MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

 

 

 

St Luc - copie

 

Évangéliste saint Luc,

bréviaire de sainte Colette

XIVème siècle

 

 

 

Claire avait plaisir à entendre la Parole de Dieu

sachant que sous l'écorce des mots

se cache une amande à savourer.

Elle avait l'art de tirer du sermon de n'importe quel prédicateur

ce qui pouvait profiter à son âme,

sachant cueillir une fleur sur un buisson d'épines

comme atteindre aux fruits d'un arbre bien cultivé.

 

 

d'après la Vie de sainte Claire d'Assise par frère Thomas de Celano n° 37


 

 

Dimanche 17 novembre 2019

Présente à ta Présence

Luc 21, 5-19

 

"Comme Sarah, en sa vieillesse, tes promesses me laissent incrédule.

Je m'inquiète de l'Impossible et de sn accomplissement oubliant un instant que tu es déjà là, dans l'ici et maintenant.

Rends-moi, Eternel, présente au présent.

Comme Jérémie en sa jeunesse, tes appels me laissent perplexe.

Je m'inquiète de ne pas être à la hauteur de tes attentes oubliant que c'est toi qui mets la Parole dans ma bouche.

Rends-moi, Eternel, présente ta présence.

Comme Marthe en son agitation, ta visite me rend anxieuse.

Je me préoccupe de la table à dresser, du repas à servir oubliant que tout est donné dans la simple joie de te recevoir.

Rends-moi, Eternel, présente à ton Présent."

(Marion-Muller Collard)

 


Samedi 16 novembre 2019

Justice de Dieu et foi des hommes

Luc 18, 1-8

 

Ce juge "inique" qui ne rend la justice que pour son propre confort, cela nous dérange beaucoup.

Car cela risque de nous donner une mauvaise image de la justice humaine. Est-ce que, encore aujourd'hui, certains jugements sont motivés par des intérêts personnels ou pour le bien des personnes? Peut-on le savoir?

Personnellement, je pense qu'on ne peut pas dissocier le jugement de la motivation du jugement. Même si le résultat est le même, il est important que toute justice soit faite selon les normes de la vérité, de la probité, de l'authenticité.

C'est peut-être pour cela que Jésus nous pose cette dernière question: "Quand le fils de l'homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur terre?"

Le Seigneur ne pourrait pas nous faire miséricorde s'il n'avait pas lui-même foi en l'homme. Alors, nous, avons-nous foi et en Lui et dans les hommes?

 


Vendredi 15 novembre 2019

Feu et cataractes du ciel

Luc 17, 26-37

 

Aujourd'hui, nous voici bien informés : Le Seigneur peut décider de faire pleuvoir des trombes d'eau, déchaîner les feux du ciel, les cataclysmes, ouragans et autres tsunamis. Pourquoi le ferait-il?

Est-ce vraiment le Seigneur qui peut nous envoyer tous ces tremblements de terre? Ou est-ce qu'on peut se poser la question : qui en est à l'origine? Ne serait-ce pas l'homme lui-même?

Facile, me direz-vous, de dédouaner Dieu et de tout prendre sur notre dos. En fait, je ne dédouane pas Dieu et je ne condamne pas l'homme. Par ces cataclysmes, Dieu nous renvoie à notre propre liberté, notre propre authenticité, notre propre vérité. Dieu nous laissera toujours libres de jouer aux apprentis sorciers. Nous le voyons bien aujourd'hui avec l'état de la planète Terre. Si cela va mal, ce n'est pas la peine de rendre responsable le Seigneur. Nous n'avons qu'à nous en prendre qu'à nous-mêmes. Nous avons préféré jouer les dominateurs, les propriétaires, plutôt que d'être frères. Que celui qui a des oreilles, qu'il entende!

 


Jeudi 14 novembre 2019

Le temps de Dieu

Luc 17, 20-25

 

Le règne de Dieu, le royaume de Dieu doit advenir.

Ces mots "règne et royaume" ne sont pas très appréciés des français car ils suggèrent ceux qui exploitaient le peuple de Dieu, l'exercice de la domination par excellence.

C'est pourquoi je préfère parler du "temps de Dieu", ce temps où nous pourrons nous regarder dans les yeux avec amitié et non pas en concurrents ou en ennemis. Utopie me direz-vous. Oui, utopie, mais le temps de Dieu, le temps divin est une utopie car c'est ce vers quoi on tend. Mais utopie ne veut pas dire que cela ne peut pas exister.

Simplement, quand on parle de temps de Dieu, il faut faire attention à ne pas faire un copier-coller du temps des hommes. Chez Dieu, le temps n'a pas les caractéristiques du temps. Si on essaie d'imaginer, on peut se référer à ce qu'est le dimanche : le 1er et le 8e jour de la semaine tout à la fois.

Le temps de Dieu, c'est le temps qui n'a pas de début, qui n'a pas de fin, qui n'a pas de spatialité, etc. C'est pour cela qu'on peut parler à la fois d'utopie et de réalité.

 


Mercredi 13 novembre 2019

Politesse de foi

Luc 17, 11-19

 

Dix lépreux sont guéris par Jésus. Un seul revient sur ses pas pour remercier Jésus.

Un seul, et en plus un étranger.

Ce n'est pas le fait d'être remercié que soulève Jésus. Il est dit explicitement : "pour revenir rendre gloire à Dieu". Rendre gloire à Dieu, voilà ce qu'a fait un étranger, donc un non juif.

Ce lépreux a su reconnaître l'action amoureuse de Dieu pour ses enfants. En revenant voir Jésus, en fait il vient se confier à lui, remettre à nouveau sa vie entre ses mains.

Après chaque sacrement du pardon, savons-nous remettre nos vies entre les mains de Dieu?

 


 

Mardi 12 novembre 2019

Devoirs de serviteur ?

Luc 17,0 7-10

 

Cet évangile me semble rude, pas très humain. En effet, un maître qui demanderait à son serviteur de lui servir à manger alors que ce dernier a déjà rempli toute une journée de travail, si ce n'est plus, c'est de l'esclavage.

Pourtant, il m'est difficile d'accepter que Jésus soit en train de faire l'éloge des esclavagistes. Qu'essaie-t-il de nous dire pour nous aujourd'hui ?

"N'attendez pas des remerciements quand vous n'avez fait que votre devoir?"

Là aussi, c'est un peu rude. Alors ?

Alors, nous ne pouvons pas nous mettre du côté du maître, puisque nous ne sommes pas les maîtres.

Nous ne pouvons nous situer qu'en tant que serviteurs. Et un serviteur, dont le maître est bon, sera capable de se mettre à son service quand il le demande, quelle que soit l'heure, car il sait que son maître ne lui demandera jamais ce qu'il ne pourra pas donner. Il sait que son maître, même si cela n'est pas dit dans cet évangile, lui accordera toujours son amour et son amitié. Nous ne sommes donc plus dans le registre du devoir pour le serviteur, mais bien de la relation d'amitié que Jésus instaure avec ses disciples, avec les enfants de Dieu que nous sommes tous.

 


Lundi 11 novembre 2019

Scandale, pardon, foi

Luc 17, 1-6

 

Une fois de plus Jésus ne nous laisse pas le choix de la tiédeur, du laxisme ou de l'à-peu-près. Son exigence est radicale.

Depuis le fait qu'il est préférable d'être jeté à l'eau une pierre au cou plutôt que de faire advenir le scandale, pour arriver à la foi qui déracine et plante les arbres dans les mers, en passant par le pardon, nous avons peu d'espaces pour nous endormir.

D'un autre côté, l'exigence a quelque chose de motivant, non qu'elle nous pousse à faire les choses par devoir. Non, cela ne serait pas juste et ne voudrait rien dire. L'exigence nous montre que le Seigneur nous fait confiance, qu'il nous regarde à notre juste valeur, qu'il attend de nous beaucoup, mais pas plus que ce que nous pouvons donner. Et nous découvrons que nous pouvons beaucoup donner parce que nous avons beaucoup reçu.

J'ajouterai que la mer peut être le lieu où on se perd (cf. la pierre au cou) comme le lieu où se réveille et se révèle notre foi (cf.arbre planté dans la mer). A nous de choisir la vie.

 


 

 

Dimanche 10 novembre 2019

Le piège

Luc 20, 27-38

 

Une fois de plus les opposants à Jésus cherchent à le coincer dans ce qu'ils imaginent être des contradictions en Jésus. Mais Jésus ne se laisse pas faire et oppose une fin de non recevoir à leurs arguments.

Mais aujourd'hui quelle est notre foi en la résurrection et surtout, en quelle résurrection ?

Sommes-nous dans un imaginaire où nous transposons notre vie terrestre, en lui donnant des couleurs roses, dans un lieu  céleste ? Où tout le monde serait beau, gentil, affable, etc.?

Avons-nous encore et toujours la capacité de croire que la résurrection qui nous est offerte par le Seigneur n'a rien à voir avec un monde meilleur, un paradis perdu et retrouvé ?

Sommes-nous disposés à croire et à espérer en une résurrection que nous sommes incapables de définir, pour la bonne raison qu'elle est du registre du divin, du registre de l'amour de Dieu auquel nous participerons en ressuscitant.

Si nous voulons décrire et définir le royaume de Dieu aujourd'hui, nous faisons comme les sadducéens prêts à coincer Jésus parce que ses paroles ne correspondent pas à nos attentes.

 


 

 

 

Samedi 9 novembre 2019

Résurrection

Jn. 2, 13-22

 

Cet épisode est habituellement regardé comme la grande, très grande colère de Jésus. On l'imagine facilement, fouet à la main et vociférant après les marchands du temple.

Est-ce l'essentiel de ce petit passage ?

Personnellement je ne le pense pas.

C'est déjà l'annonce de sa passion et de sa résurrection. Et il peut l'annoncer grâce aux juifs qui l'interrogent sur la légitimité de sa colère.

Sa résurrection qui signifie aussi, déjà, que de temple on n'en aura plus besoin puisque c'est lui, Jésus qui devient le temple de Dieu et nous aussi, entraînés dans son mouvement de résurrection.

 


Vendredi 8 novembre 2019

Solde de tout compte

Luc 16, 1-8

 

Voici une recette que Jésus nous propose et qui, pour le moins, nous étonne ou nous scandalise.

Ce gérant, pour se sortir d'un mauvais pas dans lequel il s'est mis tout seul, escroque un peu plus son maître. Ce dernier le licencie pour mauvaise gestion et, tout de suite après, fait son éloge parce qu'il a bien su gérer sa sortie. C'est à ne plus rien y comprendre.

Qu'est-ce que Jésus cherche à nous dire ? Dans le dernier verset, apparemment Jésus nous propose d'imiter les enfants de ce monde qui seraient plus avisés que les enfants de lumière (c'est-à-dire les croyants). Il me semble qu'il ne s'agit pas pour nous de devenir malhonnêtes pour nous sortir de mauvaises situations, ni pour solder nos comptes. Jésus nous parle des enfants de lumière que nous sommes. Enfants de lumière, enfants de Dieu, même signification. Peut-être s'agit-il d'oser être audacieux pour annoncer cette nouvelle, celle qui nous apprends que nous sommes tous enfants de Dieu, d'une audace qui saura créer la surprise et emporter l'adhésion de ceux qui seront interpellés.

 


 

Jeudi 7 novembre 2019

Perdre ou se perdre

Luc 15, 1-10

 

Ces deux petites paraboles, appelées couramment paraboles de la miséricorde, nous révèlent bien sûr la miséricorde de Dieu. Mais nous pouvons peut-être découvrir quelque chose de plus.

Aujourd'hui, l'image de la brebis n'est pas trop familière aux urbains ni la pièce de monnaie à l'heure des cartes bancaires, virements électroniques, etc.

Pourtant, la brebis s'est perdue, est retrouvée et le maître fait la fête. Cette femme a perdu quelque chose d'important dans sa vie puisqu'elle retourne toute sa maison pour la retrouver et qu'elle donne une fête en finale.

Pour la brebis, c'est quelqu'un qui l'aime qui l'a retrouvée. Pour la pièce de monnaie, c'est la propriétaire qui la retrouve mais aussitôt qui la partage avec ses amies.

Dans les deux cas, les amis sont là pour célébrer ce qui était perdu et retrouvé. Il n'y a pas de recherche de qui est responsable de la perte ou de mise en accusation ou de sentiment de culpabilité, l'essentiel est d'être retrouvé et élevé au grade de personne aimée au point qu'une fête est organisée pour votre retour.

 


Mercredi 6 novembre 2019

Préférences christiques

Luc 14, 25-33

 

Préférences, préférer. Quelle est la signification évangélique de ces mots?

On croit toujours que préférer, c'est aimer mieux ! Je m'inscris en faux. Dans l'évangile, préférer, cela signifie "aimer autrement" car, comment peut-on imaginer que Jésus nous demande un tri, un choix, au détriment de nos parents ?

Et c'est parce que Jésus nous demande de l'aimer différemment que nous devenons capables de le suivre en prenant notre croix. Il s'agit bien de la nôtre, elle est unique, elle ne ressemble en rien à celle du voisin, de la soeur, des parents. Elle est autre.

Cette croix, qui est adaptée à nos forces et nos faiblesses, à notre identité, Jésus nous demande de la prendre et de la porter. Elle n'est pas un fardeau qui charge nos épaules. Grâce à Jésus elle devient notre bâton de pèlerin. Alors ne la boudons pas et choisissons autrement le Christ.

 


Mardi 5 novembre 20198

Anorexie spirituelle

Luc 14, 15-24

 

Tous ces amis qui refusent l'invitation, n'ont-ils donc pas faim de l'amitié du Seigneur ?

Tous ont quelque chose de mieux à faire que de venir se réjouir avec le Seigneur.

Qu'en est-il pour nous aujourd'hui ?

Souvent il nous arrive d'avoir quelque chose de mieux à faire que de passer du temps avec le Seigneur.

Mais, la pointe de cette parabole n'est pas d'abord, à mon avis, dans le refus de répondre à l'invitation.

Il me semble qu'il s'agit d'abord de voir que l'invitation s'adresse à tous. Et les estropiés, les aveugles, les boiteux, les pauvres ont faim et viennent, avec leur handicap, mais cela n'a pas d'importance. L'essentiel est d'avoir faim des autres, de l'Autre.

Puissions-nous ne jamais être comptés parmi les anorexiques spirituels !

 


Lundi 4 novembre 2019

Eloge de la gratuité

Luc 14, 12-13

 

Ce que Jésus nous propose aujourd'hui est le b.a.ba de tout chrétien mais en même temps, c'est le plus difficile.

Qui de nous aujourd'hui pourrait se vanter de ne rien n'attendre dès qu'il donne ? Autrefois, on parlait même de "reconnaissance du ventre", à savoir que puisque je lui ai donné à manger, il pourrait au moins me remercier et, peut-être me rendre service.

Et pourtant Jésus nous dit : invitez celui qui ne peut pas rendre. C'est-à-dire, aimez celui qui ne peut pas vous aimer en retour parce qu'il n'a pas appris l'amour. N'attendez pas de lui qu'il fasse l'apprentissage de l'amour à votre égard. Donnez, donnez, donnez, et laissez le Seigneur être Dieu. Et Dieu, c'est la gratuité même. Si nous voulons que Dieu soit au centre de nos vies, invitons la gratuité à nos repas.

 


Dimanche 3 novembre 2019

 

Profond désir

 

Lc 19, 1-10

 

Trop petit physiquement, Zachée s’est sans doute construit

en compensant par le pouvoir obtenu en collaborant avec les Romains

et en s’enrichissant sur le dos de ses compatriotes.

Mais par la faille de sa petite taille sourd un désir plus fort

que tous les ricanements des autres sur ce pécheur

qui grimpe aux arbres comme un enfant !

 

Le désir de voir Jésus n’est que la face émergée d’un iceberg.

Au plus profond de son être Zachée entend sa quête de Dieu

et d’une vraie vie, une vie autre.

Il lui faut devenir qui il est vraiment :

- un hôte très hospitalier comme Abraham

- un homme juste et généreux : selon une tradition rabbinique,

celui qui a pitié de son prochain sans discrimination

est assurément un descendant d’Abraham.

-un ami du Christ qui demeure dans sa maison toute intérieure

 


Samedi 2 novembre 2019

 

Il viendra

 

Lc 12, 35-42

 

Le Seigneur de nos vies est toujours en train de nous accompagner.

Puissions-nous, être en train de l’attendre

pour lui ouvrir nos coeurs  quand il frappe à notre porte.

 

Il est venu dans le monde pour nous sauver,

il ne cesse de venir nous surprendre

Nos défunts auxquels nous pensons

plus particulièrement aujourd’hui le voient face à face.

 

Ce 2 novembre 2019 peut être pour chacun de nous

le jour d’une visite surprise du Seigneur,

à l’heure où nous n’y pensons pas.

Si notre cœur est en mode veille, il réagira

à une parole biblique, une parole d’un autre envoyé de Dieu pour nous,

un événement, un émerveillement où le Seigneur passe.

 


Vendredi 1er novembre 2019

 

Être du ciel

 

Mt 5, 1-12

 

Avoir le Royaume des cieux dès maintenant,

c’est ce que Jésus promet aux personnes

pauvres de cœur ou persécutées pour la justice.

Être ainsi nous fait saints en communion

avec tous ceux et celles que nous aimons

et qui sont au ciel,

à l’intercession desquels nous nous confions.

 

Être pauvre de cœur, vivre en ouverture,

en état d’accueil du don de Dieu.

Se recevoir de Dieu, serait-ce être déjà un peu au ciel ?

 

Être persécuté pour la justice, serait-ce

affronter paisiblement les contradictions parce que nous exerçons

notre liberté intérieure en agissant la bonté, la justice ?

Recevoir alors la force et le courage de l’Esprit de Dieu,

serait-ce goûter déjà le bonheur du ciel ?

 

Avec tous les saints et saintes louons le Seigneur,

Celui que nous verrons tel qu’il est dans la reconnaissance de qui nous sommes,

les enfants du Père pour l’Éternité.

 


 

 

 

 

 

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   Petite église de Château-Farine en Haute Saône

 

 

Jeudi 31 octobre 2019

 

Église abandonnée

 

Lc 13, 31-35

 

Dans le silence et sous une lumière naturelle qui l’enveloppe de beauté

« gisent » dans nos campagnes des petites églises qui semblent abandonnées.

Pour peu qu’elles soient ouvertes, nous pouvons nous y recueillir,

rendre grâces pour toutes ces personnes des temps passés qui y ont prié.

 

« Voici que votre  temple est abandonné à vous-mêmes. »

Ce verset évangélique peut se comprendre ainsi :

Si vous ne m’accueillez pas avec un regard de foi,

Vos temples et vos églises vous sont abandonnées.

Si nous n’y trouvons plus que nous, quelle tristesse !

Si nous les voyons comme des maisons de Dieu,

dans le silence d’une présence,

nous attendrons dans l’espérance

Celui qui est parmi nous jusqu’à la fin des temps.

 


 

 

Mercredi 30 octobre 2019

 

Gratuité du festin divin

 

Lc 13, 22-30

 

Entre le première question posée et le dernier verset,

il y a sans nul doute l’invitation à ne pas s’évaluer par rapport aux autres

mais à se préoccuper de soi seul,

à pratiquer la justice sous peine d’être laissé dehors.

 

Il s’agissait d’une porte étroite à franchir.

Serait-ce la porte de la justice ?

Avec le monde qui va comme il va,

Il est évident que la justice gagne au prix de biens des efforts.

Quel réconfort de savoir que derrière la porte,

un festin est servi où tous peuvent participer

gratuitement en invités du Règne de Dieu.

 


Mardi 29 octobre 2019

 

Règne de Dieu en germe

 

Lc 13, 18-21

 

Le plus petit porte en lui de grandes potentialités

d’accomplissements futurs.

N’est-ce pas une des clés de lecture possibles

de ces deux petites paraboles sur le Règne de Dieu ?

 

De la graine au grand arbre, il n’y a que la force de vie

et de bonnes conditions de croissance.

Savoir que Dieu nous offre les conditions de notre croissance spirituelle

si nous le laissons faire et accueillons sa vie en nous,

n’est-ce pas suffisant pour nourrir notre espérance ?

 

De la farine au pain bien levé,

il y a le soin pris à bien conserver et faire vivre le levain.

Serait-ce la part de l’humain :

prendre soin de cette capacité de vie divine qui est en nous ?

Laissons-nous aujourd’hui lever, ressusciter par la grâce !

 


Lundi 28 octobre 2019

Plus forts à 12

 

Lc 6, 12-19

 

La liturgie nous donne de faire mémoire de 2 apôtres à la fois : Simon et Jude.

L’Évangile nous parle d’un collège de 12 apôtres

choisis par Jésus pour être envoyés.

 

Dans les versets suivants nous lisons :

« Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.

Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :

« Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. »

 

Jésus fort de la puissance divine manifestée par des guérisons et des exorcismes

a reconnu que la propagation de son message

a et aura besoin d’un collectif.

La synodalité devient effectivement un mode de gouvernance

dans notre Église, nos instituts religieux et même les institutions européennes.

 

En ce mois d’octobre, mois des missions qui s’achève,

Reconnaissons-nous disciples missionnaires,

porteurs en Église, en communauté, d’un Évangile à transmettre.

N’ayons pas peur : si seuls on va plus vite, à plusieurs, on va plus loin,

jusqu’au Royaume de Dieu.

 


Dimanche 27 octobre 2019

Humble prière

Lc 18, 9-14

 

« Voyez l’humilité de Dieu, il se donne à vous tout entier,

qu’il vous reçoive tout entier. »

Ainsi priait François d’Assise,  non pas imbu de lui-même

et de ses efforts spirituels pourtant manifestes,

mais d’ un coeur humble, ouvert à la miséricorde du Seigneur,

empli de confusion et de joie

face à son amour toujours offert.

 

Être en gratitude envers Dieu, les autres et sœur notre mère la terre,

nous met à notre juste place de créature de Dieu.

 

Ainsi faisait le publicain de la parabole

et il est devenu un homme juste dans sa maison.

 

Vivons donc ajustés à qui nous sommes en toute humilité.

 


 

Samedi 26 octobre 2019

Patience du verger

Lc 13, 1-9

 

L’automne est le meilleur moment pour les nouvelles plantations.

Le petit pommier planté aujourd’hui donnera-t-il des pommes en 2020 ?

Oui si l’individu est vigoureux

et si les conditions d’enracinement et de climat sont bonnes.

 

La parabole de Jésus ne s’adresse pas qu’aux jardiniers.

Elle nous invite tous à ne jamais désespérer :

Tant qu’il y a de la vie, une fécondité est possible.

Pourquoi demain devrait-il nécessairement être pire qu’aujourd’hui ?

 

Ouvrir nos relations interpersonnelles et collectives

au dialogue, à la concertation,

n’est-ce pas un travail passionnant et toujours à reprendre ?

Que dire de notre rapport à la planète et son réchauffement climatique ?

Un sursaut, un mode de vie alternatif, une transition

est à portée de nos mains, de nos gestes et décisions au quotidien.

 


Vendredi 25 octobre 2019

Le temps qu’il fait

Lc 12, 54-59

 

Dans un contexte agricole, les contemporains de Jésus

étaient habiles pour prédire la météo du lendemain !

Mais ils semblaient moins prompts à préférer le compromis entre adversaires

plutôt que l’action en justice !

 

Nos connaissances météorologiques actuelles

conduisent les scientifiques à prendre acte d’un alarmant réchauffement du climat.

Les jeunes s’en soucient mais pas tous les adultes.

Pourrons-nous aujourd’hui prendre acte

du moment présent, du temps qu’il fait ?

À l’écoute « des signes des temps », mettons en œuvre les changements

et renoncements nécessaires en nos vies ,

pour un avenir de paix dans notre maison commune.

 


Jeudi 24 octobre 2019

 

Feu de la vérité

 

Lc 12, 49-53

 

Être pour, être contre, c’est non seulement manifester

mais aussi prendre parti pour l’un ou pour l’autre

entre collègues ou dans nos familles.

 

Le baptême d’Esprit et de feu passe par la croix ;

Jésus le sait et il a hâte que cela soit passé.

« Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté » fredonnait

il y a bien longtemps un chanteur populaire.

 

Ce qui fut vrai pour Jésus, l’est aussi pour nous :

la vérité révélée oblige à se positionner.

Elle peut diviser entre proches.

Mais faire la vérité ouvre à une communion universelle.

 

Puisse le Seigneur faire de nous des êtres simples et droits

ouverts à son amour pour tous et toutes.

Mercredi 23 octobre 2019

 

Responsable

 

Lc 12, 39-48

 

Un quota de coups pour des serviteurs :

L’évangile de ce jour évoque la grave situation

des esclaves domestiques, exploitées en secret

dans les belles demeures de nos villes sur tous les continents.

 

À quelle interprétation possible cette Parole de Dieu donne-t-elle accès ?

 

Quelle est notre responsabilité propre,

notre rôle sur terre, dans notre communauté locale ?

 

À chacun et chacune de vivre son service consciencieusement

et personne ne pourra nous surprendre en flagrant délit de négligence.

Pourrions-nous aujourd’hui, accomplir en toute humilité

nos tâches quotidiennes en les colorant d’amour et de grâce ?

 


Mardi 22 octobre 2019

 

Attendre un retour

 

Lc 12, 35-38

 

Qu’ils reviennent de noces, de vacances, d’hôpital ou d’une session d’examens,

attendre nos proches dans une maison fleurie, avec un repas bien préparé,

c’est toujours un moment de bonheur à venir

et d’une certaine manière déjà là en prémices.

 

Aujourd’hui, si nous participons à une eucharistie,

nous sommes attendus par le Seigneur en personne,

qui se donne à nous dans  la Parole et le Pain partagés.

 

Si cela n’est pas possible,

puissions-nous le reconnaître présent par son Esprit d’amour,

en nous, en chacune des personnes rencontrées

et même ne traces dans la beauté du monde et de toutes les créatures.

 

Alors, oui, vraiment heureux serons-nous,

C’est l’Évangile qui nous le dit et notre cœur toujours prêt à servir.

 


Lundi 21 octobre 2019

 

Désappropriation franciscaine

 

Lc 12, 13-21

 

Même si un bon compte en banque nous assure

d’être vêtu, logé, nourri et soigné,

notre vie n’en dépend pas vraiment.

 

Le mouvement franciscain comme mouvement de pauvreté choisie

a mis en place un rapport aux biens inédit :

tous les biens procèdent de Dieu

et sont à restituer à ceux qui en ont le plus besoin.

 

À l’écoute des cris des pauvres et des cris de la terre,

nous prenons conscience aujourd’hui

de la fragilité de la vie, de nos vies.

Donc, chacun peut mourir demain

et il vaut mieux mourir pauvres en biens accumulés pour soi

mais riches en vue de Dieu !

Qu’est-ce à dire ?

Prendre un chemin de désappropriation :

Je ne me suis pas donné ma vie,

c’est un don de Dieu au sein de l’amour d’un couple.

Je ne fais que passer sur terre et y laisser une empreinte légère,

celle de l’amour vécu, reçu et offert

envers Dieu, nos frères et sœurs les créatures

et toutes les personnes dont je me suis fait le prochain.

 

Heureuse perspective pour jouir de l’existence

sans l’avidité de capitaux à accumuler.

 


 

 

Dimanche 20 octobre 2019 

Exode 17,8-13/2° Timothée/Luc 18,1-8

 

LE COMBAT DE LA PRIÈRE

 

Moïse priait, les bras levés, tandis que le peuple

combattait dans la plaine. Ces bras levés, puis soutenus,

étaient symbole de cette foi qui habitait Moïse,

soutenait le peuple attaqué. et lui permettait de durer

dans l’effort, jusqu’à la fin.

 

La prière se nourrit de la Parole de Dieu. Paul écrit à

Timothée « Depuis ton plus jeune âge, tu connais les

Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te  communiquer

la sagesse, en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus

Christ. »

 

Enfin Jésus raconte à ses disciples une parabole sur la

nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager.

« Il y avait un juge... Il y avait une veuve...

Dieu ne ferait-il pas justice à ses élus, qui crient vers lui

jour et nuit ? Je vous le déclare, bien vite il leur fera justice ! 

Mais le Fils de l’homme, quand il viendra,

trouvera-t-il la foi sur la terre ?

 

Là est l’enjeu, et le ressort de la prière.

 


Samedi 19 octobre 2019

Romains 4,13-18/Luc 12,8-12

 

FOI EN DIEU DANS L’ESPRIT SAINT

 

« Ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse

de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham

et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue

par la foi... Il est notre père devant Dieu en qui il a cru,

Dieu qui donne la vie aux morts, et appelle à l’existence

ce qui n’existe pas. Espérant contre toute espérance, il a cru ;

ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations. »

 

La foi est l’œuvre de l’Esprit Saint. C’est lui qui fait témoigner

de Jésus Christ devant les hommes. C’est lui aussi qui nous

défend : « Quand on vous traduira devant les autorités, dit Jésus,

 ne vous inquiétez pas... L’Esprit Saint vous enseignera à cette

heure-là ce qu’il vous faudra dire. » 

 Cela suppose seulement d’être à son écoute dans le quotidien des jours.

 


Vendredi 18 octobre 2019

2° Timothée 4, 10-17/Luc 10,1-9

 

FÊTE DE SAINT LUC, L’ÉVANGÉLISTE

Luc est seul avec Paul. Celui-ci traverse une phase

difficile « La première fois que j’ai présenté ma défense,

personne ne m’a soutenu : tous m’ont abandonné... Le

Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que,

par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au

bout, et que toutes les nations l’entendent ! »

 

Telle est la passion et la mission de Paul.  Il s’inscrit en cela

dans le geste de Jésus : « Parmi les disciples, le Seigneur en

désigna encore 72, et il les envoya deux par deux, en avant

de lui,  en toute ville ou localité où lui-même allait se rendre.

Priez... Allez...

Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord « Paix à

cette maison ! ... Guérissez... dites-leur : Le règne de Dieu

s’est approché de vous ! »

Il est bon de s’entendre redire, à toute époque, le sens

et le contenu de notre mission. L’évangile de Luc est

tout entier porteur de La Bonne Nouvelle ! Pour nous

aussi aujourd’hui.

 


Jeudi 17 octobre 2019

Romains 3, 21-30/Luc 11,47-54

 

CONFRONTATION

 

Jésus poursuit avec sévérité : « Quel malheur pour vous,

docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la

connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui

voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »

 

« Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les

pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui, et

à le harceler de questions ; ils lui tendaient des pièges

pour traquer la moindre de sa parole. »

 

Ces épisodes violents de l’évangile devaient nous faire

réfléchir à notre aujourd’hui d’Église, où il est si difficile

de se laisser bousculer, remettre en question, quelle que

soit notre titre, notre fonction. L’essentiel n’est-il pas de

se tenir à l’écoute de Jésus, les yeux rivés sur lui,

qui est la Vérité et la Vie.

 


Mercredi 16 octobre 2019

Romains 2,1-11/Luc 11,46

 

QUELLE  SANTÉ  POUR  NOTRE  CŒUR ?

 

« Dieu juge selon la vérité : oui, détresse et angoisse

pour tout homme qui commet le mal, le juif d’abord,

et le païen. Mais gloire, honneur et paix pour quiconque

fait le bien, le juif d’abord, et le païen. Car Dieu est impartial. »

 

Tel est le constat de l’apôtre Paul, qui condamne tout jugement

des uns par rapport aux autres., mais nous appelle tous à la

conversion du cœur, pour accueillir la bonté et la patience de

Dieu.

C’est déjà ce qui suscitait la colère de Jésus envers l’esprit

pharisien : »Quel malheur pour vous... et vous aussi, docteurs

de la Loi, malheureux êtes-vous parce que vous chargez les gens

de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne

touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt ! »

 

Ce danger de l’esprit légaliste et arrogant nous guette toujours.

C’est le poison le plus subtil qui peut  corrompre la spiritualité

des croyants.  Or Dieu est plus grand que notre cœur,  il connaît

tout, et veut notre bonheur à tous.

 


Mardi 15 octobre 2019

Rom. 1,16-25/Luc 11, 37-41

 

FOI, INTELLIGENCE OU IDOLÂTRIE?

 

Jésus, invité chez un pharisien, s’élève contre

l’apparence, le personnage, qui ne concorde pas

avec le cœur : « vous purifiez l’extérieur de la coupe

et du plat, mais à l’intérieur de vous-même, vous êtes

remplis de cupidité et de méchanceté. »

 

Ce qui est requis de tous, juifs et païens, c’est ceci :

« Depuis la création du monde, on peut voir avec

l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, ce qui

de lui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité.

L’évangile est puissance de Dieu pour le salut de quiconque

est devenu croyant... Celui qui est juste par la foi vivra. »

 

L’essentiel est de vivre en cohérence avec la vérité de Dieu.

 


Lundi 14 octobre 2019

Romains 1,1-7/Luc 11, 29-32

     

IDENTITÉ

L’identité de Jésus est toujours une question 

récurrente, tout au long des évangiles.  

Sa génération cherche un signe évident pour

l’identifier clairement. Jésus s’y refuse, et, parlant

à la foule, dit seulement qu’il y a ici, en lui, bien plus 

que Salomon, bien plus que Jonas (personnages

éminents de l’Ancien Testament)...

Ce n’est qu’avec St Paul que nous aurons une

vision claire de qui est Jésus :

« Cet évangile, que Dieu avait promis d’avance 

par ses prophètes dans les Saintes Écritures, concerne

son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de 

David,  et selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa

puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les

morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. »

 

Nous avons là, dans ce bref raccourci, tous les titres

de Jésus, tout le mystère de son être unique.

 


Dimanche 13 octobre 2019 

2° livre des rois 5,14-17/2° Timothée 2,8-13/ Luc 17,11-19

 

CŒUR IMMENSE

Les textes de ce dimanche nous parlent largement

du dessein d’amour de Dieu pour toutes les nations.

 

Dans l’ancienne Alliance déjà, le prophète Élisée 

n’hésitait pas à accueillir Naaman le syrien en lui

indiquant de la part de Dieu une voie de guérison.

Refusant tout cadeau, il reçoit de Naaman cette belle

profession de foi : « Je ne veux plus ni holocauste ni

sacrifice à d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’Israël. »

 

A son tour, Jésus accueille 10 lépreux qui invoquent 

sa pitié. Tous sont guéris par Dieu, mais un seul revient

sur ses pas en glorifiant Dieu et se jette aux pieds de Jésus

en lui rendant grâce. Jésus pose alors cette question :

« les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé que ce samaritain,

étranger, pour revenir et rendre gloire à Dieu !  Ta foi t’a sauvé ! »

 

Gardon notre cœur ouvert, car le cœur de Dieu est immense,

tous les hommes sont ses enfants, et nous ne sommes pas

au bout de nos surprises ! Et Paul nous entra^ine :

« On n’enchaîne pas la Parole de Dieu ! C’est pourquoi je

supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils

obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, 

avec la gloire éternelle. »

 


Samedi 12 octobre 2019

Joël 4,12-21/Luc 11,27-28

PAROLE DE VIE

« Ainsi parle le Seigneur : Que les nations se 

réveillent ! car je vais juger tous les peuples qui

vous entourent... Le ciel et la terre sont ébranlés,

mais le Seigneur est un refuge pour son peuple,

une forteresse pour les fils d’Israël. Vous saurez 

que je suis le Seigneur votre Dieu ! »

 

Ces paroles du prophète Joël sont un encouragement

puissant pour le peuple jusque là si éprouvé.

 

La Parole de Dieu est si importante que jésus n’a pas

d’autre conseil à donner à ceux qui veulent lui être 

proches :

« Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui

la gardent. »

... qui la gardent en la mettant en œuvre !

 


Vendredi 11 octobre 2019 

Joël 1,13-15 ;2,1-2/Luc 11,15-26

 

TÉMOIN DE LA FOI EN ACTES

Nous faisons mémoire aujourd’hui 

du pape Jean XXIII, qui a ouvert le 

concile Vatican II un certain 11 octobre 1962

La situation du monde et de l’Église n’était

pas meilleure que celle décrite par le prophète

Joël, mais son invitation à crier ensemble vers

le Seigneur n’était pas tombée dans l’oreille 

d’un sourd...

Pour Jésus non  plus, la situation n’était pas plus

facile, puisqu’on le traitait de démon...

Mais il nous reste de lui cette parole très importante :

« Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons,

c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous ! »

 

C’est dans une confiance totale en l’Esprit Saint que

Jean XXIII débuta cette grande œuvre qui renouvela

dans l’esprit de l’évangile l’Église universelle.

Le « doigt de Dieu » peut faire bouger d’énormes

montagnes, et il demeure toujours agissant.

 


Jeudi 10 octobre 2019

Malachie 3, 13-20/Luc 11,5-13

 

JUSTE DIRECTION

 

Le prophète fait un parallèle très parlant entre l’incroyant

 et le croyant, le juste et le méchant, qui semble bien réussir.

Mais il y aura une justice finale « Pour vous qui craignez mon

nom, le Soleil de justice se lèvera : Il apportera la guérison

dans son rayonnement. »

 

Mais pour cela, dit Jésus, il faut persévérer dans la prière, une

prière instante : « Si vous qui êtes mauvais, vous savez donner

de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel

donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. »

 

L’Esprit Saint est-il donc le bien le plus précieux que Dieu

veut nous donner ? 

La question est posée à chacun de nous.

 


Mercredi 9 octobre 2019

Jonas 4,1-11/Luc 11,1-4

 

LES ALÉAS DE LA MISSION

 

Jonas n’est pas un envoyé de Dieu facile : 

Dieu l’envoie à Ninive, et il prend la direction

inverse. Devant la tempête provoquée par son

refus, et dont il réchappe, il reprend la bonne 

direction. Les Ninivites croient en sa prédication

et se convertissent. Dieu fait grâce et Jonas est

furieux, montrant son étroitesse d’esprit. Dieu

lui pose alors question : Sa miséricorde n’est-elle

pas vraiment fondée ? Nous restons avec la question.

 

Jésus, apprenant à prier à ses disciples, leur fera

peut-être découvrir le vrai visage de Dieu Père, qui

veut que tous les hommes soient sauvés, et nous invite 

à œuvrer avec lui.

 


Mardi 8 octobre 2019

Genèse 12,1-4 ; 15,1,5-6/Mat. 28, 16-20

 

DIEU APPELLE ET ACCOMPAGNE

 

Nous célébrons aujourd’hui nos 10 ans d’arrivée sur

la colline de Ronchamp. Les textes choisis vont en 

éclairer le sens : L’appel de Dieu à Abraham « quitte...

Ne crains pas... Ta récompense sera très grande ! »

Acte de foi fondamental dans lequel nous nous sommes

inscrites.

 

Rendez-vous avec Jésus ressuscité, sur une montagne

pour recevoir de Lui une mission et une promesse :

« Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

 

Là est notre force, notre espérance, notre joie.

 


Lundi 7 octobre 2019 

Actes 1,12-14/Luc 1, 26-38

 

FÊTE DE NOTRE-DAME DU ROSAIRE

Ce mois d’octobre est bien connu sous le nom

de « mois du rosaire ». Le peuple chrétien va 

plus largement méditer avec Marie les mystères 

joyeux, lumineux, douloureux, glorieux, de la vie

de jésus. et aujourd’hui, les textes liturgiques nous

présentent cette jeune fille de Nazareth accueillant 

un messager de Dieu qui lui adresse ces paroles :

« Je te salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi...

Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils... L’Esprit

Saint viendra sur toi, et celui qui va naître sera appelé 

Fils de Dieu. » C’est le début de la Bonne Nouvelle ! 

 

Nous retrouvons cette même femme en sa maturité,

en prière avec les disciples de son fils, dans l’attente de

l’Esprit promis par Jésus après sa résurrection.

 

Itinéraire humano-divin dans lequel nous sommes 

invités à entrer, à notre tour. Mystère de l’Incarnation, 

de la Pâque, de la Pentecôte !


 

 

Dimanche 6 octobre 2019

Graine de foi

Luc 17, 5-10

 

Cette Foi minuscule comme une graine de moutarde, qui a assez de puissance pour déplacer un arbre, nous la trouvons dans ce serviteur se donnant de tout son cœur à son travail et qui, le soir, s'exclame : « Je suis un simple serviteur. Je n'ai fait que mon devoir. »

Il vit dans le présent. Il a foi dans ce qu'il fait. Il trouve sa joie dans ce don de lui-même. Nulle angoisse pour le passé ou le futur, nulle attente de récompense. En étant présent pleinement à ce qu'il vit, il est déjà comblé. Il y puise son assurance pour avoir foi dans le passé, le présent et l'avenir...

 


Samedi 5 octobre 2019

Kaléidoscope de joies

Luc 10, 17-24

 

Le Christ nous offre la joie... Quelles joies ?

« Même les esprits mauvais nous sont soumis en son nom ». « rien ne pourra vous faire du mal »

Fameuse victoire !!...

Puis, Jésus nous ouvre à une joie encore plus vaste : « nos noms sont inscrits dans les cieux » = dans le cœur de Dieu. C'est-à-dire : nous sommes dans son amour, ce qui donne bien un sens, un poids extraordinaire à notre existence toute entière !

Nous sommes alors éveillé(e)s à la joie même du Christ : « ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. ». Regardez-le comme il semble danser d'allégresse, car tout être humain – tout être vivant – même le plus petit – surtout le plus petit – a accès à l'intimité du Père et du Fils !

Là se trouvent les racines de notre bonheur.... Elles stimulent, imprègnent nos joies humbles et quotidiennes.

Tressaillons de joie dans l'Esprit Saint !

 


Vendredi 4 octobre 2019

Saint François d'Assise

Quelle sorte de brasier ?

 

François est un homme complexe, à la fois tourmenté et boute-en-train. Sa soif de richesse et de gloire est telle qu'il n'est jamais satisfait.
Lorsqu'il fait la rencontre progressive, mais décisive du Christ, il va orienter toutes ses potentialités vers lui.

Son tourment intérieur le rend particulièrement attentif à la nécessité d'être artisan de paix. Son caractère joyeux le pousse à l'émerveillement devant les splendeurs de Dieu dans la création. À travers les épreuves, il rebondit dans une joie que nul ne pourra lui ravir : la « joie parfaite ». Cette joie dont témoignent ses compagnons, ainsi que les belles louanges qu'il compose tel un « jongleur de Dieu ».

Sa soif de richesse et de gloire le propulse dans la grande aventure de la fraternité universelle, LE TRÉSOR offert par le Christ pauvre et humble.

 


Jeudi 3 octobre 2019

Caractéristiques du nouveau royaume...

Luc 10, 1-12

 

Manifestant sa foi en nous, Jésus nous envoie témoigner que le règne de Dieu est là. Il ne nous envoie pas en solitaire, mais deux par deux. Car « c'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres, qu'on vous reconnaîtra pour mes disciples. »

Le message premier est celui de la paix. Curieux tout de même !.. Il ne nous dit pas de réciter le credo, ni même de parler de lui ! Il nous demande d'aller, démunis des biens élémentaires, vers ceux et celles que nous rencontrerons sur notre chemin. Et de leur annoncer la paix par toute notre attitude.

Alors seulement, nous pourrons dire en vérité : «  le Règne de Dieu est arrivé ! »

 


Mercredi 2 octobre 2019

Les petits farceurs de Dieu

Matthieu 18, 1-5, 10

 

 

Les anges sont les messagers de Dieu. Ils sont sa présence, son attention toute particulière à l'égard de chacun, chacune de nous. Leur mission est donc de révéler davantage encore la valeur de l'être humain, même celui considéré comme petit aux yeux de ses semblables.

Jésus m'invite à être attentive à mon ange gardien pour me fortifier dans la confiance. Être attentive aux autres, aux petits. Ils ont une parole, une présence de Dieu à me délivrer, à délivrer au monde.
En suis je réellement convaincu ? Ai-je conscience des répercussions que cela peut avoir, tant au niveau de mon entourage proche, qu'au niveau de la société ?

 


Mardi 1er octobre 2019

Sortir de l'impasse

Luc 9, 51-56

 

Ils ne font pas dans la dentelle, Jacques et Jean ! Puisqu'on refuse de les recevoir, la réponse fuse : « Que le feu du ciel tombe sur eux pour les détruire ! »

Est-ce que nous n'avons pas de semblables réactions ?! Comme il est difficile de recevoir une blessure, une vexation, un rejet sans que monte en moi, de la rancœur, un désir plus ou moins flou que l'agresseur soit sanctionné ! J'en appelle à Dieu-même, qu'il prenne mon parti, ma défense, qu'il me fasse justice !

Jésus n'entre pas dans cet état d'esprit. Il nous appelle à passer notre chemin, à aller plus loin.
Comme Thérèse de Lisieux qui, parfois, préférait fuir que de se laisser prendre dans un engrenage de violence, d'agressivité vaine, destructrice.

 


Lundi 30 septembre 2019

Ouf ! un peu de repos

Luc 9, 46-50

 

Comme nous avons du mal à sortir de cet esprit de compétition ! Il faut dire que nous sommes ainsi formatés depuis notre enfance ! De plus, lorsque nous nous sentons insécurisés intérieurement, nous éprouvons le besoin de nous mesurer aux autres, pour tenter de nous prouver que nous sommes le(la) meilleur(e).

Jésus nous montre un enfant pour nous faire comprendre à quel point notre quête incessante est vaine, illusoire, superficielle, cause de malheur !

Jésus désire que nous puissions connaître le bonheur d'être nous-mêmes, en toute simplicité. Là est le vrai repos. Et nous ouvre à l'émerveillement de l’œuvre de Dieu dans les autres, même s'ils ne sont pas des nôtres...

 


 

Dimanche 29 septembre 2019

Abîmes ou passerelles ?...

Luc 16, 19-31

 

« Il y a un grand abîme entre vous et nous ! » Oui, il y a un abîme entre les hommes lorsqu'ils ne cultivent pas de relation entre eux. Un abîme d'incompréhension qui mène souvent à un abîme de jugement et de peur. Un abîme d'isolement, même si l'on vit côte à côte !

Et c'est bien cela, l'enfer !...

Le riche n'a rien fait de mal au pauvre Lazare ! Il n'a pas vu qu'il était là ! durant des années ! À sa porte !... Mondialisation de l'indifférence ! Et on en meurt ! Comme Lazare et le riche !

Car la vie est relation-communion. L'indifférence creuse l'abîme, tels tous ces murs que l'on construit ici et là dans notre monde.

Ensemble, construisons plutôt des ponts...

 


Samedi 28 septembre 2019

Ils n'ont encore rien compris !

Luc 9, 43-45

 

Les disciples ne comprenaient pas les paroles de Jésus. Ah oui, nous aussi, on a bien du mal à comprendre, à entrer dans cette métamorphose inouïe qu'il nous propose !

Nous n'en sommes qu'au début du christianisme !

On a beau reprocher à nos prédécesseurs les croisades, l'inquisition, les divisions, et j'en passe !... Mais nous sommes, nous aussi, souvent happés par un état d'esprit et des comportements aux antipodes de la révolution évangélique !

Et pourtant, à travers ce magma, le Christ s'est frayé un chemin, et notre Histoire commune et personnelle est forgée de multiples lumières d'Évangile...

Alors, allons-y ! Continuons avec foi et espérance ! L'horizon est encore loin et il est devant nous !

 


Vendredi 27 septembre 2019

Jésus mène l'enquête !

Luc 9, 18-22

 

« Et toi, qui dis-tu que je suis ? » Oui, c'est bien à toi que Jésus t'adresse cette question ? Là, maintenant !

Non, ce n'est pas une question à 1000 € ! Non, ce n'est pas un examen scolaire où tu réciterais une leçon apprise !

C'est une question personnelle, intime, en cœur à cœur entre toi et lui. Il n'attend pas une réponse intellectuelle, ni émotive, ni instinctive ! Il attend une réponse qui fait appel à tous cela ensemble, et à davantage... Il attend une réponse spontanée et enracinée, une réponse de tout ton être, au creuset de ton existence. Il attend une réponse... jamais close, toujours en recherche, en forme d'interrogation, en forme de chemin, d'émerveillement continuel...

 


Jeudi 26 septembre 2019

Plus belle, la vie !

Luc 9, 7-9

 

Lorsque nous voulons tout contrôler comme le prince Hérode, nous courons le risque, comme lui, de vivre dans une peur continuelle. Nous nous démenons pour écarter les obstacles, éliminer ce et ceux qui nous gênent, nous résistent. Mais l'angoisse demeure, elle s'amplifie. Nous nous croyons libres et maîtres de nos vies et nous sommes, en fait, prisonniers de la peur.
L'Évangile de ce jour nous appelle à l'accueil de la vie avec ses risques et ses surprises. Une aventure qui fait de nous des Vivants !

 


Mercredi 25 septembre 2019

« Ni bâton, ni sac, ni pain... ni FMI, ni smartphone, ni OGM breveté... »

Luc 9, 1-6

 

 

Jésus envoie les apôtres et leur donne « autorité pour chasser les démons et pour guérir les malades. »

Pourquoi donc leur demande-t-il de ne rien emporter ? ! Les organismes de santé, les associations humanitaires ont toujours à cœur de développer une bonne logistique et de ne pas arriver les mains vides, simple bon sens pour que leur action soit efficace !...

Et pourtant, ceux qui travaillent sur le long terme, se rendent bien compte que sans se mettre à l'écoute de ceux que l'on veut aider, sans prendre le temps de tisser une relation avec eux, leurs œuvres seront bâties sur du sable, elles ne seront pas appropriées.

Et pour entrer en relation, il est indispensable de ne pas être encombré de ses richesses, de ses savoirs, de ses diplômes. Dans l'échange réciproque jaillit alors une relation-communion, source de toute guérison.

 


 

Mardi 24 septembre 2019

Le lien du sang

Luc 8, 19-21

 

Nous sommes de la famille du Christ, de Dieu... Est-ce que nous mesurons ce que cela représente ?!...

L'Église n'est pas un organisme, une association, une entreprise... Elle est une famille. Ce qui rassemble ses membres, ce n'est pas un idéal ou des valeurs communes, ce n'est pas leur comportement moral ou leur grande piété, ce n'est pas leurs talents ou leur performance.

Ce qui les unit, c'est le lien du sang ! Le sang de Jésus Christ !

Alors qu'importe qu'il y ait des boiteux et des paumés!Si l'un des membres fait des écarts, s'il prend des chemins de traverse, personne ne le blâme, mais il est couvert de faveur, d'attention. Car il fait partie de la famille. C'est le lien du sang !

 


Lundi 23 septembre 2019

Capitalisme

Luc 8, 16-18

 

« Si quelqu'un possède, on lui donnera et si quelqu'un ne possède rien, on lui enlèvera même ce qu'il croit posséder. »

Oh non ! Ça alors ! Cette phrase me choque ! Elle m'évoque cet écart toujours plus grand entre les puissants et les exclus !!!... Impossible de recevoir une telle phrase !

… Lorsqu'une parole de l’Évangile me révolte, me fait mal, c'est peut-être signe qu'elle a quelque chose à me dire... Prendre le temps de la laisser faire son chemin en moi, avec la grâce de l'Esprit... Jusqu'à ce qu'elle devienne Bonne Nouvelle.

Chercher le trésor qu'elle renferme car « il n'y a rien de secret qui ne soit ensuite connu » En lisant cette phrase dans son contexte, je vois qu'il est question de la Parole de Dieu. J'expérimente que plus je l'écoute, plus elle me parle, elle devient mienne. Voilà bien la richesse qui augmente au fur et à mesure qu'on la goûte et qu'elle rejoint mon quotidien ! Une richesse qui se partage lorsque je la laisse vivre en moi, et se multiplie dans ce partage !...

 

 

Dimanche 22 septembre 2019

Quel gérant ?

Lc. 16, 1-13

 

Cet épisode du gérant infidèle dont Jésus fait l'éloge a fait couler beaucoup d'encre et surtout a suscité beaucoup d'interrogations.

Comment se fait-il que Jésus semble louer et même récompenser celui qui a trompé son maître ?

Mais il me semble qu'il ne faut pas se tromper de biens. Quels sont les biens dont parle Jésus derrière ceux évoqués dans l'évangile ?

Aujourd'hui, et peut-être hier, j'ai envie de dire que Jésus nous appelle à être de bons gérants, non pas de biens temporels mais de biens spirituels. Ces biens spirituels que le Père nous a confiés en faisant de nous se s enfants, ses héritiers.

En recevant la foi, nous avons à nous conduire en bons gérants et à la nourrir pour le service du monde et la gloire de Dieu.

 


Samedi 21 septembre 2019

La miséricorde appelle

Mt. 9, 9-13

 

L'appel de Matthieu, un collecteur d'impôts, c'est-à-dire celui qui était considéré comme un voleur puisqu'il se servait largement dans les poches des contribuables, est tout à fait symbolique de la façon dont Jésus agit et dont le Père aime.

Oui, Mathieu est un voleur, mais ce n'est pas une raison pour ne pas l'aimer autant, si ce n'est plus, que les autres. Ce n'est pas une raison pour ne pas lui faire confiance. Ce n'est pas une raison pour ne pas l'appeler à suivre le Christ, à être de ses disciples, de ses apôtres et même son évangéliste.

Par cet appel, on voit bien combien la miséricorde est au coeur de Jésus, l'ADN du Père. Rien n'est pas assez bien, pas assez beau, pas assez grand pour ne pas recevoir en totalité l'amour de Dieu.

Par cet appel, le Seigneur nous appelle aussi et nous redit "que nous avons du prix à ses yeux et qu'il nous aime".

Merci Seigneur.

 


Vendredi 20 septembre 2019

A la suite de Jésus

Lc. 8, 1-3

 

Très bref évangile où nous voyons Jésus en pèlerin, de village en village, accompagné des douze apôtres et de femmes  qui les assistaient de leurs biens.

Premier étonnement à la lecture de ce passage : déjà au temps de Jésus, les femmes avaient le droit d'avoir des biens et de les gérer. Elles n'étaient pas considérées comme des mineures.

Deuxième étonnement : Jésus et les douze, mais particulièrement Jésus, laissent des femmes prendre soin d'eux. Ils sont donc entièrement remis à la bienveillance et à la bonne volonté de femmes.

Troisième étonnement : ces femmes ont un nom ; elles sont identifiées. Ce n'est donc pas une remarque idéologique de la part de l'évangéliste. C'était apparemment une réalité habituelle.

Quatrième étonnement : ces femmes ont été guéries d'étranges maladies et sont donc redevables à Jésus de leur guérison. Leur seul moyen de lui témoigner leur reconnaissance, c'est de se mettre à son service de Jésus et à celui des douze.

 

Ainsi donc, pour nous aujourd'hui, notre seul moyen d'exprimer notre action de grâce à Dieu le Père d'avoir fait de nous ses enfants, est de nous mettre à son service, c'est-à-dire au service de tous ceux qui sont ses enfants bien-aimés.

 


Jeudi 19 septembre 2019

En arrière

Lc. 7,36-50

 

L'épisode de la pécheresse pardonnée qui lave les pieds de Jésus de ses larmes, les essuie de ses cheveux et verse un parfum de grand prix sur sa tête est bien connu.

Mais aujourd'hui, il y a une expression qui a retenu toute mon attention : Cette femme se tenait en arrière, en arrière de Jésus. Attitude d'humilité, de service, d'obéissance. Contrairement à ce que pourraient penser les convives, elle n'est pas en train de se donner en spectacle. Son attitude de respect, de déférence, montre combien elle porte Jésus au plus haut niveau, c'est-à-dire au niveau divin. Car si elle ose toucher Jésus, alors que cela est strictement interdit par la loi juive, c'est qu'elle sait qu'elle ne sera pas rabrouée, renvoyée, humiliée comme le serait n'importe quelle femme qui oserait ces gestes auprès de n'importe quel juif.

Et tout cela, en se tenant en retrait ; seul l'amour peut traduire une telle attitude.

Être en arrière, c'est un beau plan de vie.

 


Mercredi 18 septembre 2019

Flûtes, danse, pleurs

Lc, 7, 31-35

 

Evangile un peu difficile à comprendre car Jésus nous situe sur la place du village, là où les gamins jouent. Ils imitent les adultes et jouent de la flûte, dansent ou pleurent.

Et Jésus nous dit que nous sommes comme eux : certains n'ont pas voulu se joindre à la joie ou à la tristesse des gamins.

A quoi refusons-nous de nous joindre : au Jésus ascétique ou au Jésus bon vivant ?

Mais pour nous, aujourd'hui, ce n'est pas un jeu. Il s'agit d'être heureux avec ceux qui rient et compatissants avec ceux qui pleurent.

C'est pourquoi, la dernière phrase de l'évangile est très belle : "La Sagesse a été justifiée par tous ses enfants". Voilà de quoi nous mettre en marche pour communier au monde.

 


Mardi 17 septembre 2019

Stigmates et résurrection

Lc 7, 11-17

 

Aujourd'hui, l'ordre franciscain célèbre les stigmates de saint François.

L'Eglise universelle nous propose le texte de la résurrection de la veuve de Naïn.

Deux morts et deux résurrections.

Oui, les stigmates de saint François sont sa participation à la passion et à la mort du Christ.

La mort de son fils, pour la veuve de Naïn, est aussi une participation à la passion et à la mort du Christ, en signe prophétique.

Mais le Christ, comme le fils, comme François, ressusciteront.

Simplement on ne peut pas dissocier mort et résurrection. Ce sont les deux côtés d'un même mouvement : celui de devenir un élément de l'amour de Dieu pour les hommes.

 


Lundi 16 septembre 2019

Intercession

Luc 7,1-10

 

La guérison du serviteur du centurion est un grand classique des péricopes évangéliques.

Mais aujourd'hui je voudrais revenir sur le fait que ce centurion, païen par excellence, tout d'abord reconnaît en Jésus celui qui peut guérir son serviteur fidèle.

Ensuite, il aime tellement son serviteur qu'il n'hésite pas à entrer en contact des anciens des juifs afin que ceux-ci, qui connaissent bien Jésus et sa foi, jouent les intermédiaires, les médiateurs avec Jésus. Peut-être ce centurion avait-il peur de n'être pas entendu parce que romain et païen.

Mais ce qui est à noter aussi c'est que ces anciens des juifs acceptent leur rôle d'intercesseurs et ils plaident vraiment la cause de ce serviteur et de son maître le centurion.

N'ayons donc pas peur d'intercéder pour tous ceux qui en ont besoin.

 


Dimanche 15 septembre 2019

L'unique miséricorde

Lc. 15, 1-32

 

Aujourd'hui, trois exemples très détaillés de ce qu'est la miséricorde de Dieu. Jésus ne laisse planer aucun doute : tout est bon pour son Père pour pouvoir exercer sa miséricorde à plein, et dans la totale gratuité.

Ce n'est pas une leçon de morale pour nous, comme si nous devions "imiter" le Père.

Non, Jésus nous donne simplement à goûter, à apprécier, à nous rassasier de cet amour qui ne veut rien d'autre qu'un vrai bonheur pour tous.

Il nous suffit d'ouvrir nos mains, de les vider pour tout recevoir.

 


Samedi 14 septembre 2019

Serpent d'airain

Jn. 3, 13-17

 

Jésus se sert d'une comparaison biblique pour expliquer à ses disciples qui il est et ce qu'il est venu faire.

Ainsi Moïse, pour guérir les gens mordus par des serpents venimeux devait, selon ce que le Seigneur lui avait demandé, élever un serpent sur un bâton et le donner à regarder aux malades mordus par un venin mortel. Ils étaient ainsi instantanément guéris.

On peut s'étonner du remède, mais la question n'est pas là.

Jésus annonce déjà, de manière symbolique, qu'il mourra en croix et que le don de sa vie sera salut pour tout homme qui croira en lui.

Pour Moïse, il fallait regarder. En ce qui concerne Jésus il faut croire, avoir la foi. On verra plus loin que la foi n'est pas une croyance rigide mais un mouvement intérieur du coeur. Grâce à ce mouvement, l'amour de Dieu pour lui peut s'exercer et le guérir. Comme il est dit dans ce passage : "Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

 


Vendredi 13 septembre 2019

Une poussière dans l'oeil

Lc 6, 39-42

 

Avoir une poussière dans l'oeil, cela fait déjà mal, alors, que dire d'une paille ou d'une poutre ?

Qu'est-ce que Jésus essaie de nous dire avec cette histoire ahurissante de paille et de poutre, d'aveugle qui conduit un aveugle ? Jésus va jusqu'à nous dire : vouloir aider l'autre en le remettant sur le droit chemin, alors qu'on ne va pas bien, est une hypocrisie. Faut-il alors ne rien dire, ne rien faire ?

Il me semble que l'hypocrisie ne réside pas dans le fait de dire quelque chose, mais de se dire ou se croire au-dessus ou mieux que les autres. Nous avons tous des pailles et des poutres dans les yeux. Et c'est ensemble que nous allons pouvoir nous en débarrasser, réciproquement. Reconnaître que l'on n'est pas mieux, c'est déjà donner un gage de son authenticité et donc de sa clairvoyance. Si on devient clairvoyant sur soi, on peut aider l'autre à devenir clairvoyant, avec ou sans poutre.

 


 

Jeudi 12 septembre 2019

Gratuité, gratuité

Lc 6, 27-38

 

Jésus continue à nous laisser sans voix par son enseignement quelque peu dérangeant. Aimer ses ennemis, c'était déjà contraire à la société de son époque qui en était encore à la loi du Talion, oeil pour oeil, dent pour dent.

Malheureusement, il semblerait qu'aujourd'hui nous en soyons encore là. Qui est prêt à s'humilier, à se laisser dépouiller, pour faire la paix et permettre à l'autre de vivre ?

C'est pourtant ce que Jésus nous demande aujourd'hui. Ce n'est pas impraticable pour l'homme puisque Jésus nous a montré le chemin : n'attendez pas d'amour, de reconnaissance, vous n'en aurez pas. Mais continuez à aimer, quoiqu'il arrive, là seront votre joie et votre bonheur. Le Royaume promis n'est pas hypothétique et dans un avenir incertain. Il est déjà là car se situer dans la gratuité est la récompense la plus grande qui puisse être faite à l'homme.

 


Mercredi 11 septembre 2019

Bonheur ou malheur

Lc 6, 20-26

 

L'évangile de ce jour  n'est pas très réconfortant car, même les béatitudes n'ont rien de réjouissant, si on les considère avec nos yeux de riche du 21e siècle.

Comment peut-on se réjouir d'être pauvre, d'avoir faim, de pleurer ou d'être insulté ?

Comment peut-on se lamenter d'être riche, repus, de rire ou d'être honoré ?

Alors comment recevoir cet évangile comme une parole de Dieu pour nous aujourd'hui ?

Peut-être en ne les opposant pas ? Simplement en les recevant, toutes les deux, bonheur ou soi disant malheur, comme un don de Dieu.

Car ne plus être riche, avoir faim, rire ou être insulté n'est pas une fin en soi ; ni même d'être pauvre, affamé, pleurant, etc.

Parce que le don de Dieu n'est pas dans la richesse ou la pauvreté. Le don de Dieu est dans la relation à l'autre, à l'Autre. Ne plus être riche conduit à avoir besoin de l'autre et c'est là qu'est la vraie richesse, le vrai bonheur.

 


 

Mardi 10 septembre 2019

Force guérison

Lc. 6, 12-19

 

Prière, appel, guérison. Trois maîtres mots aujourd'hui.

Jésus prie avant d'appeler les apôtres, mais aussi avant de guérir tous ceux qui se pressent autour de lui.

Pour ce faire, quelle force émane de lui ? Je ne peux pas me résoudre à un tour de magie, comme si nous étions des marionnettes entre les mains de Jésus et qu'il voudrait se donner en spectacle à une foule qui l'acclame.

Non, cette force qui est en Jésus est la force de son Père relayée par l'Esprit. La même force d'amour qui a été déployée pour créer l'homme. Et qui plus est, c'est la Trinité dans toute sa réalité qui guérit. C'est pourquoi Jésus se retire pour prier : il lui faut être en parfaite communion, osmose avec le Père par l'Esprit, tout ceci dans un acte créateur car tout acte d'amour est acte créateur.

 


Lundi 9 septembre 2019

Guérison provocatrice

Luc 6, 6-11

 

C'est étonnant comment Jésus choisit toujours un jour interdit pour faire des guérisons. Est-ce de la provocation de sa part ? Est-ce de l'abus de pouvoir ? Est-ce de l'inconscience ? Est-ce de l'anarchisme pour ne pas se soumettre à la loi ?

Je pense qu'aucune de ces allégations n'est valable.

L'essentiel dans ce texte est-il dans le jour choisi pour guérir ? ou tout simplement dans le fait d'une guérison ? Sans doute est-ce les deux. Mais il est important de leur rendre leur hiérarchie.

Jésus veut d'abord guérir puis, en même temps, il veut en profiter pour rappeler que l'homme est plus important que la loi. C'est très dur pour des juifs à entendre cela car, pour eux, la loi et la parole c'est Dieu en personne.

Un simple petit examen de ce texte nous dit en même temps que Jésus est venu nous révéler qui est le Père : celui qui guérit avant de condamner et de juger.

 


Dimanche 8 septembre 2019

 

Fête de la nativité de Marie

Mt 1, 1-16; 18-23

 

Cette fête nous donne d’entendre une étonnante généalogie : 

celle de Joseph, qui prendra chez lui Marie, sa femme, 

enceinte d’un autre, le Saint Esprit 

avant qu’ils se soient connus.

C’est Joseph qui donnera son nom à l’enfant :

Jésus , le Seigneur sauve, Emmanuel, Dieu avec nous !

 

Est-il si important pour dire qui nous sommes 

de connaître notre généalogie ?

Il semble bien que oui, si nous écoutons 

tous les débats actuels sur la PMA 

et la possibilité pour chaque humain 

de connaître ses géniteurs.

 

Est-ce aussi important pour se reconnaître 

de la famille des chrétiens ?

Peut-être pas…

Jésus-Christ premier né d’une multitude de frères et de sœurs 

nous conduit à nous reconnaître d’une même famille 

par la foi, l’espérance et l’amour.

Ne craignons pas en ce jour de nous réjouir 

de la naissance de Marie, celle que Jésus son Fils nous a donné comme mère,

Notre-Dame du Haut et de toute la terre.


Samedi 7 septembre 2019

Nécessité n’a pas de loi

 

Lc 6, 1-5

 

Tel est le proverbe qui nous rend miséricordieux 

envers l’affamé qui prend un pain

et nous enjoint naturellement de remplir la gourde 

du randonneur ou pèlerin qui demande de l’eau.

 

Les disciples étaient-ils affamés à suivre 

celui qui n’avait pas d’endroit où poser la tête ?

Ou bien était-ce l’envie de goûter aux dons de « sœur notre mère la terre » 

parce que les blés mûrs leur faisaient envie ?

L’histoire ne le dit pas.

 

En tout cas les disciples sont sur un chemin de vie 

et non pas enfermés dans le strict permis/défendu !

L’espace est pour eux ouvert à la marche, au cheminement 

car le Fils de l’homme à qui ils ont fait confiance

est maître du sabbat !

 


Vendredi 6 septembre 2019

 

Tradition vivante

 

Lc 5, 33-39

 

La terre et les sociétés qui l’habitent n’ont plus grand chose à voir 

avec celles des premiers temps de l’Église  ni du 16ème siècle.

Inutile de retourner à la foi de ces années-là.

L’anthropocène et la planète en péril exigent 

un nouveau rapport au monde, de nouvelles attitudes.

 

La nouvelle outre du 21ème siècle exige une foi neuve 

et prête à former le bon goût de la bonne nouvelle pour aujourd’hui.

Foi toute neuve qui donnera un « bon cru » de chrétiens 

résistants au catastrophisme

et aux nostalgies du passé révolu.

Chrétiens de l’outre neuve du 21ème siècle,

témoin du Règne de Dieu dèjà là 

et à faire advenir tout à la fois.

Vivante est notre tradition.

 


Jeudi  5 septembre 2019

 

Au large de la vie aquatique

 

Lc 5, 1-11

 

Enseignant « sur l’eau », Jésus prend distance 

pour que le message annoncé 

rende libre de le recevoir ou non,

chaque humain habitant de la terre.

 

En ce mois de prière pour la création, 

il n’est plus question de rêver de pêches miraculeuses

détruisant les équilibres fragiles des fonds marins !

S’agirait-il pour avancer au large, 

de prendre du recul 

pour recevoir à aimer, une terre, tous les vivants qui l’habitent 

et tous nos frères et sœurs en humanité ?

 

Devenir pêcheurs d’hommes, 

est-ce oser une fraternité sans frontières 

avec tous les vivants, humains et non-humains,

accueillir le don de la Création à l’écoute du Fils

qui nous conduit au Père de toute créature ?

 


Mercredi 4 septembre 2019

 

Nos malades

 

Lc 4, 38-44

 

L’Évangile nous fait part de la sollicitude 

de toute une foule pour ses malades.

 

Ce soin passe par la recherche 

du bon médecin, sujet de conversation 

ou de recherches sur le web parfois bien intense.

Ce qui guérit est aussi la relation, la rencontre personnelle 

qui libère l’intériorité de chacun.

 

« Jésus imposant les mains à chacun

les guérissait tous. »

 

Laissons-nous imposer les mains, 

toucher par une parole d’évangile,

une parole ou un geste d’un disciple d’aujourd’hui.

Nous ressusciterons pour aimer 

là où nous vivons.

 


Mardi 3 septembre 2019

 

Parole d’autorité

Lc 4, 31-37

 

Il est des personnes qui ont une autorité naturelle, 

dont la parole est écoutée, 

auprès de qui nous sommes pleinement existants.

 

Jésus en son humanité devait être de cette sorte. 

Son discours séduit les foules  par sa teneur et 

par la probité de celui qui le prononce.

Le Christ n’est ni séducteur ni manipulateur :

il est capable d’imposer le silence aux forces du mal, 

séductrices et pleine d’emprise.

 

À l’écoute de sa parole, choisissons aujourd’hui 

de suivre la voie de la liberté …chrétienne.

 


Lundi 2 septembre 2019

 

Aller libre son chemin

 

Lc 4, 16-30

 

En bon  pratiquant, Jésus de retour dans son village 

se rend au culte à la synagogue. 

Il ouvre le livre et trouve les paroles libératrices du prophète Isaïe. 

Son commentaire est limpide :

C’est aujourd’hui que cela se passe, ici et maintenant !

 

Est-ce que moi aussi, je peux accueillir ces paroles aujourd’hui

pour aller libre sur mon chemin, 

sur les traces du Ressuscité,

sans souci du « qu’en dira-t-on », 

forte d’une identité chrétienne reçue et accueillie ?

Serait-ce chercher à temps et à contre-temps,

dans nos périphéries,

la liberté pour les captifs et les opprimés, la vision pour les aveuglés

et la Bonne Nouvelle pour les pauvres ?

 


Dimanche 1er septembre 2019

 

Le don des justes

 

Lc 14, 1.7-14

 

Être invité ou inviter : 

le bel espace de l’hospitalité devient 

un lieu de convivialité gratuite 

dès lorsque toute l’attention se porte sur les autres, mes hôtes.

« Je suis heureux que tu existes 

et c’est un plaisir pour moi de partager la table avec toi. »

Dans un tel contexte, le don n’attend pas de retour

mais le chemin parcouru mène à la joie de la Résurrection.

 

En ce jour, où la question de l’accueil des réfugiés nous interpelle,

où nous partageons le pain eucharistique, corps livré pour nous, 

entrons dans la démarche du don 

là où nous sommes,

la résurrection n’est-elle pas promise à tout hôte ?

 

En ce mois de prière pour la sauvegarde de la Création qui commence,

cultivons la vertu « écologique » de l’humilité,

soyons proches de la terre dont nous dépendons

et oeuvrons à la libération de cette Création 

qui gémit dans les douleurs d’une transformation 

en maison commune habitable pour toutes les créatures.

 


Samedi 31 août 2019

 

Question de confiance

 

Mt 25, 14-30

 

Un patron qui délègue bien ; des parents éducateurs hors pairs ;

une nation où chaque citoyen a sa part à jouer ;

une Église diocésaine, une communauté religieuse 

qui appliquent bien le principe de subsidiarité ;

voilà des situations humaines où la confiance 

donnée et assumée est primordiale.

 

Si l’homme en voyage de la parabole est Dieu, 

il nous fait d’emblée confiance.

Mais il nous interpelle vivement 

si nous sommes des craintifs sans aucune initiative !

 

Comme les serviteurs de la parabole, 

ayons confiance, faisons confiance 

et oeuvrons au développement du Règne de Dieu 

en nous et autour de nous.

 


Vendredi 30 août 2019

 

Prévoyant(e)s

 

Mt 25 , 1-13

 

Il est de bon ton de nos jours d’anticiper.

Les collapsonautes anticipent l’effondrement 

en changeant de vie pour être nourris de la terre, 

vivre par la terre et pour la terre avec d’autres.

Les assureurs eux nous rassurent : ils proposent des assurances 

pour à peu près tout ce qui pourrait nous arriver de difficile.

 

Le Seigneur dans sa parabole nous invite à  pré- voir :

Voir loin, voir venir ?

Surtout être des veilleurs et des veilleuses, prêts à être surpris

par l’advenue de Dieu en nos vies et notre monde.

 

Sortons donc aujourd’hui même à sa rencontre.

 


Jeudi 29 août 2019

 

En perdre la tête

 

Mc 6, 17-29

 

Faire la morale aux puissants s’avère éminemment dangereux,

à en perdre la tête au sens propre et figuré.

 

Vaut-il mieux se taire en toute circonstance 

ou bien de temps en temps 

risquer une parole libre et libérante pour autrui ?

Vaut-il mieux écouter la parole qui nous touche 

là où cela ne va pas en nous

ou bien se boucher les oreilles ?

 

Laissons les paroles justes et saintes agir en nous, 

convertissons-nous 

et osons à notre tour, des paroles qui font vivre.

 

Jean-Baptiste était homme de Dieu 

et ses paroles embarrassantes 

plaisantes à écouter. 

 


Mercredi 28 août 2019

 

Divine colère

 

Mt 23, 27- 32

 

Troisième jour où l’évangile constate 

le malheureux état des hypocrites :  

ils font le mal mais ont une apparence 

d’hommes de bien, d’hommes justes.

Le comble arrive quand ils honorent les prophètes du passé 

sans se rendre compte qu’ils auraient eu 

la même attitude de refus que leurs pères !

 

Quelle bonne nouvelle recevoir de toutes ces malédictions ?

Le chemin de l’adéquation entre l’extérieur et l’intérieur, l’action et son intention ;

l’écoute des prophètes de notre temps, 

tout cela fera de nous des hommes et des femmes justes, 

ajustés à la divine colère qui refuse l’hypocrisie !

 


Mardi 27 août 2019

 

In/out

 

Mt 23, 23-26

 

Suite des invectives de Jésus face à des comportements hypocrites :

Le plus important dans la loi, n’est-ce pas 

la justice, la miséricorde et la fidélité ?

 

Il ne faut pas se fier aux apparences.

Il faut aussi éviter la transparence absolue

pour préserver le droit de chacun à son intimité et sa vie privée.

 

Quel comportement ajusté préconiser

sinon la droiture et la cohérence de vie ?

Une morale d’intention promeut cette adéquation

entre le dedans et le dehors.

Si la loi trace le chemin de la vie en abondance et selon Dieu,

alors l’Évangile de ce jour nous rappelle seulement ceci !

Alors, nos vies tiendront leur saveur de notre intériorité

comme les plantes aromatiques, menthe, cumin et fenouil 

donnent du goût à nos plats cuisinés.

Et ainsi nous aurons pris en compte l’essentiel et le secondaire.

 


Lundi 26 août 2019

 

Le « tourniquet » du Royaume

 

Mt 23, 13-22

 

Dans les pâtures pour vaches où je me promenais enfant, 

il y avait à côté des barrières cadenassées 

des passages pour randonneurs

appelés « tourniquets. »

On y passait un à la fois, s’amusant à faire tout un tour sur soi-même 

et le chemin nous était ouvert.

 

Dans l’évangile de ce jour, il y a le « tourniquet » du royaume.

Les injonctions de Jésus sont toutes des appels

à un petit retour sur soi en vérité,

pour discerner l’essentiel de l’accessoire,

« la poutre qui est dans son œil » avant la paille qui est dans celui du voisin !

 

Qu’est-ce qui est le plus important ?  

La finance ou l’économie au service de l’humain ?

La règle morale ou la miséricorde « pastorale » ?

La technique de soin ou la relation à la personne en perte d’autonomie ?

À nous de discerner en situation !

 


 

 

Dimanche 25 août 2019

Voie étroite et ouverture

Isaïe 66,18-21/Hébreux 12,5-13/Luc 13,22-30

 

 

« Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, dit

Jésus. Beaucoup chercheront à entrer, et n’y parviendront

pas...    Seigneur, ouvre-nous ! Nous avons mangé et bu en ta

présence !

Il leur répondra : Éloignez-vous de moi, vous tous qui

commettez l’injustice.

Et on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du

midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu.

 

Il n’y a pas de droits acquis, mais la générosité de Dieu

qui appelle largement... et la nécessité aussi de répondre

en faisant le bien
Aussi l’apôtre nous prévient : Redressez les mains inertes

et les genoux qui fléchissent, et rendez droits pour vos pieds

les sentiers tortueux.

les belles paroles sont inutiles. Seuls les actes parlent.

« Des derniers seront premiers, et des premiers seront

derniers. »

 


Samedi 24 août 2019

Fête de l'apôtre Barthélémy

Apocalypse 21,9-14/Jean 1, 45-51

 

 

La lecture de l’Apocalypse nous parle aujourd’hui

de la Jérusalem céleste, reposant sur 12 fondations,

portant les 12 noms des 12 apôtres de l’Agneau.

Cette représentation symbolique évoque bien

l’Église. Mais en quoi l’apôtre Barthélémy est-il

devenu pierre de fondation ?

 

L’évangile nous répond : A cause de sa foi !

Il a été interpellé par Philippe : « Viens et vois ! »

Jésus lui déclare : « Quand tu étais sous le figuier,

je t’ai vu ! »   Suit un dialogue étonnant :

« Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi

d’Israêl ! »

Jésus reprend : Tu verras des choses plus grandes encore.

« Vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et

descendre au-dessus du Fils de l’homme... »

 

C’est le début d’une grande aventure !

 


Vendredi 23 août 2019

Fidélité

Ruth 1,1-22/Mat. 22,34-40

 

 

Le livre de Ruth nous propose aujourd’hui

un beau type de fidélité : celle d’une étrangère

envers sa belle-mère veuve : « Où tu iras, j’irai. Où tu

t’arrêteras, je m’arrêterai. Ton peuple sera mon

peuple, et ton Dieu sera mon Dieu »

En réponse à une question piège, Jésus rappelle

le grand commandement de la Loi :

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton

cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit.

Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

 

De ces deux commandements dépend toujours

notre vie de foi, et notre vie tout court !

 


Jeudi 22 août 2019

Quel Dieu ?

Juges 11,29-39/Mat.22,1-14

 

 

Le Dieu de Jephté, dans l’ancien Testament,

nous pose problème, Lui qui accepterait un

sacrifice humain consécutif à un vœu...

 

Le Dieu de Jésus, Lui, invite largement à un

festin de noces, et ne reçoit qu’indifférence.

Alors, son invitation s’étend : « Allez aux croisées

des chemins, Tous ceux que vous trouverez,

invitez-les à la noce... Et la salle de noce fut remplie

de convives. »

Toutefois, un seul rejet : celui qui n’a pas revêtu

le vêtement de noce offert gratuitement à l’entrée.

A la question posée, il garda le silence, et signa ainsi

son renvoi.

 

La magnificence de Dieu nous est proposée. Encore

faut-il  l’accepter et prendre les moyens d’y répondre.


 

Mercredi 21 août 2019

Justice et bonté

Juges 9,6-15/Mat. 20,1-16

 

 

« Les derniers seront premiers, et les premiers

seront derniers. »  Ces paroles de jésus peuvent

nous étonner, à juste titre. Que voulait-il dire à

ses disciples ?

« Le royaume des cieux est comparable au maître

d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher

des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux

sur le salaire de la journée. »

Sorti de nouveau à plusieurs reprises, il embauche...

et paie les derniers comme les premiers. Ceux-ci

récriminent. Mais le maître de conclure : 

« Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’ai-je pas

le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou ton regard

est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? »

 

Dieu est toujours juste et miséricordieux tout à la fois.

 


Mardi  20 août 2019

Fête de saint Bernard

Juges 6,11-24/Mat.19,23-30

 

Qu’est ce qui est arrivé à Bernard de Fontaine

(près de Dijon) pour qu’il se présente au fondateur

de Citeaux avec une vingtaines de jeunes hommes

(ses proches) pour devenir moine ?

 

Peut-être a-t-il pris au sérieux les paroles de Jésus :

« Un riche entrera difficilement dans le Royaume

des cieux...  et celui qui aura quitté, à cause de mon

nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père,

une mère,  des enfants ou une terre, recevra le centuple,

et il aura en héritage la vie éternelle. »

 

Chercheur de Dieu, il a suivi Jésus de tout l’élan de son être.

Affamé de prière et de solitude, il a été très vite le guide de

nombreux moines, les « cisterciens », qui ont créé des abbayes

à travers toute l’Europe. Il a été aussi conseiller de papes,

témoin de paix et d’unité auprès des grands de ce monde.

jusqu’au bout, il fut habité par cette prière : 

« Reviens, Verbe de Dieu, qui nous visites comme en passant...

Reviens à nous, Seigneur, Toi notre bien-aimé. »


 

Lundi 19 août 2019 

Juges 2,11-19/Mat. 19,16-22

 

FAIBLESSE DE L’HOMME

« Les fils d’Israël firent ce qui est mal aux yeux du

Seigneur, et ils servirent les Baals. Alors le Seigneur

suscita des juges pour les sauver de la main des pillards.

Mais quand le juge était mort, ils recommençaient et

poussaient la corruption plus loin que leurs pères... »

 

Et nous ? Ne voyons-nous pas avec effroi resurgir

les vieux démons des peuples : l’intolérance, le racisme,

l’esprit de domination, la guerre ?

 

« Celui qui est bon, c’est Dieu, et Lui seul ! » dit Jésus. 

Même l’homme juste n’est pas prêt à entendre l’invitation

de Jésus : « Si tu veux être parfait, vends ce que tu possèdes,

donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. 

Puis viens, suis-moi ! 

A ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste... »

 

Et pourtant, là est le chemin de la paix, en soi et avec tous. 

 


Dimanche 18 août 2019

Jérémie 18-4-10/Hébreux 12,1-4/Luc 12,49-53

 

FEU, BAPTÊME, DIVISIONS, FOI

Les textes d’aujourd’hui nous mettent fortement

à la question : La Parole de Dieu, telle un feu, provoque

la division, la persécution : 

« Que cet homme, Jérémie, soit mis à mort ! En parlant

comme il le fait, il démoralise toute la population... »

 

« Je suis venu apporter un feu sur la terre... Pensez-vous

que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Bien plutôt 

la division... Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse

est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli... »

 

Paroles scandaleuses, si Jésus ne les avait pas vécues le

premier ! Alors « entourés d’une immense nuée de témoins,

courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée,

les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine et au terme de la

foi... Vous ne serez pas accablés par le découragement. »

 


Samedi 17 août 2019 

Josué 24,14-29/Mat. 19,13-15

 

CONTRASTES

Contraste entre la si longue lecture du livre

de Josué et le très court passage de l’évangile

sur Jésus et les enfants...

Ce dialogue répétitif entre Josué et le peuple

d’Israël fait bien sentir les tentations d’idolâtrie

qui vont assaillir le peuple. C’est pourquoi Josué insiste

sur les exigences de l’Alliance avec le Dieu unique.

C’est bien au but d’un long palabre que le peuple s’écrie :

« C’est le Seigneur notre Dieu que nous voulons servir,

c’est à sa voix que nous voulons obéir. 

En ce jour-là, Josué conclut une Alliance pour le peuple. »

 

Jésus sait combien est tortueux le cœur de l’homme. C’est

pourquoi il conseille : « Laissez les enfants venir à moi, car

le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent. »

 

Saurons-nous garder ou retrouver la simplicité et la confiance 

de l’enfant dans notre relation avec Dieu ?

 


Vendredi 16 Août 2019

Josué 24,1-13/Mat. 19,3-12

 

RAPPEL

 

Importance du rappel des origines et de l’histoire

d’un peuple, d’une famille...

 

« Josué réunit toutes les tribus d’Israël. Puis il appela

les anciens d’Israël, avec les chefs, les juges et les 

scribes. Ils se présentèrent devant Dieu. Josué dit

alors à tout le peuple : Ainsi parle Seigneur : 

Vos ancêtres... aujourd’hui... »

 

Aux questions-pièges des pharisiens : « Est-il permis

de renvoyer sa femme... ? Pourquoi Moïse a-t-il prescrit... ? »

Jésus rappelle :

« Dès le commencement, le Créateur les fit homme et

femme... A cause de cela, l’homme quittera son père et

sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront 

une seule chair. Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare

pas. »

Oui, il est crucial dans nos vies de toujours revenir à 

l’essentiel pour discerner ce qui, aujourd’hui, est à faire.

 


Jeudi 15 août 2019

Apoc.11,19 ;12,1-10/1°Cor.15,20-27/Luc 1, 39-56

 

ASSOMPTION DE MARIE

La liturgie nous place d’emblée au cœur du mystère 

pascal qui donne sens à l’assomption de Marie :

« Le Christ est ressuscité d’entre les morts, premier

ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. C’est dans 

le Christ que tous recevront la vie, mais chacun a son rang. »

Marie est celle qui lui est la plus proche

 

Jean, dans son apocalypse, décrit ainsi sa vision :

« Un grand signe apparut dans le ciel : une Femme, 

ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et

sur la tête une couronne de 12  étoiles... maintenant,

voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu,

voici le pouvoir de son Christ. »

 

« Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des

paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ! »

s’écriait Élisabeth. Et le chant de Marie pressent déjà

l’œuvre totale du Seigneur en elle :

« Il s’est penché sur son humble servante ; désormais

tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit

pour moi des merveilles. » 

 


Mercredi 14 août 2019

Dt 34,1-12/Mat. 18,15-20

 

ENSEMBLE

« Quand deux ou trois sont réunis en mon nom,

Je suis là au milieu d’eux »

Cette affirmation de jésus était déjà vraie du temps

de Moïse, que le Seigneur rencontrait face à face.

« Quand s’achevèrent les jours de deuil de Moïse, Josué,

fils de Noun, était rempli de l’esprit de sagesse, parce que

Moïse lui avait imposé les mains,

et ils firent ce que le Seigneur avait prescrit à Moïse. »

 

« Pareillement, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre

se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils

l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. »

 

Importance pour Dieu de l’union fraternelle, qu’il faut 

préserver à tout prix.

 


Mardi 13 août 2019 

Dt 31,1-8/Mat. 18,1-14

 

ENTRER DANS LE ROYAUME DE DIEU

Moïse parle ainsi à son successeur Josué :

« Sois fort et courageux ! C’est le Seigneur

qui marche devant toi : Il ne te lâchera pas,

il ne t’abandonnera pas. Ne crains pas, ne 

t’effraie pas ! »

Paroles d’encouragement pour tout un peuple

qui va guerroyer pour conquérir la terre promise.

Combat d’un tout autre ordre ; « Qui donc est le plus

grand dans le Royaume des cieux ? »demande-t-on

à Jésus.

« Si vous ne changez pas pour devenir comme les

enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux ! »

Appel à une conversion radicale, et surtout à une foi

absolue en l’amour fou de Dieu, à la recherche d’une

seule brebis égarée, parmi 99 autres...

« Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul

de ces petits soit perdu. »

 


Lundi 12 août 2019 

Sophonie 2,3 et 3, 14-20/ Mat. 13,44-46

 

FÊTE DE SAINTE CLAIRE

Cette année, sainte Claire sera fêtée ce lundi

et les textes choisis sont très évocateurs de ce

que nous essayons de vivre depuis 10 ans sur

cette colline, aux pieds de Notre Dame du Haut : 

L’humilité, la foi en l’amour de Dieu, qui traverse : 

les siècles et toutes nos épaisseurs. C’est là le

véritable trésor dont parle Jésus : Celui qui l’a 

trouvé, dans sa joie, va vendre tous ses biens

et achète le champ. 

Bel écho de cet évangile lorsque sainte Claire 

écrit dans sa 3° lettre à Agnès de Prague : 

« Tu tiens dans tes bras de pauvre le trésor caché 

dans le champ du monde et du cœur humain... »

 


Dimanche 11 août 2019

Luc 12, 32-48

La course à la richesse

Les clarisses et toute la famille franciscaine fêtent Sainte Claire d'Assise.

L’Évangile proposé pour ce dimanche tombe bien !

Il correspond tout-à-fait à ce que Claire a cherché à mettre en pratique. Elle disait à ses sœurs : «  Sois sans crainte petit troupeau... Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône... Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux... Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. »

 

Voilà bien le secret de la joie de Claire. Elle voulait être riche, très riche !

Mais elle ne s'est pas trompée de richesse.

Son choix d'être pauvre et de prendre la tenue de service n'avait rien à voir avec une mortification morbide ! Ce n'était pas un renoncement au bonheur, à l'épanouissement, à l'amour dont nous rêvons tous. Bien au contraire !

C'était une porte d'entrée dans le Royaume des cieux = dans le Royaume de la Fraternité.

 


Samedi 10 août 2019

Saint Laurent

Jean 12, 24-26

Le Trésor de l'Église

 

Ah ! En voilà un qui ne sait jamais trompé sur la nature du trésor de l'Église !

Saint Laurent s'est mis au service du Christ dans son Église présente tout particulièrement dans les pauvres. Et, même par la suite, il n'a jamais dévié. Au côté de son évêque, il a gardé ce cap. Puis, face à la persécution et à la mort, il ne s'est pas laissé prendre dans la tentation d'autres richesses. Il est resté lucide.

 

Il savait bien qu'un trésor ne peut être qu'enraciné au creux de la terre, tel le grain de blé... 

Ce n'est qu'en donnant que l'on reçoit. Ce n'est qu'en se donnant que l'on fructifie. Ce n'est qu'en recevant des autres pauvres que l'on construit une communauté où chacun peut goûter, dans une existence tout simple, une saveur d'éternité.

 


Vendredi 9 août 2019

Sainte Thérèse-Bénédicte de la croix (Édith Stein)

Matthieu 25, 1-13

Quelle flamme !

En un temps particulièrement troublé, Édith Stein s'est montrée prévoyante comme les jeunes filles sages de l'Évangile. Elle a fortifié son esprit par la connaissance philosophique et théologique. Elle a fait le choix radical de la Foi. Elle a tout quitté pour veiller auprès du Christ. Elle a entretenu la flamme de sa lampe par la prière et la confiance. Et quand on est venu la chercher, elle était prête. Prête pour le don total de sa vie, de son être. Prête pour la rencontre avec l'Époux.
Toutes les lampes des fous qui l'ont assassinée, avec tant d'autres innocents, et ont promu la haine, toutes leurs lampes sont éteintes et tombées dans l'oubli.

La lampe d'Édith brille encore aujourd'hui...

 


Jeudi 8 août 2019

Saint Dominique

Matthieu 16, 13-23

 

La pauvreté, comme porte de la vérité

Saint Dominique a fondé l'Ordre des frères prêcheurs, passionnément attachés à la vérité. Il a compris que, pour proclamer cette vérité, et pour qu'elle puisse être reçue, il fallait qu'elle jaillisse de cœurs de pauvres, de mendiants.

C'est, en quelque sorte, l'expérience de Pierre. Il est tout feu tout flamme pour déclarer à Jésus : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! ».

Mais cela ne suffit pas à faire de lui, un témoin de l'Évangile.

Il lui faut entrer dans le Mystère de la croix, du dépouillement jusqu'à l'extrême, l'expérience de sa pauvreté.

Après cela, il sera un disciple véritable du Messie

et son témoignage pourra trouver un écho dans le cœur de ses interlocuteurs. 

Expérience rude, mais féconde.

 


Mercredi 7 août 2019

Matthieu 15, 21-28

Mère-courage, prophète de l'Esprit ?

 

On a souvent pensé qu'il nous faut « faire la volonté de Dieu », ce qui voudrait dire : accepter un plan qu'il a échafaudé pour nous. Tout son projet serait ficelé. Notre rôle serait d'entrer dedans et de le mettre en œuvre, quoiqu'il nous en coûte, dans une confiance aveugle. 

Eh bien, ce n'est pas du tout l'optique de la Cananéenne ! Son amour viscéral de mère la met à un tout autre niveau. C'est justement sa confiance sans borne en cet homme Jésus qu'elle ne connaît pas, qui la pousse à le bousculer dans ses projets, à insister lourdement, à rebondir avec des arguments désarmants d'humilité tenace... Et Jésus fait la volonté de cette femme ! Ensemble, ils ouvrent un avenir car l'Esprit est au cœur de leur relation.

 


Mardi 6 août 2019

Fête de la Transfiguration

Luc 9, 28-36

Racines et lumière

 

Le récit de la Transfiguration de Jésus est une fenêtre ouverte

sur le Mystère de l'Homme, notre Mystère,

nous qui sommes créés à l'image du Fils de Dieu fait Homme.

En nous, il est une lumière.

 

Oui, notre corps, notre être est le réceptacle

de cette « blancheur éclatante » qui éclaire toute notre existence.

Comme Jésus, entouré de Moïse et Élie, nous sommes reliés à tous ceux qui nous ont précédés et dont nous sommes issus. Nous ne venons pas de nulle part.

Notre être est lumière et racines tout à la fois.

« De la nuée (symbole de l'Esprit), une voix (le Père) se fit entendre :

Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai choisi, écoutez-le. »

Nous sommes environnés et habités par la Trinité.

Entrons dans sa demeure, dans son Mystère, dans son dynamisme. 

Alors, nous pourrons continuer notre route. Nous ne serons pas seul.

 


Lundi 5 août 2019

Matthieu 14, 13-21

« J'ai le pouvoir... »

En apprenant l'assassinat de son cousin et ami Jean-Baptiste,

Jésus éprouve le besoin de se retirer dans un endroit désert. Mais la foule le rejoint.

 

C'était lors d'un banquet que Jean-Baptiste a été tué et sa tête a été offerte sur un plat.

Ici, en réponse à la faim des gens, Jésus organise un tout autre banquet.

Ce n'est pas un festin d'apparat qui conduit au crime.

C'est un repas où lui-même se donne en partage.

D'abord par sa parole qui, ici, est accueillie,

puis par le pain en abondance, prophétie de son corps offert.

Là se déploie son propre pouvoir tout différent de celui du prince Hérode.

Le pouvoir de donner la vie en se livrant lui-même en nourriture.

Il invite ses disciples à entrer dans ce mouvement :

« Donnez-leur vous-mêmes à manger »

 


Dimanche 4 août 2019

Luc 12, 13-21

« Tu es fou ! »

 

Ah ! Comme Jésus aimerait nous faire comprendre à quel point

la dépendance vis à vis de l'argent et de toutes possessions provoque le malheur ! 

Tout au long de l’Évangile, il multiplie les exemples

et les paroles de sagesse, de bon sens !

L'avidité tue la confiance en la vie, dans les autres, en soi-même !

Elle tue la relation ! Elle tue l'amour !

Nous sommes sans cesse enclins à chercher une sécurité dans les possessions,

alors que celles-ci, en fait, ne font qu'accroître notre insécurité et fragiliser notre paix. 

 

N'oublions jamais que ce ne sont que des moyens à notre service,

et non le contraire !

 


Samedi 3 août 2019

Matthieu 14, 1-12

Choisis la Vie !

 

Comme tous les tyrans, Hérode,est en fait bien à plaindre !

Il montre la façade d'un homme puissant et maître de tout. En fait, il n'est même pas maître de lui-même ! Sa puissance n'est qu'apparence et illusion. Il s'accroche à elle comme si c'était un roc. Mais plus il s'accroche, plus elle s'effrite ! En lui, c'est le chaos !

 

La parole de Jean-Baptiste le dérange et l'attire en même temps

car elle met le doigt sur ce chaos.

Hérode, le puissant, est tellement faible

qu'il n'arrive pas à choisir entre ses deux sentiments.

Cela provoque un tel tourment qu'après l'assassinat de Jean-Baptiste, Hérode vit encore plus dans la peur et la culpabilité. Il comprend que celui qu'il a tué, est plus vivant que lui-même qui est empêtré dans une existence on ne peut plus morbide.

 

Et moi, quelle vie est-ce que je choisis ?...

 


Vendredi 2 août 2019

Fête de Notre Dame de la Portioncule

Une simple portion

 

Aujourd'hui, la famille de François et Claire d'Assise est en fête pour une toute petite église perdue dans la forêt et à moitié délabrée. Cette chapelle nommée Notre Dame des anges, ou La Portioncule, a été réparée par François de ses propres mains, à l'invitation du Christ :  « Va et répare mon église qui, tu le vois, tombe en ruines. ». Il en a fait le berceau de son Ordre. « Portioncule »= petite portion. C'était le lieu propice pour les « frères mineurs » qu'ils voulaient être ! Ils habitaient dans des huttes de branchages tout autour de la chapelle. C'est là qu'ils accueillirent Claire en pleine nuit à la lueur des flambeaux. 

Marie, mère de Jésus, Marie, la Petite, la Pauvre, Marie, mère des « frères mineurs » et des « sœurs pauvres ». Marie éclaire leur humble chemin à la suite du Christ...

Et pour moi, qui est Marie ?...

 


Jeudi 1er août 2019

Matthieu 13, 47-53

Quand le consommateur devient consommé !

 

Jésus parle d'un filet que les pêcheurs jettent, puis retirent remplis de poissons de toutes sortes. Mais ils ne gardent pas tout ! 

 

Et moi, quelle est mon attitude face à tout ce qui m'est proposé ?!... Avec de l'argent, on peut tout acheter. Plus ! Avec Internet, une multitude de propositions me sont faites gratuitement.
Est-ce que je me laisse happer  par tous ces « biens » ?!...

Est-ce que je sais faire le tri pour ne pas alourdir mon filet de poissons

dont la qualité ou la quantité me seraient néfastes ?!...

Est-ce que le « toujours plus », « toujours mieux » qui me sont proposés

peuvent me combler ?!... Ou au contraire, faire de moi un objet de consommation ?!...

 


Mercredi 31 juillet 2019

Matthieu 13, 44-46

« Ce qui embellit le désert, c'est qu'il cache un puits quelque part... »

 

Qui ne rêve d'avoir un trésor ?!... Ma vie est-elle embellie par un trésor ?!... Est-il si précieux à mes yeux que je suis prête à tout pour le posséder ? Pour veiller sur lui afin qu'il ne m'échappe ?

Un trésor caché qui donne du prix à ma vie, à mon être. Grâce à lui, tout se colore de sens, de lumière, de joie... Dans les périodes de tempête comme dans les traversées de déserts austères, je puise en lui l'énergie vitale, la légèreté du souffle.. 

Et toi, quel est ton trésor ? Ton royaume caché ? 

Si tu ne l'as trouvé, cherche-le !    

Si tu l'as déjà rencontré, prends soin de lui !....

 


Mardi 30 juillet 2019

Matthieu 13, 36-43

Mauvaise herbe ? Quesaco ?!

 

Dans notre monde, notre Église, nos groupes humains, en chacun de nous, le bon grain et l'ivraie se côtoient. Nous avons une telle soif de pureté, de perfection, que cela nous dérange viscéralement. Nous dépensons toutes nos énergies à évaluer, trier... les coupables et les innocents, les gagnants et les perdants, les bons et les mauvais... Nous excluons, éliminons, humilions, nions... tous ceux, tout ce qui est ivraie à nos yeux.

Jésus nous suggère que la vie est autrement complexe, et, de plus, la solution n'est pas d'essayer de supprimer l'ivraie, mais plutôt de favoriser la croissance du bon grain. Alors, il brillera comme le soleil, qui chasse les ténèbres au fur et à mesure qu'il se lève.

 


Lundi 29 juillet 2019

Ste Marthe

Servitude ou service ?

 

Quand on lit, l'un après l'autre, les trois passages qui évoquent la figure de Marthe dans l'Évangile, on ne peut que s'émerveiller du parcours qu'elle fait grâce à son amitié avec Jésus. 

Au début,alors qu'elle le reçoit avec sa sœur Marie, elle se laisse gagner par le stress. Le travail qu'elle accomplit est tout-à-fait bon et nécessaire. Mais elle se laisse dévorer par lui. Il devient son maître ! Et la conséquence est qu'elle perd la paix, ainsi que le sens de ce service qu'elle offre.

Plus tard, lors de la mort de son frère Lazare, la voilà mise face à l'essentiel ! Dans sa rencontre avec Jésus, elle bascule du côté de la vie, de la confiance. Une liberté intérieure se déploie en elle. 

Et, à la veille de la mort de Jésus, quand celui-ci fait halte chez elle et Marie, Marthe a repris le tablier du service. Mais elle l'accomplit dans un tout autre esprit...`

 

 

 

Dimanche 28 juillet 2019

Partage de l'Esprit

Luc 11, 1-13

 

Dans un commentaire lu récemment, le "sans gêne" de l'ami importun était considéré comme de l'audace et pas n'importe quelle audace, l'audace de l'Esprit Saint.

J'ai bien envie de m'inscrire dans cette lignée.

En effet, ce qui est considéré comme un mouvement de mauvaise éducation, de "culot", peut, peut-être, être lu autrement.

Cet ami importun ne tambourine pas à la porte de son ami pour sa propre satisfaction. Non, il cherche à honorer son hôte arrivé en pleine nuit. Et lorsque l'on connaît que l'hospitalité est la première règle de vie dans ces pays, on ne s'étonne plus. Rappelez-vous l'attitude d'Abraham lorsque trois hôtes sont arrivés sans crier gare chez lui. Il se précipite et se met en quatre pour eux, au risque de déranger sa femme, ses serviteurs et toute la famille.

Alors, pour quoi ne pas penser que la force que cet ami "importun" pour bien accueillir lui est donnée par l'Esprit afin de se montrer le plus disponible possible à son invité. L'hôte devient l'invité.

A nous de nous laisser habiter par cette audace divine et d'inviter le Seigneur à prendre ses repas avec nous.

 


Samedi 27 juillet 2019

Partage de l'espérance

Mt. 13, 24-30

 

Aujourd'hui, le Maître laisse pousser ensemble le bon grain et l'ivraie.

Pourquoi ?

Pour ne pas abîmer le bon grain car le risque serait grand d'éliminer par erreur ce qui est bon.

Mais il me semble qu'il n'y a pas que cela dans cette volonté de laisser pousser ensemble le bon grain et l'ivraie. Quelque part, si Dieu est fidèle à lui-même, il ne peut pas désespérer d'une situation, de quelqu'un. Laisser pousser l'ivraie jusqu'à l'extrême n'est-ce pas le signe que, pour le Seigneur, l'homme n'est jamais perdu, qu'il n'est pas condamnable pour toujours, que le Seigneur garde toujours un espoir en lui? Et surtout, quoiqu'il ait fait, l'homme sera toujours aimé de Dieu car c'est la personne que Dieu aime, et non pas l'acte.

 


Vendredi 26 juillet 2019

Partage des fruits

Mt. 13, 18-23

 

Aujourd'hui, explication de la parabole du semeur qui a ensemencé largement et dont seulement une partie des graines portera du fruit.

Faut-il se désoler qu'une partie des semences soit perdue, ou au contraire se réjouir qu'une partie de la semence porte du fruit et même beaucoup de fruit?

Le agriculteurs et cultivateurs de tous poils sauront mieux répondre que moi à cette question.

Dans cette parabole, la chose importante qui me saute aux yeux est que la possibilité de porter beaucoup de fruits existe. C'est de ce côté là qu'il faut se tourner : porter du fruit et, surtout, le partager. Peu importe la quantité de fruits que porte l'arbre, le rendement exact de l'épi qui pousse, car cela dépend de beaucoup de chose : son âge, la terre dans laquelle il est planté, le climat, la pluviométrie, etc. Mais les fruits sont pour tous et non pour l'arbre ou l'épi.

Ce qui nous est demandé c'est de porter du fruit et d'en nourrir nos frères. Voilà , c'est tout, c'est simple.

 


Jeudi 25 juillet 2019

Partage de la gloire !

Mt. 20 20-28

 

L'épisode des fils de Zébédée est bien connu et nous avons tous un petit regard un peu sarcastique ou méprisant pour ces deux disciples de Jésus, les premiers apôtres, dont la mère demande des places privilégiées. Mais pouvons-nous leur jeter la pierre car qui, une fois dans sa vie, n'a pas eu envie de briller aux yeux des autres ?

Et là Jésus nous ramène à la réalité de l'amour : la gloire des chefs, c'est de servir, d'être les derniers, à l'instar de Jésus qui se mit à genoux pour laver les pieds de ses disciples. La gloire c'est de donner la vie, de protéger la vie au détriment de sa propre vie. Dans nos vies, il peut y avoir un vrai partage de la gloire, mais ce n'est peut-être pas celle que nous attendons !

 


Mercredi 24 juillet

Partage de l'écoute

Mt. 13, 1-9

 

La dernière phrase de cet évangile est : "Entende, qui a des oreilles!"

Mais l'écoute de la parole de Dieu ne se limite pas à l'entendre et à la faire sienne.

Il me semble que lorsque nous voulons en faire notre nourriture, c'est une nourriture à partager. Il ne s'agit pas de faire quelques petites réserves qui nous serviraient en cas de disette. Puisque nous avons la chance de pouvoir écouter la parole, nous avons le devoir de partager le savoir de l'écoute. Comment on écoute et comment on fait sa nourriture de la parole de Dieu, c'est à enseigner si nous avons le désir que d'autres aient le bonheur de recevoir la parole dans de bonnes conditions.

 


Mardi 23 juillet 2019

Partage de la Lumière

Mat. 5, 13-16

 

"Vous êtes la lumière du monde".

Comme cette phrase a pu être mal comprises au fil des siècles.

Nous ne sommes pas la lumière du monde  par nous-mêmes.

Nous sommes la lumière du monde par procuration, parce quelqu'un, qui s'appelle Christ et Seigneur, vient nous habiller le coeur de sa lumière. Nous devenons ainsi lumière du Christ, lumière pour le monde.

Lumière pour le monde. Ainsi nous sommes appelés à partager, à transmettre, comme on transmet le relais dans une course, à transmettre la lumière qui nous est remise par le Seigneur.

 

Nous ne serons pas lumière si nous ne nous laissons pas habiller par la lumière de la résurrection du Christ.

 


Lundi 22 juillet 2019

Partage de la résurrection

Jean 20, 11-18

 

Peuple du partage chantons-nous au début de l'office de vêpres du dimanche. Le partage, ce n'est pas uniquement matériel. Il est spirituel et encore bien plus.

Quand Jésus envoie Madeleine annoncer à ses disciples qu'il est ressuscité, n'est-il pas déjà entrain de les faire communier à sa résurrection, de les introduire dans son intimité avec le Père.

Même sa résurrection, le Seigneur Jésus ne la garde pas pour lui, comme un trésor qu'on veut garder pour soi tout seul. Oui, la résurrection de Jésus est un trésor, mais un trésor dont la valeur n'est que dans la communion et le partage.

Cela Marie de Magdala l'a bien compris puisqu'elle n'hésitera pas à courir chez ses frères amis pour leur annoncer la bonne nouvelle, au risque de n'être pas crue puisqu'elle est femme. Mais en tant que femme, elle sait mieux que quiconque ce que le partage et le don de la vie veut dire.

 


Dimanche 21 juillet 2019

Place à la communion

Luc 10,28-42

 

Marthe et Marie.

Des commentaires ont coulé à flots sur cet évangile : opposition entre le faire et l'être, ne pas être content de sa place, prier ou agir, etc. etc. etc.

Toutes ces interprétations sont tout à fait d'actualité et nous ne pouvons pas les éliminer.

Mais il me semble qu'il faut aussi insister sur l'attitude du disciple de Jésus. Non qu'il soit mieux d'écouter que de faire, ou de faire que d'écouter. Jésus ne se place pas sur le registre de la perfection. Il appelle Marthe à être disciple, il appelle Marie à être disciple, chacune  selon son être profond, chacune selon ce qui est nécessaire à la suite de Jésus, à l'Eglise, chacune dans une attitude de communion mutuelle et réciproque. Si la communion, c'est-à-dire la rencontre par le coeur, n'est pas présente, nous ne sommes pas disciples de Jésus.

 


Samedi 20 juillet 2019

Place au Serviteur

Matthieu 13, 14-21

 

Ce retour à l'Ancien Testament est de toute beauté.

Le Serviteur a été choisi, il a toute la faveur, il recevra l'Esprit, il se fera le porte-parole du Père. Jamais de querelle, jamais de cris. Toujours il prendra soin du plus faible, du plus pauvre, du plus malheureux.

A nous de faire place dans notre vie à ce Serviteur qui nous conduira vers la vraie foi et qui entraînera toutes les nations sur ce chemin.

 


Vendredi 19 juillet 2019

Place aux affamés

Matthieu 12, 1-8

 

Ou place aux affamés de pain bien sûr, mais aussi place aux affamés de la miséricorde.

Jésus est très clair : sans la miséricorde, toute relation avec des personnes est faussée.

Et puis aussi, il y a derrière cette permission de Jésus un désir de remettre les choses à l'endroit : Jésus ne va pas contre la loi mais, il rappelle que la Loi est faite pour aider l'homme et non le faire mourir. Ainsi, quand un homme meurt de faim, il vaut mieux lui donner à manger, même des pains sacrés, plutôt que de le nourrir d'abord de belles paroles qui n'atteindront pas son coeur.


 

Jeudi 18 juillet 2019

Place aux humbles

Matthieu 11,28-30

 

Le joug, un mot qui n'est plus à la mode aujourd'hui car il n'existe plus beaucoup, dans notre monde occidental, d'attelage de boeufs pour labourer les champs. Ce sont maintenant des machines monstrueuses qui tournent jour et nuit.

Et pourtant cette comparaison est encore d'actualité : le joug est partagé entre deux boeufs pour leur permettre de suivre le même chemin, en parallèle et de marcher au même pas afin que les sillons soient bien droits et bien creusés. Un sillon bien creusé accueillera plus facilement la graine.

Et nous aujourd'hui, quel est notre joug ? Et surtout comment acceptons-nous celui que Jésus nous propose. On le voit, cette proposition n'a pas pour objet de nous contraindre, mais de nous faire avancer au rythme de Jésus afin que la vie naisse.

En finale, je dirai que seuls les humbles reconnaissent qu'ils nt besoin de l'autre pour semer et c'est pourquoi ils acceptent le partage que Jésus leur propose.

 


Mercredi 17 juillet 2019

Place aux tout-petits

Matthieu 11, 25-27

 

Jésus a l'art d'offrir à tous ceux qui "ne paient pas de mine", à tous ceux qu'on n'attend pas, une place de choix.

Aujourd'hui, ce sont les petits qui bénéficient de la révélation de qui est le Père, de qui est le Fils, de qui est l'Esprit.

Une question : pourquoi le Père, par l'intermédiaire de Jésus, choisit-il de se révéler aux petits plutôt qu'aux sages et aux savants ? Après tout s'ils sont sages ou savants, ils doivent bien comprendre ce qui est incompréhensible à un esprit commun !

Et pourtant ce sont les petits, ceux qui n'ont pas encore l'esprit formé. Peut-être pourrait-on parler de ceux qui ne sont pas encore déformés ? J'ai envie de croire que c'est tout simplement parce qu'ils comprennent par le coeur, qu'ils font fonctionner leur coeur, que le Père se révèle à eux car seul les coeurs peuvent comprendre les choses de Dieu.

 


Mardi 16 juillet 2019

Place aux rejetés

Matthieu, 11, 20-24

 

Evangile bien difficile car on y a l'impression que Jésus est en train d'anathémiser tous ceux qui ne sont pas droits dans leurs bottes. Et pourtant c'est ce même Jésus qui nous a appris la miséricorde. Alors ?

Peut-être une façon de nous dire, qu'il n'y a qu'un seul médiateur : lui le Fils de Dieu, qu'un seul juge qui exerce sa justice en étant Père sans acception de personne. Une façon aussi de nous dire : ceux que vous avez rejetés deviennent les préférés du Père. Alors, si nous sommes rejetés pour notre foi, nous avons le droit de dire avec Thérèse d'Avila : "tu traites bien durement tes amis, Seigneur", mais par cette phrase, nous savons que nous sommes les amis de Dieu.

Amis de Dieu, avec Marie que nous fêtons aujourd'hui dans l'ordre du carmel.

 


Lundi 15 juillet 2019

Suivre le Christ

Matthieu 10, 34-11,1

 

Aujourd'hui dans la famille franciscaine, c'est la fête de saint Bonaventure. Un grand théologien, un grand sage, un grand franciscain : nommé cardinal, sa première réponse : "laissez-moi finir la vaisselle". Qui dit mieux au point de vue humilité ?

La vaisselle lui permettait sûrement de suivre le Christ en renonçant  (mais non pas en refoulant) à ses propres désirs au profit de l'annonce du Christ.

Puissions-nous devenir porte-lumière ou sel de la terre, non pour notre propre satisfaction spirituelle, mais pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

 


Dimanche 14 juillet 2019

 

Pleinement vivant

 

Lc 10 , 25-37

 

Un homme à moitié mort a la vie sauve

grâce à la compassion d’un étranger.

Cette merveilleuse parabole met en exergue

la foi chrétienne en actes !

 

Qui est mon prochain ?

J’ai longtemps compris que c’était la personne 

envers laquelle j’exerçais la compassion.

Le verset évangélique dit l’inverse :

le prochain est celui qui fait preuve de pitié envers moi. 

 

Alors, qui prend soin de qui ?

La bonté exercée est-elle à la fois bonté envers l’autre 

et bonté envers moi-même, reçue de la personne aidée ?

De cette façon voilà deux personnes chacune pleinement vivante !


Samedi 13 juillet 2019

 

Le caché dévoilé

 

Mt 10, 24-30

 

Le journalisme d’investigation a aujourd’hui à la fois bonne presse et bon dos !

Dès lors que ce qu’il dévoile nous dérange, 

on en arriverait à dire :

« C’est la faute aux médias ! »

 

De quelle transparence nous parle l’Évangile de ce jour ? 

Le texte commence par une erreur d’interprétation :

prendre le Fils de Dieu pour Béelzéboul, le chef des démons.

Malveillance, calomnie, ignorance, …Dieu seul le sait vraiment.

Quoi qu’il en soit, Jésus, le Christ nous invite à nous fonder sur sa Parole 

qui retentit dans nos ténèbres, 

se murmure au creux de l’oreille de notre cœur.

 

Avec cette Parole, nous n’avons rien à craindre.

Le Père prendra soin de nous.

Vive les chemins de la droiture, de la foi et de la vérité.

 


Vendredi 12 juillet 2019

 

Le serpent et la colombe

 

Mt 10, 16-23

 

« Le serpent et la colombe » ainsi pourrait débuter une fable de La Fontaine 

invitant les enfants aux qualités requises pour échapper à des prédateurs : 

prudence mais pour garder sa candeur, son droit à l’enfance !

 

Jésus en ce jour fait appel à la ruse du serpent 

et à la fragilité des peureuses colombes, blanches de candeurs.

Il s’agit pour lui d’armer ses disciples pour résister

aux persécutions et à toutes sortes d’oppositions possibles.

Avoir assez de ruse pour ne pas devenir trop vite  

la proie de ses adversaires 

et assez de candeur pour se défendre 

non par ses propres forces mais en comptant sur l’Esprit Saint.

 

À nous de voir aujourd’hui 

sur quels chemins de foi,

l’Esprit du Seigneur nous conduit

avec les résistances et résiliences nécessaires.

 


Jeudi 11 juillet 2019

 

Renouvellement du monde

 

Mt 19, 27-29

 

Renouvellement du monde et vie éternelle, 

voilà ce qui est promis 

au prix de renoncements conséquents.

 

Cet évangile, la liturgie nous l’offre pour la fête de saint Benoît,

moine du 6ème siècle qui enracina la vie monastique 

et un développement économique et culturel en notre Europe.

 

Renoncer ou devenir adepte de la décroissance, 

voilà un chemin de sobriété pertinent pour l’avenir de notre terre.

L’ascèse comme chemin vers Dieu fait place aujourd’hui

à l’ascèse pour cause sauvegarde de notre planète 

voire de développement personnel 

 

Ultimement, saint François d’Assise nous apprend 

notre juste place de créature parmi les créatures, 

appelées à louer le Créateur, le Père des cieux et notre Père à tous.

Renouvellement du monde, changement de paradigme pour faire de notre terre 

une maison commune, Création nouvelle 

qui gémit dans les douleurs de l’enfantement.

 

Vie éternelle en Dieu, avec Dieu, pour Dieu et pour toujours :

n’est-ce pas sans comparaison 

avec l’espoir d’immortalité des transhumanistes ,

qui nous transformeraient à jamais en cerveaux robotisés ?

 

Rendons grâces au Seigneur pour tous les moines et les moniales

qui par leur vie témoignent de l’espérance en la vie éternelle. 

 


Mercredi 10 juillet 2019

 

Commencer par nos périphéries

 

Mt 10, 1-7

 

Dans notre pays ou de multiples cultures et convictions se côtoient,

dans notre Église minoritaire et en crise,

là retentit l’appel d’un Évangile à annoncer.

 

Si le ressuscité envoie les apôtres proclamer l’Évangile à toutes les nations, 

la Parole de ce jour nous montre un Jésus plus restrictif

s’adressant à une équipe réduite de collaborateurs débutants.

En résonnance avec les exhortations du pape François

à sortir de nos églises pour aller aux périphéries,

recevons aujourd’hui l’invitation à nous faire plus proches 

des personnes éloignées de l’Église que nous connaissons.

 

Commençons ainsi à témoigner du Christ qui nous fait vivre 

dans nos propres périphéries.

 


Mardi 9 juillet 2019

 

Parole libérée

 

Mt 9, 32-38

 

« Le sourd-muet  se mit à parler. »

Notre Église voit de plus en plus de victimes d’abus 

se libérer d’une chape de silence par la parole et des procès. 

 

La puissance de guérison de Jésus et de sa parole 

nous remplit-elle d’admiration ?

Si oui, notre conviction que le mal peut être expulsé grandit.

Puissions-nous devenir des moissonneurs 

de tous les germes de résurrection 

qui croissent en notre monde. 

Initiatives de soutien et de réhabilitation des victimes dans leur dignité, 

chemins de vérité et de guérison pour les auteurs d’actes pédocriminels,

réformes en cours dans l’institution Église…

 


Lundi 8 juillet 2019

 

Femme sauvée

 

Mt 9, 18-26

 

À l’heure du mouvement Me too , 

quand le prix Nobel de la paix 

est un homme qui répare les femmes, 

quand des états reconnaissent le féminicide,

nous savons de quoi une femme souhaite demeurer sauve !

 

Dans l’Évangile de ce jour, une femme est libérée par Jésus 

d’une maladie fortement invalidante 

qui la rendait impure, intouchable, exclue de la société depuis 12 ans.

 

Ce fut au prix d’une transgression des coutumes : 

toucher le manteau de Jésus.

C’est sa foi qui l’a sauvée.

 

Rendons grâce en ce jour pour la foi qui sauve 

tant de femmes victimes qui se libèrent 

par leur parole et le soutien de diverses solidarités.

 


Dimanche 7 juillet 2019

 

Disciples missionnaires

 

Lc 10, 1-12. 17-20

 

Le Règne de Dieu s’est approché de nous.

Cette Bonne nouvelle du jour demande des disciples missionnaires 

pour l’annoncer au monde entier.

Cette annonce transcende les divers tabous alimentaires.

Puisque sœur notre mère la terre nous porte et nourrit,

recevons d’elle tout ce qui est bon.

Manger ce qui nous est offert et ne rien emporter pour la route !

 

Voilà une dynamique intéressante : 

les humains sont en interdépendance, dans l’échange et le partage solidaire.

Apporter la paix à qui l’accueille.

La  garder en soi et s’en aller pacifiquement en cas de refus.

La mission va ainsi de pair avec un infini respect 

de la liberté de conscience de chaque humain.

 

Allier universalité et liberté individuelle,

n’est-ce pas le défi de notre monde globalisé ?

 

« Seigneur fais de nous des instruments de paix,

Seigneur fais de nous des artisans d’amour. »

 


Samedi 6 juillet 2019

 

Fête ou ascèse ?

 

Mt 9, 14-17

 

Se convertir à Dieu impose un chemin de dépouillement,

d’ascèse, de jeûne etc…

Telle est l’expérience des pharisiens, des disciples du baptiste 

et des tenants du développement personnel maximum aujourd’hui !

 

Avec Jésus la séquence s’inverse : 

la fête précède l’ascèse !

La rencontre de Dieu, le repas d’alliance entre Dieu et les humains,

la table eucharistique sont en effet des moments de fête.

C’est après que vient la conversion au Royaume de Dieu.

Au-delà des pratiques d’austérité, choisir Dieu 

nous conduit à considérer tous les humains comme nos frères et sœurs.

Cette fraternité agissante ne va pas sans combats, 

sans l’ascèse de la maîtrise de soi etc…

 


Vendredi 5 juillet 2019

 

Médecin invité à sa table

 

Mt 9, 9-13

 

Surprenante et immédiate cette rencontre entre Jésus et Matthieu.

Y font écho des récits de conversions au Christ 

de certaines personnes aujourd’hui encore.

 

La suite n’en est pas moins étonante :

A peine devenu disciple, Matthieu se retrouve à table chez lui 

avec Jésus et ses propres amis. 

Il s’agit de gens peu recommandables aux yeux des pharisiens, 

les « religieusement corrects » de l’époque.

À ceux-ci, Jésus donne la réplique.

Le médecin à la table des mal-aimés considérés 

comme aimant mal Dieu, c’est le Christ lui-même !

N’est-il pas celui qui enlève le péché du monde 

comme nous le disons à chaque eucharistie ?

 

Comment la rencontre de personnes rejetées, mal aimées, 

m’a-t-elle conduit sur le chemin de mon coeur et de la miséricorde 

que Dieu attend de moi ?

 


Jeudi 4 juillet 2019

 

Une foi qui guérit

 

Mt 9, 1-8

 

Par la foi de personnes conduisant 

un paralysé auprès de Jésus, 

advient une sorte de résurrection du malade.

Debout, il rentre chez lui de façon autonome

délivré de la maladie comme du mal grâce au pardon.

 

Confions au Seigneur,

tous les éducateurs qui relèvent 

des jeunes cabossés par la vie voire par leurs délits ;

tous les soignants qui mobilisent les ressources 

de leurs patients vers un mieux être.

« Rendons grâce à Dieu 

qui  a donné un tel pouvoir aux humains. »

 


Mercredi 3 juillet 2019

 

Le patron des sceptiques

 

Jn 20, 24-29

 

Saint Thomas est un saint qui n’est pas dans le déni de la réalité !

Il sait très bien ce qu’il veut voir pour pouvoir croire.

Ayant vu, il prononce cette belle parole 

de confiance et de reconnaissance :

« Mon Seigneur et mon Dieu »

Oui, le Christ est bien le Seigneur de sa vie.

Il en sera lui-même le témoin au prix du sang.

Ainsi le saint patron des sceptiques devient un disciple modèle.

 

Osons la confiance au Christ en le reconnaissant 

comme le Seigneur de nos vies.

Avec la grâce, nous deviendrons des croyants

dignes de confiance, heureux de croire sans voir ! 

 


Mardi 2 juillet 2019

 

Le Seigneur sauve 

 

Mt 8, 23-27

 

Dans le Premier Testament, en Genèse (19, 15-29), 

les anges , envoyés de Dieu, implorent Loth et sa famille :

« Sauvez-vous si vous tenez à la vie ! »

Dans le Second testament, ce sont les disciples qui demandent à Jésus : 

« Sauve-nous, nous sommes perdus . »

Et celui-ci réagit non pas en organisant une fuite 

mais en agissant sur les éléments naturels 

et un grand calme se fait.

 

Face aux catastrophes naturelles annoncées, 

oserons-nous changer de mode de vie,

confiants qu’un autre monde est possible ?

 

Question de foi pour passer à l’acte sans crainte !

 


Lundi 1erjuillet 2019

 

Sans toit, sans famille

 

Mt 8, 18-22

 

Pas de lieu où demeurer, personne à leur enterrement, 

n’est-ce pas la douloureuse condition des personnes sans domicile fixe 

qui errent dans nos villes ?

 

L’Évangile de ce jour ne manque pas de nous y faire penser.

Pourrons-nous discerner en eux 

ceux dont le Christ lui-même a pris la condition ?

Certainement, s’il est vrai que Dieu s’est fait homme 

pour que l’homme devienne Dieu 

et si ce  que nous avons fait à l’un de ces petits qui sont les frères et sœurs de Jésus, 

c’est à lui que nous l’avons fait. (Mt 25, 40)

 

Recueillons-nous pour faire mémoire de tous les morts de la rue de cette année 

et rendons grâce pour le « Collectif Morts de la rue »  formé dans ce but.

 


 

ce aux disciples

Luc 10, 28-42

Dimanche - 30 juin 2019 - 

Rois 19,16-21/Galates 5,1-18/Luc 9,51-62

 

LIBRES, FERMES ET DOUX

 

« C’est pour que nous soyons libres que le Christ

nous a libérés. Alors, tenez bon... Mettez-vous par

amour au service les uns des autres. Marchez sous

la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas

de satisfaire les convoitises de la chair. » 

 

Judicieux conseils de Paul, qui ne font qu’expliciter

les exigences radicales de Jésus pour qui veut le suivre :

« Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête ! »

« Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars et annonce

le règne de Dieu ! »

« Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière,

n’est pas fait pour le Royaume de Dieu. »

 

Mais en même temps, il nous est interdit d’user de violence

sur autrui, de céder au fanatisme qui guette les plus fervents.

Simplement, dis Jésus  « Suis-moi ! »

 


Samedi 29 juin 2019 

Actes 12,1-11/2° Timothée 4,6-18/Mat. 16,13-19

 

FÊTE DE ST PIERRE ET ST PAUL

 

Profession de foi de Pierre :

« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » 

Il va l’expérimenter déjà lors de son arrestation

et mise en prison... Voici que survint l’ange 

du Seigneur pour le libérer...

 

Et Paul peut dire à son tour « J’ai mené le bon combat,

j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi . Je n’ai plus qu’à

recevoir la couronne de justice... ainsi qu’à tous ceux qui 

auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.

 

FORTE EST LEUR FOI, AUSSI FORTE LEUR ESPÉRANCE !

 


Vendredi 28 juin 2019

Ézéchiel 34,11-16/Rom.5,5-11/Luc 15,3-7

 

 

FÊTE DU CŒUR DU CHRIST

 

« La preuve que Dieu nous aime – écrit St Paul –

c’est que le Christ est mort pour nous, alors que

nous étions encore pécheurs... A plus forte raison,

maintenant, serons-nous sauvés en ayant part à sa vie ».

 

« Ainsi parle le Seigneur Dieu : voici que moi-même,

 je m’occuperai de mes brebis et je veillerai sur elles. »

Et le prophète Ézéchiel détaille toute la geste de Dieu,

berger de son peuple qu’il aime.

 

Jésus nous révèle enfin l’amour de Dieu porté à l’extrême :

« Si l’un de vous a 100 brebis et qu’il en perde une,

n’abandonne-t-il pas les 99 autres pour aller chercher

celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? 

C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un

seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes

qui n’ont pas besoin de conversion. »

 

Sommes-nous convaincus de cet amour de Dieu universel ?

 


Jeudi 27 juin 2019

Genèse 16,1-16/Mat 7, 21-29

 

LE ROC DE NOTRE VIE

 

Conflit de femmes autour d’un enfant attendu (Ismaël,

premier fils d’Abraham, qui naîtra d’Agar, servante égyptienne)

Abraham donne carte blanche à Sara, jalouse, qui chasse

Agar au désert.

Mais l’ange de Dieu la réconforte et  lui dit :

« Je te donnerai une descendance tellement nombreuse

qu’il sera impossible de la compter.... Le Seigneur t’a entendue

dans ton humiliation...Ton fils sera comme l’âne sauvage...

Il établira sa demeure face à tous ses frères... »

 

Quelle que soit sa situation, l’important n’est-il pas d’être 

fondé sur le roc de la Parole de Dieu, comme le rappelle

Jésus : La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents

ont soufflé... la maison ne s’est pas écroulée, car elle était 

fondée sur le roc. »

 

Attention aux constructions sur le sable ! 

 


Mercredi 26 juin 2019

Genèse 15, 1-18/Mat. 7,15-20

 

LE BON FRUIT

 

Parole du Seigneur : «Ne crains pas Abram ! je suis

un bouclier pour toi, ta récompense sera très grande.

Je m’en vais sans enfant...
Regarde  le ciel et compte les étoiles si tu le peux.

Telle sera ta descendance. » 

Abraham eut foi dans le Seigneur... et le Seigneur conclut

avec lui une Alliance.

 

Abraham sera le père de tous les croyants.. Il est l’arbre

bon qui donne de beaux fruits, dont parle Jésus qui, 

dans l’évangile de Jean, se réclame aussi de sa descendance :

 

« Abraham exulta à la pensée de voir mon jour. Il l’a vu, et

il s’est réjoui ! » (Jean 8,56)

 


Mardi 25 juin 2019

Genèse 11, 2-18/Mat. 7, 6-14

 

CHOISIR SON CHEMIN

 

Pour éviter un conflit, Abraham et son neveu

se séparent à l’amiable :« Si tu vas à gauche, j’irai

à droite, et si tu vas à droite, j’irai à gauche ! » 

Loth choisit pour lui toute la vallée du Jourdain, 

très fertile (mais les gens de Sodome se conduisaient

mal). Abraham habita dans le pays de Canaan.

Et le Seigneur lui dit « Tout le pays que tu vois, je te

le donnerai, à toi et à ta descendance, pour toujours. »

 

Jésus nous avertit : « Tout ce que vous voudriez que 

les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi.

 

Entrez par la porte étroite. Il est large, le chemin qui conduit

à la perdition, et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.

Mais il est resserré, le chemin qui conduit à la vie, et ils sont

peu nombreux ceux qui le trouvent. »

 


Lundi 24 juin 2019

Naissance de saint Jean-Baptiste

Isaïe 49,1-6/Actes 13,22-26/Luc 1,57-80

 

 

« Que sera donc cet enfant ? »  C’est la question

posée par l’entourage devant les faits extraordinaires

qui entourent cette naissance.

 

Le prophète Isaïe annonçait la venue d’un serviteur

de Dieu hors du commun. Paul en révèle la mission :

Le Sauveur pour Israël sera Jésus, dont Jean-Baptiste

a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême

de conversion pour tout le peuple...

 

En attendant, longue maturation : « L’enfant grandissait

et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert, jusqu’au

jour où il se fit connaître à Israël. »

 


Dimanche 23 juin 2019

Repas

Genèse 14,18-20/ 1 Co. 11,23-26/ Luc 9, 11-17

 

 

Endroit désert... une foule écoute Jésus...

Souci et impuissance des apôtres devant

l’absence de nourriture... Jésus prend la

situation en main : 5 pains et 2 poissons...

Prière de Jésus – Ce peu de choses, multiplié,

est distribué par les disciples.

 

Dernier repas pascal : Jésus prend du pain,

rend grâce, le rompt et dit « Ceci est mon corps,

qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »

Il en est de même pour la coupe de la nouvelle

Alliance en son sang.

 

Repas inoubliables, partagés à l’infini par les disciples,

au nom de Jésus, au bénéfice de tout homme affamé de

Dieu.

 


Samedi 22 juin 2019

Qui est notre maître ?

2 Co. 12,1-10/ Mat 6, 24-34

 

 

« Nul  ne peut servir deux maîtres, dit le Seigneur.

Vous ne pouvez servir à la fois Dieu et l’Argent.

Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice,

et tout vous sera donné par surcroît. Votre Père

céleste sait ce dont vous avez besoin. Ne vous faites

pas de souci pour demain, à chaque jour suffit sa

peine. »

 

Le Seigneur dit encore à Paul « Ma grâce te suffit, car ma

puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »

 

C’est pourquoi s’écrie l’apôtre : « J’accepte tout de grand

cœur pour le Christ ! »

 

Pouvons-nous en dire autant ?

 


Vendredi 21 juin 2019

De quoi se vanter ?

2 Co. 11, 18-30/Mat 6, 19-23

 

 

« Faites-vous des trésors dans le ciel, là où

il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent,

pas de voleurs qui percent les murs pour voler,

car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ! »

 

Saint Paul savait se vanter de ses titres de noblesse

juive, mais ce qui comptait pour lui, c’étaient ses

épreuves et ses faiblesses d’apôtre du Christ.

 


Jeudi 20 juin 2019

La foi pure et simple

2 Co. 11,1-11/Mat. 6,7-15

 

 

« Vous êtes la vierge pure que j’ai présentée

au Christ – écrit saint Paul - Mais j’ai bien peur

que votre intelligence des choses ne se corrompe

en perdant la simplicité et la pureté qu’il faut avoir

à l’égard du Christ. »

 

En effet, écoutons-le qui nous dit « Quand vous priez,

ne rabâchez pas comme les païens : votre Père sait de

quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez

demandé. Priez ainsi : notre Père... »

 

« Salut, reine Sagesse, que le Seigneur te garde

avec ta sœur, sainte et pure Simplicité ! »

(Saint François)

 


Mercredi 19 juin 2019

En secret... à profusion

2 Co. 9,6-11/ Mt 6, 1-6.16-18

 

 

Règles de vie évangélique :

« Ce que vous faites pour devenir des justes,

évitez de l’accomplir devant les hommes pour

vous faire remarquer. Sinon, il n’ya pas de récompense

pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. »

 

Mais « quand tu fais l’aumône... quand tu pries...

quand tu jeûnes... ton Père qui voit dans le secret

te le rendra... »

 

« Dieu vous fournira la graine, il la multipliera,

il donnera la croissance à ce que vous accomplirez

dans la justice. Il vous rendra riche en générosité,

ce qui suscitera notre action de grâce envers Dieu. »

 


Mardi 18 juin 2019

Soyez généreux !

2 Co. 8,1-9/Mat. 5,43-48

 

 

C’est l’appel de St Paul à la solidarité entre

communautés chrétiennes. Bel exemple des

Églises de Macédoine : « Dans les multiples

détresses qui les mettaient à l’épreuve, l’abondance

de leur joie et leur extrême pauvreté on débordé

en trésors de générosité.. »

Et pourquoi ?

« Vous connaissez le don généreux de notre Seigneur

Jésus Christ :Lui qui est riche, il s’est fait pauvre

à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa

pauvreté. »

Ce même Jésus nous invite à aimer même nos ennemis,

à prier pour eux, « afin d’être vraiment les fils de votre

Père qui est aux cieux », Lui qui est parfait dans son

amour universel et miséricordieux.

C’est seulement par notre union au Christ et à Dieu

que nous pourrons peu à peu aimer comme eux.

 


Lundi 17 Juin 2019

Oui ou Non ?

2 Co. 6,1-10/Mat. 5,38-42

 

 

« C’est maintenant le moment favorable,

c’est maintenant le jour du salut ! »

 

La liturgie a ceci de merveilleux : elle nous

invite toujours à commencer, parce que la grâce

de Dieu est toujours à l’œuvre avec nous, dans le

monde.

C’est que nous avons besoin de cet encouragement

réitéré, pour faire face aux difficultés de la vie, et

aux exigences de l’évangile.

Le descriptif de l’apôtre présenté par St Paul est

éloquent, et les conseils donnés par Jésus un peu

renversants !  Mais serons-nous, oui ou non, les

disciples-missionnaires d’une nouvelle humanité

recrée par la Pâque du Christ et le don de l’Esprit ?

 


Dimanche 16 juin 2019

Sainte Trinité

Le secret du bonheur

Jn 16, 12-15

 

Dans la Trinité, chacun a sa personnalité, son rôle à jouer, son talent à apporter. Et tout est en commun. Nul n'est propriétaire. Pas de rivalité ! Pas de compétition ! 

Le Fils a accompli sa mission et il s'en va, tout en sachant qu'il nous manque quelque chose. Sans crainte pour son ego, il passe le relais à un autre : l'Esprit. 

Aucun ne joue perso ! Aucun n'agit pour défendre ses biens, ni pour sa gloriole. Chacun a conscience qu'il se reçoit de l'autre, des autres. 

L'Esprit éclairera la Parole du Fils, qu'il a lui-même reçue du Père.

La Trinité nous invite à entrer dans ce même type de relation, de communion entre nous. C'est le secret de leur bonheur.

 


Samedi 15 juin 2019

Oui ou non ?!

Mt 5, 33-37

 

Lorsque l'on éprouve un besoin de surenchère dans nos paroles pour arriver à susciter la confiance, il vaut mieux abandonner la partie. C'est qu'elle est mal emmanchée ! C'est que la relation de base n'est pas saine ! 

En continuant à essayer de convaincre l'autre, on va s'épuiser soi-même, et le braquer davantage. Ce ne sont pas la multiplicité de preuves qui pourraient débloquer quoi que ce soit ! Ce ne sont pas les paroles qui peuvent forcer la confiance, et leur abondance encore moins ! 

Cela doit venir de notre intérieur. Si je suis au clair avec moi-même, cela se traduira dans la sobriété de mes paroles : Oui . Non. 

Le reste ne nous appartient pas.

 


Vendredi 14 juin 2019

Mt 5, 27-32

Change de lunettes !

 

Est-ce qu'aujourd'hui, nous comprenons mieux à quel point l'adultère est favorisée et entretenue par le regard que nous avons sur l'autre ?!... A quel point le viol, la pédophilie, les abus physiques, psychologiques ou spirituels sont favorisés et entretenus par le regard que nous avons sur l'autre ?!...

Si, au quotidien de notre vie, nous regardons l'autre comme un objet, comme un moyen de nous sentir puissant, propriétaire... rien d'étonnant à ce qu'un jour ou l'autre, nous prenions réellement possession de cette personne.
Personne n'est à l'abri, car nous pouvons être prisonniers de nos instincts, de la mentalité ambiante, de l'influence des publicités et de la société de consommation qui nous entraînent dans ce sens.
Il nous faut opérer des coupures radicales pour nous libérer nous-mêmes et l'autre.

 


Jeudi 13 juin 2019

Quel beau tissage !

Mt 5, 20-26

 

La colère, l'injure, la rancune sont passibles du jugement de Dieu. Dans quel sens peut-on comprendre cela ? Parce qu'elles portent atteinte à la vie dans l'autre et en moi. Parce qu'elles sont issues de la confusion et la colportent.

C'est pourquoi, si je veux vivre la relation avec Dieu, lui apporter mon offrande, il est indispensable de clarifier la relation avec l'autre. Car Dieu qui est Amour, met la lumière sur les embrouillaminis qui court-circuitent toute relation.

Il est donc nécessaire de s'interroger : pourquoi cette colère, cette injure, cette rancune ? D'où viennent-elles ? Retisser le lien avec moi-même pour pouvoir le retisser avec l'autre. Alors, il pourra se retisser avec Dieu. Alors, nous pourrons ensemble, mon frère ou ma sœur et moi, présenter notre offrande à Dieu.

 


Mercredi 12 juin 2019

Mt 5, 17-19

« La Loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ! »

 

Le mot « loi » a mauvaise presse. On la perçoit comme un carcan qui va nous brimer par ses interdits et ses obligations. 

La Loi transmise par les prophètes et relue à la lumière du Christ est bien au contraire, là pour nous libérer. Elle vient nous libérer de nos déterminismes, de nos égoïsmes étriqués, de nos instincts de domination, de nos routines sécurisantes et mortifères.

Elle vient faire de nous un peuple, élargi aux dimensions du cosmos, car elle nous indique comment être en harmonie avec nous-même, entre nous et avec toute la création. 

Je détruis la loi, soit lorsque je la rejette, soit lorsque je la fige. Dans les deux cas, je cherche à mettre la main sur la loi de Vie pour l'utiliser à mes propres fins. Je deviens alors mon propre esclave. En cela, Jésus dit que je suis le plus petit dans le Royaume des cieux qui est un  Royaume de liberté et de vie.

 


Mardi 11 juin 2019

Ayons du goût !

Mt 5, 13-16

 

« Si le sel devient fade, il n'est plus bon à rien ! » Dans l'Apocalypse, on nous dit : « Que n'êtes-vous chaud ou froid ! Je vomis les tièdes ! »

Ne nous laissons pas contaminer par la morosité ambiante, par le « à quoi bonite » !

Osons vivre et rayonner la lumière que nous recevons de l'Esprit de Jésus. Avec lui, tout est transfiguré. Rien n'est dérisoire. Tout a un poids. Tout a du prix aux yeux de Dieu.

N'éteignons pas le feu de l'Esprit !

 


Lundi 10 juin 2019

Bienheureuse vulnérabilité

Mt 5, 1-12

 

Jésus proclame heureux ceux et celles qui sont fragiles ! Non pas les faibles, car, pour être miséricordieux, doux, artisans de paix, cela nécessite une fameuse force !

Heureux ceux qui sont fragiles ! Ceux qui n'ont pas le cœur endurci. Ceux qui se laissent toucher. Ceux qui n'ont pas peur de leurs sens en éveil, de leurs émotions. Ceux qui sont connectés sur leur propre vie, sur ceux qui les entourent, sur les événements.

Bien sûr, ils risquent de ressentir davantage la souffrance... mais aussi la beauté et la profondeur de la vie, des êtres vivants...
… Et là est leur récompense, dans cette communion.

 


Dimanche 9 juin 2019

Pentecôte

De l'air !

Jn 14,15-16, 23b-26

 

Comme l'Esprit Saint nous échappe tel l'oiseau qui s'envole, on a parfois tendance à l'oublier, voire à douter de sa réalité. Pourtant, il en va de même de l'air que nous respirons. Il est bel et bien là autour de nous, en nous, il nous traverse. Sans lui, nous mourons !

Alors, demandons sans cesse à l'Esprit d'être réceptifs à sa présence afin de ne pas nous asphyxier !...

Mais attention aussi à ne pas, à l'inverse, chercher à l'accaparer pour notre gloire perso ! Par exemple, si une idée me vient et que je la présente en disant : « L'Esprit m'a inspiré telle idée ! » eh bien, cela semble vouloir dire aux autres qu'ils sont tenus d'accepter mon idée sans moufter car, autrement, ce serait carrément se dresser contre l'Esprit !... 

Et cette façon de faire peut mener loin : abus spirituel, emprise totalitaire, dérives en tout genres !...

L'Esprit ne fonctionne pas comme ça ! Il parle à travers tout le monde. Il n'y a pas d'élite avec lui ! Il sait s'exprimer même à travers ceux qui bafouillent.

Il parle au milieu de nous !...

 


Samedi 8 juin 2019

J'ai soif !

Jn 7, 37-39

 

Aujourd'hui, écoutons le passage d’Évangile proposé pour la vigile de la Pentecôte. Il va nous permettre de creuser en nous la soif pour que l'eau de l'Esprit puisse venir nous combler.

Jésus s'écria : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive,

celui qui croit en moi ! »

Oui, n'ayons pas peur d'avoir soif ! Soyons à l'écoute de ce manque, de ce besoin profond ! Ne l'éteignons pas ! Ne l'étouffons pas ! 

Ne cherchons pas à le combler trop vite avec des pis-allers éphémères et superficiels ! Elle est peut-être inconfortable, mais elle est vitale, cette soif ! Elle nous ouvre. Elle creuse en nous la capacité de l'accueil...

 


Vendredi 7 juin 2019

Guerre et paix

Jn 21, 15-19

 

Le répons de ce jour apparaît encore plus paradoxal que les précédents :  

    « Toi, la paix que rien ne trouble, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu la guerre au cœur de l'homme ? »

Oui, un des fruits les plus probants de l'Esprit, c'est la paix ! Lorsque nous nous sentons emplis d'une paix profonde qu'aucune contingence extérieure ou intérieure ne trouble, nous pouvons reconnaître sa présence.

Et pourtant, cette paix n'est pas la tranquillité ! En nous, se livre un combat. Le mauvais esprit voudrait nous attirer à lui. L'Esprit nous donne la force de tenir dans cette guerre afin de ne pas nous laisser entraîner dans cette fausse paix, celle des esclaves qui sont tentés de préférer leur enfermement au risque de la liberté ! 

L'Esprit nous tient éveillé(e)s pour accéder à la vraie paix des hommes et femmes libres.

 


Jeudi 6 juin 2019

Trop salé ?...

Jn 17, 20-26

 

La prière de ce soir nous fait chanter la miséricorde de Dieu : 

    « Toi, la grâce des coupables, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu le sel qui nous décape ? »

Libération de toutes nos culpabilisations mortifères, comme de tout le mal auquel nous consentons trop souvent. Miséricorde pour nous-mêmes comme pour tous nos frères et sœurs. 

Cette miséricorde n'est pas un baume pour nous complaire, nous endormir. Elle est le sel qui nous décape ! Le sel qui donne de la saveur à notre existence, et en même temps qui la décape ! Car cette saveur est un appel continuel à aller plus loin, plus profond, à sortir de nos conforts, au-delà... pour accueillir pleinement la grâce de l'Esprit.

 


Mercredi 5 juin 2019

 

Nuit lumineuse ?

Jn 17, 11b-19

 

    « Toi, le jour sans crépuscule, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu la nuit la plus obscure ? »

L'Esprit nous fait entrer dans l'éternel jour de la résurrection. Éternel jour lumineux car le Christ ressuscité est la lumière du monde. Il n'y a plus d'ombres.

Et pourtant, l'Esprit est la nuit la plus obscure. Car la lumière de sa sagesse, de sa présence, est toujours au-delà. Elle nous échappe. Mystère impénétrable de la vie de Dieu, mais aussi de la nôtre, celle de la terre.

L'Esprit nous éclaire, mais on ne peut mettre la main sur lui. 

 


Mardi 4 juin 2019

Ça brûle !

Jn 17, 1-11a

 

Ce soir, nous nous adressons à l'Esprit en lui disant : 

    « Toi, la vie de toute chose, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu le feu qui les consume ? »

Comment est-ce possible ?! Que signifie cette contradiction ?!

Avec Job, peut-être pouvons-nous dire : « Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Que le Nom du Seigneur soit béni ! » Invitation à ne pas s'approprier les dons que nous recevons. Purification du feu pour que nous ne confondions pas accueil et accaparement.

Mais, c'est aussi le feu de l'Esprit, le feu de l'Amour qui nous consume ! Car l'amour en nous, brûle tout ce qui ne lui est pas accordé. 

L'Amour en nous brûle pour l'être aimé. Il brûle d'en être éloigné et il brûle de communion.

 


Lundi 3 juin 2019

« On ne donne pas à boire à un âne qui n'a pas soif ! »

Jn 16, 29-33

 

Durant cette semaine de prière à l'Esprit-Saint, laissons-nous toucher par les mots des répons proposés à l'office des vêpres : 

    « Toi, la source des eaux vives, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu la soif que rien n'apaise ? »

L'Esprit abreuve toute la terre. Il nous rehydrate sans cesse. Son eau n'est pas stagnante. Elle coule, elle se renouvelle continuellement par la source d'où elle puise son mouvement.

Mais « on ne donne pas à boire à un âne qui n'a pas soif ! » C'est pourquoi, l'Esprit est aussi la soif que rien n'apaise. Quand on n'éprouve pas de soif, on peut oublier de boire pendant des heures, mais notre corps s'en ressentira. 

De même qu'en étant à l'écoute de notre corps qui a besoin d'eau, on peut percevoir la soif qui l'habite, de même, en étant réceptif à l'Esprit, celui-ci peut éveiller notre soif pour éprouver le besoin de son eau qui nous est vitale.

De plus, l'Esprit lui-même, éprouve cette soif que rien n'apaise, la soif de notre amour.


 

 

 

 
 
Dernière modification : 16/11/2019