MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

 

 

St Matthieu

 

Évangéliste saint Matthieu,

bréviaire de sainte Colette

XIVème siècle

 

 

 

Claire avait plaisir à entendre la Parole de Dieu

sachant que sous l'écorce des mots

se cache une amande à savourer.

Elle avait l'art de tirer du sermon de n'importe quel prédicateur

ce qui pouvait profiter à son âme,

sachant cueillir une fleur sur un buisson d'épines

comme atteindre aux fruits d'un arbre bien cultivé.

 

 

d'après la Vie de sainte Claire d'Assise par frère Thomas de Celano n° 37


 

 

 

 

Mercredi 22 janvier 2020


Marc 3, 1-6


Liberté chérie ?

 

Il est de nouveau question de paralysie : celle de la main d'un homme, et celle des cœurs endurcis qui sont autour !
Jésus demande à l'homme : « étends la main ! »
Comme Moïse avait étendu la main au nom de Dieu pour libérer le peuple de la servitude... Comme Jésus étendra les bras sur la croix pour nous libérer de l'esclavage de la mort... Mais les cœurs endurcis refusent leur libération et celle de l'homme... au point de tuer le Libérateur !
… tandis que l'homme a choisi d'étendre sa main, de devenir créateur, libérateur avec son Dieu.


Mardi 21 janvier 2020


Marc 2, 23-28


« Invente avec ton Dieu »

 

Jésus est nourrit de l'Écriture et de la Tradition. A tel point qu'il sait y puiser une lumière pour discerner ce que ses disciples et lui ont à vivre aujourd'hui.
Il ne s'accroche pas à des « on a toujours fait comme ça ! » ou d'autres rigidités de ce genre.
Il sait voir que dans l'histoire des hommes avec leur Dieu, il y a sans cesse une alliance entre fidélité et créativité. La fidélité à Dieu est forcément créative... comme Dieu !
La créativité est forcément fidèle à ses racines, en dehors desquelles elle ne peut être !
La vie est mouvement, sinon elle meurt. La vie... c'est Jésus Christ lui-même.

 


Lundi 20 janvier 2020


Marc 2, 18-22


Oser faire du neuf !

Jésus a vraiment l'esprit ouvert et des centres d'intérêt variés ! Il passe du coq à l'âne : il parle de noce, puis de couture, et ensuite d’œnologie !... Difficile de suivre le fil de la conversation !
Comme je suis couturière, je me raccroche à ce que je connais ! Et je vous assure que Jésus fait preuve de bon sens et d'expérience. Lorsqu'on veut faire durer des vêtements le plus longtemps possible, on les répare. Mais tout l'art est de discerner le moment où il vaut mieux jeter le vieux au recyclage, que de perdre du temps à rafistoler quelque chose qui ne tiendra pas !
Si vous vous y connaissez en bons vins ou en repas de noce, vous pouvez comprendre les autres images .  Chacun pourra en tirer les conclusions pour sa propre vie.

A Ronchamp, nous avons ainsi fait le pari de tout quitter pour une re-fondation...

 


Dimanche 19 janvier 2020


Lorsque le doigt montre la lune, l'idiot regarde le doigt !...

Jn 1, 29-34

 

Jean Baptiste attirait les foules par sa parole, par son charisme, par la promesse de salut qu'il annonçait. Mais il ne se trompait pas sur lui-même et ne trompait pas ses auditeurs, en leur faisant croire que c'était lui le messie. Le doigt de Jean Baptiste a détourné les foules de lui-même pour les focaliser sur le Christ.
Il n'a pas désigné en Jésus un potentat tout puissant, mais l'Agneau de Dieu, c'est-à-dire un être offert, habité par l'Esprit Saint. Seul ce regard convergent sur le Fils de Dieu peut rassembler tous les chrétiens dans l'Unité...

 


Samedi 18 janvier 2020


Marc 2, 13-17


De quelle paralysie suis-je atteint(e) ?

Hier, un  « paralysé » est devenu un « homme » en se levant. Aujourd'hui, Lévi, assis au bureau de la douane, se lève lui aussi à la parole de Jésus. « Cet homme se leva et suivit Jésus. »
L'enchaînement des deux épisodes semble nous dire que Lévi, le collecteur d'impôts, le collaborateur de l'occupant romain, était lui aussi, d'une certaine manière, paralysé.
Et de nouveau, la maison est remplie. Jésus partage le Repas avec des pécheurs, des malades, des gens pas bien. Allons-y, il y a encore de la place pour nous !

 


Vendredi 17 janvier 2020


Marc 2, 1-12


« Lève-toi et marche ! »

 

Il est question d'un paralysé porté par quatre hommes, un infirme couché sur son brancard. On insiste lourdement puisque trois fois encore, le terme « paralysé » est utilisé !
Pourquoi est-il paralysé ? Comment ? Cela n'est pas indiqué, mais l'accent est mis sur son inertie, son incapacité à bouger. Soudain : retournement radical de la situation ! Il devient « l'homme ». « Il se lève, prends son brancard et sort devant tout le monde. » Cette phrase est répétée trois fois également ! Il avait été porté par quatre hommes à la rencontre de Jésus qui se présente comme le Fils de l'homme. Voilà ce qui fait de lui un homme !
Que notre humanité est belle ! Elle qui est capable de transfigurer toutes les paralysies !

Jeudi 16 janvier 2020


Marc 1, 40-45


Emmanuel = Dieu avec nous.

Le drame du lépreux, c'est non seulement d'être malade, mais d'être exclu. C'est la double peine !
C'est encore le cas de nombreux êtres humains aujourd'hui ! Leur pauvreté, leur maladie, leur handicap, leur étrangeté fait peur et fait fuir.
Peut-être faisons-nous également cette expérience ? Lorsque nous traversons une détresse, lorsque nous touchons notre fragilité... Cela semble tellement difficile de l'exprimer, de la faire entendre, accueillir par autrui... A la blessure de notre détresse, s'ajoute l'abîme de la solitude, voire de l'incompréhension, du déni peut-être...
Jésus a connu cela. En touchant le lépreux pour le guérir, il s'est identifié à lui et devient lui-même exclu des villes, de la société.
Nous pouvons nous appuyer sur lui. Il nous rejoint là où personne ne vient...

 


Mercredi 15 janvier 2020


Marc 1, 29-39


Comme la mer se retire...

C'est dès maintenant que la puissance de la résurrection du Christ est à l’œuvre !

Jésus n'a de cesse de nous appeler à être debout, vivant !
Il communique son élan vital à la belle-mère de Pierre et la guérit.

Elle peut alors se lever. La voilà libre pour pouvoir être au service des autres.

Ainsi de tous les autres malades !
Et pour qu'ils continuent de grandir en humanité, Jésus se retire.

De même que pour la création, Dieu se retire...

De même que des parents le font à l'égard de leur enfant,

s'ils veulent qu'il puisse acquérir sa pleine dimension libre et unique.

 


Mardi 14 janvier 2020


Paroles creuses ou pleines ?

Mc 1, 21-28

"Jésus enseigne en homme qui a autorité et non pas comme les scribes. »
Qu'est-ce que cela veut dire ?!...
Les foules ont l'habitude d'entendre des discours, des promesses, des sentences, des sermons... On sait qu'elles oscillent entre la méfiance et l'aisance à se laisser envoûter par un bon orateur !...
Mais là, elles perçoivent que les paroles de Jésus ne sont pas des langues de bois, ni des instruments de séduction ou de manipulation. Ces paroles ont une épaisseur, une vérité. Elles sont à leur service, au service de la Vie. Elles ont une telle puissance de vie qu'elles l'emportent sur les esprits mauvais, leur imposent le silence, les expulsent de l'homme.


Lundi  13 janvier 2020


Marc 1, 14-20
Quoi de neuf ?!...

Jésus va en Galilée pour annoncer la Bonne Nouvelle de Dieu. La Galilée, c'est son pays, sa famille, ses voisins, son quotidien. Le bonheur qu'il veut apporter n'est pas réservé aux moments particulièrement chaleureux et conviviaux des fêtes de Noël et du Nouvel an ! Il est proposé pour notre vie ordinaire de tous les jours.
Jésus le propose à Simon et André en plein travail, en train de pêcher. Il les appelle à une transformation de l'intérieur, une transformation bien ancrée cependant dans leur réel : « je ferai de vous des pêcheurs d'hommes ! »    « Et il le suivent »
Cela demande d'être ancré dans notre espace familial, tout en s'en libérant : Jacques et Jean, appelés par Jésus « laissent dans la barque leur père avec ses ouvriers. »        « Et ils le suivent »


 

 

Dimanche 12 janvier 2020

Fils bien-aimé

Mt. 3, 13-17

 

Cette voix qui vient du ciel et qui appelle Jésus "Fils bien-aimé" est une voix douce comme une colombe, pleine de tendresse c'est la voix du Père pour son Fils. Ce Père en dit encore plus pour son Fils "Il a toute ma faveur".

Ainsi le Fils est bien aimé et a toute la faveur du Père. Mais, en même temps, le Fils se fait baptiser, comme tout un chacun, là où tous les disciples se faisaient baptiser. Ainsi on peut penser que cette voix du Père, relayée par l'Esprit, s'adresse aussi à tous les présents sur le bord du Jourdain, à tous ceux qui se font baptiser hier et aujourd'hui, à tous les hommes de bonne volonté, comme on disait autrefois.

Avons-nous conscience que cette voix est pour nous aujourd'hui, dans toutes nos forces et toutes nos misères, qu'elle nous assure de la miséricorde, de la tendresse, de l'amour du Père ?

 


Samedi 11 janvier 2020

Dépossession

Jn. 3, 22-30

 

Première discussion entre les disciples de Jean et de Jésus : "qui est le plus grand?" Ce n'est pas ce qui est écrit explicitement, mais c'est cela qui est sous-entendu. En effet, les disciples de Jean ont du mal à accepter qu'un autre baptise.

Jean les déconcerte en leur disant : "Celui qui vient après moi est plus grand que moi!"

Jean qui, dès le sein de sa mère, a tressailli devant Jésus, continue sur le même chemin: il se laisse déposséder de la gloire que ses disciples lui ont donnée au profit de Jésus, son maître et son messie, son ami.

Il a accepté d'être le précurseur. Et maintenant, il accepte de marcher derrière Jésus.  Sa mission de précurseur est terminée.  Il endosse maintenant l'habit de celui qui est le premier à suivre Jésus.

Accepter d'être dépossédé de sa mission qu'on croyait éternelle puisque reçue de Dieu lui-même, voilà ce que nous enseigne le Baptiste.

 


Vendredi 10 janvier 2020

Toucher divin

Lc. 5, 12-16

 

Une ville, un lépreux. Seul Jésus est identifié. Etonnement quand on se rappelle que Jésus s'adresse toujours à des personnes en particulier, qui sont situées dans le temps, l'espace, leur environnement, leur statut social, etc. Pourquoi ?

Un lépreux : autre sujet d'étonnement quand on se rappelle que les lépreux n'avaient pas droit de cité, devaient se tenir à une bonne distance des agglomérations. Pourquoi ?

Le silence imposé sur les bienfaits de Jésus. Pourquoi ?

Il ne me semble pas que ce soit, de la part de Jésus, une peur d'être à son tour exclu puisqu'en touchant le lépreux, il est devenu lui-même impur.

Cette discrétion que réclame Jésusest, à mon avis, plutôt le symbole de la façon dont Jésus agit avec chacun d'entre nous : il guérit nos coeurs, nos pensées, nos actes, mais sans le faire savoir à tout le monde car l'essentiel, une fois de plus, est l'homme guéri par le toucher divin et non pas le guérisseur lui-même. En tous les cas dans la façon d'être de Jésus.

 


Jeudi 9 janvier 2020

Retour à la liberté

Lc 4, 14-22

 

L'Esprit du Seigneur repose sur le prophète Isaïe. Il repose aussi sur le rabbi Jésus puisqu'il dit : "aujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Ecriture".

Et que dit ce passage ?

C'est la libération, la liberté retrouvée pour tous : aussi bien les handicapés physiques tels que les aveugles, les boiteux, les sourds, les muets, etc., que les prisonniers politiques, les migrants, les déplacés et aussi les prisonniers de droit commun puisqu'une année de grâce, c'est-à-dire de miséricorde est annoncée, accordée.

Un temps pour tout le monde et pendant lequel tout le monde peut rendre grâce car chacun a reçu le droit à la libération, le droit à la liberté. Merci Seigneur.

 


Mercredi 8 janvier 2020

Traversée dangereuse

Mc 6, 45-52

 

Pauvres disciples de Jésus, obligés de traverser le lac en ramant contre les vents contraires.

Première question : pourquoi fallait-il aller sur l'autre rive ?

Deuxième question : pourquoi la barque n'est-elle parvenue qu'u milieu de la mer ?

Troisième question : pourquoi croire à un fantôme ?

On pourrait décliner les questions pendant longtemps.

Une seule réponse, à mon avis : toute suite du Christ n'est pas de tout repos, qu'il nous précède ou nous suive.

Cette traversée de tous les dangers nous plonge dans la peur. Un seul n'a pas peur : le Christ.

A vous d'en conclure ce que vous voulez.

 


Mardi 7 janvier 2020

Le désert de la faim

Mc. 6, 34-44

 

Jésus a pitié d'une foule qui a faim et soif.

Soif de quoi ? ou plutôt de qui ? A travers la faim corporelle, et même avant la faim corporelle, Jésus a discerné combien ce peuple avait soif d'une parole divine, d'une parole qui donne sens à leur vie, sinon ils ne l'auraient pas suivi ainsi.

Mais, non seulement pour entendre  mais pour assimiler, comprendre, goûter à la saveur de cette parole, il faut nourrir le corps car une âme ou esprit sans corps, cela n'existe pas.

Et Jésus va multiplier les pains. Mais il ne se contente pas de les multiplier, il les donne à distribuer à ses disciples qui doivent se faire, de manière indirecte,  la courroie de transmission de la parole divine.

Ainsi on peut avoir soif de la source divine, mais les médiations sont nécessaires pour y boire.

 


Lundi 6 janvier 2020

Guérisons internationales

Mt. 4, 12-17 ; 23-25

 

Le  passage de la crèche aux bords du lac de Galilée est rapide, sans transition. Ainsi en est la liturgie. Nous sommes déjà presque dans le temps ordinaire, mais n'anticipons pas. Cela viendra bien assez tôt après le baptême du Seigneur.

Aujourd'hui, Jésus guérit, et il guérit, et il guérit. Et il n'y a pas de frontière. Tous sont accueillis, venant de Judée, de Jérusalem, de la Décapole et même de Transjordanie.

Devant une telle ouverture de coeur et d'esprit, nous nous sentons dans nos petits souliers avec ce que nous appelons la crise des migrants. Avec Jésus ce sont les malades, les mal en point qui sont accueillis et guéris. Ces guérisons sont déjà les arrhes du Royaume de Dieu.

 


Dimanche 5 janvier 2020

Le roi ?

Mt. 2, 1-12

 

Le roi Hérode, le roi des Juifs, les rois mages. Cela fait beaucoup de rois dans un si petit épisode !

Comme les rois mages ne sont rois que de nom, nous regarderons simplement le roi Hérode et le roi des Juifs.

Est-ce une rencontre, une lutte entre deux rois ? Qui menace l'autre ? Y a-t-il menace ? Pour nous aujourd'hui, à qui plus rien de fait peur, même pas l'arme nucléaire (!) c'est surprenant de constater qu'un nourrisson fait trembler un des premiers rois du monde connu de l'époque.

L'humilité contre le pouvoir.

On sait aujourd'hui que l'humilité sera gagnante et qu'elle nous révélera la véritable identité de ce petit enfant. Elle se révèle tout d'abord à toutes les nations et peuples du monde. N'ayons donc pas peur d'être disciples missionnaires, heureux d'annoncer celui qui est venu, qui vient et qui viendra encore.

 

 

 


 

Samedi 4 janvier 2020

Rencontrer Dieu

Jn. 1, 35-42

 

Parfois, et même souvent, nous voudrions bien que notre rencontre avec le Seigneur soit aussi simple que celle des premiers disciples :

"Que cherchez-vous?"

"Venez et voyez"

Ils suivirent.

L'un d'entre eux changea de nom.

Et pourtant, il me semble que si nous nous donnons la peine  de dépolluer les oreilles de notre coeur, nous pourrions entendre cette voix toute simple : "venez et voyez, je vous accueille dans ma maison. Vous serez chez vous."

Avoir demeure commmune avec le Seigneur, quoi de plus exaltant !

 


Vendredi 3 janvier 2020

Connaître Dieu

Jn. 1, 29-34

 

Etonnant passage d'Evangile : Jean-le-Baptiste est appelé à baptiser celui qui lui donne la vie : le Messie. On peut se demander quels sentiments habite Jean à ce moment là ? Sans doute de la peur, de la crainte, mais pas n'importe quelle crainte, celle que nous ne connaissons pas ou très peu, celle qui peut nous habiter si nous nous approchons de Dieu.

Mais j'ai envie de souhaiter à tous ceux qui liront ces lignes de connaître cette crainte : que Dieu se révèle à eux. C'est mon souhait pour l'année 2020.

 


Jeudi  2 janvier 2020

La voix du précurseur

Jn. 1, 19-28

 

Cet évangile nous montre beaucoup d'interrogations de la part des disciples de Jean-le-Baptiste et des autres. Personne ne comprend qui il est. Ils voudraient bien qu'il soit le Christ, le Messie attendu, mais il ne l'est pas. Déception.

Il est la voix qui crie dans le désert, qui se met au service du Messie qui vient, un Messie qu'on ne voit pas, qu'on ne devine pas car il n'a pas l'apparence, l'allure du triomphateur qu'on attend. Le Messie que montre Jean-le Baptiste est l'humilité même. C'est pour cela que c'est si difficile de l'accepter tel qu'il est.

Encore aujourd'hui, nous sommes toujours à la recherche de grandeur divine, d'événements exceptionnels qui prouveraient que notre Dieu est l'unique. Mais non, rien : simplement une femme qui met au monde un enfant, des apôtres et des disciples qui ne sont pas parfaits, loin de là, un clergé pas toujours à la hauteur de la mission confiée et des fidèles qui ne sont pas très fidèles. Et pourtant, chacun de tous ceux là a du prix aux yeux du Messie.

 


Mercredi 1er janvier 2020

Marie, mère de la Paix

Lc. 2, 16-21

 

Quoi de plus beau que de souhaiter la paix des coeurs dans les familles, en chacun, entre les nations ? Et c'est ce que fait Marie, mère de Dieu, mère de la Paix, en conservant toutes ces choses dans son coeur.

Il n'y a pas d'autres voeux à faire, simplement de lui donner une petite couleur supplémentaire : celle de la louange de Dieu à la suite des bergers.

 


Mardi 31 décembre 2019

Lumière nouvelle

Jn 1, 1-18

 

Le prologue de saint Jean pour terminer l'année est ce qu'il y a de plus beau dans l'évangile et ce qu'il y a de plus approprié pour rendre grâce pour toute l'année écoulée.

Ce Verbe, cette Parole qui se fait chair pour éclairer le monde de sa paix, de sa justice, de son amour, que  pouvons-nous espérer de mieux, de plus ?

Alors, oui, merci Seigneur pour ta lumière  qui nous conduit dans nos ténèbres et qui jamais de s'éteint.

 


Lundi 30 décembre 2019

sagesses senior et junior

Luc 2, 36-40

 

Aujourd'hui, deux sages selon le Seigneur : la vieille prophétesse Anne et l'enfant qui grandissait et se remplissait de sagesse.

Deux formes de sagesse qui nous internepellent : la sagesse n'est pas l'apanage des anciens, contrairement au dicton. La sagesse vient de Dieu et est donnée à chacun, quel que soit son âge, à condition qu'on veuille bien se laisser envahir par cette parole de Dieu.

 


Dimanche 29 décembre 2019

 

Divin GPS

 

Mt 2, 13-15.19-23

 

Alors que nous sommes habitués à nous laisser guider par notre GPS

quand nous roulons vers une destination inconnue,

Saint Joseph dans la lecture de ce jour ne se confie qu’à ses rêves :

trois en 7 versets !

 

1° se lever dans la nuit pour fuir et sauver la vie du Sauveur du monde.

La promptitude de Joseph invite à sauver la vie en nous,

celle du fils ou de la fille de Dieu que nous sommes

et à veiller sur tous les vivants de notre terre.

2° revenir d’exil car la situation a changé.

Pour tout être il y a une place , un lieu d’asile en ce monde.

3° pour accomplir la Parole des prophètes, changer de « département »

 

Non seulement Joseph a écouté ses rêves, ses aspirations les plus profondes

mais il a exercé sa raison, son bon sens :

rentrer en Israël mais changer de région, par prudence.

 

C’est ainsi qu’il nous faut écouter la Parole :

Au creux de nos rêves et aspirations les plus profondes,

au croisement de nos raisonnements,

il y a l’attention aux paroles des prophètes,

ceux et celles qui nous parlent de la part de Dieu.

En prenant en compte ces trois instances, nous suivons le chemin du divin GPS !

 


Samedi 28 décembre 2019

 

Pleurs de mères

 

Mt 2, 13-18

 

Que leur enfant innocent meure

de maladie, de faim ou de la violence des guerres,

combien de mères pleurent en ce jour sur notre terre ?

 

Peu importe la vérité historique du massacre ordonné par Hérode,

il y a assez de tyrans aujourd’hui pour s’interroger sur le mystère du mal

alors que nous célébrons le mystère du salut.

 

Le Christ sauveur du monde, né à Bethléem, exilé en Egypte, mort en croix,

lui, Jésus, est vainqueur du mal.

Telle est notre foi, porte ouverte à l’espérance d’une vie en abondance

pour chaque enfant du monde, grâce à Dieu

et aux énergies que nous déployons pour le respect des droits des enfants.

 



Vendredi 27 décembre 2019

 

Foi d’un vivant

 

Jn 20, 2-8

 

À peine le mystère de Noël célébré,

nous voici devant celui de la Résurrection avec saint Jean,

l’apôtre et l’évangéliste de l’amour d’amitié avec le Christ.

 

Saint Jean à l’entrée du tombeau, c’est un scientifique amoureux

qui au seuil du mystère choisit la confiance en la Vie, l’Amour et la Vérité.

« Il vit et il crut »

Ce qu’il voit : une tombe qui abritait un mort mais qui est bien vide !

Ce qu’il observe : des linges et un suaire bien rangés.

Le mort n’a donc pas été enlevé, il s’est levé, libéré des linges puis est parti.

Devant ce mystère, il croit :

Il est Vivant pour toujours, celui que mon cœur aime !

 


 

 

 

Jeudi 26 décembre 2019

 

Recevez la parole d’espérance

 

Mt 10, 17-22

 

Qui veut vivre en cohérence avec ses convictions

se confronte à des persécutions ;

explicites et sévères pour les chrétiens d’Orient

plutôt en sourdine pour ceux d’Occident.

 

Dans tous les cas, la Bonne Nouvelle du Jour est que l’Esprit du Père parlera en nous.

De lui, nous recevrons la bonne parole à dire, le silence à garder

ou le bon moment pour se défendre ou témoigner.

Avec cette assurance, pouvons-nous voir l’avenir avec confiance ?

Oui, si nous persévérons dans l’orientation évangélique de nos vies.

Dans le mot persévérer n’y-a-t-il pas les lettres pour espérer ?

 


Mercredi 25 décembre 2019

 

Dieu sous la tente

 

Jn 1, 1-18

 

Dieu sous la tente peut évoquer le tabernacle

ou tous les réfugiés qui campent dans nos villes.

 

Le mystère de Noël contemplé par Jean l’évangéliste est

un débordement d’émerveillements qui se transcrit ainsi :

le Verbe s’est fait Chair.

Dieu Créateur crée par la douce puissance de sa Parole ,

tel est le rythme du livre de la  Genèse (chap 1) :

Dieu dit, fait et s’émerveille : que c’est bon !

 

À Noël, la Parole prend chair :

Celui qui a créé les mondes prend sur lui notre fragile humanité,

et il  vient faire sa demeure parmi nous.

Or faire sa demeure signifie aussi habiter sous une tente.

Le Fils de Dieu tout proche, le Très Bas est là parmi nous.

Saurons-nous voir sa lumière qui éclaire nos vies et

qui attend d’être accueilli, reçu, reconnu

en tout homme, toute femme,

puisqu’il s’est fait notre frère en humanité.

 


Mardi 24 décembre 2019

 

Cantique matinal libérateur

 

Lc 1, 67-79

 

Dans tous les monastères et avec tous les priants

qui chantent ou lisent les laudes dans le bréviaire,

ce cantique de Zacharie est notre cantique matinal libérateur.

 

Chaque matin, Dieu met sur nos lèvres un cantique

qui nous assure de sa présence.

Nous sommes sans crainte car libérés de qui nous veut du mal

et de nos entraves toutes intérieures.

Debout et chantant face à Dieu même,

nous pouvons le servir dans la justice et la sainteté.

Vivre pour louer et Dieu et servir nos frères et sœurs en humanité.

Tel est le sens que nous pouvons donner à nos vies,

quelle que soit notre situation,

deux amours donnent souffle à chacune de nos journées :

celui que nous portons à Dieu et à nos frères et sœurs en humanité.

Toute notre vie se maintient grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu

quand son Fils Jésus le Christ nous visite.

 

 


Lundi 23 décembre 2019

 

Fantaisie de Dieu

 

Lc 1, 57-66

 

Préparer Noël annonce les temps nouveaux,

ceux de la présence de Dieu parmi nous.

Bien sûr, c’est déjà fait

mais accueillir la grâce, n’est-ce pas

un éternel présent (temps et cadeau !) ?

 

Par les temps qui courent, le réchauffement climatique nous annonce

un effondrement à venir mais prépare une autre forme de vivre,

une autre fin du monde possible.

Lors des manifestations diverses et variées de nos villes françaises,

il y a toujours des pancartes où un humour bon enfant

appelle du neuf, des utopies porteuses, des questions de fond.

 

Pourquoi ne pas voir sur la tablette de Zacharie

« Son nom est Jean » comme l’humour de Dieu ?

Zacharie, « Dieu se souvient », et Élisabeth, « Dieu promet »

mettent au monde un fils, Jean, « Dieu fait grâce ».

Entre la mémoire du passé et la promesse d’avenir, la grâce passe.

C’est elle qui fera naître du neuf en nos vies si nous l’accueillons.

Elle nous donnera la force de Dieu pour aller d’étonnements en étonnements.

 


Dimanche 22 décembre 2019

 

Venir de l’Esprit Saint

 

Mt 1, 18-24

 

Selon l’Évangile de ce dimanche, l’annonce de la venue du Messie à Joseph

est un beau rêve à accomplir, un double accueil chez soi

de Marie, son aimée qui selon les codes sociaux serait adultère

et de Jésus, ce fils que ce mari devait espérer avoir un jour.

Il est déjà là !

Et c’est le Messie, celui que le juste Joseph attendait

dans la foi et l’espérance, avec tout son peuple.

 

L’action de l’Esprit Saint en nous serait-elle de nous pousser

à réaliser nos rêves d’un monde meilleur

où le bonheur est partagé ?

Esprit d’audace et d’imagination,

Esprit d’enfance qui accueille Dieu parmi nous.

« Si vous ne devenez comme des enfants,

vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu ».

Qu’attendons-nous ?

 


Samedi 21 décembre 2019

 

S’empresser de visiter

 

Lc 1, 39-45

 

L’empressement de Marie, nos contemporains connaissent bien.

Il n’y a qu’à circuler en ville dans une rue commerçante

et nous ne voyons que des gens pressés.

S’empresser d’aller visiter quelqu’un qui aurait besoin de nous,

cela arrive aussi très souvent.

Pensons aux infirmières qui sillonnent nos campagnes et nos cités,

à toutes les auxiliaires de vie attendues par les aînés, au lever et au coucher.

 

Quand donc ces visites deviennent-elles visitations ?

Quand le meilleur de ce que chacun des deux, le visiteur et le visité,

porte en lui vient à la lumière

et éventuellement à une parole de reconnaissance réciproque.

Au salut de Marie, l’enfant porté par Élisabeth tressaille

et les deux femmes enceintes de s’émerveiller en paroles :

heureuse surprise d’Élisabeth et magnificat de Marie.

Ne nous arrive-t-il pas de ces visitations

où naît une rencontre en profondeur entre fils et filles de Dieu.

Nous le sommes tous car il y a en nous Dieu,

plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes disait saint Augustin.

 


Vendredi 20 décembre 2019

 

 

Répondre à l’ange

 

Lc 1, 26-38

 

De l’annonce faite à Marie, considérons une visite d’ange.

Pour croire les anges ou aux anges, nos mentalités scientifiques

ont besoin d’entrer dans un autre monde,

celui de l’invisible qui donne sens au visible.

 

Quand l’ange entre, Marie reçoit une promesse de joie venue de Dieu,

ce qui commence par l’effrayer.

Elle se laisse rassurer puis apprend ce qui lui arrive :

Etre enceinte sans connaître d’homme.

Plus extraordinaire que cela, on n’a pas encore trouvé.

Après une demande d’explication, elle dit oui,

elle consent à ce qui lui arrive et l’ange peut s’éloigner.

 

Assumer le passé, consentir au présent

et accueillir la promesse d’ à-venir avec gratitude,

voilà une joyeuse attitude

pour se préparer à recevoir la grâce de Dieu,

celle qui nous envoie des messagers, des anges

pour guider notre cheminement spirituel.

 


Jeudi 19 décembre 2019

 

Silence contemplatif

 

Lc 1, 5-25

 

Zacharie (Dieu se souvient ) et Jean, (Dieu fait grâce), un père et son fils.

Au départ  d’une situation de stérilité,

Dieu a pris les grands moyens pour intervenir.

Comment ?

Si nous accueillions dans nos vies un espace vide

où Dieu puisse encore créer ?

 

Zacharie, de la tribu de Lévi a la chance de pénétrer

dans le Saint des saints  au temple de Jérusalem.

C’est alors un espace vide mais sacré.

Là retentit pour lui un appel de Dieu mais son cœur sceptique

a bien de la peine à croire à ce qui lui est promis.

Alors l’ange messager de Dieu

lui promet le silence jusqu’à la naissance de son fils !

 

Pratiquons comme Zacharie un silence contemplatif :

Avec la grâce, nos vies en ce qu’elles ont de stérile

peuvent être transformées et recevoir des fécondités inédites.

Il s’agit d’attendre en silence et à l’écoute

pour un jour peut-être entendre  un appel qui vient

du plus loin et plus profond de nous : la grâce de Dieu.

 


Mercredi 18 décembre 2019

 

Emmanuel

 

Mt 1, 18-24

 

Emmanuel, « Dieu avec nous », voilà la Bonne Nouvelle de Noël,

elle surpasse de loin tous les appels publicitaires

et nos compulsions consuméristes.

 

Cette présence de Dieu parmi passe dans l’évangile

par le rêve d’amour de saint Joseph.

Cet homme juste transgresse les lois et le conformisme social

pour accueillir chez lui plus tôt  que prévu

Marie, le femme qu’il aime et l’enfant qu’elle porte.

 

Dans le silence du cœur accueillons ce beau mystère de l’Incarnation.

Angélus Silésius aurait dit au 17ème siècle :

« Le Christ pourrait naître 1000 fois à Bethléem,

s’il ne naît en ton cœur, cela ne sert à rien. »

Puisse Dieu avec nous naître aussi en nous.

 



Mardi 17 décembre 2019

 

Histoires d’amour

 

Mt 1, 1-17

 

L’Évangile ou la bonne nouvelle de Jésus, Fils de Dieu

commence par une généalogie qui surprend.

Elle incarne bien le Christ dans nos histoires d’amour

pas toujours « moralement ni politiquement correctes ».

 

Aux périphéries d’une succession de pères et de fils

surviennent cinq femmes improbables,

touchées de près ou de loin par un implacable patriarcat :

Thamar, Rahab, Ruth, Bethsabée, Marie.

Que nous apprennent ces femmes ?

Parier sur la vie dans la confiance

ouvre le chemin à une fécondité certaine

et à la voie de Dieu dans le monde.

C’est ce que reconnaîtra Joseph en Marie, sa fiancée enceinte de l’Esprit.

De même, Judas déclarera sa belle-fille Thamar plus juste que lui.

 

Soyons nous aussi respectueux et reconnaissants les uns vis-à-vis des autres,

les voies de Dieu sont surprenantes.

 


 

Lundi 16 décembre 2019

Pour qui parles-tu ?

 

Mt 21, 23-27

 

Dans la multitude des opinions et des rumeurs

qui circulent dans les médias et les foules,

nous peinons à discerner pour qui chacun s’exprime.

Est-ce que je dis ce que je pense ou ce qui va plaire

ou ce qui se dit pour « hurler avec les loups »?

 

Les autorités religieuses officielles posent à Jésus une question

non pas en quête de vérité mais pour l’entraîner dans un rapport de force.

Jésus s’esquive en plaçant le débat à un autre niveau :

La figure du précurseur, Jean le baptiste,

homme de Dieu qui a préparé la venue du messie

conduit à reconnaître Jésus pour qui il est :

le Fils de Dieu qui a mis en lui tout son amour.

 

Notre sensibilité chrétienne nous permet-elle, en ce temps d’Avent,

de reconnaître ceux et celles qui parlent de Dieu et pour Dieu

en toute autorité et en toute authenticité ?

 


 

 

3° Dimanche de l’Avent – 15 décembre 2019 –

Don de Dieu intégral

Isaïe 35,1-10/Jacques 5, 7-10/ Mat.11, 2-11

 

 

Ce dimanche est connu comme celui de la joie « Le désert

et la terre de la soif, le pays aride, qu’il exulte et fleurisse...

Voici votre Dieu, il vient lui-même et va vous sauver. Alors

se dessilleront les yeux des aveugles, et s’ouvriront les oreilles

des sourds... »

Ce sont ces paroles que reprend Jésus pour lever le doute de

Jean-Baptiste à son égard « Allez annoncer à Jean ce que vous

entendez et voyez : Les aveugles retrouvent la vue et les boiteux

marchent, les morts ressuscitent et les pauvres reçoivent. la

Bonne Nouvelle »... C’est donc bien Lui que Jean annonçait, et

Jésus fait son éloge : C’est de lui qu’il est écrit « J’envoie mon

messager en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi.

Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne s’est levé

de plus grand que Jean le Baptiste. »  Mais il est alors en prison !

 

Savons-nous reconnaître les signes de Dieu et ceux qui les révèlent ?

 


Samedi 14 décembre 2019

Elie: l'ancien et le nouveau

Ben Sirac 48,1-11/Mat. 17,1O-13

 

 

Le Sage fait l’éloge du prophète Élie  « Sa parole

brûlait  comme une torche. Toi qui fus préparé

pour la fin des temps, afin de ramener le cœur

des pères vers les fils et de rétablir les tribus de

Jacob... Heureux ceux qui te verront. »

Ce qu’on dit de lui ensuite est ambigu :

« les disciples interrogèrent Jésus :Pourquoi

les scribes disent-ils que le prophète Élie doit

venir d’abord ?

Jésus leur répondit :Élie va venir pour remettre

toute chose à sa place. Mais Élie est déjà venu. Au

lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils

ont voulu. Et de même le Fils de l’homme va souffrir

par eux. Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait

de Jean le Baptiste. »

Il ne s’agissait pas de réincarnation, mais d’un esprit

dont le prophète d’antan était porteur. Jean en était

investi, et le roi l’a fait tuer. Jésus, le Messie attendu

et annoncé, aura le même sort.

Qu’il est difficile de recevoir ceux qui nous dérangent !

Surtout s’ils viennent de la part de Dieu !

 


Vendredi 13 décembre 2019

Déception et appel de Dieu

Isaïe 48-17-19/Mat 11,16-19

 

 

« Je suis le Seigneur ton Dieu, je te donne un

enseignement utile : Si seulement tu avais prêté

attention à mes commandements, ta paix serait

comme un fleuve, ta justice comme les flots de

la mer. Ta postérité serait comme le sable. Ton nom

ne serait ni retranché, ni effacé devant moi. »

 

Il en va de même au temps de Jésus :

« Jean est venu : il ne mange pas, il ne boit pas,  et

l’on dit « c’est un possédé »

Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit,

et l’on dit « Voilà un glouton et un ivrogne, un ami

des publicains et des pécheurs »

 

Malheureusement, ne pouvons-nous pas nous

reconnaître dans ces critiques négatives, qui bloquent

toute évolution ?

 

« Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste

à travers ce qu’elle fait. »

 


Jeudi 12 décembre 2019

Qui sommes-nous ?

Isaïe 41, 13-20/Mat.11, 11-15

 

 

« C’est moi, le Seigneur ton Dieu, qui saisis ta main droite

et te dis : Ne crains pas, pauvre mortel, moi, je viens à ton

aide ! Tu mettras ta joie dans le Seigneur, le Saint, d’Israël,

tu trouveras ta louange... Je changerai le désert en lac, et la

terre aride en fontaines. Je planterai dans le désert le cèdre

et l’acacia, le myrte et l’olivier... afin que tous regardent et

comprennent que la main du Seigneur a fait cela, que le

Saint d’Israël en est le créateur. »

 

Isaïe est un très grand prophète, mais Jésus nous dit :

« Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne ne

s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste, et cependant

le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que

lui ! »

 

Qui donc est Jésus, dont Jean n’est que le précurseur ?

Qui donc sommes-nous, petits dans le royaume des cieux ?

 


 

Mercredi 11 décembre 2019

Immensité d'amour

Isaïe 40, 25-31/Mat.11, 28-30

 

 

« Levez les yeux et regardez : qui a créé tout cela ?

Celui qui déploie toute l’armée des étoiles, et les

appelle chacune par son nom.

Pourquoi dis-tu : mon chemin est caché au Seigneur ?

Le Seigneur est le Dieu éternel, il crée jusqu’aux

extrémités de  la terre. Il ne se fatigue pas, ne se

lasse pas. Son intelligence est insondable. Il rend

des forces à l’homme fatigué. Il augmente la vigueur

de celui qui est faible. Les garçons se fatiguent, se

lassent, et les jeunes gens ne cessent de trébucher,

mais ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur

trouvent des forces nouvelles. Ils déploient comme des

aies d’aigles, ils courent sans se lasser, ils marchent

sans se fatiguer. »

Jésus est ce Dieu proche  qui nous dit :

« Venez à moi, vous tous qui ployez sous le poids du

fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez

sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis

doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos

pour votre âme. »

 


Mardi 10 décembre 2019

Dieu : berger incomparable

Isaïe 40,1-11/Mat.18,12-14

 

 

Qui peut réaliser l’amour de Dieu ? Le berger

part à la recherche d’une seule brebis égarée...

« S’il arrive à la retrouver, il se réjouit pour elle

plus que pour es 99 qui ne se sont pas égarées.

Ainsi, dit Jésus, votre Père qui est aux cieux ne

veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

 

Déjà Isaïe pressentait cet amour sans égal :

« Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu.

Parlez au cœur de Jérusalem, dites-lui que son

service est accompli, que son crime est expié...

Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur...

alors se révèlera la gloire du Seigneur... Comme

un berger il fait paître son troupeau. Son bras

rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur.

Il mène les brebis qui allaitent. »

 


Lundi 9 décembre 2019

Fête de Marie, l'Immaculée

Genèse 3,9-20/Ephésiens 1,3-12/Luc 1,26-38

 

 

Marie, la nouvelle Eve, Mère de tous les vivants ?

Pourquoi ?

« L’ange Gabriel entra chez elle et lui dit : Je te

salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi !

L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du

Très-Haut te prendra sous son ombre. C’est pourquoi

celui qui va naître sera saint. Il sera appelé Fils de Dieu.

Rien n’est impossible à Dieu. »

Et Paul déploie pour nous le dessein de Dieu :

« Il nous a bénis et comblés des bénédictions de l’Esprit,

au ciel, dans le Christ. Il nous a choisis, dans le Christ,

avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints,

immaculés devant lui, dans l’amour...

Réalisons-nous ce merveilleux mystère ?

 


2° Dimanche de l’Avent - 8 Décembre 2019

Annonceurs du Christ

Isaïe 11,1-10/Romains 15,4-9/ Mat.3,1-12

 

 

Voici le Messie entrevu par Isaïe :

« Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur...

Il ne jugera pas sur l’apparence. Il jugera les petits

avec justice ; avec droiture il se prononcera en faveur

des humbles du pays. La fidélité est la ceinture de ses

reins. La racine de Jessé sera dressée comme un étendard

pour les peuples. Les nations la chercheront, et la gloire

sera sa demeure. »

 

Pour Jean le Baptiste, voix qui crie dans le désert :

« Celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je

ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera

dans l’Esprit Saint et le Feu... »

 

Et pour l’Apôtre Paul :

« Le Christ s’est fait le serviteur des juifs, en raison de la

fidélité de Dieu, pour réaliser les promesses faites à nos

pères. Quant aux nations, c’est en raison de sa miséricorde

qu’elles rendent gloire à Dieu.

Accueillez-vous donc les uns les autres comme le Christ

vous a accueillis, pour la gloire de Dieu. »

 

Et pour moi aujourd’hui ?

 


Samedi 7 décembre 2019

Dieu se donne

Isaïe 30,19-26/Mat. 9,35 à 10,1-8

 

 

Deux magnifiques textes évoquant l’amour de Dieu

pour son peuple :

« Ainsi parle le Dieu saint d’israël : Peuple de Sion, tu ne

pleureras jamais plus ! A l’appel de ton cri, le Seigneur te

fera grâce... Il te donnera du pain dans la détresse, et de l’eau

dans l’épreuve... Le Seigneur pansera les plaies de son peuple

et guérira ses meurtrissures. »

 

« Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant

dans les synagogues, proclamant l’Évangile du Royaume, et

guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules,

il fut saisi de compassion envers elles, parce qu’elles étaient

désemparées et abattues comme des brebis sans berger. »

Puis il envoie ses disciples en mission :

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement... »

 


Vendredi 6 décembre 2019

Adhésion de foi

Isaïe 29,17-24/Mat.9, 27-31

 

 

Promesses d’avenir : « Les sourds, en ce jour-là,

entendrons les paroles du livre. Quant aux aveugles,

sortant de l’obscurité et des ténèbres, leurs yeux

verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus

dans le Seigneur... Les esprits égarés découvriront

l’intelligence, et les récalcitrants accepteront qu’on

les instruisent. »

C’est une vraie transformation de tout l’être par Dieu

qu’annonce le prophète Isaïe.

Jésus la réalise.

« Prends pitié de nous, fils de David ! » crient deux aveugles.

« Croyez-vous que je peux faire cela ? »

« Oui, Seigneur ! »

Alors il leur toucha les yeux en disant « Que tout se passe

pour vous selon votre foi ! »

Leurs yeux s’ouvrirent. Mais il a fallu pour cela leur

engagement de foi, leur réponse au questionnement

de Jésus.

Pas de miracle automatique !

 


Jeudi 5 décembre 2019

Où est notre sécurité ?

Isaïe 26,1-6/mat.7,21-27

 

 

« Immuable en ton dessein, Seigneur, tu préserves

la paix, la paix de qui s’appuie sur toi. Prenez appui

sur le Seigneur à jamais, sur lui, le Roc éternel ! »

 

Jésus confirme cette conviction du prophète Isaïe :

 

« Celui qui entend les  paroles que je dis et les met

en pratique est comparable à un homme prévoyant

qui a construit sa maison sur le roc.

La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents

ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison

ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. »

 

Ces mots devraient nous parler, à nous qui chaque jour

voyons aux informations les ravages de la pluie et des

vents, les torrents et glissements de terrain emportant

tout sur leur passage...

Comment construisons-nous notre vie ?

Et notre « maison commune » ?

Dieu en est-il le fondement ?

 


Mercredi 4 décembre 2019

Tendresse et compassion

Isaïe 25, 6-10/Mat. 15, 29-37

 

 

« Le Seigneur de l’univers préparera pour

tous les peuples, sur sa montagne, un festin.

Il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe

toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur

tous les visages... »

Cri de joie : « En lui nous espérions, et il nous a sauvés ! »

 

Cet amour de Dieu pour tous se concrétise en la personne

de Jésus : « de grandes foules s’approchèrent de lui... il les

guérit... Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis

trois jours déjà ils restent auprès de moi et n’ont rien à manger. 

Alors il prit les sept pains et les poissons. Rendant grâce, il les

rompit et les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.

Tous mangèrent et furent rassasiés. »

 

Avec ces foules, soyons remplis d’admiration, et rendons

gloire à Dieu !

 


Mardi 3 décembre 2019

L'espérance réalisée

Isaïe 11,1-10/Luc 10,21-24

 

 

Isaïe nous invite à la joie : 

« Un rameau sortira de la souche de Jessé, père

de David.. Sur lui reposera l’Esprit du Seigneur :

esprit de sagesse et de discernement, esprit de

conseil et de force, esprit de connaissance et de

crainte du Seigneur... »

Autour de lui s’étendra la paix entre toutes les

créatures : l’agneau et le léopard, le veau et le lionceau,

la vache et l’ourse, l’enfant et le cobra...

« La racine de Jessé sera dressée comme un étendard

pour les peuples, les nations le chercheront... »

Perspectives merveilleuses que reprend Jésus en nous

révélant la profondeur du mystère, en exultant de joie

sous l’action de l’Esprit Saint : «Père, Seigneur du ciel

et de la terre, je proclame ta louange. Tout m’a été remis

par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon

le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils

et celui à qui le Fils veut le révéler.

Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! »

 


Lundi 2 décembre 2019

Renouveau

Isaïe 4,2-6/Mat. 8, 5-11

 

 

Nous débutons le temps de l’Avent, temps d’espérance.

Comment va-t-elle se manifester ?

Pour le prophète Isaïe,  « Le Seigneur aura lavé la souillure

des filles de Sion, purifié Jérusalem. Il sera l’abri et le

protecteur de son peuple. Le Germe qu’il fera grandir sera

l’honneur et la gloire des rescapés d’Israël. Les survivants

de Jérusalem seront appelés saints... »

 

Jésus peut guérir de loin le serviteur du centurion romain

dont il admire la confiance :  « Chez personne en Israël je

n’ai trouvé une telle foi ! »

Et il annonce : « Beaucoup viendront de l’orient et de

l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob

au festin du royaume des Cieux. »

Dieu voit loin...

Dieu voit large dans son amour pour les hommes.

 


Dimanche 1er décembre 2019

1er dimanche de l'Avent

Matthieu 24, 37-44

Nourrir la terre

 

Notre société nous incite sans cesse au divertissement. Les propositions abondent. Les sollicitations sont multiples et sont prégnantes. Dès l'enfance, les activités ne manquent pas.

En soi, il y a du bon à vouloir se détendre, nourrir sa curiosité, apprendre de nouvelles disciplines.

Mais si cela devient une fuite du réel, une fuite de nous-mêmes, si on ne sait plus s'arrêter quelques instants et ne rien faire. Si on ne supporte plus le silence... alors casse-cou !...

Jésus nous dit : « Veillez ! » = Cultivez votre jardin intérieur !  Prenez soin de la vie profonde qui est en vous ! Goûtez la joie et les bienfaits de ce cœur à cœur avec l'Esprit de lumière et de paix !

Alors, vos potentialités se développeront, votre existence prendra une épaisseur et un sens inouï. Et lorsque surgira un événement heureux ou malheureux, vous découvrirez avec bonheur, les ressources qui sont en vous pour y faire face et choisir la Vie...

 


Samedi 30 novembre 2019

Saint André

Matthieu 4, 18-22

Comment le quotidien se dilate...

 

C'est dans son humble travail du quotidien qu'André s'est laissé rejoindre par Jésus et a reconnu en lui, le Messie. Il a été tellement saisi qu'il a fait le pari fou de le suivre.

Et ce fut contagieux !... Son frère Pierre en fit autant, puis Jacques, Jean...

… et nous !...

A la suite d'une longue chaîne de témoins, nous avons accueilli leur témoignage car il trouvait écho au plus profond de nous-mêmes et révélait en nous, la Présence du Christ déjà là...

André était pêcheur de poissons. Jésus en a fait un pêcheur d'hommes.

Et moi, comment est-ce que je fais fructifier mes talents propres pour l'annonce du Royaume de fraternité, d'amour, de paix...

 


Vendredi 29 novembre 2019

Luc 21, 29-33

Le Royaume caché

 

Hier, nous évoquions la lumière de l'espérance que l'Esprit de Dieu nous offre pour traverser les drames de nos vies et du monde. Aujourd'hui, Jésus nous donne un moyen de fortifier en nous cette espérance. Il nous invite à être attentifs aux signes de sa présence au cœur même de ce que nous vivons. C'est un exercice à faire au quotidien. Nous développerons ainsi progressivement notre faculté de discernement dans les jours plus calmes. Nous serons alors davantage préparés à l'exercer dans la tourmente afin de reconnaître le Royaume de Dieu.

 


Jeudi 28 novembre 2019

Luc 21, 20-28

«  Ce qui m'émeut, dit Dieu, c'est l'espérance »

Lorsque nous sommes confrontés à des drames dans notre vie personnelle ou collective, lorsque nous avons l'impression d'être à la fin des temps, ou à la fin d'un temps, Jésus nous ouvre une porte. Il veut nous préserver du fatalisme et de la désespérance. Il nous promet qu'il y aura toujours une issue à nos chemins meurtris, à nos tragédies.
Lorsque nous y sommes plongés, c'est parfois difficile de percevoir une lumière. Jésus le sait car il l'a, lui-même, vécu.

Il est là au cœur même de nos détresses.

Et son Esprit nous fait tenir debout, même à notre insu, dans l'espérance.

Mercredi 27 novembre 2019

Luc 21, 12-19

Méthode « made in Spirit »

 

Il nous est proposé bon nombre de méthodes, de thérapies, de cures... pour nous aider à être bien dans notre corps, dans notre tête. Le développement personnel, la recherche du bonheur, de relations humaines sans conflits... sont très prisées ! Il y a du bon, mais parfois, cela devient une injonction encore plus stressante pour ceux, celles qui n'y « arrivent » pas !

Jésus, lui, ne nous cache pas la réalité. Il ne nous fait pas croire qu'en le suivant, tout va baigner ! Bien au contraire, il nous avertit que notre choix risque fort de provoquer des réactions hostiles, y compris parmi nos proches.

Toutefois, il ne s'agit pas développer en nous, des compétences extraordinaires dans la rhétorique, les arts martiaux ou une attitude zen à toute épreuve !

Il s'agit de nous laisser envahir par l'Esprit de Jésus.

 


Mardi 26 novembre 2019

Luc 21, 5-11

Vision politique à long terme et en profondeur !

 

Brrr !... Comment voir une Bonne Nouvelle dans la page d’Évangile de ce jour ? !...

Cette fois-ci, ce sont les disciples qui s'émerveillent devant la beauté du Temple. Et voilà que Jésus annonce que tout cela sera balayé par des événements apocalyptiques !

Nous aussi, nous avons souvent tendance à nous raccrocher à des signes de gloire, de puissance, et à faire l'autruche devant les catastrophes ! Ou à nous en remettre au premier gourou venu !

Jésus nous met en garde contre ces attitudes illusoires et liberticides !

Dans la 1ère lecture proposée ce jour, le prophète Daniel nous révèle la Réalité : Ces royaumes s'autodétruisent dans des séismes ravageurs. Mais au moment même, dans le temps qui est le nôtre, déjà, il est un Royaume qui ne sera jamais détruit.

 


Lundi 25 novembre 2019

Luc 21, 1-4

«  Les pauvres sont nos maîtres. »

 

Jésus enseigne dans le Temple. Et tout à coup, il a une distraction ! Son attention est attirée par une veuve pauvre. Celle-ci, étant au plus bas de l'échelle sociale, n'attire, habituellement, pas les regards, ni la considération. Mais, lui, Le Maître qui fascine les foules par son éloquence et sa sagesse, s'interrompt et se laisse enseigner par cette femme ! Il s'émerveille et reconnaît en elle, une Parole de Dieu pour lui, pour tous.

Oui, cette femme est tellement proche de Dieu, qu'elle se comporte comme lui : elle donne tout, en toute confiance, sans condition.
Jésus est impressionné car elle est prophète. Elle annonce son propre geste : le don de sa vie par amour.

 


Dimanche 24 novembre 2019

Fête du Christ Roi de l'univers

Luc 23, 35-43

De quel type de royaume s'agit-il ?!

 

Le titre de « Christ Roi de l'univers » semble bien triomphaliste si nous l'abordons avec les images que notre civilisation véhicule. Si bien qu'en écoutant l’Évangile proposé pour cette fête, nous sommes totalement déconcertés !

Jésus est crucifié = la mort la plus infamante de son époque. Les chefs du peuple, les soldats et jusqu'à l'un de ses compagnons d'infortune, poussent la cruauté à tourner en dérision sa vocation, sa mission, son identité même.

… Au milieu de cette perversité si ténébreuse et désespérante, Jésus garde le silence... C'est alors l'autre malfaiteur qui répond à sa place, en reconnaissant en lui, l'Innocent, Celui qui est sans Mal. Du fond de sa détresse, il est tout tourné vers Jésus et perçoit quel est son Royaume. Si bien qu'il n'a qu'un désir : entrer dans ce royaume plus vaste, et plus réel que toutes les forces du mal. En lui répondant qu'aujourd'hui même, il sera avec lui dans le paradis, ce n'est pas une récompense à une belle parole, c'est que Jésus reconnaît qu'il est dans une telle communion avec lui qu'il ne peut que le suivre jusque dans son Royaume.

 


veulent le faire taire, tuer la Vérité qui dérange ! Mais ils ne le pourront pas tant que le peuple l'écoute, qu'il est suspendu à ses lèvres !

Ce qui signifie que chacun de nous a sa part à jouer pour que l’Église soit une maison de prière et non un repaire de brigands.... en nous laissant évangéliser par Jésus lui-même.

 

 




 

Zachée est petit. Il l'est aux yeux des hommes, il l'est à ses propres yeux. Il se sent rabaissé au milieu de la foule. Il a besoin de monter sur un arbre pour se grandir.
C'est alors qu'il peut voir Jésus. Jésus lève les yeux vers lui. C'est Dieu qui lève les yeux vers l'homme ! Il le reconnaît comme grand !

Mais, pour pouvoir entrer chez lui, Jésus demande à Zachée de descendre de son arbre. Pour pouvoir vivre une vraie rencontre, il faut être au même niveau, et il faut être soi-même, tel que l'on est !

Zachée n'a alors plus besoin d'un arbre pour retrouver l'estime de soi, car Dieu entre chez lui, tel qu'il est. Son cœur en est dilaté au point de faire comme Jésus : tout donner .

 


Lundi 18 novembre 2019

Luc 18, 35-43

Un regard qui porte loin

Il m'arrive de me sentir aveugle. Je ne vois plus rien dans ma vie. Tout est obscur : le présent, la direction à prendre... Je suis comme assise au bord de ma route, au bord de mon existence, au bord de ce monde... Je ne peux plus bouger...
Soudain, une voix m'annonce que Jésus passe. La petite espérance se ranime ! Puisant dans mes dernières ressources, je crie : « Jésus ! ».. Je reconnais que je suis dépendante de lui, mais une dépendance qui, en réveillant mon désir, me redonne ma dignité.
Alors, Jésus m'ouvre les yeux et renouvelle mon regard. Son action est, elle aussi, dépendante de moi : elle s'appuie sur mon désir ; elle jaillit de ma Foi.

 

Dimanche 17 novembre 2019

Présente à ta Présence

Luc 21, 5-19

 

"Comme Sarah, en sa vieillesse, tes promesses me laissent incrédule.

Je m'inquiète de l'Impossible et de sn accomplissement oubliant un instant que tu es déjà là, dans l'ici et maintenant.

Rends-moi, Eternel, présente au présent.

Comme Jérémie en sa jeunesse, tes appels me laissent perplexe.

Je m'inquiète de ne pas être à la hauteur de tes attentes oubliant que c'est toi qui mets la Parole dans ma bouche.

Rends-moi, Eternel, présente ta présence.

Comme Marthe en son agitation, ta visite me rend anxieuse.

Je me préoccupe de la table à dresser, du repas à servir oubliant que tout est donné dans la simple joie de te recevoir.

Rends-moi, Eternel, présente à ton Présent."

(Marion-Muller Collard)

 


Samedi 16 novembre 2019

Justice de Dieu et foi des hommes

Luc 18, 1-8

 

Ce juge "inique" qui ne rend la justice que pour son propre confort, cela nous dérange beaucoup.

Car cela risque de nous donner une mauvaise image de la justice humaine. Est-ce que, encore aujourd'hui, certains jugements sont motivés par des intérêts personnels ou pour le bien des personnes? Peut-on le savoir?

Personnellement, je pense qu'on ne peut pas dissocier le jugement de la motivation du jugement. Même si le résultat est le même, il est important que toute justice soit faite selon les normes de la vérité, de la probité, de l'authenticité.

C'est peut-être pour cela que Jésus nous pose cette dernière question: "Quand le fils de l'homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur terre?"

Le Seigneur ne pourrait pas nous faire miséricorde s'il n'avait pas lui-même foi en l'homme. Alors, nous, avons-nous foi et en Lui et dans les hommes?

 


Vendredi 15 novembre 2019

Feu et cataractes du ciel

Luc 17, 26-37

 

Aujourd'hui, nous voici bien informés : Le Seigneur peut décider de faire pleuvoir des trombes d'eau, déchaîner les feux du ciel, les cataclysmes, ouragans et autres tsunamis. Pourquoi le ferait-il?

Est-ce vraiment le Seigneur qui peut nous envoyer tous ces tremblements de terre? Ou est-ce qu'on peut se poser la question : qui en est à l'origine? Ne serait-ce pas l'homme lui-même?

Facile, me direz-vous, de dédouaner Dieu et de tout prendre sur notre dos. En fait, je ne dédouane pas Dieu et je ne condamne pas l'homme. Par ces cataclysmes, Dieu nous renvoie à notre propre liberté, notre propre authenticité, notre propre vérité. Dieu nous laissera toujours libres de jouer aux apprentis sorciers. Nous le voyons bien aujourd'hui avec l'état de la planète Terre. Si cela va mal, ce n'est pas la peine de rendre responsable le Seigneur. Nous n'avons qu'à nous en prendre qu'à nous-mêmes. Nous avons préféré jouer les dominateurs, les propriétaires, plutôt que d'être frères. Que celui qui a des oreilles, qu'il entende!

 


Jeudi 14 novembre 2019

Le temps de Dieu

Luc 17, 20-25

 

Le règne de Dieu, le royaume de Dieu doit advenir.

Ces mots "règne et royaume" ne sont pas très appréciés des français car ils suggèrent ceux qui exploitaient le peuple de Dieu, l'exercice de la domination par excellence.

C'est pourquoi je préfère parler du "temps de Dieu", ce temps où nous pourrons nous regarder dans les yeux avec amitié et non pas en concurrents ou en ennemis. Utopie me direz-vous. Oui, utopie, mais le temps de Dieu, le temps divin est une utopie car c'est ce vers quoi on tend. Mais utopie ne veut pas dire que cela ne peut pas exister.

Simplement, quand on parle de temps de Dieu, il faut faire attention à ne pas faire un copier-coller du temps des hommes. Chez Dieu, le temps n'a pas les caractéristiques du temps. Si on essaie d'imaginer, on peut se référer à ce qu'est le dimanche : le 1er et le 8e jour de la semaine tout à la fois.

Le temps de Dieu, c'est le temps qui n'a pas de début, qui n'a pas de fin, qui n'a pas de spatialité, etc. C'est pour cela qu'on peut parler à la fois d'utopie et de réalité.

 


Mercredi 13 novembre 2019

Politesse de foi

Luc 17, 11-19

 

Dix lépreux sont guéris par Jésus. Un seul revient sur ses pas pour remercier Jésus.

Un seul, et en plus un étranger.

Ce n'est pas le fait d'être remercié que soulève Jésus. Il est dit explicitement : "pour revenir rendre gloire à Dieu". Rendre gloire à Dieu, voilà ce qu'a fait un étranger, donc un non juif.

Ce lépreux a su reconnaître l'action amoureuse de Dieu pour ses enfants. En revenant voir Jésus, en fait il vient se confier à lui, remettre à nouveau sa vie entre ses mains.

Après chaque sacrement du pardon, savons-nous remettre nos vies entre les mains de Dieu?

 


 

Mardi 12 novembre 2019

Devoirs de serviteur ?

Luc 17,0 7-10

 

Cet évangile me semble rude, pas très humain. En effet, un maître qui demanderait à son serviteur de lui servir à manger alors que ce dernier a déjà rempli toute une journée de travail, si ce n'est plus, c'est de l'esclavage.

Pourtant, il m'est difficile d'accepter que Jésus soit en train de faire l'éloge des esclavagistes. Qu'essaie-t-il de nous dire pour nous aujourd'hui ?

"N'attendez pas des remerciements quand vous n'avez fait que votre devoir?"

Là aussi, c'est un peu rude. Alors ?

Alors, nous ne pouvons pas nous mettre du côté du maître, puisque nous ne sommes pas les maîtres.

Nous ne pouvons nous situer qu'en tant que serviteurs. Et un serviteur, dont le maître est bon, sera capable de se mettre à son service quand il le demande, quelle que soit l'heure, car il sait que son maître ne lui demandera jamais ce qu'il ne pourra pas donner. Il sait que son maître, même si cela n'est pas dit dans cet évangile, lui accordera toujours son amour et son amitié. Nous ne sommes donc plus dans le registre du devoir pour le serviteur, mais bien de la relation d'amitié que Jésus instaure avec ses disciples, avec les enfants de Dieu que nous sommes tous.

 


Lundi 11 novembre 2019

Scandale, pardon, foi

Luc 17, 1-6

 

Une fois de plus Jésus ne nous laisse pas le choix de la tiédeur, du laxisme ou de l'à-peu-près. Son exigence est radicale.

Depuis le fait qu'il est préférable d'être jeté à l'eau une pierre au cou plutôt que de faire advenir le scandale, pour arriver à la foi qui déracine et plante les arbres dans les mers, en passant par le pardon, nous avons peu d'espaces pour nous endormir.

D'un autre côté, l'exigence a quelque chose de motivant, non qu'elle nous pousse à faire les choses par devoir. Non, cela ne serait pas juste et ne voudrait rien dire. L'exigence nous montre que le Seigneur nous fait confiance, qu'il nous regarde à notre juste valeur, qu'il attend de nous beaucoup, mais pas plus que ce que nous pouvons donner. Et nous découvrons que nous pouvons beaucoup donner parce que nous avons beaucoup reçu.

J'ajouterai que la mer peut être le lieu où on se perd (cf. la pierre au cou) comme le lieu où se réveille et se révèle notre foi (cf.arbre planté dans la mer). A nous de choisir la vie.

 


 

 

Dimanche 10 novembre 2019

Le piège

Luc 20, 27-38

 

Une fois de plus les opposants à Jésus cherchent à le coincer dans ce qu'ils imaginent être des contradictions en Jésus. Mais Jésus ne se laisse pas faire et oppose une fin de non recevoir à leurs arguments.

Mais aujourd'hui quelle est notre foi en la résurrection et surtout, en quelle résurrection ?

Sommes-nous dans un imaginaire où nous transposons notre vie terrestre, en lui donnant des couleurs roses, dans un lieu  céleste ? Où tout le monde serait beau, gentil, affable, etc.?

Avons-nous encore et toujours la capacité de croire que la résurrection qui nous est offerte par le Seigneur n'a rien à voir avec un monde meilleur, un paradis perdu et retrouvé ?

Sommes-nous disposés à croire et à espérer en une résurrection que nous sommes incapables de définir, pour la bonne raison qu'elle est du registre du divin, du registre de l'amour de Dieu auquel nous participerons en ressuscitant.

Si nous voulons décrire et définir le royaume de Dieu aujourd'hui, nous faisons comme les sadducéens prêts à coincer Jésus parce que ses paroles ne correspondent pas à nos attentes.

 


 

 

 

Samedi 9 novembre 2019

Résurrection

Jn. 2, 13-22

 

Cet épisode est habituellement regardé comme la grande, très grande colère de Jésus. On l'imagine facilement, fouet à la main et vociférant après les marchands du temple.

Est-ce l'essentiel de ce petit passage ?

Personnellement je ne le pense pas.

C'est déjà l'annonce de sa passion et de sa résurrection. Et il peut l'annoncer grâce aux juifs qui l'interrogent sur la légitimité de sa colère.

Sa résurrection qui signifie aussi, déjà, que de temple on n'en aura plus besoin puisque c'est lui, Jésus qui devient le temple de Dieu et nous aussi, entraînés dans son mouvement de résurrection.

 


Vendredi 8 novembre 2019

Solde de tout compte

Luc 16, 1-8

 

Voici une recette que Jésus nous propose et qui, pour le moins, nous étonne ou nous scandalise.

Ce gérant, pour se sortir d'un mauvais pas dans lequel il s'est mis tout seul, escroque un peu plus son maître. Ce dernier le licencie pour mauvaise gestion et, tout de suite après, fait son éloge parce qu'il a bien su gérer sa sortie. C'est à ne plus rien y comprendre.

Qu'est-ce que Jésus cherche à nous dire ? Dans le dernier verset, apparemment Jésus nous propose d'imiter les enfants de ce monde qui seraient plus avisés que les enfants de lumière (c'est-à-dire les croyants). Il me semble qu'il ne s'agit pas pour nous de devenir malhonnêtes pour nous sortir de mauvaises situations, ni pour solder nos comptes. Jésus nous parle des enfants de lumière que nous sommes. Enfants de lumière, enfants de Dieu, même signification. Peut-être s'agit-il d'oser être audacieux pour annoncer cette nouvelle, celle qui nous apprends que nous sommes tous enfants de Dieu, d'une audace qui saura créer la surprise et emporter l'adhésion de ceux qui seront interpellés.

 


 

Jeudi 7 novembre 2019

Perdre ou se perdre

Luc 15, 1-10

 

Ces deux petites paraboles, appelées couramment paraboles de la miséricorde, nous révèlent bien sûr la miséricorde de Dieu. Mais nous pouvons peut-être découvrir quelque chose de plus.

Aujourd'hui, l'image de la brebis n'est pas trop familière aux urbains ni la pièce de monnaie à l'heure des cartes bancaires, virements électroniques, etc.

Pourtant, la brebis s'est perdue, est retrouvée et le maître fait la fête. Cette femme a perdu quelque chose d'important dans sa vie puisqu'elle retourne toute sa maison pour la retrouver et qu'elle donne une fête en finale.

Pour la brebis, c'est quelqu'un qui l'aime qui l'a retrouvée. Pour la pièce de monnaie, c'est la propriétaire qui la retrouve mais aussitôt qui la partage avec ses amies.

Dans les deux cas, les amis sont là pour célébrer ce qui était perdu et retrouvé. Il n'y a pas de recherche de qui est responsable de la perte ou de mise en accusation ou de sentiment de culpabilité, l'essentiel est d'être retrouvé et élevé au grade de personne aimée au point qu'une fête est organisée pour votre retour.

 


Mercredi 6 novembre 2019

Préférences christiques

Luc 14, 25-33

 

Préférences, préférer. Quelle est la signification évangélique de ces mots?

On croit toujours que préférer, c'est aimer mieux ! Je m'inscris en faux. Dans l'évangile, préférer, cela signifie "aimer autrement" car, comment peut-on imaginer que Jésus nous demande un tri, un choix, au détriment de nos parents ?

Et c'est parce que Jésus nous demande de l'aimer différemment que nous devenons capables de le suivre en prenant notre croix. Il s'agit bien de la nôtre, elle est unique, elle ne ressemble en rien à celle du voisin, de la soeur, des parents. Elle est autre.

Cette croix, qui est adaptée à nos forces et nos faiblesses, à notre identité, Jésus nous demande de la prendre et de la porter. Elle n'est pas un fardeau qui charge nos épaules. Grâce à Jésus elle devient notre bâton de pèlerin. Alors ne la boudons pas et choisissons autrement le Christ.

 


Mardi 5 novembre 20198

Anorexie spirituelle

Luc 14, 15-24

 

Tous ces amis qui refusent l'invitation, n'ont-ils donc pas faim de l'amitié du Seigneur ?

Tous ont quelque chose de mieux à faire que de venir se réjouir avec le Seigneur.

Qu'en est-il pour nous aujourd'hui ?

Souvent il nous arrive d'avoir quelque chose de mieux à faire que de passer du temps avec le Seigneur.

Mais, la pointe de cette parabole n'est pas d'abord, à mon avis, dans le refus de répondre à l'invitation.

Il me semble qu'il s'agit d'abord de voir que l'invitation s'adresse à tous. Et les estropiés, les aveugles, les boiteux, les pauvres ont faim et viennent, avec leur handicap, mais cela n'a pas d'importance. L'essentiel est d'avoir faim des autres, de l'Autre.

Puissions-nous ne jamais être comptés parmi les anorexiques spirituels !

 


Lundi 4 novembre 2019

Eloge de la gratuité

Luc 14, 12-13

 

Ce que Jésus nous propose aujourd'hui est le b.a.ba de tout chrétien mais en même temps, c'est le plus difficile.

Qui de nous aujourd'hui pourrait se vanter de ne rien n'attendre dès qu'il donne ? Autrefois, on parlait même de "reconnaissance du ventre", à savoir que puisque je lui ai donné à manger, il pourrait au moins me remercier et, peut-être me rendre service.

Et pourtant Jésus nous dit : invitez celui qui ne peut pas rendre. C'est-à-dire, aimez celui qui ne peut pas vous aimer en retour parce qu'il n'a pas appris l'amour. N'attendez pas de lui qu'il fasse l'apprentissage de l'amour à votre égard. Donnez, donnez, donnez, et laissez le Seigneur être Dieu. Et Dieu, c'est la gratuité même. Si nous voulons que Dieu soit au centre de nos vies, invitons la gratuité à nos repas.

 


Dimanche 3 novembre 2019

 

Profond désir

 

Lc 19, 1-10

 

Trop petit physiquement, Zachée s’est sans doute construit

en compensant par le pouvoir obtenu en collaborant avec les Romains

et en s’enrichissant sur le dos de ses compatriotes.

Mais par la faille de sa petite taille sourd un désir plus fort

que tous les ricanements des autres sur ce pécheur

qui grimpe aux arbres comme un enfant !

 

Le désir de voir Jésus n’est que la face émergée d’un iceberg.

Au plus profond de son être Zachée entend sa quête de Dieu

et d’une vraie vie, une vie autre.

Il lui faut devenir qui il est vraiment :

- un hôte très hospitalier comme Abraham

- un homme juste et généreux : selon une tradition rabbinique,

celui qui a pitié de son prochain sans discrimination

est assurément un descendant d’Abraham.

-un ami du Christ qui demeure dans sa maison toute intérieure

 


Samedi 2 novembre 2019

 

Il viendra

 

Lc 12, 35-42

 

Le Seigneur de nos vies est toujours en train de nous accompagner.

Puissions-nous, être en train de l’attendre

pour lui ouvrir nos coeurs  quand il frappe à notre porte.

 

Il est venu dans le monde pour nous sauver,

il ne cesse de venir nous surprendre

Nos défunts auxquels nous pensons

plus particulièrement aujourd’hui le voient face à face.

 

Ce 2 novembre 2019 peut être pour chacun de nous

le jour d’une visite surprise du Seigneur,

à l’heure où nous n’y pensons pas.

Si notre cœur est en mode veille, il réagira

à une parole biblique, une parole d’un autre envoyé de Dieu pour nous,

un événement, un émerveillement où le Seigneur passe.

 


Vendredi 1er novembre 2019

 

Être du ciel

 

Mt 5, 1-12

 

Avoir le Royaume des cieux dès maintenant,

c’est ce que Jésus promet aux personnes

pauvres de cœur ou persécutées pour la justice.

Être ainsi nous fait saints en communion

avec tous ceux et celles que nous aimons

et qui sont au ciel,

à l’intercession desquels nous nous confions.

 

Être pauvre de cœur, vivre en ouverture,

en état d’accueil du don de Dieu.

Se recevoir de Dieu, serait-ce être déjà un peu au ciel ?

 

Être persécuté pour la justice, serait-ce

affronter paisiblement les contradictions parce que nous exerçons

notre liberté intérieure en agissant la bonté, la justice ?

Recevoir alors la force et le courage de l’Esprit de Dieu,

serait-ce goûter déjà le bonheur du ciel ?

 

Avec tous les saints et saintes louons le Seigneur,

Celui que nous verrons tel qu’il est dans la reconnaissance de qui nous sommes,

les enfants du Père pour l’Éternité.

 


 

 

 

 

 

c9ec6e61c91eca73e826552af44c6646

   Petite église de Château-Farine en Haute Saône

 

 

Jeudi 31 octobre 2019

 

Église abandonnée

 

Lc 13, 31-35

 

Dans le silence et sous une lumière naturelle qui l’enveloppe de beauté

« gisent » dans nos campagnes des petites églises qui semblent abandonnées.

Pour peu qu’elles soient ouvertes, nous pouvons nous y recueillir,

rendre grâces pour toutes ces personnes des temps passés qui y ont prié.

 

« Voici que votre  temple est abandonné à vous-mêmes. »

Ce verset évangélique peut se comprendre ainsi :

Si vous ne m’accueillez pas avec un regard de foi,

Vos temples et vos églises vous sont abandonnées.

Si nous n’y trouvons plus que nous, quelle tristesse !

Si nous les voyons comme des maisons de Dieu,

dans le silence d’une présence,

nous attendrons dans l’espérance

Celui qui est parmi nous jusqu’à la fin des temps.

 


 

 

Dimanche - 30 juin 2019 - 

Rois 19,16-21/Galates 5,1-18/Luc 9,51-62

 

LIBRES, FERMES ET DOUX

 

« C’est pour que nous soyons libres que le Christ

nous a libérés. Alors, tenez bon... Mettez-vous par

amour au service les uns des autres. Marchez sous

la conduite de l’Esprit Saint, et vous ne risquerez pas

de satisfaire les convoitises de la chair. » 

 

Judicieux conseils de Paul, qui ne font qu’expliciter

les exigences radicales de Jésus pour qui veut le suivre :

« Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête ! »

« Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars et annonce

le règne de Dieu ! »

« Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière,

n’est pas fait pour le Royaume de Dieu. »

 

Mais en même temps, il nous est interdit d’user de violence

sur autrui, de céder au fanatisme qui guette les plus fervents.

Simplement, dis Jésus  « Suis-moi ! »

 


Samedi 29 juin 2019 

Actes 12,1-11/2° Timothée 4,6-18/Mat. 16,13-19

 

FÊTE DE ST PIERRE ET ST PAUL

 

Profession de foi de Pierre :

« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » 

Il va l’expérimenter déjà lors de son arrestation

et mise en prison... Voici que survint l’ange 

du Seigneur pour le libérer...

 

Et Paul peut dire à son tour « J’ai mené le bon combat,

j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi . Je n’ai plus qu’à

recevoir la couronne de justice... ainsi qu’à tous ceux qui 

auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.

 

FORTE EST LEUR FOI, AUSSI FORTE LEUR ESPÉRANCE !

 


Vendredi 28 juin 2019

Ézéchiel 34,11-16/Rom.5,5-11/Luc 15,3-7

 

 

FÊTE DU CŒUR DU CHRIST

 

« La preuve que Dieu nous aime – écrit St Paul –

c’est que le Christ est mort pour nous, alors que

nous étions encore pécheurs... A plus forte raison,

maintenant, serons-nous sauvés en ayant part à sa vie ».

 

« Ainsi parle le Seigneur Dieu : voici que moi-même,

 je m’occuperai de mes brebis et je veillerai sur elles. »

Et le prophète Ézéchiel détaille toute la geste de Dieu,

berger de son peuple qu’il aime.

 

Jésus nous révèle enfin l’amour de Dieu porté à l’extrême :

« Si l’un de vous a 100 brebis et qu’il en perde une,

n’abandonne-t-il pas les 99 autres pour aller chercher

celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? 

C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un

seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes

qui n’ont pas besoin de conversion. »

 

Sommes-nous convaincus de cet amour de Dieu universel ?

 


Jeudi 27 juin 2019

Genèse 16,1-16/Mat 7, 21-29

 

LE ROC DE NOTRE VIE

 

Conflit de femmes autour d’un enfant attendu (Ismaël,

premier fils d’Abraham, qui naîtra d’Agar, servante égyptienne)

Abraham donne carte blanche à Sara, jalouse, qui chasse

Agar au désert.

Mais l’ange de Dieu la réconforte et  lui dit :

« Je te donnerai une descendance tellement nombreuse

qu’il sera impossible de la compter.... Le Seigneur t’a entendue

dans ton humiliation...Ton fils sera comme l’âne sauvage...

Il établira sa demeure face à tous ses frères... »

 

Quelle que soit sa situation, l’important n’est-il pas d’être 

fondé sur le roc de la Parole de Dieu, comme le rappelle

Jésus : La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents

ont soufflé... la maison ne s’est pas écroulée, car elle était 

fondée sur le roc. »

 

Attention aux constructions sur le sable ! 

 


Mercredi 26 juin 2019

Genèse 15, 1-18/Mat. 7,15-20

 

LE BON FRUIT

 

Parole du Seigneur : «Ne crains pas Abram ! je suis

un bouclier pour toi, ta récompense sera très grande.

Je m’en vais sans enfant...
Regarde  le ciel et compte les étoiles si tu le peux.

Telle sera ta descendance. » 

Abraham eut foi dans le Seigneur... et le Seigneur conclut

avec lui une Alliance.

 

Abraham sera le père de tous les croyants.. Il est l’arbre

bon qui donne de beaux fruits, dont parle Jésus qui, 

dans l’évangile de Jean, se réclame aussi de sa descendance :

 

« Abraham exulta à la pensée de voir mon jour. Il l’a vu, et

il s’est réjoui ! » (Jean 8,56)

 


Mardi 25 juin 2019

Genèse 11, 2-18/Mat. 7, 6-14

 

CHOISIR SON CHEMIN

 

Pour éviter un conflit, Abraham et son neveu

se séparent à l’amiable :« Si tu vas à gauche, j’irai

à droite, et si tu vas à droite, j’irai à gauche ! » 

Loth choisit pour lui toute la vallée du Jourdain, 

très fertile (mais les gens de Sodome se conduisaient

mal). Abraham habita dans le pays de Canaan.

Et le Seigneur lui dit « Tout le pays que tu vois, je te

le donnerai, à toi et à ta descendance, pour toujours. »

 

Jésus nous avertit : « Tout ce que vous voudriez que 

les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi.

 

Entrez par la porte étroite. Il est large, le chemin qui conduit

à la perdition, et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.

Mais il est resserré, le chemin qui conduit à la vie, et ils sont

peu nombreux ceux qui le trouvent. »

 


Lundi 24 juin 2019

Naissance de saint Jean-Baptiste

Isaïe 49,1-6/Actes 13,22-26/Luc 1,57-80

 

 

« Que sera donc cet enfant ? »  C’est la question

posée par l’entourage devant les faits extraordinaires

qui entourent cette naissance.

 

Le prophète Isaïe annonçait la venue d’un serviteur

de Dieu hors du commun. Paul en révèle la mission :

Le Sauveur pour Israël sera Jésus, dont Jean-Baptiste

a préparé la venue en proclamant avant lui un baptême

de conversion pour tout le peuple...

 

En attendant, longue maturation : « L’enfant grandissait

et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert, jusqu’au

jour où il se fit connaître à Israël. »

 


Dimanche 23 juin 2019

Repas

Genèse 14,18-20/ 1 Co. 11,23-26/ Luc 9, 11-17

 

 

Endroit désert... une foule écoute Jésus...

Souci et impuissance des apôtres devant

l’absence de nourriture... Jésus prend la

situation en main : 5 pains et 2 poissons...

Prière de Jésus – Ce peu de choses, multiplié,

est distribué par les disciples.

 

Dernier repas pascal : Jésus prend du pain,

rend grâce, le rompt et dit « Ceci est mon corps,

qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »

Il en est de même pour la coupe de la nouvelle

Alliance en son sang.

 

Repas inoubliables, partagés à l’infini par les disciples,

au nom de Jésus, au bénéfice de tout homme affamé de

Dieu.

 


Samedi 22 juin 2019

Qui est notre maître ?

2 Co. 12,1-10/ Mat 6, 24-34

 

 

« Nul  ne peut servir deux maîtres, dit le Seigneur.

Vous ne pouvez servir à la fois Dieu et l’Argent.

Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice,

et tout vous sera donné par surcroît. Votre Père

céleste sait ce dont vous avez besoin. Ne vous faites

pas de souci pour demain, à chaque jour suffit sa

peine. »

 

Le Seigneur dit encore à Paul « Ma grâce te suffit, car ma

puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »

 

C’est pourquoi s’écrie l’apôtre : « J’accepte tout de grand

cœur pour le Christ ! »

 

Pouvons-nous en dire autant ?

 


Vendredi 21 juin 2019

De quoi se vanter ?

2 Co. 11, 18-30/Mat 6, 19-23

 

 

« Faites-vous des trésors dans le ciel, là où

il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent,

pas de voleurs qui percent les murs pour voler,

car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ! »

 

Saint Paul savait se vanter de ses titres de noblesse

juive, mais ce qui comptait pour lui, c’étaient ses

épreuves et ses faiblesses d’apôtre du Christ.

 


Jeudi 20 juin 2019

La foi pure et simple

2 Co. 11,1-11/Mat. 6,7-15

 

 

« Vous êtes la vierge pure que j’ai présentée

au Christ – écrit saint Paul - Mais j’ai bien peur

que votre intelligence des choses ne se corrompe

en perdant la simplicité et la pureté qu’il faut avoir

à l’égard du Christ. »

 

En effet, écoutons-le qui nous dit « Quand vous priez,

ne rabâchez pas comme les païens : votre Père sait de

quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez

demandé. Priez ainsi : notre Père... »

 

« Salut, reine Sagesse, que le Seigneur te garde

avec ta sœur, sainte et pure Simplicité ! »

(Saint François)

 


Mercredi 19 juin 2019

En secret... à profusion

2 Co. 9,6-11/ Mt 6, 1-6.16-18

 

 

Règles de vie évangélique :

« Ce que vous faites pour devenir des justes,

évitez de l’accomplir devant les hommes pour

vous faire remarquer. Sinon, il n’ya pas de récompense

pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. »

 

Mais « quand tu fais l’aumône... quand tu pries...

quand tu jeûnes... ton Père qui voit dans le secret

te le rendra... »

 

« Dieu vous fournira la graine, il la multipliera,

il donnera la croissance à ce que vous accomplirez

dans la justice. Il vous rendra riche en générosité,

ce qui suscitera notre action de grâce envers Dieu. »

 


Mardi 18 juin 2019

Soyez généreux !

2 Co. 8,1-9/Mat. 5,43-48

 

 

C’est l’appel de St Paul à la solidarité entre

communautés chrétiennes. Bel exemple des

Églises de Macédoine : « Dans les multiples

détresses qui les mettaient à l’épreuve, l’abondance

de leur joie et leur extrême pauvreté on débordé

en trésors de générosité.. »

Et pourquoi ?

« Vous connaissez le don généreux de notre Seigneur

Jésus Christ :Lui qui est riche, il s’est fait pauvre

à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa

pauvreté. »

Ce même Jésus nous invite à aimer même nos ennemis,

à prier pour eux, « afin d’être vraiment les fils de votre

Père qui est aux cieux », Lui qui est parfait dans son

amour universel et miséricordieux.

C’est seulement par notre union au Christ et à Dieu

que nous pourrons peu à peu aimer comme eux.

 


Lundi 17 Juin 2019

Oui ou Non ?

2 Co. 6,1-10/Mat. 5,38-42

 

 

« C’est maintenant le moment favorable,

c’est maintenant le jour du salut ! »

 

La liturgie a ceci de merveilleux : elle nous

invite toujours à commencer, parce que la grâce

de Dieu est toujours à l’œuvre avec nous, dans le

monde.

C’est que nous avons besoin de cet encouragement

réitéré, pour faire face aux difficultés de la vie, et

aux exigences de l’évangile.

Le descriptif de l’apôtre présenté par St Paul est

éloquent, et les conseils donnés par Jésus un peu

renversants !  Mais serons-nous, oui ou non, les

disciples-missionnaires d’une nouvelle humanité

recrée par la Pâque du Christ et le don de l’Esprit ?

 


Dimanche 16 juin 2019

Sainte Trinité

Le secret du bonheur

Jn 16, 12-15

 

Dans la Trinité, chacun a sa personnalité, son rôle à jouer, son talent à apporter. Et tout est en commun. Nul n'est propriétaire. Pas de rivalité ! Pas de compétition ! 

Le Fils a accompli sa mission et il s'en va, tout en sachant qu'il nous manque quelque chose. Sans crainte pour son ego, il passe le relais à un autre : l'Esprit. 

Aucun ne joue perso ! Aucun n'agit pour défendre ses biens, ni pour sa gloriole. Chacun a conscience qu'il se reçoit de l'autre, des autres. 

L'Esprit éclairera la Parole du Fils, qu'il a lui-même reçue du Père.

La Trinité nous invite à entrer dans ce même type de relation, de communion entre nous. C'est le secret de leur bonheur.

 


Samedi 15 juin 2019

Oui ou non ?!

Mt 5, 33-37

 

Lorsque l'on éprouve un besoin de surenchère dans nos paroles pour arriver à susciter la confiance, il vaut mieux abandonner la partie. C'est qu'elle est mal emmanchée ! C'est que la relation de base n'est pas saine ! 

En continuant à essayer de convaincre l'autre, on va s'épuiser soi-même, et le braquer davantage. Ce ne sont pas la multiplicité de preuves qui pourraient débloquer quoi que ce soit ! Ce ne sont pas les paroles qui peuvent forcer la confiance, et leur abondance encore moins ! 

Cela doit venir de notre intérieur. Si je suis au clair avec moi-même, cela se traduira dans la sobriété de mes paroles : Oui . Non. 

Le reste ne nous appartient pas.

 


Vendredi 14 juin 2019

Mt 5, 27-32

Change de lunettes !

 

Est-ce qu'aujourd'hui, nous comprenons mieux à quel point l'adultère est favorisée et entretenue par le regard que nous avons sur l'autre ?!... A quel point le viol, la pédophilie, les abus physiques, psychologiques ou spirituels sont favorisés et entretenus par le regard que nous avons sur l'autre ?!...

Si, au quotidien de notre vie, nous regardons l'autre comme un objet, comme un moyen de nous sentir puissant, propriétaire... rien d'étonnant à ce qu'un jour ou l'autre, nous prenions réellement possession de cette personne.
Personne n'est à l'abri, car nous pouvons être prisonniers de nos instincts, de la mentalité ambiante, de l'influence des publicités et de la société de consommation qui nous entraînent dans ce sens.
Il nous faut opérer des coupures radicales pour nous libérer nous-mêmes et l'autre.

 


Jeudi 13 juin 2019

Quel beau tissage !

Mt 5, 20-26

 

La colère, l'injure, la rancune sont passibles du jugement de Dieu. Dans quel sens peut-on comprendre cela ? Parce qu'elles portent atteinte à la vie dans l'autre et en moi. Parce qu'elles sont issues de la confusion et la colportent.

C'est pourquoi, si je veux vivre la relation avec Dieu, lui apporter mon offrande, il est indispensable de clarifier la relation avec l'autre. Car Dieu qui est Amour, met la lumière sur les embrouillaminis qui court-circuitent toute relation.

Il est donc nécessaire de s'interroger : pourquoi cette colère, cette injure, cette rancune ? D'où viennent-elles ? Retisser le lien avec moi-même pour pouvoir le retisser avec l'autre. Alors, il pourra se retisser avec Dieu. Alors, nous pourrons ensemble, mon frère ou ma sœur et moi, présenter notre offrande à Dieu.

 


Mercredi 12 juin 2019

Mt 5, 17-19

« La Loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie ! »

 

Le mot « loi » a mauvaise presse. On la perçoit comme un carcan qui va nous brimer par ses interdits et ses obligations. 

La Loi transmise par les prophètes et relue à la lumière du Christ est bien au contraire, là pour nous libérer. Elle vient nous libérer de nos déterminismes, de nos égoïsmes étriqués, de nos instincts de domination, de nos routines sécurisantes et mortifères.

Elle vient faire de nous un peuple, élargi aux dimensions du cosmos, car elle nous indique comment être en harmonie avec nous-même, entre nous et avec toute la création. 

Je détruis la loi, soit lorsque je la rejette, soit lorsque je la fige. Dans les deux cas, je cherche à mettre la main sur la loi de Vie pour l'utiliser à mes propres fins. Je deviens alors mon propre esclave. En cela, Jésus dit que je suis le plus petit dans le Royaume des cieux qui est un  Royaume de liberté et de vie.

 


Mardi 11 juin 2019

Ayons du goût !

Mt 5, 13-16

 

« Si le sel devient fade, il n'est plus bon à rien ! » Dans l'Apocalypse, on nous dit : « Que n'êtes-vous chaud ou froid ! Je vomis les tièdes ! »

Ne nous laissons pas contaminer par la morosité ambiante, par le « à quoi bonite » !

Osons vivre et rayonner la lumière que nous recevons de l'Esprit de Jésus. Avec lui, tout est transfiguré. Rien n'est dérisoire. Tout a un poids. Tout a du prix aux yeux de Dieu.

N'éteignons pas le feu de l'Esprit !

 


Lundi 10 juin 2019

Bienheureuse vulnérabilité

Mt 5, 1-12

 

Jésus proclame heureux ceux et celles qui sont fragiles ! Non pas les faibles, car, pour être miséricordieux, doux, artisans de paix, cela nécessite une fameuse force !

Heureux ceux qui sont fragiles ! Ceux qui n'ont pas le cœur endurci. Ceux qui se laissent toucher. Ceux qui n'ont pas peur de leurs sens en éveil, de leurs émotions. Ceux qui sont connectés sur leur propre vie, sur ceux qui les entourent, sur les événements.

Bien sûr, ils risquent de ressentir davantage la souffrance... mais aussi la beauté et la profondeur de la vie, des êtres vivants...
… Et là est leur récompense, dans cette communion.

 


Dimanche 9 juin 2019

Pentecôte

De l'air !

Jn 14,15-16, 23b-26

 

Comme l'Esprit Saint nous échappe tel l'oiseau qui s'envole, on a parfois tendance à l'oublier, voire à douter de sa réalité. Pourtant, il en va de même de l'air que nous respirons. Il est bel et bien là autour de nous, en nous, il nous traverse. Sans lui, nous mourons !

Alors, demandons sans cesse à l'Esprit d'être réceptifs à sa présence afin de ne pas nous asphyxier !...

Mais attention aussi à ne pas, à l'inverse, chercher à l'accaparer pour notre gloire perso ! Par exemple, si une idée me vient et que je la présente en disant : « L'Esprit m'a inspiré telle idée ! » eh bien, cela semble vouloir dire aux autres qu'ils sont tenus d'accepter mon idée sans moufter car, autrement, ce serait carrément se dresser contre l'Esprit !... 

Et cette façon de faire peut mener loin : abus spirituel, emprise totalitaire, dérives en tout genres !...

L'Esprit ne fonctionne pas comme ça ! Il parle à travers tout le monde. Il n'y a pas d'élite avec lui ! Il sait s'exprimer même à travers ceux qui bafouillent.

Il parle au milieu de nous !...

 


Samedi 8 juin 2019

J'ai soif !

Jn 7, 37-39

 

Aujourd'hui, écoutons le passage d’Évangile proposé pour la vigile de la Pentecôte. Il va nous permettre de creuser en nous la soif pour que l'eau de l'Esprit puisse venir nous combler.

Jésus s'écria : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive,

celui qui croit en moi ! »

Oui, n'ayons pas peur d'avoir soif ! Soyons à l'écoute de ce manque, de ce besoin profond ! Ne l'éteignons pas ! Ne l'étouffons pas ! 

Ne cherchons pas à le combler trop vite avec des pis-allers éphémères et superficiels ! Elle est peut-être inconfortable, mais elle est vitale, cette soif ! Elle nous ouvre. Elle creuse en nous la capacité de l'accueil...

 


Vendredi 7 juin 2019

Guerre et paix

Jn 21, 15-19

 

Le répons de ce jour apparaît encore plus paradoxal que les précédents :  

    « Toi, la paix que rien ne trouble, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu la guerre au cœur de l'homme ? »

Oui, un des fruits les plus probants de l'Esprit, c'est la paix ! Lorsque nous nous sentons emplis d'une paix profonde qu'aucune contingence extérieure ou intérieure ne trouble, nous pouvons reconnaître sa présence.

Et pourtant, cette paix n'est pas la tranquillité ! En nous, se livre un combat. Le mauvais esprit voudrait nous attirer à lui. L'Esprit nous donne la force de tenir dans cette guerre afin de ne pas nous laisser entraîner dans cette fausse paix, celle des esclaves qui sont tentés de préférer leur enfermement au risque de la liberté ! 

L'Esprit nous tient éveillé(e)s pour accéder à la vraie paix des hommes et femmes libres.

 


Jeudi 6 juin 2019

Trop salé ?...

Jn 17, 20-26

 

La prière de ce soir nous fait chanter la miséricorde de Dieu : 

    « Toi, la grâce des coupables, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu le sel qui nous décape ? »

Libération de toutes nos culpabilisations mortifères, comme de tout le mal auquel nous consentons trop souvent. Miséricorde pour nous-mêmes comme pour tous nos frères et sœurs. 

Cette miséricorde n'est pas un baume pour nous complaire, nous endormir. Elle est le sel qui nous décape ! Le sel qui donne de la saveur à notre existence, et en même temps qui la décape ! Car cette saveur est un appel continuel à aller plus loin, plus profond, à sortir de nos conforts, au-delà... pour accueillir pleinement la grâce de l'Esprit.

 


Mercredi 5 juin 2019

 

Nuit lumineuse ?

Jn 17, 11b-19

 

    « Toi, le jour sans crépuscule, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu la nuit la plus obscure ? »

L'Esprit nous fait entrer dans l'éternel jour de la résurrection. Éternel jour lumineux car le Christ ressuscité est la lumière du monde. Il n'y a plus d'ombres.

Et pourtant, l'Esprit est la nuit la plus obscure. Car la lumière de sa sagesse, de sa présence, est toujours au-delà. Elle nous échappe. Mystère impénétrable de la vie de Dieu, mais aussi de la nôtre, celle de la terre.

L'Esprit nous éclaire, mais on ne peut mettre la main sur lui. 

 


Mardi 4 juin 2019

Ça brûle !

Jn 17, 1-11a

 

Ce soir, nous nous adressons à l'Esprit en lui disant : 

    « Toi, la vie de toute chose, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu le feu qui les consume ? »

Comment est-ce possible ?! Que signifie cette contradiction ?!

Avec Job, peut-être pouvons-nous dire : « Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Que le Nom du Seigneur soit béni ! » Invitation à ne pas s'approprier les dons que nous recevons. Purification du feu pour que nous ne confondions pas accueil et accaparement.

Mais, c'est aussi le feu de l'Esprit, le feu de l'Amour qui nous consume ! Car l'amour en nous, brûle tout ce qui ne lui est pas accordé. 

L'Amour en nous brûle pour l'être aimé. Il brûle d'en être éloigné et il brûle de communion.

 


Lundi 3 juin 2019

« On ne donne pas à boire à un âne qui n'a pas soif ! »

Jn 16, 29-33

 

Durant cette semaine de prière à l'Esprit-Saint, laissons-nous toucher par les mots des répons proposés à l'office des vêpres : 

    « Toi, la source des eaux vives, 

    Esprit de Dieu pour notre terre, 

    comment es-tu la soif que rien n'apaise ? »

L'Esprit abreuve toute la terre. Il nous rehydrate sans cesse. Son eau n'est pas stagnante. Elle coule, elle se renouvelle continuellement par la source d'où elle puise son mouvement.

Mais « on ne donne pas à boire à un âne qui n'a pas soif ! » C'est pourquoi, l'Esprit est aussi la soif que rien n'apaise. Quand on n'éprouve pas de soif, on peut oublier de boire pendant des heures, mais notre corps s'en ressentira. 

De même qu'en étant à l'écoute de notre corps qui a besoin d'eau, on peut percevoir la soif qui l'habite, de même, en étant réceptif à l'Esprit, celui-ci peut éveiller notre soif pour éprouver le besoin de son eau qui nous est vitale.

De plus, l'Esprit lui-même, éprouve cette soif que rien n'apaise, la soif de notre amour.


 

 
Dernière modification : 21/01/2020