "Je suis la servante du Seigneur".

Elle va rendre des services, ou plutôt, un service à Dieu. Simplement cela, mais en fait elle donne tout à Dieu en acceptant ce service.

 


Mercredi 7 décembre 2016

Promesse de repos

Matthieu 11, 28-30

 

Jésus nous promet le repos, ce qui sous-entend que nous sommes fatigués, et sans doute très fatigués, puisqu'il réitère sa promesse une deuxième fois.

Par ailleurs, il nous dit que son fardeau est léger. Étonnant car un fardeau n'a jamais été léger. Il doit y avoir une erreur de vocabulaire... ou de traduction...

A partir du texte grec, voici la traduction proposée par Maurice Carrez : "Le joug que je vous invite à prendre est facile à porter et le fardeau que je vous propose est léger."

C'est déjà plus facile à accepter mais cette insistance à porter le fardeau me gêne toujours. Alors, peut-être y a-t-il une incompréhension du mot fardeau. Autrefois il signifiait le bois qu'on allait chercher dans la forêt pour se chauffer et faire la cuisine. Ce fardeau était donc porteur de vie. Sans doute faut-il le comprendre dans ce sens et accepter que tout ce qui et porteur de vie est léger car dynamique et tourné vers l'avenir. Ce qui est lourd, c'est ce qui nous tourne vers nous-mêmes et nous ferme aux autres.

 


Mardi 6 décembre 2016

Il l'a trouvée !

Matthieu 18, 12-14

 

L'histoire de la centième brebis perdue et retrouvée est devenue un classique des paraboles de Jésus. Finalement, on n'y fait plus tellement attention.

Aujourd'hui, c'est le fait qu'il la trouve qui me surprend. Rien dans ce petit passage ne m'indique où Jésus a cherché, comment il a cherché et au bout de combien de temps il l'a trouvée. Le temps, l'effort, les moyens mis en oeuvre ne comptent pas.

L'essentiel est de la retrouver.

Pourtant ce n'est qu'une brebis sur cent, donc 1 % de la richesse du berger. Mettre sa propre vie en danger pur 1%, est-ce rentable ? Quel lien particulier, privilégié, l'unit à cette brebis pour que le berger se donne tant de mal ?

Peut-être uniquement parce que c'était elle, parce que c'était lui. Pas d'explication sinon la gratuité de l'amour. Sans oublier la joie de l'amour puisqu'il se réjouit de l'avoir retrouvée.

 


Lundi 5 décembre 2016

Debout

Luc 5, 17-26

 

Aujourd'hui, Jésus nous surprend car il pardonne ses péchés à un homme qui ne l'a pas demandé et qui était porté par ses amis uniquement pour une guérison physique.

Cette guérison spirituelle met en fureur tous les spectateurs  et Jésus, fils de Dieu est accusé de blasphème.

Pourtant, il ne s'arrête pas là et pour leur prouver qu'ils ignorent tout de lui, il guérit ce paralysé et lui demande de rentrer chez lui en emportant sa civière.

 

Jésus remet l'homme debout. Mais avant de le faire physiquement, il le fait spirituellement par le pardon de ses péchés. Il n'est pas question de rivalité entre les deux pardons ou de concurrence. Pour Jésus, il est plus urgent de remettre debout les gens qui sont handicapés spirituellement. Et une fois qu'on est guéri intérieurement, tout peut se produire, même une guérison physique.

D'où la hiérarchie dans le temps et dans l'importance de ces deux guérisons pour un seul homme.

 


Dimanche 4 décembre

L'impossible foi

Matthieu 3, 1-12

 

Le mot conversion n'est pas un mot d'actualité ; il n'a pas bonne presse de nos jours. La publicité nous invite chaque jour à nous centraliser toujours plus sur nous-même, dans une forme d'égoïsme publicitaire vraiment déroutant.

Et si le bonheur de chacun était dans la conversion, dans l'ouverture aux autres, dans le partage, dans la droiture, dans la sobriété, dans la fécondité, dans la foi impossible ! Des pierres surgiront des enfants. Le croyons-nous ? A Dieu rien d'impossible.

 


Samedi 3 décembre

Gratuité versus gratuité

Matthieu 4, 35-10,8

 

Des foules sans berger, des guérisons, la compassion de Jésus, la moisson, les ouvriers. Bref il y a un monde fou dans ce tout petit passage.

Et pourtant c'est la fin qui m'interpelle : la gratuité.

Il nous est demandé de donner gratuitement, mais quand on donne c'est toujours gratuit ! Pas si sûr ! Les calculs du don pour recevoir sont souvent invisibles mais bien réels. C'est comme certaines formes de prière : si tu me donnes ce que je te demande, Seigneur, je te promets de prier pendant tant de temps, ou je fais tel pèlerinage !

Comme quoi nous pouvons être facilement de vrais marchands de commerce.

Comme l'homme est à l'image et à la ressemblance de Dieu, pour être pleinement homme, il lui faut devenir ce qu'il est : donner gratuitement à l'image de Dieu qui donne tous les jours gratuitement, sans contre partie, pas même celle de l'amour.

 


Vendredi 2 décembre 2016

Deux aveugles sur un chemin

Mathieu 9, 27-31

 

Deux aveugles suivent Jésus sur la route. Ils sont deux, un peu comme les envoyés en mission qui sont deux par deux.

Premier constat, ils sont aveugles, mais pas sourds car ils peuvent suivre Jésus sans le voir.

Deuxième constat, ils ont foi dans celui qu'ils ne voient pas, uniquement par réputation, le bouche à oreille comme on dit aujourd'hui.

Troisième constat, Jésus leur demande s'ils ont la foi. La réponse fuse : "Oui, Seigneur".

Quatrième constat, ils sont guéris mais doivent rester muets. Pourquoi ?

Cinquième constat, ils n'obéissent pas à Jésus et travaillent à répandre de plus en plus sa renommée de guérisseur. Au détriment de la sûreté de Jésus.

Pouvons-nous crier vers le Seigneur, lui rendre grâce et rester muet même si cela ne nous plaît pas, pour la sécurité de Jésus, la sécurité de tous ?

 


Jeudi 1er décembre 2016

Ecouter le roc

Matthieu 7, 21-27

 

Ecoute et roc, deux mots de première importance dans cet évangile.

L'écoute, pour entendre celui qui nous parle dans le silence et par le silence.

Le roc pour bâtir sa maison afin qu'elle ne s'écroule pas.

Deux béquilles pour marcher avec le Christ et à sa suite.

 


Mercredi 30 novembre 2016

Venez et vous verrez

Matthieu 4, 18-22

 

Jésus invite à le suivre en disant : "Venez et vous verrez". Les premiers disciples le suivent, voient et ils restent.

Mais que voient-ils ?

L'évangile ne nous dit rien à ce propos.

Ainsi, décider de suivre le Christ implique la plus grande confiance en lui, sans feuille de route  planifiée, sans "primaire". Ce qu'il a révélé à André et à Simon, nous ne le savons pas.

Ainsi, pour suivre Jésus, il faut accepter de sauter dans le feu de l'Esprit et se laisser conduire par lui, un peu à l'image de Charles de Foucauld qui disait : "Mon père, je m'abandonne à toi, quoique tu fasses de moi, je te remercie". C'estce qu'a vécu André, le premier disciple à avoir trouvé le Messie.

 


Mardi 29 novembre 2016

L'Avent des petits

Luc 10, 21-24

 

Chaque fois que je relis cet évangile, je suis submergée d'émotion devant l'émotion de Jésus qui proclame la louange du Père. Et ce n'est pas n'importe quelle louange. Il le remercie parce que les petits, les pauvres, et non savants, qui reçoivent du Père toute la révélation de l'amour divin pour les hommes.

Et je rends grâce encore un peu plus s'il en était possible pour le fait que l'Eglise choisit cet évangile pour démarrer le temps de l'attente du Seigneur.

Il n'y a pas de méprise possible : la naissance du sauveur sera d'abord comprise et aimée par les pauvres, les bergers d'aujourd'hui, ceux qui sont laissés pour compte et dont personne n'a cure.

Merci Seigneur de te révéler ainsi aux tout-petits.

 


Lundi 28 novembre 2016

Plaidoyer pour une guérison

Matthieu 8, 5-11

 

Un centurion vient voir Jésus pour qu'il guérisse son serviteur. Etrange situation car un romain qui vient voir un juif et qui reconnaît en lui des pouvoirs que les romains n'ont pas, c'est une situation peu banale.

On peut s'extasier devant l'amour et le respect de ce centurion pour son serviteur car il va jusqu'à braver tous les interdits, tous les qu'en dira-t-on.

Il est prêt à tout pour le sauver.

Au cours de l'Eucharistie, nous disons "Seigneur, dis seulement une parole et je serai guéri". Mais ce n'est pas le texte exact. Le texte est : "Seigneur, dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri".

Quand nous célébrons l'eucharistie, portons-nous dans notre prière tous ceux qui n'ont pas de voix et qui ont besoin du Christ.

 


Dimanche 27 novembre 2016

Surprise en vue

Mt 24, 37-44

 

« Before the Flood » et «  Demain », voilà deux films documentaires

oscillant entre alarmisme et créativité porteuse d’alternative.

 

C’est un peu de ces attitudes que nous retrouvons

à la première lecture dans l’évangile du jour.

 

En seconde lecture, nous nous apercevons que

Jésus ne cesse de parler d’une venue qui surprend toujours,

« c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra »

Pourquoi, l’une est-elle prise et l’autre pas ?

Serait-ce en fonction de son attention du coeur à l’imprévu de Dieu en sa vie ?

Si Dieu nous surprend, il ne nous force pas.

Bonne raison pour ne pas manquer sa venue par manque de vigilance.

 

 


 

   
   
   

 

 
   

 

 

 

 
   
   
   
   

 

 

 

 
   
   
   
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 
   
   

 

 

 







 
 
Dernière modification : 27/06/2017