MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

 

 

Claire avait plaisir à entendre la Parole de Dieu

sachant que sous l'écorce des mots

se cache une amande à savourer.

Elle avait l'art de tirer du sermon de n'importe quel prédicateur

 

 

ce qui pouvait profiter à son âme,

sachant cueillir une fleur sur un buisson d'épines

comme atteindre aux fruits d'un arbre bien cultivé.

 

 

d'après la Vie de sainte Claire d'Assise par frère Thomas de Celano n° 37


 

Mardi 26 janvier 2021

Profession de foi

Mc 3, 31-35

 

Dans ce passage, Jésus semble raide, presque insupportable, comme s'il reniait sa propre famille, sa propre mère.

Comment se situe-t-il ?

D'abord par rapport à son père des cieux, celui qui l'envoie en mission pour conduire l'humanité jusqu'à Lui. C'est pourquoi, il peut parler de volonté de son Père et que ses frères et soeurs sont ceux qui font la volonté du Père. En disant cela, Jésus nous dit que nous avons tous le même Père, et là est la Bonne Nouvelle.

Par ailleurs, nous faire pressentir que nous sommes issus du même Père ne veut en rien dire qu'il renie sa mère.  Simplement la filiation n'est pas la même.

Etre tous frères et soeurs et avoir le même père en la personne de Dieu, là est la bonne nouvelle. Merci, Seigneur, pour cette profession de foi de Jésus.

 


Lundi 25 janvier 2021

La Bonne Nouvelle

Mc 16, 15-18

 

Pour la fête de la conversion de saint Paul, l'Eglise a choisi comme évangile l'envoi des disciples par Jésus pour proclamer la Bonne Nouvelle.

J'y vois un appel du Christ à tous les hommes : si vous voulez annoncer la Bonne Nouvelle, celle qui vous fait vivre, commencez par y croire et par vous convertir.

Votre annonce ne sera crédible et reçue que si vous la vivez.

 

Recevoir la lumière du chemin de Damas n'est pas chose facile, mais c'est l'unique moyen pour annoncer la Bonne Nouvelle. Être chrétien n'est jamais pour soi mais toujours en corrélation avec les autres.

Seigneur, accorde-nous la grâce du chemin de Damas.

 


Dimanche 24 janvier 2021

 

Il est grand temps

Jonas 3, 1-5.10 ; Psaume 24; 1 Corinthiens 7, 29-31; Mc 1, 14-20

 

En ce dimanche de la Parole de Dieu,

considérons les 3 textes proposés par la liturgie

sous l’angle du temps :

des temps qui passent, qui s’accomplissent,

de la fin des temps, du temps de la fin…

 

Il semble qu’il soit grand temps de fonder sa vie sur la Parole de Dieu.

Dieu enseigne aux humbles son chemin et notre temps est limité.

Pas de panique même s’il y a urgence de respecter notre planète

afin d’éviter trop de réchauffement et trop peu de biodiversité !

 

Le monde tel que nous le voyons passe.

Dès lors,  si nous fondons notre vie sur la rencontre de l’Éternel,

seul importe cette parole de Jésus qui nous ouvre un avenir

et nous espère attentionnés à notre terre

qui gémit dans les douleurs de l’enfantement :

Les temps sont accomplis :

Le règne de Dieu est tout proche.

Convertissez-vous et croyez à l’Evangile.

 


Samedi 23 janvier 2021

 

Difficile liberté

 

Mc 3, 20-21

 

À l’image et à la ressemblance de Dieu,

la liberté et la singularité de chaque personne ont une dignité « divine ».

 

La Parole de ce jour nous révèle combien pour Jésus

l’engagement responsable dans sa mission nécessitait une liberté bien difficile !

Les exigences de la foule demandeuse de paroles et de guérisons

menaçaient sa vie : « il n’était même plus possible de manger ».

Ses proches parents quant à eux étaient inquiets pour sa santé mentale

tellement l’originalité de sa vie et de sa mission les déconcertaient !

 

Répondre à notre vocation propre et s’y tenir

malgré les incompréhensions

et les pressions des attentes des autres sur nous,

serait-ce là le chemin de la vie selon l’Évangile de la liberté ?

 


Vendredi 22 janvier 2021

 

Qui Jésus voulait-il ?

 

Mc 3, 13-19

 

L’exercice par Jésus de sa liberté se poursuit

avec le choix de ses apôtres :

les 12 institués pour être avec lui et être envoyés proclamer la Bonne Nouvelle.

Il a choisi qui il voulait .

Au final, ils se révéleront ainsi :

10 fuyards, un traître et un renégat !

Mais à force de  se laisser aimer et d’accueillir la miséricorde et l’Esprit du Christ,

ne deviendront-ils pas en même temps 10 martyrs à témoigner au prix de leur vie ?

 

Laissons-nous aimer par le Christ et à la suite des apôtres,

nous pourrons vivre et témoigner de la Bonne nouvelle.

Entre la fuite et le martyre choisissons les petits pas du quotidien

sur le chemin de l’Évangile.

 


Jeudi 21 janvier 2021

 

Jésus libre

 

Mc 3, 7-12

 

Gardant devant les yeux les débordements violents d’extrémistes

venus de tous les états des USA envahissant le capitole le 6 janvier 2021,

nous pouvons imaginer une autre scène d’envahissement

mais beaucoup plus « soft » dans l’évangile du jour !

 

Nous sommes devant une « cour des miracles »

où tous les malades physique et psychiques

viennent de partout pour se faire guérir par Jésus.

 

Le Christ thérapeute va-t-il fuir la foule ?

Non, il trouve la stratégie pour demeurer libre, espérer la confiance en lui

mais détourner du culte de sa personne

pour désigner un règne de Dieu tout proche

et montrer la Bonté du Père.

A distance sur la barque, ne pas permettre sa désignation comme Fils de Dieu

parce que son message n’est pas encore entendu.

 

Que cherchons-nous auprès de Jésus, le Christ ?

 


 

 

Mercredi 20 janvier 2021

 

Pause dominicale

 

Mc 3, 1-6

 

Dans le judaïsme, le jour du sabbat donne à chacun

de prendre distance de son quotidien laborieux

pour se reposer en Dieu par la méditation,

la célébration de la Parole en famille et dans les lieux de culte.

Notre société laïque a hérité du repos du dimanche des communautés chrétiennes.

Chacun vit ce temps libre ou libéré comme il le veut, comme bon lui semble.

 

L’évangile de ce jour relu selon les différents protagonistes

met en évidence les tensions entre des choix de vie ou de mort.

Jésus favorise la vie en acte par une guérison toute gratuite,

il ressent colère et tristesse devant les choix de mort

de ses adversaires qui cherchent à le faire périr.

 

La pause sabbatique du malade guéri

nous enseigne –t-elle quelque chose sur notre dimanche ?

Alors qu’il prend du temps pour Dieu, il se retrouve sans rien avoir demandé

au milieu de la communauté debout, libre, reconnu de tous avec son infirmité.

Mais celle-ci disparaît car la main atrophiée devient normale :

habile à travailler, recevoir, toucher, donner.

 

Recevoir de la liturgie, la reconnaissance d’une appartenance,

la libération d’une entrave physique au déploiement de notre agir,

la grâce de la vie selon Dieu qui va illuminer notre semaine :

vivement la messe de dimanche !

 


Mardi 19 janvier 2021

 

La loi et la vie

Mc 2, 23-28

 

Généralement, la loi est promulguée

pour nous indiquer le chemin qui mène à la vie,

pour favoriser une humanisation personnelle et collective.

 

Pour garder le cap sur l’horizon des vivants,

des exceptions confirment la règle et des transgressions

sont parfois nécessaires.

 

C’est à ce bon sens-là que Jésus renvoie les pharisiens.

D’ailleurs, selon le Talmud, il y a des situations où

transgresser la lettre de la loi, c’est respecter son esprit !

La liberté paisible des disciples de Jésus

questionne les contradicteurs sur la liberté et l’identité de Celui qu’ils suivent,

ce Fils de l’homme qui est maître du sabbat.

 

Accomplir notre humanité en qualité disciple de Jésus

nous conduira à la liberté …des enfants de Dieu !

 


Lundi 18 janvier 2021

 

Jeûne adapté

Mc 2, 18-22

 

Différents groupes religieux jeûnent pour se rapprocher de Dieu

et de nos jours, des jeûnes sont entrepris dans le cadre

d’un développement personnel ou pour des raisons de santé.

 

Dans la Parole du jour, alors que les disciples jouissent de la présence de Jésus,

jeûner pour se rapprocher de Lui paraît effectivement…incongru.

 

Mais pour bien comprendre son message,

s’agit-il pour les disciples de jeûner de leurs vieilles conceptions,

leurs façons de vivre bien installées,

leurs certitudes si bien ancrées

qu’elles enferment dans une bulle ?

 

Pour accueillir la nouveauté de l’Évangile,

« quelles vieilles outres et vieux tissus »

devrions-nous aujourd’hui  envoyer au recyclage ?

En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens

quelles nouveautés nous seront données par les croyants des autres confessions ?

 


Dimanche 17 janvier 2021

 

Où demeures-tu ?

 

Jn 1, 35-42

 

Deux cousins prêchant dans le désert

ne devaient  sans doute  habiter aucune maison.

La question « Où demeures-tu ? » demande une autre interprétation :

Qu’est-ce qui t’habite, te fait vivre ? Quelle énergie intérieure te mobilise ?

À quelle source puises-tu pour être qui tu es en pure simplicité ?

 

Le charisme de Jésus était vraisemblablement très attirant.

Sa réponse relève non d’un discours théorique mais d’un accueil existentiel.

« Venez et vous verrez »

Les deux disciples de Jean font donc l’expérience de vivre 24h avec le Christ.

À leur tour, ils demeurent !

Comment ?

Ont-ils trouvé ce qu’ils cherchaient ?

Assurément puisque l’un deux se met  à conduire son propre frère vers Jésus.

 

La rencontre de Jésus a-t-elle changé ma vie de baptisé.e. ?

Est-elle la source qui me fait demeurer dans la foi et agir en fonction d’elle ?

Arrêtons de courir en tout sens,

le ciel est en nous dit Angélus Silésius !

Demeurons-y !

 


Samedi 16 janvier 2021

Table ouverte

Mc 1, 13-17

 

Lévi, un disciple tout juste appelé, peu fréquentable

par les bien-pensants et les « correctement croyants »

fait table ouverte pour Jésus et ceux et celles qui le suivent.

 

Tous ces convives issus des périphéries

reçoivent la joie de la rencontre avec Jésus.

 

La précipitation de Lévi à suivre Jésus laisse deviner

combien ce collecteurs d’impôts était en attente d’une autre vie,

la vraie vie, celle que nous offre Jésus venu pour nous en ce monde.

Cette vraie vie a tenu à peu de choses, juste deux mots :

« Suis-moi » qui ont tout changé !

 

Qu’est-ce qui aujourd’hui me rendra vivant.e . de la vie de Jésus ?

Quelles frontières de convenances sociales,

de préjugés variés devront être traversés ?

 


Vendredi 15 janvier 2021

 

Guérison intégrale

 

Mc 2, 1-12

 

À notre époque, l’approche holistique est importante :

un seul climat, une seule santé,

une écologie intégrale, une éducation intégrale, un développement intégral !

Dans l’évangile de ce jour nous assistons à une guérison intégrale :

Libération du cœur blessé par ses remords et ses péchés,

du corps paralysé délié , se redressant en toute souplesse et liberté,

mise en place de relations sociales plus transparentes.

 

Cet éclaircissement des relations entre Jésus et tous ses interlocuteurs donne à penser.

Le pardon accordé au paralysé d’âme et de corps suscite des murmures intérieurs

que Jésus met au jour et dissout dans une guérison intégrale.

La guérison du paralysé conduit la foule à l’émerveillement et à la louange de Dieu.

 

De quels murmures, de quels liens qui paralysent

pourrions-nous être libérés aujourd’hui ?

Quels émerveillements susciteront notre louange de Dieu ?

 


Jeudi 14 janvier 2021

 

Vouloir la compassion

 

Mc 1, 40-45

 

Saisi de compassion, Jésus veut guérir le lépreux, répondant à sa demande.

 

De formidables élans de solidarité et de compassion active,

des manières collectives de prendre soin les uns des autres

sont nés avec la pandémie.

« Prenez soin de vous » est devenu une nouvelle formule de courtoisie.

 

Rendons grâce pour toutes les bonnes volontés

engagées dans la résolution de notre crise sanitaire.

Prions pour que notre conscience d’appartenir à la famille humaine

ne cesse de se déployer en volonté de vivre une fraternité universelle.

 


Mercredi 13 janvier 2021

 

Je suis sorti

 

Mc 1, 29-39

 

« Je suis sorti », petit mot sur une porte pour expliquer une absence, message automatique de notre messagerie électronique pour justifier une non réponse.

La pandémie impose aujourd’hui à chacun de rentrer chez soi au plus vite.

 

Pourtant, il y a pour toute personne un appel à sortir de son destin,

de ses déterminismes, ses entraves et ses enfermements ,

sortir pour sa mission propre

qui l’engage dans un don de soi pour le bien commun.

À la suite de Jésus, pratiquons l’évangile de ce jour :

sortons de la liturgie pour aimer le prochain,

le libérer de ses entraves ;

sortons de la foule et de nos activités pour nous recueillir de nuit auprès du Père ;

sortons des pressions sociales subies pour répondre à notre mission.

 


Mardi 12 janvier 2021

 

Nouveauté au quotidien

 

Mc 1, 21-28

 

La liturgie nous fait entrer cette semaine dans le dit « temps ordinaire.»

L’évangile nous raconte un exorcisme pour le moins spectaculaire,

une sortie de l’ordinaire des jours par une révélation tumultueuse.

 

Puisse chaque jour devenir un temps de questionnement,

de déplacement intérieur parce que l’enseignement de Jésus

donne à chaque instant de nos vies une profondeur insoupçonnée.

À la fin de sa vie sur son lit de malade,

Apercevant frère Genièvre, surnommé le jongleur de Dieu,

saints Claire le questionne :

« Qu’as-tu de neuf à me dire sur Dieu ? »

Ici et maintenant, Jésus  a quelque chose à nous dire !

 


Lundi 11 janvier 2021

 

Urgence de l’essentiel

 

Mc 1, 14-20

 

Tout va très vite dans l’évangile de ce jour : Jésus voit, appelle

et laissant tout, Simon, André, Jacques et Jean le suivent pour une nouvelle vie.

De quelle nouveauté s’agit-il ?

Répondre à l’appel,

serait-ce découvrir enfin ce pour quoi, pour qui

nous sommes sur terre, notre mission ?

Le 4 pêcheurs de poissons sont appelés à pêcher des humains !

Entrer en relation avec nos semblables proches ou lointains

et les entraîner avec nous vers Jésus, le Christ qui nous guide vers le Père.

Tout baptisé peut  entendre au plus profond de lui-même,

ce murmure de l’Esprit de Jésus qui l’appelle et le conduit

à sa mission la plus essentielle :

accueillir le pouvoir de devenir fils ou fille de Dieu

et ainsi s’accomplir dans cette conversion.

 


 

 

 

 

Dimanche 10 janvier 2021

Baptême du Christ

Isaïe 55,1-11 ; 1 Jean 5,1-9 ; Marc 1,7-11

 

 

« Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé

par Jean dans le Jourdain. Et aussitôt, en remontant de l’eau,

il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme

une colombe. Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon

Fils bien-aimé ; en toi je trouve ma joie ! »

 

Là est le secret de toute la vie de Jésus. Et le nôtre ?

 

« Tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or, la

victoire remportée sur le monde, c’est notre foi !

C’est lui,  Jésus Christ, qui est venu par l’eau et le sang... Et

celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit. Le témoignage de

Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils. »

 

« Cherchez donc le Seigneur tant qu’il se laisse trouver.

Invoquez-le tant qu’il est proche...

Dieu nous parle :

Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Écoutez et vous vivrez !

Je m’engage envers vous par une alliance éternelle.

Ma Parole qui sort de ma bouche ne me reviendra pas

sans résultat, sans avoir accompli sa mission. »

 


Samedi 9 janvier 2021

Dieu vrai

1 Jn. 5,14-21 ; Jean 3,22-30

 

 

Ultime témoignage de Jean le Baptiste : « Un homme

ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du

ciel... Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux, quant

à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux,

et il en est tout joyeux. Telle est ma joie, elle est parfaite.

Lui, il faut qu’il grandisse, et moi, que je diminue ! »

 

Et aujourd’hui ? Jean l’évangéliste nous répond :

 

« Nous savons que le Fils de Dieu est venu nous donner

l’intelligence pour que nous connaissions Celui qui est vrai ;

Et nous sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ.

C’est lui qui est le Dieu vrai et la vie éternelle.

Petits enfants, gardez-vous des idoles ! »

 


 

Vendredi 8 janvier 2021

La vie : don de Dieu

1 Jn. 5, 5-13 ; Luc 5, 12-16

 

 

L’apôtre Jean évoque pour nous le témoignage que Dieu

rend à son Fils. « Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné

la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils. Celui qui a le Fils

possède la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède  pas

la vie. Je vous ai écrit cela pour que vous sachiez que vous avez

la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils

de Dieu. »

 

Ces phrases semblent avoir été écrites pour nous. Elles sont

d’un impact formidable si nous les prenons au sérieux !

 

Au temps de Jésus, ce don de la vie s’exerçait concrètement :

« Survint un homme couvert de lèpre. Voyant Jésus, il tomba

face contre terre et le supplia « Seigneur, si tu le veux, tu peux

me purifier ! » Jésus étendit la main et le toucha en disant

« Je le veux, sois purifié ! » A l’instant même, la lèpre le quitta.

De grandes foules accouraient pour l’entendre et se faire guérir.

Mais lui se retiraient dans les endroits désert, et il priait. »

 


Jeudi 7 janvier 2021

Dans la puissance de l'Esprit

1 Jn. 4,19 à 5,4 ; Luc 4,14-22

 

 

« Jésus revint en Galilée, sa renommée se répandit

dans toute la région. A la synagogue de Nazareth, il

se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète

Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :

L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce que le Seigneur

m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne

Nouvelle aux pauvres...

Aujourd’hui – dit-il - s’accomplit  ce passage de l’Écriture

que vous venez d’entendre ! »

 

Paroles fondatrices de la mission de Jésus, que nous n’aurons

jamais fini de croire et d’accueillir !

 

« Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ;

celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est

né de Lui. Voici comment nous reconnaissons que nous aimons

les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu  et que nous

accomplissons ses commandements, qui ne sont pas un fardeau ».

Saint Jean, lui aussi, est un bon pédagogue !

 


Mercredi 6 janvier 2021

Source de la confiance

1 Jn. 4,11-18 ; Marc 6, 45-52

 

 

Jésus a nourri cinq mille hommes. Quand il les eut

congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier.

Les disciples, au milieu de la mer, peinaient à ramer.

Jésus vint à eux en marchant sur la mer : « Confiance,

c ‘est moi, n’ayez pas peur ! » ... et le vent tomba.

 

Dans nos difficultés, osons-nous recourir à Jésus avec

confiance ? Comme lui, prendre du temps pour prier ?

 

« Dieu, personne ne l’a jamais vu, mais si nous nous aimons

les uns les autres, Dieu demeure en nous, et en nous, son

amour atteint la perfection. »

 

« Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons

en lui et lui en nous : Il nous a donné part à son Esprit.

Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous,

et nous y avons cru... Il n’y a pas de crainte dans l’amour. »

 

Nous sommes invités à suivre cette pédagogie de l’amour.

 

 

Mardi 5 janvier 2021

L'amour vient de Dieu

1 Jean 4,7-10 ; Marc 6,34-44

 

 

« Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté

parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le

monde pour que nous vivions par lui. »

 

Cela s’est concrétisé dans la vie de Jésus par sa relation

avec son Père, avec ses disciples, au bénéfice des foules

qui le suivaient, comme des brebis sans berger.

« Il se mit à les enseigner longuement... Donnez-leur

vous-mêmes à manger, dit-il à ses disciples... Levant les

yeux au ciel, il prononça la bénédiction, il rompit alors

les quelques pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils

les distribuent. Ils mangèrent tous et furent rassasiés. Et

l’on ramassa les morceaux qui restaient... »

 

Au-delà de toute limite, la compassion, la prière et le partage

réalisent encore des miracles, si nous croyons à l’amour

de Dieu pour les hommes.

 


 

Lundi 4 janvier 2021

Lumière de Dieu

1 Jn. 3,22 à 4,6 ; Mat 4,12-25

 

 

Après l’arrestation de Jean le Baptiste, Jésus commence

son ministère. Il proclame : « Convertissez-vous, car le Royaume

des Cieux est tout proche ! » Il enseigne, proclame, guérit... et de

grandes foules le suivent.  Ainsi s’accomplissait la Parole d’Isaïe

proclamée la nuit de Noël « Le peuple qui marchait dans les ténèbres

a vu une grande lumière... »

 

L’apôtre Jean nous le rappelle : « Voici le commandement de Dieu :

Mettre notre foi dans le nom de son Fils Jésus Christ, et nous aimer

les uns les autres... Alors, Dieu demeure en nous et nous en Dieu. Et voilà

comment nous reconnaissons qu’Il demeure en nous, puisqu’il nous

a donné part à son Esprit. »

 

Voilà tracé pour nous  le sillon d’une vie en Dieu, au sein de toutes les

erreurs possibles, à toutes les époques.

 


 

Dimanche 3 Janvier 2021

Epiphanie du Seigneur

Isaïe 60,1- ; Ephésiens 3,2-6 ; Mat.2,1-12

 

 

Vision du prophète Isaïe :

« Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue ta

lumière et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi !

Les nations marcheront vers ta lumière. Tous les gens

de Saba viendront, apportant l’or et l’encens ; ils annonceront

les exploits du Seigneur... »

La vision du prophète est grandiose, la réalité évangélique

plus modeste :

« Voici que des mages venus d’Orient  arrivèrent à Jérusalem

et demandèrent : Où est le roi des juifs qui vient de naître ?

Nous avons vu son étoile à l’orient, et nous sommes venus nous

prosterner devant lui... Le roi Hérode fut bouleversé, et tout

Jérusalem avec lui... »  Il craint pour son pouvoir... Les mages

trouvent l’enfant dans une pauvre demeure, se prosternent et

offrent leurs présents. Leur route de foi est accomplie, et ils

regagnent leur pays par un autre chemin, tandis qu’Hérode,

dans sa fureur, se livre à un massacre.

Il est passé à côté du mystère :

« Ce mystère, nous dit Paul, c’est que toutes les nations sont

associées au même héritage, au même corps, au partage de la

même promesse, dans le Christ Jésus. »

Cela nous concerne aussi : Croyons-nous vraiment à cette révélation ?

 


 

Samedi 2 décembre 2021

Vérité et vie

1 Jn 2,22-28 ; Jean 1, 19-28

 

 

Jean le Baptise a témoigné : « Au milieu de vous

se tient celui que vous ne connaissez pas. C’est

lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne

de délier la courroie de sa sandale. »

 

L’apôtre Jean nous affirme :

« Si ce que vous avez entendu depuis le commencement

demeure en vous, vous demeurez dans le Fils et dans le Père.

L’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous.

Cette onction vous enseigne toute chose, elle qui est vérité.

Et maintenant, petits enfants, demeurez en lui ; ainsi, quand

il se manifestera, nous aurons de l’assurance, et non pas la

honte d’être loin de lui à son avènement...

Telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie

éternelle. »

 


Vendredi 1er janvier 2021

Jour de l'An neuf

Livre des nombres 6,22-27/ Galates 4,4-7/Luc 2,16-21

 

 

Quelle nouveauté nous apporte aujourd’hui

la Parole de Dieu ?

 

« Dieu a envoyé l’Esprit Saint dans nos cœurs,

et cet Esprit crie « Abba ! » c’est-à-dire « Père ! »

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu

es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu. »

 

Nous n’en aurons jamais fini d’intérioriser ce

mystère de notre adoption divine. à l’image de Marie

« qui retenait tous ces événements et les méditait dans

son cœur. »

Et nous pouvons faire nôtre chaque jour cette

bénédiction : « Que le Seigneur te bénisse et te garde.

Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il

t’apporte la paix."

Y a-t-il meilleur vœu pour 2021 ?

 


Jeudi 31 décembre 2020

Paroles fondatrices

1 Jn. 2,18-21 ; Jn. 1,1-18

 

 

« Mes enfants, c’est la dernière heure ! Il y a

dès maintenant beaucoup d’anti-Christ.

Quant à vous, c’est de Celui qui es saint que

vous tenez l’onction, et vous avez tous la connaissance. »

 

Quelle connaissance ?

 

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était

auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. C’est par lui que

tout est venu à l’existence... En lui était la vie, et la vie

était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les

ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

A tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir

enfant de Dieu.

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous

avons vu sa gloire... La grâce et la vérité sont venus par

Jésus Christ. »

 


Mercredi 30 décembre 2020

Accueillir celui qui vient

1 Jn. 2,12-17; Luc 2,36-40

 

 

Ces derniers jours de l’année, qui suivent Noël,

nous plongent au cœur d’un drame humano-divin.

Nous sommes invités à reconnaître et accueillir

l’amour de Dieu victorieux :

« La prophètesse Anne proclamais la louange de

Dieu, et parlait de l’enfant à tous ceux qi attendaient

la délivrance de Jérusalem. »

 

« L’enfant grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse,

et la grâce de Dieu était sur lui. »

 

L’apôtre Jean explicite ce témoignage :

« Je vous écris, petits enfants,

vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus.

Je vous écris, parents : Vous connaissez Celui qui existe

depuis le commencement.

Je vous écris, jeunes gens : vous avez vaincu le mauvais...

Le monde passe, et sa convoitise avec lui. Mais celui

qui fait la volonté de Dieu demeure pour toujours ».

 


Mardi 29 décembre 2020

Ténèbres et Lumière

1 Jn. 2, 3-11 ; Luc 2,22-35

   

Jean développe sa pensée : « Les ténèbres passent,

et déjà brille la vraie lumière... Celui qui a de la haine

contre son frère est dans les ténèbres. Celui qui aime

son frère demeure  dans la lumière, et il n’y a en lui

aucune occasion de chute. »

 

L’évangile nous révèle en Jésus cette vraie lumière,

proclamée par le vieillard Siméon : « Mes yeux ont vu

le salut que tu préparais à la face des peuples : Lumière

qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple

Israël. »

Mais cet enfant sera lui-même un signe de contradiction

et l’âme de sa mère sera traversée d’un glaive.

« Ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur

d’un grand nombre. » 

 


Lundi 28 décembre 2020

Les saints innocents

1 Jn. 1, 5-2,2 ; Matthieu 2, 13-18

 

 

 Il est beaucoup question de péché dans ces textes :

« Dieu est lumière, en lui, il n’y a pas de ténèbres.

Si nous marchons dans la lumière, nous sommes en

communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus

son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que

nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes

et la vérité n’est pas en nous.... Je vous écris cela pour que

vous évitiez le péché. Mais si l’un de vous vient à pécher,

nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ le Juste. »

 

Qu’est-ce donc que le péché ?

 

« Le roi Hérode entra dans une violente fureur. Il envoya tuer

tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans

toute la région... Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte... »

 

Nous ne connaissons que trop ces massacres d’innocents par

des dictateurs avides de pouvoir !

C’est pour tous que Jésus est venu, lui qui, par son sacrifice,

obtient le pardon de nos péchés, les nôtres et ceux du monde entier.

 


Dimanche 27 décembre 2020

L'appel de la Vie

Luc 2, 22-40

 

C'est la fête des familles, aujourd'hui ! 3 générations : l'Enfant Jésus, ses parents, et Syméon et Anne qui évoquent ici le rôle des grands-parents.
Les parents font un pèlerinage à Jérusalem pour présenter à Dieu leur enfant : « Vos enfants ne sont pas vos enfants, dit le prophète du poète Kalil Gibran, ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même. »

Les grands-parents confirment, encouragent les parents en s'émerveillant devant leur enfant, et en l'accueillant dans leur lignée. En même temps, par leur présence, ils invitent les parents à laisser leur enfant aller... « car leurs âmes habitent la maison de demain. »...

 


Samedi 26 décembre 2020

Puissance d'une flamme

Ac 6, 8-10;7, 54-60

 

Étienne incarne réellement la Parole de Dieu entendue hier à Noël. Il est rempli de cette grâce venue de Jésus-Christ. Il opère les mêmes signes que lui.

Dans la persécution, il renouvelle l'attitude du Christ, il a la même présence. Il reste connecté à l'Esprit de Dieu et y puise la force de suivre le Christ jusqu'au bout, et d'offrir le même témoignage de confiance et de pardon.

Au lendemain de Noël, Étienne nous dit que, nous aussi, nous sommes vivants et lumineux par la Parole faite Chair en nous et dans le monde. Cette lumière qui brille dans nos ténèbres, et que les ténèbres ne peuvent arrêter.

 


Vendredi 25 décembre 2020

Noël : parole faite chair.

 

Jn 1, 1-18

 

Il y a 8 jours, était retracée la généalogie humaine de Jésus-Christ. Avec lui, nous étions renvoyés à notre propre généalogie humaine.
Ici, est évoquée la généalogie divine. Jésus-Christ vient de Dieu. Nous venons de Dieu.

Au commencement du monde, à mon commencement, mon origine, était le Verbe, la Parole, et la Parole était Dieu. C'est par la Parole de Dieu que tout est venu à l'existence : le cosmos, toi, moi...

Nous sommes désirés par Dieu, créés par sa Parole.

Nous sommes nés de Dieu.

La Parole qu'il a dite pour nous est tellement puissante, agissante, incarnée,

qu'elle nous a enfanté à la Vie,

qu'elle nous enfante à la Vie.

Qu'elle est VIE en nous,

qu'elle est Jésus-Christ en nous.

 


Jeudi 24 décembre 2020

Tel fils ! Tel père !

Luc 1, 67-79

 

En donnant à son fils, un nom unique, personnel, le nom de « Jean », Zacharie l'a libéré du destin familial pour le laisser suivre son propre chemin. Et voilà que les rôles semblent inversés ! C'est le fils qui influence son père.
En effet, le prêtre Zacharie devient prophète au contact de son fils.

Décidément, l'Évangile met tout sans dessus-dessous ! Il nous interroge, en tout cas, sur la façon dont nous vivons la transmission. En acceptant que ce fils, venu de lui, soit autre, Zacharie déclenche en lui-même, une ouverture toujours plus grande à cette altérité et au mystère de son fils... celui-ci transmet à son tour à son père quelque chose de son génie propre.
On le voit bien aujourd'hui. Lorsque nous nous montrons réceptifs entre les générations, les jeunes deviennent prophètes grâce à leur regard neuf sur le monde.

 


Mercredi 23 décembre 2020

Congé de paternité

Luc 1, 57-66

 

Et revoilà notre bon Zacharie !

Mais cette fois-ci, ce n'est plus lui qui est au centre de l'événement ! Élisabeth tiend le premier rôle. Son rôle de Maman. Elle enfante ce fils tant attendu. Elle assume la responsabilité de son démarrage en ce monde. Cela commence avec un grand virage ! En faisant sortir ce fils de la destinée familiale. Avec vigueur, elle déclare son nom : « Jean ». Et non pas comme son père qui, lui se contente de ratifier le choix de son épouse.
Son fils, décidément, lui échappe !... et en l'acceptant, il retrouve la voix pour bénir le Dieu de Vie. Par cette attitude, il reconnaît l'altérité de ce fils qui pourra alors suivre son chemin propre.

 


Mardi 22 décembre 2020

Servante de la Vie (3ème acte)

Luc 1, 46-56

 

Servir la Vie, c'était l'accueillir à pleines brassées et se laisser mouvoir, émouvoir par son énergie.

Tout mon être fut entraîné dans une danse irrésistible d'émerveillement pour le miracle sans cesse renouvelé de la VIE.

Avec l'Enfant de Dieu venu se blottir en mon être, c'est toute la Présence débordante du Père de tendresse qui m'avait envahie. Cette tendresse qui m'avait précédée et avait comblé la longue lignée de mes ancêtres.

Voici qu'elle faisait escale dans ma demeure, dans celle d'Élisabeth...

… pour nous entraîner toujours plus loin, plus large...

 


Lundi 21 décembre 2020

Servante de la Vie (2ème acte)

Luc 1, 39-45

 

Emplie de ce Souffle, je me levais et me mis en marche à travers les montagnes. Je courrais jusqu'à la maison de ma cousine Élisabeth.
Elle aussi avait accueilli en elle une vie surprenante. Lorsque je lui transmettais la bénédiction reçue de Dieu, ce trésor en elle tressaillit d'allégresse. Et nous entraîna dans une danse.
Consentir à la vie faisait de nous, des sœurs, fraternité joyeuse rejaillissant sur nos descendances.

… Et je me mis au service de la vie en elle, ma sœur...

 


 

Dimanche 20 décembre 2020

Servante de la Vie (1er acte)

Luc 1, 26-38

 

J'étais là, chez moi, en moi, seule... occupée à une activité ordinaire, habituelle.

Je rêvassais... à mon avenir proche et plus lointain...

Mon esprit vagabondait entre la façon dont je pourrais m'y prendre pour mener à bien ce travail, et mes rêves plus lointains de noces et de fécondité...

… un SILENCE fit irruption !

Une clarté ouvrant mon horizon quotidien, élargissant l'espace et le temps.
Une conviction intime : la VIE plus grande que l'univers, habite en moi.

Le Souffle du Silence murmure avec autorité : « Ne crains pas d'accueillir en toi ce germe. Il est déjà là. Prends en soin. Laisse-le se déployer et rayonner. Je mets toute ma confiance en toi. »

Le Souffle m'emplit de sa Présence : « Va ! »

 


Samedi 19 décembre 2020

Parole et Silence

Luc 1, 5-25

 

Il est bien brave, Zacharie ! Il coche toutes les cases du bon croyant pratiquant ! De plus, malgré la blessure de sa vie, de ne pas avoir d'enfant, il a continué à servir fidèlement son Dieu, il n'a pas non plus rejeté sa femme stérile. On en est ému !

Et voilà enfin la chance de sa vie : il est désigné par le sort pour entrer dans le Saint des Saints, au plus près de Dieu. Si près que Dieu lui parle, le réconforte et l'ouvre à la fécondité !

Non, c'est trop beau pour être vrai ! C'est un rêve ! une illusion ! Et puis, on sait bien, dans nos sociétés, que les vieux, ça ne vaut plus grand chose ! Plus d'avenir ! Au rencart !

… pourtant cette petite voix de Dieu persiste !... Zacharie est tellement bouleversé par l'imprévu de Dieu, qu'il en perd la voix ! Il n'aura pas de mot pour l'exprimer à ses frères...

Seule, sa femme Elisabeth saura recueillir en elle ce rêve devenu réalité. Elle a la sagesse, alors, de s'unir au silence de son époux.

 


Vendredi 18 décembre 2020

Politiquement incorrect !

Mt 1, 18-24

 

Il nous arrive, dans des circonstances certes bien différentes, d'être nous aussi troublés comme Joseph. Ce n'est pas confortable. C'est même angoissant de connaître ce genre de sentiment. De ne pas comprendre ce qui se passe dans notre vie, autour de nous, de ne pas savoir démêler le vrai du faux, le bon du mauvais. Comment prendre une décision dans un tel brouillard ? De quoi passer des nuits blanches !...

Joseph nous indique une issue : ne pas avoir peur de prendre Marie chez moi. Avec elle, pourra surgir l'Esprit Saint, et, par elle, Jésus sera enfanté en moi, tel que je suis, dans mon histoire, mon actualité telle qu'elle est.

Jésus Sauveur, Dieu avec nous, nous réveillera de notre torpeur pour reprendre notre devenir en main, et oser, comme Joseph, faire des choix risqués, audacieux au-delà du politiquement correct !

 


Jeudi 17 décembre 2020

Racines

Mt 1, 1-17

 

C'est impressionnant de voir retracer cette longue lignée dans laquelle Jésus est enraciné !

Il en va de même pour chacun, chacune de nous. Nous connaissons peu nos ancêtres. Il est bien rare de pouvoir remonter aussi loin que cette généalogie de Jésus. Cependant la nôtre aussi se perd dans la nuit des temps ! Nous ne venons pas de nulle part ! Nous venons de loin. Nous avons reçu la vie de tous ces aïeux, quelques soient leurs parcours, leurs ombres et leurs lumières. Sans eux, nous ne serions pas là ! Sans eux, nous ne serions pas ce que nous sommes !

Rendons grâce pour ce sillon de vie dont nous sommes issus, notre famille, notre peuple.

 


Mercredi 16 décembre 2020

une identité libératrice

Luc 7, 18b-23

 

Oui, la Parole de Jésus est Incarnée ! C'est pourquoi, à Jean le Baptiste qui s'interroge sur son identité, Jésus répond par les gestes joints à la parole. Ceux-ci sont explicités par la parole et ils la confirment. Ces gestes sont parole. Et la parole a un fruit tangible.

Quel est ce fruit ? Jésus redonne leur identité à ceux à qui il s'adresse. Ces derniers ne sont plus coincés dans leurs limites, identifiés à elles.
Un espace leur est ouvert. Là est la Bonne Nouvelle. Là est la Révélation de l'Identité de Jésus Christ.

 


Mardi 15 décembre 2020

ptêt'ben qu'oui, ptêt'ben qu'non...

Mt 21, 28-32

 

L'un des fils dit : « je ne veux pas » et il fait quand même le boulot.
L'autre dit : « oui », et il ne bouge pas.

Mais, alors, qui croire ? Que croire ? Que vaut la parole ? Faut-il être sur la réserve, voire sur la méfiance ? Ne se fier à personne quand elle parle ?

Ou, au mieux, se dire avec philosophie : « Wait and see ! » « Attendons de voir ! »

Il me semble que les portes que Jésus ouvre avec cette parabole, vont au-delà de nos doutes et nos calculs !

D'abord : invitation à n'enfermer personne sous des étiquettes, dans des cases. Nous pouvons tous bouger, évoluer dans un sens ou dans un autre. Il y a là quelque chose de très libérateur, responsabilisant. Tout est toujours possible.

Ensuite : Jésus Christ est la Parole Incarnée, ce qui veut bien dire que notre parole n'est pas seulement dans les mots que nous prononçons. Elle s'exprime à travers tout ce que nous sommes et faisons. C'est à cela qu'il faut être attentifs si nous voulons mieux comprendre l'autre.

 


 

Lundi 14 décembre 2020

Extase

Nb 24, 2...17

 

La première lecture de la messe est d'une splendeur inépuisable!Quelle bouffée d'espérance en notre actualité morose !

Le prophète païen Balaam s'émerveille devant le peuple de Dieu et lui annonce le bonheur d'une fécondité inimaginable !

De ce peuple nomade va surgir un héros ! Ses tentes vulnérables dans les désert aride, vont dévoiler toute leur beauté et devenir aussi solides que des cèdres plantés au bord des eaux.
Soyons en éveil pour entendre la voix des prophètes. Peut-être viennent-ils du monde païen ou des périphéries ? Qu'importe, laissons-nous toucher par le regard pénétrant de ceux et celles qui discernent, au-delà des apparences, les promesses de vie.

Tombons en extase ! C'est-à-dire : sortons de nous-même pour contempler l'Astre qui se lève éclipsant tant les ombres que les paillettes, le Sceptre conférant à l'être humain le seul pouvoir qui n'asservit pas.

 


 

Dimanche 13 décembre 2020

Entendre la voix du silence

Jn. 1, 6-28

 

Jean Le baptiste est interrogé par les émissaires des pharisiens pour savoir qui il est.

A chaque question, il répond non, de manière forte.

Alors, qui est-il ?

Une voix, répond-il, une simple voix.

Une voix, c'est insaisissable, cela vogue au gré du vent et l'entend qui ne se bouche pas les oreilles même si elle est dérangeante.

Cette voix, elle vient préparer la venue du Seigneur. C'est-à-dire qu'elle vient préparer nos coeurs, faire de l'espace en nous afin d'être disponibles pour la venue du Seigneur.

Mais cette voix ne se prend pas pour ce qu'elle n'est pas, quitte à décevoir les envoyés. Rester à notre place, attendre le sauveur, dans le silence pour que la voix fasse entendre celle du Sauveur.

 


Samedi 12 décembre 2020

Don de soi sans réserve !

Mt. 17,10-13

 

 Une question obsède les disciples de Jésus : "Elie doit-il venir ?"

Et Jésus répond oui et il ajoute : "Elie doit tout remettre en ordre".

Avec une précision : "Elie est déjà venu".

C'est assez difficile à comprendre : il doit venir, il est déjà venu, il doit tout remettre en ordre. Et Jésus ajoute  : "Ils ne l'ont pas reconnu, mais l'ont traité à leur guise". On peut imaginer que la façon dont ils l'ont traité n'était pas de tout repos. Les disciples comprennent qu'il s'agit de Jean-Baptiste.

En fait, Jésus se sert de cet exemple pour annoncer que lui aussi sera maltraité, trahi et mis à mort pr ceux de son peuple. Si cela a été fait à Jean-Baptiste, il n'y a aucune raison pour que cela ne soit pas fait également au Fils de l'homme.

Nous attendons l'enfant Emmanuel, le prince de la paix. Mais la paix de Dieu n'est pas celle des hommes ; elle passe par le don de soi, le don de sa vie.

 


Vendredi 11 décembre 2020

Être en vrai

Mt. 11,16-19

 

Voilà des gamins qui sont tristes parce que leurs copains n'ont pas voulu se joindre à eux pour jouer à des jeux imitant la vraie vie.

Voilà un prophète qui ne mange pas et qui est considérés comme un possédé ; voilà un fils de l'homme qui mange et il est considéré comme un glouton.

 

Alors, que faut-il faire ?

Qui faut-il être ?

Y a-t-il une recette pour être authentique ?

 

Mais Jésus nous dit que "justice a été rendue à la Sagesse par ses oeuvres".

Et voilà, tout est dit : à quelques semaines de Noël, l'enfant Emmanuel rendra justice à tous ceux qui n'auront pas sombré dans la médiocrité de l'idéologie et auront posé des actes vrais d'amour, auront vécu dans la vérité et l'authenticité, sans chercher à paraître, en essayant de vivre leur vie d'homme en vrai.

 


 

 

 

Jeudi 10 décembre 2020

Grand et petit ?

Mt. 11, 11-15

 

Jésus aime bien faire des comparaisons avec l'esprit d'enfance. Aujourd'hui, il modifie sa façon habituelle de faire. Il identifie Jean-Baptiste au plus grand des enfants des hommes et au plus petit du Royaume des cieux. Paradoxe.

Alors, qui peut être plus grand que Jean-Baptiste puisque Jésus lui-même le considère comme un nouvel Elie ? Est-ce une question de perfection humaine qui peut décider de la grandeur de ceux qui aspirent à entrer dans le Royaume des cieux ? Sans doute que non puisqu'ailleurs Jésus nous dit que les derniers seront les premiers et que les publicains et les pécheurs devanceront les sages et les savants.

Alors, pour participer au Royaume des cieux, que faut-il faire ? Que faut-il être ? Y a-t-il une réponse ? Sans doute pas à vues humaines.

En tous les cas, n'essayons pas de correspondre à ce que nous croyons que le Seigneur attend de nous. Mais ce qui est sûr c'est que ce ne sont pas les honneurs terrestres qui nous ouvriront en grand les portes du Royaume. De par nature, nous sommes des petits. Pendant cet Avent, travaillons à le devenir de plus en plus et laissons le Seigneur décider qui participera au Royaume.

 


 

Mercredi 9 décembre 2020

Fardeau et joug

Mt. 11, 28-30

 

Le poids sur nos épaules, voilà ce dont Jésus veut nous libérer.

Mais avez-vous remarqué que lorsqu'il s'agit du poids sur nos épaules, l'évangile nous parle de fardeau. Par contre, lorsqu'il s'agit de se charger du poids de Jésus, cela devient le joug.

Pourquoi cette différence ?

Le fardeau nous fait plier ; le joug nous relie à quelqu'un, comme deux boeufs qui sont unis pour tirer la charrue et répondre aux ordres du maître. Mais nous ne sommes pas des animaux et la comparaison s'arrête là. J'aime à lire et à entendre que nous sommes reliés les uns aux autres, grâce à Jésus, sous la directive de Jésus et associé à lui, pour faire advenir le Royaume des cieux.

C'est ce qui nous est demandé au cours de cet Avent : faire naître l'enfant Dieu et l'adorer.

 



Mardi 8 décembre 2020

L'immaculée conception

Lc. 1, 26-38

 

Ce texte de l'Annonciation, nous le connaissons par coeur et pourtant nous avons à le découvrir comme à neuf chaque fois que nous l'entendons.

Fête de l'Immaculée Conception, fête du choix de Marie par Dieu pour porter son fils.

Elle est préservée du péché mais en même temps elle est totalement, à 100 % humaine.

Et ce choix divin n'entame en rien sa liberté. Même à l'ange Gabriel, elle avait le choix et la liberté de dire non. Pourtant, elle n'hésite pas et pose des questions purement pratiques.

Ce oui qu'elle prononce va la mettre à part, elle le pressent, et sans doute pendant un temps rejetée ou incomprise par ses proches. Mais elle accepte quand même.

Je crois que pour dire oui comme elle le dit, du fond de son coeur, c'est qu'il faut une disponibilité à tout imprévu de Dieu, disponibilité qui se prépare par de longues heures de prière, de méditation, de contemplation, de louanges, d'intimité avec Dieu. Elle n'a pas dit oui, comme cela, sans réfléchir. Elle a dit oui parce que son coeur était prêt.

Ce temps d'Avent nous donne la possibilité de suivre Marie sur les traces de sa disponibilité. Puissions-nous ne pas le rater.

 


 

Lundi 7 décembre 2020

Guérisons multiples

Lc. 5, 17-26

 

Oui, guérisons multiples, et pourtant il n'y a qu'un seul homme qui est guéri.

Ce paralysée esst vraiment chanceux car la démarche de ses amis est pour lui plus que bénéfique. Avait-il dit oui avant de venir, ou bien ce sont ses amis qui lui font la surprise de l'amener à Jésus ? Qui a le plus de foi ? Lui ou ses quatre amis qui n'hésitent pas à démonter le toit pour lui ?

Ainsi ce paralytique est guéri de corps et d'âme. Donc déjà deux guérisons. Mais il me semble que dans ce passage, les guérisons ne s'arrêtent pas à cet homme. Les quatre porteurs, de par leur foi, bénéficicient aussi de la miséricorde de Jésus car elle est contagieuse.

Avons-nous assez de foi pour croire que le Seigneur est venu et vient jour après jour pour chacun des milliards d'hommes de la planète ? Et que le Seigneur les guérit car notre mission est de porter les civières et d'ouvrir les toits ?

 


Dimanche 6 décembre 2020

Tous précurseurs

Mt. 1, 1-8

 

En ce deuxième dimanche d'Avent, l'Eglise nous propose la figure de Jean-Baptiste, le précurseur, celui qui prépare les chemins du Seigneur, du Messie.

Mais qu'est-ce que cela signifie pour nous aujourd'hui ?

On peut imaginer que le Seigneur étant déjà venu et que ce que nous fêtons tous les ans n'est que l'anniversaire de sa naissance.

Et pourtant, ce n'est pas cela.

Si nous croyons que l'action de venir de Jésus ne s'est pas terminée une fois pour toutes il y a quelques 2000 ans, mais qu'elle se déploie tous les jours depuis 2000 ans, nous pouvons alors en conclure que nous, aujourd'hui, nous sommes comme Jean-Baptiste, chargés de préparer les chemins du Seigneur.

Oh non, il ne nous est pas demandé de manger des sauterelles, de vivre dans le désert et de nous vêtir de peau de chameau. Non c'était bon pour l'époque de Jésus. Aujourd'hui, la préparation des chemins du Seigneur passe par l'exhortation du pape François : Fratelli Tutti !

 


Samedi 5 décembre 2020

Apprentissage de la gratuité

Mt. 9,35-10,1-8

 

Dans cet évangile, Jésus choisit douze disciples pour l'accompagner sur les chemins de Palestine.

Non seulement ils l'accompagnent, mais ils prennent et prendront le relais quand Jésus ne sera plus là.

Les outils et les provisions que Jésus leur donne pour leur mission : la gratuité, rien que la gratuité. En d'autres termes, l'amour, rien que l'amour.

C'est un très beau programme pour le temps de l'Avent : apprendre progressivement ce que veut dire la gratuité et la pratiquer. Mais c'est un long apprentissage et de longue haleine. Avec Jésus, nous pouvons y aller.

 


Vendredi 4 décembre 2020

Deux aveugles

Mt. 9, 27-31

 

C'est la première fois que je suis frappée par le fait qu'ils étaient deux aveugles et que c'est ensemble qu'ils ont appelé Jésus à l'aide.

Ensemble. Fraternité dans le handicap. Fraternité dans la demande. Fraternité dans la louange. Fraternité dans la foi. Fraternité dans la guérison.

Bref, une belle leçon à la Fratelli Tutti.

Ailleurs dans l'évangile Jésus nous dit : "quand deux ou trois sont réunis en mon nom, mon Père les exaucera".

Puissions-nous avoir ensemble la même foi que ces deux aveugles pour demander à Jésus une aide au profit de nos frères handicapés, martyrisés, en guerre, affamés, etc. ?

 


 

 

Jeudi 3 décembre 2020

Sable ou roc, au choix ?

Mt. 7, 21-27

 

Jésus nous met en garde : il nous faut construire notre maison intérieure sur le roc.

Cependant, si, par erreur, on l'a construite sur le sable et qu'elle a été emportée par la tempête, tout n'est pas perdu.

Non, tout n'est pas perdu car on peut toujours re-construire sa maison et se servir de ses expériences spirituelles passées pour construire solidement sur l'essentiel : le roc.

Et le roc, c'est quoi ou plutôt, c'est qui ?

Il me semble que pour nous, chrétiens, le roc, c'est le Christ que nous rencontrons dans les autres, dans les événements, la parole de Dieu, etc..

Ainsi, construire sur le roc nous est donné à tout âge de la vie car rien ni personne n'est jamais perdu pour Dieu.

Merci Seigneur de nous le rappeler dans ce temps de l'attente.

 


Mercredi 2 décembre 2020

Le surplus divin

Mt. 15, 29-37

 

On pourrait penser que ce surplus divin n'émane que de la multiplication des pains par laquelle plus de 4000 hommes sont nourris.

On pourrait penser que ce surplus divin émane des nombreuses guérisons physiques que Jésus accomplit.

On pourrait croire que ce surplus divin se traduit par la pitié dont Jésus fait preuve en voyant toutes ces foules à jeun en fin de journée.

J'ai envie de voir le surplus divin ailleurs, dans le fait que Jésus ne s'approprie pas à lui tout seul le miracle. Il associe ses disciples en leur demandant de distribuer les pains et les poissons.  Ce surplus divin n'est-ce pas l'accueil par Jésus dans sa divinité de l'humanité l'homme pour que ce dernier devienne divin ?

 


Mardi 1er décembre 2020

Voir avec le coeur

Mt. 10, 21-24

 

Aujourd'hui, Jésus fait l'apologie des petits, des simples, des droits, des "sans faux pli" comme dit une hymne franciscaine.

C'est à ceux-là que le Père veut bien se révéler par le visage de son Fils.

Mais ce n'est pas tout.

Cette révélation du Père par le Fils est la béatitude des pauvres.  Un peu comme s'il fallait un coeur vide d'avidité, de recherche de plaisir, de consommation, pour pouvoir accueillir la vérité de Dieu.

C'est aussi le pourquoi de ce temps de l'Avent que l'Eglise nous propose à chacun : faire le vide, non pas pour mieux le remplir, mais pour mieux accueillir la présence-absence.

 


Lundi 30 novembre 2020

Un oui sans condition

Mt. 4, 18-22

 

Aujourd'hui, l'évangile de Marc nous relate l'appel des quatre premiers disciples, dont André. Être appelé directement par Jésus, quelle joie mais aussi quelle responsabilité ! et quelle confiance ! Oui, quelle confiance parce que Jésus, par cet appel, remet entre leurs mains tout l'avenir de l'humanité.

Mais aussi quelle confiance ces hommes ont en Jésus car ils acceptent, sans coup férir, de le suivre et de remplir la mission que Jésus leur confie! Et pourtant, pour l'instant, ils n'ont encore aucune idée de ce que Jésus va leur confier.

Un hymne dit : "c'est un oui sans condition". Et c'est bien ce que vivent ces premiers disciples.

Le temps de l'Avent que l'Eglise nous propose est un temps privilégié pour dire oui oui chaque matin, sans condition.

 


Dimanche 29 novembre 2020

 

Pressentir le neuf

 

Mc 13, 33-37

 

Pour un monde d’après la pandémie espéré en avant

et non plus comme avant, le temps liturgique de l’Avent

émerge comme une Bonne Nouvelle.

 

Sommes-nous des chrétiens en chemin, des portiers prêts

à ouvrir la porte du monde et de nos vies à Celui qui advient dans l’histoire :

Jésus, le Christ, notre sauveur ?

Prenez garde, restez éveillés car vous ne savez pas quand ce sera le moment.

 

Vivre sur ses gardes pour ne pas manquer le bon moment,

celui où l’espérance qui nous porte décèle, pressent

que du neuf survient dans le sens du Royaume de Dieu.

Le monde n’est pas qu’effondrements, cynisme ou ressentiments,

l’Esprit Saint y est à l’œuvre.

Tel est « le mouvement tellurique »de l’Avent.

Nous y veillerons dans la prière qui alimente notre espérance !

 


Samedi 28 novembre 2020

 

Éviter le cœur lourd

 

Lc 21, 34-36

 

Qu’est-ce qu’un coeur lourd ?

Le cœur peut-être lourd de chagrin, de remord,

d’accaparements par des soucis matériels, familiaux, relationnels.

Le cœur peut être également engourdi par des excès de table ou autres.

 

Le remède évangélique face à ces « maladies cardiaques »

serait la veille et la prière afin de se tenir debout devant le Fils de l’homme.

La veille évoque à la fois la lucidité face à ce qui nous arrive

et l’attention soutenue exigée de nous

pour prendre soin de soi, d’un jeune enfant, d’un malade, d’un mourant

voire du semis au potager ou du plat qui mijote sur le feu !

La prière est cette attention à Dieu qui nous maintient dans l’être,

nous recrée sans cesse, nous sauve

si notre lien à lui prend corps

avec la grâce et notre consentement.

 


Vendredi 27 novembre 2020

 

Paroles-promesses

 

Lc 21, 29-33

 

Comme les figuiers ne vivent pas en Haute-Saône,

contemplons les charmes en cet automne brumeux.

Cet arbre au feuillage marcescent porte à la fois

les feuilles rabougries et brunies de l’été

et les longs bourgeons qui après la pause hivernale

se gonfleront de sève au printemps

pour épanouir les feuilles d’un vert tendre.

 

Les paroles du Christ qui ne passent pas

seraient-elles du côté des bourgeons ?

Des paroles-promesses de Dieu traversent

les hivers de nos vies et de nos sociétés

pour éclairer un avenir toujours possible, toujours offert,

toujours en germinations insoupçonnées encore

mais certaines.

 

Voyons-nous ce ciel nouveau, cette terre nouvelle à l’horizon ? (Apocalypse )

 


Jeudi 26 novembre 2020

 

Collapso-théologie

 

Lc 21, 20-28

 

La Parole du jour est Bonne nouvelle pour nous.

À première lecture, nous avons à notre disposition

tout le scénario pour un film sur l’effondrement de notre civilisation,

voire de la vie humaine sur notre planète.

Comment en sortir pour s’en sortir ?

 

Les catastrophes passent mais le temps s’accomplit,

Le Christ nous sauve, il est en train de le faire, notre rédemption approche.

Avons-nous en nous l’espérance de la fin du temps, son but, son accomplissement ?

Pensons- nous nous redresser car notre libération approche ?

 

Nous pouvons toujours reconstruire, planter, innover,

créer pour ce temps-ci

avant que le temps ne s’accomplisse pour l’Éternité.

 


Mercredi 25 novembre 2020

Persévérer

Lc 21, 12-19

 

Tenir bon dans une terrible adversité

grâce à notre persévérance.

La Parole de Dieu nous invite aujourd’hui à cultiver cette vertu.

 

Pour y arriver, nous avons deux moyens

très performants malgré les apparences contraires.

D’une part se mettre dans la tête que notre défense

ne vient pas de nos propres forces.

Jésus nous a envoyé un autre défenseur,  l’Esprit Saint.

D’autre part, pas un cheveu de notre tête ne sera perdu.

 

Confiance :

Notre vie est dans les mains du Seigneur

qui a fait le ciel et la terre.

Puisqu’en ce jour, à la sainte Catherine, tout bois prend racine,

plantons nous aussi cette confiance en notre être le plus intime, le plus profond.

 


Mardi 24 novembre 2020

Pas de si tôt la fin

 

Lc  21, 5-11

 

Beaucoup viendront sous mon nom mais ce ne sera pas aussitôt la fin !

Ce qui se passe sous le nom de Dieu n’aurait rien à voir

avec la pandémie de covid, les événements climatiques extrêmes

et les guerres et attentats de toutes sortes qui nous terrifient !

Voilà la première bonne nouvelle du jour.

 

La seconde serait de parvenir à la sérénité proposée par Jésus

et de ne pas être terrifié.

Il faut une longue familiarité avec la Bible

Pour que peu à peu la crainte s’estompe

et le visage de Dieu s’éclaire pour nous !

Soyons confiants :

Christ est vainqueur du monde

Et par lui nous pourrons vaincre le mal par le bien.

 


Lundi 23 novembre 2020

 

Vivre Dieu

 

Lc 21, 1-4

 

Le Fils de Dieu s’et fait homme pour nous enrichir de sa pauvreté

selon la théologie de saint Paul.

 

Avec son attention aux plus petits, Jésus détecte dans la foule,

celle qui est la plus grande dans le Royaume de Dieu :

une pauvre petite veuve !

Celle-ci enrichit Dieu, en son espace dédié (le temple de l’époque),

de son indigence.

Combien est précieux aux yeux du Christ, ce don qu’elle fait de sa vie !

 


Dimanche 22 novembre 2020

 

Humanitaires, tous bénis

 

Mt 25, 31-46

 

Suis-je brebis ou chèvre ?

En fait les deux, chaque fois à des moments différents de ma vie :

ceux où j’ai été attentive au prochain et ceux où je ne l’ai pas été.

 

Serais-je à la fois bénie et maudite ?

Difficile à croire de la part d’un Dieu père de toute bonté,

d’un Christ juge qui fut aussi jugé et même crucifié.

Pour m’en sortir avec une Bonne Nouvelle,

Je remarque, dans la réponse du roi,

une petite différence entre ceux qui ont aimé et ceux qui n’ont pas aimé !

À ceux et celles qui vivent la charité ou la reçoivent :

« Vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères »

À ceux et celles qui sont restés indifférents :

« Vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits  »

Vivre la fraternité par la charité, c’est être avec Jésus Christ ressuscité,

premier né d’une multitude de frères

et être bénis de Dieu pour l’Eternité.

Ainsi, François d’Assise ne pouvait se dire ami du Christ

que s’il entourait de sa sollicitude tous ses frères et soeurs en humanité,

eux pour qui Jésus avait donné sa vie.

 


Samedi 21 novembre 2020

 

Conflit d’appartenance

 

Mt 12, 46-50

 

Les versets évangéliques de ce jour sont qui précédés

d’une tension accrue entre Jésus et les pharisiens.

Vraisemblablement, sa famille veut lui manifester ses craintes

que le conflit devienne dangereux pour sa vie.

 

Entre liens du sang et lien avec son Père des cieux, Jésus n’hésite pas :

c’est la volonté du Père qui prime et qui doit être réalisée.

De là naîtra une fraternité plus large et plus solide.

 

« Vous êtes tous frères car vous n’avez

qu’un seul Père qui est aux cieux » disait François d’Assise.

A nouveaux frais, l’encyclique Fratelli tutti du pape François nous le redit !

Que la manière dont Jésus transcende les liens du sang nous aide à vivre

cette fraternité universelle dont la source est le Père de tous,

« Dieu Tout Puissant, le seul bien, de qui procèdent tous les biens. » (Saint François)

Prions pour toutes les personnes en conflit d’appartenance :

Entre parents adoptifs et biologiques, entre famille et belle famille,

entre frères, sœurs  et demi-frères ou demi-sœurs…

 


Vendredi 20 novembre 2020

 

Maison de prière ou de commerce

 

Lc 19, 45-48

 

La différence entre le culte et le commerce est d’actualité

en ce temps de confinement pour raisons sanitaires !

Temple de la consommation et temple de Dieu sont en effet bien distincts.

Le tout serait de reconnaître que chacun à sa place est vital pour nous.

 

Disciples de Jésus, sommes-nous suspendus à ses lèvres ?

Nous sommes le temple que Dieu construit dira saint Paul . (1 Co 3, 9 b-11 ; 16-17)

 

Comment recevoir l’enseignement du Christ

sinon en prenant le temps de lire, relire et interpréter toujours à neuf

cette Parole que Dieu nous adresse dans la Bible.

 


Jeudi 19 novembre 2020

 

Si tu avais…

 

Lc 19, 41-44

 

Combien de fois regrettons-nous au niveau relationnel,

la visite que nous n’avons pas rendue,

le coup de téléphone qui n’a pas été fait,

le courrier, le courriel non envoyé

après l’annonce du décès de la personne ?

Qui souffrant de la covid ne regrette pas d’avoir manqué de prudence ?

 

Dans l’évangile du jour, Jésus regrette les refus de son peuple

vis-à-vis de Dieu venu le visiter par son message.

« Ah si tu avais su ! »

N’y-a-t-il pas là une prise de conscience pour nous ?

La croix du Christ n’était pas inéluctable.

L’accueil aurait pu changer l’histoire.

 

Rien qu’aujourd’hui développons en nous,

cette oreille attentive aux visites intérieures de Dieu.

N’oublions pas les visites de sollicitude

envers ceux qui nous sont proches ou lointains.

 


Mercredi 18 novembre 2020

 

De bonnes affaires

 

Lc 19, 11-28

 

Lire cette parabole au 21ème siècle dans un monde

qui ne cesse relancer la croissance provoque plus de peurs

que de joie de la Bonne Nouvelle :

-       la mine confiée : une mine d’or ou de schiste bitumeux à exploiter ?

-       les affaires à faire : toujours plus de profits financiers

       et de croissance du nombre d’objets à consommer?

-       le roi qui règne : sur une entreprise bien cotée en bourse ?

-       personnes à égorger : ceux qui n’entrent pas dans la logique d’une économie ultra libérale ?

 

Changeons de système et de grille de lecture 

pour découvrir la joie de l’évangile.

Les mines confiées seraient-elles le don de la foi, de l’espérance et de la charité ?

Alors, plus on en reçoit, plus on en a,

plus Dieu rayonne en nous et autour de nous

dès lors que nous sommes accueillis par les autres.

 

Pourtant cet accueil n’est pas évident.

Jésus dit cette parabole alors qu’il monte à Jérusalem où il sera crucifié.

Veut-il responsabiliser les disciples que nous voulons être

en nous prévenant de la possibilité de refus ?

Dans ce cas, souvenons-nous que le disciple n’est pas au-dessus de son maître

et que la croix est passage vers la Bonne nouvelle de la Résurrection pour tous et toutes.

 


 

 

Mardi 17 novembre 2020

 

Rencontre attendue

 

Lc 19, 1-10

 

Quand des amis nous parlent de quelqu’un de très bien,

nous avons envie de le rencontrer

et de voir par nous-mêmes qui il est.

 

Ainsi en est-il de Zachée qui se débrouille

et franchit tous les obstacles pour voir

qui était ce Jésus dont tout le monde parlait.

Il sera précédé par Jésus lui-même

qui le premier suscite cette rencontre en s’invitant chez lui.

 

Avons-nous aujourd’hui ce désir de rencontrer Jésus ?

Bien sûr, personne ne le verra de ses yeux

à moins qu’une lumière perçue dans le regard d’autrui

nous renvoie à Jésus présent en chacun

de ses disciples, des tout petits et de nous-mêmes.

Peut-être l’entendrons- nous murmurer au secret de nos cœurs,

 d’une voix paradoxale et silencieuse,

des paroles d’Évangile.

 


Lundi 16 novembre 2020

 

Jésus passe

 

Lc 18, 35-43

 

Cela ne fait pas un scoop à la télévision,

mais Jésus passe 24h sur 24 !

Il passe car depuis la résurrection,

il « est avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20)

L’aveugle de Jéricho a pressenti cette présence

et quand elle lui fut confirmée,

il n’a eu de cesse de rencontrer Jésus.

Il a ainis reçu du Fils de David, attention, reconnaissance, dialogue et guérison.

 

Croyons-nous que Jésus passe,

prêt à la rencontre avec nous aujourd’hui ?

Si nous le désirons,

Si nous sommes à son écoute,

sa Parole, relue ou remise en notre mémoire sous l’action de l’Esprit Saint,

pourra éclairer de grâce et de subtile présence

un moment de pleine conscience vécu en ce jour.

« À vous la grâce et la paix de la part de

Celui qui est, qui était et qui vient. » (Ap 1, 4)


 


 

33° DIMANCHE A – 15 novembre 2020 –

Oeuvrer dans la lumière

Proverbes 31,10-31/1° Thessaloniciens 5,1-6/Mat. 25,14-30

 

 

« Le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit.

Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, vous

êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour, alors soyons

vigilants et restons sobres, » nous dit saint Paul.

 

La femme parfaite, selon le livre des proverbes, veille sur

sa maisonnée... « Le charme est trompeur et la beauté s’évanouit,

seule la femme qui craint le Seigneur mérite la louange ! »

 

Deux exemples illustrent bien la parabole des talents, que Jésus

développe dans ses derniers jours : « C’est comme un homme

qui partait en voyage. Il appela ses serviteurs et leur confia ses

biens. 5 talents, 2 talents, un seul talent, à chacun selon ses

capacités.

Longtemps après, le maître revint et il demanda des comptes :  

Bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle pour peu de choses,

Je t’en confierai beaucoup. Entre dans la joie de ton Seigneur ! 

A celui qui a , on donnera encore, mais celui qui n’a rien se fera

enlever même ce qu’il a. »

 

Prenons garde à ne pas être le dernier serviteur « mauvais, paresseux,

bon à rien », qui s’est enfermé dans sa peur, et a seulement caché

le bien de son maître au lieu de le faire fructifier.

 


Samedi 14 novembre 2020

Charité - prière - foi

3 Jn. 3-8/Luc 18,1-8

 

 

Deux attitudes essentielles nous sont recommandées 

aujourd’hui : « Tu agis fidèlement dans ce que tu fais

pour les frères, et particulièrement pour des étrangers.

C’est pour le nom de Dieu qu’ils se sont mis en route...

Nous devons donc apporter notre soutien à de tels hommes

pour être des collaborateurs de la vérité. »

Et Jésus dit à ses disciples une parabole sur la nécessité

pour eux de toujours prier sans se décourager...

« Dieu ne ferait pas justice  à ses élus qui crient vers lui

jour et nuit ? Je vous le déclare : Bien vite, il leur fera justice.

Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il

la foi sur la terre ? »

 

Là est la question essentielle, qui nous concerne tous !

 


Vendredi 13 novembre 2020

Attention !

2 Jn. 1-9/Luc 17,26-37

 

 

Jésus avertit ses disciples :  « Comme cela s’est

passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans

les jours du Fils de l’homme. On mangeait, on buvait,

on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où

Noé entra dans l’arche, et où survint le déluge  qui les

fit tous périr.... »

Sommes-nous vigilants, à l’écoute de ceux qui nous

avertissent des dangers de notre époque actuelle ?

La pandémie est là pour nous le rappeler, et bien d’autres

épreuves qui pourraient être évitée, dans le respect de

l’homme et de la création.

L’apôtre Jean  nous le rappelle « Aimons-nous les uns les

autres ! Beaucoup d’imposteurs se sont répandus dans le

monde..

Quiconque va trop loin et ne se tient pas à l’enseignement

du Christ, celui-là se sépare de Dieu. Mais celui qui se tient

à cet enseignement, celui-là reste attaché au Père et au Fils. »

 

Il sauve la vie du monde !

 


Jeudi 12 novembre 2020

Où est le Christ ?

Lettre à Philémon 7-20/Luc 17, 20-25

 

 

« Les pharisiens demandaient quand viendrait

le règne de Dieu... Jésus répond : cette venue n’est

pas observable. On vous dira : il est là-bas, il est ici !

N’y allez pas, ni courez pas... Le règne de Dieu est

au milieu de vous ! »

Qu’est-ce que cela veut dire ?

St Paul l’explicite dans sa lettre à Philémon :

« Moi, Paul, prisonnier à cause du Christ Jésus, j’ai

quelque chose à te demander pour Onésime, mon

enfant à qui, en prison, j’ai donné la vie dans le Christ.

S’il a été éloigné de toi durant quelque temps, c’est

peut-être pour que tu le retrouves définitivement,

non plus comme un esclave, mais comme un frère

bien-aimé. Accueille-le comme si c’était moi. »

La vie dans le Christ transforme les relations humaines

de domination en relations fraternelles. Là est l’avenir

de l’humanité, comme le rappelle le pape François :

« Fratelli tutti... »

 


Mercredi 11 novembre 2020

Merci à Dieu

Ti. 5,1-7/Lc. 17,11-19

 

 

« Relève-toi et va, ta foi t’a sauvé ! »

C’est la parole de Jésus au lépreux guéri,

revenu rendre grâce, remercier Jésus.

C’est la parole de Paul aux premiers chrétiens :

« Lorsque Dieu, notre Sauveur, a manifesté

sa bonté et son amour pour les hommes, il

nous a sauvés... par sa miséricorde. Par le bain

du baptême, il nous a fait renaître et nous a

renouvelé dans l’Esprit Saint. Cet Esprit, Dieu

l’a répandu sur nous en abondance, par Jésus

Christ, notre Sauveur, afin que, rendus justes

par sa grâce, nous devenions en espérance

héritiers de la vie éternelle. »

C’est la magnifique aventure de Martin, soldat

hongrois de l’armée romaine, devenue chrétien,

évêque de Tours et apôtre de la Gaule.

C’est aussi jour de paix, au terme de la « grande guerre ».

 


Mardi 10 novembre 2020

Servir

Tite 2,1-14/Luc 17,7-10

 

 

La parole de Jésus est rude :

« Quand vous aurez exécuté tout ce qui

vous a été ordonné, dites : nous sommes

de simples serviteurs, nous n’avons fait

que notre devoir. »

Saint Paul va expliciter ces paroles  en

s’adressant à son disciple Tite : « Dis ce

qui est conforme à la sainte doctrine, en

ce qui concerne les hommes âgés, les femmes

âgées, les jeunes, toi-même... »

Et pourquoi ?

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le

salut de tous les hommes... Jésus Christ s’est

donné pour nous, afin de nous racheter de

toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire

de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien. »

 

Quand on a un tel exemple, peut-on mesurer

ses forces ?  Le pape Léon le grand, fêté aujourd’hui,

se disait bien « le serviteur des serviteurs de Dieu ».

 


Lundi 9 novembre 2020

Dédicace de la basilique du Latran

1 Co.3,9-17/Jn. 2,13-22

 

 

Première église de Rome érigée en 320, après

la grande persécution, elle est la mère de toutes

les églises où convergeaient les foules accourant

au baptême... C’est ce qu’annonçait l’apôtre Paul :

« Vous êtes une maison que Dieu construit... Mais

que chacun prenne garde à la façon dont il contribue

à la construction. La pierre de fondation, personne

ne peut en poser d’autre que celle qui s’y trouve :

Jésus Christ. »

En effet, Jésus pouvait dire de lui-même : « Détruisez

ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai... Il

parlait du sanctuaire de son corps »,  écrit St Jean.

Et St Paul de reprendre : « Vous êtes un sanctuaire

de Dieu, et l’Esprit de Dieu habite en vous....

Le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est

vous ! » Quelle est grande, notre dignité de baptisé !

 


32e Dimanche A – 8 novembre 2020

Veiller et se laisser trouver

Sagesse 6, 12-16/1Th. 4,13-18/Mt.25,1-13

 

Jésus nous dit : « Veillez, car vous ne savez ni le jour

ni l’heure ! » et il raconte à ses disciples l’histoire des

dix jeunes filles  invitées à des noces... Les insouciantes,

les prévoyantes...

L’enjeu en vaut la peine, car il s’agit d’entrer au Royaume

des Cieux, offert à tous. Un royaume de vie éternelle avec Dieu.

St Paul insiste :

«  Nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance

au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort. Il ne faut pas

que vous soyez abattus comme les autres qui n’ont pas d’espérance.

Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité.

De même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis,

Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui...

Nous serons pour toujours avec le Seigneur. »

Dieu lui-même prend les devants, écrit le Sage :

« La Sagesse se laisse trouver par ceux qui la cherchent.

Elle devance leurs désirs... dans chacune de leurs pensées,

elle vient à leur rencontre. »

 

Que craindre dès lors ?

 


Samedi 7 novembre 2020

Philippiens 4,10-19/Luc 16,9-15

 

BEL ÉCHANGE

 

Jésus disait à ses disciples : « Faites-vous des amis

avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne

sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures

éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre

chose est digne de confiance aussi dans une grande. »

 

L’apôtre Paul nous en donne un exemple :

« J’ai appris à me contenter de ce que j’ai. Je sais vivre

de peu, je sais aussi être dans l’abondance...Je peux tout

en Celui qui me donne la force ! Cependant, vous avez

bien fait de vous montrer solidaires quand j’étais dans

 la gêne.

Votre envoi, c’est comme une offrande digne de plaire à Dieu.

Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse,

magnifiquement, dans le Christ Jésus. »

 

Ainsi, le don matériel, fraternel, peut devenir offrande

spirituelle, et Dieu ne se laisse pas vaincre en générosité.

 


 

Vendredi 6 novembre 2020

Philippiens 3, 17 à 4,1/Luc 16,1-8

 

AGIR EN FILS DE LUMIÈRE

 

Jésus raconte à ses disciples l’histoire du

gérant malhonnête, qui avait agi avec habileté, 

et termine ainsi : « Les fils de ce monde sont plus

habiles entre eux que les fils de lumière. »

 

Comment agir en fils de lumière ?

 

Paul nous dit :

« Beaucoup de gens se conduisent en ennemis de

la croix du Christ. Ils vont à leur perte... Ils ne pensent

qu’aux choses de la terre.

Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux.

Nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ,

lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son

corps glorieux...

Ainsi, tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés. »

 


Jeudi 5 novembre 2020

Philippiens 3, 3-8/Luc 15, 1-10

 

JOIE MUTUELLE

 

« Les publicains et les pécheurs venaient tous

à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes

récriminaient contre lui...

 

Et Jésus de leur dire : Il y aura de la joie dans le ciel

pur un seul pécheur qui se convertit, plus que pour

99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul

pécheur qui se convertit. »

 

Et Paul, le persécuteur converti, de dire à son tour :

« Tous ces avantages que j’avais, je les ai considérés,

à cause du Christ, comme une perte.  Oui, je considère

tout cela commune perte à cause de ce bien qui dépasse

tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. »

 

Où sont nos choix de vie, nos priorités ?

 


Mercredi 4 novembre 2020

Exigence et Liberté

Philippiens 2, 12-18/Luc 14,25-33

 

 

De grandes foules suivent Jésus, fascinées par

sa prédication et ses miracles. Mais loin de les

flatter pour asseoir son succès, il les avertit :

 

«Si quelqu’un vient à moi sans me préférer...

même à sa  propre vie, il ne peut pas être mon disciple. »

Aura-t-il de quoi aller jusqu’au bout ? Qui ne renonce pas

à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

 

Que signifie ce langage ?

 

L’apôtre  Paul nous répond :

« C’est Dieu qui agit pour produire en vous  la volonté

et l’action, selon son projet bienveillant... Alors je serai

fier de vous  quand viendra le joue du Christ...

Réjouissez-vous et partagez ma joie. »

 


 

 

Mardi 3 novembre 2020

Chemins du Royaume

Philippiens 2, 5-11/Luc 14, 15-24

 

 

Entrer dans la vie et la résurrection avec le Christ

n’est pas des plus simples...

 

D’un côté, Dieu se heurte à l’indifférence des hommes,

pourtant invités au Royaume comme à un grand festin :

« Venez, tout est prêt ! Mais ils se mirent tous à s’excuser. »

 

De l’autre, Le Christ, librement, accomplit sa kénose :

« Il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur,

devenant semblable aux hommes... Il s’est abaissé

jusqu’à la mort, la mort de la croix. C’est pourquoi

Dieu l’a exalté, il l’a doté du Nom qui est au-dessus

de tout nom... »

 

Le voici donc totalement au service de Dieu,

au bénéfice de tout homme, sauvé par son amour

de frère, et Fils de Dieu. Gratuité de l’amour sauveur !

 


Lundi 2 novembre 2020

Mémoire des défunts

Livre des lamentations 3, 17-26/Jean 11, 17-27

 

Paroles d’espérance devant la mort :

« Grâce à l’amour du Seigneur, nous ne sommes

pas anéantis ; ses tendresses ne s’épuisent pas,

elles se renouvellent chaque matin. Le Seigneur

est bon pour qui se tourne vers lui. Il est bon

d’espérer en silence le salut du Seigneur. »

 

La foi en Dieu des Anciens était déjà un grand

réconfort. Avec Jésus, le Dieu des vivants se

fait encore plus proche :

« Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui

croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque

vit et croit en moi ne mourra jamais.

Crois-tu cela ?

Oui, Seigneur, je le crois ! Tu es le Christ, le Fils

de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde ! »

 

Ce cri, pouvons-nous le faire nôtre ?  Et vivre ?

 


Dimanche 1er novembre 2020

Fête de tous les Saints

L'esprit d'aventure

Mt 5, 1-12

 

Dieu veut notre bonheur. Son Fils Jésus est venu nous en montrer le chemin.

Tout dépend quel bonheur nous voulons ! A nous de choisir !

Voulons-nous d'un « bonheur » pépère de pantouflard anesthésié par toutes sortes d'addictions ?!

Ou barricadé dans nos certitudes repliées sur notre petit univers ?!

Ou fuyant dans des rêveries éthérées qui, jamais, ne se réaliseront ?!

Dieu nous propose le bonheur des aventuriers dans une quête toujours renouvelée du trésor des pauvres et des doux, de l'ouverture à la vulnérabilité et à l'altérité, sources d'émerveillement et de communion...


 

Samedi 31 octobre 2020

La meilleure place

Luc 14, 1-11

 

Pourquoi a-t-on envie de choisir la première place ?
Est-ce qu'un groupe, une fraternité peut exister lorsque ses membres sont focalisés par de tels désirs ?

Qu'est ce que la première place ?

Dans un repas, est-ce le fait d'être servi le premier ? De pouvoir choisir les meilleurs morceaux et en abondance (et tant pis pour les autres!) ?

Est-ce d'être assis à côté du maître de maison ? Est-ce que sa conversation sera forcément plus intéressante, plus nourrissante ?

Est-ce que c'est pour être sûr d'être sur la photo ?

 

Tout cela semble tellement puéril ! Il vaut mieux en sourire !... et partager un quignon de pain avec celui, celle qui, dans un coin de table, n'attire pas les regards. On sera souvent émerveillé de ce que l'on recevra !...


 

Vendredi 30 octobre 2020

Observer...Être observé...

Luc 14, 1-6

 

« Ces gens l'observaient ».

Qu'est-ce qu'il se passe dans ma tête quand j'observe quelqu'un ? Dans quel but est-ce que je l'observe ? Et quand je suis moi-même observé(e) ?

Quoiqu'il en soit, Jésus garde sa liberté. Ce n'est pas qu'il est insensible, mais il reste fidèle à son intuition profonde. Là est sa force, sa sérénité.

Ce n'est pas toujours facile de rester libre par rapport au regard des autres. On peut être tenté de se murer dans une carapace identitaire nous fermant à tout ce qui risquerait nous déstabiliser. On peut être tenté de se laisser envahir par le besoin de plaire, d'être reconnu.

Prions l'Esprit de Jésus, source de liberté qu'il nous aide à discerner comment accueillir les sollicitations extérieures tout en les recyclant pour bâtir notre propre et unique manière de vivre et d'aimer.


 

Jeudi 29 octobre 2020

Le renard et la poule

Luc 13, 31-35

 

La page d'Évangile de ce jour fait penser à une fable de La Fontaine !...
Il y avait un renard nommé Hérode qui voulait tuer une poule nommée Jésus.

Consciente de ce danger, la poule annonça cependant, qu'elle allait poursuivre sa route jusqu'au bout. Elle n'avait de cesse de « rassembler sa couvée sous ses ailes ». Mais cette couvée, les enfants de Jérusalem, ne le voulaient pas. C'est pourtant pour eux qu'elle allait donner sa vie et « atteindre son achèvement ». C'est alors que serait inauguré le chant de joie des enfants : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

Nous aussi, comme nous y invite Saint Paul, « puisons notre énergie dans le Seigneur » qui veille sur nous comme une poule sa couvée


 

Mercredi 28 octobre 2020

St Simon et Jude Apôtres

La Manif (estation de Dieu) pour tous !

Luc 6, 12-19

 

Quelle belle diversité parmi ces hommes que Jésus a choisi comme apôtres, qu'il a appelé pour être ses intimes et ses témoins !

Simon, dit le zélote, avait choisi ce parti extrémiste des zélotes qui prônait la résistance active à la domination romaine. Le voilà au coude à coude avec un publicain comme Matthieu, collabo de l'occupant ! A chacun, Jésus va mettre toute sa confiance et les souder dans un même groupe !

Aujourd'hui, nous sommes appelés au-delà de nos options temporelles à former une famille, un corps.
Comment ne pas rendre grâce pour cette universalité de l'Église !

Cela vaut bien la peine de nous débarrasser de nos esprit de compétition pour collaborer à la même vigne. L'initiative intitulée « Promesses d'Église » en est un beau témoignage qui nous entraîne dans ce sillage !!...


 

Mardi 27 octobre 2020

Hum ! Que c'est relevé !

Luc 13, 18-21

 

Une graine de moutarde, du levain dans trente litres de farine...
Oui, c'est bien ça qui tient notre Église , notre monde. Mieux : la fait croître l'ensemble du corps.

Ces personnes modestes qui n'attirent pas les regards, qui ne font pas la une des médias, qui ne feront pas l'admiration des foules. Ces personnes qui vivent la banalité du quotidien en rayonnant, sans le savoir, la vie du Christ, qui lui aussi, a vécu caché durant tant d'années et a été méprisé jusque dans sa mort.

Ce sont ces personnes qui révèlent la réelle beauté de l'Église...

… qui transmettent la saveur de la vie... telles des graines de moutarde !...


 

Lundi 26 octobre 2020

Redressons-nous !

Luc 13, 10-17

 

En entrant dans la synagogue, le jour du Sabbat, Jésus voit tout de suite cette femme qui est courbée et qui ne peut se redresser complètement.
Dans ce lieu, dans ce jour de la Rencontre de l'homme avec son Dieu, l'attention de Jésus est tourné vers cette femme.
Pourquoi est-elle courbée ? Il y a mille raisons possibles.
Jésus lui impose les mains : il lui transmet la bénédiction de Dieu, et aussitôt, cela la rend à son humanité debout, droite, vivante. Elle se met à rendre gloire à Dieu.
Saint Irénée nous le dit bien : « La gloire de Dieu c'est l'homme vivant et la vie de l'Homme c'est la vue de Dieu ! »


 

Dimanche 25 octobre 2020

La cordée de l'Amour

Mt 22, 34-40

 

Tout est lié : l'Amour de Dieu, l'Amour des autres, l'Amour de soi-même.

Chacun peut faire cette expérience : lorsque le dialogue, la relation est difficile, voire impossible avec quelqu'un, si on se met face à l'Essentiel, à un niveau profond, que ce soit provoqué par des circonstances particulières ou d'un choix délibéré, on se rejoint, des issues s'ouvrent, une communion grandit...

Quand c'est avec Dieu que la relation nous semble difficile, l'Amour, le lien fraternel nous aide, nous soutient pour retrouver le chemin vers Dieu.
Nous ne sommes pas chrétiens tout seul. Le Seigneur nous donne des frères et des sœurs, et toutes les créatures pour grandir ensemble dans son Amour.


 

Samedi 24 octobre 2020

La Foi de Dieu

Luc 13, 1-9

 

Le figuier est l'arbre de la sagesse. Il faut du temps, beaucoup de temps, pour qu'il porte fruit.

La sagesse est un beau fruit, une belle fécondité à laquelle j'aspire pour moi et pour les autres. Ce n'est pas parce que le fruit tarde, ou que la croissance a des hauts et des bas que je dois désespérer. L'arbre a besoin de soin et de nourriture, d'une longue patience. Jésus Christ est le vigneron qui croit en moi, qui espère inlassablement.
Ne serait-ce pas la conversion à laquelle il nous appelle ?

Croire en sa Foi en nous !

 


Vendredi 23 octobre 2020

Point météo

Luc 12, 54-59

 

Nous voyons que le climat change. Nous voyons que nous passons sans transition d'une sécheresse prolongée à des pluies diluviennes, d'une chaleur caniculaire à des tempêtes aussi impromptues que ravageuses.
Nous voyons que nous sommes de plus en plus souvent dans une météo des extrêmes. Nous voyons que, partout sur la terre, de plus en plus de contrées sont dévastées par des incendies gigantesques, des tornades, des inondations...

« Comment ne savons-nous pas reconnaître le moment où nous sommes ? »

Un moment décisif pour retrouver le goût de ce qui est simple, le goût de la vie belle et vulnérable en nous et sur notre bonne terre.

Là réside une joie profonde, une joie partagée...

 


Jeudi 22 octobre 2020

Bisounours ?

Luc 12, 49-53

 

L'Amour que le Christ annonce n'est pas de l'ordre du bisounours !

C'est un Amour de Feu qui passe au crible tous les faux-semblants, les mensonges, les perversions !... toutes les relations qui ne sont pas ajustées, pas saines, qui sont destructrices de vie, de liberté.

Ce n'est pas une histoire de perfection. L'Amour est miséricorde, « Amour et Vérité se rencontrent »... et jusque dans les relations de proximité, dans les familles.
Le Christ nous appelle à élargir sans cesse nos cœurs...


 

Mercredi 21 octobre 2020

Bizarre ! Bizarre !

Luc 12, 39-48

 

C'est bizarre de comparer la venue du Christ à celle d'un voleur !

Pourquoi viendra-t-il par surprise ? Que viendra-t-il dérober ? Faudrait-il avoir peur de lui ?

Bien sûr que non, puisque lui nous fait toute confiance ! Il nous confie sa maison, il nous confie nos frères et sœurs « pour leur donner en temps voulu, leur part de blé ».
Si nous entrons pleinement dans cette relation, aucune crainte ne peut nous atteindre.
Mais si nous trichons, si nous trahissons en utilisant la responsabilité qui nous est confiée, pour notre propre avantage au détriment des autres, c'est là que Jésus nous met en garde : tôt ou tard, nous aurons à faire face à notre conscience !

Alors, veillons pour pouvoir accueillir celui qui nous surprendra toujours ! Dieu est plus grand que notre cœur !


Mardi 20 octobre 2020

Je t'attends !

Luc 12, 35-38

 

Quel bonheur de « rester en tenue de service et de garder nos lampes allumées, en attendant le retour du maître » de nos vies !

Celui, celle à qui personne ne demande jamais rien, sait bien à quel point cette situation peut le miner et étouffer sa lumière intérieure, le démobiliser et saper toute attente !...

Heureusement, Dieu fait appel à chacun de nous.

Il a besoin de toi. Il te fait confiance.Il a de l'estime pour toi. Il sait que tu as des ressources en toi et que tu peux beaucoup donner, te donner, et trouver une vraie joie dans le service.

« Rester en tenue de service » ne se limite pas au faire. Il s'agit avant tout d'une disposition intérieure : « Gardez vos lampes allumées ». quel beau service que de veiller sur la lumière ! Que d'attendre l'autre !


 

Lundi 19 octobre 2020

Enrichissez-vous !

Luc 12, 13-21

 

Oui, Jésus aime la richesse ! Il nous demande de déployer nos énergies pour nous enrichir. Il est bien d'accord avec cette idée que la richesse des uns va tirer les autres vers le haut et entraîner l'enrichissement de toute la société !

Il est persuadé que tant que nous nous abaissons à entasser de vulgaires feuilles de papier appelés « billets de banque », ou de l'argent virtuel qui peut se dévaluer du jour au lendemain, ou pire encore, des « actions » qui peuvent s'évaporer d'un seul clic de fou... Dieu est persuadé qu'en agissant ainsi, nous ne connaîtrons jamais la richesse, mais uniquement la misère de l'angoisse et de l'enfermement !

Il ne cesse de nous dire : « Enrichissez-vous de tous les trésors déjà en germe en vous, qui ne demandent qu'à se déployer pour la Richesse suprême de la FRATERNITÉ.

 


Dimanche 18 octobre 2020

Fratelli Tutti (14)

Mt. 22, 15-21

 

César ou Dieu ?

Voilà la colle posée à Jésus par les pharisiens.

Réponse : non pas l'un ou l'autre, mais Dieu et César (dans cet ordre).

Jésus n'exclut pas César. Simplement, il le met à sa place. Jésus n'oublie pas que son Père a voulu associer les hommes à sa divinité, donc il ne veut pas éliminer tous les césars de la terre.

Jésus nous rappelle qu'entre Dieu et l'homme, il y a une relation filiale, différente de la relation entre les hommes qui est une relation fraternelle.

Il nous rappelle également que si nous voulons garder ou établir une relation fraternelle entre tous, cela passe forcément par Lui, le Seigneur. Exclure Dieu, c'est exclure le frère. Et exclure le frère, c'est exclure Dieu. Chacun à sa juste place.

 


Samedi 17 octobre 2020

Fratelli Tutti (13)

Lc. 12, 8-12

 

Témoigner. Voilà ce à quoi Jésus appelle ses disciples d'hier, et d'aujourd'hui.

Témoigner. C'est, en cette semaine de la mission universelle, annoncer que rien n'est jamais perdu pour l'homme et que l'amour et l'amitié fraternelle ont toujours le droit de cité dans nos vies.

Oui, la fraternité, c'est ce que Jésus vient nous proposer chaque jour ; c'est la porte d'entrée à l'union avec Dieu car Dieu vient se révéler à nous, s'unir à nous par les personnes qui nous entourent, par les événements de l'histoire, etc. Que cherchons-nous? Qui cherchons-nous? Comment Dieu pourrait-il nous rencontrer si nous ne lui ouvrons pas le chemin de l'amitié fraternelle?

 


Vendredi 16 octobre 2020

Fratelli Tutti (12)

Lc. 12, 1-7

 

Aujourd'hui encore, nous nous trouvons dans cette situation où nous avons le sentiment que le Seigneur Jésus nous fait constamment la leçon, la morale.

Est-ce vraiment son intention ?

Si je lis au-delà du sens littéral des mots, j'entends bien autre chose : nous sommes exhortés à passer de la crainte à la confiance. Jésus nous dit que nous avons du prix aux yeux du Seigneur, que nous comptons pour lui. Pouvons-nous le croire en ces jours où la maladie, le goût du pouvoir et l'individualisme semblent primer partout?

Pourtant tout ceci peut-être balayé d'un revers de main par la solidarité fraternelle entre tous, ceux que nous avons choisis et ceux que nous n'avons pas choisis mais que le Seigneur nous donne comme frères. La solidarité fraternelle, cela a du sens et c'est l'unique chemin proposé par le Seigneur pour nous sortir de tous les obstacles actuels, si nombreux que parfois on a l'impression de manquer d'air. Vive la solidarité et vive l'amitié fraternelle!

 


Jeudi 15 octobre 2020

Fratelli Tutti (11)

Lc. 11,47-54

 

Une fois de plus Jésus nous surprend par la virulence de ses propos.

Sont-ils fraternels ? Est-ce que Jésus est fraternel en traitant les pharisiens d'assassins, et en accusant les légistes de confisquer la science ?

Apparemment non.

Mais peut-on en rester là car c'est quand même un peu difficile de regarder Jésus comme un ennemi.

Alors, pourquoi tant de violence verbale ?

En fait, Jésus continue son dialogue avec les légistes et pharisiens. On ne peut pas dire qu'i les maudit ; simplement il les avertit, en vrai frère, de ce qui va leur arriver s'ils continuent à se comporter comme ils se comportent.

La fraternité, la vie fraternelle est là : elle consiste à protéger son frère par des avertissements et des actes. Evidemment les avertissements ne sont pas toujours agréables à entendre. Mais c'est parfois comme une opération chirurgicale : il faut en passer par là pour être guéri.

Ainsi, pour devenir frère de tous, ils nous faut entendre les paroles que Jésus adresse aux pharisiens et aux légistes, car ce sont des paroles d'actualité pour nous aujourd'hui.

 


Mercredi 14 octobre 2020

Fratelli Tutti (10)

Lc. 11,42-46

 

"Vous passez à côté de la justice et de l'amour de Dieu".

Voilà ce que Jésus dit aux légistes et aux pharisiens.

C'est vraiment l'antithèse de la fraternité.

Il me semble qu'il n'est pas d'abord reproché à ces légistes ou pharisiens, ce qu'ils font mais plutôt ce qu'ils ne font pas.

Ainsi, exclure de sa vie la justice et l'amour de Dieu, là est le plus grave. Parce que l'amour fraternel trouve ses racines dans la justice et l'amour de Dieu.

On peut toujours, par un effort de volonté énorme, ne pas charger les épaules des plus faibles, de ceux qui ne peuvent se défendre, par hypocrisie. Cela pourra paraître de la bonté, de la justice. Mais si cela est fait sans amour, cela ne sert de rien (comme nous l'a appris saint Paul).

 


 

Mardi 13 octobre 2020

Fratelli Tutti (9)

Lc. 11, 37-41

 

Quand Jésus s'adressait à ces pharisiens en les rudoyant parce qu'ils s'attachaient à des mains lavées, je pense qu'il ne savait pas qu'un jour il y aurait une pandémie qui s'appellerait Covid 19.

Aujourd'hui, ces recommandations sont bien superflues. Jésus nous dit quelque chose d'autre que des réglementations sanitaires.

Se laver les mains, les plats, etc., c'est bien mais n'en restez pas là. Si ces lavages ne sont pas accompagnés d'un geste fraternel du coeur, cela ne sert à rien. Car c'est le coeur qui est le moteur de toute vie, de toute notre vie. S'il vient à se dessécher ou à s'encrasser, les relations fraternelles qui sont vitales pour tout homme, vont disparaître et ce sera la mort de l'humanité. En s'incarnant homme, ce n'est pas ce que Jésus est venu faire ou dire. A nous de nous donner les moyens d'apprendre la fraternité.

 


 

Lundi 12 octobre 2020

Fratelli Tutti (8)

Lc. 11, 29-32

 

Les ninivites peuvent recevoir le titre de frères car ils ont cru en la parole de Dieu relayée par Jonas.

La reine de Saba peut recevoir le titre de soeur car elle a cru en la parole de Dieu relayée par Salomon.

Les concitoyens de Jésus sont en route pour être appelés frères, mais c'est encore trop tôt pour eux car ils ne croient pas en la parole de Dieu apportée par Jésus.

Et nous aujourd'hui ? Pouvons-nous être appelés frères et soeurs universels ? Croyons-nous en la parole que Dieu nous adresse à travers les événements de société quotidiennement ? Avons-nous un regard et un coeur fraternels pour tous ceux qui crient vers nous ?

 


Dimanche 11 octobre 2020

Fratelli Tutti (7)

Mt. 22, 1-14

 

Difficile de percevoir de la fraternité aujourd'hui dans cette parabole où tous les invités se défilent pour ne pas assister à la noce. Alors que le maître de maison a mis les petits plats dans les grands, personne ne veut de cette amitié, de cette fraternité; Ils ont tous mieux à faire. Enfin, le maître de maison invite tous les SDF du coin pour remplir sa maison. Eux ,qui n'ont rien, acceptent cette amitié, cette fraternité d'un jour. C'est toujours mieux que de s'enfermer dans une bulle solitaire.

Et puis, on peut accepter un moment et refuser le moment d'après. C'est ce qui arrive à ce frère qui a refusé de porter la robe de noce. Pourtant le maître de maison, en l'appelant "mon ami", c'est comme s'il l'appelait "mon frère". Une fraternité que l'invité refuse puisqu'il ne répond mot. Le mot aurait pu n'être qu'un regard. Souvenons de l'échange de regards entre Pierre et Jésus.

Si nous n'avons pas de mot, osons le regard, osons le silence habité.

 


Samedi 10 octobre 2020

Fratelli Tutti (6)

Lc. 11, 27-28

 

C'est une brève mais incisive parole de Dieu qui nous est proposée aujourd'hui.

Une femme, sans doute une mère, aurait bien voulu être la mère de Jésus dans une sorte de fierté maternelle qu'on ne peut pas lui reprocher. D'ailleurs Jésus ne la contredit pas. Simplement, il va plus loin. L'important n'est pas d'avoir porté Jésus en son sein ; l'essentiel est d'écouter, d'entendre la parole de Dieu et de la mettre en pratique.

Et c'est quoi cette parole de Dieu : rien d'autre que tout ce qui nous est dit dans tous les évangiles : vivez en vrais frères parce que vous n'avez qu'un seul père. Là est la source du bonheur.

 


Vendredi 9 octobre 2020

Fratelli Tutti (5)

Lc. 11, 15-26

 

Béelzéboul, que d'encre tu as pu faire couler !

D'abord c'est un nom difficile à prononcer, puis c'est un nom qui révèle Satan, le mal, ce qui n'est pas très enthousiasmant pour regarder devant.

Et pourtant, c'est de lui que Jésus nous parle. Même si Jésus nous dit que ce satan est très puissant, ce n'est pas  pour en faire l'éloge. Une mise en garde pour nous apprendre à le reconnaître et ne pas en faire notre frère.

Car un frère, c'est celui qui se bat avec, qui se  bat pour. Et Jésus nous invite à nous comporter comme ses frères puisque lui est notre frère. Et alors, comme frères de tous, nous appartenons au royaume de Dieu, c'est-à-dire à ce lieu spirituel  qui fait de nous des enfants de Dieu. Et ce qui est sûr c'est qu'être enfant de Dieu, même Satan ne peut pas nous l'enlever. On peut nier la filiation, mais on ne peut pas faire qu'elle n'existe pas. Et là est vraiment la marque d'amour du Père pour tous les hommes. Tous fils d'un même Père, et donc tous frères.

 


Jeudi 8 octobre 2020

Fratelli Tutti (4)

Lc. 11, 5-13

 

Nous continuons notre voyage au milieu des frères.

Aujourd'hui nous rencontrons quelqu'un qui n'a pas une âme de frère mais remplit quand même le service fraternel afin d'avoir la paix. Drôle de conception, mais le résultat est là. C'est aussi une manière de nous dire, de nous rappeler que le service du frère n'est pas une contrainte, une besogne à faire, mais au contraire une grâce que le Seigneur nous fait car lui, le Seigneur, il n'accomplit pas le service du frère à notre manière, mais dans la joie.

Cette joie, nous la retrouvons au paragraphe suivant quand Jésus nous dit de demander et que l'on donnera. Apparemment, il n'y a aucune réticence dans le don, bien au contraire. Et si nous donnons avec joie, sans calcul, dans la totale gratuité, le retour ne sera pas quelque chose de matériel, mais bien cette joie intérieure que seul le don fait au nom du Seigneur peut apporter.

 


Mercredi 7 octobre

Fratelli Tutti (3)

Lc. 11, 1-4

 

Les disciples voient Jésus prier. Ils ne le dérangent pas. Ils attentent qu'il ait fini et ils lui demandent de leur apprendre à prier.

Jésus réponds tout de suite à leur demande.

Ce qui est étonnant c'est ce que Jésus leur propose. Dîtes :

"Père"

Et nous voilà une fois de plus renvoyés à notre fraternité car nous n'avons qu'un seul père. Pour Jésus, c'est naturel que nous soyons tous frères.

Est-ce si naturel pour nous?

Et en plus, Jésus nous demande vraiment de nous adresser à lui comme à un père, celui qui nous donne le pain de tous les jours. Et en même temps, il nous est rappelé que notre Père est aussi notre Dieu et qu'il est donc aussi naturel de le sanctifier.

 

Nous avons beaucoup de chance de recevoir ce Dieu comme Père et ce Père comme Dieu. Merci Seigneur.

 


Mardi 6 octobre 2020

Fratelli Tutti (suite)

Lc. 10, 38-42

 

Evangile de Marthe et Marie, avec Marthe qui se plaint d'être laissée toute seule pour faire le service.

Ceux qui ne sont jamais contents de leur sort,on les connaît bien. Et pourtant, ce sont nos frères, quoi qu'il arrive.

Nous aimons nous retrouver, en alternance, soit dans l'un des personnages, soit dans l'autre. Mais, en ces deux femmes, voyons-nous vraiment des soeurs à aimer. Alors, oui, bien sûr on peut aimer les Marthe et Marie de l'évangile, cela ne nous engage pas beaucoup. Mais pour construire la paix dans le monde, les bonnes intentions ou l'idéologie ne suffisent pas.

Essayons de regarder avec des yeux et un coeur fraternels ceux et celles qui nous agacent parce que jamais contents. Ce sera le début de la paix qui s'élargira en cercles concentriques. Restons humbles dans nos désirs d'amour et la fraternité pourra commencer à poindre sur notre terre.

 


Lundi 5 octobre 2020

Fratelli Tutti

Lc. 10, 25-37

 

L'encyclique "tous frères" que le pape François vient de signer aujourd'hui à Assise est en parfaite consonance avec l'évangile de ce jour, la parabole du bon samaritain.

Le légiste pose la question : "qui est mon prochain?" On peut la poser autrement, sans trahir la penser de l'évangéliste et questionner : "qui est mon frère?"

Oui, qui est mon frère ? François d'Assise y a répondu et le pape Françosi le reprend à son compte : nous avons le même Père, donc il n'y a pas de question à se poser sur qui est mon frère.

Simplement, nous avons à mettre cet état de fait en pratique : A chacun de trouver sa voie pour rencontrer son frère. Mais le Seigneur nous l'a déjà dit : le frère est un cadeau, une grâce qu'Il nous fait. Alors, déjà regarder son frère comme un don de Dieu est le premier pas sur le chemin de l'amour fraternel.

Merci Seigneur.

 


Dimanche 4 octobre 2020

 

Chant du bien-aimé à sa vigne

 

Mt 21, 33-43

 

Au pays du vin où le réchauffement du climat

impose une évolution dans la culture de la vigne,

nous fêtons en ce jour saint François d’Assise, le patron des écologues.

La parole de Dieu nous livre ce message :

La fécondité de la terre met en lien

la droiture et l’amour de qui la cultive

avec l’accueil du don du Créateur.

Si ces liens sont tordus, le chaos survient.

Osons aujourd’hui chanter notre gratitude

pour le jardin du monde à garder et cultiver.

 


Samedi 3 octobre 2020

 

73 cris de joie

 

Lc 10, 17-24

 

Une longue page d’évangile traversée par 73 cris de joie.

Voilà une vraie bonne nouvelle pour notre méditation quotidienne !

72 disciples, cela compte !

Ils sont remplis de joie, celle d’une mission accomplie :

envoyés comme des agneaux au milieu des loups,

absolument rien n’a pu leur nuire,

ni serpents, ni scorpions, ni démons

tellement leur message a été bien accueilli.

 

L’évangile désarmé proclamé par des petits désarmants,

comment ne pas le recevoir ?

Et alors, quelle joie !

C’est simple :

nous sommes aimés de Dieu et sa joie, c’est son amour pour nous !

Tel est le 73ème cri de joie.

Puissions-nous goûter cette joie sur la terre et dans le ciel.

 


 

Vendredi 2 octobre 2020

 

Des anges et des enfants

 

Mt 18, 1-5.10

 

Qui s’approche du berceau du nouveau-né

paisiblement endormi dira , émerveillé, qu’il sourit aux anges !

 

Seraient-ce les tout petits qui nous invitent à croire aux anges ?

Pourquoi limiter les capacités créatrices du Créateur ?

Joie de se dire que près de chacun de nous

un invisible ange gardien protège nos vies,

celles qui sont inscrites dans la paume des mains de notre Dieu.

Imaginons les milliards d’anges envoyés protéger

les milliards d’habitant de notre maison commune.

Plus prosaïquement, plus sûrement, rendons grâces

pour toutes les bonnes personnes

que le Seigneur met sur notre route

tout au long de nos vies.

 


Jeudi 1er octobre 2020

 

Retour d’enfance

 

Mt 18, 1-5

 

L’enfant se réjouit d’être grand

mais les adultes matures se fatiguent d’être grands.

Rêvent-ils de nouveaux commencements,

de simplicité et de fraîcheur retrouvées ?

Ce qui se voit dans les yeux des vieillards

en retour vers l’essentiel en toute humilité,

n’est-ce pas la joie de l’enfant ?

 

Accueillir en chacun de nous et en tout autre

la part d’enfance, de fragilité, de confiance.

Être attentif au petit au plus vulnérable d’entre nous.

Voilà une porte royale qui donne accès au Règne de Dieu,

Règne de justice et de paix où tous ont une valeur incomparable,

sans petits ni grands !

C’est ce que sainte Thérèse de Lisieux avait bien compris !

 


 

Mercredi 30 septembre 2020

 

Désinstallation

 

Lc 9, 57-62

 

Jésus ne cesse de parcourir son pays

pour y proclamer la bonne nouvelle.

N’ayant pas d’endroit où reposer la tête, il est toujours en partance.

L’évangile nous invite à être toujours en marche.

 

Cette itinérance pour l’annonce du Règne de Dieu,

quelle forme prend – elle de nos jours ?

 

Serait-ce ne jamais être figé dans sa tête

grâce à l’incessante quête de Dieu qui nous habite ?

Serait-ce demeurer ouvert à la rencontre

où l’autre a quelque chose à me dire de la part de Dieu 

et réciproquement ?

Serait-ce tisser avec nos proches

des liens qui nous rendent libres ?

Serait-ce vivre en pèlerin, pèlerine

sur cette terre où nous ne sommes que de passage,

en chemin vers l’Éternité ?

 


Mardi 29 septembre 2020

 

Entre terre et ciel

 

Jn 1, 47-51

 

Jésus reconnaît toute la beauté intérieure de Nathanaël.

Il a vu en cet homme un être si droit

dans sa recherche et sa vie qu’il ignore la ruse.

Sous le figuier de la Torah,

Nathanaël intégrait vraiment la Parole de Dieu

à son éthique personnelle.

Grâce à son ouverture de coeur, il put reconnaître à son tour

l’être particulier de ce rabbi itinérant qu’était Jésus :

« Tu es le Fils de Dieu ! »

Entre Jésus et Nathanaël la communication passe très bien !

Entre eux s’instaure un dialogue qui tisse des liens entre terre et ciel :

« Vous verrez le ciel ouvert,

et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 


Lundi 28 septembre 2020

 

Le bienfait sans AOC

 

Lc 9, 46-50

 

Jésus vient de réfuter les comparaisons entre ses disciples.

Voilà que ceux-ci deviennent jaloux de disciples pirates

qui font autant de bien qu’eux au nom de Jésus.

 

Nous apprenons qu’il n’y a pas d’AOC (appellation d’origine contrôlée)

pour tout ce qui se fait au nom de Jésus pourvu que ce soit le bien !

 

Entre Églises de différentes confessions,

il n’y a pas de concurrences possibles

car par tous le nom de Jésus est puissance de résurrection.

 


Dimanche 27 septembre 2020

 

Croire plus tard

 

Mt 21, 28-32

 

Hier, nous avons mis en exergue le contraste

entre les mains de Jésus qui font le bien

et celles qui s’emparent de lui pour le mettre à mort.

Aujourd’hui, la parole souligne la différence

entre celui qui dit non puis se ravise

et celui qui dit oui mais ne tient pas parole !

 

La Parole et l’appel de Dieu en nos vies prennent leur temps,

font leur chemin et nous ouvrent à la joie

de participer à l’œuvre de Dieu en ce monde.

Travailler à la Vigne du Seigneur,

n’est-ce pas hâter la venue de son Règne ?

Cette parole’ est pour tout homme, pour toute femme de ce monde

car nous en sommes tous et toutes dignes.

Alors, ne la refusons pas, croyons la !

 


Samedi 26 septembre 2020

Incompréhension

Lc 9, 43b-45

 

Les disciples sont bien démunis pour comprendre le contraste :

Les mains de Jésus bénissent, guérissent, chassent les démons.

Pourtant l’admiration ainsi suscitée conduira

à ce qu’il soit livré aux mains des hommes !

Leur appréhension d’en savoir plus sur cette dernière annonce

les mène au silence, à la peur d’interroger.

 

Pour les autres comme pour nous-mêmes,

combien de peurs d’interroger sur les résultats d’un test médical,

d’un entretien d’embauche, de l’avenir de la situation au niveau planétaire ?

 

La bonne nouvelle du jour tient-elle dans ces quelques mots :

« Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant. » ?

Accueillir la Parole de Dieu maintenant,

la recevoir pour cette journée seulement

et marcher pas à pas, jour après jour,

avec Celui qui nous accompagne de toujours à toujours

dans un don de soi porteur de résurrection.

 


Vendredi 25 septembre 2020

Pour vous qui suis-je ?

Lc 9, 18-22

 

Notre humanité avec ses richesses et ses faiblesses est bien connue

de nos proches avec qui nous partageons notre vie quotidienne.

 

À ses disciples qui vivent avec lui depuis longtemps,

Jésus ose demander son identité.

Ils sont interpellés en tant que

groupe des plus proches, des familiers

et de ceux qui se sont engagés à le suivre.

 

Incomberait-il aujourd’hui à nous communautés chrétiennes

de répondre en tant que groupes à la même question ?

Heureusement, nous pouvons nous mettre ensemble,

chacun et chacune avec sa propre expérience,

pour une meilleure connaissance  de Celui qui est parmi nous

quand nous sommes réunis en son nom !

 


Jeudi  24 septembre 2020

Identités multiples et mystère de la personne

Lc 9, 7-9

 

Les facettes de certaines personnalités intriguent `

surtout quand elles ont une certaine « aura » dans le domaine public.

Alors les gens leur attribuent le charisme,

l’intelligence ou la simplicité d’autres célébrités.

Beaucoup d’identités pour un seul homme ou une seule femme !

Mais ensuite la rumeur leur découvre nombre de travers et perversités cachées.

 

La personnalité de Jésus intrigue :

il tient de Jean-Baptiste, d’un prophète d’autrefois et plus encore :

un homme qui fait de telles choses, on n’a jamais vu cela !

Rumeur, fascination, séduction, recherche du superman ou de la superwoman,

que nous rêverions d’être…

 

Sortir des apparences en quête d’une rencontre coeur à cœur,

dans l’authenticité de notre être, voilà l’invitation de Jésus :

pour vous qui suis-je ?

 

La grâce de la juste prière chrétienne

serait-elle celle d’une rencontre furtive, subtile,

qui nous fait approcher le mystère de Jésus, le Christ, notre Seigneur et notre frère ?

 


Mercredi 23 septembre 2020

Rassemblés pour la mission

Lc 9, 1-6

 

Nous savons bien que nul n’est chrétien tout seul.

L’Évangile de ce jour met en avant une belle mission :

annoncer le règne de Dieu et faire des guérisons.

 

Parce que nous sommes rassemblés par Jésus et envoyés par lui,

nous avons beaucoup de force.

Laquelle ?

L’audace d’annoncer l’Évangile en toute liberté,

sans l’entrave de biens inutiles, de sécurités éphémères,

sans la protection de l’uniforme, de la fonction,

du titre ou du signe ostentatoire !

 

Être pèlerin de Dieu, ne fusse que dans notre tête,

nous rend libres pour annoncer,

aptes à créer des liens de confiance

fondés sur nos convictions chrétiennes.

« Tous frères » dit le pape François dans sa nouvelle encyclique annoncée !

 

Tisser des liens aurait une action thérapeutique sur autrui :

Reconnu, aimé, respecté et le voilà réconcilié

et pourquoi pas en meilleure santé !

Utopiques ces réflexions ?

Peut-être mais le livre des proverbes ne dit-il pas :

« Dieu est un bouclier pour qui s’abrite en lui.

N’ajoute rien à ce qu’il dit. » ?

 


Mardi 22 septembre 2020

 

Ecoute performante

 

Lc 8, 19-21

 

Ecouter à fond avec toute notre attention,

 De la notre soif de vivre et d’entendre une parole enthousiasmante.

L’enthousiasme nous fait exulter de la joie de Dieu en nous.

Encore s’agit-il ensuite d’agir, de mettre en pratique

cette Parole de Dieu qui nous touche.

La performance de cette Parole :

Elle fait de nous des mères ou des frères ou sœurs de Jésus, le Christ.

 

Est-ce que je veux appartenir à cette famille

où les liens de la foi priment sur les liens du sang ?

Nous savons en tout cas que ces deux liens

ne s’excluent pas nécessairement.

« Qu’il me soit fait selon sa parole » dit Marie de Nazareth

et elle devint la mère de Jésus, fils de Dieu, fils de l’homme.

 


Lundi 21 septembre 2020

 

Interrompu

 

Mt 9, 9-13

 

A quoi pensait Matthieu absorbé par sa collecte d’impôts,

en partie pour l’occupant et en partie pour lui-même ?

Nul ne le sait mais son travail ne devait pas l’épanouir

étant donné la rapidité de sa reconversion professionnelle :

L’homme se leva et le suivit.

Il devint disciple sur une simple injonction de jésus !

Quand du meilleur de notre humanité nous nous levons,

ressuscite en nous la mission de disciple.

Sur les traces de Jésus, la marche sur notre terre prend sens.

Nous accueillons cet appel profond

capable de nous donner toutes les énergies

pour une reconversion instantanée :

j’existe pour une mission unique, celle que le Christ m’a confiée.

Prions en ce jour pour tous les baptisés

appelés à devenir disciples missionnaires,

pour tous ceux et celles qui vivent au service

de leurs frères et sœurs en humanité.

 


 

   

 

 
Dernière modification : 25/01/2021