MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

 

 

 

St Matthieu - copie

 

Évangéliste saint Matthieu,

bréviaire de sainte Colette

 

XIVème siècle

 

 

 

Claire avait plaisir à entendre la Parole de Dieu

sachant que sous l'écorce des mots

se cache une amande à savourer.

Elle avait l'art de tirer du sermon de n'importe quel prédicateur

ce qui pouvait profiter à son âme,

sachant cueillir une fleur sur un buisson d'épines

comme atteindre aux fruits d'un arbre bien cultivé.

 

 

d'après la Vie de sainte Claire d'Assise par frère Thomas de Celano n° 37


 

 

 

 

Samedi 11 juillet 2020

Le tout pour le Tout !

St Benoît

Mt 19, 27-29

 

« Nous avons tout quitté pour te suivre ! » Est-ce que cette parole de Pierre à Jésus ne se réfèrerait qu'au choix de la vie monastique telle que l'a vécu St Benoît que nous fêtons aujourd'hui ?!...

En fait, c'est un appel pour tout un chacun ! L'appel de l'Amour, l'appel de la Vie !

Au quotidien, comme dans les grandes étapes de nos vies, nous avons souvent des choses à quitter. Est-ce que nous allons obstinément, nous y raccrocher ?... au risque de nous enfermer dans notre bulle ? Ou dans une existence statique ?

Est-ce que nous allons quitter ces choses bon gré malgré, par obligation, par devoir, au risque de tisser en nous une toile de frustration ou d'amertume ?

Est-ce que nous allons choisir d'abord, de SUIVRE Jésus, suivre son chemin de vie et d'amour, suivre la relation fraternelle avec nos proches, nos collègues... et, du coup, nous quitterons ces choses comme une simple conséquence et, parfois même, sans nous en rendre compte.

… Et, alors, nous recevrons au centuple !...

 


Vendredi 10 juillet 2020

À la bonheur !

Mt 10, 16-23

 

Jésus ne nous fait pas miroiter des petits bonheurs pépères dans nos pantoufles devant nos écrans ! Ni un développement personnel qui nous ferait accéder à un nirvana de relations zen et sans vagues avec les autres... il ne nous donne pas de méthodes de communication !...

Cependant, il nous encourage, face aux cultures de violence, à n'avoir ni une attitude de victimes passives, ni celle d'une complicité. Casser ce cycle mortifère. Non avec nos propre forces. Mais en nous laissant envahir par l'Esprit.
Notre comportement pourra provoquer l'inimitié ou le rejet à notre égard.

Mais notre bonheur intime sera de rester ancré dans cet Esprit de vie et de liberté.

 


Jeudi 9 juillet 2020

« Va, confiante, allègre et joyeuse » (de Ste Claire)

Mt 10, 7-15

 

« En chemin, proclamez que le Royaume des cieux est là ! » N'attendez pas d'être bien installé ! Non, c'est dans le fait-même d'être en route, que vous rayonnerez de la présence de Dieu Trinité, toujours en mouvement d'accueil et d'offrande.
Vous-même avez reçu gratuitement la guérison, la régénération, la purification de tout votre être. Alors, donnez-le gratuitement à votre tour.
Pour cela, restez dans la pauvreté qui vous tient éveillés, réceptifs, dépendants.
Riche de la paix à offrir.

… sans jamais vouloir imposer quoi que ce soit... si quelqu'un n'est pas prêt à accueillir votre parole, laissez-le aller librement à son rythme, sur son chemin...

 


Mercredi 8 juillet 2020

Coach christique

Mt 10, 1-7

 

Devant la tâche immense qui se présente à lui, Jésus ne se laisse pas gagner par le stress de ceux qui se croient indispensables irremplaçables. Il fait confiance et délègue sa mission. Il choisit un bel échantillon des types d'hommes de son peuple !

Quelle audace il a, de vouloir faire vivre ensemble des hommes rustres et des intellos ! Des révolutionnaires extrémistes et des profiteurs qui fricotent avec l'envahisseur despotique !

Quelle folie de mettre sa Foi en un Pierre qui le reniera et un Judas qui le trahira !...
Dans ce discernement, Jésus aurait bien dû faire appel à un coach pro !

Mais voilà le pari de l'Évangile ! Jésus, non seulement, appelle, mais envoie en mission, en misant sur la contagion de sa Foi en l'être humain, sans exclusive !...

 


Mardi 7 juillet 2020

guérison de la parole

Mt 9, 32-38

 

Dans l'Évangile de ce jour, il est dit que l'homme muet est possédé d'un démon. Cela signifie qu'il n'est pas bon d'être privé de la parole. L'être humain est créé être de parole, de relation.

Cet homme muet l'est jusque dans son corps puisqu' « on » l'amène à Jésus. Impossibilité totale de s'exprimer par lui-même !

On ne dit pas que le miracle de Jésus consiste à le faire parler. Il consiste à chasser le démon qui en est la cause. Quel est ce démon ? Quelle est la raison de ce mutisme ? L'histoire ne le dit pas. Ce miracle est, en tout cas, d'opérer cette guérison en profondeur. Et c'est justement cette libération qui permet à l'homme de parler de lui-même.

Beaucoup s'émerveillent pour cette guérison de la parole, de la relation.

Les pharisiens en sont contrariés. Ce peut être dérangeant des êtres vivants, des êtres parlants.

C'est pourquoi, ils vont tout faire pour que Jésus se taise !...

… 2000 ans après, il continue de nous parler !...

 


 

Lundi 6 juillet 2020

Dignité intergénérationnelle

Mt 9, 18-26

 

Laissons-nous émouvoir par le comportement de Jésus à l'égard de ces deux femmes : une femme d'âge mûr et une ado. Attitude emprunte de respect, d'attention, d'estime. Aucune supériorité.

Cela se manifeste dans sa disponibilité totale. Alors qu'il est entrain de parler, à la demande du père de la jeune fille, il s'interrompt et le suit immédiatement. Lorsque la femme le touche, il s'arrête et se retourne vers elle. À aucun moment, il dit : « attends ! J'ai des choses plus importantes à faire !... On va prendre un rendez-vous ! »

Son humble respect s'exprime aussi lorsqu'il répond à la femme que sa Foi l'a sauvée. De même, le père de l'adolescente lui avait demandé de lui imposer la main, mais il prend sa main, et elle se lève. On dirait que Jésus est juste là pour l'accompagner dans son relèvement. Il ne fait pas à sa place.


 

Dimanche 5 juillet 2020

« Qui est sage ? Qui est savant ? »

Mt 11, 25-30

 

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout petits. »

Croyons-nous vraiment en cette parole du Christ ?!

Est-ce que, réellement, nous sommes dans cette disposition intérieure vis à vis de ceux et celles que le monde (ou que nous-mêmes) considère comme petits ?!

Est-ce que nous accordons crédit à ceux et celles qui n'ont pas le label d' "experts ", de " scientifiques ", de " décideurs ", de gens qui " savent " ?!

Est-ce que nous pensons réellement qu'ils ont un savoir qu'il est indispensable d'écouter et de reconnaître, non seulement pour ce qui les concerne personnellement, mais également pour ce qui concerne nos communautés et nos sociétés dans leur ensemble.

Nous sommes tentés de leur donner des conseils, de penser que nous savons bien ce qui est bon pour eux... ou de les écouter, mais de manière condescendante, intérieurement satisfaits de nous sentir si généreux à leur égard !...

Il faut se reconnaître, soi-même, petit, pauvre, pour apprendre à savoir recevoir, accueillir...

 


Samedi 4 juillet 2020

esprit d'aventure

Mt 9, 14-17

 

Jésus nous apporte un esprit de fête, un esprit de joie ! La vie avec lui est une célébration de l'Amour, une fête de l'alliance ! Nouveauté semblable à celle de noces où tous les possibles sont ouverts, offerts !...

On bâtit sur des bases nouvelles. Fini les « on a toujours fait comme ça ! » ou « chez moi, c'était comme ça qu'on faisait ! »

Un vent d'air frais, un souffle nouveau ! Fini les aménagements avec les vieilles manies et les nostalgies stériles !

Osons mettre la robe toute neuve des noces avec l'Amour ! Osons nous enivrer d'un vin nouveau !

Au lendemain du confinement, allons-nous reprendre nos vieilles habitudes ?!...

 


Vendredi 3 juillet 2020

Saint Thomas

Ce lieu est saint

Jn 20, 24-29

 

Pour croire que Jésus est vivant, Thomas a besoin de voir les marques de la souffrance par laquelle Jésus est passé. Il a besoin de toucher ses plaies personnelles, indélébiles.

Il me semble que c'est notre expérience profonde. C'est lorsque quelqu'un laisse dévoiler quelque chose des épreuves qui ont marqué son passé, lorsqu'il laisse percevoir quelque chose de sa vulnérabilité, que nous mesurons davantage le Mystère de la vie en lui. Nous pouvons être bouleversés par les douleurs qui l'ont atteint. Mais, plus encore, nous sommes bouleversés par la vie qui s'est frayé un chemin à travers tout, s'amplifiant paradoxalement par ces épreuves traversées.

Stupeur émerveillée de reconnaître cette personne pleinement vivante !

Pressentiment que la Vie, si puissante, si résiliente, c'est une Personne : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »

 


Jeudi 2 juillet 2020

La vie est mouvement !

Mt 9, 1-8

 

Puisque Jésus a été prié de quitter le territoire étranger, il n'insiste pas et retraverse le lac pour rentrer dans son pays, dans la Galilée, carrefour des nations.
Il se retrouve face à quelqu'un qui n'est pas agité par une tempête, cette fois, mais au contraire, plongé dans l'inertie, paralysé, couché sur un lit, et mutique.
Heureusement, Jésus le voit ! Il voit la Foi de ceux qui amènent le paralysé. Il voit les pensées de ceux qui, là encore, résistent à la libération.

Le paralysé, lui, l'accueille et y puise la force de se remettre debout, et de bouger à nouveau.

« Il se lève et marche » : Résurrection ! La vie dans toute sa splendeur resurgit en lui, et non plus cette existence statique, figée, qui l'emprisonnait... Le voilà HOMME à nouveau !

 


 

Mercredi 1er juillet 2020

Tempêtes

Mt 8, 28-34

 

Après la tempête sur le lac, les disciples peuvent suivre Jésus en terre étrangère, et rencontrer ces hommes pris dans une tempête intérieure, cette fois ! Les disciples savent de quoi il s'agit. Ils peuvent comprendre car ils sont passés par là !

Ce n'est pas parce qu'ils ont vécu cette souffrance qu'ils peuvent aider les autres. C'est parce que, l'ayant traversée... jusqu'au rivage de l'apaisement, ils peuvent rayonner de l'espérance de la victoire de la Vie sur les tombeaux. Ils peuvent en rayonner jusqu'en terre étrangère. Car ce qu'ils ont vécu rejoint ces hommes à un niveau tout intérieur et universel.

Libre après à leurs interlocuteurs d'accueillir ou pas cette libération.
Les deux « possédés » l'accueillent. Les gens de la ville en ont peur et renvoient Jésus !...

 


Mardi 30 juin 2020

Ça baigne ! ( ?!...)

Mt 8, 23-27

 

Les disciples montent dans une barque avec Jésus. L'Église est là autour du Seigneur, toute proche de lui, formant une communauté de destin avec lui.

Logiquement, on se dit que c'est génial, le paradis sur terre... ou sur mer ! Tout va bien. Tout baigne !

Mais voilà qu'une tempête violente se déchaîne !... Et, en plus, Dieu dort !...

… Passage nécessaire, passage obligé pour que l'Église, pour que nos communautés touchent du doigt leurs fragilités, leurs précarités... et leur besoin vital d'oser crier vers Dieu, telles qu'elles sont, sans gloriole, sans contre-façon, sans fausse pudeur...

Avant de pouvoir annoncer l'Évangile, il nous est indispensable de faire l'expérience que nous avons nous-mêmes besoin d'être sauvés.

 


Lundi 29 juin 2020

Où sont les clés ?

Saints Pierre et Paul

Mt 16, 13-19

 

La liberté est réellement en jeu dans la Foi chrétienne ! C'est ainsi que Pierre se retrouve libéré de ses chaînes, conduit hors de prison. Paul « échappe à la gueule du lion » et a la conviction que Dieu le « fera encore échapper à tout qu'on fait pour lui nuire ».

Cette liberté s'enracine au plus profond de nous-mêmes. C'est par elle, qu'à la suite de Pierre, nous confessons notre Foi en Jésus, le Messie Fils de Dieu.

Cette liberté nous vient de Dieu lui-même. C'est encore elle qui fait coexister dans une même Église, des personnes aussi antinomiques que Pierre et Paul.

Cette dans cette liberté de l'Esprit qu'il nous faut puiser pour apprendre à vivre ensemble dans nos diversités.
C'est elle, la clé du Royaume !...

 


Dimanche 28 juin 2020

Hiérarchie d'amour ?

Mt. 10 , 37-42

 

Nous voici confrontés à un évangile dans lequel Jésus semble nous demander de ne pas aimer à fond nos parents, enfants, etc. alors que dans l'Ancien Testament il est dit explicitement que nous devons privilégier nos parents par rapport aux offrandes faites à Dieu.

Alors ?

Alors, il me semble qu'il n'y a pas de hiérarchie dans la façon d'aimer dont nous parle Jésus. Quand Il emploie le mot "plus", il ne faudrait pas le prendre au sens littéral. "Plus" peut être entendu ici comme "différemment". En effet, l'amour que nous portons à nos parents, à nos enfants, trouve ses racines dans la façon dont Jésus nous aime et dans la façon dont nous aimons Jésus. Pas question de mettre en concurrence deux amours. Ils sont en complémentarité et, pour aimer qui que ce soit, nous buvons à la source de l'amour du Père qu'est Jésus.

 


Samedi 27 juin 2020

Guérisons à volonté

Mt. 8, 5-17

 

Nous nous trouvons toujours avec Jésus qui guérit par amour : le serviteur du centurion, la belle-mère de Pierre, et beaucoup de ceux qui le suivaient.

Est-ce pour autant que nous pouvons voir en Jésus une sorte de guérisseur un peu magique ?

Non, je ne le pense pas. Ces guérisons ont pour but de redonner vie à ces personnes, non à permettre à Jésus de se montrer en idole extraordinaire. La dernière phrase de l'évangile est éclairante à ce sujet : " il a pris nos infirmités et s'est chargé de nos maladies", oracle du prophète Isaïe. Ce qui veut dire que Jésus, en guérissant nos maladies en tous genres, les prend sur lui et le poids de ces maux pèse maintenant sur ses épaules et plus sur les nôtres. Une forme de sacrifice qui le conduira au sacrifice ultime. Ces guérisons ne son que don et don et don.

 


Vendredi 26 juin 2020

Volonté divine

Mt. 8, 1-4

 

Jésus, de grandes foules et un lépreux.

Une seule parole : "si tu le veux, tu peux me guérir"

Un seul mot en guise de réponse : "je le veux".

Un dialogue réduit à sa plus simple expression. La plus simple expression, pour Jésus, c'est la guérison. Une seule volonté : guérir. C'est la seule volonté du Père : aimer et guérir.

 


Jeudi 25 juin

Le Roc

Mt. 7, 21-29

 

Appeler, crier vers le Seigneur si on n'a pas bâti sa maison sur le roc, cela ne sert à rien. Tout s'effondrera parce qu'on n'aura pas mis sa confiance en lui.

Cependant, bâtir sur le roc n'est pas chose facile : cela demande de l'énergie, de la persévérance, de la force, de la volonté, de l'amour, de l'espérance, etc. Et ce n'est pas en criant "Seigneur, Seigneur" que la volonté, la force, etc. se transformeront en réalités.

Tout ceci, on en a besoin, non pas pour satisfaire un ego personnel, mais parce que le Royaume de Dieu, Celui qu'il nous est demandé de construire, en a besoin.

Toute parole d'évangile, toute parole de Jésus est toujours une ouverture vers les autres. Merci Seigneur de nous mettre, de nous garder en relation avec nos frères seet soeurs, avec toi.

 


Mercredi 24 juin 2020

Le Nom

Lc. 7, 57-66

 

Quel nom donner à cet enfant, cadeau du Seigneur à ce vieux couple stérile, cadeau du Seigneur à l'humanité entière?

Comment oser rompre la tradition familiale, culturelle en donnant un nom qui n'a pas de racine dans une famille humaine particulière ?

La mère et le père sont d'accord pour donner un nom nouveau, un nom proposé par Dieu, un nom qui annonce la destinée de cet enfant, un nom qui déjà montre que ces parents ne s'approprient pas cet enfant, qu'ils acceptent que cet enfant soit tout donné à Dieu et à l'humanité.

Par ce nom de Jean, l'identité est établie pour les siècles, ses racines sont divines. Et tout nom a des racines divines. Merci Seigneur.

 


Mardi 23 juin 2020

Porte dérobée

Mt. 7, 6-12 ; 14

 

Aujourd'hui, nous avons beaucoup d'images : des porcs, des perles, du pain, des pierres, du poisson, un serpent. Bref tout ce qu'il faut pour répondre ou pas à un appel.

En fait, c'est le fait d'appeler et la réponse qui sont importants, non pas le contenu de la demande. Une fois de plus, Jésus nous donne son Père en exemple et nous demande de faire comme lui dans le domaine de l'amour. Nous avons été créés à son image et à sa ressemblance, donc capables d'aimer.

Mais aimer ne se met pas en vitrine, il se cache dans la pratique humble, sans mise en valeur ou extériorisation. Son chemin est donc la porte étroite et basse, la porte dérobée, celle qui ne saute pas aux yeux mais qu'il faut chercher avec constance, persévérance, patience, l'unique chemin pour rencontrer le Père.

 


Lundi 22 juin 2020

Paille versus poutre

Mt. 7, 1-5

 

Comment enlever la paille de son frère si nous avons une poutre dans notre propre oeil ?

Mais comment enlever soi-même une poutre dans son propre oeil si on n'a pas l'aide de son propre frère ?

On tourne en rond. Quelle est la solution ?

Peut-être n'y en a-t-il pas ? Ou peut-être y en a-t-il une qu'on ne peut pas voir à cause de la poutre ?

On continue à tourner en rond.

Alors ne menons pas le combat de la poutre contre la paille et vice-versa. Cherchons un troisième frère qui viendra au secours aussi bien de la paille que de la poutre. Ce troisième frère s'appelle Jésus.

 


Dimanche 21 juin 2020

La force du faible moineau !

Mt. 10, 26-33

 

Les moineaux, les cheveux de la tête, ont du prix aux yeux du Père des cieux, voilà ce que nous dit Jésus. Cela peut sembler surprenant que des choses sans importance reçoivent tant d'attention.

Pourquoi Jésus utilise-t-il cette comparaison, nous révélant ainsi l'attention du Père pour chacun d'entre nous ?

En même temps, Jésus nous appelle à ne pas avoir peur de ceux qui peut-être nous veulent du mal car ils ne peuvent rien contre notre âme, c'est-à-dire contre l'amour que le Père porte à chacun. Là est l'essentiel. Comme dit saint Paul : "rien ne peut sous séparer de l'amour de Dieu, ni la mort, ni les tribulations ni les puissances maléfiques, etc."  Ainsi, nous n'avons rien à craindre, quoiqu'il nous arrive, l'amour du Père nous est acquis. Encore faut-il que nous l'acceptions et c'est la signification de la dernière phrase : "Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est au cieux". Bien comprendre l'ordre : ce n'est jamais le Père qui prend l'initiative d'exclure, c'est nous qui nous excluons nous-mêmes.

 


Samedi 20 juin 2020

Contemplation intérieure

Lc. 2, 41-51

 

Aujourd'hui, évangile privilégié pour nous présenter la Vierge Marie : une mère et une priante.

Oui, une mèrer qui s'inquiète à la disparition de son fils.

Oui, une priante qui "conserve toutes ces choses en son coeur". Car la contemplation c'est se laisser habiter en permanence par une parole de Dieu, que cette parole soit concrètement une parole des évangiles, ou différemment une parole dite par des événements, des rencontres, etc. Rien n'est étranger au Seigneur, rien n'est étranger à sa présence. Que ce soit dans la douleur ou la joie, il est toujours au coeur de nos vies, dans nos coeurs.

C'est pourquoi l'Eglise nous appelle à célébrer le coeur immaculée de Marie, non pas de manière sentimentale ; son coeur est immaculé parce qu'il est habité en permanence et entièrement et uniquement par la présence de Dieu.

 


Vendredi 19 juin 2020

Dépendance du coeur

Mt. 11, 25-30

 

Aujourd'hui, Solennité du Sacré Coeur de Jésus. Une solennité qui passe souvent inaperçue car elle est célébrée toujours un vendredi. A cette époque de l'année, les gens sont plus préoccupés par leurs futures vacances que par Jésus.

Et pourtant !

Et pourtant, ce coeur de Jésus, est ce coeur qui fut transpercé, qui a saigné, qui a pleuré sur le monde et qui, en même temps, est l'icône de l'humilité. Humilité des petits, de ceux qui n'ont rien, qui attendent tout du Père, des autres, qui sont en totale dépendance. La dépendance devient une richesse pour eux car elle leur permet de s'en remettre en pleine confiance au Père et à son amour miséricordieux.

C'est une vertu qui n'a pas bonne presse aujourd'hui car tout ce qui est fait et vécu est plutôt de l'ordre de l'indépendance du "ne rien devoir à personne".

Et pourtant, la dépendance, c'est ce qui met en relation et la relation, c'est ce qui permet à l'homme de vivre. Alors n'hésitons pas, osons demander à Jésus de nous donner ce goût de la dépendance. C'est cette coupe de dépendance qui reçoit le salut et à laquelle nous pouvons boire sans retenue.

 


Jeudi 18 juin 2020

Prière et volonté

Mt. 6, 7-15

 

Cette prière que Jésus nous enseigne aujourd'hui, comment ne résonnerait-elle pas dans notre coeur ? Cela fait tant d'années que nous la disons, la récitons plusieurs fois par jour. Et pourtant!

Oui, et pourtant elle semble nouvelle, neuve, inouïe à chaque fois, chaque jour.

Comment osons-nous proclamer "que ta volonté soit faite" C'est tellement difficile déjà de la connaître.

Et y a-t-il vraiment une volonté de Dieu ? J'en ai toujours douté car je ne peux me plier à l'idée que le Seigneur soit là comme un plénipotentiaire qui dicterait tous ses désirs aux hommes. D'abord, le mot volonté est au singulier. Le Seigneur n'a donc qu'une seule volonté. Laquelle? Elle est déployée dans la suite de la prière : nous donner le pain du ciel, nous pardonner, nous protéger de la tentation et nous enlever des griffes du Mauvais. Et, en finale, son invitation à faire comme lui, non pas pour je ne sais trop quel marchandage de salut, non, uniquement parce que cette prière va faie de nous de véritables humains capables d'aimer à la façon de Dieu.

 


Mercredi 17 juin 2020

L'humilité, parole de Dieu,

Mt. 6, 1-6 ; 16-18

 

Jeûner, prier, donner, sont paroles de Dieu à condition que ces actions soient faites pour le bien l'autre, et non pas pour se faire-valoir, se faire admirer. L'hypocrisie et la starisation de la charité n'ont pas de place dans notre vie de chrétiens.

Voilà ce que Jésus nous enseigne aujourd'hui.

Nous avons fêté Antoine de Padoue la semaine dernière, et il enseignait que l'humilité, la charité, l'obéissance, la persévérance, étaient paroles de Dieu au même titre que l'évangile.

C'est exactement ce que Jésus nous propose aujourd'hui : vivre l'évangile en acte et notre vie deviendra parole de Dieu pour les autres.

 


Mardi 16 juin 2020

Enfants du Père

Mt. 5, 43-48

 

Aimer ses ennemis, c'est beau sur papier, mais le "passage à l'acte" n'est pas évident, pas possible tous les jours dans le quotidien.

Est-ce possible d'imaginer que Jésus nous propose quelque chose qui serait inaccessible à nos forces ? Non !

Alors, que faire ?

Commencer par ne pas se torturer l'esprit sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire. L'essentiel est de vivre. Mais vivre est affaire de volonté, de courage, d'énergie, de patience, de persévérance et d'espérance, de foi. Une fois qu'on a mis en oeuvre tout cela, tout n'est pas fait mais c'est indispensable. Ensuite : vivre en enfants du Père, ce n'est pas autre chose que de tout remettre entre ses mains en croyant qu'il ne nous laissera pas seuls face à l'amour de l'ennemi, mais qu'il ne le fera pas non plus à notre place. Aimer son ennemi, c'est donc accepter et vivre en enfant du Père. Quelle belle perspective de vie !

 


Lundi 15 juin 2020

Joue droite ou gauche ?

Mt. 5, 38-42

 

Tendre la joue pour recevoir une seconde gifle, ce n'est pas accepté par tout le monde et on le comprend bien. Est-ce ce que Jésus nous conseille de faire ?

Sa première parole : ne vous laissez pas déstabiliser par une parole méchante, gardez votre calme et priez pour que l'amour qui vous habite soit le plus fort.

Deuxième parole  : tendre l'autre joue, n'est-ce pas une façon de ne pas humilier le provocateur en ne le regardant pas dans les yeux. Non seulement ne pas l'humilier, mais non plus ne pas le dominer. La domination d'un être est toujours porteuse de violence.

Troisième parole : Aimez-vous comme je vous ai aimés, c'est-à-dire, jusqu'au don non seulement de 1000 pas, d'un manteau ou de quelques piècettes, mais jusqu'au don de sa vie.

 


Dimanche 14 juin 2020

Donner vie

Jn 6, 51-58

 

Le christianisme a cette particularité de n’avoir aucun tabou alimentaire

mais de célébrer la chose la plus étrange, comme dit Maurice Bellet :

 

« Ils se réunissent, disent-ils, pour manger la chair de Dieu et boire son sang. Et c'est pourtant la chair et le sang d'un homme supplicié il y a deux mille ans, victime paraît-il d'un sacrifice humain offert au Dieu offensé par les hommes. 

Et en plus, ils disent que ce mort est vivant et leur donne la vie éternelle
Voilà bien la chose la plus étrange. Pourtant, ce n'est pas là le rite d'une quelconque secte, c'est ce qui s'appelle tout bonnement «la messe».

 

Oui, l’étonnement des non chrétiens est bien compréhensible.

Nous qui partageons quotidiennement l’eucharistie au monastère,

nous pourrions devenir des « habituées » de l’inouï !

 

A la table de tous les repas des français,

le pain est partagé pour l’entretien de leur vie physique

et le vin, qui se différencie en une multitude d’AOC, fait partie de leur art de vivre.

Or, ce pain et ce vin sont signes de la vie donnée du Christ qui nous rassemble.

Dans une civilisation où l’attention à l’alimentation est grande,

où certains pensent « sauver la planète avec leur fourchette »,

un repas signe la communion entre frères et sœurs membres du corps du Christ.

Les deux aliments choisis sont d’origine végétale

car le temps des sacrifices d’animaux pour le culte est révolu.

Dans une non-violence extrême, Jésus le Christ a donné sa vie

pour nous en mourant sur la croix.

Il est ressuscité.

À la messe, la Vie éternelle est entre nos mains

sous la forme d’un peu de pain partagé.

 


Samedi 13 juin 2020

 

Joyeuse annonce

 

Mc 16, 15-20

 

La famille franciscaine fête en ce jour un frère très célèbre :

Saint Antoine de Padoue, connu par la foi populaire

pour nous aider à retrouver nos objets perdus.

 

Après 10 ans d’intense formation biblique chez les chanoines de Saint Augustin,

il entre chez les franciscains pour une vie évangélique de service, simple et pauvre.

 

Invité par hasard par un frère à prêcher,

sa fraternité le découvre habile orateur.

C’est ainsi qu’il devient un célèbre prédicateur.

 

Jésus invite à aller proclamer partout la Bonne Nouvelle (Mc 16, 19-20)

Saint Antoine dans un de ces sermons commente ainsi 

et invite tous les baptisés à être de joyeux missionnaires:

« Annoncez la Bonne nouvelle, non seulement aux justes,

qui sont au milieu de l’Église, mais jusqu’aux extrémités de la terre,

c’est à dire à ceux qui sont en dehors des limites,

afin qu’ils entendent eux aussi, la voix joyeuse

et acquièrent la joie pleine qui n’aura pas de fin. »

Bref, la Bonne Nouvelle est joie pour tous

donc aussi et d’autant plus pour les périphéries !

 


Vendredi 12 juin 2020

 

Convoiter ou honorer

 

Mt 5, 27-32

 

Aujourd’hui, la Bonne nouvelle de Jésus

s’emploie à ouvrir la porte du féminisme.

La Parole invite à une relation sans convoitise entre l’homme et la femme.

Mieux vaut s’arracher un œil que de mal regarder !

Un regard qui accueille, honore, respecte  l’autre

convient à un cœur simple et droit ouvert à des relations justes.

 

Nous pouvons nous réjouir des mouvements

qui aujourd’hui oeuvrent à des relations sans violence

dans la vie privée des couples comme dans les entreprises, voire les Eglises !

Que notre prière et notre vigilance accompagnent

les couples où de la violence sévit

afin qu’une vie bonne devienne possible pour chacun.

 


Jeudi 11 juin 2020

 

Générosité à flux tendu

 

Mt 10, 7-13

 

Échanger des produits à flux tendu sans stock,

la pandémie nous démontre l’insécurité d’approvisionnement

en masques ainsi engendrée.

 

Dans un monde d’après qui demeure dans une logique de croissance

de la production et de la consommation,

l’évangile de ce jour nous déplace considérablement !

Voyagez léger, recevez gratuitement et donnez gratuitement,

restez là où vous êtes accueillis.

Le gîte et le couvert reçus ;

la guérison, la Bonne nouvelle, le salut, la paix, la libération donnés.

Voilà une économie permacirculaire en version évangélique

 

Choisir de pratiquer l’hospitalité,

voyager en confiance à la rencontre des autres

parce qu’au cœur le feu de la mission nous habite.

Ainsi se diffuse l’amour du Christ, ainsi se renouvellera

une Église de disciples-missionnaires.

 


Mercredi 10 juin 2020

 

L’amour ou l’accomplissement de la loi

 

Mt 5, 17-19

 

Dans le premier testament, Moïse reçoit sur la montagne 10 Paroles de vie :

10 lois qui nous montrent non pas ce qu’il faut faire

mais surtout ce qu’il ne faut pas faire.

Des lois nous désignent les impasses, les chemins qui mènent à la mort.

Ne pas les prendre, c’est choisir la vie,

se réaliser, s’accomplir dans le don.

 

Après ses huit béatitudes proclamées sur la montagne,

Jésus nous l’apprend :

Tout se réalise. Quoi donc ?

 

Choisir la voie du Règne de Dieu, c’est atteindre l’objectif final de la loi

par une cohérence de vie, une intention droite, un coeur pur,

habité de douceur, justice, miséricorde, pauvreté, paix.

Sur la croix, Jésus expire en disant « Tout est accompli. »

Or, l’amour est l’accomplissement de la loi. (Rm 13, 10)

 


Mardi 9 juin 2020

 

Que ton visage s’illumine pour nous

 

Mt 5, 13-16

 

Après les béatitudes dans l’Évangile d’hier,

voici les conséquences pour ceux et celles qui les vivent.

 

Ils deviennent des personnes auprès de qui

la vie a plus de saveur, de goût, de sel.

Ni orgueilleux, ni vaniteux, leurs yeux rayonnent la lumière de leur vie intérieure

pour peu qu’elles aient le cœur pur, voient avec le regard de Dieu.

Si elles sont artisans de paix, affamées de justice et miséricordieuses,

elles donnent à qui les côtoient la conscience de leur dignité

et le désir d’advenir à leur être profond,  si libre !

 

Que de perfections pour les chrétiens et les chrétiennes lambda que nous sommes !

Nous pourrions le penser si nous croyons que cela doit venir de nous.

Peut-être s’agit-il de recevoir tout cela par grâce.

 

Serait-ce ce que perçoit le psalmiste qui dit

« Que ton visage Seigneur s’illumine pour nous ! » Psaume 66, 2

Penser Dieu dont le visage s’éclaire

quand il voit ses enfants vivre les béatitudes !

 


Lundi 8 juin 2020

 

Béatitudes

 

Mt 5, 1-12

 

Commencer la semaine à l’écoute d’un contre-programme

par rapport à ce qui est économiquement et socialement correct

dans le consumérisme ambiant, est-ce une Bonne nouvelle ?

 

Et pourquoi pas à l’heure où se dessine l’horizon d’une nouvelle culture

pour « un monde d’après », en transition vers une sobriété heureuse ?

 

Alors, choisissons une vertu évangélique

à cultiver chaque jour de la semaine.

Huit béatitudes pour découvrir un nouveau sens à notre quotidien,

pour s’approcher du Règne de Dieu.

En vivre, c’est recevoir de Dieu son amour, sa justice et sa miséricorde

au plus dur et au plus noir de nos vies.

 


Dimanche 7 juin 2020

 

Fête de la Trinité

 

Jn 3, 16-18

 

Pour essayer de comprendre les 3  versets évangéliques

choisis pour la fête de la Trinité,

s’agit-il d’entrer d’emblée en communion avec le Dieu Un et Trine

comme disait saint François d’Assise ?

 

En nous donnant son Fils Unique,

Le Père « tendre et miséricordieux,

lent à la colère, plein d’amour et de vérité »

nous manifeste son amour.

Il nous propose d’entrer dans une relation qui n’est vraiment pas « toxique »,

mot souvent utilisé aujourd’hui pour toutes ces relations néfastes

qui nous empêchent d’être bien vivants !

En effet, le Fils unique nous « obtient » la vie éternelle.

Qui ne serait pas d’accord d’accueillir cette Vie en abondance

dès maintenant et jusqu’aux siècles des siècles ?

 

Nous recevons avec joie le salut de saint Paul au Corinthiens :

« Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu

et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous. »

 


Samedi 6 juin 2020

 

L’Évangile dans les mains d’une pauvre

Mc 12, 38-44

 

Après avoir enseigné sur l’identité du Messie,

Jésus qui est dans le temple en vient à critiquer son financement.

 

Transférons-nous au temps de notre Église :

C’est aux riches de soutenir les pauvres

et à tous de veiller à la justice sociale.

Même des dons pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris

n’obligent-ils pas à une part pour les pauvres ?

 

Remarquons l’acuité du regard, la tendresse et l’admiration de Jésus

pour la pauvre veuve, la seule personne qu’il discerne dans une foule

où beaucoup avaient des générosités ostentatoires.

 

Qui transmet aujourd‘hui le mieux l’Évangile

dans une Église « hôpital de campagne » ?

Seraient-ce les pauvres femmes qui prient dans le secret

et portent le monde vers Dieu ?

 


Vendredi 5 juin 2020

 

Écouter avec plaisir

 

Mc 12, 35-37

 

Être nombreux à aller écouter un conférencier réputé,

voilà un plaisir dont nous avons été privés pendant le confinement.

Où courons-nous ? Vers qui allons-nous ?

Vers celui qui met des mots sur ce que nous pressentons,

vers qui nous dit  de l’inouï qui décape et stimule tout à la fois ?

 

La foule qui écoutait Jésus avec plaisir

avait soif d’un Dieu tout neuf, proche et bon.

Elle fut comblée jusqu’au revirement à Jérusalem

avec ces cris :« Crucifie-le ! »

 

Oui, ce Crucifié-ressuscité est bien le Messie attendu,

scandale pour les juifs et folie pour les païens !

Il se revendique de la lignée de David, fils de roi

mais le Roi dont il s’agit, c’est le Roi des rois,

le Très Haut Père des cieux comme disait saint François d’Assise.

Il est aussi fils d’Abraham, père des croyants.

Commentant le psaume 110, le Talmud explique :

David appelle Abraham, mon Seigneur.

Alors, Jésus le Christ s’inscrit en pèlerin de la foi,

dans une perspective de promesse,

le salut est bien pour tous.

 


Jeudi 4 juin 2020

 

Plénitude de l’amour

Mc 12, 28b-34

 

Nous assistons ce jour à une méditation commune de l’Ecriture,

celle de Jésus et d’un scribe.

Ils sont d’accord sur les priorités :

S’engager avec toute se personne pour aimer

le Dieu unique, soi-même et son prochain.

 

Aujourd’hui, entre crise écologique et pandémie,

nous aurions tendance à ajouter à ces 3 amours

celui de « sœur notre mère la terre »

qui nous appelle au respect

afin que notre maison commune demeure habitable.

Cette maison est d’ailleurs le lieu où se pratique l’amour du Créateur,

de nos prochains, de nous-mêmes, de toutes les créatures.

 

La rencontre « herméneutique » s’achève

par une pertinente appréciation du scribe par Jésus :

« Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu.»

Quelle est cette proximité pas encore tout à fait atteinte ?

Après une judicieuse interprétation,

s’agit-il de passer aux actes ?

 

Quels actes vais-je poser aujourd’hui pou honorer le Seigneuu,

aider mon prochain à grandir, pour m’épanouir moi-même, respecter la planète ?

Quels actes de ma part le Seigneur attend-t-il de moi qui veut devenir son disciple ?

 


Mercredi 3 juin 2020

Le Dieu de chacun

 

Mc 12, 18-27

 

À partir du moment où notre foi s’inscrit

dans une relation personnelle avec Dieu,

le Dieu des vivants ne nous laisse-t-il pas pressentir

un lien vital avec la vie divine ?

 

Devenir enfants de la Résurrection ne dépend

ni de notre sexe, ni de notre condition sociale

mais de notre filiation avec Dieu.

Libre de cette liberté qu’il nous offre,

Il ne se laissera enfermer

dans aucune manière de le voir ni de le rencontrer.

Peu importa donc le mari de la veuve dont parlent les sadducéens,

c’est entre Dieu et la femme que la relation se passe.

 

Dieu le Père entre en relation personnelle

et donc personnalisée avec chacun de nous.

« Par grâce, je suis ce que je suis » disait saint Paul (1 Co 15, 10)

 


Mardi 2 juin 2020

 

Vérité, politique et Dieu

 

Mc 12, 13-17

 

Selon la sagesse de Jean de  la Fontaine,

« tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. »

L’Évangile de ce jour nous montre

que Jésus résiste bien à ce piège en « renvoyant l’ascenseur ».

 

« Tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. » :

malgré la non-sincérité de la remarque , celle-ci est juste.

La vérité étant éminemment relationnelle,

elle se fait dans le dialogue et dans un processus, en avançant toujours.

« Celui qui fait la vérité vient à la lumière 

pour que ses œuvres soient manifestées,

elles qui ont été accomplie sen Dieu. » nous dit saint Jean. (Jn 3, 21)

 

Serait-ce la bonne manière de faire de la politique

et de cheminer spirituellement ?

 


Lundi 1er juin 2020

 

Accompagner un mourant

 

 

Jn 19, 25-34

 

La crise sanitaire a vu nombre de morts solitaires

sans les proches pour accompagner le mourant.

Près de la croix de Jésus se tiennent

deux femmes proches par le sang, sa mère et sa tante,

l’épouse d’un disciple d’Emmaüs et Marie-Madeleine, l’apôtre des apôtres.

 

Ces femmes –ci pourraient être de la génération de Jésus

et elles sont ses disciples, sa famille spirituelle :

celles qui écoutent et sa Parole et la mettent en pratique.

Un seul homme est demeuré proche : celui que Jésus aimait.

 

Jésus rendra son dernier souffle en homme libre et consentant :

il incline la tête et remet l’esprit.

Auparavant, parce qu’il était bien accompagné, par la toute première Église,

Il confie sa mère à son disciple : « Fils, voici ta mère. »

 

Alors, prenons Marie chez nous,

elle nous rapprochera de son Fils pour vivre au quotidien en sa « compagnie »

jusqu’à la fin de nous jours :

« Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs,

maintenant et à l’heure de notre mort. Amen »

 


 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 31 mai 2020

Fête de la Pentecôte

Actes 2, 1-11/1 Co. 12,3-13/Jean 20,19-23

 

 

Le don de l’Esprit est progressif, mais efficace.

Cela commence le soir de Pâque :

« Jésus vint, il était là, au milieu d’eux. Il leur dit :

La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé,

moi aussi je vous envoie... Il souffla sur eux et leur dit :

Recevez l’Esprit Saint... »

 

« Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des 50 jours

après Pâques, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain

un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent. La

maison en fut remplie toute entière. Alors leur apparurent des

langues qu’on aurait dites de feu, il s’en posa une sur chacun

d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler

en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.

Or, il y avait là des juifs venant de toutes les nations sous le ciel.

Lorsqu’ils entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent.

Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : Comment

se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ? »

 

C’est le début de la mission, la vie de l’Église.

Et Paul d’expliciter : « Personne n’est capable de dire « Jésus est

Seigneur » sinon dans l’Esprit Saint. C’est dans un unique Esprit

que nous tous, juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous

avons été baptisés pour former un seul corps, tous désaltérés par

un unique Esprit... »

 


Samedi 30 mai 2020

Fin ou début ?

Actes 28,16-31/Jean 21,20-25

 

 

Nous achevons la lecture des Actes des apôtres, avec

Paul captif à Rome : « Il demeura deux années entières

dans le logement qu’il avait loué. Il accueillait tous ceux

qui venaient chez lui. Il annonçait le règne de Dieu, et il

enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus avec entière

assurance et sans obstacle. »

 

Fin de l’évangile de Jean : « Il y a encore beaucoup d’autres

choses que Jésus a faites, et je pense que le monde entier

ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait. »

 

Mais l’histoire n’est pas finie. Elle ne fait que commencer !  

 


 

Vendredi 29 mai 2020

Mission

Actes 25, 13-21/Jean 21,15-19

 

 

Paul a entendu le Seigneur lui dire : «  le témoignage

que tu m’as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes

aussi à Rome ».

Le gouverneur Festus expose la situation de Paul :

« Embarrassé de la suite à donner à l’instruction,

j’ai demandé à Paul s’il voulait être jugé à Jérusalem.

Mais Paul a fait appel pour être gardé en prison jusqu’à

la décision impériale... »

Pierre a entendu le Seigneur lui dire à trois reprises :

« M’aimes-tu vraiment ? Sois le berger de mes brebis,

de mes agneaux... »

Chacun des papes se réfère à cette question de Jésus,

cette mission. Nous fêtons aujourd’hui le pape Paul VI,

tout proche de nous, qui sut si bien, comme Pierre et Paul,

remplir sa mission en achevant le Concile Vatican II, ouvert

par Jean XXIII, si important pour l’Église.

 


Jeudi 28 mai 2020

Assurance

Actes 22,30 ; 23,6-11/Jean 17,20-2

 

Paul, arrêté à Jérusalem, se trouve en butte à la

violence de ses accusateurs, eux-mêmes divisés.

La troupe l’arrache à la mêlée et le ramène dans

la forteresse. « La nuit suivante, le Seigneur vint

auprès de Paul et lui dit : Courage ! Le témoignage

que tu m’as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes

aussi à Rome. »

 

L’apôtre intrépide vivait de la prière de Jésus :

 

« Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui

sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole,

croiront en moi... Ceux que tu m’as donnés, je veux que

là où je suis, ils soient aussi avec moi, et qu’ils contemplent

ma gloire, parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.

Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour

que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi,

je sois en eux. »

 

C’est cette prière permanente de Jésus qui est le fondement

de notre vie et de notre mission, à toutes les époques.

 


Mercredi 27 mai 2020

Vigilance confiante

Actes 20,28-38/Jean 17,11-19

 

 

Ultimes paroles de Jésus dans sa prière :

« Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom

pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes... Je ne te prie

pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu

les gardes du Mauvais. ... Sanctifie-les dans la vérité... »

 

Et Paul de dire « Veillez sur vous-mêmes et sur tout le

troupeau dont l’Esprit Saint vous a établis responsables.

Des loups redoutables s’introduiront chez vous... Soyez

donc vigilants... Maintenant, je vous confie à Dieu et à la

parole de sa grâce, lui qui a le pouvoir de construire l’édifice. »

 

Dans l’absence, nous ne sommes jamais seuls, mais remis

au Père, au Fils, à l’Esprit. A nous de veiller dans la prière.

 


Mardi 26 mai 2020

Adieux

Actes 20,17-27/Jean 17,1-11

 

 

Paul fait ses adieux aux chrétiens d’Éphèse :

« Je sais que l’Esprit Saint témoigne, de ville en ville,

que les chaines et les épreuves m’attendent. Mais en

aucun cas je n’accorde de prix à ma vie, pourvu que

j’achève ma course et le ministère que j’ai reçu du

Seigneur Jésus : Rendre  témoignage à l’évangile de

la grâce de Dieu... »

 

Prière d’adieu de Jésus : « Père, l’heure est venue,

glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. ainsi, comme

tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera

la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie

éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu,

et celui que tu as envoyé, Jésus Christ... J’ai manifesté

ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour

me les donner, et ils ont gardé ta Parole. Moi, je prie pour

eux... et je suis glorifié en eux ».

 

Paroles très denses qui expriment tout l’essentiel d’une

vie, d’une mission. Elles prennent d’autant plus de poids

que la suite va être douloureuse, dramatique. Mais tout

est prévu et assumé dans la foi et le don de sa vie par amour.

 


Lundi 25 mai 2020

Réalité pascale

Actes 19,1-8/Jean 16,29-33

 

 

Jésus, avant sa Passion, avertit encore ses disciples :

« Voici que l’heure vient où vous serez dispersés chacun

de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas

seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai parlé ainsi,

afin qu’en moi, vous ayez la paix. Dans le monde, vous

avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du

monde. »

Ces paroles de Jésus se sont réalisées, avec sa résurrection

et le don de l’Esprit Saint. C’est pourquoi Paul pouvait dire

aux disciples d’Éphèse qui avaient reçu seulement le baptême

de Jean : 

« Jean donnait un baptême de conversion. Il disait au peuple

de croire en celui qui devait venir après lui, c’est-à-dire en

Jésus.

Après l’avoir entendu, ils se firent baptiser au nom du

Seigneur Jésus. Et quand Paul leur eut imposé les mains,

l’Esprit Saint vint sur eux. »

 


7° Dimanche de Pâques – 24 mai 2020 –

Prière

Actes 1, 12-14/1° Pierre 4,13-16/Jean 17,1-11

 

 

« Les apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel,

retournèrent à Jérusalem. Ils montèrent dans la chambre

haute où ils se tenaient habituellement. Tous, d’un même

cœur, étaient assidus à la prière avec des femmes,  avec

Marie, la mère de Jésus, et avec ses frères ».

 

Que faisaient-ils en cette grande retraite ? Sans doute se

remémorer les paroles si fortes de Jésus dans son ultime

prière avec ses disciples :

« Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te

glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur toute chai,

il donnera la vie éternelle à ceux que tu lui as donnés. La vie

éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et

celui que tu as envoyé, Jésus Christ... Je prie pour eux, pour

ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi, et je suis glorifié

en eux... »

Paroles inépuisables que nous n’aurons jamais fini de

méditer, de faire nôtres.

 


Samedi 23 mai 2020

Entre ciel et terre

Actes 18,23-28/Jean 16,23-28

 

 

Croyons-nous en ces paroles de Jésus à ses disciples ?

Elles peuvent transformer la vie...

« Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,

Il vous le donnera. Demandez et vous recevrez, ainsi

votre joie sera parfaite... Le Père lui-même vous aime,

parce que vous m’avez aimé et que vous avez cru que

c’est de Dieu que je suis sorti. »

 

Paul affermissait ainsi tous les disciples. De plus...

« Un grec nommé Apollos, versé dans les Écritures,

voulait se rende en Grèce. Les frères l’y encouragèrent

et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil.

Quand il fut arrivé, il rendit de grands services à ceux

qui étaient devenus croyants par la grâce de Dieu.

Il réfutait publiquement les juifs en démontrant par les

Écritures que le Christ, c’est Jésus. »

 

C’est ainsi que grandit l’Église, l’œuvre du Seigneur

parmi les hommes, grâce à ses disciples.

 


Vendredi 22 mai 2020

Donner la vie

Actes 18,9-18/Jean 16,20-23

 

 

Jésus, un Dieu si proche de nous ! :

« la femme qui enfante et dans la peine parce que

son heure est arrivée. Mais quand l’enfant est né,

elle ne se souvient plus de sa souffrance, toute heureuse

qu’un être humain soit venu au monde. Vous aussi,

maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai

et votre cœur se réjouira, et votre joie, personne ne vous

l’enlèvera ! »

 

Paul en fait l’expérience. Le Seigneur lui dit dans une

vision :  « Sois sans crainte, parle, ne garde pas le silence.

Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour te

maltraiter, car dans cette ville (Corinthe), j’ai pour moi un

peuple nombreux. »

 

Tout apôtre a besoin de ce réconfort.

 


Jeudi 21 mai 2020

Ascension du Seigneur

Actes 1,1-11/Ephésiens 1,17-23/Mat. 28,16-20

 

 

Jésus ressuscité, quittant ses apôtres, leur dit :

« Vous allez recevoir une force quand le Saint Esprit

viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins...

jusqu’aux extrémités de la terre. »

 

« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre.

Allez, de toutes les nations faites des disciples...

Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin

du monde. »

 

« Dieu a tout mis sous ses pieds, et le plaçant plus haut

que tout, il a fait de lui la tête de l’Église qui est son corps,

et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ, lui que

Dieu comble totalement de sa plénitude »

 

.Témoignages de Luc, de Matthieu, de Paul...

Paroles inégalées où se fonde notre foi, notre espérance,

notre vie de chaque jour.

 


Mercredi 20 mai 2020

Travail de l'Esprit

Actes 17,15.22 à 18,1/Jean 16,12-15

 

 

Jésus dit : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,

mais pour l’instant, vous ne pouvez pas les porter. Quand il

viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité

toute entière... L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le

faire connaître. »

 

C’est cet Esprit qui va inspirer Paul dans son magnifique discours

à l’Aréopage d’Athènes : «... Ce que vous vénérez sans le connaître,

voilà ce que moi, je viens vous annoncer ! » ...

Quand ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns

se moquaient, les autres déclarèrent : « Là dessus, nous t’écouterons

une autre fois ! »

 

Échec d’une belle catéchèse ?  Pas sûr !

« Cependant, quelques hommes et femmes s’attachèrent à lui

et devinrent croyants. »

Nous rêvons souvent d’entraîner des foules, mais le Royaume

de Dieu, en ses débuts, a la taille d’une semence...

 


Mardi 19 mai 2020

Promesse tenue

Actes 16, 22-34/Jean 16,5-11

 

 

« Il vaut mieux pour vous que je m’en aille, dit Jésus,

car sinon, le Défenseur ne viendra pas à vous. Mais

si je pars, je vous l’enverrai. »

Comment cette parole va-t-elle se réaliser ?

Magnifique histoire de Paul et de Silas, qui ont été

roués de coups et jetés en prison, coincés de toutes

parts. Que font-ils ? Ils prient et chantent les louanges

de Dieu.

Un tremblement de terre ébranle alors les fondations

de la prison et ouvre les portes. Le geôlier tout tremblant

se jette à leurs pieds : « Que dois-je faire pour être sauvé ? »

« Crois au Seigneur Jésus ! » et ils lui annoncèrent la parole

du Seigneur ainsi qu’à tous ceux qui vivaient dans sa maison.

A l’heure même, en pleine nuit, le geôlier les emmena pour laver

 leurs plaies. Aussitôt il reçut le baptême avec tous les siens..

 et il laissa déborder sa joie de croire en Dieu. »

 


Lundi 18 mai 2020

Témoignage

Actes 16,11-15/Jean 15,26 à 16,4

 

 

Jésus adresse à ses disciples ses dernières paroles

qui vont les aider à vivre après son départ :

« Quand viendra le Défenseur que je vous enverrai

d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède

du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous

aussi, vous allez rendre témoignage... »

C’est ce que fait Paul, avec son compagnon, hors des

portes de Philippes, au bord de la rivière. Ils y trouvent

des femmes et leur annoncent la Bonne Nouvelle de Jésus.

« L’une d’elles, qui adorait le Dieu unique, écoutait.

Le Seigneur lui ouvrit l’esprit... Elle fut baptisée, elle

et tous les gens de sa maison. »

Les missionnaires de l’évangile ne se laissent pas

enfermer dans des lieux ou des catégories sociales.

Ils osent témoigner... et l’Esprit ouvre les esprits et les cœurs.

 


Dimanche 17 mai 2020

L'Esprit comme un goût nouveau...

Jn 14, 15-21

 

Jésus nous a fait le don d'un bon compagnon : son Esprit Saint !

Mieux qu'un compagnon, il est là au cœur de notre être ! Il est notre Respiration. Il est notre Défenseur.

Il nous aide à lutter contre toutes les forces de mort qui peuvent nous assaillir.

Ou plutôt, il nous aide à lutter pour la vie.

Sans cesse, avant même que nous en ayons conscience, il réveille nos potentialités, il redynamise nos énergies vitales.

Ce n'est pas nécessairement dans des illuminations extraordinaires qu'il se fait connaître à nous.

C'est plus souvent dans ces petits pas, ces petits gestes du quotidien, dans ce renouvellement de joie, de goût...

 


Samedi 16 mai 2020

Accrochons-nous !

Jn 15, 18-21

 

On avait vraiment besoin que Jésus resserre ses liens avec nous, en nous parlant de son amitié deux jours de suite !!!

Car aujourd'hui, ce qu'il nous dit est bien rude ! Il parle de haine, de persécutions qui vont déferler sur ses disciples !

Il est donc vraiment indispensable d'être enraciné dans son amitié, en ayant conscience que c'est elle même qui peut susciter des réactions hostiles à notre égard.

Dans la tempête extérieure ou intérieure, accrochons-nous fermement à cette ancre : l'amitié du Christ, l'amitié de Dieu qui est si bienfaisante.

 


Vendredi 15 mai 2020

Dieu, l'ami intime

Jn 15, 12-17

 

Nous avons de nouveau ce passage d'Évangile (comme hier) sur l'amitié de Jésus.

J'aime recevoir cette répétition comme un appel de l'Esprit à creuser cette relation avec le Christ... qui a nécessairement des incidences dans notre relation avec autrui.

Il existe une icône sur laquelle figurent deux personnages : l'abbé Ménas (moine du désert d'Égypte) et le Christ. Celui-ci passe le bras derrière le cou de Ménas et pose sa main sur son épaule. Voilà une belle icône de l'amitié de Jésus avec chacun, chacune de nous.

« C'est moi qui vous ai choisis »

« Tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître »

Quoi de plus bouleversant que cette relation d'affection, de confiance réciproque, d'égal à égal où chacun partage avec l'autre le cœur à cœur !...

On veut souvent mettre Dieu à distance, au nom de sa Transcendance, de sa Divinité, et lui ne cesse de s'approcher tout contre nous.

 


 

Jeudi 14 mai 2020

Saint Matthias, une belle amitié

 

Jn 15, 9-17

 

« Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis »

Matthias a été choisi comme apôtre dans cet esprit-là, selon ce critère.

Il a été choisi pour remplacer Judas qui, malheureusement, ne l'avait pas compris. Il était resté dans un état d'esprit de serviteur par rapport au maître Jésus. Il n'a pas su entrer dans un cœur à cœur avec lui, tel l'ami qui communie à son ami.

Matthias avait accompagné Jésus et les apôtres. Dans ce compagnonnage au quotidien, il est entré dans l'intimité du Fils de Dieu fait Homme. C'est pourquoi, il a été choisi par l'Église animée de l'Esprit Saint. Il est en mesure de témoigner de l'amitié de Jésus, de Dieu pour tout être humain.

 


Mercredi 13 mai 2020

Fécondité

Jn 15, 1-8

 

Porter du fruit... Voilà bien un désir inné, un besoin viscéral, inhérent à toute vie.

Sans fécondité, la vie est-elle vie ?!...

Un être vivant, le fruit, vient de moi... et d'au-delà de moi...

Il est de mon être... et autre que mon être...

Il nécessite un don de ma part... et un accueil de ce que je reçois moi-même...

 

Cette étincelle de vie qui surgit de moi, par moi, m'émerveille. Elle dit l'insondable richesse qui se cache en moi. Et, dans le même mouvement, elle dit la désappropriation qui m'est nécessaire pour qu'elle vive.

Si je mets la main dessus, l'oiseau disparaît... ou meurt... et moi avec d'une certaine manière.

Pour éviter cela, ce n'est pas à elle que je dois me raccrocher, c'est au cep de la vigne de qui je reçois le sang de la vie : le Christ.

 


Mardi 12 mai 2020

Fichez-moi la paix ! ( ?!...)

Jn 14, 27-31

 

Quelle est donc cette paix dont nous parle Jésus ?

Ce n'est pas celle du monde, nous dit-il. Qu'est-ce que la paix du monde ?

L'absence de guerre, de luttes ?

… mais n'y a-t-il pas des violences plus meurtrières encore, lorsqu'elles sont structurelles ou cachées ?!

 

La tranquillité dans son canapé, à regarder la télé ou à s'adonner aux jeux vidéos ?

… mais n'y a-t-il pas là une chape de plomb anesthésiant nos désirs vitaux, les contraignant alors à se muer en cancers nous minant de l'intérieur ? !

 

L'absence de conflits ouverts avec nos proches ?

… mais n'y a-t-il pas des non-dits et des incompréhensions qui détruisent davantage encore la relation ?!

 

La paix de Jésus se bâtit sur la vérité, sur la justice, sur la fraternité. Elle est exigeante. Elle nécessite que nous sortions de nos camps retranchés pour laisser voir notre visage à découvert.

 


Lundi 11 mai 2020

Où demeurons-nous ?

Jn 14, 21-26

 

Le Christ nous ouvre la porte de son intimité, le cœur de la Trinité. Dieu Au-delà se fait si proche...

Il nous fait entrer dans sa maison, comme l'exprime si bien l'icône de la Trinité peinte par Roublev. La trinité vient elle-même dans notre maison.

Non ! Ne pensons pas que ce Mystère de la Trinité est un truc pour les théologiens savants, impossible à comprendre pour nous !

Laissons-nous surprendre par notre Dieu qui, tel un artiste, manifeste tout son mouvement d'amour en nous et autour de nous. Ouvrons nos yeux sur la vie, nous y verrons les traces de sa Présence.

 


Dimanche 10 mai 2020

Nomades ou pèlerins ?

Jn 14, 1-12

 

Nous sommes un peuple de nomades. Nous aspirons au repos. Mais, dès que nous nous croyons installés, monte en nous un besoin irrésistible de nous remettre en marche, d'aller plus loin...

Ce qui ne manque pas de susciter une tension inconfortable. Nous sommes tentés de l'étouffer par toutes sortes d'addictions qui nous mettent dans un état second.

Mais la sève de la Vie continue de jaillir.
Jésus est venu accueillir cette puissance de vie et nous en dévoiler le sens, la direction...

De nomades que nous sommes, il fait de nous des pèlerins. Il nous offre de marcher avec nous, lui le Chemin.

Comme une mère, il prépare pour nous une demeure unique dans la Maison Universelle du Père.

N'ayons pas peur ! Laissons jaillir la sève de Vie. Elle créera en nous, par nous, des œuvres inouïes...

 

 


Samedi 9 mai 2020

La grande Aventure

Jn 14, 7-14

 

L'Évangile de Jean tente de nous faire comprendre, ou du moins percevoir qui est Jésus. Sa Personne. Son être. « Je Suis ». Il est l'Être même. Totalement Présent en lui-même.

Ce « je Suis » n'a rien à voir avec « Moi, moi, moi » ! avec quelqu'un qui serait, comme on dit, « droit dans ses bottes » ! Non, c'est à l'opposé ! Quand on se raccroche à son égo de cette façon rigide, c'est bien le signe que l'on n'est pas bien ancré en soi-même.

En Jésus, « Je Suis » témoigne d'un enracinement profond et d'un lien puissant avec l'Être Divin, le Père. « Je Suis » est toute ouverture à l'Autre... aux autres.

C'est pourquoi, Jésus nous dit : « Qui me voit, voit le Père » et c'est pourquoi, il peut nous demander de le suivre pour entrer pleinement nous aussi dans notre « Je suis ». Un « Je suis » unique, relié à la Transcendance, ouvert à l'univers.

 


Vendredi 8 mai 2020

Oeuvre d'Art

Jn 14, 1-6

 

« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures. »

Quelle nouvelle fabuleuse ! Dieu crée un univers dans une diversité époustouflante et sans cesse en expansion !... Et chaque créature y a sa place, sa demeure...

Il nous confie la mission d'être nous aussi créateur dans une profusion surabondante ! Non seulement de trouver notre demeure, mais de la créer... avec lui, avec tous les humains et toutes les créatures.

Dans cette vaste entreprise, nous avons comme boussole, le Christ lui-même : le Chemin, la Vérité, la Vie. C'est par lui, unis en lui, que nous allons vers notre Maison commune.

 


Jeudi 7 mai 2020

Bienvenue

Jn 13, 16-20

 

Dans le Livre des Actes des Apôtres, Paul rapporte la dernière parole de Jean le Baptiste : « Le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds. »

Et voici que Jésus lave les pieds de ses disciples en disant : « Un serviteur n'est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l'envoie. »

En rapprochant ces deux témoignages, on mesure d'autant mieux à quel point le Christ a tout chamboulé ! C'est le monde à l'envers !

Cela n'a pas manqué de heurter ses disciples. Judas n'a pas réussi à accepter cette Révolution radicale ! On le comprend !

Aujourd'hui encore, sommes-nous réellement entrés dans cette mentalité ?

Et pourtant, nous sentons bien qu'elle nous attire irrésistiblement.

Elle respire la Vie de Pâques !

Le lavement des pieds est un geste d'hospitalité : Jésus nous accueille chez lui, dans la vie de son être-même...

 


Mercredi 6 mai 2020

Ensoleillement

Jn 12, 44-50

 

Le Christ est la lumière.

Mais qu'est-ce qu'une lumière ?...

La lumière n'est pas là pour s'éclairer elle-même, focaliser les regards sur elle. Si on fixe les yeux sur elle, on est aveuglé... et on ne voit plus rien du tout !

La lumière est là pour éclairer. Par elle, les zones d'ombres deviennent lumineuses...

Oui, c'est bien ça ! Jésus dit qu'il n'est pas venu pour condamner mais pour sauver. Quand la lumière, lui, le Christ, éclaire nos zones d'ombres, celles-ci cessent d'êtres des zones d'ombres !... Elles sont revêtues de lumière !...

C'est dans cette transfiguration que le Christ illumine Celui qui demeure au cœur de notre maison :

le Visage du Père …


 

Mardi 5 mai 2020

Le désert fleurit...

Jn 10, 22-30

 

Dans nos vies marquées par l'incertitude et l'inconnu qui parfois nous inquiètent, Jésus nous dit une parole sûre, tel le roc sur lequel reprendre pied : nous sommes dans la main du Père. Personne ne peut nous en arracher !

Le récit des premiers chrétiens dans le Livre des Actes des Apôtres est là pour en témoigner. La persécution de ce groupe minoritaire a été source de vie en les provoquant à l'ouverture.

Aujourd'hui, l'épidémie du covid 19 et le confinement forcé, sont étonnamment révélateurs des ressources de vie, de fraternité qui se décuplent et nous remettent face à l'essentiel.

Au cœur même de l'épreuve, il y a là une espérance qui nous rend profondément heureux.


Lundi 4 mai 2020

Donner sa vie... ou fuir ?!

Jn 10, 11-18

 

Comment discerner entre un bon pasteur et un mercenaire ?!... On se laisse si facilement impressionner par des aspects extérieurs d'une personne : son don pour l'éloquence, sa force de persuasion, son attitude chaleureuse, joviale, voire la sagesse de ses paroles... Toutes choses bonnes en soi, de vrais talents.

Mais le Christ nous donne LE critère : « Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. » Tandis que le mercenaire révèle sa motivation profonde lorsque le danger est là, face à l'épreuve, il s'enfuit !!! (au sens propre comme au sens figuré!)

De plus, le vrai berger connaît ses brebis : il les ouvre à l'intimité entre le Père et lui.

 


Dimanche 3 mai 2020

Vocation du berger

Jn. 10,1-10

 

Aujourd'hui, 4e dimanche après Pâques, dimanche du Bon berger, dimanche de prière universelle pour les vocations.

Souvent je me suis demandé : "pourquoi faut-il prier pour les vocations puisque le Seigneur appelle et envoie? De quel droit vais-je m'immiscer dans sa volonté?"

Effectivement, le Seigneur sait mieux que moi, mieux que nous, ce qu'il faut faire ou être. Alors?

Alors, cette prière d'intercession pour les vocations n'est pas une manière d'influencer le Seigneur. Ce serait faire de lui un manipulateur de marionnettes. Et nous ne sommes pas des marionnettes. Pourtant cette prière est non seulement nécessaire, mais indispensable. C'est déjà un don que Dieu nous fait de pouvoir le prier, s'adresser à lui, se mettre en relation avec lui.

Si l'Eglise nous demande de prier pour les vocations, c'est parce que cette prière nous fait prendre conscience des besoins de l'Eglise, des besoins du peuple de Dieu. La foi catholique est une foi incarnée, elle a besoin de médiations humaines. Et le Seigneur , dans son humilité, offre et accepte de passer par notre médiation pour se révéler aux hommes. Alors, n'hésitons pas, déployons toute notre énergie pour la prière des vocations.

 


 

Samedi 2 mai 2020

Scandale divin

Jn. 6, 60-69

 

Jésus scandalise, par ses paroles, ses disciples au risque de les voir s'éloigner. Et c'est ce qui arrive. Les exigences demandées sont trop fortes et les disciples veulent bien une petite vie bien réglée, bien morale, bien tiède. Mais ce n'est pas ce que Jésus propose.

Il leur propose tout simplement de vivre selon l'Esprit, donné par le Père. Et cela, certains disciples n'en veulent pas car cela les amènerait à remettre leur vie totalement entre les mains de Dieu. Un abandon et une confiance totale qui sont difficiles pour tous.

Heureusement, Jésus pose une nouvelle question : "voulez-vous partir vous aussi?" Ce qui permet à Pierre et aux disciples encore là d'affirmer leur foi en la vie éternelle, en Jésus "saint de Dieu".

Comme quoi l'exigence de Jésus, non seulement ne fait pas fuir tout le monde mais surtout elle permet à Pierre et à ses amis de se trouver, de se découvrir comme croyants et non simplement comme suiveurs.

 


Vendredi 1er mai 2020

Mépris et humilité

Mt. 13, 54-58

 

Passage étonnant où l'on voit que les gens de Nazareth ne sont pas fiers de ce que fait Jésus. Habituellement, lorsque le fils d'un village revient au pays après avoir réussi, il est fêté triomphalement. Ici, non. On rejette Jésus, on le méprise comme si un fils de charpentier devait être limité dans son intellect et dans sa foi.

Jésus accepte humblement cette non reconnaissance, ce rejet même. Il ne leur veut pas. Simplement il admet que "nul n'est prophète en son pays". Une expression que nous connaissons bien car c'est une situation que beaucoup de personnes engagées subissent. Il ne fait jamais bon de dire la vérité.

Et pourtant, comme le dit Jean au chapitre 8 de son évangile : "la vérité nous rendra libres." Demandons à l'Esprit de nous donner la force de vivre dans la vérité, comme a si bien su le faire Joseph que nous célébrons aujourd'hui.

 


 

Jeudi 30 avril 2020

Vivre à jamais

Jn 6, 44-51

 

Vivre éternellement, c'est le rêve de beaucoup, particulièrement dans notre monde d'aujourd'hui. Le transhumanisme a bonne presse et chacun essaie de faire reculer la mort, sa propre mort, le plus possible.

Mais ne confondons pas tout. Quand Jésus nous parle de "vivre à jamais", il ne s'agit pas de notre vie actuelle qui, comme il l'a dit à plusieurs reprise, est vouée à mourir.

Ce "vivre à jamais" se réfère à la vie en Dieu qui nous attend après notre première mort.

Mais que veut dire "vivre en Dieu"? Il me semble qu'on peut le rapprocher de la Résurrection, celle du Fils et celle qui nous est offerte.  La résurrection n'a rien à voir avec la ré-incarnation. Il s'agit d'une vie d'homme, mais autrement. Jésus est ressuscité, avec ses plaies et son corps. Il est le même et en même temps, il n'est plus le même. Cela est difficile à comprendre avec notre raison, mais notre foi peut nous aider à le comprendre.

 


Mercredi 29 avril 2020

Catherine d'Europe

Mt. 11, 25-30

 

Sainte Catherine de Sienne est co-patronne de l'Europe. En nos jours de covid 19, nous avons bien besoin de tous les patrons de l'Europe pour la garder unie et solidaire dans cette lutte contre la pandémie.

Comment éviter que chacun, chaque état, ne tire la couverture à soi avec toutes les meilleures raisons du monde?

Jésus nous donne aujourd'hui la réponse : Dieu a révélé la sagesse divine aux petits. Et ces petits, ce sont eux qui mettent leur confiance dans le Seigneur Jésus, lequel se charge de leurs fardeaux.

Ainsi, plus nous serons petits et humbles, plus nous aurons besoin des uns des autres et plus nous pourrons nous entraider.

Aujourd'hui, les grands de ce monde apportent leur aide avec de l'argent. Lequel d'entre eux va rencontrer les isolés, les malades, ceux qui ont besoin de relation ; lequel se met au niveau des plus petits comme Jésus à genoux devant ses disciples et leur lavant les pieds ?

 


Mardi 28 avril 2020

Pour toujours

Jn. 6, 30-35

 

Les disciples et les foules qui suivent Jésus sont tellement enthousiastes qu'ils demandent quoi faire et qu'ils veulent le faire pour toujours. La réponse de Jésus est simple : "travailler aux oeuvres de Dieu". Mais comment ? Car ils ont bien conscience que leurs propres forces ne sont pas à la hauteur de la tâche que Jésus leur demande. Il leur faudra donc manger le pain de vie. Quel est-il ce pain de vie ?

La réponse de Jésus a quelque chose de déstabilisant : "Je suis le pain de vie". C'était quand même tellement mieux quand la manne tombait du ciel, envoyée par Dieu de manière presque magique. Maintenant, c'est cet homme qui sera la nourriture et la boisson pour toujours à tous ceux qui voudront le suivre.

Aujourd'hui, avons-nous conscience de ce que l'Eucharistie nous apporte, qu'elle nous donne la force de suivre Jésus pour toujours ? Le confinement qui nous est imposé nous montre combien l'eucharistie fait partie de nos vies. Mais en même temps, danger : on risque de s'habituer à des communions "virtuelles". Cela ne peut pas être pour toujours, sinon nous risquons de perdre la saveur du Christ.

 


Lundi 27 avril 2020

L'autre rive

Jn. 6, 22-29

 

Jésus passe sur l'autre rive du lac de Tibériade pour trouver, retrouver un peu de silence, un peu de solitude, pour garder le contact avec son Père.

Mais les foules qu'il vient de nourrir ne l'entendent pas ainsi. Elles le poursuivent, montent dans des barques et le retrouvent de l'autre côté.

D'habitude c'est Jésus qui appelle et qui emmène sur l'autre rive. Dans cet épisode, ce sont les foules qui prennent les devants car elles ont été rassasiées gratuitement. Jésus n'est pas dupe.

Mais peu importe les motivations profondes, les foules sont là où Jésus les attend : l'autre rive. Non pas l'autre rive géographique, mais l'autre rive intérieure, là où elles pourront rencontrer Jésus, le Père et l'Esprit.

Ainsi l'autre rive, comme le désert, est toujours le lieu de la rencontre.

 


Dimanche 26 avril 2020

Marche arrière, toute !

Lc. 24, 13-35

 

Nous revoici avec les disciples d'Emmaüs, nos compagnons de route du temps pascal. Nous les aimons particulièrement parce qu'ils ont des sentiments bien humains : ils ont peur, ils sont déçus et ne savent pas quoi faire.

Dans leur désarroi, ils se laissent "embobiner" par un pèlerin solitaire à qui  ils racontent une histoire  un peu tordue : un homme pendu serait ressuscité, aux dires de femmes. Cet homme, ils avaient misé sur lui pour les libérer et voilà qu'il est mort.

Jésus essaie de les réconforter, mais en leur disant des choses pas très agréables : "esprits lents à croire", ce qui équivaut à dire : "vous êtes idiots".

Mais ces deux pèlerins sont tellement tristes qu'ils marchent avec cet inconnu jusqu'à une auberge, sans doute uniquement pour éviter de trop penser à leur déception.

Ce ne sont pas les paroles de Jésus qui vont les réveiller, mais ses gestes.

Et alors, sans réfléchir, ils décident de rentrer à Jérusalem pour dire qu'ils croient en ce qu'ont raconté les femmes.

Ils font marche arrière, toute. Comme quoi, dans la vie avec le Christ, il faut être prêt à tout, même à rebrousser chemin.

 


Samedi 25 avril 2020

Incrédulité et témoignage

Mc 16, 15-31

 

Aujourd'hui, c'est une grande fête pour l'Eglise car elle entre en action de grâces pour l'un des quatre évangélistes, Marc. C'est grâce à lui et à ses confrères évangélistes que nous avons la foi aujourd'hui. C'est donc bien une occasion de rendre grâce.

Et pourtant, tout n'était pas simple au départ. Jésus leur reproche leur incrédulité et, en finale, les envoie annoncer la Bonne Nouvelle.

C'est étonnant cette attitude de Jésus, qui nous apprend beaucoup : on peut toujours reprocher quelque chose mais cela n'empêche absolument pas de continuer à espérer de cette personne, à la reconnaître dans son identité, dans sa réalité.

Ainsi Jésus fait confiance à ces hommes incrédules et fait reposer sur des hommes de peu de foi l'avenir de la révélation.

Il y a vraiment de quoi rendre grâces.

 


Vendredi 24 avril 2020

Fuite divine

Jn. 6, 1-15

 

Aujourd'hui c'est l'épisode de la multiplication des pains que nous connaissons par coeur et que, parfois, nous ne voulons pas réentendre en oubliant qu'un épisode de la Bible a toujours quelque chose de nouveau, de différent à nous dire. Je ne veux pas vous parler de l'inquiétude des disciples devant la tâche incommensurable qui se présente à eux pour donner à manger à toute cette foule, ou devant la charité et la solidarité de ce jeune homme pour partager ses pains et ses poissons.

Non, je voudrais relever le fait que Jésus s'enfuit lorsqu'il réalise que la foule veut l'enlever pour le faire roi. Il est bien précisé "alors, il s'enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul".

Oui, Jésus prend la fuite. C'est étonnant car nous ne sommes pas habitués à la peur de Jésus. Mais est-ce vraiment la peur qui le fait agir ? Pas sûr. Il arrive parfois dans la vie que devant certaines situations, la meilleure solution soit la fuite.

Pourquoi refuse-t-il pas être roi ? Cela pourrait ressembler à une reconnaissance de ses bienfaits, de ses grâces, de tout le bien qu'il fait pour les hommes.

Jésus n'est pas venu pour une reconnaissance ou une promotion sociale. Il est déjà, de manière divine, tout ce que les hommes veulent lui donner. Cependant il y a une chose que les hommes ne peuvent lui donner et sur laquelle Jésus a bâti toute sa vie d'homme: l'humilité. Sa fuite, me semble-t-il, est pour demeurer dans cette humilité qui seule pourra révéler le Père.

 


 

Jeudi 23 avril 2020

Témoignage divin

Jn. 3, 31-36

 

Nous ne sommes plus avec Nicodème, mais avec les disciples de Jésus et les disciples de Jean. Une discussion s'élève entre eux  et les disciples de Jean se plaignent que ceux de Jésus baptisent tout pareil qu'eux.

La réponse de Jean est claire : Ne confondez pas l'époux avec l'ami de l'époux. Ne confondez donc pas Jean et Jésus. Jésus est envoyé par le Père et il vient du Père. Son témoignage est donc véridique, non pas que celui de Jean ne le soit pas. Mais ce n'est pas dans le même registre. Le témoignage de Jésus est empli de l'Esprit du Père car il vient du Père. Jésus a reçu mission du Père de l'annoncer aux hommes. Jésus n'outrepasse pas ses droits : il est tout à fait dans son identité de fils de Dieu, car tout ce qu'il dit, il l'a reçu du Père. Il est bien l'héritier du Père.

 


 

Mercredi 22 avril 2020

Deux soeurs jumelles : lumière et vérité

Jn. 3, 16-21

 

Nous sommes toujours en compagnie de Nicodème et de Jésus qui lui fait découvrir, qui nous fait découvrir, ce qu'est la réalité du salut.

Non pas quelques mots jetés au hasard parce qu'ils sont beaux.

Non, la lumière qu'est Jésus, Fils de Dieu, nous révèle que le Fils de l'Homme vient sauver l'homme, tout homme, à chaque époque, hier, aujourd'hui comme demain.

Cette lumière nous révèle la vérité qu'est Jésus et nous, parfois, nous sommes comme les hommes de la caverne de Platon : nous préférons être prisonniers des ténèbres car ce serait moins douloureux que la vraie lumière. Mais ce n'est pas vrai, car comme le dira Jean plus loin : la vérité nous rend libres. Et la liberté, c'est elle qui nous permet d'aimer en vérité.

Alors, laissons-nous transfigurer par la Lumière et la Vérité.

 


 

Mardi 21 avril 2020

La course de l'Esprit

Jn. 3, 7b-15

 

Comment peut-on naître de l'Esprit alors que Celui-ci souffle selon une trajectoire que nous ne connaissons pas et que nous ne pouvons pas connaître ? Ainsi Nicodème pose-t-il sa question.

Et la réponse de Jésus n'est pas plus limpide : Puisque vous ne croyez pas les choses terrestres que je vous dis, comment croirez-vous quand je vous parlerai du ciel ?

Le seul moment où Jésus est un peu clair c'est lorsqu'il annonce qu'il faut que le Fils de l'homme soit élevé pour que tout homme ait la vie éternelle.

Là on comprend la mission de Jésus, sauf que la vie éternelle, ce n'est pas forcément facile à comprendre ou  imaginer.

Alors, toujours dans cette attitude de confiance, laissons l'Esprit souffler comme il veut et là où il veut. Sa course sera toujours une course de Dieu et cela nous suffit.

 


Lundi 20 avril 2020

Naître - voir - entrer

Jn. 3, 1-8

 

Trois mots qui alimentent ce passage d'évangile où l'on voit un dialogue exceptionnel entre Nicodème, un pharisien réputé pour sa connaissance de la Loi, et Jésus, un rabbi refusé par ces mêmes pharisiens.

Naître d'en hau, nous est-il dit, pour voir et entrer dans le Royaume des cieux.

Naître d'en haut : expression paradoxale, mais à entendre de la bouche de Jésus et non pas de celle de Nicodème. Et que nous dit Jésus ? Naître d'en haut c'est recevoir l'Esprit dont on ne sait rien, si ce n'est qu'on ne sait pas quand il vient, d'où il vient, où il va et qui il va investir.

Naître d'en haut, on pourrait dire, par un raccourci osé, c'est en fait mettre sa confiance, remettre toute sa vie entre les mains de Dieu, et croire que c'est le bon chemin, même s'il peut paraître parfois un peu hasardeux.

 


Dimanche 19 avril 2020

Paix-Esprit-Pardon

 

Jn 20, 19-31

 

En ce dimanche de la divine miséricorde,

nous entendons Jésus ressuscité offrir à ses disciples ,

donc à tous les chrétiens et chrétiennes que nous sommes

trois dons bienfaisants .

Ils nous rendront capables de devenir des hommes et des femmes de foi,

toujours en chemin car ayant « la vie en son nom ».

-       la Paix : celle qui nous est offerte par le Christ n’est pas la paix des armes, c’est l’harmonie entre nous, avec Dieu et toute la création : souffle pour un monde d’après la pandémie qui n’est pas une guerre mais une des manifestations de la mutation de civilisation en cours ?

-       l’Esprit Saint qui œuvre en nous et dans le monde depuis les premières Pâques jusqu’à l’éternité des siècles

-       le Pardon, ce don par delà le péché qui est miséricorde toujours offerte, car depuis la croix nous le savons, le mal est vaincu.

 


Samedi 18 avril 2020

 

Monde entier ou création ?

 

Mc 16, 9-15

 

Croire ou ne pas croire à la Résurrection du Christ,

là est tout le débat  intérieur des disciples-hommes après la Passion

et l’annonce du tombeau vide par des femmes !

Notre foi à nous, n’est-elle pas traversée par le doute

voire le scepticisme que nous taxons facilement de lucidité ?

 

L’apôtre des apôtres, Marie-Madeleine n’a pas le cœur endurci.

Elle a suffisamment cheminé intérieurement

pour reconnaître Jésus vivant en elle et dans le monde entier.

Mais elle est une ancienne démoniaque, elle a « une fragilité psychologique  »

dirions-nous aujourd’hui.

Ceci la discrédite aux yeux de certains !

N’est-ce pas les plus petits aux yeux des humains

qui nous révèlent le mieux la bonté du Père et la joie de l’Évangile ?

Quand Jésus  ressuscité ouvre enfin les cœurs endurcis de ses disciples,

il les envoie annoncer l’Évangile avec un regard tout neuf :

le Monde entier, c’est toute la Création de Dieu.

 

Alors que notre planète est touchée par la pandémie,

pouvons-nous voir le monde entier comme création de Dieu confiée à nos soins ?

"Loué sois-tu Seigneur

pour frère pangolin (suspecté de nous avoir transféré le coronavirus)"

aurait chanté François d’Assise !

Puissions-nous changer notre rapport aux animaux sauvages

et accroître notre confiance en nos frères et sœurs humains.

Avec la philosophe Simone Weil, observons la création :

« Pour savoir si quelqu’un est vraiment religieux,

on ne doit pas observer comment il parle de Dieu

mais comment il parle du monde. »

 


Vendredi 17 avril 2020

 

Petit déjeuner sur le rivage

 

Jn 21, 1-14

 

Au-delà d’être la dernière apparition du Christ à ses disciples après la Passion,

la scène évangélique de ce jour nous raconte en quelque sorte

la présence du Ressuscité dans notre quotidien.

 

Sur un coup de tête ou pour s’occuper,

le pêcheur d’hommes qu’est devenu Simon-Pierre

reprend son ancien métier :

une envie de pêcher, se dépenser utilement, l’aventure de nuit sur la mer de Galilée.

 

Combien d’entre nous n’ont pas envie de reprendre le travail

comme avant le confinement mais patience…

 

Mais au matin, c’est l’échec total, Simon-Pierre et les autres  n’ont rien pris !

Ils sont rejoints par Jésus qui leur enjoint de jeter les filets

et c’est l’abondance de poissons !

De quoi se jeter à l’eau pour rejoindre celui qui leur donne de réussir.

De la confiance au partage du repas, à la rencontre, il y a un passage important :

apporter un peu du fruit de notre travail.

 

Faire sa part, comme le colibri

qui apporte sa petite goutte d’eau pour éteindre l’incendie.

Serait-ce une grâce pascale, cette promesse de résurrection,

cette mise en place d’une solidarité planétaire face à la maladie ?

Béni sois-tu Seigneur d’être avec nous et de nous donner

ta force pour espérer, toi qui es le chemin, la vérité et la vie.

 


Jeudi 16 avril 2020

 

S’étonner

 

Lc 24, 35-48

 

Une apparition du Christ Ressuscité,

c’était pour les premiers disciples

qui avaient été avec lui pendant sa vie publique.

Et pour nous aujourd’hui, qu’y-a-t-il alors ?

 

Laisser l’Esprit de Jésus ouvrir notre intelligence à la compréhension des Écritures

et le reconnaître dans les sacrements, plus particulièrement l’eucharistie.

 

Avec respect, ouvrir notre bible, lire et relire,

jusqu’à ce que la Parole illumine de joie notre intelligence

et ce que nous avons à vivre aujourd’hui.

 

En ces temps difficiles de crise sanitaire

et de crise de sens pour des « confinés »,

puissions-nous voir, toucher et entendre le Christ ressuscité

nous parler dans les Saintes Écritures  méditées

et devenir de véritables témoins de l’Évangile.

 


Mercredi 15 avril 2020

 

Disciples en chemin

 

Lc 24, 13-35

 

Qui peut interpréter seul la Parole du Christ

s’il n’a pas d’abord été instruit par d’autres,

si des témoignages de croyants ne l’ont pas attiré, interpellé ?

 

Depuis la Résurrection du Christ,

la Parole de Vie qu’il ne cesse de nous proposer se propage.

La Bonne Nouvelle se répand dans des communautés

comme une traînée de poudre !

C’est effectivement une heureuse contagion.

 

Deux disciples en chemin se parlent de Jésus

et leur propre parole est rejointe

par la Parole de Vie du Verbe fait chair.

Ils s’évangélisent mutuellement

dans la mesure où ils sont à l’écoute des Saintes Écritures

et en quête de Jésus.

 

Il revient aux chrétiens que nous sommes de raconter

notre rencontre avec Jésus, « le cœur tout brûlant » .

Comme dit le pape François, rééditer la bonne nouvelle en langage d’aujourd’hui,

« c’est annoncer un Christ venu donner à qui l’écoute

liberté et plénitude de vie. »

 


Mardi 14 avril 2020

 

Perdue ou rencontrée ?

 

Jn 20, 11-18

 

Au début de ce chapitre de l’évangile selon saint Jean,

Marie-Madeleine va au tombeau puis court

dire aux disciples que le tombeau est vide.

Mais elle est revenue au jardin

et en est à l’interprétation personnelle de cet événement.

 

Dehors, elle pleure, elle est perdue et laisse vivre sa peine.

Baissant les yeux pour regarder le tombeau,

elle s’efforce d’intérioriser l’événement, pour lui donner sens.

Les deux anges, des deux côtés du vide,

sont-ils là pour l’inciter à ce cheminement ?

Le jardinier qui est Jésus invite-t-il Marie-Madeleine

à cultiver son jardin intérieur, à un travail de mémoire ?

En effet, Marie-Madeleine, la disciple qui s’est laissée instruire par son maître,

y est très attachée.

Le Ressuscité va l’appeler à devenir une disciple missionnaire,

envoyée vers les frères du Christ qui sont aussi les siens !

 

Si le confinement actuel nous invite nous aussi à cultiver notre jardin intérieur,

à quelles résurrections espérées nous conduira la fin de celui-ci ?

Communautés chrétiennes « virtuelles ou confinées »,

quand vous redeviendrez réelles,

comment irez-vous annoncer Pâques à vos frères et sœurs en humanité ?

 


Lundi 13 avril 2020

 

Fake news ou Bonne nouvelle ?

 

Mt 28, 8-15

 

Christ est-il vraiment ressuscité

ou les disciples ont-ils volé le corps ?

 

En ce lundi de Pâques,

les femmes premières témoins de la Résurrection

ont une bonne nouvelle à annoncer :

le tombeau est vide, le Ressuscité est venu à notre rencontre

et il vous attend dans vos Galilées du quotidien.

Mais en même temps, avec leur argent,

des hommes de pouvoir corrompent des soldats

pour favoriser la propagation d’une fake news qui court toujours :

les disciples ont volé le corps !

 

La pandémie que nous subissons est elle aussi sujette

à nombre de fake news et d’arnaques parfois.

Pourtant, avec un grain de foi,

nous pouvons aller à la rencontre du Ressuscité

dans cette grave situation planétaire.

Il y a en chacun de nous

le désir profond de vivre,

la recherche d’une qualité de relations,

d’un retour à la simplicité et à l’essentiel de notre humanité.

 

Comment ressusciter après le confinement ?

Comme avant, encore mieux qu’avant soit en « pire pour la planète » ?

Autrement, en rapprochant le monde comme il va

du royaume de Dieu,

puisque le Ressuscité l’imprègne de sa lumière

et veut nous y rencontrer ?

 


Dimanche 12 avril 2020

 

Course pascale

Jn 20, 1-9

 

Surprenant récit évangélique

où les trois personnages ne cessent de courir.

Ce jogging matinal, n’est aujourd’hui plus possible, même à deux,

pour cause de confinement 

 

Qu’est-ce qui fait courir Pierre, Jean, Marie-Madeleine ?

Aller voir un tombeau vide,

 où les traces de la présence du mort

sont des linges bien rangés.

Il ne s’agit pas de se demander pourquoi ? qui ? comment ?

Pour les disciples qui aiment Jésus,

c’est l’appel à croire qu’Il est ressuscité d’entre les morts.

 

Jean vit et il crut.

Est-ce que nous croyons ce que nous voyons ?

Alors qu’un petit virus invisible tue autour de nous,

pourrions-nous croire à un monde d’après le confinement

qui soit illuminé de la présence du Ressuscité à l’œuvre

avec nous et pour nous ?

 


 

 

Samedi 11 avril 2020

 

Vigile pascale

 

Vite, allez dire !

 

Mt 28, 1-11

 

Entre nuit et jour commençant,

deux femmes appelées  Marie vont voir la tombe de Jésus.

Elles ont les mains vides

avec juste l’intention de se recueillir près du mort.

Elles assistent à un événement planétaire,

un envoyé de Dieu leur donne à voir un vide,

celui du tombeau du Christ.

De cet ange, elles entendent un message étonnant à aller transmettre vite.

Quelle  urgence ?

Christ est ressuscité, dites que tous peuvent le rencontrer dans leur quotidien.

 

Au creux d’une crise sanitaire planétaire, en cette nuit de Pâques 2020,

le vide des « relations sociales concrètes »

est-il habité d’une présence, celle du Ressuscité ?

Mystère de la résurrection

à recueillir avec crainte et joie ici et maintenant.

Se recueillir auprès de « nos morts » parce qu’ils sont vivants de vie divine.

Percevoir la joie qui sourd en nos vies

relues à la lumière de la résurrection du Christ.

 


Vendredi Saint 10 avril 2020

 

Silence sur le monde

 

Jn 18, 1-19,42

 

Si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?

Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix.

J’ai soif.

Tout est accompli.

 

Peu de mots de Jésus dans le récit de la Passion selon saint Jean l’évangéliste.

Mais il y a la densité d’une Présence :

Le Fils de Dieu vit sa mort comme un don et une attente :

Dans le cri « J’ai soif » entendrons-nous « J’ai soif de ton amour » ?

 

Si cette présence du Verbe qui meurt nous est

trop puissante, trop pesante,

s’agit-il de répondre en silence ?

 

Silence sur la planète,

le ciel est pur non pollué,

les humains tremblent sous la menace de la maladie.

 

Silence au calvaire,

le Fils de Dieu remet l’Esprit,

il pose sa vie devant nous

« pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. »

La non violence de l’amour vainc la mort.

 

Croyons-le, si nous nous tenons debout près de la croix

et près de tous ceux et celles qui souffrent,

l’amour vaincra,

la vie promise à l’aube de Pâques est déjà là.

 


Jeudi Saint 9 avril 2020

 

Béatitude du service

 

Jn 13, 1-17

 

"Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître,

ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.

Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites."Jn 13, 17

 

L’évangile du lavement des pieds met en exergue la béatitude du service.

Dans les petits gestes du quotidien, dans le service mutuel,

l’amour du Christ circule et la joie de l’aimer

en aimant nos frères et sœurs en humanité

nous est offerte.

Pour tous en effet, le Christ a donné sa vie.

 

Faire fleurir la solidarité, la fraternité en Christ et croître en humanité,

n’est-ce pas aujourd’hui même que cela se passe ?

Dans tous les hôpitaux et les maisons où vivent nos aînés,

combien de lavements des pieds ?

 

Avec tous les prêtres qui en ce jour

célèbrent individuellement  la Cène du Seigneur,

offrons ce travail des humains et les fruits de la terre

pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

 


Mercredi Saint 8 avril 2020

 

Malheureux !

 

Mt 26, 14-25

 

Confinés en nos maisons, nous sommes livrés les uns aux autres

pour le meilleur ou pour le malheur.

 

En sa Passion, Jésus nous montre qu’il n’y a pas de plus grand amour

que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

Judas est déclaré malheureux parce qu’au lieu de donner sa vie,

il a vendu celle de Jésus !

 

Un « petit Judas » peut sommeiller aussi en nous.

Que la Parole de Jésus nous en préserve !

Serait-ce moi ?- C’est toi-même qui l’a dit.

Confondante liberté de notre conscience à tous et à toutes.

 


Mardi Saint 7 avril 2020

 

Quand il fait nuit

 

Jn 13, 21-33.36-38

 

Les dissensions, les délations, les arnaques variées profitant de la pandémie,

les trahisons déchirent le tissu social,

empoisonnent nos relations humaines

qui devraient pourtant se renforcer en période de crise sanitaire.

En cette semaine sainte inédite, il fait nuit.

 

Nous pouvons communier au bouleversement intérieur de Jésus !

Il connaît la trahison de Judas et la défection des 11 autres apôtres

et en même temps, il souffre de la séparation, il compatit

et est prêt à maintenir la relation :

Petits enfants, c’est pour peu de temps encore

que je suis avec vous. Vous me chercherez…

 

Osons dans la prière raviver notre amour de Jésus le Christ,

notre frère et notre Sauveur.

Alors nous regarderons vers la croix comme le lieu du salut pour tous et toutes

Et nous croirons que la lumière brille toujours dans les ténèbres.

 


Lundi Saint 6 avril 2020

 

Honorer l’hôte, l’Autre

Jn 12, 1-11

 

Par un geste de pure gratuité, Marie, celle qui écoute la Parole de Jésus,

se met  à l’honorer avec le parfum précieux

versé sur ses pieds et essuyé de ses cheveux.

Vénérer le Verbe fait chair en soignant ses pieds :

geste de tendresse, de respect.

Marie mobilise son cœur, son corps,

son esprit et ses ressources financières

dans un geste un peu fou pour exprimer son estime et son amour à Jésus.

 

À l’annonce d’un décès d’une personne proche et estimée,

ne nous est-il pas arrivé de regretter

de ne pas lui avoir suffisamment exprimé notre affection ?

 

Quel contraste entre le début et la fin de cet évangile :

Commencé avec un geste d’affection, il s’achève par l’intention de tuer.

 

En entrant dans cette semaine sainte,

communions à la Passion du Christ,

aimons-le de toutes nos forces

car il a tué la haine par son amour sur la croix.

Prions pour ceux et celles qui souffrent et meurent du covid 19,

toutes les personnes qui mobilisent leurs ressources physiques et intellectuelles

pour soigner et chercher des remèdes et des vaccins.

 


 

 

 

 

 

Dimanche des Rameaux et de la Passion – 5 avril 2020

Gloire et Passion

Mat. 21,1-11/ Isaïe 50,4-7/Phil.2,5-11/Mt 26,14 à 27,66

 

 

Immense panorama ouvert à nos yeux, offert à

notre prière en ce dimanche qui ouvre la Semaine

Sainte :

Gloire éphémère de Jésus entrant à Jérusalem...

« Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient

au nom du Seigneur ! C’est le prophète Jésus de Nazareth ! »

 

Confiance en son Dieu du serviteur souffrant : 

« Le Seigneur vient à mon secours, je ne serai pas confondu ! »

 

Récit de la Passion de Jésus, selon St Matthieu, depuis le

repas pascal jusqu’à sa mort en croix et sa mise au tombeau.

 

Hymne de St Paul adressée aux Philippiens, donnant le sens

de la kénose du Christ : « Jésus, de condition divine... »

 

Nous n’aurons jamais fini d’entrer dans ce mystère d’amour

et de salut offert à toute l’humanité.

 


Samedi 4 avril 2020

Contrastes

Ezéchiel 37,21-28/Jean 11,45-57

 

 

Promesses de Dieu à son peuple :

« Je vais prendre les fils d’Israël parmi les nations...

Je les rassemblerai de partout et les ramènerai sur

leur terre. J’en ferai une seule nation. Alors ils seront

mon peuple, et moi je serai leur Dieu. Mon serviteur

David règnera sur eux. Mon sanctuaire sera au milieu

d’eux pour toujours. »

 

Jésus a ressuscité Lazare...  Qu’allons-nous faire ? disent

ses ennemis : Si nous le laissons faire, tout le monde va croire

en lui... Les romains viendront  détruire notre lieu saint et

notre nation...Alors Caïphe, le grand-prêtre dit :

« Vous n’y comprenez rien : Il vaut mieux qu’un seul homme

meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse

pas !  Il prophétisa ainsi que Jésus allait mourir pour la nation,

mais aussi afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu

dispersés.   A partir de ce jour, ils décidèrent de le tuer. »

      Le rêve de Dieu se heurte au violent rejet de son envoyé,

      mais s’accomplira en se dépassant.

 


Vendredi 3 avril 2020

Vérité de la vie

Jérémie 20,10-13/Jean 10, 31-42

 

 

« J’entends les calomnies de la foule.

tous mes amis guettent mes faux pas.

Seigneur de l’univers, c’est à toi que j’ai remis ma cause. »

 

Persécution du prophète, persécution de Jésus :

« J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui

viennent du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ?

« C’est pour un blasphème : tu te fais Dieu !

« Celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde,

vous lui dites « tu blasphème » parce que j’ai dit « Je suis

le Fils de Dieu ». Si je ne fais pas les œuvres de mon Père,

continuez à ne pas me croire ; mais si je les fais, même si

vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous

reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi

et moi dans le Père. »

 

Il n’y a pire sourd qui ne veut pas entendre, pire aveugle

qui ne veut pas voir. Jésus révèle le mystère de sa filiation

divine à qui veut l’entende et le voir agir, aux cœurs droits.

 


Jeudi 2 avril 2020

Le lien de la foi

Genèse 17,3-9/Jean 8,51-59

 

 

Merveilleuses paroles de Dieu à Abraham :

« Voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras

le père d’une multitude de nations... Je serai ton Dieu

et le Dieu de ta descendance après toi... Toi, tu observeras

mon alliance, et ta descendance après toi, de génération

en génération. »

 

« Si quelqu’un garde ma parole, dit Jésus, jamais il ne

verra la mort. »

« Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est

mort, et les prophètes aussi... Pour qui te prends-tu ? »

« C’est mon Père qui me glorifie. Moi, je le connais, et sa

parole, je la garde. Abraham, votre père, a exulté, sachant

qu’il verrait mon jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui... Avant

qu’Abraham fut, moi, JE SUIS !

 

Qui donc est ce Jésus, si proche de Dieu ? Vrai fils d’Abraham.

 


Mercredi 1er avril 2020

Dieu et ses envoyés

Daniel 3,14-95/Jean 8, 31-42

 

 

Les trois jeunes hébreux en exil qui refusent d’adorer la

statue du roi et de servir ses dieux sont jetés dans la fournaise

de feu ardent.  Mais voici qu’ils se promènent librement dans

le feu et chantent les louanges de Dieu...

Retournement du roi qui s’écrie alors : « Béni soit Dieu, qui a

envoyé son ange et délivré ses serviteurs ! Ils ont mis leur confiance

en lui, et ils ont désobéi à l’ordre du roi ; ils ont livré leur corps

plutôt que de servir et d’adorer un autre dieu que leur Dieu. »

 

Certitude de Jésus : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous

êtes vraiment mes disciples. Alors vous connaîtrez la vérité, et

la vérité vous rendra libres. »

Discussions houleuses avec les juifs... Conclusion de Jésus :

« Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu

que je suis sorti et que je viens. »

 

Sommes-nous au clair nous-mêmes sur l’identité de Jésus ?

 


Mardi 31 mars 2020

Le signe sauveur

Nombres 21,4-9/Jean 8,21-30

 

 

« En chemin dans le désert, le peuple perdit courage.

Il récrimina contre Dieu et contre Moïse. alors le Seigneur

envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante. »

Le peuple crie sa détresse. Moïse intercède pour lui et reçoit

un ordre de Dieu, qu’il exécute «  Moïse fit un serpent de bronze

et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu,

et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie. »

 

Image mystérieuse reprise par Jésus : « Vous, vous êtes d’en-bas,

moi, je suis d’en-haut... Quand vos aurez élevé le Fils de l’homme,

alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de

moi-même. Celui qui m’a envoyé est avec moi. »

 

Jésus élevé sur la croix, assumant nos péchés et nos souffrances,

sera le Sauveur de qui se tourne vers lui.

 


Lundi 30 mars 2020

Justice de Dieu

Daniel 13,1-62/Jean 8,1-11

 

 

A  quelques siècles de distance, deux femmes accusées

d’adultère. L’une faussement – L’autre justement.

Mais quelle va être l’action de Dieu pour l’une et l’autre ?

Suzanne, accusée par deux vieillards cupides mais honorés,

crie vers Dieu d’une voix forte :

« Dieu éternel, voici que je vais mourir, sans avoir rien fait

de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi ! »

Dieu éveilla l’esprit de sainteté chez un tout jeune garçon

qui se mit à crier d’une voix forte : « Je suis innocent de la

mort de cette femme ! »... Tout s’arrête, et la situation se

retourne contre les faux accusateurs.

« Dieu sauve ceux qui espèrent en lui. »

Devant la femme menacée de lapidation, Jésus  se tait, puis :

« Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier

à lui jeter une pierre ! » Ils s’en allaient un par un, en commençant

par les plus âgés. .. Seule parole du Christ : « Va et ne pèche plus ! »

 


5° Dimanche - 29 mars 2020 –

Résurrection

Ézéchiel 37,12-14/Romains 8,8-11/Jean 11,1-45

 

 

Annonce du retour aux déportés : « Je vais ouvrir vos

tombeaux et vous en ferai remonter, ô mon peuple ! 

Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez. Je vous

donnerai le repos sur votre terre...Alors vous saurez

que je suis le Seigneur ! »

Lazare de Béthanie, l’ami de Jésus est mort depuis quatre

jours. « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas

mort, dit Marthe. Je sais qu’il ressuscitera au dernier jour ! »

Et voici la parole fulgurante de Jésus : «Moi, je suis la résurrection

et la vie. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. Et quiconque

vit et croit en moi ne mourra jamais ! Crois-tu cela ?

Oui, Seigneur, je le crois : Tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui

qui vient dans le monde. » 

Avec Paul, nouvelle promesse de vie : « L’Esprit de Dieu

habite en vous... Celui qui a ressuscité Jésus, le Christ,

d’entre les morts, donnera aussi la vie à vos corps mortels

par son Esprit qui habite en vous. »

 

Résurrection du peuple d’Israël – résurrection de Lazare –

Résurrection du Christ – Résurrection des baptisés...

Sous des modalités diverses, telle est l’œuvre de Dieu.

 


Samedi 28 mars 2020

Bonne et mauvaise foi

Jérémie 11,18-20/Jean 7, 40-53

 

 

« J’étais comme un agneau docile qu’on emmène

à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient

un complot contre moi... Seigneur de l’univers,

c’est à toi que j’ai remis ma cause. »

 

Jésus enseignait au temple de Jérusalem... la foule

se divisait à cause de lui.. Des voix divergentes se

font entendre : «Jamais un homme n’a parlé de la

sorte !... Notre Loi permet-elle de juger un homme

sans l’entendre d’abord ? »

D’autres répondent : «Cette foule qui ne sait rien

de la Loi, ce sont des maudits ! »... et ils s’en allèrent

chacun chez soi. 

 

Autour des envoyés de Dieu, se manifestent

des esprits arrogants et bornés, une cruauté qui

ne résiste pas même devant la mise à mort...

La Passion des justes est de tous les temps ! 

 


Vendredi 27 mars 2020

Aveuglement

Sagesse 2,1-22/Jean 7,1-30

 

 

L’Ancien Testament connaissait déjà

le scepticisme hargneux envers le croyant :

« Soumettons-le à des outrages et des tourments :

nous saurons ce que vaut sa douceur... Condamnons-le

à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra

pour lui... 

Mais ces gens-là ne connaissent pas les secrets de Dieu ! »

 

Jésus se heurte à la même incrédulité : « N’est-ce pas celui

qu’on cherche à tuer ? Lui, nous savons d’où il est. Or le

Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est ! »

Jésus répond « Je ne suis pas venu de moi-même, mais il

est véridique, Celui qui m’a envoyé. Lui que vous ne connaissez

pas. Moi je le connais ; parce que je viens d’auprès de Lui. »

 

La rumeur tue. La rumeur n’est pas la vérité

Elle ne la cherche même pas.

 


Jeudi 26 mars 2020

Connaître le Christ

Exode 32,7-14/Jean 5, 31-47

 

 

Le ton monte entre Jésus et ses détracteurs,

suscitant des paroles très fortes qui ont traversé

les siècles et fondent notre foi :

« Si c’est moi qui me rend témoignage, mon témoignage

n’est pas vrai. C’est un autre qui me rend témoignage :

J’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean,

ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir...

Vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé...

Les Écritures me rendent témoignage, et vous ne voulez pas

venir à moi pour avoir la vie !

Vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu !

Vous ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique

Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à

mon sujet qu’il a écrit... »

Cet évangile de Jean nous est-il ouvert quotidiennement ?

 


 

Mercredi 25 mars 2020

Annonciation du Seigneur

Isaïe 7,10-14 ;8,10/Hébreux 10,4-10/ Luc 1, 26-38

 

 

Alors que nous approchons de la mort du Seigneur,

voici que nous est présentée, rappelée, l’annonce de

sa venue au monde. Tant de mystère autour de cette

jeune fille, Marie, et de l’enfant qu’elle porte !

 

Annonce voilée en Isaïe, en pleine période de crise :

« Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils

qu’elle appellera Emmanuel, car Dieu est avec nous. »

 

Relecture des Écritures par l’auteur de la lettre aux hébreux

évoquant le Christ :

« Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté »

 

Récit par l’évangéliste saint Luc : 

« L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une vllle de Galilée

appelée Nazareth, à une jeune fille vierge... dont le nom était

Marie... Je te salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi.

L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te

prendra sous son ombre. C’est pourquoi celui qui va naître sera

saint... Il sera appelé Fils de Dieu... Jésus. »

 


Mardi 24 mars 2020

Profusion et mesquinerie

Ezéchiel 47,1-12/Jean 5,1-16

 

 

Dans la vision du prophète Ézéchiel, l’eau qui sort

du temple assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie

apparaît en tout lieu où arrive le torrent.

A Jérusalem, existait une piscine dont l’eau guérissait

les malades.  Jésus y rencontre un homme seul et infirme

depuis 38 ans.

« Veux-tu être guéri ? »

« Je n’ai personne pour me plonger dans la piscine »

« Lève-toi, prends ton brancard et marche ! »

Et aussitôt l’homme fut guéri. Jésus s’éloigna, discrètement.

Résultat :  Les juifs persécutaient Jésus

parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat. 

Où est l’admiration, l’action de grâce pour ce bienfait ?

 


Lundi 23 mars 2020

Dieu pour la vie

Isaïe 65,17-21/Jean 4, 43-54

 

 

Dans le contexte difficile et douloureux que nous

vivons aujourd’hui, voici que les nuages se déchirent

et qu’un ciel bleu apparaît : celui de l’amour de Dieu.

Le prophète Isaïe en parle magnifiquement :

« Oui, voici : Je vas créer un ciel nouveau et une terre

nouvelle, on ne se souviendra plus du passé... Je vais

recréer Jérusalem, pour que son peuple devienne joie.

Plus de pleurs ni de cris... »

 

Dans l’évangile, la présence de Jésus est aussi source de vie :

« Seigneur, descends avant que mon enfant ne meure ! »

« Va, ton fils est vivant ! »

Les serviteurs de ce fonctionnaire royal lui annoncèrent

que son fils était vivant. Le père se rendit compte que la

fièvre l’avait quitté à l’heure où Jésus lui avait dit « ton fils

est vivant ! ». Alors, il crut, avec tous les gens de sa maison.

 

N’hésitons pas à appeler Jésus à l’aide pour nos malades.

 


Dimanche 22 mars 2020

Jn 9, 1-41

Cécité ? malvoyance ? aveuglement ?

 

En fait, à tout bien considérer, nous sommes tous aveugles ! Et pas qu'un peu !!!

Il y a ceux qui, comme les parents de l'aveugle, voient (il leur est difficile de nier l'évidence!), mais préfèrent regarder ailleurs afin de ne pas se mouiller !

Il y a ceux qui, comme les voisins, ne veulent pas croire ce qu'ils voient. Ils veulent comprendre tout le pourquoi et le comment, avant de regarder !

Il y a ceux qui, comme les pharisiens, les chefs, sont sûrs de voir clair... et ferment les yeux à la lumière !

Il y a ceux qui, comme les disciples, essaient de voir ce que leur montre le Christ. Et, plus ils ouvrent leurs yeux, plus ils perçoivent la complexité du monde et de l'être humain. Voir clair est une sagesse à accueillir, jamais acquise.

Il y a ceux qui, comme l'aveugle-né, savent qu'ils sont aveugles. Il peuvent, dans la rencontre de la Lumière du Monde, faire un parcours long, difficile, un véritable Passage des ténèbres à la Lumière...

 


Samedi 21 mars 2020

Lc 18, 9-14

Bienheureuse fragilité

 

Des deux hommes de la parabole, à 1ère vue, il semble que ce soit le pharisien qui est fort, sûr de lui, en paix avec lui-même, droit dans ses bottes. En fait, son attitude-même et ses : « je fais ceci, je fais cela... » cachent mal une profonde faille intérieure. Il doute tellement de lui ! et ç'en est insupportable ! Il a besoin de se rassurer en se comparant aux autres, en se blindant derrière l'image de quelqu'un de bien. C'est triste car il n'y a aucune brêche pour le rejoindre, même pas pour Dieu !...

Le publicain est tout aussi fragile, ni plus ni moins. Mais il en a conscience et s'en ouvre à Dieu en toute vérité. C'est ainsi qu'il peut « redescendre justifié dans sa maison », réconcilié avec lui-même, « élevé » à sa dignité humaine de fils de Dieu.

 


Vendredi 20 mars 2020

Mc 12, 28b-34

Approchons-nous

 

Le temps du carême est un temps privilégié pour revenir à nos fondamentaux, au fondement de notre existence et de notre idéal.

Désert et silence, tant extérieurs qu'intérieurs, pour écouter.

Nous mettons souvent un couvercle sur ce qui nous habite au plus profond de nous-mêmes : nos énergies, nos aspirations, nos émotions...

Osons accueillir un peu de temps et d'espace. Osons débrancher toutes nos connections extérieures, pour écouter Dieu que est unique. Il n'agit pas comme tous les dieux qui veulent s'imposer à nous. Il n'élève pas la voix. Il est LÀ au plus secret. En Lui, nous trouvons le sens de l'Amour qui relie à Lui, à nous-mêmes, à notre prochain. Notre quotidien, nos offrandes, nos dons reprennent sens, centrés sur l'Essentiel.

Nous ne sommes pas loin du Royaume de Dieu...

 


Jeudi 19 mars 2020

Mt 1, 16-24

St Joseph

A l'aube des temps nouveaux...

 

Essayons de recevoir avec Joseph les paroles que l'ange lui adresse :

« Joseph, fils de David » Nous sommes héritiers d'une famille, d'un peuple, d'une Eglise... avec ses ombres et ses lumières.

« Ne crains pas de prendre chez toi Marie. » Celle qui est sujet de honte, de scandale, prends-la chez toi en toute confiance, car elle porte un trésor.

Ne craignons pas de prendre l'Eglise chez nous. Ne fuyons pas ! Car, à travers les dérives, au cœur même de la tempête, elle porte le Christ. Mystère insondable de l'Incarnation !...

« L'Enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint. » Là réside tout son secret... et le nôtre. Là réside notre espérance. L'Esprit dans l'Eglise, l'Esprit en moi, transfigure tout !

« Elle mettra au monde un Fils auquel tu donneras le nom de Jésus. » Oui, c'est Jésus seul, notre Sauveur ! C'est lui seul qui fait de nous un Corps !

Remettons-nous sans cesse dans cet axe... Il est notre Roc !...

 


Mercredi 18 mars 2020

Mt 5, 17-19

Telle la fleur qui s'épanouit.

 

Le Christ n'est pas un Dieu qui abolit ou qui détruit quoi que ce soit. C'est un Dieu qui construit, qui crée, qui porte à son accomplissement.

La Loi de Dieu, qui n'est autre que la Loi de la Vie, a été semée dans le Jardin d'Adam et Eve. Telle une source d'eau vive, elle a creusé son sillon à travers tout, se jouant des obstacles. Avec Moïse, elle a reçu des mots pour être dite et davantage partagée. Avec les prophètes, elle s'est intériorisée...

Et toujours, l'Esprit de Dieu l'animait, la réanimait, l'éclairait. Jésus, lui aussi, l'a reçue de ses pères et l'a transmise à son tour, par l'accomplissement de sa propre vie dans sa mort-résurrection.

Alors est apparu le sens pleinier de la Loi de Vie, la Loi de Dieu-Homme.

 


Mardi 17 mars 2020

Mt 18, 21-35

Dieu ne sait pas compter !

 

Le pardon est quelque chose qui n'est pas simple à vivre. Mais, en tout cas, une chose est sûre : si nous voulons un tout petit peu découvrir cette réalité, il nous faut absolument abandonner une logique de comptabilité ! Et ça, c'est difficile ! Car les chiffres, c'est vraiment quelque chose de prégnant dans notre culture !

On a l'impression que, pour évaluer un événement, une réalité, il faut absolument mettre des chiffres !

En restant dans ce « logiciel », on ne peut entrer dans le mystère du pardon. Mystère de totale gratuité non comptable ! Mystère de par delà le don !...

 


Lundi 16 mars 2020

Lc 4, 24-30

Inclassable !

 

Jésus dérange par sa parole. Il n'est pas dans le politiquement correct ! Dans le religieusement correct ! Il exprime des pensées taboues !

Tout va être mis en œuvre pour le faire taire : exclusion de sa ville, distorsion de sa parole, pressions de toutes sortes... A travers tout, il reste libre et ne se laisse pas manipuler, étouffer. Il reste libre quelqu'en soit le prix !

Et cela dérange encore plus !...

Son attitude nous interroge : - est-ce que je suis libre ? Est-ce que je rentre dans un conformisme plus confortable ?

- est-ce que je me laisse déranger par une parole autre ? Est-ce que je me ferme ?

Pourquoi ?

 


Dimanche 15 mars 2020

Jn 4, 5-42

« Ce qui embellit le désert, c'est qu'il cache un puits quelque part... »

 

L'image de l'eau vive coule tout au long de la bible. Comme un des fils conducteurs des plus sensibles ! Un filet d'eau, parfois souterrain, jaillissant par les sources et les puits. Ceux-ci sont des lieux de rencontres amoureuses. Issac, Jacob, Moïse, le bien-aimé du Cantique des Cantiques, et bien d'autres y ont rencontré leur promise. Jésus aussi !...

Dieu a soif ! Il s'approche pour nous séduire, répondre à notre soif, l'éveiller, la réveiller lorsqu'elle s'affadit. Il nous donne à boire l'eau vive de l'Esprit.

Et lorsque le puits du tombeau se refermera sur son corps mort, les anges rouleront la pierre comme autrefois Jacob pour sa belle, et l'eau jaillira en vie éternelle !

 


 

Samedi 14 mars 2020

Lc 15, 1-3, 11-32

Notre Père nous attend pour faire la fête !

 

Aucun des deux fils ne se sent chez lui dans la maison de son Père. Le plus jeune a besoin de s'éloigner dans un pays étranger. C'est en devenant immigré, qu'il va retrouver sa patrie intérieure. Il comprend alors qu'il n'a pas besoin de la mort de son père pour pouvoir exister. Il peut donc, après cette « pâque » intérieure, revenir chez son père, son chez-lui.

L'aîné est toujours resté chez son père. Mais son positionnement ressemble davantage à celui d'un employé, qu'à celui d'un fils.

Le père a le cœur vrillé devant ses deux fils qui se considèrent comme des étrangers. Le bonheur de Dieu, c'est que nous découvrions que nous sommes réellement de sa famille, de son sang. Il ne peut ni ne veut nous l'imposer, mais il sort à notre rencontre, se tient sur le seuil de sa maison et nous invite sans relâche à entrer pour faire la fête !

 


Vendredi 13 mars 2020

Mt 21, 33-43, 45-46

Attention aux glissades !

 

Le Christ nous appelle à travailler à sa vigne. Il nous manifeste sa confiance et compte sur nous pour bâtir un monde nouveau, une civilisation de l'amour. Il s'engage avec nous.

Et nous répondons avec générosité, avec ardeur... si bien que nous pouvons récolter des fruits.

Cependant, n'oublions jamais que ces fruits ne nous appartiennent pas. Ils sont à Dieu, ils sont à tous. Si nous nous les approprions, nous glissons vers une dérive... vers des abus...

Soyons vigilants afin de ne pas détruire l'oeuvre de Dieu en nous et à travers nous.

Et si nous commençons à glisser, ne nous enfermons pas dans un système. Le Christ est ressuscité ! Relevons-nous ! La vie peut renaître !

 


Jeudi 12 mars 2020

Lc 16, 19-31

Bâtir de ponts

Lazare, un pauvre, était là, à la porte d'un riche. Celui-ci l'a ignoré. Il ne lui a pas fait de mal, non, mais il l'a ignoré ! Pourtant, il savait qu'il était là, puisqu'il connaissait même son prénom. -C'est d'ailleurs curieux cette parabole ! D'habitude, ce sont les puissants qui sont célèbres, qui se font un nom! Les miséreux se perdent dans l'anonymat. On ne connaît que leurs chiffres (leur pourcentage, le nombre des morts de la rue, le « prix qu'ils coûtent » !...)

Ici, ce pauvre a un nom. C'est une personne précise, unique. Le riche n'a pas de nom. (serait-ce moi ? Toi ? Nous ?...) C'est sa propre attitude qui a creusé un grand abîme entre Lazare et lui. Un abîme infranchissable !...

Quand donc cesserons-nous de construire des murs ?!...

 


Mercredi 11 mars 2020

Mt 20, 17-28

Quelle caboche !

 

Comme nous avons du mal à comprendre et accueillir la révolution de l'Evangile ! Jésus ne cesse de nous l'annoncer sur tous les tons, de toutes les manières possibles ! Puisque les mots ne suffisent pas, c'est par sa propre existence, dans son propre corps qu'il va l'exprimer. En donnant sa vie, en se livrant lui-même, au prix de son sang...

Mais, comme les disciples, nous revenons sans cesse à notre désir de pouvoir, de puissance, de gloire.
Jésus ne se décourage pas. Il veut nous faire comprendre ce qu'est la vraie grandeur : être au service ; la vraie gloire : donner sa vie !... Nous connaîtrons alors, une fécondité pour la multitude, pour l'éternité...


Mardi 10 mars 2020

Mt 23, 1-12

Trahison ?

 

    En écoutant Jésus parler de ces « scribes et pharisiens qui disent et ne font pas », impossible de ne pas penser à toutes ces révélations qui tombent les unes après les autres ! Dans l'Eglise comme dans divers secteurs de la vie sociale, on découvre que des personnes qui avaient l'estime de beaucoup, ont commis des actes en totale opposition avec leurs paroles, leurs fonctions, l'image qu'ils donnaient d'eux-mêmes. Ils semblaient vivre pour les autres, dans un esprit de service. Leurs paroles, leurs œuvres impressionnaient par leur humanisme, la lumière qu'elles apportaient.

    Découvrir que, derrière cette façade, il y a eu un comportement pervers, et de plus, dans la durée, peut provoquer une vraie sidération, un sentiment de trahison !

    Jésus nous aide à nous situer : « Ne vous faites pas appeler maître, car vous n'avez qu'un seul Maître, et vous êtes tous frères. » « Tout ce qu'ils vous disent, faites-le donc et observez-le ; mais n'imitez pas leurs actions. »

 


Lundi 9 mars 2020


Luc 6, 36-38


Quelque chose qui déborde !

    Dans le registre du pardon, Dieu nous précède. Quelques soient nos dispositions intérieures, quelques soient nos actes, il nous pardonne. Il ne peut en être autrement, car c'est sa nature même. Il est DON, il est PAR-DON : par dessus le don, plus que le don ! Jésus le dit avec l'expression : « une bonne mesure, tassée, secouée, débordante » !...
    Ce qui veut dire : pas de mesure !
C'est nous qui avons bien du mal à l'accueillir. Nous sommes peut-être trop souvent intolérants vis à vis de nous-mêmes. Et comme c'est insupportable, nous reportons notre culpabilité sur les autres. Cette manie de toujours chercher un coupable, de se scandaliser du méfait d'autrui !
    Jésus nous fait comprendre que l'expérience du pardon de Dieu à notre égard, et notre propre attitude à l'égard des autres sont liées. Le pardon de Dieu est versée dans une mesure sans mesure... et ça déborde !...

 


 

 

Dimanche 8 mars 2020

La Transfiguration

Mt. 17, 1-9

 

Nuée lumineuse, parole venue du ciel, personnages de la Loi et des prophètes, etc. Quelle expérience inouïe pour les quelques disciples qui se trouvaient auprès de Jésus!

Tous, nous aimerions bien avoir fait cette expérience.

Et pourtant c'est à trois personnes bien précises que Jésus s'est montré sous son aspect divin, et à aucune autre.

A ces trois personnages de transmettre, plus tard, la réalité de leur expérience. Une fois de plus, on constate que Jésus veut toujours impliquer l'homme dans l'historie du salut. C'est à l'homme d'annoncer la Bonne Nouvelle, au moment déterminé par le Seigneur.

Et nous pouvons dire que cela s'est révélé vrai au cours des siècles, sinon je ne serai pas là pour lire avec vous cet évangile.

 


Samedi 7 mars 2020

Haïr ou aimer

Mt. 5, 43-48

 

Haïr ou aimer, voilà une question à laquelle il est bien difficile de répondre.

On veut bien aimer, même nos ennemis, à condition que ce soit de loin, qu'ils ne viennent pas trop nous marcher sur les pieds, qu'ils restent chez eux et nous chez nous, chacun de sa sphère !

Mais ce n'est pas ce que demande Jésus. L'objectif de Jésus n'est pas une perfection désincarnée, hors sol. Aimer ses ennemis c'est les aimer parce qu'ils sont nos frères, et non pas faire semblant de les aimer ou les aimer comme une oeuvre de charité à accomplir pour faire son salut!

Jésus ne nous dit pas d'être parfaits comme le Père est parfait. Il emploie le futur : "vous serez parfaits comme". Ainsi cette perfection divine n'est pas à atteindre, elle nous sera donnée par le Père lorsque nous aurons aimé ceux que nous n'aimons pas spontanément, à la façon dont lui, le Père, les aime, gratuitement.

 


Vendredi 6 mars 2020

Lettre aux clarisses de Besançon

Sainte Colette

 

"Je suis comme vous savez que je suis, toujours au mieux que je puis, le corps affaibli tandis que l'âme est comme Dieu connaît. [...] Le labeur est bref, mais le repos sera long, pour petit peu de peine, grande récompense. [...] Je ne vous écris à présent sauf que je prie le benoît Saint Esprit d'être toujours votre garde pour votre âme et votre corps et vous donne joie, paix, santé, salut et vie perdurable. Amen" - Sainte Colette, 18 juillet 1446.

 


Jeudi 5 mars 2020

Demander, chercher, toquer

Mt. 7, 7-12

 

Saint Matthieu est bien optimiste dans son évangile. Tout ce que l'on demande, on l'obtient uniquement parce qu'on le demande !

Si cela fonctionnait comme cela dans la vie quotidienne, cela se saurait !

Alors quoi ?

Jésus, par l'intermédiaire de saint Matthieu, précise que nos demandes sont à adresser à notre Père des cieux, notre Créateur, Celui qui nous aime au-delà de tout.

Et pourtant, il n'est pas question pour le Père de répondre à n'importe quel caprice de notre part : Ce que l'on désire pour nous-mêmes, il nous faut commencer par le donner aux autres, en premier.

Voilà qui restreint bien nos demandes.

Notre Père ne nous exaucera que si nos demandes sont bénéfiques pour tout le monde, les autres et nous. Ne pas déveopper d'égoîsme jusque dans la demande.

Alors nous pourons demander, chercher, toquer à la porte, et la porte s'ouvrira parce que nous nous serons laissé habiter par le Père.

 


Mercredi 4 mars 2020

Signe invisible

Lc. 11, 29-32

 

Une fois de plus Jésus est en train de remettre le peuple élu en face de la réalité.

Pourquoi vouloir des signes ? Où est votre foi ? Quel Messie attendez-vous ?

C'est à la limite de l'idolâtrie, votre façon d'attendre un Messie qui réponde à vos désirs personnels.

Le Messie qui vient n'est pas un Messie de pacotille. C'est celui qui apportera le salut pour tous les hommes, sans exception, juifs, païens, etc.

Le signe que le Père vous donne, vous ne le verrez pas car il se lit dans les coeurs et non dans la tête ou les événements.

Le signe d'un coeur façonné par Dieu est un coeur qui écoute, qui partage, qui établit des liens, qui vient au secours de, qui prie...

Alors, pour ce carême, demandons à être réceptifs, disponibles aux signes invisibles.

 


Mardi 3 mars 2020

Le silence de la prière

Mt. 6, 7-15

 

Aujourd'hui, Jésus nous invite au silence, au retrait, à la solitude pour prier.

Prier, oui, mais non pas prier n'importe comment.

Soupeser les mots que l'on dit, en comprendre tout le sens, toute leur valeur ; leur donner de l'intensité. Nous ne sommes pas des moulins à prière.

Comment faire ?

C'est tout simple nous dit Jésus : isolez-vous avec le Père, en tête à tête, comme deux personnes qui s'aiment profondément. Souvent, on n'a pas besoin de beaucoup de mots pour être bien ensemble.

Autrefois, les jeunes au début de leur vie apprenez à regarder ensemble dans la même direction. C'est un peu cela la prière, la vraie prière : regarder ensemble avec Jésus dans la même direction, celle du Père. Et vous découvrirez que le Père n'est pas sourd, qu'il attend toutes les paroles de votre coeur. Mais le coeur ne peut s'exprimer en vérité que dans le silence, sinon il est trop préoccupé par des tas de choses.

Alors, faisons ensemble l'apprentissage du silence.

 


Lundi 2 mars 2020

Bénis du Père

Mt. 25, 31-46

 

Cet épisode de l'évangile appelé couramment "jugement dernier" nous est bien connu.  Nous essayons de nous identifier aux brebis plutôt qu'aux boucs, bien que parfois, nous sommes obligés de reconnaître qu'il nous arrive d'être boucs.

Etre brebis, cela signifie visiter les malades, donner à manger à l'affamé, abriter le SDF, offrir un verre d'eau à l'assoiffé, etc.

Toutes ces formes d'ouverture à l'autre, aux autres, il nous semble que nous les pratiquons quotidiennement. Alors ? A qui Jésus s'adresse-t-il ?

Et pourtant Il s'adresse à nous, les soi disant bien faisant, bien portant, les biens sous tout rapport. Ainsi ne nous plaçons pas trop vite parmi les bénis du Père.

Il y a tant d'occasions de chute. Faut-il attendre le "jugement dernier" pour nous mettre en route ?

Etre béni, c'est pratiquer la justice sans le savoir, c'est donner des deux mains, etc.

40 jours pour mettre en route cet objectif. Mais, ne nous y trompons pas. Sans l'aide de Dieu, nous n'y arriverons pas. Avoir l'humilité de reconnaître que nous ne pouvons rien tout seul et chercher à donner sans  recherche de perfection. Là nous serons bénis.

 


Dimanche 1er mars 2020

Résistance

Mt. 4, 1-11

 

On a l'habitude de mettre l'accent sur les tentations de Jésus en lisant cet évangile. Tout d'abord, noter que si Jésus est tenté, cela signifie bien qu'il est pleinement homme, sans rien lui enlever au fait qu'il est pleinement Dieu.

Ce que, personnellement, je trouve important, c'est la façon dont Jésus résiste. On peut dire qu'il entre en résistance. Aucun arguments de Satan ne tient la route face à lui. Comment s'y prend-il ?

Tout d'abord, il se met sur le même plan que Satan : ce dernier s'appuie sur la parole de Dieu, Jésus s'appuiera sur la parole de Dieu. Mais la façon dont Jésus s'appuie sur la parole de Dieu n'a rien à voir avec les façons de faire de Satan.

Jésus utilise une parole, non pas à son profit, mais au profit de toute l'humanité. Il n'est pas intéressé par les honneurs, la gloire et le pouvoir que Satan lui propose. On peut en déduire que Jésus, vraiment homme et vraiment Dieu, n'est pas un Dieu païen qui chercherait à dominer les hommes, à se servir d'eux. Jésus, fils de Dieu, ne cherche qu'une chose : le salut de l'homme. Et cela, dès le début de ce qu'on appelle sa vie publique. C'est pourquoi il peut résister à la tentation : il est entièrement au service de l'humanité, tourné vers le Père.

 


Samedi 29 février 2020

Encore la fête !

Lc. 5, 27-32

 

Faire la fête est décidément un moment privilégié pour que Jésus puisse nous révéler des choses de première importance quant au salut, à son Père, à la loi, à l'attention qu'il porte aux plus petits.

En signe de reconnaissance, Lévi offre un grand festin à Jésus et à ses amis. Les pharisiens s'offusquent car un juif ne fraie pas avec des publicains.

Le publicain est heureux et il le montre.

Le pharisien s'enferme dans son savoir, sa connaissance, son doctorat et sa supériorité.

Cette supériorité est mise à mal par Jésus : "je ne suis pas venu pour les justes mais pour les pécheurs". Ce qui, en clair veut dire : vous ne voulez pas de moi tel que je suis, et dans ce que je fais. Tant pis. D'autres seront très heureux du salut que je leur propose et feront la fête. Les perdants, c'est vous pas les pécheurs. Faisons la fête!

 


Vendredi 28 février 2020

Faire ou ne pas faire la fête

Mt. 9, 14-15

 

Ainsi, pour Jésus, faire la fête fait partie de la vie, mais il faut la faire à bon escient.

On se réjouit quand il y a des raisons de se réjouir ; on pleure quand il y a des raisons de pleurer.

Les discours sur le jeûne n'ont de raison d'être que si le jeûne signifie quelque chose de profond, d'intérieur et non pas le respect d'une loi. N'oublions jamais que la loi a pour but d'aider l'homme et non pas de l'enfermer dans un carcan.

Le but du jeûne : nous apprendre à vivre le manque pour le jour où l'époux est absent. Quand l'époux est là faisons la fête, à la façon de saint François dans une sorte de démesure. Quand il n'est pas là, attendons-le dans la patience  et l'espérance. Jeûne et espérance, deux mots qui vont ensemble. Merci Seigneur.

 


Jeudi 27 février 2020

Perdre sa vie

Lc. 9, 22-25

 

Une hymne liturgique a pour titre "Perdre sa vie" et son refrain : "Je te suivrai, Jésus, montre-moi le chemin".

Voilà ce à quoi nous invite Jésus aujourd'hui.

L'expression "perdre sa vie" peut rebuter un certain nombre de personnes car effectivement, reçue au premier degré, ce n'est pas très encourageant.

Mais quelle est la vie que nous devons perdre ?

Non pas celle qui consiste à aimer mais au contraire celle qui consiste à ne pas aimer. Nous passons tous dans des phases d'amour ou de désamour.  Et c'est cette vie de désamour qu'il nous faut quitter, perdre, au profit de celle de l'amour.

Et c'est pourquoi nous avons besoin d'au moins de 40 jours pour nous aider à passer d'une étape à une autre.

Merci à l'Eglise et au Seigneur de nous y inviter.

 


Mercredi 26 février 2020

Le parfum du jeûne

Mt. 6, 1-6 ; 16-18

 

Aujourd'hui s'ouvre la grande période de carême, temps privilégié que nous offre l'Eglise pour faire le point avec le Seigneur, pour faire le bilan sur le sens que nous donnons à notre vie.

Jésus nous rappelle que l'humilité, la discrétion, l'affabilité valent mieux que l'hypocrisie, la vantardise et une mine défaite. Il ne s'agit pas de morale, mais de conditions nécessaires pour s'ouvrir à l'autre, aux autres, pour le partage dans l'amitié et l'amour.

Le jeûne, quel qu'il soit, a un goût, un parfum : celui de la fraternité, celui qui nous guidera plus sûrement que tout vers le Père. N'ayons pas peur de la sobriété, de l'humilité, de la simplicité : ce sont les terreaux dans lesquels poussent l'humanité, l'humanité de Jésus et la nôtre.

 


Mardi 25 février 2020

Le petit dernier

Mc. 9, 30-37

 

Et voilà les disciples de Jésus qui se disputent pour avoir la première place, pour être le plus grand. Discussion bien humaine et déstabilisante car Jésus vient de leur annoncer sa mort prochaine.

Jésus n'est se désemparé pas à leurs réactions. Bien au contraire, il prend du temps avec eux, s'assied et leur explique, tranquillement, sereinement, sans un mot plus haut que l'autre. Il leur explique quoi ? Tout simplement que dans le coeur de Dieu, dans le coeur de Dieu, il n'y a pas de hiérarchie, pas de premier. Tout se situe au dernier rang : le plus petit, le dernier, est le premier. Pourquoi ? Car il faut être dernier, petit et pauvre pour accueillir Jésus.

 


Lundi 24 février 2020

La foi d'un père

Mc. 9, 14-29

 

Qu'est-ce que ne fait pas l'amour paternel ?

Dans cet épisode, on voit un père qui est prêt à tout, même à avoir la foi, pour sauver son fils sujet aux crises d'épilepsie depuis son enfance.

Mais faut-il vraiment lire cet épisode dans ce sens ?

Peut-être que ce père n'est pas prêt à tout, même à croire ? Peut-être que tout simplement son amour pour son fils  le conduit à croire, sincèrement, non pas sous la contrainte de la guérison?

Dans d'autres épisodes des évangiles, on voit souvent des femmes, des hommes, désespérés par la mort ou la maladie de leurs enfants, se jeter aux pieds de Jésus, quémandant sa compassion, sa puissance d'amour. Ces gens savent que Jésus peut quelque chose pour eux. Ils le savent parce qu'ils aiment. Leur foi est enracinée dans leur amour, mais ce n'est pas un amour de circonstances.  C'est un amour vrai, à l'image de l'amour de Dieu le Père pour chacun de ses enfants.

Dieu, notre Dieu nous révèle l'intensité de son amour à travers l'intensité de cet amour paternel. Puissions-nous entendre, à travers le cri de ce père, le cri d'amour du Père pour chacun des hommes.

 


Dimanche 23 février 2020

 

Aimer à tort et à travers

 

Mt 5, 38-48

 

Nous ne vivons pas dans une société « bisounours »

où tous s’aiment comme des frères et des sœurs.

Pourtant, nous en rêvons.

Ah si les mots «  liberté, égalité, fraternité » inscrits sur nos bâtiments publics

pouvaient être toujours vrais !

 

Avec Jésus, la barre est mise bien plus haut :

« Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. »

Saint François d’Assise commente ainsi :

« Ce que nous ne pardonnons pas pleinement, toi, Seigneur,

fais que nous le pardonnions pleinement,

pour que nous aimions vraiment nos ennemis à cause de toi,

pour que pour eux nous intercédions auprès de toi,

ne rendant à personne le mal pour le mal,

et qu’en toi nous nous appliquions à être utiles en tout . »

 


Samedi 22 février 2020

 

Identité reçue

 

Mt 16, 13-19

 

Qui est qui et d’après qui ?

Dans l’évangile de ce jour,

Jésus s’interroge sur sa propre identité aux yeux d’autrui.

Est-ce que les personnes avec qui nous sommes en relation

nous aident à nous re-connaître en vérité ?

Nos diverses appartenances familiales, professionnelles, amicales

nous y aident certes.

Mais au fond, c’est surtout de reconnaissance mutuelle

grâce à l’Esprit Saint présent en nous qu’il s’agit.

 

Seul Pierre reconnaît vraiment Jésus :

« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

Ce n’est pas parce qu’il est Simon, fils de Yonas qu’il a vu juste.

Mais, le Père lui a révélé son Fils.

Du coup, Jésus peut le révéler à lui-même :

« Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église. »

 

Essayons en ce jour d’accroître notre intimité avec le Christ

et notre véritable identité de fils ou fille de Dieu nous sera révélée !

 


Vendredi 21 février 2020

 

Gagner le monde ?

 

Mc 8, 34-9,1

 

Quel avantage à gagner le monde si c’est pour perdre sa vie ?

Peut-on gagner le monde ?

Non, seulement le recevoir comme un cadeau du Créateur

pour le temps de notre pèlerinage terrestre avant l’ultime Rencontre,

celle où notre vie s’accomplit dans l’amour, dans la vie éternelle.

 

Comme Jésus, entrons dans le mouvement du don de notre Vie.

Là vraiment, qui perd gagne et l’essentiel se joue.

Notre vie ne gagne-t-elle pas en sens, en qualité, en intensité,

quand elle communie

au travail de l’Esprit Saint à l’œuvre dans le monde,

à la compassion du Christ présent auprès des personnes en détresse ?

 


Jeudi 20 février 2020

 

Épreuve humaine et avenir divin

 

Mc 8, 27-33

 

Jésus a-t-il des doutes sur son identité ou fait-il œuvre d’éducateur,

préparant ses disciples à son avenir de Ressuscité après la Croix ?

Les deux interprétations se retrouvent chez les exégètes.

 

« Il faut que le Fils de l’Homme souffre beaucoup.»

La pleine humanité de Jésus lui fait pressentir

les souffrances, le rejet et la mort violente, le meurtre à venir.

De cette épreuve humaine à venir sortira au troisième jour,

cet avenir divin, espérance de Résurrection pour tous les chrétiens.

 


Mercredi 19 février 2020

 

Comme un arbre qui marche

 

Mc 8, 22-26

 

La Parole de ce jour nous fait assister à une guérison

au quatrième essai seulement !

Pourquoi cette progression ?

Ne rien voir, puis voir les gens comme des arbres qui marchent

et enfin voir distinctement.

Jésus prend l’aveugle par la main, pose sa salive sur ses yeux

et lui impose les mains par deux fois !

 

S’agit-il aujourd’hui de prendre conscience

qu’il vaut mieux engager des processus

plutôt que de dominer l’espace au présent ?

Le temps est supérieur à l’espace

ne cesse de nous dire le pape François !

L’humain serait-il non seulement un arbre qui marche

mais aussi un arbre en croissance ,

enraciné dans la terre, bras levés vers le ciel,

ne cessant de louer le Créateur des cieux, notre Père ?

 


Mardi 18 février 2020

 

Mauvais levain

 

Mc 8, 14-21

 

N’étant pas boulangère, je me demande ce qu’il se passe

quand on garde du levain qui ne convient pas ?

…Et quand on met en parallèle le sens de nos vies ?

 

La pâte ne lève pas, le pain est tout plat …

et nos vies sont recto-tono, sans goût ni profondeur, ni légèreté.

 

Le levain du Royaume des cieux lui est très bon. (Mt 13, 33)

De quel levain devons-nous prendre soin en nos vies et nos communautés ?

Peut-être celui qui au fond de nos coeurs

Est la présence de l’Esprit Saint qui murmure « Abba, Père ».

Puisqu’aussi bien, le Royaume de Dieu est au-dedans de nous.

 

En ce jour où nous fêtons Bernadette Soubirous,

rendons grâces pour cette dignité de fils ou de fille de Dieu qui est en nous.

« Elle m’a regardée comme une personne »

confiait la petite bergère parlant de la Vierge.

 


Lundi 17 février 2020

 

Extorquer un signe

 

Mc 8, 11-13

 

Qui veut manipuler une personne libre s’engage dans une voie sans issue.

Les pharisiens se trouvent face à une fin de non recevoir !

 

Ils cherchent à extorquer à Jésus un signe venu du ciel.

S’ils le voient, ils feront confiance à Jésus, c’est promis !

Mais cette confiance ne se fondera plus

sur le risque de la relation et de l’amour,

mais sur une expérimentation scientifique.

 

« Je veux que cela marche ainsi ! Non, peut-être ! »

Triste approche des signes du ciel qui ne peuvent

être accueillis que grâce au lien d’amour et non obtenus par la force.

Qui ne comprendrait le profond soupir de tristesse de Jésus.

 


Dimanche 16 février 2020

 

Aimer sans mesure

 

Mt 5, 17-37

 

Une justice qui surpasse celle des pharisiens, qu’est-ce à dire ?

Les pharisiens étaient des gens pieux qui imprégnaient

tout leur quotidien de rites et de préceptes

pour demeurer toujours en communion avec Dieu.

Quand ces rites et préceptes sont suivis très scrupuleusement

pour permettre de gagner son ciel, et qu’il y donnent droit,

le risque est peut-être d’oublier l’amour  de Dieu comme des autres et de soi .

Dans ce cas, assurément,

il ne s’agit plus d’accomplissement de la loi mais de sa perversion !

 

Jésus ne nous invite-t-il pas à aimer sans mesure :

la mesure de l’amour, c’est d’être infini,

comme l’amour de ce Dieu tendre et miséricordieux

que nous décrit le Premier Testament.

Le cœur pur et  réconcilié,

l’intention droite et le respect infini du prochain

feront de nous ces êtres capables d’aimer sans mesure.

 


Samedi  15 février 2020

 

Nourris de Parole et de Pain

 

Mc 8, 1-10

 

La bonne nouvelle d’un Dieu proche de nous,

d’un Dieu Père qui nous aime et nous donne le Pain de chaque jour.

Tel était sans doute le message de Jésus à la grande foule qui le suivait

pour l’entendre et recevoir la vie de ses Paroles.

Mais il est bien connu que nul ne peut vivre d’amour et d’eau fraîche seulement.

Dès lors, Jésus se préoccupe aussi de la nourriture pour notre corps.

Il invite ses disciples au partage et à la charité pour le prochain.

 

À un professeur de missiologie, je demandais quels étaient les critères

d’une évangélisation réussie. Il me répondit :

« Regardez comment dans la région

s’exerce la charité pour les plus démunis. »

 

Puissions-nous comme Jésus avoir de la compassion

pour ceux et celles qui souffrent autour de nous.

 


Vendredi 14 février 2020

 

Avancer par deux

 

Lc 10, 1-9

 

Quel bon moyen pour annoncer le Règne de Dieu

Que de le faire à deux !

Deux frères ou sœurs en Christ qui avancent sur le chemin,

pour annoncer ce qui les dépasse :

l’humanité sauvée dès maintenant

en toute indépendance de leurs charismes personnels.

Ainsi, aucun abus spirituel en vue

pour peu qu’une juste fraternité en Christ

soit le lien qui les unit.

 

Prions pour tous ceux et celles qui se mettent en route

pour une première annonce de l’Évangile

à leurs contemporains qui ne le connaissent pas.

Qu’ils trouvent les moyens adéquats pour partager

leur joie d’avoir rencontré le Ressuscité.

 


Jeudi 13 février 2020

 

La bonne réplique

 

Mc 7, 24-30

 

Une bonne réplique a toujours une effet constructif

dans un débat entre personnes d’opinions différentes et même opposées.

 

Dans l’évangile de ce jour, la bonne réplique de la syro-phénicienne

fait changer d’avis Jésus lui-même :

voilà que sa mission s’étend aux périphéries !

 

La ténacité de la mère pour sauver sa fille passe par l’humilité,

la confiance en Jésus malgré les apparences contraires

et l’intelligence de sa réplique, sa pertinence.

 

Puissions-nous aujourd’hui devenir

disciples –missionnaires en nos périphéries

grâce à « nos bonnes répliques » !

 


Mercredi 12 février 2020

 

Tous les aliments

 

Mc 7, 14-23

 

Vegan, végétarien, végétalien, flexitarien,

Anorexie, orthorexie, boulimie,

manger halal ou casher,

tout ce qui touche à l’alimentation saine, pure, permise

est aujourd’hui un sujet très sensible.

 

À ce propos, Jésus a une parole très libératrice :

il déclare purs tous les aliments.

Le propre du christianisme sera de supprimer les tabous alimentaires

et de faciliter ainsi l’inculturation de l’évangile.

Si la distinction pur/impur n’importe plus guère,

il est une distinction qui parcourt tout l’évangile,

celle entre le juste et l’injuste dans tous nos actes.

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice

et tout le reste vous sera donné par surcroît. »

Ce critère de discernement est imparable : l’intention droite du cœur.

Du coeur viennent les pensées perverses

qui rendent l’homme impur  et capable d’injustices.

 


Mardi 11 février 2020

 

Tradition quand tu nous lies !

 

Mc 7, 1-13

 

La perversion de la tradition, tel est le thème de l’évangile de ce jour.

Entre restaurations de tous genres et radicales tables rases,

il s’agit de garder la mesure.

Jésus lui retourne à la source de la tradition de son peuple 

pour pointer les dérives qu’il constate au quotidien.

 

Si la tradition facilite ou désigne

une manière de s’approcher de la Parole de Dieu,

de l’honorer par un culte,

la droiture d’intention prime sur toute observance.

Si l’amour de Dieu et l’amour du prochain

sont un seul et même commandement,

jamais l’amour de Dieu ne peut se vivre au détriment des humains.

 


Lundi 10 février 2020

 

Le toucher sauveur

 

Mc 6, 53-56

 

A l’heure de #me too et des enquêtes sur la pédocriminalité,

voici que l’Évangile nous parle de guérison par le toucher.

 

Une bonne puissance de guérison est présente en Jésus, le Christ, notre Sauveur.

En l’accueillant ce qui est blessé ou perverti en nous peut guérir.

Puissent la douceur de nos gestes demeurer dans le respect et la vérité,

et prendre ainsi part à la bonté divine.

 

Pourrons-nous reconnaître la présence du Ressuscité en nos vies

et la proposer à d’autres ? 

« Les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région,

et se mirent à apporter les malades. »

La bonté est juste et vraie.

À nous de la propager avec la force du Christ qui nous donne son Esprit.

 


 

 
Dernière modification : 10/07/2020