MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

  

 

 

Claire avait plaisir à entendre la Parole de Dieu

sachant que sous l'écorce des mots

se cache une amande à savourer.

Elle avait l'art de tirer du sermon de n'importe quel prédicateur

ce qui pouvait profiter à son âme,

sachant cueillir une fleur sur un buisson d'épines

comme atteindre aux fruits d'un arbre bien cultivé.


d'après la Vie de sainte Claire d'Assise par frère Thomas de Celano n° 37


 

 

Dimanche 9 mai 2021

 

Sur la fraternité et l’amitié sociale

 

Jn 15, 9-17

 

Fratelli tutti, l’encyclique du pape François

invite à visiter à nouveaux frais nos relations avec nos semblables,

au niveau familial, amical, sociétal et même international.

"Se rapprocher, s’exprimer, s’écouter, se regarder, se connaître,

essayer de se comprendre, chercher des points de contact,

tout cela se résume dans le verbe ‘‘dialoguer’’.

…que serait le monde sans ce dialogue patient de tant de personnes généreuses

qui ont maintenu unies familles et communautés. " FT n°198

 

L’évangile de ce dimanche nous réjouit :

le Christ ne nous appelle plus serviteurs mais amis.

Entrer en amitié avec le Christ, vivre une intimité

en cœur à coeur avec le Fils de Dieu ; rien de moins !

Nous y arriverons à l’aulne de nos relations avec nos semblables :

Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres…

 

Prendre le chemin de l’amitié va colorer nos services réciproques ou gratuits

d’une légèreté, d’une densité de rencontre

sans cesse renouvelée et porteuse d’amour.

Bon dimanche d’amitiés…

 


Samedi 8 mai 2021

Soutiens ou opposants ?

Jn 15, 18-21

 

Dans notre monde, nombre d’opposants politiques

se retrouvent en prison ou en exil,

soit dans la solitude et l’indifférence,

soit avec des comités de sympathisants qui les soutiennent

en prenant des risques.

Pareillement, chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes, hindous,

athées peuvent être persécutés pour leurs convictions.

 

Jésus avertit ses disciples que l’opposition à leur annonce de l’évangile

les soumettra à des persécutions.

Les encouragements qu’il leur donne sont dans l’imitation de ce qu’il lui est arrivé :

« Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera vous aussi.

Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre. »

 

La Bonne Nouvelle que nous partageons garde dans la vie et la joie

celles et ceux qui l’accueillent, pas les autres !

Si Jésus constate une non réception de sa filiation divine, il osera dire sur la croix :

« Père, pardonne-leur  car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

Jésus nous inviterait ainsi à donner une chance aux persécuteurs et bourreaux

de reconnaître les forces du mal qui les habitent.

 


Vendredi 7 mai 2021

 

Commande de fraternité

 

Jn 15, 12-17

 

À l’heure d’internet, quelques clicks

et le paquet commandé nous arrive dans les 24 h…

quoi qu’il en coûte moralement et physiquement

à ceux et celles qui les emballent à une cadence soutenue.

 

Aujourd’hui, ce que Jésus nous commande,

c’est de nous aimer les uns les autres

comme lui nous aime.

À nous d’offrir à celles et ceux qui nous entourent

bienveillance, courtoisie, soutien, affection,

cette fraternité à laquelle nous convie

notre situation d’habitants d’une même maison commune.

 

« Rêvons en tant qu’une seule et même humanité,

comme des voyageurs partageant la même chair humaine,

comme des enfants de cette même terre qui nous abrite tous,

chacun avec la richesse de sa foi ou de ses convictions,

chacun avec sa propre voix, tous frères. »

dit le pape François dans son encyclique Fratelli tutti n° 8

 

Pas besoin d’amazone, pour honorer cette commande là.

Avoir un coeur ouvert aux autres et confiant suffira.

 


Jeudi 6 mai 2021

 

Confinement joyeux

 

Jn 15, 9-11

 

Demeurez dans l’amour :

Quelle belle injonction évangélique

pour asseoir un vécu de confinement qui nous a isolés

et contraints à chercher des ressources toutes intérieures

pour vivre en notre demeure avec joie !

 

L’amour de Jésus et sa joie qui sera parfaite,

nous sont promis pour peu que nous acceptions de demeurer :

non pas faire du surplace mais garder des commandements.

Ceux-ci nous sont venus du Christ

et nous établissent dans un amour aussi plénier

que celui entre lui et son Père.

 

Au long de ce jour, le commandement offert par la liturgie

est relativement simple :

demeurer en soi en ouverture à l’amour

qui nous espère et nous attend au plus creux de nous 

comme une source profonde.

 


Mercredi 5 mai 2021

 

Sève de paroles, fruits de méditations

 

Jn 15, 1-8

 

Tous les jardiniers amateurs et tous les vignerons le savent :

La branche qu’ils enlèvent est définitivement morte

si elle est sèche et qu’aucune sève ne l’irrigue.

 

Jésus est la vigne et nous sommes les sarments.

Quelle sève nous irrigue ?

Sa parole assurément !

Entendues, méditées au fil des jours et des années,

les paroles bibliques irriguent notre relation au Christ.

Elles sont la source de notre fécondité.

Mais notre cheminement spirituel est soumis aux intempéries des vicissitudes de nos vies.

Il arrive à tous et toutes de se sentir aussi secs qu’un sarment de vigne à jeter au feu.

Le sursaut pour éviter la sécheresse sans retour à la vie :

juste demeurer en Christ avec cette foi nue qui sera exaucée de sève :

« Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous,

demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. »

 


Mardi 4 mai 2021

 

Paix, amour, liberté

 

Jn 14, 27-31a

 

Quand un jeune quitte le foyer familial

pour vivre sa vie à l’épreuve de la réalité du monde,

ses parents pressentent des difficultés et des accomplissements.

 

Le départ de Jésus est celui du maître

quittant des disciples pas très aguerris

pour affronter le Prince de ce monde

dont il se sait vainqueur, libre quoi qu’il advienne.

 

Nul ne peut prévoir l’avenir dans nos sociétés mouvantes

mais cela ne nous empêche pas de nous y préparer.

Le bagage du jeune pour affronter sa vie est fait

de formations et de valeurs acquises.

 

Trois petits mots émergent du discours d’adieu de Jésus à ses disciples :

Paix, amour, liberté.

Ce sont les 3 cadeaux du maître à ses disciples et à chacun de nous.

Puissent-ils nous donner des forces inépuisables

pour être les témoins de sa paix.

 


Lundi 3 mai 2021

 

Oeuvrer

 

Jn 14, 6-4

 

Sur les chantiers de notre Dame de Paris,

des compagnons forment des plus jeunes à « la belle œuvre ».

Cette relation maître - apprenti conduira les plus jeunes

à devenir aptes à réaliser de grandes œuvres et transmettre leur art.

 

Y-a-t-il pour nous, disciples du Christ des aptitudes à réaliser

de grandes oeuvres pour le règne de Dieu ?

Faire confiance au Christ nous donne d’accomplir ses œuvres

et même de plus grandes nous dit l’évangile :

Entre le Christ et le Père,

une belle relation de communion établit entre eux

une telle connaissance mutuelle

qu’ils se font confiance au point que demander

au Père au nom du Fils nous assure l’exaucement.

 

Cette relation de confiance s’ouvre à chacun de nous.

Joie en ce jour de participer à l’œuvre de Dieu

par nos petits gestes d’amour, de fraternité ;

par nos prières qui espèrent ce règne de Dieu

et par nos paroles qui pourraient le désigner.

 


 

 

5° Dimanche de Pâques – 2 mai 2021 –

Unis au Christ

Actes 9, 26-31/1° Jean 3,18-24/Jean 15,1-8

 

 

L’apôtre Paul a tout connu : Craint comme ancien

persécuteur des chrétiens, ami des proches de Jésus,

Poursuivi à son tour, l’important pour lui, c’était de vivre

le Christ !

 

Jean, comme lui, pouvait dire : « Voilà comment

nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité,

et devant Dieu nous apaiserons notre cœur. Car si notre

cœur nous accuse,  Dieu est plus grand que notre cœur,

et il connaît toutes choses... Voici son commandement :

Mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et

nous aimer les uns les autres. »

 

Jésus avait bien dit :  « Demeurez en moi comme moi en vous !

Je suis la vigne, et vous les sarments. Celui qui demeure en moi

et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit.

Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez

beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

 


Samedi 1er Mai 2021

Saint Joseph travailleur

Col 3, 14-24/ Mat.13, 54-58

 

 

Jésus enseignait les gens de Nazareth dans leur

synagogue, de telle manière qu’ils étaient frappés

d’étonnement et disaient :

« D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? 

N’est-il pas le fils du charpentier ?... »

 

Jésus, le Fils de Dieu, a donné toute sa dignité

au travail, celui de la Parole et celui des mains,

comme le souligne saint Paul dans sa lettre aux

Colossiens :

« Que la Parole du Christ réside chez vous en

abondance. Instruisez-vous en toute sagesse !

Et quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce

soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant

par lui grâce au Dieu Père... Quel que soit votre travail,

faîtes-le avec âme. C’est le Seigneur Christ que vous

servez ! »

 


 

 

Vendredi 30 avril 2021

Bonne Nouvelle

Actes 13,26-33/ Jean 14,1-6

 

 

Paul, à la synagogue d’Antioche de Pisidie,  annonce

cette Bonne Nouvelle : 

« La promesse faite à nos pères, Dieu l’a pleinement

accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant

Jésus, comme il est écrit au psaume deux :Tu es mon

Fils, Moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ! »

 

Jésus lui-même réconfortait ainsi ses disciples : 

« Que votre cœur ne soit pas bouleversé : Vous croyez

en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père,

il y a de nombreuses demeures. Je pars vous préparer

une place... Je reviendrai, et je vous emmènerai auprès

de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi....

Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ! »

Magnifique espérance pour tout croyant !

 


Jeudi 29 avril 2021

Sainte Catherine de Sienne

1 Jean 1, 5 à 2, 2/ Mat. 11,25-30

 

 

Quel est aujourd’hui le message relayé par cette

co-patronne de l’Europe ?

 

« Dieu est lumière. En Lui point de ténèbres.  Si

nous marchons dans la lumière, comme Il est lui-même

dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec

les autres, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout

péché. »

Jésus pouvait, en effet, exulter de joie : « Père, Seigneur

du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as

caché aus sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. »

 

Jean reprend : « Je vous écris cela pour que vous évitiez le péché.

Mais si l’un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur

devant le Père, Jésus Christ le Juste. C’est lui qui, par son sacrifice,

obtient le pardon de nos péchés, non seulement les nôtres, mais

encore ceux du monde entier. »

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et

moi, je vous procurerai le repos. »

 

Européens(nes), n’ aurions–nous pas là de bonnes pistes de

cheminement spirituel pour notre continent ?

 


Mercredi 28 avril 2021

Mission au large

Actes 12,24 à 13,5/ Jean 12,44-50

 

 

Paroles fondamentales de Jésus : « Celui qui me voit, voit

Celui qui m’a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu

dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure

pas dans les ténèbres... »

 

Cette Parole doit poursuivre sa course.

 

« La parole de Dieu était féconde et se multipliait.

A Antioche, alors que les disciples célébraient le culte du

Seigneur et qu’il jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : Mettez

à part pour moi Barnabé et Saul, en vue de l’œuvre à laquelle

je les ai appelés.

Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les

mains, ils les laissèrent partir. »

 


Mardi 27 avril 2021

Au large dans la main de Dieu

Actes 11,19-26/Jean 10,22-30

 

 

... « Certains frères originaires de Chypre et de Cyrène

s’adressaient aussi aux gens de langue grecque pour

leur annoncer la  Bonne Nouvelle : Jésus est le Seigneur !

La main du Seigneur était avec eux. Un grand nombre de

gens devinrent croyants. »

Jésus avait bien dit : 

« Mes brebis écoutent ma voix. Personne ne les arrachera

de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand

que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.

Mon Père et moi, nus sommes un. »

Dans la main de Dieu, le cercle des disciples s’élargit :

« Paul et Barnabé instruisirent une foule considérable,

et c’est à Antioche que pour la première fois, les disciples

reçurent le nom de chrétiens »

 


Lundi 26 avril 2021

La vie de Dieu pour tous

Actes 11,1-18/ Jean 10,1-10

 

 

Pierre en prière a une vision qui l’amène à baptiser

pour la première fois des païens. Cela provoque des

remous parmi les croyants juifs. Pierre va donc s’expliquer :

« Si Dieu leur a fait le même don qu’à nous (l’Esprit Saint)

parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi,

pour empêcher l’action de Dieu ? »

 

Jésus avait bien dit : je suis la porte : Si quelqu’un entre

en passant par moi, il sera sauvé. Il pourra entrer, il pourra

sortir  et trouver un pâturage. Je suis venu pour que les brebis

aient la vie, la vie en abondance.

 

Tous les hommes sont appelés à cette vie surabondante.

 


4° Dimanche de Pâques – 25 avril 2021

Don d'amour

Actes 4,8-12/1° Jean 3,1-2/ Jean 10,11-18

 

 

Proclamation de Pierre : 

« Ce Jésus est la pierre méprisée de vous les bâtisseurs,

mais devenue la pierre d’angle ; En nul autre que lui, il

n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné

aux hommes, qui puisse nous sauver. »

 

Quel est ce salut ? Jean nous le précise :

« Voyez quel grand amour nous a donné le Père, pour

que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le

sommes ! Dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu ! »

 

Comment cela peut-il se faire ? Jésus lui-même nous le dit :

« Je suis le bon pasteur. Je connais mes brebis, et mes brebis

me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais

le Père. Et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres

brebis qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut

que je les conduise...

Je donne ma vie pour la recevoir de nouveau. Nul ne peut

me l’enlever : je la donne de moi-même : Voici pourquoi le Père

m’aime. »

Si nous sommes devenus enfants de Dieu, c’est d’une commune

volonté du Père et du Fils, dans un don d’amour gratuit.

 


 

Samedi 24 avril 2021

Donner sa foi

Actes 9,31-42/Jean 6, 60-69

 

 

« En ces jours-là, l’Église était en paix dans toute la Judée,

la Galilée et la Samarie. Elle se construisait, et elle marchait

dans la crainte du Seigneur ; réconfortée par l’Esprit Saint,

elle se multipliait. »

Pierre, au nom de Jésus, guérit un paralysé et ressuscite une

femme morte... et beaucoup crurent au Seigneur.

 

Tout n’était pas si simple du vivant de Jésus. Même ses

disciples récriminaient à son sujet, car, disait-il :

« C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien.

Les paroles que je vous ai dites sont esprit, et elles sont vie.

Voulez-vous partir, vous aussi ? »

Pierre lui répondit :

« Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle.

Nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. »

Où en est notre foi ?

 


Vendredi 23 avril 2021

Qui es-tu, Seigneur ?

Actes 9,1-20/Jean 6,52-59

 

 

Voilà ce que Jésus proclamait à la synagogue de

Capharnaüm : « De même que le Père, qui est vivant,

m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même

celui qui me mange, lui aussi vivra par moi, éternellement ! »

 

Ces paroles semblaient incompréhensibles et faisaient alors

scandale. Mais que s’est-il passé avec Saul le persécuteur qui

partait à Damas en ce but ?

« Soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté.

Il fut précipité à terre et il entendit une voix qui lui disait :

Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? Il demanda : Qui es-tu,

Seigneur ? La voix répondit : Je suis Jésus, celui que tu persécutes. »

 

Pendant trois jours, il fut privé de la vue et resta sans manger

ni boire... Grâce au disciple Ananie auquel Jésus a parlé aussi,

Saul retrouve la vue, est baptisé, et sans plus attendre...

« il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci

est le Fils de Dieu. »

Retournement radical et découverte essentielle sur l’identité

de Jésus que Saul (devenu Paul) ne cessera d’annoncer.

 


Jeudi 22 avril 2021

Belle rencontre

Actes 8, 26-40/Jean 6, 44-51

 

 

La Bonne Nouvelle poursuit sa course, là où on ne l’attend pas :

« Prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza !

Un Éthiopien revenait de Jérusalem, assis sur son char, et lisait le

prophète Isaïe. Philippe le rejoignit :

Comprends-tu ce que tu lis ?

Et comme le pourrai-je s’il n’y a personne pour me guider ?

Philippe, à partir de ce passage de l’Écriture, lui annonça la Bonne

Nouvelle de Jésus... Voici de l’eau, qu’est-ce qui m’empêche d’être

baptisé ?  Ils descendirent dans l’eau, et Philippe le baptisa.

L’Éthiopien poursuivit sa route tout joyeux. »

 

Jésus avait bien dit :

« Quiconque a entendu le Père et reçut son enseignement

vient à moi. Il a la vie éternelle, celui qui croit !

Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé

ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

 

Croyons-nous en ce désir de Dieu qui veut se communiquer

à nous, et nous partager sa vie, dans le Christ et par l’Esprit ?

 


 

Mercredi 21 avril 2021

Ravages et foi vive

Actes 8,1b-8/Jean 6, 35-40

 

 

Jésus faisait ce constat :

« Vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas !

Je suis descendu du ciel pour faire la volonté de Celui

qui m’a envoyé : Que je ne perde aucun de ceux qu’Il

m’a donné, mais que je les ressuscite au dernier jour.

Que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle. »

 

Quel immense cadeau ! Et pourtant :

Violente persécution contre l’Église de Jérusalem ; Saul

ravageait l’église...

« Mais ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle

de la Parole là où ils passaient.

Philippe arriva dans une ville de Samarie, et là, il proclamait

le Christ. Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce qu’il

disait, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait

ou même les voyaient.... Il y eut dans cette ville une grande joie ! »

 


Mardi 20 avril 2021

A la mort... à la vie !

7,51-8,1/Jean 6,30-35

 

 

Étienne poursuit ses reproches : « Vous qui avez la nuque

raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermées à l’

Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ... »

Ceux qui l’écoutaient avaient le cœur exaspéré et grinçaient

des dents contre lui.

Mais lui, rempli d’Esprit Saint, fixait le ciel du regard :

« Voici que je contemple les cieux ouverts, et le Fils de l’homme

debout à la droite de Dieu ! »  Alors tous se précipitèrent sur lui

et se mirent à le lapider. Étienne priait ainsi : 

« Seigneur jésus, reçois mon esprit ! Seigneur, ne leur compte pas

ce péché ! »  Saul approuvait ce meurtre.

Étienne ? Un vrai disciple de celui qui disait : 

« Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais

faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif !  Le pain de Dieu,

c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »

 


Lundi 19 avril 2021

Vérité ou mensonge ?

Actes 6,8-15/Jean 6,21-29

 

 

En ce temps pascal, nous relisons dans une

lumière nouvelle l’évangile de Jean et les Actes

des apôtres, fondements de notre foi.  Qu’ont-ils

à nous apprendre de neuf ? Que nous dit Jésus ?

 

« Travaillez, non pas pour la nourriture qui se perd,

mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la

vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme,

lui que Dieu a marqué de son sceau ! »

 

C’est en lui que croyait Étienne le diacre, rempli de la

grâce et de la puissance de Dieu, accomplissant parmi

le peuple des prodiges et des signes éclatants.

Pourtant, nul ne pouvant résister à sa sagesse, il fut

traduit devant  le Conseil suprême, devant de faux

témoins qui l’accusaient de blasphème...

mais  « son visage était comme celui d’un ange. »

 

Qui l’emportera, du mensonge et de la vérité qui dérange ?

 


Dimanche 18 avril 2021

Fécondité du vivre-ensemble

Luc 24, 35-48

 

Les disciples sont dans le désarroi le plus total ! Jésus, ce maître rempli de sagesse et de puissance de vie, qu'ils ont tant aimé, pour lequel ils ont tout quitté, fasciné par l'horizon fabuleux qu'il leur ouvrait... Voilà qu'il a été contesté, rejeté, tué violemment, de la mort la plus infamante ! Échec complet !.... Tout ce sur quoi ils ont misé leur vie s'est écroulé lamentablement !...

Ils sont désemparés, anéantis.... mais dans ce drame insoutenable, ils restent ensemble.
Et, comme le leur avait dit Jésus :" Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux." Voici qu'il surgit au milieu de la communauté de frères.

Et sa Présence est paix.

Ils ont bien du mal à croire à cette paix qui les envahit au fond même de leur détresse.
Jésus leur livre des signes tout simples, tout humains de sa Présence au quotidien de nos existences. Leur intelligence s'ouvre alors, déployant leur liberté, les voilà mûrs pour s'élancer en annonçant le miracle de la fraternité cosmique !...

 


 

Samedi 17 avril 2021

Recycler nos crises en matériau de construction

Ac 6, 1-7

 

Le Livre des Actes des Apôtres nous relate avec humour et en toute vérité, les aventures de la communauté chrétienne primitive ! Loin de tout idéalisme ou nostalgie, nous voyons que nos ancêtres dans la Foi n'étaient pas meilleurs que nous !

Récriminations, gué-guères entre groupes ethniques, jalousies, injustices...

Les apôtres ne peuvent plus s'en tenir au statu quo ! Ils organisent uns assemblée synodale, une réunion  participative, avec proposition concrète et demande d'implication, de collaboration de la part de tous.
C'est ainsi qu'est institué le diaconat, témoignant du Christ Serviteur.

En fait ces tensions se révèlent être comme un aiguillon pour un renouveau de la Communauté.

Les premiers chrétiens sont des gens comme nous, témoignant que leur force et leur unité réside  dans l'écoute communautaire de l'Esprit Saint.
C'est lui qui recycle nos travers en matériau de construction.
Et 2000 ans après, ça marche encore comme ça !...

 


Vendredi 16 avril 2021

L'aventure du dialogue

Ac 5, 34-42

 

L'attitude de Gamaliel pourrait bien nous inspirer ! Il n'est pas du même bord que les apôtres. Mais il ne s'enferme pas dans une opposition de principe. Il dépasse les clivages stériles !

C'est une attitude courageuse. Un autre pharisien, Nicodème, avait tenté une ouverture en suggérant d'interroger Jésus avant de le condamner sans appel. La réponse immédiate des gens de son parti avait été cinglante :"Si tu veux l'écouter, c'est que tu es de son côté !"

Le radicalisme ferme la porte à tout débat. On se cantonne dans ses positions comme dans une forteresse assiégée !

Heureusement que des personnes comme Gamaliel osent traverser les frontières des idéologies et autoritarismes en tout genre, et s'aventurer dans le dialogue.

 


 

Jeudi 15 avril 2021

Obéir ? à qui ? Comment ?

Actes des apôtres 5, 27-33

 

"Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes", nous dit Pierre.
Récemment, nous avons entendu un ministre expliquer que la loi de la République est au-dessus de la loi de Dieu.

Dans les lettres de Pierre comme dans celles de Paul, nous sommes exhortés à prier pour les autorités qui exercent le pouvoir, et à leur être soumis.

Cependant, certains croyants s'affranchissent des consignes sanitaires au nom de leur foi.

Alors ?!... Quid ?!...

Souvenons-nous de la réponse de Jésus :"Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu."

C'est que nous ne sommes tout simplement pas dans le même registre !

Les prises de positions radicales et tranchées sont sans doute plus faciles.
Mais l'Esprit nous appellent à oser un discernement ensemble.

 


 

Mercredi 14 avril 2021

Dieu est amoureux

Jn 3, 16-21

 

"Dieu a tellement aimé le monde..."

Son coeur est "tout brûlant" d'amour pour le monde. Il l'aime sans le juger, sans le condamner. Il ne s'en désolidarise pas. Il a envoyé son Fils unique dans le monde. Il est dans le monde. La lumière est venue dans le monde. Elle est venue pour éclairer jusqu'aux ténèbres de la mort.

Ne craignons pas cette lumière. En venant habiter nos ténèbres, elle les transfigure.
Elle nous éclaire afin que nous cessions de condamner le monde, que nous cessions de nous condamner nous-même.

Le Christ en nous, témoigne de son amour pour le monde afin de le sauver de l'ombre de la mort.

 


 

Mardi 13 avril 2021

Quel savoir ?

Jn 3, 7-15

 

Nicodème se situe dans le registre du savoir intellectuel. Jésus est dans le registre de la connaissance intime forgée par l'expérience de vie.

Le savoir peut être un bon outil pour décrypter, exprimer cette connaissance. Il peut aussi être un obstacle.

Plonger au coeur de mon humanité, au coeur de la terre...
Le Souffle de l'Esprit m'entraîne dans cette incarnation où le Christ me précède, m'attend...

... Avec lui, en lui, être élevé, naître d'en Haut...

 


 

Lundi 12 avril 2021

Origine -Originalité ?

Jn 3, 1-8

 

"Un homme, un pharisien nommé Nicodème, un notable parmi les juifs" !...

Il en a des titres, cet homme, pour se présenter devant Jésus !... Sauf que tout ce CV semble bien l'encombrer, puisque c'est de nuit qu'il vient le voir !...

... et, à la première parole de Jésus, le voilà tout décontenancé ! ça n'entre pas dans ses cases !

Tous ces diplômes, toutes ces références !... et quoi ?!...

Jésus lui parle de naître. Il renvoie ce grand personnage public à son origine, tel un enfant qui reçoit tout. Il le renvoie à son être profond animé de l'Esprit.   

 


 

Dimanche 11 avril 2021

Où est la clé ?

Jn 20, 19-31

 

Les portes étaient verrouillées à cause de la peur.
Jésus surgit ! La paix chasse la peur. La joie bouleverse les êtres.
Les portes de Thomas étaient verrouillées.

Jésus surgit et lui offre la paix. Il l'invite à toucher son côté ouvert, comme une clé pour une porte ouverte.

Oui, car le Mystère de la Résurrection du Christ passe par la porte de son Corps, de son coeur ouvert, marqué par les stigmates, les traces de la Passion, les traces de l'Amour, telles une fêlure par où passe la lumière, telle une clé pour ouvrir...

 


 

Samedi 10 avril 2021

Bonne Nouvelle cosmique

Marc 16, 9-15

 

Ayant reconnu le Christ Ressuscité, Marie Madeleine, puis deux des disciples, ne peuvent pas ne pas l'annoncer à leurs compagnons ! C'est plus fort qu'eux ! C'est que cela transpire à travers toutes leurs pores !

Et pourtant, ce n'est pas suffisant pour emporter l'adhésion des autres. Chacun, chacune doit faire une rencontre personnelle avec le Christ vivant pour entrer dans ce mouvement.

... et être, à son tour, propulsé sur les routes du monde pour proclamer cette Bonne Nouvelle à toute la Création !...

Nos propres doutes, interrogations, résistances nous aideront alors à rejoindre tout être vivant.

Après ! C'est l'Esprit qui nous anime. C'est lui seul qui touche les coeurs et transfigure les existences.

 


Vendredi 9 avril 2021

Jetons-nous à l'eau !

Jn 21, 1-14

 

Dès que Pierre entend Jean dire : "C'est le Seigneur !", il se jette à l'eau !

Voilà ce que produit la Résurrection du Christ en nous !

Pierre, qui est pourtant le premier pape, le chef, est à l'écoute de Jean, le contemplatif, celui dont le charisme est de "voir".

Et aussitôt, Pierre adhère à sa parole, à son regard. Immédiatement, il "se jette à l'eau" ! La Foi dans la Vie du Christ lui donne l'audace de se risquer sans réserve, sans hésitation.

C'est ainsi qu'il peut, avec ses compagnons, rapporter "plein de gros poissons" !...

... et communier au repas du Seigneur que lui-même leur a préparé.

 


 

Jeudi 8 avril 2021

Au vent du large...

Luc 24, 35-48

 

Les sondages révèlent que, parmi les chrétiens, beaucoup ne croient pas à la Résurrection. On est tenté de vouloir l'expliquer par la mentalité rationaliste de nos sociétés actuelles, par l'influence des autres religions, que sais-je ?!...

L'Evangile nous dit pourtant bien que, dès le début, les premiers disciples ont eu du mal à y croire ! Il semblait plus facile de croire voir un fantôme ! Curieux tout de même ! L'ésotérisme ou autres croyances telles les valeurs de la Bourse, le nirvana promis par les drogues de toutes sortes... est-ce rationnel ?!

Cette difficulté, d'hier et d'aujourd'hui, à croire à la Résurrection est plutôt bon signe. Elle révèle qu'il y a là un enjeu. D'où un combat en nous entre les forces de vie et les forces de mort. Croire en la Résurrection nous bouscule, nous engage à sortir au vent du large, à choisir la Vie.

 


 

Mercredi 7 avril 2021

Drôle de GPS !

Luc 24, 13-35

 

Les deux disciples d'Emmaüs s'éloignent de Jérusalem. Ils s'éloignent de la Communauté, de l'Eglise naissante. Ils s'éloignent des signes d'espérance rapportés par les femmes.

Ils sont en marche. Tels des pèlerins ?... sauf qu'ils vont dans la mauvaise direction, semble-t-il !...

Et Jésus les rejoint là !... Là où ils en sont de leur chemin...

Et Jésus ne leur dit pas : "Attention ! Vous n'êtes pas sur le bon chemin ! Vous êtes dans l'erreur !... etc... "

Il se met à marcher avec eux... dans la mauvaise direction !... et il les écoute longuement. Il entre alors en dialogue avec eux, à leur rythme. Ce n'est qu'à l'étape de ce chemin qu'il peut révéler sa présence. Provoquant un brasier en eux-mêmes... un feu bouleversant qui les remet en route vers Jérusalem, vers la Communauté.

 


 

Mardi 6 avril 2021

Comme un chevreuil...

Jn 20, 11-18

 

Jésus nous demande comme à Marie Madeleine :"Pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?"

Dans les moments douloureux, lorsque nos raisons de vivre semblent évanouies, écoutons cette question tout au fond de notre être.

L'issue de secours se trouve là,

dans notre rencontre intime avec le Christ,

dans l'écoute de l'Esprit capable d'éveiller, de réveiller toutes nos potentialités,

dans l'écoute de cette voix qui murmure notre nom unique.

Fécondé par la Résurrection du Christ, notre être bondit, rebondit comme un chevreuil annonçant :" J'ai vu le Seigneur !"


 

Lundi 5 avril 2021

 

La Vie bouscule !...

Mt 28, 8-15

 

Face à l'événement de Pâques, voici deux attitudes diamétralement opposées :

Les femmes témoignent de leur ouverture : elles "entendent" les paroles de l'ange. Leurs émotions de crainte et de joie mêlées montrent qu'elles se laissent atteindre par ces paroles. Elles "courent" porter la nouvelle. Elles s'approchent de Jésus, lui saisissent les pieds, et se prosternent devant lui.

Le surgissement de la Vie les met en mouvement intérieurement et extérieurement.
De l'autre côté, les grands prêtres et les anciens n'expriment aucune émotion, aucun déplacement. Fermeture complète, entraînant mensonge et corruption.

Et moi, quelle attitude vais-je choisir lorsque la Vie me surprend ?...

 


 

Dimanche 4 avril 2021

Présence-Absence

Jn. 20, 1-11

 

Et voilà, le carême est fini, la traversée du désert se termine et Jésus ressuscite.

Nous le savons, grâce à un tombeau vide. C'est vraiment paradoxal, mais pourtant cela est bien vrai. Cela fait vingt siècles que notre foi est basée sur une absence qui nous révèle la présence pour toujours de Jésus Christ.

Nous pouvons célébrer Pâques dans la joie, malgré toutes les contraintes extérieures, les deuils nombreux, les malades encore plus nombreux. Souffrance et joie peuvent cohabiter parce qu'elles ne sont pas dans le même registre.

Souffrance nous rappelle notre mort et c'est bien d'en prendre conscience car nous sommes des hommes de finitude.

Joie nous ouvre sur l'avenir, un avenir autre, que nous ne connaissons pas et qui, sans doute n'a rien à voir avec ce que nous connaissons.

Il ne s'agit pas d'opposer les deux. Simplement, la résurrection du Christ nous permet de faire ce passage de l'un à l'autre dans l'espérance de devenir un homme accompli dans la résurrection.

 


Samedi 3 avril 2021

Grand silence

 

La Parole a dit son dernier mot.

Le silence de la tristesse et de l'espérance s'étend sur la terre.

 


 

Vendredi 2 avril 2021

Mise à mort

Jn. 18, 1-19,42

 

Aujourd'hui; vendredi saint, jour de tristesse car c 'est le jour mémorial de la mort du Christ, mort ignominieuse, mort qui conduit à la déréliction en raison des souffrances endurées, peine de mort injuste.

Cette mort peut être mise en parallèle avec la peine capitale qui est encore exercée dans certains pays. Pourtant on sait maintenant que la peine de mort n'a jamais rien résolu, ni hier, ni aujourd'hui.

Et pourtant le Christ a voulu vivre jusqu'au bout son humanité, totalement son humanité dans sa forme la plus dégradante : nu sur une croix, abandonné de son père, de ses amis. Seule sa mère, quelques femmes et Jean étaient au pied de la  croix.

Et puis c'est le silence un silence que rien ni personne ne vient combler.

Restons dans ce silence qui, lui, est plus porteur de vie que les coups de marteau enfonçant les clous.

 


 

Jeudi 1er avril 2021

Eucharistie et lavement des pieds

Jn. 13, 1-15

 

Dans l'évangile de Jean, il n'y a pas de récit de l'institution de l'Eucharistie. Depuis deux millénaires, on a considéré que le lavement des pieds opéré par Jésus faisait office d'institution de l'Eucharistie, car il s'agit du service du frère.

Ce qui signifie que le service du frère et le partage du pain sont deux réalités complémentaires, indissociables et incontournables dans la foi chrétienne.

Dans l'évangile de Jean, Jésus, en personne, se met à genoux aux pieds de ses disciples ; dans les autres évangiles, il dit : prenez et mangez, prenez et buvez et faites ceci en mémoire de moi. Il s'agit bien d'actes réels concrets dans l'un comme dans l'autre cas.

L'Eucharistie n'a de sens que s'il y a partage du pain, partage de la parole, partage du service, partage des ressources pour que personne ne soit laissé sur le bord de la route.

En vivant ce Triduum pascal, n'oublions jamais que si nous voulons que le Seigneur en personne nous lave les pieds, nous devons nous aussi nous laver les pieds les uns les autres.

 


 

Mercredi 31 mars 2021

Complot indigne

Mt. 26, 14-25

 

Le danger se rapproche de Jésus. La tension monte entre tous les acteurs de la Passion. Seul Jésus semble rester impassible.

Judas complote depuis longtemps puisqu'il va trouver les grands prêtres et leur propose de leur livrer Jésus.

Cherche-t-il vraiment de l'argent ?

Pas sûr car on verra plus tard qu'il jettera cet argent. Alors, que cherche-t-il ?

Ne pas oublier qu'il était surnommé le zélote, donc celui avec une foi bien chevillée au corps que rien, ni personne, ne peut ébranler. Et voilà que celui en qui il a mis toute sa foi, son maître et son ami, ne correspond pas à celui qu'il croyait. C'est trop pour lui, alors il va vendre  celui dont les agissement l'ébranlent trop intérieurement pour lui rester fidèle.

Il cherche un appui qui n'est pas celui que Jésus veut lui donner. Il ne voit pas d'autre solution que de le trahir. Pourtant Jésus continue à l'aimer et à espérer de lui.

Seigneur, donne-nous la foi qui habite Jésus.

 


Mardi 30 mars 2021

Partage du pain

Jn. 13, 21-36

 

Un repas de fête, un repas d'amis qui se termine en drame. Voilà ce que nous contemplons dans l'épisode de la Cène.

Jésus, en donnant une bouchée à Judas, est fidèle à son engagement et accepte de mourir pour les hommes. Personne ne le sait sauf lui et son Père. Mais ce qui est notable, c'est que Jésus ait accepté de partager le pain avec celui qui allait le trahir. Sorte de miséricorde préventive. Jésus et le Père ont toujours espéré de chacun, même de Judas.

Et puis, après le traitre, participait au même repas celui qui allait lui tourner le dos, le renier, Pierre. Cela fait beaucoup pour un repas d'amis. Et pourtant Jésus ne se démet pas de sa miséricorde. Aucun reproche à Pierre, simplement une vision réaliste des événements et des personnes.

Et nous savons que cette miséricorde se traduira par un regard que Pierre acceptera et qui lui permettra de partager à nouveau le pain avec Jésus, en particulier sur le bord de la plage.

 


Lundi 29 mars 2021

Jésus et Lazare

Jn. 12, 1-11

 

Etre ressuscité par Jésus n'est pas un gage de longévité. Lazare en fait l'expérience. Par sa résurrection, il devient une "star" et ainsi, involontairement, fait beaucoup d'ombre aux pharisiens et aux grands prêtres. Qui décident, rien de moins, de tuer et Jésus et Lazare !

La renommée de Jésus se répand grâce aux signes et aux miracles qu'il accomplit. Ainsi les juifs quittent la religion traditionnelle pour ce jeune rabbi qui se dit fils de Dieu.

Cela conduit Marie, la soeur de Lazare, à poser un acte inouï, hors du raisonnable. Et pourtant Jésus se laisse faire et même il encourage. On pourrait être choqué de son raisonnement : se faire embaumer les pieds et la tête vaudrait mieux que de donner l'argent aux pauvres.

Mais Jésus ne se situe pas dans le registre  de la valeur pécuniaire des choses mais dans la signification des signes, tel qu'il l'a toujours fait. Le signe, les signes, conduisent à une vérité invisible mais bien réelle. On pourra toujours donner à manger aux pauvres, mais pourra-t-on toujours croire en un Dieu qui donne sa vie, donne sa mort pour que l'homme soit divinisé ?

 


 

Dimanche 28 mars 2021

Passion et salut

Mc. 14, 1-15, 47

 

Nous voici à la veille de la grande semaine, de la semaine sainte au cours de laquelle Jésus sera acclamé puis bafoué, et finalement torturé, condamné et crucifié.

Dans le comble de la déréliction, il sera abandonné de tous ses amis sauf de Jean et de sa mère. Il vit ces abandons tellement intensément qu'il vit aussi celui de son père. "Père pourquoi m'as-tu abandonné?"

Pour Jésus, comme pour tout homme, c'est le comble de l'horreur, de l'atrocité, de la souffrance, que d'être abandonné par son propre père. On pourrait penser que le Père est infidèle à ses promesses, ses promesses aux hommes mais aussi ses promesses à son fils.

Mais la phrase de Jésus à ses disciples devant les pharisiens : "je suis dans le Père et le Père est en moi" montre bien la communion parfaite entre le Père et le Fils. Le Père n'abandonne pas le Fils, simplement il souffre comme lui et avec lui, tout comme le Fils souffre avec les hommes et comme les hommes.

La résurrection va intervenir, non pas pour mettre fin à ces souffrances mais pour accomplir en plénitude le dessein de Dieu : sauver les hommes car, sans résurrection du fils, il n'y a pas de salut possible pour les hommes, tous les hommes. Ainsi nous ne pouvons pas séparer passion et salut.

 


Samedi 27 mars 2021

Chasse à l'homme

Jn. 11, 45-57

 

Jésus, pour échapper à ses poursuivants, se réfugie à Ephraïm, petite ville inconnue des grands prêtres et pharisiens puisqu'ils n'ont pas idée d'aller le chercher là-bas. Ce qui les amène à exciter la population et à lui demander de le dénoncer et de dire où Jésus se trouve.

On peut s'étonner d'un tel acharnement contre un homme qui n'a rien fait de mal. Sauf qu'il met en péril la foi des juifs. Comme quoi les guerres de religion ne sont pas modernes...

Choisir comme argument : "il vaut mieux qu'un seul meure pour sauver l'ensemble" est imparable, rationnellement. Mais pouvons-nous nous situer dans la rationalité ?

Depuis la lorgnette du 21e siècle, on peut critiquer les juifs de l'époque de Jésus. Mais à ce moment-là ? Aujourd'hui, si quelqu'un venait à remettre en cause notre foi millénaire, comment réagirions-nous ?

Donc, avant de suivre ces traces et de nous retrouver dans une terrible chasse à l'homme inter religieuse, essayons simplement de communier en vérité et en profondeur avec le Christ aux souffrances des hommes.

 


Vendredi 26 mars 2021

Lapidation et gratuité

Jn. 10, 31-42

 

Pour cause de soi disant blasphème, les juifs décident de lapider Jésus. Mais, ce qui est à noter, c'est qu'avant de lui lancer les pierres, ils acceptent de discuter avec lui. Les réponses de Jésus ne sont pas des réponses pour se défendre et fuir les pierres. Jésus ne se défile pas et accomplit sa mission jusqu'au bout : une nouvelle fois il témoigne de la volonté de son Père d'être dans le même mouvement le père de tous les hommes.

Et puis c'est aussi une ébauche de la Trinité : le Père est en moi et je suis dans le Père.

Et Jésus continue son chemin comme si de rien était. Et nous voyons, là aussi, l'oeuvre du précurseur Jean le Baptiste : Jésus revient là où Jean baptisait et prêchait et beaucoup crurent en Jésus.

Ce que nous semons et son fruit ne nous appartiennent pas.

Belle leçon de gratuité.

 


Jeudi 25 mars 2021

Envoyé par Dieu

Lc. 1, 26-38

 

La fête de l'Annonciation est une fête particulièrement aimée par les chrétiens car, ensemble, sont fêtés "l'enfant et sa mère".

Et c'est un envoyé de Dieu qui informe Marie. Pas n'importe quel envoyé, l'ange Gabriel "en personne".

Ce qui est étonnant c'est que Marie ne soit pas étonnée que Dieu lui envoie un ange pour lui annoncer la nouvelle. Elle est bouleversée parce qu'elle ne connaît pas d'homme, mais pas que ce soit un envoyé de Dieu qui lui parle.

Des envoyés de Dieu, il y en a sûrement dans nos vies, mais savons-nous les accueillir aussi simplement que Marie?

Et dans ce bref passage, reconnaissons-nous déjà le Dieu Trinité qui se révèle : Dieu auprès de qui Marie a trouvé grâce, Jésus qu'elle porte déjà en elle, l'Esprit qui lui apporte la puissance du Très Haut.

Oui, notre Dieu est bien Dieu Trinité et c'est Marie qui le porte. Merci à Marie.

 


Mercredi 24 mars 2021

Vérité et Liberté

Jn. 8, 31-42

 

Aujourd'hui, c'est un évangile de première importance qui nous est proposé.

Jésus nous dit que la Vérité nous libère. Mais ce n'est pas n'importe quelle petite vérité à la petite semaine. Il s'agit de la Vérité. Et nous pouvons rapprocher ceci des paroles de Jésus: "Je suis la Voie, la Vérité, la Vie".

Ainsi, c'est Jésus lui-même qui nous libère.

De quoi nous libère-t-il ? De l'esclavage. Les juifs bondissent à cette expression car, effectivement, ils ne sont pas esclaves mais déjà libres. Cependant c'est une petite liberté qui n'a rien à envier; ils n'ont pas assez de liberté pour écouter les paroles de Jésus et se laisser toucher par elles. Ils ne peuvent écouter les paroles de Jésus et de son Père puisqu'ils écoutent leurs propres paroles. Fermeture totale à tout autre, au Tout Autre.

 

Puissions-nous comprendre et recevoir avec reconnaissance les paroles de Jésus.

 


 

Mardi 23 mars

Je suis ce que je dis

Jn. 8, 21-30

 

Les paroles de Jésus sont très énigmatiques.

Comment comprendre sa réponse aux juifs qui lui demandent qui il est : "Je suis  ce que je vous dis."

Cela nous renvoie immanquablement à Moïse et au Buisson ardent quand Moïse demande ce qu'il doit dire, Dieu lui répond : "Je suis ce que je suis". Pour nous aujourd'hui ce n'est pas plus clair.

Mais il y a un lien direct entre la parole de Dieu à Moïse et la parole de Jésus aux juifs, puisque c'est la même parole. Il y a donc un lien de parenté.

Ainsi Jésus se situe en tant que Fils de Dieu et Fils de l'homme. Le comprendrons-nous un jour ? Avec l'intelligence, pas sûr, avec le coeur et la foi, cela est possible. A nous d'accepter de croire sans comprendre.

 


Lundi 22 mars

Miséricorde et hypocrisie

Jn. 8, 1-11

 

Femme adultère, péché, première pierre. Voilà des éléments qui ne semblent pas trop s'accorder.

Les pharisiens veulent mettre Jésus à l'épreuve, puis le coincer pour mieux le condamner.

A l'injonction : "que celui qui n'a pas péché lui jette la première pierre", tous s'en vont sauf un.

Cet unique, c'est Jésus lui-même. Ce qui lui donne toute autorité pour renvoyer la femme et lui dire : "va et ne pèche plus".

 

Ainsi, non seulement l'hypocrisie des pharisiens et des scribes est dévoilée mais, ce qui est plus important, la femme a la vie sauve. En passant, il ne faut pas oublier que si cette femme est accusée d'adultère, c'est qu'il y a un homme aussi pris en flagrant délit d'adultère !

C'est aussi une des raisons pour laquelle Jésus ne condamne pas : s'il faut condamner il faut condamner les deux ou pas du tout afin d'être juste.

 


Dimanche 21 mars 2021

 

Trafic d’influence

 

Jn 12, 20-33

 

Pour être introduit auprès d’un inconnu

avec qui nous voulons traiter,

il nous arrive de demander à des amis qui le connaissent

de nous aider à le rencontrer.

 

Des grecs connus de Philippe veulent voir Jésus

et comptent sur lui pour les introduire.

Avec l’aide d’André, Philippe va le dire à Jésus.

L’évangile ne nous dit pas ce qu’il est advenu des grecs en question.

Jésus leur parle plutôt du moment où son Père va le glorifier…

Moment pascal où la vie passe de la mort à la vie ressuscitée.

Moment semblable à ce qu’il advient au grain de blé

qui lève après avoir été semé en terre.

En ce jour du printemps, des indices nous montrent

la montée de sève dans la végétation.

 

Suivrons-nous ce mouvement dans nos vies de disciples du Christ vivant ?

Par quelle mort à nous-mêmes pour une vie qui se donne

allons-nous suivre Jésus en son chemin de croix ?

Rien de mortifère à chercher ni s’imposer

mais nos réalités à accueillir  pour y écouter la vie qui se donne

en entrant dans le dialogue du Père et du Fils

au souffle du murmure de l’Esprit.

 


 

 

Samedi 20 mars 2021

 

Christianisme ou élitisme ?

 

Jn 7, 40-53

 

Elites, édiles, responsables d’institutions vénérables :

de tous, notre société attend

le respect et la promotion de tous les citoyens,

l’aptitude à tisser du lien social

et à assurer une bonne qualité de vie pour tous et toutes.

 

Jésus a passé sa vie à faire le bien,

enseignant avec autorité, sans hypocrisie ni partialité,

le chemin de la vie, la vérité, la communion avec son Père et notre Père.

Dans la foule tous sont amenés à se positionner face à lui :

Soit il est messie, prophète ou bien un quidam de Galilée.

Les élites elles ont choisi le mépris des foules

et la résistance au message trop perturbant pour eux,

d’autant plus qu’il vient de Galilée.

 

Et nous adeptes du christianisme,

de quel Christ sommes-nous les messagers ?

 


 

Vendredi 19 mars 2021

 

Le rêveur amoureux

 

Mt 1, 16. 18-21. 24a

 

Aimer la mère et accueillir l’enfant fût-il engendré

par un autre, l’Esprit-Saint.

C’est à l’écoute de ce même Esprit que Joseph

s’est sorti lui-même d’une situation compliquée.

 

Dans la prière eucharistique, nous citons saint Joseph, l’époux de Marie.

N’est-il pas une belle figure biblique, lui qui réalise ses rêves

et vit son amour comme époux ?

 

Dans tous les évangiles, il n’y a aucun mot prononcé par Joseph,

mais seulement trois songes !

Pourquoi ne pas demander à ce saint de la fête du travail,

de nous aider à réaliser nos rêves,

ceux où l’amour est en jeu pour qu’il triomphe !

 


Jeudi 18 mars 2021

 

La voix derrière la voix

Jn 5, 31-47

 

De la parole de Dieu de ce jour, sourd une souffrance de Jésus :

Il est peiné de ne pas être accueilli par des  Juifs.

Il ne se sent pas reçu parce que le message

qu’il nous transmet de la part de son Père

est interprété avec malveillance comme venant de lui-même et non de Dieu.

 

Aujourd’hui, à qui accordons-nous notre confiance ?

A celles et ceux qui font leur auto-promotion de détenteurs de la vérité ?

A celles et ceux qui s’effacent derrière l’Evangile qu’ils proclament

pour le laisser atteindre nos coeurs et nos vies ?

 

Puisions-nous ne jamais entendre Jésus nous dire :

« Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! »

 


Mercredi 17 mars 2021

Morts vivants

Jn 5, 17-30

 

À première lecture, notre évangile baigne dans l’étrangeté !

Imaginons un cimetière où des tombes s’ouvrent

et des morts se lèvent bien vivants !

Tout cela parce que le Fils relève les morts et fait vivre qui il veut.

Quel arbitraire ! Au second degré, il est question de foi.

 

Il y a aussi un Fils en stage chez son artisan de Père avec l’espérance

d’arriver à des œuvres plus grandes encore.

Lesquelles ? Justement, sortir les humains de leurs tombeaux.

 

Nos tombeaux ?  Seraient-ce nos enfermements, complaisances dans nos mal-être, replis sur soi si mortifères ?

Or, un choix de vie nous est proposé, dans l’écoute de la voix du Fils de l’homme,

ce jardinier de nos résurrections espérées que nos célébrerons à Pâques

et qu’aucun couvre-feu ne pourra retenir.

 


Mardi 16 mars 2021

Guérison respectueuse

 

Jn 5, 1-16

 

L’évangile de ce jour

nous offre une belle leçon de déontologie médicale.

Quel beau respect de la personne du malade :

Jésus l’a vu et « on » lui a parlé de son cas.

C’est pourtant au malade qu’il va s’adresser

avec une proposition demandant son accord :

« Veux-tu être guéri ? »

Et voilà que l’homme prend sa vie en mains et son brancard…sous le bras !

 

Prendre notre vie en mains et ressusciter, nous relever,

n’est-ce pas une belle métaphore de notre chemin de carême ?

Quel bon respect de la personne du malade !

Jésus l’a vu, « on » lui a parlé de son cas.

Mais c’est au malade lui-même qu’il va s’adresser

avec une proposition qui demande son accord :

« Veux-tu guérir ? »

Et voilà que l’homme prend sa vie en mains et son brancard sous le bras !

 

Prendre sa vie en mains et ressusciter, nous relever,

n’est-ce pas une belle métaphore de notre cheminement de carême ?

Il nous conduira à devenir des disciples missionnaires,

témoins de ce que Jésus a fait pour nous.

Avec ou sans loi sur la séparatisme, vivre l’évangile

et le proposer à bon escient, avec un infini respect de nos interlocuteurs.

 


Lundi 15 mars 2021

 

Enfant malade

 

Jn 4, 43-54

 

Combien de parents d’enfants très malades

ne sont-ils pas prêts à tout, à toutes les audaces

et toutes les recherches pour les sauver ?

 

Dans notre évangile, le fonctionnaire royal de Capharnaüm était de ceux-là.

Rabroué par Jésus,

il n’en persévère pas moins dans sa demande.

Il passera allègrement de la joie de la guérison de l’enfant

à la joie de la conversion au Christ, lui et « toute sa maison. »

 

En ce temps de carême, quel signe attendons-nous

pour renouveler notre foi, nous convertir à nouveau au Christ ?

Un petit miracle du quotidien :

serait-ce de percevoir dans notre réel,

les émergences neuves, les bourgeonnements de vie

qui augurent d’un monde d’après covid, marqué de cette ferveur de vivre

que donne la confiance en Jésus-Christ présent parmi nous ?

 


 

 

Dimanche 14 mars 2021

 

Une enseigne de salut

 

Jn 3, 14-21

 

Le caducée des soignants vu sur une voiture,

nous rend reconnaissants pour l’exercice de leur beau métier de soin.

L’enseigne d’une pharmacie nous indique où trouver des remèdes à nos maux.

Mais de quoi la croix du Christ est-elle l’enseigne ?

 

L’évangile de ce dimanche nous parle

de foi, de don, de lumière et de vie éternelle.

Pas une fois le mot mort n’est prononcé.

Pourtant, la croix du Christ, sur laquelle il fut élevé

est bien un instrument de torture et condamne à la mort.

 

S’agit-il pour nous en cette fin de carême d’y voir déjà

quelques lueurs de Pâques et de la résurrection ?

Regarder la croix, croire au Fils de Dieu

et recevoir la vie éternelle.

Faire la vérité en nos vies

et venir à la lumière parce que nos œuvres sont bonnes.

 


Samedi 13 mars 2021

 

Une prière authentique

 

Lc 18, 9-14

 

Se poser devant Dieu en toute ouverture de cœur

conduit le publicain à un chemin de vérité sur soi, de connaissance de soi.

Comme il se situe humblement devant Dieu,

reconnaître ses failles l’amène à se confier

à Celui  « qui est lent à la colère, tendre et miséricordieux. »

Cette confiance en Dieu fonde une relation authentique et bien ajustée.

Elle le transforme en homme juste.

 

Par contraste, le pharisien sûr de lui

suit les préceptes mais demeure fermé à une prière juste

qui pourrait s’ouvrir à l’amour de Dieu

unique pour chaque humain.

Inutile de se comparer aux autres puisque nous sommes uniques

en relation personnalisée avec Dieu même.

Puissions-nous aujourd’hui

rencontrer en vérité celui que nous prions avec confiance.

 


Vendredi 12 mars 2021

 

Des préceptes à la vie bonne

 

Mc 12, 28b-34

 

Notre société ne manque pas de penseurs et d’intellectuels

pour déchiffrer le monde :

nos relations à nous-mêmes, aux autres humains,

à la nature et à Dieu-même.

 

À leur écoute, il s’agit toutefois de faire notre propre chemin pas à pas.

Prioriser nos objectifs pour une quête de sens et d’amour,

passer des préceptes soit du plus grand commandement

à la vie bonne.

Se laisser interpeller par la question  qui nous est posée,

puis ouverts à l’action de l’Esprit Saint,

oser s’impliquer dans une réponse

et avec la grâce de Dieu s’approcher de son règne.

 


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Jeudi 11 mars 2021

 

Complot ou règne de Dieu ?

 

Lc 11, 14-23

 

 

Chercher un personnage maléfique

pour comprendre simplement  un monde trop complexe :

voilà des théories du complot bien en place !

 

L’évangile de ce jour donne la Parole aux complotistes :

C’est par le chef des démons que Jésus les chasse !

 

Mais Jésus va argumenter en mettant chacun face à cette question :

Jésus agit-il par le doigt de Dieu oui ou non ?

Si oui, le Règne de Dieu est parmi nous !

 

Quel est notre regard sur notre monde ne détresse

et en genèse d’une création nouvelle tout à la fois ?

Notre confiance en Jésus, le Christ, y perçoit-elle le doigt de Dieu ?

Un peu de paix au fond du cœur, beaucoup d’amour dans nos relations

et le printemps qui nous annonce la résurrection, celle de la végétation et la nôtre !

 


Mercredi 10 mars 2021

 

La Parole, chemin de vie

 

Mt 5, 17-19

 

Le psaume de la liturgie de ce jour en témoigne :

« Le Seigneur envoie sa Parole sur la terre,

rapide son Verbe la parcourt. »

 

Parole de la loi, paroles de vie à entendre et à accueillir.

Nous avons la bible, toute la bible

et le livre de la Création qu’est notre monde

à notre disposition.

Nous avons la relation au Christ, le Verbe

qui prononce et accomplit la loi de Vie.

 

À force de nous confronter à ces paroles de vie,

un épanouissement adviendra :

les sources de l’eau vive dormant en nos coeurs

seront réveillées par les paroles du Seigneur …

comme le dit une hymne de carême.

 


Mardi 9 mars 2021

 

Où est patience et humilité…

 

Mt 18, 21-35

 

« Où est patience et humilité,

ni colère ni trouble.

Où est miséricorde et discernement,

ni récriminations, ni endurcissement du cœur »

Ces admonitions de saint François d’Assise

donnent une possible clé de lecture de l’évangile de ce jour.

En effet, nous y voyons colère, trouble et dureté de cœur à l’œuvre !

 

Or, patience, humilité, compassion et discernement

libèrent nos cœurs du poids de leurs combats

contre ces violences qui montent en nous.

Cultiver en nos jardins intérieurs les vertus qui combattent les passions :

serait-ce un chemin de carême ?

Puisse la miséricorde du Seigneur être agissante en nous, pour nous et par nous !

 


 

Lundi 8 mars 2021

 

Les frères et sœurs donnés par Dieu

 

Lc 4, 24-30

 

Élie envoyé vers une veuve étrangère,

Élisée guérissant un lépreux syrien.

 

Disciples de Jésus, ne nous arrive-t-il pas de recevoir

des leçons d’Évangile  de personnes étrangères à l’Église ?

Dans les maraudes à la rencontre des SDF,

il n’y a pas que des catholiques convaincus.

 

Nous voilà renvoyés ainsi à la joie de l’évangile

qui est à recevoir tout autant de nos proches

que de ceux qui sont loin.

Nos proches que nous croyons connaître, sommes-nous prêts

à recevoir d’eux des messages évangéliques ?

Sainte claire d’Assise dans sont testament se souvient de ses débuts,

« avec les sœurs que Dieu lui avait données.»

Si aujourd’hui, je recevais ces cadeaux de Dieu

que sont mes proches, sans les enfermer dans mes préjugés,

peut-être serais-je surpris par la grâce !

 


 

 

3e Dimanche de Carême – 7 mars 2021 –

OÙ EST NOTRE DIEU ?

Exode 20,1-17/1 Cor.1,22-25/Jn 2,13-25

 

 

 

« Sur le Sinaï, Dieu prononça toutes ces paroles :

Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du

pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras

pas d’autre dieu en face de moi... Tu n’invoqueras pas

en vain le nom du Seigneur ton Dieu... »

 

Jésus, chassant les vendeurs du Temple, s’écriait :

« Cessez de faire de la maison de mon Père une

maison de commerce !...

Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »

Il parlait du sanctuaire de  son corps.

Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples

se rappelèrent qu’il avait dit cela. Et ils crurent... »

 

Paul ajoute « nous proclamons un Messie crucifié,

scandale pour les juifs, folie pour les nations païennes.

Mais pour ceux que Dieu appelle, ce Christ est puissance

de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu

est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de

Dieu est plus fort que les hommes. »

 

A quel Dieu croyons-nous ? Et à quel Christ ?

 


Samedi 6 mars 2021

FÊTE DE SAINTE COLETTE

Judith 13,18-20/Luc 6,20.47-49

 

 

Le Livre de Judith fait aujourd’hui l’éloge

de cette femme de foi « qui n’a pas épargné

sa propre vie pour la cause de son peuple, et

a fait preuve d’une espérance invincible. »

 

Telle fut sainte Colette au XVe siècle, qui

redonna vie à la famille de sainte Claire, en

France spécialement. Et notre communauté

fête cette année les 10 ans de son nouveau

monastère de Ronchamp, cette maison de Dieu,

bâtie solidement sur la Parole du Christ, sur

l’Évangile, Bonne Nouvelle pour tous.

« Remets a vie au Seigneur, Il la conduira » Ps 36.

 


 

Vendredi 5 mars 2021

DRAMES FRATRICIDES

Gen.37,3-28/Mat. 21,33-46

 

 

 

Deux histoires dramatiques : celle de Joseph

vendu par ses frères, emplis de jalousie, qui avaient

même pensé le mettre à mort.

 

Celle des vignerons homicides, racontée par Jésus,

qui laisse pressentir devant les grands prêtres et les

pharisiens le sort final qu’ils lui réservent :

« Ils avaient bien compris qu’il parlait d’eux. Tout en

cherchant à l’arrêter, ils eurent peur des foules,

parce qu’elles le tenaient pour un prophète. »

 

Son Heure, celle de sa mort et sa résurrection,  

arriverait bientôt : il dérangeait trop l’ordre établi,

révélant un visage de Dieu que lui seul

connaissait vraiment, et sa propre identité

de Fils, venu pour donner la vie sans mesure.

 

Mais pour Joseph et encore plus pour jésus :

L’amour puissant de Dieu saurait tirer du mal

un Bien plus grand, pour les intéressés comme

pour tout le peuple et l’humanité.

 


Jeudi 4 mars 2021

QUEL EST NOTRE CHOIX ?

Jér.17,5-10/Luc 16,19-31

 

 

Réflexions du prophète Jérémie :

« Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un mortel

tandis que son cœur se détourne du Seigneur. Il sera

comme un buisson sur une terre désolée.

Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur. Il

sera comme un arbre planté  près des eaux...

Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est

incurable ! Qui peut le connaître ? Moi, le Seigneur

qui pénètre les cœurs et scrute les reins, afin de rendre

à chacun selon le fruit de ses actes. »

 

Cela se vérifie bien dans l’histoire racontée par Jésus,

sur l’homme riche et le pauvre Lazare. Le premier a

ignoré le second et récolte les fruits de son indifférence.

D’où l’incitation à écouter Moïse et les prophètes quand

il est encore temps ! Demain sera trop tard.

 


 

Mercredi 3 mars 2021

RENVERSEMENT

Jérémie 18,18-20/Mat. 20,17-28

 

 

Amertume du prophète Jérémie devant un complot,

et de multiples attaques contre lui et ses paroles...

« Mais Toi, Seigneur, fais attention à moi : Comment

peut-on rendre le mal pour le bien ? Je me suis tenu

en ta présence pour te parler en leur faveur, pour

détourner d’eux ta colère ! »

 

L’annonce de Jésus à ses disciples de sa prochaine

condamnation à mort ne semble pas les toucher.

Certains ne pensent qu’aux bonnes places... mais

Jésus les avertit :  « Celui qui veut être parmi vous le premier

sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas

venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie

en rançon pour la multitude. »

Ce programme n’est pas réjouissant, et nous dépasse

complètement, mais c’est celui de Dieu parmi nous. 

Saurons-nous l’assimiler ?

 


Mardi 2 mars 2021

TOUS FRÈRES ?

Isaïe 1,10-20/Mat.23, 1-12

 

Demande de Dieu à son peuple : « Cessez de faire

le mal, apprenez à faire le bien : recherchez le droit,

rendez justice à l’orphelin, défendez la cause de la veuve ! 

Si vos péchés sont comme l’écarlate, ils deviendront aussi

blancs que neige. Si vous consentez à m’obéir, les bonnes

choses du pays, vous les mangerez. Mais si vous refusez,

c’est l’épée qui vous mangera. »

 

Réalisme du prophète Isaïe, réalisme de Jésus devant les

pharisiens : « N’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent

et ne font pas. Toutes leurs actions, ils les font pour être

remarqués des gens...

Pour vous,  ne donnez à personne le nom de père, car vous

n’avez qu’un seul Père, qui est aux cieux. Ne vous faites pas

donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître,

le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.

Vous êtes tous frères !  « Fratelli tutti »

C’est le titre de la dernière Lettre du pape François,

preuve que ces paroles sont toujours, et plus que jamais

d’actualité, en tous les domaines.

 


Lundi 1er Mars 2021

INJUSTICE ET PARDON

Daniel 9,4-10/Luc 6,36-38

 

 

Les prophètes avaient déjà un grand sens du péché

et de la miséricorde de Dieu : « Toi, Seigneur, qui garde

alliance et fidélité à ceux qui t’aiment... nous avons péché,

nous avons fait le mal... A Toi, Seigneur, la justice, à nous

la honte au visage... Au Seigneur notre Dieu la miséricorde

et le pardon... »

 

Et Jésus de reprendre : « Soyez miséricordieux comme

votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas... ne condamnez

pas... pardonnez... C’est une mesure bien pleine, tassée,

débordante, qui vous sera versée...  car la mesure dont vous

vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous.

 

Logique bouleversante de Dieu, dont nous sommes partie

prenante et responsables à notre tour.

 


2° Dimanche de Carême -  28 février 2021

DON SUPRÊME ET BÉNÉDICTION

Genèse 22,1-18/Rom.8,31-34/Marc 9,2-10

 

 

Épisode capital dans la vie d’Abraham, qui se

tient  prêt à offrir son fils en sacrifice à Dieu...

Mais il en est empêché au dernier moment et reçoit

cette Parole : « Parce que tu ne m’as pas refusé ton

fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions... »

 

Jésus emmène trois disciples sur une haute montagne,

et il fut transfiguré devant eux....  Survint une nuée qui

les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit

entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »

 

St Paul fait le lien entre ces deux récits :

« Dieu n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré

pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas

nous donner tout ? Dieu est celui qui rend juste, alors,

qui pourra condamner ?  Le Christ Jésus est mort ; bien

plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède

pour nous. »

En lui est l’immense bénédiction d’amour de Dieu pour

nous tous.

 


Samedi 27 février

IMMENSE COMME LE CIEL

Deut.26, 16-19/Mat.5, 43-48

 

 

 

Moïse disait au peuple d’Israël :

« Aujourd’hui, tu as obtenu du Seigneur cette

déclaration : lui sera ton Dieu, toi, tu suivras ses

chemins... tu écouteras sa voix...tu seras un peuple

consacré au Seigneur ton Dieu. »

Jésus vient bouleverser cette alliance, en l’élargissant

considérablement :

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton

prochain et tu haïras ton ennemi !  Eh bien, moi,

je vous dis :  « Aimez vos ennemis et priez pour ceux

qui vous persécutent, afin d’être vraiment fils de

votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil

sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie

sur les justes et sur les injustes... Vous serez parfaits

comme votre Père céleste est parfait. »

 

Quel immense projet qui fait éclater toutes les

frontières, et ne met plus de limites à la bonté !

Seul l’Esprit de Dieu peut réaliser en nos cœurs

cette ouverture, vécue en plénitude par Jésus.

 


Vendredi 26 février 2021

RETOURNEMENTS

Ézéchiel 18,21-28/Mat. 5,20-26

 

 

 

« Si le méchant se détourne de ses péchés,

s’il pratique le droit et la justice, il vivra.

Prendrais-je plaisir à la mort du méchant,

dit le Seigneur, mais plutôt qu’il se détourne

de sa conduite et qu’il vive.

Mais si le juste se détourne de sa justice et

fait le mal, il mourra ! C’est à cause de son mal

qu’il mourra ! »

 

Rien n’est donc définitivement acquis ou perdu.

Meurtre, colère, insulte, sont très graves, nous

dit Jésus...  « Laisse ton offrande à Dieu, et va d’abord

te réconcilier avec ton frère. Mets-toi vite d’accord

avec ton adversaire... »

 

La paix avec mon prochain est capitale à sauver.

 


 

Jeudi 25 février 2021

FOI CONFIANTE ET BIENVEILLANCE

Esther 4,17 /Mat.7,7-12

 

La reine Esther se trouve dans une angoisse

mortelle à l’annonce de la destruction prochaine

de son peuple juif. Elle se jette devant le Seigneur

dans une prière instante : « Dieu d’Abraham... Tu

es béni. Viens à mon secours, car je n’ai pas d’autre

défenseur que Toi, et je vais jouer avec le danger ! »

 

Jésus nous encourage : «Demandez, on vous donnera.

Cherchez, vous trouverez.  Frappez, on vous ouvrira !

Votre Père qui est aux cieux donnera de bonnes choses

à ceux qui les lui demandent. »

Mais « tout ce que vous voudriez que les autres fassent

pour vous,  faites-le pour eux, vous aussi ! »

 

Ayons foi en l’amour de Dieu pour nous.

Pratiquons nous-mêmes cet amour bienveillant.

 


Mercredi 24 février 2021

VIE OU MORT ?

Jonas 3,1-10/Luc 11,29-32

 

L’invitation à la conversion qui nous est

lancée en ce début de carême trouve déjà

son  exemple dans la prédication de Jonas,

envoyé par Dieu à la grande ville païenne

de Ninive. Sa parole est efficace, qui annonce

une destruction prochaine : « chacun criera vers 

Dieu, se détournant de sa conduite mauvaise

et de ses actes de violence... »

Et Ninive fut épargnée.

Et Jésus nous dit : « il y a ici bien plus que Jonas ! »

Ses messagers sont-ils entendus aujourd’hui ?

En particulier les cris d’alarme du pape François

dans « Laudato si » et « Fratelli tutti » ?

Renoncerons-nous à la destruction de notre planète

et de notre humanité ? Oserons-nous choisir la vie

plutôt que la mort ?

Tel est en tout cas pour nous le désir de Dieu.

 


Mardi 23 février 2021

FORCE ET BONTÉ DE LA PAROLE CRÉATRICE

Isaïe 55,10-11/ Mat.6, 7-15

 

 

 

« Comme la pluie et la neige qui descendent des

cieux et fécondent la terre... ma Parole ne me

reviendra pas sans avoir accompli sa mission »

dit Dieu, par la bouche d’Isaïe.

 

C’est pourquoi Jésus peut dire à ses disciples :

 

« Votre Père sait de quoi vous avez besoin...

Ne rabâchez donc pas comme les païens. Mais

priez ainsi : « Notre Père qui es aux cieux, que ton

nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta

volonté soit faite... Donne-nous... Remets-nous

nos dettes... Et ne nous laisse pas entrer en tentation,

mais délivre-nous du Mal. »

 

Pensons à Dieu avant de penser à nous !

Modelons nos actes sur nos paroles,

et notre prière deviendra féconde.

 


Lundi 22 février 2021

LA CHAIRE DE SAINT PIERRE

1e Lettre de Pierre 5,1-4/Mat.16,13-19

 

 

 

L’apôtre Pierre invite les Anciens en fonction

à être de vrais pasteurs du troupeau de Dieu,

en veillant sur lui, en devenant modèles, et non

en commandant en maîtres...

Pourquoi ?

Il a été témoin des souffrances du Christ,

communiant à la gloire qui doit se révéler...

Il se souvient de sa profession de foi :

« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

Et en retour, de la promesse de Jésus :

« Heureux es-tu... Tu es Pierre, et sur cette pierre,

je bâtirai mon Église... »

Les pasteurs des Églises, de tous les temps, s’appuient

sur ce témoignage fondamental, pour œuvrer dans la

charité pastorale et l’espérance.

 


 

Dimanche 21 février 2021

Vivre parmi les bêtes sauvages

Mc 1, 12-15

 

Suivons Jésus en empruntant le même parcours que lui. Lorsque nous sommes baptisés, lorsque nous sommes investis de l'Esprit, nous nous sentons portés à témoigner de ce don immense qui semble déborder de nous !

Mais l'Esprit, lui, nous pousse au désert. Un temps long est nécessaire (40 jours pour Jésus, 40 ans pour le peuple hébreu...) pour enraciner ce don et le laisser se confronter à la vérité de notre être.
Temps de tentation, temps de combat, indispensable pour que l'Esprit prenne corps en nous. Et pour que notre témoignage soit réellement incarné. C'est à ce prix qu'il pourra rejoindre et accompagner nos frères et soeurs.

C'est alors que, oh surprise ! ce rude combat laisse place  à une immersion dans une paix au coeur de la création réconciliée :"IL vivait parmi les bêtes sauvages et les anges le servaient."

Oui, nous pouvons à présent, annoncer , à la suite du Christ, l'irruption de Dieu dans la nouvelle création !

 


 

Samedi 20 février 2021

Un bon convertisseur de lumière !

Luc 5, 27-32

 

Eh bien ! Jésus, il ne fait pas carême, lui !...

"Lévi donne pour lui une grande réception dans sa maison !"

En fait, Jésus nous l'a dit hier : "tant que l'Epoux est là, allons-nous jeûner ?" Et l'Epoux, c'est lui-même, le Christ qui nous offre son amour pour faire alliance avec nous. Comme Lévi et ses amis, en l'accueillant chez nous, à notre table, tels que nous sommes, nous sommes bouleversés.
Laissons sa lumière venir danser en nous ! Laissons-la révéler nos ombres pour mieux goûter sa Présence qui rend lumineuses ces ombres.

Oui, il y a de quoi être en fête : Jésus lui-même, le Saint, s'assoit à la table des pécheurs que nous sommes, d'égal à égal, et sa simple présence nous fait communier à sa sainteté.

 


 

Vendredi 19 février 2021

Creuser notre désir

Is 58, 1-9; Mt 9, 14-15

 

En ce vendredi de carême, les textes de ce jour nous interrogent sur le jeûne, sur son sens.

Pourquoi jeûner ?

Pour quoi ?

A quel moment ?

De quoi jeûner ?

Après avoir longtemps rejeté cette pratique jugée mortifère, nombre de nos contemporains y reviennent, y viennent d'une façon ou d'une autre :

Ce peut être pour une meilleure hygiène de vie, un meilleur équilibre alimentaire.

Ce peut être dans une prise conscience que la sobriété peut être heureuse.
Ce peut être dans des stages de développement personnel.

Ce peut être en vue d'un partage, une plus juste répartition des richesses de notre terre commune.

Et pour nous, disciples du Christ, quelles sont les motivations ? Peut-être un peu de toutes celles-ci ? Mais plus profondément ? Faire un peu de place pour communier à Celui qui frappe à notre porte ?

 


 

Jeudi 18 février 2021

Largeur de vie

Dt 30, 15-20; Luc 9, 22-25

 

On a souvent tendance à penser que le choix du croyant, le choix de l'être humain, se situe entre le bien et le mal. Notre liberté se situerait dans ce choix.

Or, le choix auquel Dieu nous convie, c'est entre la vie et la mort. Nous sommes dans un tout autre état d'esprit ! Le critère est d'une toute autre ampleur !

Qu'est-ce qui est porteur de vie pour moi, pour les autres ?

Jésus nous entraîne encore plus loin "qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perd sa vie à cause de moi la sauvera."

Parfois des choix exigeants, voire douloureux, sont nécessaires dans cette visée de plus de vie... "Ce qui est important, ce n'est pas la longueur de la vie, mais sa largeur."

 


Mercredi 17 février 2021

Joyeux carême !

Mt 6, 1-6;16-18

 

Avec ce fameux covid et tous ces confinements et couvre-feux, ça fait un an qu'on se sent en carême ! dans une atmosphère de désert !

Lieu de tentation, lieu de rencontre intime...

Tentation de morosité, de tristesse, de replis sur soi, d'angoisse...

Dépouillement radical qui nous met face aux choix existentiels de nos vies.

Allons-nous continuer à faire l'autruche ? Ou à sombrer dans le désespoir ?

A moins qu'avec la force de l'Esprit et la communion fraternelle, nous puissions saisir ce temps, cet espace de désert pour creuser profond jusqu'à la Source d'Eau Vive, nous convertir à la Vraie Vie....

.... afin de renaître à Pâques...

 


 

Mardi 16 février 2021

Quelle caboche !

Mc 8, 14-21

 

Quelle caboche, ils ont, les disciples de Jésus !

Eux aussi, comme les pharisiens, comme la foule, ils ont été témoins du signe de la multiplication des pains ! Signe d’autant plus marquant par ce qu’il révélait du visage de Dieu et de son appel pour chacun, chacune de nous !

Mais non ! Les disciples sont amnésiques, butés. Ils retournent à leurs petits calculs étriqués !

Quelque part, cela nous rassure !… et même là, dans leur attitude, il y a un signe pour nous : La Bonne Nouvelle, c’est que Jésus n’a pas choisi des gens au top pour être ses témoins.

… Ouf pour moi !…

Oui, Dieu compte sur toi, sur moi, sur nous pour vivre et témoigner de ce prodige inouï qui nous dépasse, cette multiplication de vie, grâce au partage.

 


Lundi 15 février 2021

Fais-nous signe !

Mc 8, 11-13

 

Pourquoi Jésus ne veut-il pas faire un signe pour répondre à la demande des pharisiens, à notre demande ?! Ne serait-ce pas une manière infaillible d'emporter l'adhésion ?

…. Mais ! C'est qu'il vient d'en faire , un signe ! Avec la partage des pains. Et il a fait ce signe devant toute une foule !

Alors Jésus les renvoie, nous renvoie, à eux-mêmes : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? » Quelle est sa motivation ? Quel est son regard ? Quelle est sa réceptivité ?

Tant que notre espace intérieur est encombré, impossible d'entrer !

« Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu. » Ils verront des signes de son Amour, de sa Présence.... Ils en verront en abondance.

 


Dimanche 14 février 2021

Cas contact

Mc 1, 40-45

 

Ça y est ! Jésus est devenu un cas contact ! Manque total de prudence, de clairvoyance !

En touchant un lépreux, certes, il l'a guéri  en lui transmettant sa puissance de vie ! Mais ce que nous voyons, nous, c'est la contagion faite dans l'autre sens. C'est ce qui nous marque, habités que nous sommes par la peur de l'autre !

Jésus est sous le coup de l'exclusion, de la quarantaine. Il ne peut plus entrer dans une ville. Il n'a même pas de laisser-passer ou d'attestation !...

C'est pourtant à son contact que nous développons nos anti-corps pour pouvoir lutter contre toutes sortes de maladies.

« De partout, cependant, on venait à lui. »

 


Samedi 13 février 2021

Travailler à notre humanisation

Mc 8, 1-10

 

Jésus est un grand prédicateur ! Il l'est d'autant plus qu'il a le sens du concret, et qu'il est attentif à ceux et celles à qui il s'adresse, à leurs besoins : « Ils n'ont rien à manger ! »

Il expose la situation à ses disciples. Il éveille leur regard... et les met à contribution pour entrer dans la dynamique du partage, du don.

Sommes-nous attentifs à toutes les sortes de faim de nos frères et sœurs ?

Comment pouvons-nous déployer des trésors de créativité pour y répondre avec eux ?

Certes, nous devons parfois y travailler à la sueur de nos fronts comme Adam. Mais c'est bien là que notre travail prend toute sa dimension, toute sa valeur d'humanisation.

 


Vendredi 12 février 2021

La parole libérée

Mc 7, 31-37

 

L'homme ne pouvait ni entendre, ni parler... Toutes portes closes...

Le Christ Parole vivante, l'emmène à l'écart, loin de la foule... Pour qu'il se retrouve seul face à La Parole.

« Ouvre-toi ! » Alors, c'est son être tout entier qui s'ouvre !
Puissance de la Parole... Il y a de quoi être impressionné !

… Quand la parole circule... rien ne peut plus l'arrêter...

elle est libératrice.

 


Jeudi 11 février 2021

Nul n'est une île

Gn 2, 18-25 ; Mc 7, 24-30

 

Dans le livre de la Genèse, l'homme avait besoin d'une aide qui lui corresponde. Il la trouve dans la femme.
Dans l'Évangile, Jésus a besoin de cette femme étrangère qui lui fait face, comme Ève fait face à Adam.
Sollicité par son appel, Jésus entre en dialogue avec elle... et élargit son horizon en ouvrant sa mission au-delà.
Lourdes est aussi une histoire de femmes : Marie et Bernadette. Ensemble, elles creusent la boue pour que jaillisse l'eau souterraine. Elles aussi appellent à un déplacement.

L'homme vulnérable, qui se laisse toucher dans la rencontre, s'ouvre à davantage de vie.

Belle démarche tout-à-fait en harmonie avec cette journée mondiale des malades.

 


 

Mercredi 10 février 2021

Écologie en profondeur

Gn 2, 4...17 ; Mc 7, 14-23

 

En créant l'homme et la femme, Dieu leur confie le jardin d'Eden pour qu'ils le travaillent et le gardent.
Notre création, jamais achevée, toujours renouvelée, est inter-dépendante de celle du Jardin. Dieu compte sur nous, a foi en nous pour participer au déploiement de toutes ses potentialités, afin qu'il devienne de plus en plus ce qu'il est : Jardin d'Eden.

Travailler et garder notre monde ne peut se faire qu'en symbiose avec le travail et la garde de notre monde intérieur. C'est une même dynamique.

D'où l'attention à laquelle Jésus nous invite en nous alertant sur les mauvaises herbes qui parfois prennent racine dans notre cœur.

L'écologie, avant d'être une action, ne serait-ce pas un état d'esprit ? une manière d'être ?

 


Mardi 9 février 2021

Gestes barrières ? Gestes communion ?

Mc 7, 1-13

 

Les disciples de Jésus ne se lavent pas les mains ! Comment?!...

Mais ils sont inconscients ! Voire criminels ?!....

Oui, c'est vrai ! Nous devons porter le masque, nous laver les mains x fois par jour, veiller aux distances sanitaires !...

Mais le Christ nous demande aussi de déployer les gestes de communion, de proximité sociale...
Protéger nos aîné(e)s, c'est aussi considérer leur valeur et non leur « coût », c'est être remplis de gratitude pour la vie qu'ils nous ont transmis, qu'ils nous transmettent, et à notre tour les accompagner.
Les plus jeunes ont besoin d'autres paroles que de ces injections incessantes de « barrières ». Plutôt que de voir en eux, un danger, accueillons leur besoin de communion, de fête, et cherchons ensemble comment y répondre dans le contexte actuel, sans perdre de vue cette Communion pour laquelle nous sommes faits.

 


 

Lundi 8 février 2021

Création toujours à l'oeuvre

Gn 1, 1-19 ; Mc 6, 53-56

 

Jésus fait œuvre de création : de même qu'au commencement, Dieu sépara les eaux de la terre ferme pour que la vie puisse se déployer... Jésus et ses disciples, après la traversée du lac, accostent et tirent la barque de l'eau.
Pour le peuple hébreu, qui n'est pas un peuple de marins, la mer est le symbole des forces de mort, des forces du mal. La barque Église échappe à la mort pour marcher vers la vie
… et fait jaillir cette vie : « aussitôt, les gens reconnurent Jésus » comme celui qui libère du mal et des forces de mort, celui qui guérit.
… « et tous ceux qui le touchèrent étaient sauvés. »

C'est bien cela dont témoigne Sainte Joséphine Bakhita, jeune esclave soudanaise recevant la liberté des enfants de Dieu.

 

 


Dimanche 7 février 2021

Jésus sort

Mc. 1, 29-39

 

A Capharnaüm, Jésus guérit "à tour de bras", depuis la belle mère de Simon jusqu'aux possédés de toute la ville.

Enorme travail, sans doute exténuant. Pourtant Jésus part avant l'aube dans un endroit désert pour prier. Non pas pour se reposer, mais pour prier.

A ses disciples qui le cherchent avec anxiété, il répond : "allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l'Evangile ; car c'est pour cela que je suis sorti." On voit bien sa mission : il est là pour guérir tout le monde, dans tous les villages, aujourd'hui on dirait dans le monde entier.

Il y a un petit mot qu'il faut retenir : "c'est pour cela que je suis sorti". Ce mot sortir peut avoir un double sens : celui tout basic de sortir le matin, de sortir dehors. Mais il peut aussi dire : "je suis sorti du sein du Père pour tous les hommes". Et là on comprend mieux l'attitude de Jésus que rien n'arrête, ni la fatigue, ni les obstacles, ni les menaces.

 


Samedi 6 février 2021

Repos façon Jésus !

Mc. 6, 30-34

 

Jésus invite ses disciples à se retirer dans un endroit désert pour se reposer.

Et voilà, qu'en finale, Jésus instruit les foules arrivées en force. C'est paradoxal comme repos.

Que s'est-il passé entre temps ?

Pas grand chose, si ce n'est que l'on voit une foule de gens affamés, assoiffés, en recherche de guérisons de toutes sortes (mentales, morales, physiques, etc.).

Le repos proposé par Jésus consiste alors en un jeûne et un accueil incessant par les apôtres et Jésus.

La compassion, la charité, l'ouverture aux autres, l'amour fraternel ont donné des ailes aux apôtres et à Jésus lui-même. La fatigue est là, c'est indéniable mais elle est transcendée par le don.

 


Vendredi 5 février 2021

Danse macabre

Mc. 6, 14-29

 

La décapitation de Jean-Baptiste pour plaire à une jeune fille est hors de nos normes affectives et intellectuelles. Surtout au 21e siècle où on fait tout pour éviter les peines capitales et tout pour sauver les gens.

Et pourtant, d'un côté un homme de pouvoir qui n'a pas voulu perdre la face devant ses ministres ; de l'autre, une femme avide de pouvoir et de jalousie.

Deux caractères bien trempés que l'on peut encore rencontrer aujourd'hui.

On ne fera sans doute pas décapiter quelqu'un, mais c'est si facile dans les relations de travail, de vie affective ou sentimentale, d'amitié, de faire couler quelqu'un par des attaques aussi nocives  et perverses qu'une décapitation.

Alors, ne croyons pas trop vite qu'aujourd'hui nous sommes plus civilisés qu'hier.

 


Jeudi 4 février 2021

En route !

Mc. 6, 7-13

 

Bien que non reçu dans son pays, Jésus n'abandonne pas sa mission et la mission de ses disciples.

Il les envoie deux par deux, avec seulement les sandales aux pieds et un bâton de marche.

Ainsi rien ne peut arrêter Jésus, ne peut nous arrêter dans l'annonce de la révélation de l'amour de Dieu pour chacun des hommes.

Cette route est longue, difficile parfois, mais jamais nous ne sommes isolés. Jésus prend la précaution de nous envoyer deux par deux. Aujourd'hui encore mais d'une autre manière : nous portons témoignage de la Vérité en nous appuyant sur la Parole de Dieu, la parole de l'Eglise, la parole de tous ceux qui nous ont précédés. Et cette annonce concerne tous.

Si nous ne sommes pas accueillis, nous avons à continuer la route, sans nous retourner, mais sans nous émouvoir. Notre mission n'est pas de convertir, mais d'annoncer.

Alors, en route avec le Christ !

 


Mercredi 3 février 2021

Humble sagesse

Mc. 6, 1-6

 

Les foules qui viennent écouter Jésus sont troublées par sa sagesse et ses miracles puisqu'il est issu d'une famille modeste, humble, manuelle.

Le trouble de ces foules est violent car cela conduit Jésus à dire ouvertement : "nul n'est prophète en son pays", ce qui veut dire qu'il est totalement rejeter par les siens, ceux qui l'ont vu naître, grandir, vivre sa jeunesse.

Pourquoi être dérangé à ce point par la sagesse et la compassion de Jésus ?

Peut-être parce qu'il vient bousculer, non seulement les idées reçues, mais aussi la foi ancrée dans ce peuple depuis des générations. C'est difficile d'accepter que la foi est vivante et que son expression prend d'autres formes, ce qui ne veut pas dire que l'ancien est rejeté. Simplement, que nous sommes à une nouvelle époque.

Pour le temps de Jésus, nous sommes à l'époque de la révélation du Dieu transcendant et immanent tout à la foi.

Aujourd'hui encore, ce n'est pas facile à croire et à accepter, alors ne jetons pas la pierre trop vite.

 


 

Mardi 2 février 2021

Présentation du Seigneur au temple

Lc. 2, 22-40

 

Dans cette fête de la présentation du Seigneur au temple, il y a en fait deux fêtes : la fête de la purification de Marie selon la loi juive et, selon la loi de Moïse la présentation du premier né et sa consécration au Seigneur.

De nos jours la purification de Marie a disparu de la mémoire liturgique. Mais faut-il s'en inquiéter?

Présentation de Jésus au temple : plutôt, comme cela vient d'être dit, consécration de Jésus au Seigneur. Cela peut sembler paradoxal quand on connaît les origines de Jésus et Marie ne pouvait pas les avoir oubliées: Consacrer celui qui est déjà consacré!

Sans doute faut-il insister sur le fait que par l'intermédiaire de Syméon, d'Anne la prophétesse, l'identité et la mission de Jésus vont être révélées à Marie, à Joseph et à tous. Quel contraste saisissant entre cette famille toute simple, humble, avec deux petites tourterelles comme offrande au Seigneur, et cet homme Syméon habité de l'Esprit, cette prophétesse Anne qui loue le Seigneur jour et nuit dans le temple!

Pourquoi s'en étonner? C'est bien dans les "façons" de faire du Seigneur d'être toujours là où on ne l'attend pas, de dire une parole qu'on n'attend pas et de se révéler autrement que selon ce que nous espérons.

 


 

Lundi 1er février 2021

Méfaits d'une guérison!

Mc. 5, 1-20

 

L'histoire du gérasénien dont l'esprit mauvais est envoyé dans un troupeau de porcs est un peu hors normes pour nous citoyens du 21e siècle, habitués au rationnel.

C'est vrai que les guérisons d'esprits démoniaques ne sont plus tellement d'actualité. Mais que veut nous dire cette parole de Dieu aujourd'hui?

Il me semble qu'il faut regarder en premier les conséquences de cette guérison : l'homme est guéri mais, en contre-partie, beaucoup de paysans sont ruinés par le fait que les troupeaux se sont précipités dans la mer.

Dans notre solidarité fraternelle, sommes-nous prêts à tout perdre pour que notre frère, notre soeur, soit guéri?

 


Dimanche 31 janvier 2021

Esprit ou esprits ?

Mc. 1, 21-28

 

C'est le début de la vie publique de Jésus et il nous est donné de vivre avec lui une journée débordante d'imprévus de Dieu. Aujourd'hui il s'agit d'être dans la synagogue avec les juifs et d'écouter Jésus nous parler avec autorité.

Premier étonnement : Jésus vient d'une classe moyenne, comment se fait-il que son savoir soit plus grand que celui des scribes et des grands prêtres?

Deuxième sujet de surprise : Jésus chasse les esprits impurs et remet debout dans son humanité un homme possédé.

Cela ne plait pas à tout le monde car on pourrait penser que Jésus usurpe une autorité et, plus tard, on ira jusqu'à penser à une usurpation d'identité quand Jésus dit qu'il a Dieu pour Père.

Mais ce que nous pouvons croire, accepter c'est que si Jésus chasse les esprits impurs, ce n'est pas de son propre pouvoir, mais de celui de l'Esprit qui le relie au Père. Voilà d'où il tient son autorité. C'est incompréhensible pour ses contemporains et on le comprend bien. Alors ils sont effrayés.

Aujourd'hui encore, ne nous laissons pas effrayer par Celui qui s'appelle Jésus et qui nous parle avec autorité, et non pas comme nous le voudrions.

 


 

Samedi 30 janvier 2021

Le sommeil du Juste

Mc. 4, 35-41

 

Et voilà Jésus bien fatigué : pendant que tous les éléments se déchaînent autour de lui, il dort profondément au fond de la barque. Par contre ses disciples sont bien éveillés, autant par le bruit que par la peur.

Alors on peut se demander : pourquoi Jésus n'a pas peur au point de dormir sereinement, même très sereinement ?

La phrase d'un psaume dit : "Dieu comble son bien-aimé quand il dort".

J'ai envie de rapprocher ces deux éléments : Si Jésus dort tranquillement, avant d'être un moyen d'enseignement pédagogique pour ses disciples, n'est-ce pas d'abord une façon de nous dire qu'il est le Fils bien-aimé du Père.

Son calme et sa confiance sont d'un grand secours pour notre foi : savons-nous en qui nous avons mis notre foi ? En un Dieu soit disant justicier et vengeur et "père fouettard" tel qu'on nous le présente parfois ?

Ou un Dieu Père qui nous a envoyé son Fils pour que nous devenions ses fils ? et ainsi, avec Jésus, dormir sans crainte au coeur de la tempête. Car si Jésus dort dans la tempête, c'est qu'un jour ou l'autre nous aussi sommes appelés à dormir dans la tempête.

 


 

Vendredi 29 janvier 2021

Bienheureuse dépendance

Lc. 4, 26-34

 

Deux petites paraboles qui apparemment ne paient pas de mine, mais disent beaucoup de choses.

Tout d'abord ce grain qui pousse tout seul, sans la main de l'homme. Il n'y a donc aucune main pour l'aider à grandir ! Etonnant. A moins qu'on se tourne vers le Seigneur et qu'on accepte notre dépendance à Lui pour notre croissance.

Puis cette grain de moutarde, si petite qu'on ne la voit pas. Et voilà qu'elle devient un grand arbre, et en plus elle sert à nourrir l'humanité. Petitesse devient force et fécondité. A nouveau à condition que nous acceptions par le coeur notre dépendance à notre Créateur.

Bienheureuse dépendance.

 


Jeudi 28 janvier 2021

A propos de la lumière

Mc 4, 21-25

 

Lumière, boisseau, lit, lampadaire, mesure, etc.

Deux paraboles qui semblent évidentes, mais peut-être ne le sont pas tant.

Bien sûr, on sait qu'une lumière est faite pour éclairer. Mais éclairer qui? éclairer quoi?

La grâce de la lumière que nous recevons n'est pas d'abord faite pour nous mais pour le partage. Il relève donc de nous de choisir en toute conscience le lieu où nous allons placer cette lumière pour qu'elle atteigne le plus grand monde possible. Ce don de la lumière est fait pour être donné.

Donné, mais pas n'importe comment. Donné de la plus grande large mesure que nous pouvons. Ainsi, cette lumière qui nous est donnée par la parole de Dieu, par Jésus lui-même, gratuitement, à nous de la partager gratuitement.

Merci Seigneur pour ta lumière qui nous fait vivre et que nous voulons partager à tous afin que tous vivent.

 


Mercredi 27 janvier 2021

Comprendre avec le coeur

Mc. 4, 1-20

 

Le semeur sortit pour semer...

Les paraboles de Jésus sont très rurales, très paysannes, mais cela ne nous empêche pas à nous, paysans du 21 siècle, de comprendre même si nous n'avons plus le même geste auguste du semeur puisque ce sont des machines qui font le travail.

La question d'enfouir la semence dans la bonne terre reste la même.

La machine a peut-être plus de chance de bien calculer la lancée de ses semences et d'en perdre le moins possible tandis que le semeur de Jésus sème à tout vent.

Semer à tout vent, c'est aussi une manière d'exprimer la générosité sans limite du semeur: il donne sans compter. Et c'est seulement ceux qui font marcher leur intelligence du coeur qui pourront faire fructifier cette semence porteuse de gratuité et d'amour.

Ainsi, le Seigneur ne nous demande pas d'être parfait, selon des normes humaines, simplement d'avoir un coeur qui aime et qui discerne le bien du mal.

 


Mardi 26 janvier 2021

Profession de foi

Mc 3, 31-35

 

Dans ce passage, Jésus semble raide, presque insupportable, comme s'il reniait sa propre famille, sa propre mère.

Comment se situe-t-il ?

D'abord par rapport à son père des cieux, celui qui l'envoie en mission pour conduire l'humanité jusqu'à Lui. C'est pourquoi, il peut parler de volonté de son Père et que ses frères et soeurs sont ceux qui font la volonté du Père. En disant cela, Jésus nous dit que nous avons tous le même Père, et là est la Bonne Nouvelle.

Par ailleurs, nous faire pressentir que nous sommes issus du même Père ne veut en rien dire qu'il renie sa mère.  Simplement la filiation n'est pas la même.

Etre tous frères et soeurs et avoir le même père en la personne de Dieu, là est la bonne nouvelle. Merci, Seigneur, pour cette profession de foi de Jésus.

 


Lundi 25 janvier 2021

La Bonne Nouvelle

Mc 16, 15-18

 

Pour la fête de la conversion de saint Paul, l'Eglise a choisi comme évangile l'envoi des disciples par Jésus pour proclamer la Bonne Nouvelle.

J'y vois un appel du Christ à tous les hommes : si vous voulez annoncer la Bonne Nouvelle, celle qui vous fait vivre, commencez par y croire et par vous convertir.

Votre annonce ne sera crédible et reçue que si vous la vivez.

 

Recevoir la lumière du chemin de Damas n'est pas chose facile, mais c'est l'unique moyen pour annoncer la Bonne Nouvelle. Être chrétien n'est jamais pour soi mais toujours en corrélation avec les autres.

Seigneur, accorde-nous la grâce du chemin de Damas.

 


Dimanche 24 janvier 2021

 

Il est grand temps

Jonas 3, 1-5.10 ; Psaume 24; 1 Corinthiens 7, 29-31; Mc 1, 14-20

 

En ce dimanche de la Parole de Dieu,

considérons les 3 textes proposés par la liturgie

sous l’angle du temps :

des temps qui passent, qui s’accomplissent,

de la fin des temps, du temps de la fin…

 

Il semble qu’il soit grand temps de fonder sa vie sur la Parole de Dieu.

Dieu enseigne aux humbles son chemin et notre temps est limité.

Pas de panique même s’il y a urgence de respecter notre planète

afin d’éviter trop de réchauffement et trop peu de biodiversité !

 

Le monde tel que nous le voyons passe.

Dès lors,  si nous fondons notre vie sur la rencontre de l’Éternel,

seul importe cette parole de Jésus qui nous ouvre un avenir

et nous espère attentionnés à notre terre

qui gémit dans les douleurs de l’enfantement :

Les temps sont accomplis :

Le règne de Dieu est tout proche.

Convertissez-vous et croyez à l’Evangile.

 


Samedi 23 janvier 2021

 

Difficile liberté

 

Mc 3, 20-21

 

À l’image et à la ressemblance de Dieu,

la liberté et la singularité de chaque personne ont une dignité « divine ».

 

La Parole de ce jour nous révèle combien pour Jésus

l’engagement responsable dans sa mission nécessitait une liberté bien difficile !

Les exigences de la foule demandeuse de paroles et de guérisons

menaçaient sa vie : « il n’était même plus possible de manger ».

Ses proches parents quant à eux étaient inquiets pour sa santé mentale

tellement l’originalité de sa vie et de sa mission les déconcertaient !

 

Répondre à notre vocation propre et s’y tenir

malgré les incompréhensions

et les pressions des attentes des autres sur nous,

serait-ce là le chemin de la vie selon l’Évangile de la liberté ?

 


Vendredi 22 janvier 2021

 

Qui Jésus voulait-il ?

 

Mc 3, 13-19

 

L’exercice par Jésus de sa liberté se poursuit

avec le choix de ses apôtres :

les 12 institués pour être avec lui et être envoyés proclamer la Bonne Nouvelle.

Il a choisi qui il voulait .

Au final, ils se révéleront ainsi :

10 fuyards, un traître et un renégat !

Mais à force de  se laisser aimer et d’accueillir la miséricorde et l’Esprit du Christ,

ne deviendront-ils pas en même temps 10 martyrs à témoigner au prix de leur vie ?

 

Laissons-nous aimer par le Christ et à la suite des apôtres,

nous pourrons vivre et témoigner de la Bonne nouvelle.

Entre la fuite et le martyre choisissons les petits pas du quotidien

sur le chemin de l’Évangile.

 


Jeudi 21 janvier 2021

 

Jésus libre

 

Mc 3, 7-12

 

Gardant devant les yeux les débordements violents d’extrémistes

venus de tous les états des USA envahissant le capitole le 6 janvier 2021,

nous pouvons imaginer une autre scène d’envahissement

mais beaucoup plus « soft » dans l’évangile du jour !

 

Nous sommes devant une « cour des miracles »

où tous les malades physique et psychiques

viennent de partout pour se faire guérir par Jésus.

 

Le Christ thérapeute va-t-il fuir la foule ?

Non, il trouve la stratégie pour demeurer libre, espérer la confiance en lui

mais détourner du culte de sa personne

pour désigner un règne de Dieu tout proche

et montrer la Bonté du Père.

A distance sur la barque, ne pas permettre sa désignation comme Fils de Dieu

parce que son message n’est pas encore entendu.

 

Que cherchons-nous auprès de Jésus, le Christ ?

 


 

 

Mercredi 20 janvier 2021

 

Pause dominicale

 

Mc 3, 1-6

 

Dans le judaïsme, le jour du sabbat donne à chacun

de prendre distance de son quotidien laborieux

pour se reposer en Dieu par la méditation,

la célébration de la Parole en famille et dans les lieux de culte.

Notre société laïque a hérité du repos du dimanche des communautés chrétiennes.

Chacun vit ce temps libre ou libéré comme il le veut, comme bon lui semble.

 

L’évangile de ce jour relu selon les différents protagonistes

met en évidence les tensions entre des choix de vie ou de mort.

Jésus favorise la vie en acte par une guérison toute gratuite,

il ressent colère et tristesse devant les choix de mort

de ses adversaires qui cherchent à le faire périr.

 

La pause sabbatique du malade guéri

nous enseigne –t-elle quelque chose sur notre dimanche ?

Alors qu’il prend du temps pour Dieu, il se retrouve sans rien avoir demandé

au milieu de la communauté debout, libre, reconnu de tous avec son infirmité.

Mais celle-ci disparaît car la main atrophiée devient normale :

habile à travailler, recevoir, toucher, donner.

 

Recevoir de la liturgie, la reconnaissance d’une appartenance,

la libération d’une entrave physique au déploiement de notre agir,

la grâce de la vie selon Dieu qui va illuminer notre semaine :

vivement la messe de dimanche !

 


Mardi 19 janvier 2021

 

La loi et la vie

Mc 2, 23-28

 

Généralement, la loi est promulguée

pour nous indiquer le chemin qui mène à la vie,

pour favoriser une humanisation personnelle et collective.

 

Pour garder le cap sur l’horizon des vivants,

des exceptions confirment la règle et des transgressions

sont parfois nécessaires.

 

C’est à ce bon sens-là que Jésus renvoie les pharisiens.

D’ailleurs, selon le Talmud, il y a des situations où

transgresser la lettre de la loi, c’est respecter son esprit !

La liberté paisible des disciples de Jésus

questionne les contradicteurs sur la liberté et l’identité de Celui qu’ils suivent,

ce Fils de l’homme qui est maître du sabbat.

 

Accomplir notre humanité en qualité disciple de Jésus

nous conduira à la liberté …des enfants de Dieu !

 


Lundi 18 janvier 2021

 

Jeûne adapté

Mc 2, 18-22

 

Différents groupes religieux jeûnent pour se rapprocher de Dieu

et de nos jours, des jeûnes sont entrepris dans le cadre

d’un développement personnel ou pour des raisons de santé.

 

Dans la Parole du jour, alors que les disciples jouissent de la présence de Jésus,

jeûner pour se rapprocher de Lui paraît effectivement…incongru.

 

Mais pour bien comprendre son message,

s’agit-il pour les disciples de jeûner de leurs vieilles conceptions,

leurs façons de vivre bien installées,

leurs certitudes si bien ancrées

qu’elles enferment dans une bulle ?

 

Pour accueillir la nouveauté de l’Évangile,

« quelles vieilles outres et vieux tissus »

devrions-nous aujourd’hui  envoyer au recyclage ?

En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens

quelles nouveautés nous seront données par les croyants des autres confessions ?

 


Dimanche 17 janvier 2021

 

Où demeures-tu ?

 

Jn 1, 35-42

 

Deux cousins prêchant dans le désert

ne devaient  sans doute  habiter aucune maison.

La question « Où demeures-tu ? » demande une autre interprétation :

Qu’est-ce qui t’habite, te fait vivre ? Quelle énergie intérieure te mobilise ?

À quelle source puises-tu pour être qui tu es en pure simplicité ?

 

Le charisme de Jésus était vraisemblablement très attirant.

Sa réponse relève non d’un discours théorique mais d’un accueil existentiel.

« Venez et vous verrez »

Les deux disciples de Jean font donc l’expérience de vivre 24h avec le Christ.

À leur tour, ils demeurent !

Comment ?

Ont-ils trouvé ce qu’ils cherchaient ?

Assurément puisque l’un deux se met  à conduire son propre frère vers Jésus.

 

La rencontre de Jésus a-t-elle changé ma vie de baptisé.e. ?

Est-elle la source qui me fait demeurer dans la foi et agir en fonction d’elle ?

Arrêtons de courir en tout sens,

le ciel est en nous dit Angélus Silésius !

Demeurons-y !

 


Samedi 16 janvier 2021

Table ouverte

Mc 1, 13-17

 

Lévi, un disciple tout juste appelé, peu fréquentable

par les bien-pensants et les « correctement croyants »

fait table ouverte pour Jésus et ceux et celles qui le suivent.

 

Tous ces convives issus des périphéries

reçoivent la joie de la rencontre avec Jésus.

 

La précipitation de Lévi à suivre Jésus laisse deviner

combien ce collecteurs d’impôts était en attente d’une autre vie,

la vraie vie, celle que nous offre Jésus venu pour nous en ce monde.

Cette vraie vie a tenu à peu de choses, juste deux mots :

« Suis-moi » qui ont tout changé !

 

Qu’est-ce qui aujourd’hui me rendra vivant.e . de la vie de Jésus ?

Quelles frontières de convenances sociales,

de préjugés variés devront être traversés ?

 


Vendredi 15 janvier 2021

 

Guérison intégrale

 

Mc 2, 1-12

 

À notre époque, l’approche holistique est importante :

un seul climat, une seule santé,

une écologie intégrale, une éducation intégrale, un développement intégral !

Dans l’évangile de ce jour nous assistons à une guérison intégrale :

Libération du cœur blessé par ses remords et ses péchés,

du corps paralysé délié , se redressant en toute souplesse et liberté,

mise en place de relations sociales plus transparentes.

 

Cet éclaircissement des relations entre Jésus et tous ses interlocuteurs donne à penser.

Le pardon accordé au paralysé d’âme et de corps suscite des murmures intérieurs

que Jésus met au jour et dissout dans une guérison intégrale.

La guérison du paralysé conduit la foule à l’émerveillement et à la louange de Dieu.

 

De quels murmures, de quels liens qui paralysent

pourrions-nous être libérés aujourd’hui ?

Quels émerveillements susciteront notre louange de Dieu ?

 


Jeudi 14 janvier 2021

 

Vouloir la compassion

 

Mc 1, 40-45

 

Saisi de compassion, Jésus veut guérir le lépreux, répondant à sa demande.

 

De formidables élans de solidarité et de compassion active,

des manières collectives de prendre soin les uns des autres

sont nés avec la pandémie.

« Prenez soin de vous » est devenu une nouvelle formule de courtoisie.

 

Rendons grâce pour toutes les bonnes volontés

engagées dans la résolution de notre crise sanitaire.

Prions pour que notre conscience d’appartenir à la famille humaine

ne cesse de se déployer en volonté de vivre une fraternité universelle.

 


Mercredi 13 janvier 2021

 

Je suis sorti

 

Mc 1, 29-39

 

« Je suis sorti », petit mot sur une porte pour expliquer une absence, message automatique de notre messagerie électronique pour justifier une non réponse.

La pandémie impose aujourd’hui à chacun de rentrer chez soi au plus vite.

 

Pourtant, il y a pour toute personne un appel à sortir de son destin,

de ses déterminismes, ses entraves et ses enfermements ,

sortir pour sa mission propre

qui l’engage dans un don de soi pour le bien commun.

À la suite de Jésus, pratiquons l’évangile de ce jour :

sortons de la liturgie pour aimer le prochain,

le libérer de ses entraves ;

sortons de la foule et de nos activités pour nous recueillir de nuit auprès du Père ;

sortons des pressions sociales subies pour répondre à notre mission.

 


Mardi 12 janvier 2021

 

Nouveauté au quotidien

 

Mc 1, 21-28

 

La liturgie nous fait entrer cette semaine dans le dit « temps ordinaire.»

L’évangile nous raconte un exorcisme pour le moins spectaculaire,

une sortie de l’ordinaire des jours par une révélation tumultueuse.

 

Puisse chaque jour devenir un temps de questionnement,

de déplacement intérieur parce que l’enseignement de Jésus

donne à chaque instant de nos vies une profondeur insoupçonnée.

À la fin de sa vie sur son lit de malade,

Apercevant frère Genièvre, surnommé le jongleur de Dieu,

saints Claire le questionne :

« Qu’as-tu de neuf à me dire sur Dieu ? »

Ici et maintenant, Jésus  a quelque chose à nous dire !

 


Lundi 11 janvier 2021

 

Urgence de l’essentiel

 

Mc 1, 14-20

 

Tout va très vite dans l’évangile de ce jour : Jésus voit, appelle

et laissant tout, Simon, André, Jacques et Jean le suivent pour une nouvelle vie.

De quelle nouveauté s’agit-il ?

Répondre à l’appel,

serait-ce découvrir enfin ce pour quoi, pour qui

nous sommes sur terre, notre mission ?

Le 4 pêcheurs de poissons sont appelés à pêcher des humains !

Entrer en relation avec nos semblables proches ou lointains

et les entraîner avec nous vers Jésus, le Christ qui nous guide vers le Père.

Tout baptisé peut  entendre au plus profond de lui-même,

ce murmure de l’Esprit de Jésus qui l’appelle et le conduit

à sa mission la plus essentielle :

accueillir le pouvoir de devenir fils ou fille de Dieu

et ainsi s’accomplir dans cette conversion.

 


 

 

 

 

Dimanche 10 janvier 2021

Baptême du Christ

Isaïe 55,1-11 ; 1 Jean 5,1-9 ; Marc 1,7-11

 

 

« Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé

par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l’eau,

il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme

une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon

Fils bien-aimé ; en toi je trouve ma joie ! »

 

Là est le secret de toute la vie de Jésus. Et le nôtre ?

 

« Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or, la

victoire remportée sur le monde, c’est notre foi !

C’est lui,  Jésus Christ, qui est venu par l’eau et le sang... Et

celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit. Le témoignage de

Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils. »

 

« Cherchez donc le Seigneur tant qu’il se laisse trouver.

Invoquez-le tant qu’il est proche...

Dieu nous parle :

Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez et vous vivrez !

Je m’engage envers vous par une alliance éternelle.

Ma Parole qui sort de ma bouche ne me reviendra pas

sans résultat, sans avoir accompli sa mission. »

 


Samedi 9 janvier 2021

Dieu vrai

1 Jn. 5,14-21 ; Jean 3,22-30

 

 

Ultime témoignage de Jean le Baptiste : « Un homme

ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du

ciel... Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux, quant

à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux,

et il en est tout joyeux. Telle est ma joie, elle est parfaite.

Lui, il faut qu’il grandisse, et moi, que je diminue ! »

 

Et aujourd’hui ? Jean l’évangéliste nous répond :

 

« Nous savons que le Fils de Dieu est venu nous donner

l’intelligence pour que nous connaissions Celui qui est vrai ;

Et nous sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ.

C’est lui qui est le Dieu vrai et la vie éternelle.

Petits enfants, gardez-vous des idoles ! »

 


 

Vendredi 8 janvier 2021

La vie : don de Dieu

1 Jn. 5, 5-13 ; Luc 5, 12-16

 

 

L’apôtre Jean évoque pour nous le témoignage que Dieu

rend à son Fils. « Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné

la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils

possède la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède  pas

la vie. Je vous ai écrit cela pour que vous sachiez que vous avez

la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils

de Dieu. »

 

Ces phrases semblent avoir été écrites pour nous. Elles sont

d’un impact formidable si nous les prenons au sérieux !

 

Au temps de Jésus, ce don de la vie s’exerçait concrètement :

« Survint un homme couvert de lèpre. Voyant Jésus, il tomba

face contre terre et le supplia « Seigneur, si tu le veux, tu peux

me purifier ! » Jésus étendit la main et le toucha en disant

« Je le veux, sois purifié ! » A l’instant même, la lèpre le quitta.

De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir.

Mais lui se retiraient dans les endroits désert, et il priait. »

 


Jeudi 7 janvier 2021

Dans la puissance de l'Esprit

1 Jn. 4,19 à 5,4 ; Luc 4,14-22

 

 

« Jésus revint en Galilée, sa renommée se répandit

dans toute la région. A la synagogue de Nazareth, il

se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète

Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :

L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur

m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne

Nouvelle aux pauvres...

Aujourd’hui – dit-il - s’accomplit  ce passage de l’Écriture

que vous venez d’entendre ! »

 

Paroles fondatrices de la mission de Jésus, que nous n’aurons

jamais fini de croire et d’accueillir !

 

« Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ;

celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est

né de Lui. Voici comment nous reconnaissons que nous aimons

les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu  et que nous

accomplissons ses commandements, qui ne sont pas un fardeau ».

Saint Jean, lui aussi, est un bon pédagogue !

 


Mercredi 6 janvier 2021

Source de la confiance

1 Jn. 4,11-18 ; Marc 6, 45-52

 

 

Jésus a nourri cinq mille hommes. Quand il les eut

congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier.

Les disciples, au milieu de la mer, peinaient à ramer.

Jésus vint à eux en marchant sur la mer : « Confiance,

c ‘est moi, n’ayez pas peur ! » ... et le vent tomba.

 

Dans nos difficultés, osons-nous recourir à Jésus avec

confiance ? Comme lui, prendre du temps pour prier ?

 

« Dieu, personne ne l’a jamais vu, mais si nous nous aimons

les uns les autres, Dieu demeure en nous, et en nous, son

amour atteint la perfection. »

 

« Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons

en lui et lui en nous : Il nous a donné part à son Esprit.

Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous,

et nous y avons cru... Il n’y a pas de crainte dans l’amour. »

 

Nous sommes invités à suivre cette pédagogie de l’amour.

 

 

Mardi 5 janvier 2021

L'amour vient de Dieu

1 Jean 4,7-10 ; Marc 6,34-44

 

 

« Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté

parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le

monde pour que nous vivions par lui. »

 

Cela s’est concrétisé dans la vie de Jésus par sa relation

avec son Père, avec ses disciples, au bénéfice des foules

qui le suivaient, comme des brebis sans berger.

« Il se mit à les enseigner longuement... Donnez-leur

vous-mêmes à manger, dit-il à ses disciples... Levant les

yeux au ciel, il prononça la bénédiction, il rompit alors

les quelques pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils

les distribuent. Ils mangèrent tous et furent rassasiés. Et

l’on ramassa les morceaux qui restaient... »

 

Au-delà de toute limite, la compassion, la prière et le partage

réalisent encore des miracles, si nous croyons à l’amour

de Dieu pour les hommes.

 


 

Lundi 4 janvier 2021

Lumière de Dieu

1 Jn. 3,22 à 4,6 ; Mat 4,12-25

 

 

Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus commence

son ministère. Il proclame : « Convertissez-vous, car le Royaume

des Cieux est tout proche ! » Il enseigne, proclame, guérit... et de

grandes foules le suivent.  Ainsi s’accomplissait la Parole d’Isaïe

proclamée la nuit de Noël « Le peuple qui marchait dans les ténèbres

a vu une grande lumière... »

 

L’apôtre Jean nous le rappelle : « Voici le commandement de Dieu :

Mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer

les uns les autres... Alors, Dieu demeure en nous et nous en Dieu. Et voilà

comment nous reconnaissons qu’Il demeure en nous, puisqu’il nous

a donné part à son Esprit. »

 

Voilà tracé pour nous  le sillon d’une vie en Dieu, au sein de toutes les

erreurs possibles, à toutes les époques.

 


 

Dimanche 3 Janvier 2021

Epiphanie du Seigneur

Isaïe 60,1- ; Ephésiens 3,2-6 ; Mat.2,1-12

 

 

Vision du prophète Isaïe :

« Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue ta

lumière et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi !

Les nations marcheront vers ta lumière. Tous les gens

de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront

les exploits du Seigneur... »

La vision du prophète est grandiose, la réalité évangélique

plus modeste :

« Voici que des mages venus d’Orient  arrivèrent à Jérusalem

et demandèrent : Où est le roi des juifs qui vient de naître ?

Nous avons vu son étoile à l’orient, et nous sommes venus nous

prosterner devant lui... Le roi Hérode fut bouleversé, et tout

Jérusalem avec lui... »  Il craint pour son pouvoir... Les mages

trouvent l’enfant dans une pauvre demeure, se prosternent et

offrent leurs présents. Leur route de foi est accomplie, et ils

regagnent leur pays par un autre chemin, tandis qu’Hérode,

dans sa fureur, se livre à un massacre.

Il est passé à côté du mystère :

« Ce mystère, nous dit Paul, c’est que toutes les nations sont

associées au même héritage, au même corps, au partage de la

même promesse, dans le Christ Jésus. »

Cela nous concerne aussi : Croyons-nous vraiment à cette révélation ?

 


 

Vendredi 1er janvier 2021

Jour de l'An neuf

Livre des nombres 6,22-27/ Galates 4,4-7/Luc 2,16-21

 

 

Quelle nouveauté nous apporte aujourd’hui

la Parole de Dieu ?

 

« Dieu a envoyé l’Esprit Saint dans nos cœurs,

et cet Esprit crie « Abba ! » c’est-à-dire « Père ! »

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu

es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu. »

 

Nous n’en aurons jamais fini d’intérioriser ce

mystère de notre adoption divine. à l’image de Marie

« qui retenait tous ces événements et les méditait dans

son cœur. »

Et nous pouvons faire nôtre chaque jour cette

bénédiction : « Que le Seigneur te bénisse et te garde.

Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il

t’apporte la paix."

Y a-t-il meilleur vœu pour 2021 ?

 


   
 
Dernière modification : 08/05/2021