MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

JN 

 

St Matthieu

  Évangéliste saint Matthieu, bréviaire de sainte Colette

 


 

Mercredi 29 mars 2017

De la mort à la vie

Jn 5, 17-30

 

Dans la doctrine chrétienne, passer de la mort à la vie

désigne la résurrection, l’étape qui nous conduit vers la vie éternelle

après avoir rendu notre dernier souffle.

 

Mais un tel passage se fait déjà en notre monde,

où Le Père et le Fils sont toujours à l’œuvre

pour nous aider à passer de la mort à la vie.

 

Quelle est notre part à cette œuvre ?

Accueillir un jugement qui invite à choisir la vie,

à se mettre du côté de la résurrection par la foi.

Aujourd’hui, quelle parole écouterons-nous,

qui croirons-nous et quel bien ferons-nous ?

« Fais confiance au Seigneur, agis bien

habite la terre et reste fidèle.

Dirige ton chemin vers le Seigneur,

Fais-lui confiance, et lui, il agira. » Psaume 36

 


Mardi 28 Mars 2017

Le meilleur remède ?

Jn 5, 1-16

 

« Veux-tu guérir ? » -« Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »

 

Selon l’évangile, le meilleur remède n’est pas l’eau bouillonnante,

ni la médecine qu’elle soit scientifique ou « douce ».

C’est une parole qui fait confiance à la personne

qui est malade et la remet debout au sens propre et figuré !

 

Sa confiance, le paralysé ne la met plus dans un remède

mais dans son aptitude à porter son brancard,

le lieu de vie de son état de malade.

 

Prions pour les malades que nous connaissons.

Que le Seigneur leur donne la force de porter leur maladie…

si possible vers la guérison.

 


Lundi 27 mars 2017

Signes de vie

Jn 4, 43-54

 

Dans nos relations humaines, il nous arrive

d’être déçus ou inquiets par quelqu’un.

Il ne nous a plus donné signe de vie depuis longtemps !

 

Quant à Jésus, à Cana, il fait signe deux fois.

La première fois, invité à la noce, il change l’eau en vin.

Il garde ainsi à la fête de l’alliance entre l’homme et la femme

sa dimension de joie orientée vers la vie.

La seconde fois, c’est l’enfant, promesse de vie pour ses parents,

dont « le pronostic vital est engagé ».

Par une parole, Jésus le guérit à distance.

Le père de l’enfant l’ a cru sur parole !

 

Oui, le Christ, Fils de Dieu et Fils de l’humain

fait alliance avec chacun de nous

et nous promet la vie pour toujours.

Tels sont les deux signes de Cana dans leur actualité.

 


Dimanche 26 mars 2017

Voir les merveilles de Dieu

Jn 9, 1-41

 

Dans notre société, voir la personne avec un handicap

comme une personne différente et entrer en relation avec elle

est source d’enrichissement de notre humanité.

Mais souvent , le rejet n’est pas loin

dans certains avortements dits thérapeutiques.

 

La parole de ce jour nous présente un aveugle-né libéré de sa cécité

mais rejeté par les autorités religieuses parce qu’il voit.

Il a perçu les merveilles de Dieu à son égard.

 

Un long chemin de réflexion, de témoignage,

de débats et de rencontres aboutit à sa foi en Jésus

qu’il reconnaît comme venu de Dieu.

Avec les yeux de sa foi, il est devenu apte à proclamer à son tour

les merveilles d’un Dieu Père qui prend soin de tous ses enfants

en son Fils et notre Frère.

 

Bonne journée à reconnaître et proclamer ces merveilles.

 


Samedi 25 mars 2017

Réjouis-toi

Lc 1, 26-38

 

Un ange qui viendrait nous annoncer que Dieu est avec nous !

Pour chacun de nous, c’est de l’ordre

d’une rencontre plus qu’improbable.

 

La fête de l’Annonciation nous invite

à célébrer le « oui » de Marie à la Parole de Dieu

qui prend ainsi vie en elle.

Parce qu’il y a plus de 2000 ans,

une toute jeune femme de Galilée a osé croire,

a osé accueillir une demande du Père,

le Fils de Dieu a pris corps sur notre terre

et est devenu notre Frère.

 

Dès lors que Dieu est avec chacun de nous,

sa Parole accueillie en ce jour,

pourra-t-elle faire naître en nous du neuf

ayant saveur d’éternité ?

 


Vendredi 24 mars 2017

Trois priorités

Mc 12, 28b-34

 

Que cherchons-nous en priorité ?

Face aux nombreuses possibilités

qui s’offrent à nous au quotidien,

il est bon de prendre le chemin de la simplicité

et de choisir l’essentiel.

 

Un scribe, ne cessant de scruter les commandements de Dieu,

y cherche le plus important et veut en extraire l’essence.

 

S’adressant à Jésus, il entend en fait la réponse qui l’habite lui-même :

« Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force,

et aimer son prochain comme soi-même

vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »

 

Voilà trois priorités pour ce que nous aurons à vivre en ce jour.

 


Jeudi 23 mars 2017

Rassembler

Lc 11, 14-23

 

De quel parti est Jésus ?

Quand l’évangéliste Jn (11, 52) évoque la Passion,

il écrit que « Jésus est venu rassembler

dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. »

 

La Parole de ce jour met ces mots dans la bouche de Jésus :

« Celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

Celui qui nous rassemble, en prenant chair de notre fragile humanité,

nous donne part à sa divinité.

Pour déployer ce beau mystère de l’Incarnation,

reconnaissons que nous sommes de Dieu

et cherchons l’unité de la famille humaine. 

 


Mercredi 22 mars 2017

Entre dire et faire

Mt 5, 17-19

 

Les scandales politico-financiers et les conflits d’intérêts

ne cessent de faire la une des journaux.

Il y a un rapport à la loi et au comportement dit moral

qui se cherche et c’est heureux.

 

Jésus nous parle de la loi et des prophètes,

soit de toute l’Écriture comme parole vivante de Dieu.

Elle est à entendre et à accomplir car tout se réalisera.

Comment ? En observant et en enseignant.

 

Entre une loi qui décrit et promeut de justes relations sociales

et des prophètes qui invitent à agir au service de tous ,

un comportement moral se dessine.

Il est de notre responsabilité et fait notre grandeur en participant

à la venue du règne de Dieu, règne de justice et de paix.

 


Mardi 21 mars 2017

Comme nous pardonnons

Mt 18, 21-35

 

« Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons

à ceux qui nous ont offensés »

Cette demande du Notre Père, Jésus l’illustre par une parabole :

Le pardon sans limite et venu du fond du cœur,

voilà ce qui construit un règne de Dieu

où nous sommes tous et toutes frères et sœurs.

 

Dans sa forme de vie (IX, 7-10), sainte Claire l’a bien compris

et elle envisage ainsi la gestion du conflit :

« Avant d’aller prier, celle qui a offensé sa sœur

lui demandera pardon et la priera 

d’intercéder pour elle auprès du Seigneur.

Et celle-là qu’elle remette généreusement à sa sœur

l’injure qui lui a été faite. »

 


Lundi 20 mars 2017

S’épouser

Mt 1, 16.18-21.24

 

S’épouser, former un couple prend dans nos sociétés

des modes multiples et variés.

 

Le couple que forment Marie et Joseph dans l’évangile du jour

étonne pour la tradition juive mais porte tout le mystère

de l’Incarnation du Fils de Dieu dans la tradition chrétienne.

 

Saint Joseph nous parle aujourd’hui de la paternité

et de sa grandeur :

donner le nom, introduire l’enfant dans la société et épouser la mère

semblent tenir la première place

au-delà des « considérations génétiques. »

 

Choisir d’aimer et protéger le foyer,

voilà une belle mission qui peut concerner chacun de nous.

 


 

 

3° Dimanche de Carême A – 19 mars 2017 –

Soif apaisée

Exode 17,3-7/Romains 5,1-8/Jean 4,5-42

 

 

Soif d’eau du peuple dans le désert…

Moïse, au nom de Dieu, va faire jaillir

l’eau du rocher.

Soif d’eau vive de la femme samaritaine…

Jésus va lui révéler le Don de Dieu : « Celui

qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura

plus jamais soif… Elle deviendra en lui source

d’eau jaillissant  pour la vie éternelle. »

Alors commence un dialogue révélateur :

« Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle

Christ. C’est lui qui nous fera connaître toutes

choses. »

Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle ! »

révélation aujourd’hui encore pour les

catéchumènes en chemin vers le baptême.

 


Samedi 18 mars 2017

Qui donc est Dieu ?

Michée 7, 14-20/Luc 15, 1-32

 

 

Paroles de confiance du prophète Michée :

« Qui est Dieu comme toi pour enlever le

crime, pour passer sur la révolte comme

tu le fais à l’égard du reste, ton héritage…

De nouveau tu nous montreras ta miséricorde,

tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés. »

 

Fidélité de Dieu que Jésus réactualise :

« Les publicains et les pécheurs venaient tous

à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les

scribes récriminaient contre lui : Cet homme

fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux ! »

Alors, Jésus raconte l’histoire du fils prodigue…

Quelle en est la clef, qui traverse les siècles et vaut

pour nous aujourd’hui ?

« Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout

ce qui est à moi est à toi. Mais il fallait festoyer et

se réjouir, car ton frère que voilà était mort, et il

est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

 

Aurons-nous un cœur de pierre

pour ne pas nous réjouir avec ce  Dieu qui aime ?

 


Vendredi 17 mars 2017

Injustice et miséricorde

Genèse 37,3-28/Mat.21,33-46

 

 

Deux histoires de jalousie mortifère :

Celle de Joseph, fils préféré de Jacob,

vendu par ses frères… Celle de Jésus,

Fils bien-aimé, héritier du Père (Dieu)

tué par ses frères…

Qu’adviendra-t-il ?

« La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs

est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre

du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! »

 

Seul Dieu peut tirer du bien à partir d’un mal.

Au-delà de sa justice se manifestera la puissance

de sa miséricorde : « Le Royaume de Dieu vous

sera enlevé pour être donné à une nation qui lui

fera produire ses fruits. »

 


Jeudi 16 mars 2017

Trompeuse apparence

Jér.17, 5-10/Luc 16,19-31

 

Jérémie nous invite à réfléchir :

« Maudit soit l’homme qui met sa foi

dans un mortel tandis que son cœur

se détourne du Seigneur. Il sera comme

un buisson sur une terre désolée… »

« Béni soit l’homme qui met sa foi dans

le Seigneur. Il sera comme un arbre

planté près des eaux, qui pousse vers le

courant ses racines. »

 

Jésus, dans une parabole, nous présente

deux hommes : L’un est pauvre, mais proche

de Dieu. l’autre est riche, mais indifférent aux

autres, indifférent à Dieu.

Lequel connaîtra un bonheur durable ?

L’apparence est trompeuse. Jérémie le

comprenait déjà :

« Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme.

Qui peut le connaître ?  Moi, le Seigneur, qui

pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin

de rendre à chacun selon sa conduite, selon le

fruit de ses actes ! »

 


 

Mercredi 15 mars 2017

Persécution

Jérémie 18, 18-20/Mat.20, 17-28

 

Pour les témoins de Dieu, ses porte-parole,

la passion douloureuse se profile à l’horizon :

« Allons, montons un complot contre Jérémie,

attaquons-le par notre langue… »

« Jésus disait : le Fils de l’homme sera livré

aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront

à mort et le livreront aux nations païennes pour

qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ;

le troisième jour, il ressuscitera. »

 

Et Jérémie priait : « Souviens-toi que je me suis

tenu en ta présence pour te parler en leur faveur »…

Et Jésus disait : « Le Fils de l’homme n’est pas venu

pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie

en rançon pour la multitude. »

 

Pourquoi ce déchainement de violence ?

Et quelle grandeur d’âme, poussée à l’extrême

pour le salut de tous !

 


Mardi 14 mars 2017

Routes sans issue

Isaïe 1, 10-20/Mat. 23,1-12

 

 

« Écoutez la parole du Seigneur, crie

Isaïe : Otez de ma vue vos actions

mauvaises, cessez de faire le mal !

Apprenez à faire le bien, recherchez

le droit, rendez justice, défendez la

cause de la veuve ! Venez et discutons,

dit le Seigneur… Sinon, c’est l’épée qui vous

mangera »…

Mais que faire si ce sont les « spirituels »

qui sont pervertis ? « Ils disent et ne font pas… 

Ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, dit Jésus,

car vous n’avez qu’un seul Maître, et vous êtes tous

frères. Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux

cieux. Le plus grand parmi vous sera votre

serviteur ».

Nous voici avertis sur les fausses routes

et les bons chemins !

 


Lundi 13 mars 2017

Justice et miséricorde

Daniel 9,4-10/Luc 6,36-38

 

 

Le prophète Daniel fait de son peuple

un tableau sévère : « Nous nous sommes

révoltés, nous n’avons pas écouté la voix

du Seigneur notre Dieu, nous n’avons pas

suivi les lois qu’il nous proposait par ses

serviteurs. A nous la honte ! »…

Et que dit-il de Dieu ? « Lui qui garde alliance

et fidélité à ceux qui l’aiment et gardent ses

commandements. A toi, Seigneur, la justice !

Au Seigneur notre Dieu la miséricorde et le

pardon. »

Et Jésus de dire et redire à ses disciples :

« Soyez miséricordieux comme votre Père

est miséricordieux. C’est–à-dire : Ne jugez pas,

ne condamnez pas, pardonnez, donnez… 

La mesure dont vous vous servez pour les

autres servira de mesure aussi pour vous. »

Appel à la responsabilité lucide sur les

conséquences de nos actes, dans notre relation

à Dieu et aux autres.

 


2° Dimanche de Carême – 12 mars 2017 –

Transfiguration

Genèse 12,1-4/2° Tim. 1,8-10/Mat. 17,1-9

 

 

Abraham, Moïse, Élie, ont fait l’expérience

de Dieu qui les a profondément marqués.

Les voici mystérieusement  réunis autour

de Jésus sur la montagne.

Le voici illuminé, puis couvert d’une nuée

lumineuse, d’où sort une voix : « Celui-ci

est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie :

écoutez-le ! » Témoignage à nul autre pareil,

qui manifeste la filiation divine de Jésus.

 

Et voici que cette grâce nous est partagée,

écrit Paul, « car notre Sauveur le Christ Jésus

s’est manifesté : Il a détruit la mort, et il a fait

resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce

de l’évangile. »

Avec Pierre, Jacques et Jean, demeurons dans

cette vision de foi qui ouvre à l’espérance.

 


 

Samedi 11 mars 2017

Aimer comme Dieu

Deut.26,16-19/Mat 5,43-48

 

 

Moïse rappelle au peuple d’Israël l’alliance

scellée avec Dieu : « Tu seras un peuple consacré

au Seigneur ton Dieu, tu suivras ses chemins,

écouteras sa voix, garderas ses commandements »

(l’amour de Dieu et du prochain proche)

 

Jésus va sceller la nouvelle alliance au prix de

son sang, au bénéfice de tout homme :

« Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui

vous persécutent, afin d’être vraiment les fils

de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever

son soleil sur les méchants et sur les bons,

il fait tomber la pluie sur les justes et les injustes. »

 

C’est donc à imiter la miséricorde universelle

de Dieu que nous sommes invités.

 


Vendredi 10 mars 2017

Priorités

Ézéchiel 18,21-28/Mat 5,20-26

 

 

Déjà l’Ancien Testament prévoyait des

évolutions possibles chez l’homme « mauvais »

qui peut devenir « bon »… Et inversement !

Personne n’est enfermé dans un état définitif.

Et cela fonde notre espérance en l’humanité.

 

Mais Jésus va encore plus loin :

« Si votre justice ne surpasse pas celle des pharisiens,

 vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux ! »

En-deçà du meurtre, il y a la colère, l’insulte, le mépris

qui sont aussi condamnables. Tout vice de la relation

est à corriger en premier, avant d’offrir son offrande

à Dieu… Renversement des valeurs pour beaucoup de

« bien pensants » d’hier et d’aujourd’hui…

 

La paix et la réconciliation sont des vertus capitales,

précieuses aux hommes, chéries de Dieu.

 


 

Jeudi 9 mars 2017 

Oser croire

Esther 4,17…/Mat.7,7-12

 

 

Jésus nous dit : Demandez…cherchez…frappez…

votre recherche sera couronnée de succès :

« Votre Père, qui est aux cieux, donnera de bonnes

choses à ceux qui le lui demandent. »

Mais osons-nous crier vers lui avec confiance,

comme le fit la reine Esther, alors que son peuple

allait être massacré ?

la foi en Dieu est l’unique force, l’unique recours

dans les situations tragiques :

« Je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur !

Change son cœur… Libère-nous de nos ennemis.

Rends-nous la joie après la détresse ! »

 

Il est toujours le Dieu fidèle, attentif à ceux

qui lui font confiance.

 


Mercredi 8 mars 2017

Croire en la parole de vie

Jonas 3,1-10/luc 11,29-32

 

 

Nous voici mis en face d’un paradoxe :

Les païens se montrent plus réceptifs

à la Parole de Dieu pour la mettre en actes

que les « croyants ».

C’est l’histoire de Jonas avec les gens de

Ninive, qui changent de vie près sa prédication,

(alors que lui y allait à contre-cœur !)

 

c’est l’expérience inverse de Jésus se heurtant,

dans son annonce de la Bonne Nouvelle,

à l’incrédulité de ses compatriotes.

Et pourtant, dit-il, « il y a ici bien plus que Jonas ! »

Au jugement, il y aura des surprises !

 

L’important, qui que nous soyons, c’est de se

convertir, de choisir la vie.

 


Mardi 7 mars 2017

Co-créateurs

Isaïe 55,10-11/Mat. 6,7-15

 

 

« La pluie et la neige qui descendent

des cieux n’y retournent pas sans avoir

abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée

et l’avoir fait germer… Ainsi ma Parole

ne me reviendra pas sans résultat, sans

avoir accompli sa mission. »

Jésus lui-même nous a appris à prier notre

Père, et cette Parole peut réaliser ce qu’elle

dit : Que son nom soit sanctifié, que son règne

vienne, que sa volonté soit faite… Que nous soit

donné le pain, le pardon, que nous soyons gardés

de la tentation et délivrés du mal.

 

Merveille d’être ainsi co-créateurs avec Dieu,

grâce à l’intensité de notre foi.

 

 


Lundi 6 mars 2017

Fête de sainte Colette

Ben Sira 51,13-30/Jean 14,15-21

 

 

Colette, pétrie de l’Écriture, et de toutes ses forces,

a cherché le visage de Dieu :

« Dans ma jeunesse, avant mes voyages,

je cherchai ouvertement la sagesse dans

la prière… »

Elle a cherché Dieu dans son reclusage

de Corbie, dans son monastère de Besançon

et en tous ses périples de fondations…

Mais en fait, c’est bien Dieu qui vient à nous,

comme en témoigne Jésus dans l’évangile de

Jean : « Le Père vous donnera un autre Paraclet

pour être avec vous à jamais. Vous comprendrez

que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi

en vous. »

Ce que les saints ont vécu, chacun de nous

peut le vivre au quotidien : Don d’amour

gratuit et mutuel.

 


Dimanche 5 mars 2017

La gloire du pain et de la Parole

Matthieu 4, 1-11

 

Premier dimanche de carême : les tentations de Jésus au désert.

Le tentateur parle à Jésus d'événements miraculeux pour prouver sa divinité : les pierres en pain, les anges pour le protéger, et du royaume de Satan à posséder.

Jésus répond par des réalités tout à fait humbles et courantes de la vie : l'homme vit de pain et de la parole de Dieu ; l'homme ne fait pas de chantage à Dieu ; et enfin, on ne rend le culte de l'adoration qu'à Dieu seul.

Ainsi, de ces tentations, on peut retenir que la gloire de l'homme est composée du pain naturel et de la parole de Dieu, de son humilité devant le Seigneur, de sa dépossession de tout royaume au profit de son seul Dieu.

Pour commencer le carême c'est tout un programme qui peut nous tenir en haleine jusqu'à Pâques.

 


Samedi 4 mars 2017

L'appel et le salut

Luc 5, 27-32

 

L'appel de Lévi/Matthieu, nous le connaissons bien, nous l'aimons bien car, d'une certaine façon, il est très proche de nous. Qui pourrait dire qu'il n'y a pas en lui une part de publicain, de pécheur ?

Mais ce qui est intéressant, c'est ce que Jésus a l'intention de faire en appelant un publicain, qui symbolise tous les publicains d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

Il nous appelle car, dit-il, il désire que nous nous convertissions. Afin que nous ayons part au Royaume de Dieu, à la vie éternelle.

Ainsi, aujourd'hui, nous apprenons que tous nous sommes appelés et, surtout, que notre conversion dépend d'abord de l'appel de Jésus et de comment nous l'entendons.

Alors, n'hésitons pas à suivre ce chemin de carême que l'Eglise nous propose : ouvrir les oreilles de notre coeur pour entendre le Seigneur, et les cordons de notre bourse pour partager ce que nous avons reçu.

 


Vendredi 3 mars 2017

Pourquoi jeûner ?

Matthieu 9, 14-15

 

Il y a toujours des jalousies, des clans, dans la vie des hommes, même entre les disciples de Jean-Baptiste et ceux de Jésus.

Les premiers ne comprennent pas pourquoi les seconds ne jeûnent pas.

Jésus rétorque : pourquoi faudrait-il jeûner le jour des noces ?

Effectivement, la présence de Jésus au milieu des disciples est déjà nourriture pour eux. On ne peut donc pas parler de jeûne.

Ce n'est qu'après le départ de Jésus qu'ils vont jeûner. Mais ce temps de jeûne n'est pas une punition, c'est le temps du désir, du désir de Jésus. Jésus remédiera à ce manque. Il instituera l'Eucharistie  comme substitution divine à sa présence.

Ainsi aujourd'hui, comme hier les disciples, Jésus ne vient parmi nous que si nous le désirons en vérité.

 


Jeudi 2 mars 2017

Croix et résurrection

Luc 9, 22-25

 

Marcher derrière le Christ : renoncer à soi-même, prendre sa croix et suivre Jésus.

Tout un programme de carême.

Ainsi, suivre le Christ est le premier chemin vers la résurrection. Non seulement le premier, mais l'unique.

Les amoureux en marche vers le mariage n'hésitent pas à suivre leur bien-aimé(e) et à lui faire confiance. Pourquoi est-ce si difficile pour nous de faire confiance à Jésus ?

Le temps de carême n'est donc pas un temps d'ascèse pour l'ascèse.

C'est un temps de préparation à la résurrection.

Mais la résurrection, ce n'est pas n'importe quoi : c'est une ouverture à l'autre, à l'Autre, c'est un moment de partage, d'écoute, de disponibilité, bref un temps d'amour auquel nous sommes conviés. Alors ne ratons pas ce moment privilégié!

 



Mercredi 1er mars 2017
Mercredi des Cendres

Matthieu 6, 1-18

 

Voici le temps du silence, de la solitude, de la prière, de l'aumône,

un temps privilégié auquel nous convie l'Eglise chaque année.


Ne regardons pas ce temps comme un temps triste.

Non, c'est une grâce qui nous est donnée de pouvoir nous recentrer,

nous ressourcer, boire à la source que le Père nous offre.

Temps de pénitence, oui, mais ce n'est pas le temps de la pénitence pour la pénitence, pour la performance. Cela serait ridicule et n'aurait aucun sens.


Temps de nous retrouver enfant de Dieu, frère du Christ, frère de tous ;

temps de prendre soin respectivement les uns des autres ;

temps de reconstruire la fraternité, le partage.

 

Au bout du chemin il y a la résurrection de Jésus,

il y a notre résurrection qui s'inscrit dans le même mouvement.
Ne boudons pas ce privilège d'être chrétien !
 


 

Mardi 28 février 2017
Pourquoi suivre Jésus ?
Marc 10, 28-31


Est-ce possible ainsi de tout quitter? N'est pas inhumain ?
Une précision : quand Jésus parle de tout quitter,

il ne nous dit pas de renier ou de faire comme si nos frères, soeurs, parents n'existaient pas.Non.

C'est une simple invitation à mettre l'essentiel au coeur de nos vies

et à suivre cet essentiel.

Alors, nous verrons nos frères, soeurs, amis, parents d'un autre oeil

et c'est ainsi que Jésus peut nous dire que nous les recevrons au centuple.

Regarder et aimer l'autre avec le regard de Jésus, c'est cela le centuple.
 


Lundi 27 février 2017
Le chameau et l'aiguille
Marc 10, 17-27
Comment faire passer un chameau par le trou d'une aiguille.

Dans notre monde occidental, on parlerait sans doute de cheval, mais le problème reste le même. C'est impossible à l'homme.

Pourquoi est-ce possible à Dieu, qui n'est pas un magicien ?

Il est question ici d'un langage qui, par le chameau, symbolise la richesse.

Et les ors, l'argent, les pierres précieuses, aromates et autres tissus n'ont pas leur place dans le royaume des cieux car on n'en a pas besoin.

Le Seigneur ne va pas transformer toutes ces richesses en néant, non.

Le Seigneur est le seul à pouvoir nous donner le goût de l'amour de l'autre au point de ne plus aimer ce qui est superflu. C'est pourquoi rien n'est impossible à Dieu car rien ne peut empêcher le Seigneur de nous aimer, même nos plus grandes noirceurs.

 


 

Dimanche 26 février 2017


Un jour après l'autre


Matthieu 6, 24-34


Evangile de la confiance par excellence :

Dieu pourvoit à tout à condition que nous lui fassions confiance.
Dans notre société d'aujourd'hui, cela peut apparaître comme de la rêverie,

de la naïveté ou même de l'inconscience :

s'en remettre à Dieu pour tout, même le plus matériel.


Est-ce vraiment ce qui nous est dit ,
Nous ne pouvons pas rester les bras croisés, un seul commandement :

rechercher la justice du Royaume.

C'est cette quête du Royaume de l'amour qui va venir combler

nos manques, nos frustrations, etc.  

Un seul chemin pour chercher : le partage, l'ouverture à l'autre, et ne manquera à personne. Alors, pas question de dormir !
 


Samedi 25 février 2017

Jésus et les enfants

Marc 10, 13-16

 

Jésus se fâche parce que ses disciples rabrouent des enfants qui veulent le toucher.

Mais Jésus profite de ce petit énervement pour faire une leçon de théologie :

Le Royaume des cieux rencontre/appartient à ceux qui ressemblent à un enfant. Etrange comparaison. Ailleurs, Jésus dit bien à Nicodème qu'on ne peut pas retourner dans le sein de sa mère. De même, on ne peut pas retourner à son enfance.

Alors ?

Alors, regardons comment Jésus s'y prend avec eux : il les embrasse et les bénit. Et eux se laissent embrasser et se laissent bénir. Voilà le coeur d'un enfant, même si l'on est adulte : se laisser toucher par Jésus dans la confiance et l'authenticité.

 


 

Vendredi 24 février 2017

Jésus pédagogue

Marc 10, 1-12

 

Exceptionnellement, je n'ai pas envie de passer du temps sur la pointe de ce passage d'évangile.

Je me suis arrêtée à cette petite phrase : "Jésus instruisait la foule et ses disciples, comme d'habitude".

C'est la première fois que je remarque ce "comme d'habitude". Ainsi Jésus est le premier précepteur, accompagnateur spirituel de toutes ces foules et disciples. Et c'est une tâche qu'il accomplit régulièrement, qui est devenue une habitude pour lui, un peu comme si c'était une deuxième nature.

La transmission de la foi par la prière, le partage, la lecture de la bible, est-elle une habitude dans notre quotidien ?

 


Jeudi 23 février 2017

De l'eau, du sel, et la paix

Marc 9, 41-50

 

Evangile très dur à entendre : Toute mutilation vaut mieux que la géhenne. Personne n'a envie d'être mutilé et personne n'a envie de se retrouver dans la géhenne !

La réponse de Jésus est simple : offrir de l'eau, garder la saveur du sel et ainsi votre paix, la paix, sera sauvegardée.

Cependant, il ne faut pas lire cet évangile comme un chantage de la part de Jésus. Il ne nous dit pas : si tu ne fais pas ceci, tu te retrouves en enfer. Non, il nous informe des conséquences de nos actes, conséquences que nous ne voyons pas toujours d'un premier abord.

Une manière aussi de nous dire : seul l'amour, le don de soi, mènent au bonheur.

 


 

Mercredi 22 février 2017

Eglise bâtie sur le roc

Matthieu 16, 13-19

 

Voici Pierre institué chef de l'Eglise.

Est-ce parce qu'il a bien répondu à la question de Jésus : "Tu es le Messie". Ce serait un peu étonnant et cela donnerait l'impression que Jésus donne des bons points, des récompenses en quelques sortes.

En plus, souvenons-nous que si Pierre peut répondre à la question de Jésus, c'est que l'Esprit l'habite déjà de par la grâce de Jésus.

Et Jésus n'a pas choisi le plus fort pour bâtir son Eglise sur le roc. C'est tout le paradoxe divin : la force se trouve dans la faiblesse afin que Dieu puisse se déployer dans la toute puissance de son amour. La faiblesse est la seule chose qui ne puisse pas faire obstacle à l'amour de Dieu pour l'homme. Et c'est cette faiblesse que Jésus appelle roc.

 


Mardi 21 février

Tablier de service

Marc 9, 30-37

 

Jésus annonce sa prochaine arrestation, mort et résurrection.

Les disciples, eux, discutent de qui est le plus grand.

Jésus les ramène au coeur du problème : le seul but d'un chrétien, c'est d'enfiler le tablier et de se mettre au service de ses frères, de l'Eglise, de l'humanité entière. Il n'y a pas d'autre solution pour chanter la louange de Dieu et lui rendre grâce pour la création.

Le programme est simple, mais pas facile àobserver !

 


Lundi 20 février 2017

Foi et guérison

Mar 9, 14-29

 

Dans cet évangile, nous avons un dialogue entre Jésus et le père du malade qui nous révèle ce qu'est l'amour.

D'abord, l'amour d'un père pour son fils, père qui n'hésite pas à déranger tout le monde jusques et y compris Jésus afin de trouver une solution de guérison pour son enfant. Amour aussi qui fait naître en lui la foi en Jésus. Il est prêt à tout pour son fils.

Amour de Jésus pour l'humanité, un Jésus qui n'hésite pas à dialoguer avec des esprits malins, méchants, non seulement à dialoguer mais aussi à leur parler avec autorité. Une autorité divine qui conduit les esprits à lui obéir.

Ce qui est le plus étonnant dans ce passage, c'est la foi du père qui va surprendre Jésus et qui lui permettra de guérir le fils. Le père se substitue au fils dans la foi. C'est bien ce qui se passe lorsque des parents demandent le baptême pour leur enfant. Demander ce qui paraît le mieux, le meilleur pour nos enfants, nos amis, nos proches, etc. à temps et à contre temps.

 


Dimanche 19 février 2017

Éloge de la non-violence

Mt 5, 38-48

 

Quand face à une action malveillante à notre encontre,

nous répondons en renvoyant la balle,

nous sommes dans « œil pour œil, dent pour dent ».

Le conflit est alors patent et la porte de sortie fort éloignée.

 

L’Evangile propose autre chose :

la créativité non violente !

Accueillir l’ennemi où il en est

et inventer une déstabilisation qui ouvre un avenir,

un nouveau chemin :

- éviter la réaction équivalente :

- ne pas riposter à un coup mais offrir un autre lieu

- compléter le vol par un don
- ajouter du chemin à la marche forcée

 

 


Samedi 18 février 2017

Apparition

Mc 9, 2-13

 

Dans notre société où la rationalité prime,

avoir des visions ou des apparitions

n’est pas très rassurant.

Le diagnostique posé relève plus souvent du délire mystique

que de la reconnaissance d’une expérience de Dieu.

 

En ce jour de la fête de sainte Bernadette Soubirou,

rappelons-nous.

Bernadette,  cette enfant pauvre, illettrée et maladive,

eut la simplicité d’avouer sans trop comprendre

qu’elle dialoguait …avec la mère de Dieu.

Devant l’apparition,

elle était une personne existant par elle-même ,

qui reçut la mission d’appeler à la prière.

 

En méditant le récit de la transfiguration,

oserons-nous faire mémoire de ce qui en nos vies

fut expérience de Dieu dans le secret de nos cœurs

et joie qui nous débordait ?

Nul besoin de « selfie » pour immortaliser l’événement,

juste le souhait que cela dure

comme Pierre avec ses trois tentes.

 


Vendredi 17 février 2017

Au prix de sa vie

Mc 8, 34-9, 1

 

Parce que notre vie nous est donnée, elle nous dépasse.

La gratitude et la vigilance peuvent la protéger.

En même temps, le don appelle le don.

 

« Que peut-on donner en échange de sa vie ? »

Jésus suggère de nous impliquer sans compter

dans notre vie et celle du monde

en son nom et à cause de l’Évangile.

 

Dès lors que la vie en abondance nous vient de lui,

avançons à sa suite avec la légèreté du pèlerin,

alliant l’effort de la marche

et l’allégresse du chemin.

 


Jeudi 16 février 2017

Changement d’opinion

Mc 8, 27-33

 

Un sondage d’opinion ou l’opinion modelée par les sondages ?

Voilà une question de société largement débattue

…en période électorale.

 

Tout en marchant avec ses disciples,

Jésus effectue auprès d’eux

un mini sondage d’opinion à son sujet !

Il passe de ce que dit la rumeur publique

à l’avis personnel de ses proches.

Peu à peu, l’identification se précise :

il n’est ni Jean-Baptiste, ni Élie, ni l’un des prophètes

mais le Christ.

Ce n’est pas encore à dire car le Messie triomphant

tant attendu sera mis à mort avant qu’il ne ressuscite !

Difficile à entendre par Pierre,

ce déplacement dans la conception qu’il avait du Messie !

 

Alors pour nous, qui est Jésus ?

Quels sont les derniers déplacements

qu’il nous a fait faire à propos de son identité

dans nos plus récentes méditations de l’évangile ?

 


Mercredi 15 février 2017

Être un arbre

Mc 8, 22-26

 

« J’aperçois les gens :

ils ressemblent à des arbres que je vois marcher. »

Cet aveugle guéri par Jésus grâce à la sollicitude

de ceux qui l’ont amené à lui,

ne voit-il qu’à demi ou bien

aperçoit-il toute le profondeur existentielle de tout humain ?

 

Optons pour la seconde proposition

et offrons nous une méditation végétale !

Être un arbre qui marche.

Avoir des racines, être de quelque part,

d’une portion de terre où nous avons vu le jour,

reçu un parler du terroir qui est comme un paysage qui sort par la bouche.

Avoir la tête dans les étoiles

et faire en son être le lien entre terre et ciel.

Avoir une famille de la terre et un Père qui est aux cieux

et nous rend tous frères et sœurs.

Marcher à la rencontre des autres

et être reconnaissants envers Dieu

qui nous a donné la vie, le mouvement et l’être.

 


Mardi 14 février 2017

Moisson pressentie

Lc 10, 1-9

 

La moisson et les ouvriers, les agneaux au milieu des loups,

le chemin et la maison.

L’Évangile invite à habiter notre terre avec cette incroyable nouvelle :

le Règne de Dieu s’est approché de nous.

 

En ce 14 février, les couples d’oiseaux sont formés

et leurs nichées printanières se préparent.

Nos yeux guettent la fin de l’hiver

et la saint Valentin invite les amoureux à se parler d’amour.

 

Dans ce quotidien « trésissent » les fleurs

de l’évangile du règne de Dieu, de la paix et de la justice,

en train d’advenir .

Il suffit d’un brin de foi.

 


Lundi 13 février 2017

L’autre rive

Mc 8, 11-13

 

Chercher l’extraordinaire, les apparences,

suivre les marchands de bonheurs éphémères

ou les guérisseurs malhonnêtes.

Dans nos environnements trop virtuels,

le soupir de Jésus navré des malentendus entre lui

et les pharisiens peut se comprendre.

 

Qu’avons-nous à chercher des signes dans le ciel ?

Le Seigneur est sur l’autre rive,

il nous précède dans nos Galilées du quotidien.

 

Ici et maintenant, il ne tient qu’à nous de poser

des actes d’amour qui portent le monde.

Alors, notre présence à nous-mêmes et aux autres

sera éclairée par la Présence du Ressuscité.

Tissons aujourd’hui les liens sociaux

qui nous unissent à une Présence tellement vraie…

qu’elle vient du ciel.

 


Dimanche 12 février 2017

Lois et justice

Mt 5, 17-37

 

Faire passer notre comportement à travers le crible de toutes les lois

et de la Loi de Dieu qui est parole traçant le chemin vers la vie.

Ensuite, accomplir la justice, une justice qui sera justesse

de relation à soi, à Dieu et aux autres.

 

Voilà le chemin que nous trace Jésus, celui qui accomplit la loi.

Aurons-nous la sagesse des adultes dans la foi pour choisir

entre l’eau et le feu, entre la vie et la mort ?

Alors, notre parole fondée sur la promesse de Dieu sera fiable :

« Que votre parole soit oui, si c’est oui,

non si c’est non.

Ce qui est en plus vient du mauvais. »

 


Samedi 11 février 2017

Dalmanoutha

Mc 8, 1-10

 

Dalmanoutha : lieu inconnu sur la carte de Palestine !

C’est l’ailleurs où Jésus et ses disciples doivent aussitôt partir

pour que bénédiction et dons

ne soient pas aliénants pour ceux qui les ont reçus.

Toute la foule a été le sujet d’une compassion de Jésus effective et efficace.

 

Après, il s’agit pour la foule enseignée par Jésus de rentrer chez soi

et de s’approprier ses paroles qui sont Esprit et vie.

Au cœur des hommes et des femmes, elles feront jaillir une vie nouvelle.    

 

Sujets de la compassion et de la bénédiction du Christ,

nourrissons-nous de son évangile

pour vivre plus pleinement au souffle de son Esprit.

 


Vendredi 10 février 2017

Faire du bien

Mc 7, 31-37

 

De belles solidarités envers les personnes souffrant de surdité

peuvent être mises en place dans nos sociétés :

traduction simultanée en langage des signes à la télévision,

et volonté d’insertion de tous dans la vie sociale.

 

Dans la Décapole , ils étaient plusieurs

à supplier Jésus de guérir un des leurs.

Ils suggèrent une imposition des mains.

Jésus lui s’engage dans une relation personnelle

avec le sourd-muet pris à l’écart.

Deux gestes au toucher bien ajusté

et l’appel au souffle de l’Esprit feront le miracle.

 

Laissons-nous mouvoir par l’Esprit pour

poser les gestes et prononcer les Paroles qui font du Bien.

 


Jeudi 9 février 2017

Résister par amour

Mc 7, 24-30

 

C’était l’idée d’une seule femme qui ne supportait pas les atteintes verbales

à sa dignité et celle de ses soeurs en humanité.

Et deux millions de femmes et d’hommes

ont marché le 21 janvier 2017 aux USA

pour proclamer cette dignité !

 

La parole du jour met à l’honneur une seule femme,

une syro-phénicienne, étrangère au peuple d’Israël.

Elle va supplier Jésus de guérir sa fille

mais celui-ci ne semble pas avoir conscience

de l’étendue de sa mission de salut.

Il s’ensuit un dialogue où avec adresse et détermination,

cette femme a le dernier mot :

sa fille est sauvée et Jésus change d’avis.

 

Aujourd’hui, quelle parole venue de l’étranger va ouvrir nos horizons ?

 


Mercredi 8 février 2017

Aliments purs

Mc 7, 14-23

 

Pour le printemps, les nutritionistes proposent des tisanes

qui purifient, désintoxiquent !

L’évangile de ce jour va plus loin que notre système digestif.

En déclarant purs tous les aliments,

Jésus veut attirer notre attention sur nos intentions.

 

Au dedans de nous, tout n’est pas pur qu’il faille veiller scrupuleusement

à boucher nos oreilles et nos bouches

pour éviter les mauvaises influences :

« c’est du dedans que sortent les pensées perverses… »

 

Avec sainte Claire, regardons aussi le bien qui est au-dedans de nous :

« Et l’amour que vous avez au dedans, manifestez-le au dehors par des actes

afin que les sœurs grandissent toujours dans l’amour de Dieu

et l’amour les unes des autres. »

 


Mardi 7 février 2017

Au cœur des traditions

Mc 7, 1-13

 

Lorsque le poète montre la lune, l’homme obsédé

par les rituels, les pratiques, les traditions regarde …le doigt !

 

Les traditions des anciens, aussi respectables qu’elles soient,

ne sont que des petits moyens pour nous tourner vers Dieu, source de l’amour,

de tout amour comme celui de son père et de sa mère.

« En autorisant à ne plus faire quoi que soit pour son père ou sa mère,

vous annulez la parole de Dieu par la tradition »

 

Jésus se désole de voir autour de lui

des attachements désordonnés aux traditions

qui éloignent de Dieu :

l’honorer par des paroles et des pratiques et avoir le cœur loin de lui,

voilà le contresens.

 

Vivons notre journée tournés vers Dieu parce que nous discernons

au cœur de nos traditions chrétiennes ,

une porte ouverte sur l’amour !

 


Lundi 6 février 2017

Bon contact

Mc 6, 53-56

 

Dans nos réseaux relationnels professionnels et amicaux,

avoir de bons contacts avec les bonnes personnes

permet de bonnes synergies et collaborations pour des projets communs.

 

Au sens propre comme au sens figuré,

un bon contact avec Jésus le Christ nous sauve :

l’évangile de ce jour nous montre la bonne réputation

d’un Jésus thaumaturge qui attire tous les malades.

Un simple contact par le toucher de la frange de son manteau les guérit !

Par sa qualité de présence auprès de chacun dans sa singularité,

Jésus fait des miracles !

 

 

Notre mission de disciples du Christ nous demande juste

d’amener à lui tous ceux et celles qui veulent être sauvés.

Saurons-nous rencontrer aujourd’hui celui qui veut toucher Jésus ?

 


 

Dimanche – 5 février 2017

Paradoxes

Isaïe 58,7-10/1 Co. 2,1-5/Mat.5,13-16

 

 

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel

devient fade, comment lui rendre sa saveur ?

Vous êtes la lumière du monde… Qu’elle brille

devant les hommes ! » dit Jésus.

Comment ?

« Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille

chez toi les pauvres sans abri, ne te dérobe pas

à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme

l’aurore… »

Comment cela sera-t-il possible ?

Paul nous répond :

« Ma proclamation de l’évangile n’avait rien d’un

langage de sagesse qui veut convaincre ; mais

c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient

pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse

des hommes mais sur la puissance de Dieu. »

A nous de mettre en œuvre cela.

 


Samedi 4 février 2017

L'un et l'autre

Hébreux 13,15-21/Marc 6,30-34

 

 

L’auteur de la lettre aux hébreux nous conseille :

« Offrons à Dieu, par Jésus, un sacrifice de louange »

Quel sera ce sacrifice de louange ?

Jésus nous en donne l’exemple :

« Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-

vous un peu ! »

Oui, le repos est bon pour l’homme et plaît à Dieu.

Mais…

« En débarquant, Jésus vit une grande foule.

Il fut saisi de compassion envers eux…

Alors il se mit à les enseigner longuement. »

Il faut donc entendre aussi : « N’oubliez pas d’être

généreux et de partager… »

 

Nos vies seront toujours marquées par cette tension

entre deux pôles, qu’il faut apprendre progressivement

à équilibrer.

« Que le Dieu de la paix vous forme en tout ce qui est

bon pour accomplir sa volonté ».

 


Vendredi 3 février 2017

Dans le réel de nos vies

Hébreux 13,1-8/Marc 6, 14-29

 

 

L’évangile nous parle de la fin tragique

de Jean le Baptiste, qu’Hérode a fait mettre

en prison et décapiter..  la fin d’un gêneur !

 

Ce sera le lot de beaucoup de disciples du Christ :

« Souvenez-vous de ceux qui sont en prison…

Souvenez-vous de ceux qui sont maltraités…

Souvenez-vous de ceux qui vous ont dirigés,

et imitez leur foi !

Nous pouvons dire en toute assurance :

Le Seigneur est mon secours, je n’ai rien à

craindre !  Jésus Christ hier et aujourd’hui

est le même, il l’est pour l’éternité. »

 

Il est bon de regarder notre situation de croyants

avec lucidité, mais aussi de recevoir avec confiance

ces paroles de réconfort.

 



Jeudi 2 février 2017

Présentation de Jésus au Temple

Malachie 3,1-4/ Luc 2, 22-40

 

 

Annonce du prophète Malachie : « Soudain

viendra dans son Temple le Seigneur que

vous cherchez, le messager de l’Alliance que

vous désirez… »

Qui sera-t-il ?

C’est le vieillard Siméon qui le reconnaît

dans l’enfant présenté par Marie et Joseph :

« Lumière qui se révèle aux nations et donne

gloire à ton peuple Israël ! »

Mais il sera aussi un signe de contradiction,

provoquant la chute et le relèvement de beaucoup.

L’envoyé de Dieu ne laissera personne indifférent.

 

En attendant sa mission, l’enfant grandit et se

fortifie, rempli de sagesse, est la grâce de Dieu

est sur lui.

Long temps de mûrissement dans chacune de

nos vies…

 


Mercredi 1er février 2017

Savoir-vivre spirituel

Hébreux 12,4-15/ Marc 6,1-6

 

 

Surprise des compatriotes de Jésus devant

ses paroles et ses miracles : 

« D’où cela lui vient-il ?…

Et Jésus s’étonnait de leur manque de foi ! »

 

Cela peut nous arriver à nous aussi, qui croyons

connaître Jésus !

 

Que nous conseille l’auteur de la lettre aux hébreux ?

« Soyez vigilants : Que personne ne se dérobe à la

grâce de Dieu, qu’il ne pousse chez vous aucune plante

aux fruits amers… Recherchez activement la paix avec tous,

et la sainteté sans laquelle personne ne verra le Seigneur. »

 


Mardi 31 janvier 2017

Feuille de route

Hébreux 12,1-4/Marc 5, 21-43

 

 

« Entourés de cette immense nuée de témoins… »

L’évangile nous en donne aujourd’hui deux exemples :

Ce chef de synagogue, nommé Jaïre : «  Ma fille, encore

si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer

les mains pour qu’elle soit sauvée, et qu’elle vive ! »

Cette femme qui souffre : « Si je parviens à toucher

seulement son vêtement, je serai sauvée ! »

 

Ces témoins de la foi en Jésus ont été comblés :

« Ne crains pas, crois seulement ! »… Et à l’appel de Jésus,

 la jeune fille se leva et se mit à marcher.

« Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie

de ton mal ! »

Et nous, que faire 

« Débarrassés de tout ce qui nous alourdit, courons

l’épreuve avec endurance, les yeux fixés sur Jésus,

qui est à l’origine et au terme de la foi…

et vous ne serez pas accablés par le découragement. »

 


 

Lundi 30 janvier 2017

Foi et miséricorde

Hébreux 11,32-40/Marc 5,1-20

 

 

La lettre aux hébreux continue aujourd’hui

de nous énumérer les hauts faits prodigieux

de ceux qui ont témoigné de leur foi au cours

des siècles.

Et voici avec l’évangile de Marc l’épisode de

la libération d’un homme, au pays des géraséniens.

Celui-ci était possédé d’un esprit impur qui le

rendait fou. Jésus va chasser de l’homme cette

légion de démons, qui se précipitent dans un troupeau

de porcs, rendus fous à leur tour. L’homme, par contre,

est revenu à la raison. Il ne souhaite qu’une chose :

Rester avec Jésus, mais celui-ci  lui dit « Rentre auprès

des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait

pour toi dans sa miséricorde ! »

 

Miséricorde de Dieu qui se penche vers celui qui souffre,

enfermé, prisonnier en lui-même, et le libère pour qu’il vive.

 


4° Dimanche A - 29 janvier 2017 –

Monde à l'envers

Sophonie 2,3-13/1 Co. 1,26-31/Mat.5,1-12

 

 

Conseil du prophète : « Cherchez le Seigneur,

vous tous, les humbles du pays… Je laisserai

chez toi un peuple pauvre et petit qui prendra

pour abri le nom du Seigneur… Plus d’injustice,

plus de mensonge… »

St Paul constate : « Ce qui est d’origine modeste,

méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce

que Dieu a choisi pour réduire à rien ce qui est ;

ainsi, aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir

devant Dieu. »

Ainsi Jésus pouvait-il proclamer à ses disciples

sur la montagne : « Heureux… Heureux… Heureux… »

car il est devenu pour nous sagesse venant de Dieu,

justice, sanctification, rédemption.

 

Notre vie prend alors une toute autre couleur !

 


 

Samedi 28 janvier 2017

Par la foi

Hébreux 11,1-19/Marc 4,35-41

 

 

Jésus, ayant calmé la tempête, disait

à ses disciples :

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ,

N’avez-vous pas encore la foi ? »

Cette question nous interpelle !

 

La lettre aux Hébreux, pour nous

encourager, nous donne une liste

impressionnante de croyants en actes

qui commence par Abraham et Sara :

« Grâce à la foi… »

Confiance faite à Dieu, à Jésus, au-delà de

toute apparence, confiance qui se révèle

féconde.

 


Vendredi 27 janvier 2017

Croissance

Hébreux 10, 32-39/Marc 4, 26-34

 

 

« Jésus disait aux foules : Il en est du règne

de Dieu comme un homme qui jette en terre

la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il

se lève, le semence germe et grandit… »

 

Comment cela se passe-t-il dans nos vies ?

L’auteur de la lettre aux hébreux nous éclaire :

« Souvenez-vous de ces premiers jours où

vous veniez de recevoir la lumière du Christ :

Vous avez soutenu alors un dur combat de

souffrances… Ne perdez pas votre assurance.

L’endurance vous est nécessaire pour accomplir

la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation

des promesses… Nous ne sommes pas de ceux

qui abandonnent et vont à leur perte, mais de

ceux qui ont la foi et sauvegardent leur âme. »

 

C’est ainsi que la semence divine

grandira en nous.

 


Jeudi 26 janvier 2017

Foi et mission

2° lettre à Timothée 1,1-8/ Luc 10, 1-9

 

 

A la suite des disciples envoyés en mission

par Jésus,  voici Paul qui s’adresse ainsi à

Timothée : « J’ai souvenir de la foi sincère

qui est en toi… Ravive le don gratuit de Dieu,

car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous

a donné, mais un esprit de force, d’amour et de

pondération. N’aie donc pas honte de rendre

témoignage à notre Seigneur… Avec la force de

Dieu, prends ta part des souffrances liées à

l’annonce de l’évangile. »

 

Ces paroles s’adressent à chacun d’entre nous

aussi. Elles sont et seront toujours d’actualité.

 


Mercredi 25 janvier 2017

Conversion de saint Paul

Actes 22,3-16/Marc 16,15-18

 

 

Voici Saul de Tarse, animé d’une rage

meurtrière contre les disciples du Seigneur.

En route vers Damas, une lumière l’enveloppa

de sa clarté. Précipité à terre, il entendit :

« Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?

Qui es-tu, Seigneur ?

Je suis Jésus, celui que tu persécutes.

Que dois-je faire, Seigneur ?

relève-toi, va jusqu’à Damas, et là on te dira

tout ce qu’il t’est prescrit de faire…

Tu seras devant tous les hommes le témoin

de ce que tu as vu et entendu. »

 

Dialogue fondateur, puisque quelque temps

après, « Il proclamait Jésus dans les synagogues,

affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu ».

Mise en œuvre des paroles du Ressuscité :

« Allez dans le monde entier, proclamez l’évangile

à toute la création »

Tout est possible à Dieu… avec notre consentement !

 


Mardi 24 janvier 2017

Me voici

Hébreux 10,1-10/Marc 31-35

 

Jésus, prenant ses distance avec sa famille

qui veut remettre la main sur lui dit clairement :

« Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ?

Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est

pour moi un frère, une sœur, une mère ! »

 

Élargissement à l’extrême des relations, pour

en révéler tout le poids de mystère :

« Je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté ! »

« Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes

sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite

de son corps, une fois pour toutes. »

 

En Dieu, il est pour nous… nous sommes pour lui.

 


Lundi 23 janvier 2017

Combat spirituel

Hébreux 9, 15-28/Marc 3, 22-30

 

 

Possession, expulsion, division, pillage,

blasphème… Nous voilà en plein combat…

et les protagonistes en sont Jésus, Satan,

l’Esprit Saint ! C’est dire que la présence

et l’action de Jésus suscitent bien des remous,

des accusations, réclament du discernement des esprits

et des choix de vie qui ne conviennent pas à tous.

Mais nous voilà avertis !

Pourquoi tant de difficultés à résoudre ?

 

Ce drame humano-divin a une heureuse issue :

C’est que « le Christ est le médiateur d’une

alliance nouvelle, d’un testament nouveau » :

Passion… mort… péché… salut…

« Il est entré dans le ciel même, afin de se tenir

maintenant pour nous devant la face de Dieu.

Et grâce à lui, ceux qui sont appelés peuvent

recevoir l’héritage éternel jadis promis. »

 


Dimanche 22 janvier 2017

L'ombre et la lumière

Matthieu 4, 12-23

 

Dans cet évangile, l'opposition entre ombre/ténèbres et lumière nous renvoie au prologue de saint Jean : "Et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée".

La lumière a continué sa course malgré les ténèbres. Ces ténèbres sont inoffensives en face de cette lumière.

Aujourd'hui, c'est le peuple qui est dans les ténèbres. De la même manière, la lumière a été plus forte que les ténèbres, plus forte que la mort. Et le peuple a vu la lumière.

Aujourd'hui encore, tout peut paraître sombre mais la lumière est toujours là. A nous de savoir la découvrir car elle n'est pas éblouissante. Ce n'est plus le temps de l'explosion lumineuse, c'est celui de l'enfouissement, de la lumière réfléchie, indirecte, si j'ose dire. Car nos ténèbres sont parfois si sombres que nous risquerions d'être éblouis. Alors, le Seigneur adapte sa lumière à notre condition humaine du 21e siècle.

Mais la lumière est là, bien réelle, bien vivante.

 


Samedi 21 janvier 2017

Perdre la tête

Marc 3, 20-21

 

Perdre la tête, expression courante que nous utilisons fréquemment.

Mais oser dire que Jésus a perdu la tête, c'est plus étonnant. Et pourtant cela vient de sa famille !

Sans doute ne comprenait-elle pas ses engagements religieux et politiques ; elle veut le protéger de lui-même, de ce qu'elle pense être ses excès. Quelle famille ne ferait pas de même ?

Et pourtant cet engagement jusqu'auboutisme de Jésus est le seul possible.

Peut-on être toujours aussi fidèle et persévérant par rapport aux objectifs qu'on s'est fixés ?

La tiédeur nous habite souvent, et la force de Jésus vient nous réveiller, nous stimuler pour oser annoncer à temps et à contre temps, pour oser prier de façon nouvelle, pour oser réclamer et oeuvrer pour que l'Eglise, l'Eglise de Jésus, se transforme.

Le désir de vivre nous pousse en avant, mais c'est la vie divine qui nous attire avec la force d'un aimant. Cette vie, c'est celle que Jésus transmettait déjà auprès de la foule au point de faire croire qu'il avait perdu la tête.

 


 

Vendredi 20 janvier 2017

Des hommes nouveaux

Marc 3, 13-19

 

Jésus appelle ses disciples, les douze, dans le cadre d'une liturgie hors du commun, très solennelle : sur une montagne et c'est lui, Jésus, qui choisit. On ne se présente pas.

Je voudrais souligner que certains d'entre eux changent de nom : Simon devient Pierre, les fils de Zébédée deviennent fils du Tonnerre, etc.

Pourquoi changer de nom ? Quelle symbolique derrière de changement ? Jésus ne l'explique pas, mais cela en fait des hommes nouveaux pour être avec lui, capables de prêcher, de chasser les esprits mauvais. J'aime cette expression "pour être avec lui" ; et elle vient en premier avant la prédication ou la guérison des malades.

C'est parce que les douze sont "avec lui" qu'ils deviennent aptes à prêcher et de guérir, pas l'inverse.

De même pour nous, c'est lorsque nous demeurons en Jésus que notre vie devient témoignage, et ce que nous pouvons faire ne prend de sens que parce que nous demeurons en lui et que Jésus demeure en nous.

 


Jeudi 19 janvier 2017

Conversion des esprits

Marc 3, 7-12

 

Passage étonnant de l'évangile. Non pas parce que Jésus guérit beaucoup de monde. C'est, si j'ose dire, sa mission.

Mais ce qui m'étonne ce sont ces esprits mauvais qui se prosternent devant lui et lui crient : "Tu es le fils de Dieu!"

S'ils sont mauvais, comment peuvent-ils se prosterner devant Jésus et, non pas le reconnaître, mais le proclamer Fils de Dieu.Sont-ils, eux aussi, convertis, guéris par Jésus ?

Pourquoi pas ?

 

Alors, laissons-nous nous aussi convertir et réconcilier, particulièrement en cette semaine de prière pour l'unité des chrétiens.

 


Mercredi 18 janvier 2017

Salut et incompréhension !

Marc 3, 1-6

 

Jésus ose guérir un jour de sabbat. Il ose faire le bien et enfreindre la loi.

Cela me renvoie aux personnels hospitaliers, aux pompiers, etc. qui travaillent le dimanche pour venir au secours des gens. Personne ne songerait à le leur reprocher. C'est vrai que nous sommes dans une société laïcisée, contrairement aux hébreux qui vivaient en théocratie.

Cela veut cependant bien dire que Jésus intervient toujours à temps et à contre temps lorsqu'il s'agit du bien-être des gens. Le bien-être ici est une question de santé, d'équilibre physique. Mais Jésus va et ira beaucoup plus loin. Il met ici et il mettra sa vie en danger pour le salut de tous.

Nous ne pouvons pas imiter Jésus car il est l'unique médiateur, l'unique sauveur. Mais nous pouvons, comme Jean-Baptiste, lui préparer la route et non pas lui mettre des obstacles comme les pharisiens et les partisans d'Hérode.

Lui préparer la route ? Préparer les coeurs à cette rencontre avec lui sans nous mettre à sa place.

 


Mardi 17 janvier 2017

La loi, oui ou non ?

Marc 2, 23-28

 

La question du respect de la loi est une question de toute éternité.

La loi pour la loi, est-ce viable ?

Ne pas respecter la loi, est-ce acceptable ?

Et voilà que Jésus nous éclaire sur quand il faut ou il ne faut pas respecter la loi.

C'est tout simple : La vie de l'homme l'emporte sur la loi.

La loi est faite pour sauvegarder l'homme, non le faire mourir.

Alors, dans certaines circonstances, pour permettre à l'autre de vivre, il nous faut prendre le risque de ne pas la respecter ; on peut même dire de se salir les mains. Mais Jésus est allé plus loin, en allant jusqu'à mourir pour sauver. Alors !

 


 

Lundi 16 janvier 2017

Ancien ou nouveau ?

Marc 2, 18-22

 

Pas de tissu neuf sur du vieux tissu.

Pas de vin nouveau dans de vieilles outres.

Jésus semble parfaitement au fait des détails de la vie quotidienne, mais ce n'est pas à une leçon d'école ménagère qu'il nous invite.

Jésus désire garder et les outres et le vin. Il faut donc prendre les précautions d'usage car les deux sont importants : le vieux vin et le nouveau vin ; les vieilles outres et les nouvelles outres. Simplement ne nous trompons pas. Aux noces de Cana par exemple, le maître de maison dira au marié : tu as gardé le bon vin, c'est-à-dire le vieux vin, pour la fin. D'habitude c'est l'inverse. Ainsi chacun a sa place, son rôle à vivre. Idem pour les tissus, les outres, etc.

De même pour les réformes liturgiques de Vatican II : il fallait les faire mais elles n'étaient recevables qu'au bout d'un certain temps, qu'au bout d'un certain vieillissement.

De même pour toute évolution dans la vie courante ou la vie de foi : l'évolution est là mais il faut du temps pour l'apprivoiser.

Ayons, comme le Seigneur, la patience du jardinier.

 


 

Dimanche 15 janvier 2017

Agneau et Fils de Dieu

Jean 1, 29-34

 

Dans cet évangile, c'est Jean le Baptiste qui rend témoignage à Jésus de ce qu'il est Fils de Dieu. Ce n'est pas Jésus lui-même qui dit qui il est. Il ne se rend pas témoignage à lui-même.

Nous sommes dans une scène après le baptême de Jésus, baptême dans l'Esprit. Jean le Baptiste a été témoin de la descente de l'Esprit en Jésus. Témoin oculaire (si l'on peut dire), il peut témoigner que Jésus est Fils de Dieu. Cela rend crédible la filiation divine de Jésus.

Agneau de Dieu et Fils de Dieu, deux expressions synonymes. Il ne faut pas voir dans l'image de l'agneau un être passif, mais quelqu'un d'habité par l'Esprit. Cet Agneau, ce Fils, est lumière des nations, c'est-à-dire qu'il trace et qu'il éclaire la route à suivre. Un leader qui n'hésite pas à payer de sa vie pour que le peuple d'Israël et toutes les nations vivent.

 


 

Samedi 14 janvier 2017

Coup de foudre

Marc 2, 13-17

 

De nos jours, si quelqu'un acceptait de suivre sur le champ, sans réflexion, sans discernement, un autre qui l'appelle, on le traiterait de fou.

En ce qui concerne l'appel de Jésus à Lévi, il n'en est pas de même. Un véritable coup de foudre, non pas sentimental, mais d'admiration, de reconnaissance, d'amour vrai, a poussé Lévi à suivre Jésus sans réfléchir. Sans réfléchir certes, mais c'est son coeur qui a parlé.

Les appels que nous recevons de Jésus aujourd'hui, certes ils ne sont pas de la même teneur, mais notre réponse relève du même enthousiasme. Il nous faut un grain de folie et d'utopie pour répondre présent à l'appel de Jésus. Et, au fil des années, nous devenons de plus en plus reconnaissant au Christ de nous avoir appelés et de nous avoir donné l'audace de répondre positivement.

Donc, n'ayons pas peur des coups de foudre. Ils sont nécessaires et peuvent durer.

 


Vendredi 13 janvier 2017

Les quatre amis

Marc 2, 1-12

 

Quelle belle preuve d'amitié et de compassion de la part de ces quatre hommes qui non seulement transportent leur ami paralysé jusqu'à Jésus mais qui donnent encore un peu plus de leurs personnes en ouvrant le toit.

Quelle surprise cela fut sans doute pour Jésus devoir descendre d'en haut une civière avec un homme dessus !

Surprise certes, mais en même temps Jésus va droit à l'essentiel en pardonnant les péchés. Cela provoque un tollé chez les scribes et ceux qui détiennent le savoir. Le récit ne nous dit pas si les amis furent déçus car ils attendaient sans doute une guérison complète.

Elle va venir dans un deuxième temps, attitude pédagogique de Jésus pour faire comprendre qui il est mais aussi ce qui est essentiel dans la vie.

Tout le monde repart à pieds, dans la joie et la louange, même pour les scribes.

Pour les quatre amis, c'est une "sacrée" récompense !

 


Jeudi 12 janvier 2017

Foi et compassion

Marc 1, 40-45

 

Un lépreux se précipite aux pieds de Jésus et le supplie de le guérir.

Il dût être convaincant car, nous dit l'évangile, Jésus fut pris de pitié et il le guérit instantanément.

J'aime cette remarque : Jésus fut pris de pitié.  Littéralement, Jésus est ému jusqu'aux entrailles.

Nous savons tous combien une forte émotion peut nous remuer de l'intérieur. Ainsi Jésus est loin d'être insensible à la souffrance et à l'appel de cet homme. La foi de cet homme est indéniable, mais la compassion, la pitié, l'amour de Jésus ne sont pas d'abord motivés par sa foi. Jésus réagit à la souffrance de cet homme, comme il réagit toujours à notre propre souffrance.

 


Mercredi 11 janvier 2017

Partir aux périphéries

Marc 1, 29-39

 

Jésus veut partir ailleurs. Il ne fuit pas les foules qui pourtant le harassent, le pressent, ni les démons qui l'insultent. Non il part ailleurs, aux périphéries de la Galilée, carrefour des nations.

Il lui faut porter la Bonne nouvelle toujours plus loin, à toujours plus de monde.

Mais auparavant, comme toujours en ce qui concerne Jésus, il reçoit sa mission de son père au cours d'une prière silencieuse et solitaire. Importante du tête à tête avec son père.

Et nous, aujourd'hui, savons-nous consacrer quelque temps privilégié de prière et de tête à tête avec notre Dieu? Si nos paroles et nos actes n'ont pas pris racines dans ces têtes à têtes, ils ne sont que cymbales d'airain comme dirait Paul.

Les périphéries, oui certainement, mais pas sans la prière.

 


Mardi 10 janvier 2017

De l'autorité divine

Marc 1, 2128

 

Nous voici dans la synagogue de Capharnaüm où Jésus enseigne.

Il enseigne avec autorité nous dit le texte.

Plus loin, le texte dira qu'il expulse les démons avec autorité.

Ainsi ce qui frappe les juifs et ceux qui écoutent Jésus, c'est son autorité.

Cette autorité n'a rien d'un autoritarisme ou d'une dictature. A chaque fois Jésus l'exerce c'est pour le bien de l'autre, pour le faire vivre, jamais pour le contrainte ou le faire mourir.

L'autorité divine apporte la vie et non la souffrance ou la douleur. Alors, n'en ayons pas peur.

 


Lundi 9 janvier 2017

Baptême du Seigneur

Matthieu 3, 13-17

 

Le mot baptême, aujourd'hui, évoque l'enfant baptisé dans une église avec un peu d'eau versée, abondamment ou pas d'ailleurs, sur son front.

Du temps de Jésus, c'est une immersion complète dont il s'agit. Et c'est le baptisé lui-même qui descend dans le Jourdain.

La quantité d'eau n'est pas la même mais la symbolique reste la même : la purification.

Avec le baptême de Jésus, il y a quelque chose de plus : une voix qui identifie celui qui vient d'être baptisé, qui le reconnaît comme son propre fils. Et il y a comme une colombe symbolisant l'Esprit Saint, l'Esprit de Dieu. Il ne s'agit donc plus de purification, mais bien de reconnaissance de paternité et de filiation.

A notre baptême, nous sommes appelés enfants de Dieu, et nous le sommes, dit saint Paul. Avons-nous conscience de ce rite d'adoption ? De cette appartenance à la famille de Dieu ?

 


 

Dimanche 8 janvier 2017

Suivre son étoile

Mt 2, 1-12

 

Des jeunes peuvent se révéler très motivés

pour réaliser leur rêve, concrétiser leur projet :

de danseur étoile à auto-entrepreneur !

Ils pourront traverser bien des résistances et des épreuves

pour suivre leur étoile.

 

Nous rencontrons dans l’Évangile de l’Épiphanie,

trois mages, des chercheurs qui scrutent le ciel,

découvrent l’étoile d’un autre

et la suivent jusqu’à ce qu’ils trouvent le roi des juifs :

un bébé entre les bras de sa mère!

Après, ils s’en retournent par un autre chemin.

Leur rencontre avec Jésus les aurait-elle changés

au point qu’ils soient incapables de se retourner sur eux-mêmes

et demeurer les mêmes ?

 

Et nous, l’Épiphanie du Seigneur en nos vies,

nous transformera-t-elle en ce jour ?

 


Samedi 7 janvier 2017

Repas et liturgie

Jn 2, 1-11

 

De Cana à Emmaüs, l’Évangile est ponctué de multiples repas,

signes de communion entre Dieu et les humains.

 

Vivre tout repas comme une liturgie,

passer de la table eucharistique

à la table de notre salle à manger.

En notre monastère, nous y sommes bien aidées

par la scène des noces de Cana peinte par Giotto

et ornant l’unique mur de notre réfectoire.

 

Transformer l’eau des ablutions rituelles des juifs

en bon vin de fête, voilà ce que fit Jésus.

 

À l’eucharistie, le prêtre ajoute une goutte d’eau

dans le calice de vin et dit:

« Comme cette eau se mêle au vin,

puissions-nous être unis à la divinité

de celui qui a pris notre humanité » 

 

La bonne nouvelle du jour :

Le Christ s’invite à tous nos repas !

 


Vendredi 6 janvier 2017

En toi ma joie

Mc 1, 7-11

 

« Tu es mon Fils bien-aimé ;

en toi je trouve ma joie. »

 

« Tu es et je me réjouis que tu existes »,

voilà une belle déclaration

d’amour, d’amitié, d’agapè chrétienne.

Une volonté de vie pour l’autre,

une joie de vivre qui se trouve en l’autre.

 

Entre Père et Fils, l’amour circule,

l’Esprit d’amour se communique avec la légèreté

et la précision d’un vol de colombe.

L’Esprit demeure entre le Fils et le Père.

Alors, entrons dans cette communion trinitaire

pour apprendre à aimer aujourd’hui et pour toujours.

 

 


 

Jeudi 5 janvier 2017

Le bouche à oreilles

Jn 1, 43-51

 

C’est par le bouche à oreilles,

que se transmettent de bonnes informations :

allez voir ce spectacle, lisez ce livre, écoutez cette musique.

Chaque témoin en suscite de nouveaux.

 

Sur les routes de Galilée, d’André à Simon, de Philippe à Nathanaël,

voici la bonne nouvelle qui se transmet de bouche à oreilles :

« Le Messie, on l’a trouvé ! »

 

Et nous, le cherchons-nous encore

ou bien sommes-nous devenus de tièdes disciples du Christ ?

 

Reconnu au plus intime de lui-même par le Christ

chaque chrétien  se voit promettre pour lui l’ouverture du ciel :

« Amen, amen, je vous le dis :

vous verrez le ciel ouvert, et les anges

monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 


Mercredi 4 janvier 2017

Recevoir un nom nouveau

Jn 1, 35-42

 

Une personne qui nous est proche peut avoir l’intuition

de nos aspirations les plus profondes

et nous aider à passer à la réalisation.

Ensuite, elle se réjouit de nous voir nous épanouir

dans notre profession, notre vocation, notre engagement.

 

Les deux frères de l’Évangile deviennent disciples

ensemble, avec  24h de décalage pour Simon.

À sa toute première rencontre avec le Christ,

Simon reçoit de Jésus un nom nouveau,

une mission propre pour le propre frère d’André.

 

Qui suis-je aujourd’hui pour le Christ ?

Quelle est ma mission sur terre ?

Quel est mon nom nouveau, celui qui me vient non de ma famille

mais de ce pour quoi, pour qui Dieu m’a créé ?

 


Mardi 3 janvier 2017

Colombe

Jn 1, 29-34

 

Les oiseaux seraient symboles de nos idées,

notre esprit crée des pensées en vols d’oiseaux.

 

Dans l’Évangile de ce jour, le vol se fait dans l’autre sens !

L’Esprit descend du ciel du Père, comme une colombe,

et demeure sur le Fils bien aimé.

 

Reconnaîtrons-nous à l’intime de notre âme,

l’Esprit de Jésus qui prie en des gémissements ineffables :

« abba, Père »

 

Puisque nous sommes enfants de Dieu,

ouvrons en nous un espace d’écoute,

d’attention à la rencontre de l’Esprit à l’œuvre

en nous et dans le monde.

 


Lundi 2 janvier 2017

Au milieu de nous

Jn 1, 19-28

 

Aujourd’hui, Jean le Baptiste nous invite à ouvrir les yeux :

Jésus, né à Nazareth, le Fils de Dieu mort et ressuscité,

est parmi nous jusqu’à la fin des temps.


Comme disait saint François d’Assise,

les apôtres ont vu Jésus avec leurs yeux de chair

et ils ont vu le Fils de Dieu avec les yeux de l’Esprit.

 

À nous de discerner avec ces yeux de l’Esprit

les passages du Christ parmi nous.

« Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu »

 

Bonne journée pour aimer.

 


Dimanche 1er janvier 2017

Hâte chrétienne

Lc 2, 16-21

 

La hâte des bergers invite en ce premier jour de l’an

à renouveler notre foi.

Comme eux allons voir après avoir entendu

l’annonce de la naissance et du nom de Jésus.

 

Ouvrons la bible, ouvrons nos vies et notre monde,

dedans, il y a Jésus sauveur.

De la foi transmise à la foi à transmettre,

il y a le saut de l’expérience et de l’adhésion

qui nous vient d’une rencontre personnelle et personnalisée avec le Christ.

 

Quant à savoir que dire et comment dire pour annoncer l’Évangile,

Un silence qui laisse l’espace à l’interprétation réfléchie est nécessaire :

« Marie cependant retenait tous ces événements

et les méditait dans son cœur. »

 

Bonne année 2017

dans la louange de Dieu qui ne cessera pas

de nous faire voir et entendre le don de son amour.

 


Samedi 31 décembre 2016

La lumière dans les ténèbres

Jn 1, 1-18

 

Nos villes illuminées pour les fêtes sont telles

que l’obscurité n’y est plus.

Il faut vivre à la campagne, sur la colline de Ronchamp,

pour contempler encore la lune et les étoiles.

Alors, la tête dans les étoiles, on peut être fasciné

par l’immensité de l’espace et l’infini du temps.

À de si grandes dimensions,

pour les poussières d’étoile que nous sommes,

l’évangile de Jean résonne au rythme de l’infini :

« Le Verbe était la vraie lumière,

qui éclaire tout homme en venant dans le monde.

Il était dans le monde et le monde était venu par lui à l’existence. »

 

Avec la grâce et la vérité reçues du Christ,

nous pouvons collaborer avec lui

à ce monde nouveau où les ténèbres n’arrêtent pas la lumière,

où le mal est vaincu par la divine humanisation :

« Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu »

disait saint Irénée.

 


Vendredi 30 décembre 2016

Écouter l’ange

Mt 2, 13-15.19-23

 

Nos environnements sonores résonnent de cantiques de Noël

où « des anges dans nos campagnes entonnent l’hymne des cieux ».

L’Évangile de ce jour nous présente Joseph, l’homme juste

à qui l’ange du Seigneur parle en songe.

 

L’attention à nos rêves habite toutes les civilisations.

Le désir le plus profond de Joseph est la protection

de l’enfant Jésus et sa mère, de la sainte famille.

Pour ce faire, les déplacements sont au programme.

 

En cette fête de la sainte famille,

prions pour  tous les parents et tous les enfants

et confions-les à la protection du Seigneur

qui voit le bien pour tous,

au-delà de tous nos modèles familiaux.

 


Jeudi 29 décembre 2016

Recevoir l’enfant dans ses bras

Lc 2, 22-35

 

Quand l’espérance en la vie de Dieu se transmet

 de générations en générations,

c’est un enfant qui passe de bras en bras.

 

Imaginons la tendresse et l’émerveillement

mêlés de vénération,

habitant le cœur du vieillard Siméon

tenant Jésus, reconnu  comme le Messie, entre ses bras !

 

Prions aujourd’hui pour tous les passages de témoin

qui ont lieu en notre monde :

que les héritages ne soient jamais dépourvus de testaments,

avec des valeurs humaines qui conduisent à la fraternité.

Confions au Seigneur

la jeunesse de Corée du sud en recherche du chemin de la liberté,

les jeunes dont l’environnement n’est que guerre, violence,

dégradation et pollution de l’environnement.

 


Mercredi 28 décembre 2016

Lève-toi et fuis

Mt 2, 13-18

 

Sur notre planète qui ne tourne plus rond,

ils sont des millions à prendre au sérieux

leur profonde intuition :

partir, fuir pour sauver sa vie, sa famille.

Il y a deux mille ans, Joseph, le juste fit de même.

 

Rendons grâces pour la force de vie qui anime ces réfugiés

et ouvrons-leur la porte de nos cœurs

si pas celle de nos maisons.

 

Voyons dans leur énergie un peu de l’esprit de Jésus.

Durant sa vie publique, il est passé en faisant le bien.

À combien de personnes n’a-t-il pas dit :

« Lève-toi et marche ! » ?

Et il en fut ainsi :

« Seigneur quand nous est-il arrivé

de te voir étranger et de te recueillir ?...

Chaque fois que vous l’avez fait

à l’un de ces plus petits qui sont mes frères,

c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 37.40)

 


Mardi 27 décembre 2016

Voir et croire

Jn 20, 2-8

 

Nous fêtons aujourd’hui saint Jean,

le disciple que Jésus aimait :

il a vu, il a entendu et il a touché le Verbe de vie.

Voir et croire sont pour lui une même chose.

Il lui a suffit d’entendre la nouvelle surprenante

annoncée par Marie-Madeleine et d’y aller, de voir et de croire !

 

Aujourd’hui, pourrons-nous voir avec les yeux de la foi

et discerner par delà les apparences,

les signes de la présence du Ressuscité

qui est parmi nous tous les jours

jusqu’à la fin des temps ?

 


Lundi 26 décembre 2016

Cela vous sera donné

Mt 10, 17-22

 

Être assez présent à l’ici et maintenant, dans une attention

à l’esprit de Jésus qui nous inspire.

Voilà l’attitude proposée à chacun de nous

pour résister à l’adversité grâce à notre relation au Christ.

 

Nous venons de fêter Noël avec d’heureux souvenirs d’enfance.

Mais il y a les tensions du présent :

Des enfants meurent de faim au Nigeria,

d’autres sont piégés par Boko Haram ou Daech,

d’autres encore maltraités et abusés dans leur propre famille.

 

Et si l’annonce de Noël

retentissait paradoxalement dans ces lieux-là ?

Alors, une confiance agissante nous inspirera la prière,

le geste qui fera croître l’amour sur notre terre.

 


 

Dimanche 25 décembre 2016

Noël

Isaïe 52,7-10/Hébreux 1,1-6/Jean 1, 1-18

 

 

Au-delà du récit de la nuit en saint Luc :

la naissance du Christ, à Bethléem, dans une étable,

Voici révélée en saint Jean, la nature divine qui l’habite

et que nous n’aurons jamais fini de contempler :

 

« Au commencement était le Verbe : Il était auprès de

Dieu, Il était Dieu. En lui était la Vie… Le Verbe était la

vraie Lumière qui éclaire tout homme. Et le Verbe s’est

fait chair, il a habité parmi nous… et à tous ceux qui l’ont

reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux

qui croient en son nom… »  JÉSUS, DIEU SAUVE…

 

Telle est notre foi, toujours en devenir, source de vie

de lumière et d’amour, qui peut transformer nos existences.

 


 

Samedi 24 décembre 2016

Le don de Dieu

2° Samuel 7,1-16/Luc 1, 67-79

 

 

Le prophète Nathan a entendu le désir

du roi David de construire au Seigneur

une demeure digne de lui… Et voici la

réponse de Dieu : « Le Seigneur t’annonce

qu’il te fera lui-même une maison… Ta maison

et te royauté subsisteront toujours devant moi,

ton trône sera stable pour toujours. »

 

Comment cette prophétie se réalisera-t-elle ?

« Zacharie, père de Jean Baptiste, fut rempli d’Esprit

Saint et prononça ces paroles :  

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite

et rachète son peuple. Il a fait surgir la force qui

nous sauve, dans la maison de David, son serviteur…

quand nous visite l’astre d’en-haut, pour illuminer

ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort,

pour conduire nos pas aux chemins de la paix. »

 

Cet astre nouveau, c’est JÉSUS, don de la tendresse

et de l’amour de notre Dieu, pour son peuple et

pour tout homme. Le Don de Dieu s’inscrit bien dans

une continuité, mais dépasse infiniment nos attentes.

 


Vendredi 23 décembre 2016

Messager du Seigneur

Malachie 3,1-24/Luc 1, 57-66

 

 

« Voici que j’envoie mon messager pour

qu’il prépare le chemin devant moi, et soudain

viendra dans son Temple le Seigneur que vous

cherchez… »

Cette phrase du prophète Malachie a retenti

tout au long de l’Avent

pour évoquer la mission de Jean Baptiste.

 

C’est sa naissance qui est relatée aujourd’hui

dans la liturgie : « Jean est son nom », affirment sa

mère et son père…(nom donné par l’ange avant

sa conception). Tout le monde en est étonné :

« Que sera donc cet enfant ? En effet, ma main du

Seigneur était avec lui. »

 

Tout enfant ne porte-t-il pas en lui un mystère ?

 


Jeudi 22 décembre 2016

Prière des mères

1° Samuel 1,24-38/Luc 1 ,46-56

 

 

« C’est pour obtenir cet enfant que je priais,

et le Seigneur me l’a donné. A mon tour, je le

donne au Seigneur… »

Échange d’amour gratuit entre Anne et Dieu.

 

Échange d’amour gratuit entre Marie et Dieu :

« Il s’est penché sur son humble servante : Le

Puissant fit pour moi des merveilles ! Saint est

son nom.

Mais sa prière d’action de grâce s’élargit à

l’infini : « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge

sur ceux qui le craignent…Il se souvient de son

amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur

d’Abraham et de sa descendance à jamais… »

 

Nous en faisons partie, car Abraham est père de

tous les croyants, et Marie, la nouvelle Ève, mère

de tous les vivants ! Nous pouvons, avec elle,

exulter de joie en Dieu, notre Sauveur.

 


Mercredi 21 décembre 2016

Invitation à la danse

Sophonie 3,14-18/Luc 1,39-45

 

 

C’est le cri de joie du prophète : »Réjouis-toi

de tout ton cœur, bondis de joie, fille de

Jérusalem : Le Seigneur est en toi ! Il te renouvellera

par son amour, Il exultera pour toi et se réjouira

comme aux jours de fête ! »

 

C’est le même bondissement de joie qui fait tressaillir

Jean Baptiste dans le sein de sa mère, et celle-ci de

s’écrier : « heureuse celle qui a cru à l’accomplissement

des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur !

 

Laisserons-nous la Présence du Seigneur

nous remplir de joie et transformer notre vie ?

 


Mardi 20 décembre 2016

Annonces

Isaïe 7, 10-14/Luc 1  26-38

 

 

Le prophète Isaïe, dans une période trouble

de l’histoire de son peuple, annonce un signe

donné par le Seigneur : La naissance d’un fils,

appelé « Emmanuel » (Dieu avec nous)

 

Celui que Marie va concevoir, à l’annonce de

l’ange Gabriel, par l’action de l’Esprit Saint,

se nommera « Jésus » (Dieu sauve), mais aussi

« Fils du Très-Haut, Fils de Dieu »

C’est dire que le don de Dieu est ici total.

 

Cette naissance nous dépasse infiniment, mais

elle est porteuse de vie divine. Et si nous voulons

goûter sa joie, nous pouvons dire avec Marie :

« Voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne

selon ta Parole ! »

 


 

Lundi 19 décembre 2016

Naissances

Juges 13,2-25/ Luc 1,5-25

 

 

Les quelques jours qui nous séparent de Noël

vont être consacrés à l’évocation de naissances

favorisées par Dieu : La stérilité était une honte

en Israël  et Dieu  va intervenir, pour l’amour de

ses pauvres, et pour le salut de son peuple :

« La femme de Manoah enfanta un fils, Samson.

Il grandit, le Seigneur le bénit, et l’Esprit du Seigneur

commença à s’emparer de lui. »

 

« Sois sans crainte, Zacharie, ta supplication a été

exaucée : Ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi

un fils, et tu lui donneras le nom de Jean…. Il sera

grand devant le Seigneur, et remplit d’Esprit saint

dès le ventre de sa mère. Il fera revenir de nombreux

fils d’Isrëêl au Seigneur leur Dieu… »

 

Dieu s’occupe de nous en sa miséricorde.

 


4° Dimanche de l’Avent – 18 décembre 2016

Carte d'identité

Isaïe 7, 10-16/ Rom.1,1-7/ Mat.1, 18-24

 

 

Que dit-on de Jésus à travers les Écritures ?

« Le Seigneur lui-même vous donnera un signe :

La vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle

appellera Emmanuel (Dieu avec nous) » dit Isaïe.

 

Message de l’ange à Joseph :

« L’enfant qui est engendré en Marie vient de

l’Esprit Saint… Tu lui donneras  le nom de Jésus

(le Seigneur sauve), car c’est lui qui sauvera son

peuple de ses péchés. »

 

Paul met le point d’orgue à cette déclinaison d’identité :

« Cet évangile, que Dieu avait promis…

concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la

descendance de David et, selon l’Esprit de sainteté,

a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa

résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ,

notre Seigneur. »

Nous voilà ainsi affermis dans notre foi !

 


Samedi 17 décembre 2016

Généalogie

Gen.49, 1-10 / Mat. 1,1-17.

 

 

A huit jours de Noël, et alors que nous entonnons

les grandes antiennes O… Matthieu nous brosse la

généalogie du Jésus, Christ, fils de David…

 

S’il vient bien du ciel,  « en Marie, de laquelle il fut

engendré », il s’inscrit néanmoins dans une grande

lignée humaine, dont l’origine retenue est Abraham :

« 14 générations d’Abraham jusqu’à David, 14 générations

depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, 14 générations

depuis l’exil jusqu’au Christ. »

 

Cette histoire n’est pas faite que de héros, loin de là !

et pourtant, c’est bien dans cette pâte humaine que

le Fils de Dieu a voulu s’incarner, épousant ainsi la

nature humaine dans sa grandeur et sa bassesse :

« Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver

ce qui était perdu… "

 


Vendredi 16 décembre 2016

Dieu ouvert à tous

Isaïe 56,1-8 / Jean 5,33-36

 

 

L’Ancien Testament nous révèle déjà un

Dieu ouvert à tous : « Mon salut approche,

il vient, et ma justice va se révéler… L’ étranger

qui s’est attaché au Seigneur, qu’il n’aille pas dire :

« Le Seigneur va sûrement m’exclure de son peuple ! »

Ma maison s’appellera « Maison de prière pour

tous les peuples. »

 

Jésus, qui fait du bien à tous, sans exclusive, peut

dire en vérité : « J’ai pour moi un témoignage plus

grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le

Père m’a donné d’accomplir. »

 

Dieu est Père de tous les hommes

 


Jeudi 15 décembre 2016

De proche en proche

Isaïe 54,1-10/Luc 7,24-30

 

 

Magnifiques paroles dans la bouche d’Isaïe :

« Ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est

Le Seigneur, Dieu de l‘univers… Un instant je t’avais

caché ma Face, mais dans mon éternelle fidélité, je

te montre ma tendresse. Même si les collines s’ébranlaient,

mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, dit le

Seigneur. »

Et voici qu’un autre prophète, Jean le Baptiste, accomplit

cette parole de Dieu : « Voici que j’envoie mon messager

en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi… »

Quel est ce « toi » ? 

Le Messie annoncé, qui témoigne à son tour :

« Personne n’est plus grand que Jean. Et cependant,

le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui. »

 

La révélation de l’amour de Dieu se manifeste de proche

en proche, à travers ses envoyés… Jusqu’à nous !

 


Mercredi 14 décembre 2016

Appel à la conversion

Isaïe 45,6-25/Luc 7, 18-23

 

 

« Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre !

Tournez-vous vers moi, vous serez sauvés, tous

les lointains de la terre ! »

 

La question se pose à Jésus : « Es-tu celui qui

doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »

Jésus ne répond que par les actes qui sauvent, signes

parlants d’un envoyé de Dieu :

« Les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent,

les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts

ressuscitent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle ! "

 

Mais voulons-nous vraiment être sauvés ?

Dans notre vie d’aujourd’hui ?

 


Mardi 13 décembre 2016

Monde à l'envers

Sophonie 3,1-13/Mat. 21,28-32

 

 

« Jérusalem n’a pas écouté l’appel, n’a pas fait

confiance au Seigneur…

Alors je rendrai pures les lèvres des peuples, pour

que tous invoquent le nom du Seigneur. Je laisserai

chez toi un peuple pauvre et petit ; il prendra pour

abri le nom du Seigneur.

Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice, ils ne

diront plus de mensonge. »

 

Où nous situons-nous ?

« Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la

justice, et vous n’avez pas cru à sa parole. Mais les

publicains et les prostituées y ont cru… » nous dit Jésus.

La Parole de Dieu est toujours efficace pour qui veut

l’accueillir et changer de vie.

 


Lundi 12 décembre 2016

Promesse et rejet

Livre des Nombres 24,2-17/Mat. 21,23-27

 

 

L’Esprit de Dieu vint sur le prophète païen

Balaam, qui vit ce que le Puissant lui fit voir :

« Un héros sortira de la descendance de Jacob :

ce héros, je le vois, mais pas pour maintenant .

Un astre se lève… »

Bien des siècles après cet oracle, Jésus est venu…

Les mages, de loin, l’ont reconnu, grâce à

une étoile. Ce Jésus a fait des signes étonnants,

a remué les foules par sa parole…Jean Baptiste

l’a annoncé, désigné comme le Messie attendu.

Mais les Anciens du peuple n’ont témoigné que

méfiance, pour finalement le rejeter.

 

Le païen inspiré serait-il plus clairvoyant que

le croyant aveuglé ?

N’en est-il pas souvent ainsi de nos jours ?

Serons-nous de ces hommes au regard pénétrant,

dont les yeux s’ouvrent… ?

 


Dimanche 11 novembre 2016

Qui est le plus grand ?

Matthieu 11, 2-11

 

Jésus interpelle les foules qui suivent Jean-Baptiste. Qui cherchez-vous ?

Un prophète ?

Oui, mais ce n'est pas assez de chercher un prophète car, quelle que soit la sainteté d'un prophète, et Jean-Baptiste est le plus grand et le plus saint, il est le plus petit dans le Royaume des Cieux.

Qui devance Jean-Baptiste dans le royaume des cieux ?  Tous les petits de la terre, et le plus petit des plus petits, c'est Jésus, celui qui est rejeté par tous.

Ainsi, on devrait plutôt se demander : qui est le plus petit ? La réponse nous est servie toute faite : celui qui fait voir les aveugles, entendre les sourds, parler les muets, marcher les paralysés et qui ressuscitent les morts.

Voilà la Bonne Nouvelle que les juifs n'aiment pas entendre car elle remet en cause leur vision du Messie.

A Noël, le Messie est le plus petit d'entre les petits. Donc, que ce soit au début de sa vie ou à la fin, c'est le petit qui est le plus grand aux yeux de Dieu.

 


Samedi 10 décembre 2016

Le nouvel Elie

Matthieu 17, 10-13

 

Evangile difficile et plutôt déprimant !

On attend Elie, ou un nouvel Elie pour délivrer le peuple, et on annonce aussi que celui qui est attendu sera maltraité.

Alors, pourquoi venir ?

Jean-Baptiste, le nouvel Elie, ne vient pas pour être témoin de lui-même. Il vient ouvrir la route au Messie, d'où l'importance de sa venue.

Ce n'est pas d'abord Jean-Baptiste qui sera persécuté, mais bien le Fils de l'homme, celui que tous les peuples attendent. Pourquoi le persécuter ? Parce qu'il ne correspond pas à l'image que le peuple d'Israël se fait du Messie à venir.

Il est humble et caché, non-violent, rien à voir avec un nouvel Elie flamboyant, glorieux, maniant le feu de Dieu pour éliminer les prêtres païens.

Les faits de gloire de ce Messie seront bien supérieurs à ceux d'Elie, mais d'une autre nature.

Une nature de miséricorde et de paix et non une nature vengeresse.

 


Vendredi 9 décembre 2016

"C'est pas du jeu!"

Matthieu 11, 16-19

 

Et non, ce n'est pas du jeu! vous ne suivez pas les règles! Quand on joue de la flûte, il faut danser ; quand on chante des chants de deuil, il faut se battre la poitrine. Et vous, vous ne faites rien de tout cela.

Pire : Jean-Baptiste, qui est un vrai ascète, vous dites qu'il est possédé ; Jésus qui mange et boit normalement, c'est glouton.

Quelles règles suivez-vous alors que la vie est si simple : il suffit de jouer quand c'est le temps de jouer, de pleurer dans le deuil, de manger à l'heure des repas,de jeûner pendant les retraites, de prier quand c'est l'heure de la prière.

Non, dit Jésus aux foules, vous préférez vous donner vos propres règles en oubliant volontairement que tout vient de Dieu. Vous voulez être vos propres juges alors que la sagesse de Dieu est plus grande que la justice des hommes.

 


 

Jeudi 8 décembre 2016

Rendre service à Dieu

Luc 1,26-38

 

Pour la fête de l'Immaculée Conception, l'Eglise nous propose l'évangile de l'annonciation. L'ange (et même l'archange) Gabriel vient annoncer à Marie, de la part de Dieu, qu'elle a trouvée grâce à ses yeux.

Marie déjà peut s'étonner de cet entrée en matière. Mais, l'annonce n'est pas finie : tu enfanteras un fils, le Fils de Dieu.

Nouvel étonnement de Marie qui est vierge.

L'ange la rassure en lui dévoilant que rien n'est impossible à Dieu.

Ce qui est bouleversant, c'est que Marie accepte, sans poser d'autres questions, sans se rengorger. La seule chose qu'elle arrive à dire : "Je suis la servante du Seigneur".

Elle va rendre des services, ou plutôt, un service à Dieu. Simplement cela, mais en fait elle donne tout à Dieu en acceptant ce service.

 


Mercredi 7 décembre 2016

Promesse de repos

Matthieu 11, 28-30

 

Jésus nous promet le repos, ce qui sous-entend que nous sommes fatigués, et sans doute très fatigués, puisqu'il réitère sa promesse une deuxième fois.

Par ailleurs, il nous dit que son fardeau est léger. Étonnant car un fardeau n'a jamais été léger. Il doit y avoir une erreur de vocabulaire... ou de traduction...

A partir du texte grec, voici la traduction proposée par Maurice Carrez : "Le joug que je vous invite à prendre est facile à porter et le fardeau que je vous propose est léger."

C'est déjà plus facile à accepter mais cette insistance à porter le fardeau me gêne toujours. Alors, peut-être y a-t-il une incompréhension du mot fardeau. Autrefois il signifiait le bois qu'on allait chercher dans la forêt pour se chauffer et faire la cuisine. Ce fardeau était donc porteur de vie. Sans doute faut-il le comprendre dans ce sens et accepter que tout ce qui et porteur de vie est léger car dynamique et tourné vers l'avenir. Ce qui est lourd, c'est ce qui nous tourne vers nous-mêmes et nous ferme aux autres.

 


Mardi 6 décembre 2016

Il l'a trouvée !

Matthieu 18, 12-14

 

L'histoire de la centième brebis perdue et retrouvée est devenue un classique des paraboles de Jésus. Finalement, on n'y fait plus tellement attention.

Aujourd'hui, c'est le fait qu'il la trouve qui me surprend. Rien dans ce petit passage ne m'indique où Jésus a cherché, comment il a cherché et au bout de combien de temps il l'a trouvée. Le temps, l'effort, les moyens mis en oeuvre ne comptent pas.

L'essentiel est de la retrouver.

Pourtant ce n'est qu'une brebis sur cent, donc 1 % de la richesse du berger. Mettre sa propre vie en danger pur 1%, est-ce rentable ? Quel lien particulier, privilégié, l'unit à cette brebis pour que le berger se donne tant de mal ?

Peut-être uniquement parce que c'était elle, parce que c'était lui. Pas d'explication sinon la gratuité de l'amour. Sans oublier la joie de l'amour puisqu'il se réjouit de l'avoir retrouvée.

 


Lundi 5 décembre 2016

Debout

Luc 5, 17-26

 

Aujourd'hui, Jésus nous surprend car il pardonne ses péchés à un homme qui ne l'a pas demandé et qui était porté par ses amis uniquement pour une guérison physique.

Cette guérison spirituelle met en fureur tous les spectateurs  et Jésus, fils de Dieu est accusé de blasphème.

Pourtant, il ne s'arrête pas là et pour leur prouver qu'ils ignorent tout de lui, il guérit ce paralysé et lui demande de rentrer chez lui en emportant sa civière.

 

Jésus remet l'homme debout. Mais avant de le faire physiquement, il le fait spirituellement par le pardon de ses péchés. Il n'est pas question de rivalité entre les deux pardons ou de concurrence. Pour Jésus, il est plus urgent de remettre debout les gens qui sont handicapés spirituellement. Et une fois qu'on est guéri intérieurement, tout peut se produire, même une guérison physique.

D'où la hiérarchie dans le temps et dans l'importance de ces deux guérisons pour un seul homme.

 


Dimanche 4 décembre

L'impossible foi

Matthieu 3, 1-12

 

Le mot conversion n'est pas un mot d'actualité ; il n'a pas bonne presse de nos jours. La publicité nous invite chaque jour à nous centraliser toujours plus sur nous-même, dans une forme d'égoïsme publicitaire vraiment déroutant.

Et si le bonheur de chacun était dans la conversion, dans l'ouverture aux autres, dans le partage, dans la droiture, dans la sobriété, dans la fécondité, dans la foi impossible ! Des pierres surgiront des enfants. Le croyons-nous ? A Dieu rien d'impossible.

 


Samedi 3 décembre

Gratuité versus gratuité

Matthieu 4, 35-10,8

 

Des foules sans berger, des guérisons, la compassion de Jésus, la moisson, les ouvriers. Bref il y a un monde fou dans ce tout petit passage.

Et pourtant c'est la fin qui m'interpelle : la gratuité.

Il nous est demandé de donner gratuitement, mais quand on donne c'est toujours gratuit ! Pas si sûr ! Les calculs du don pour recevoir sont souvent invisibles mais bien réels. C'est comme certaines formes de prière : si tu me donnes ce que je te demande, Seigneur, je te promets de prier pendant tant de temps, ou je fais tel pèlerinage !

Comme quoi nous pouvons être facilement de vrais marchands de commerce.

Comme l'homme est à l'image et à la ressemblance de Dieu, pour être pleinement homme, il lui faut devenir ce qu'il est : donner gratuitement à l'image de Dieu qui donne tous les jours gratuitement, sans contre partie, pas même celle de l'amour.

 


Vendredi 2 décembre 2016

Deux aveugles sur un chemin

Mathieu 9, 27-31

 

Deux aveugles suivent Jésus sur la route. Ils sont deux, un peu comme les envoyés en mission qui sont deux par deux.

Premier constat, ils sont aveugles, mais pas sourds car ils peuvent suivre Jésus sans le voir.

Deuxième constat, ils ont foi dans celui qu'ils ne voient pas, uniquement par réputation, le bouche à oreille comme on dit aujourd'hui.

Troisième constat, Jésus leur demande s'ils ont la foi. La réponse fuse : "Oui, Seigneur".

Quatrième constat, ils sont guéris mais doivent rester muets. Pourquoi ?

Cinquième constat, ils n'obéissent pas à Jésus et travaillent à répandre de plus en plus sa renommée de guérisseur. Au détriment de la sûreté de Jésus.

Pouvons-nous crier vers le Seigneur, lui rendre grâce et rester muet même si cela ne nous plaît pas, pour la sécurité de Jésus, la sécurité de tous ?

 


Jeudi 1er décembre 2016

Ecouter le roc

Matthieu 7, 21-27

 

Ecoute et roc, deux mots de première importance dans cet évangile.

L'écoute, pour entendre celui qui nous parle dans le silence et par le silence.

Le roc pour bâtir sa maison afin qu'elle ne s'écroule pas.

Deux béquilles pour marcher avec le Christ et à sa suite.

 


Mercredi 30 novembre 2016

Venez et vous verrez

Matthieu 4, 18-22

 

Jésus invite à le suivre en disant : "Venez et vous verrez". Les premiers disciples le suivent, voient et ils restent.

Mais que voient-ils ?

L'évangile ne nous dit rien à ce propos.

Ainsi, décider de suivre le Christ implique la plus grande confiance en lui, sans feuille de route  planifiée, sans "primaire". Ce qu'il a révélé à André et à Simon, nous ne le savons pas.

Ainsi, pour suivre Jésus, il faut accepter de sauter dans le feu de l'Esprit et se laisser conduire par lui, un peu à l'image de Charles de Foucauld qui disait : "Mon père, je m'abandonne à toi, quoique tu fasses de moi, je te remercie". C'estce qu'a vécu André, le premier disciple à avoir trouvé le Messie.

 


Mardi 29 novembre 2016

L'Avent des petits

Luc 10, 21-24

 

Chaque fois que je relis cet évangile, je suis submergée d'émotion devant l'émotion de Jésus qui proclame la louange du Père. Et ce n'est pas n'importe quelle louange. Il le remercie parce que les petits, les pauvres, et non savants, qui reçoivent du Père toute la révélation de l'amour divin pour les hommes.

Et je rends grâce encore un peu plus s'il en était possible pour le fait que l'Eglise choisit cet évangile pour démarrer le temps de l'attente du Seigneur.

Il n'y a pas de méprise possible : la naissance du sauveur sera d'abord comprise et aimée par les pauvres, les bergers d'aujourd'hui, ceux qui sont laissés pour compte et dont personne n'a cure.

Merci Seigneur de te révéler ainsi aux tout-petits.

 


Lundi 28 novembre 2016

Plaidoyer pour une guérison

Matthieu 8, 5-11

 

Un centurion vient voir Jésus pour qu'il guérisse son serviteur. Etrange situation car un romain qui vient voir un juif et qui reconnaît en lui des pouvoirs que les romains n'ont pas, c'est une situation peu banale.

On peut s'extasier devant l'amour et le respect de ce centurion pour son serviteur car il va jusqu'à braver tous les interdits, tous les qu'en dira-t-on.

Il est prêt à tout pour le sauver.

Au cours de l'Eucharistie, nous disons "Seigneur, dis seulement une parole et je serai guéri". Mais ce n'est pas le texte exact. Le texte est : "Seigneur, dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri".

Quand nous célébrons l'eucharistie, portons-nous dans notre prière tous ceux qui n'ont pas de voix et qui ont besoin du Christ.

 


Dimanche 27 novembre 2016

Surprise en vue

Mt 24, 37-44

 

« Before the Flood » et «  Demain », voilà deux films documentaires

oscillant entre alarmisme et créativité porteuse d’alternative.

 

C’est un peu de ces attitudes que nous retrouvons

à la première lecture dans l’évangile du jour.

 

En seconde lecture, nous nous apercevons que

Jésus ne cesse de parler d’une venue qui surprend toujours,

« c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra »

Pourquoi, l’une est-elle prise et l’autre pas ?

Serait-ce en fonction de son attention du coeur à l’imprévu de Dieu en sa vie ?

Si Dieu nous surprend, il ne nous force pas.

Bonne raison pour ne pas manquer sa venue par manque de vigilance.

 

 


 

   
   
   

 

 
   

 

 

 

 
   
   
   
   

 

 

 

 
   
   
   
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 
   
   

 

 

 







 
 
Dernière modification : 28/03/2017