MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...


 

St Luc - copie

 

Évangéliste saint Luc,

bréviaire de sainte Colette

XIVème siècle

 

 

 

Claire avait plaisir à entendre la Parole de Dieu

sachant que sous l'écorce des mots

se cache une amande à savourer.

Elle avait l'art de tirer du sermon de n'importe quel prédicateur

ce qui pouvait profiter à son âme,

 

sachant cueillir une fleur sur un buisson d'épines

comme atteindre aux fruits d'un arbre bien cultivé.

 

 

d'après la Vie de sainte Claire d'Assise par frère Thomas de Celano n° 37


 

 

Jeudi 23 mai 2019

Joie parfaite

Jean 15, 9-11

 

Nous sommes toujours dans le domaine de la demeure, de demeurer. Mais aujourd'hui il y a un apport nouveau  : il s'agit de demeurer dans l'amour.

Une fois de plus, il ne s'agit pas d'un amour statique, mais un amour à l'image de celui du Père, c'est-à-dire, un amour exclusivement tourné vers l'autre,  l'extérieur, le bien, le salut de l'autre. Autant dire que nous ne sommes pas prêts de nous reposer car l'amour gratuit ne comporte pas une case repos.

Par contre, cet amour gratuit va nous conduire, va conduire le monde à la joie, la joie parfaite. Belle expression, mais qu'est-ce que la joie parfaite ?

Si nous prenons la définition de saint François d'Assise : c'est garder la sérénité et la foi et la joie et l'amour quand tout se ligue contre nous, que nous ne sommes plus reconnus par personne et que Dieu semble absent de notre vie. Garder une foi nue, dsans ressenti, là est la joie parfaite.

 


Mercredi 22 mai 2019

Demeurer en ou habiter ?

Jean 15, 1-8

 

Aujourd'hui, Jésus nous invite à demeurer, demeurer en Lui, demeurer dans le Père. Il nous dit aussi que le Père demeure en Lui et Lui dans le Père.

Mais attention, ce n'est pas un appel à une situation statique. Ce "demeurer" est bien du registre d'"habiter" mais dans un mouvement continu.

La situation statique est un état de mort. Le mouvement non seulement est signe de vie, mais il apporte la vie.

Ainsi, si nous demeurons dans le Fils, comme lui-même est dans le Père,nous aurons aussi notre habitation dans le Père. Que faut-il faire ? Rien ! Si ce laisser émonder, modeler, travailler par l'amour du Père.

 


Mardi 21 mai 2019

Amour de la Paix

Jean 14, 27-31

 

Jésus, avant de partir, ne nous laisse pas démunis. Il nous laisse sa paix, pas n'importe quelle paix, sa paix, celle qu'il a reçue de son Père, qu'il partage avec lui.

Cette paix, on peut dire qu'elle trouve sa vie dans l'Esprit Saint qui les unit tous les deux. Etre paix avec le Seigneur Jésus, avec le Père, est un signe de notre amour pour Lui. Mais si nous pouvons les aimer de ce même amour dont lui, le Père, aime le Fils, c'est bien parce que d'abord il nous aime et nous donne le pouvoir d'aimer.

Jésus laisse ses disciples ; on pourrait croire qu'il les abandonne. Mais non, il est présent d'une autre façon comme il est présent aujourd'hui dans notre vie, dans chaque heure de nos vies. Simplement, nous ne pouvons vivre de sa présence que si nous acceptons d'être en paix, de faire la paix, d'aimer la paix.

 


Lundi 20 mai 2019

Amour de la Parole

Jean 14, 21-26

 

Ecouter la Parole, voilà qui est une preuve d'amour.

Ce n'est pas une écoute servile ou de servitude ; c'est une écoute d'ouverture du coeur, de désir de conversion, de transformation, de configuration au Christ.

Pour nous aider à ne pas perdre la mémoire, Jésus nous promet de nous envoyer le Paraclet, l'Esprit Saint, Celui qui nous fera nous souvenir des paroles et des actes de Jésus, mais pas seulement. Il sera le transmetteur de l'action amoureuse du Christ et de son Père pour tous les hommes. N ous ne sommes pas orphelins ; nous sommes simplement aimés en adultes capables d'aimer.

Merci Seigneur

 



Dimanche 19 mai 2019

 

Faire communauté

 

Jn 13, 31-33a. 34-35

 

Quand Judas quitte le cénacle pour trahir, Jésus pressent l’issue fatale :

Mourir pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.

Voilà ce qu’il appelle glorifier Dieu.

Aimer jusqu’au bout Judas le traître, Pierre le renégat 

et 10 autres poltrons , soit l’équipe des 12 apôtres !

 

Si nous comprenons ce drame, nous percevons 

combien l’amour est difficile 

et pourquoi Jésus conditionne la reconnaissance 

de ses disciples par les non chrétiens

avec l’unique critère de l’amour mutuel.

 

Toutes les personnes qui choisissent la vie communautaire 24h/24,

les clarisses de Ronchamp par exemple, vous le diront :

Construire jour après jour une communauté humaine, 

c’est un combat et une grâce tout à la fois.

Un combat pour respecter nos différences et se donner aux autres.

Une grâce parce que ce don-là et la réciprocité qu’il induit

fait circuler entre nous un amour « divin »,

la gloire de Dieu même.

 


Samedi 18 mai 2019

 

Tel Fils, tel Père

 

Jn 14, 7-14

 

Dans une belle œuvre, nous pouvons reconnaître et admirer l’artiste.

Saint François d’Assise était capable de louer la beauté de Dieu 

dans la beauté de chacune de ses créatures :

fleurs, arbres, rochers, oiseaux, azur calme et tous les temps

étaient pour lui des frères et des sœurs issus 

de la bonté créatrice de notre Père des cieux !

 

Dans l’Évangile de ce jour, le Christ essaye de nous apprendre

à devenir avec lui et son Père des artisans du Royaume des cieux.

Cela demande confiance, foi, créativité et audace.

Il nous dit :

« Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. 

Il en fera même de plus grandes. »

Pour accomplir ces œuvres, il suffirait de le demander au Père.

Alors n’ayons pas peur des demandes les plus audacieuses,

L’exaucement est en vue !

 


Vendredi 17 mai 2019

 

Aucune difficulté de logement

 

Jn 14, 1-6

 

Avec les nombreuses demeures dans la maison du Père, 

nous sommes assurés et rassurés.

 

De quelle maison s’agit-il ?

Notre maison commune qui est aussi une planète terre en péril ?

Le monde à venir qui est la nouvelle Création ?

Les deux sans doute puisque 

« la création tout entière gémit dans les douleurs d’un enfantement » Rm 8 !

Qui va aider à l’accouchement ?

Celui qui est le chemin, la vérité, la vie.

 

Alors mettons aujourd’hui nos pas dans ses pas 

et nous connaîtrons le chemin qui mène au Père.

 


Jeudi 16 mai 2019

 

Accueil en cascade

 

Jn 13, 16-20

 

« Les amis de mes amis sont mes amis », c’est bien connu.

 

L’accueil en cascade du dernier verset de l’Évangile met en évidence 

la beauté, la grandeur et l’exigence de la transmission de la foi.

Depuis 2000 ans, des envoyés nous transmettent le message évangélique.

L’accueillir, c’est recevoir Dieu le Père chez soi en recevant les paroles de son Fils.

Au cœur de ce message, la promesse du bonheur :

Se servir mutuellement, 

heureux sommes-nous si nous le « faisons. »

Rien de moins que se laver les pieds les uns les autres,

mettre en actes un amour serviteur.

 

À nous de risquer en ce jour,

une parole d’évangile éprouvée en service rendu et reçu !

 


Mercredi 15 mai 2019

 

La Parole de son Père

 

Jn 12, 44-50

 

Le Christ est la Parole de son Père en plénitude,

il est la Parole faite chair.

Accueillir ses paroles, c’est accueillir la parole de Dieu.

Alors, nous sommes comme Dieu lui-même dans le non-jugement :

« Je ne suis pas venu juger le monde mais le sauver. »

 

Accueillons le Christ lumière dans nos vies 

et nous verrons mieux et autrement :

les petites choses du quotidien prendront sens.

Jésus nous a en effet apporté une parole de vie, de guérison, de liberté.

 


Mardi 14 mai 2019

 

Ami(e) de Dieu

 

Jn 15, 9-17

 

En écho à l’Évangile de ce jour, la bénédiction 

de sainte Claire d’Assise à ses sœurs 

est un bel exemple d’amitié à saveur divine :

« Demeurez toujours les amies de Dieu, les amies de vos cœurs et de toutes vos sœurs.

Que le Seigneur soit toujours avec vous 

et puissiez-vous être vous aussi,  toujours et partout avec lui. »

 

Demeurer dans l’amour de Dieu ne va pas sans un amour mutuel avec nos proches, 

ceux et celles que nous côtoyons chaque jour 

et tous nos frères et sœurs en humanité.

Cet amour n’est pas que tendresse, 

il demande un don de soi, un respect et une attention au mystère de l’autre

qui pourrait aller jusqu’à « donner sa vie pour ses amis » !

 


Lundi 13 mai 2019

Porte automatique

 

Jn 10, 1-10

 

Les spécialistes de la robotique ont mis au point des portes

qui s’ouvrent à notre approche pour entrer 

dans les « sanctuaires de la consommation » 

que sont nos supermarchés et nos hypermarchés.

C’est pratique à l’entrée comme à la sortie. 

 

La parole de ce jour nous parle d’une autre porte, la porte des brebis.

Elle s’ouvre sur le sanctuaire sacré de notre conscience 

où Dieu nous appelle par notre nom. 

Cette porte est le Christ lui-même, le pasteur de son peuple.

Il en connaît chaque membre par son prénom et chacun peut le reconnaître lui aussi.

Baptisé(e), j’ai pris el nom de chrétien(ne).

 Mais mon prénom, qui je suis et qui je serai pour l’Éternité 

me vient de la reconnaissance personnelle avec le Christ ressuscité.

Comme Marie-Madeleine au tombeau reconnaît le Christ 

à l’intonation de la voix qui prononce son prénom,

écoutons aujourd’hui la voix de Celui qui nous connaît mieux que nous-mêmes.

 


Dimanche 12 mai 2019

 

De ma main

 

Jn 10, 27-30

 

« Prendre un enfant par la main 

pour le mener vers demain »

Ces quelques mots d’une vieille chanson d’Y. Duteuil 

pourraient convenir à l’évangile de ce dimanche.

Nul ne peut arracher les brebis que nous sommes 

de la main du Père comme du Fils.

 

Mais nul aujourd’hui ne peut se vanter 

d’être un mouton bêlant avec le troupeau !

Pourtant cette image pour parler des chrétiens et  de leur pasteur 

peut prendre sens si nous considérons les liens entre le berger et ses brebis.

Ce lien relève côté pasteur de l’attention prévenante et du soin

et côté brebis, de la reconnaissance.

 

Puissent les ministères ordonnés en notre Église aider chaque croyant 

à suivre le seul pasteur, le Christ,

à mettre sa main dans sa main 

pour prendre le chemin de la vie en abondance.

 


Samedi 11 mai 2019

 

Spirituelle et vivante, 

la parole faite chair

 

Jn 6, 60-69

 

Il y a des blocages en nous, des paroles que nous « entendons »

mais que nous ne pouvons pas « écouter. »

Est-ce que c’est grave ? Sûrement !

 

Mais confiance nous dit Jésus :

« Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et elles sont vie. »

Prenons donc l’Évangile en nos mains.

Il contient des paroles à vivre selon l’Esprit du Seigneur.

Notre seule part est d’oser les mettre en oeuvre

en allant à la rencontre du Ressuscité présent  en nos vies.

 


Vendredi 10 mai 2019

 

Se nourrir d’amour

 

Jn 6, 52-59

 

La pratique du cannibalisme ou l’amour dévorant 

n’attirent guère nos consciences d’occidentaux.

Nous pouvons comprendre l’effroi et les querelles 

des juifs du temps  de Jésus. 

 

La parole de Dieu qui nous est adressée aujourd’hui contient pourtant 

deux promesses étonnantes pour qui « mange Jésus » :

- avoir la vie éternelle ici et maintenant
- vivre par Jésus

Aujourd’hui en communiant, nous avons la vie éternelle et nous vivons par Jésus.

Dans le futur, Jésus nous ressuscitera et nous vivrons éternellement.

 

De l’expression « se nourrir d’amour et d’eau fraîche », retenons en ce jour 

combien le pain eucharistique nous nourrit d’amour divin.

 


Jeudi 9 mai 2019

 

Régime vital

 

Jn 6, 44-51

 

L’Évangile de ce jour brouille toutes les pistes en parlant 

de manger du pain qui est chair donnée pour la vie du monde.

 

Entrer dans la symbolique d’une relation à la vie

va nous permettre de prendre le large face aux rigueurs « véganes » ou autres.

 

Hier, il s’agissait de voir avec les yeux de la foi, 

Aujourd’hui nous sommes invités à 

« recevoir le Corps du Christ, pain donné pour la vie du monde ».

 

S’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime, 

nous sommes devant un pain venu du ciel

qui nous propose de vivre pour toujours 

et vivre, c’est aimer.

À ce régime là, l’Éternité nous est offerte.

 


Mercredi 8 mai 2019

 

Les yeux de la foi

 

Jn 6, 35-40

 

Nous avons des yeux pour voir.

Si nous avons en plus le sens de l’observation,

un regard prolongé et interrogateur sur notre environnement

nous fera détecter des changements.

 

La vision dont nous parle l’Évangile de ce jour est tout autre.

Elle relèverait des yeux du cœur.

Ces yeux là voient avec amour 

et avec confiance en l’interlocuteur.

Saint François d’Assise parlait des apôtres

qui voyaient l’homme Jésus avec les yeux du corps

et en même temps distinguaient le Fils de Dieu avec les yeux de l’Esprit.

 

Puissions-nous en ce jour considérer 

le Christ Ressuscité avec les yeux de la foi

et une confiance renouvelée en notre résurrection à venir.

 


Mardi 7 mai 2019

 

Plus jamais faim

 

Jn 6, 30-35

 

Enfants décharnés des suites de malnutrition mourant au Yémen ou au Soudan.

Pour eux, pas de pain venu du ciel !

 

« Moi je suis le pain de la vie » nous dit Jésus.

S’agirait-il de changer de faim ? 

Non pas la faim de nourriture pour notre corps 

mais celle de la vie, celle qui dure toujours 

où ciel et terre se rejoignent pour l’Éternité !

 

Que des enfants affamés meurent , c’est une injustice.

À nous de nous sentir responsables de leur droit à une vie digne 

et de prier avec eux sur le chemin qui mène au Père.


Lundi 6 mai 2019

 

Confiance au travail

 

Jn 6, 22-29

 

Aujourd’hui des soucis de harcèlement au travail 

ou encore des injonctions à travailler plus 

mettent la pression sur les travailleurs.

 

L’Évangile de ce jour offre un travail à faire nettement plus reposant :

Pour travailler aux oeuvres de Dieu, tout repose 

sur la confiance en son Fils ressuscité qui est parmi nous.

 

Le pain que Jésus bénit et que ses disciples partagent se multiplie à l’envi.

Ses disciples partent librement en barque sans emmener Jésus

car tout se vit en confiance, sans surveillance !

 

Vivre en liberté sur une terre qui assure la vie de tous 

quand ses fruits  sont distribués et partagés, 

faire confiance au Christ

et aller notre chemin, celui qui mène au Père.

Voilà un beau programme pour le temps pascal,

dans la foi à l’Esprit du Christ à l’œuvre en notre monde.

 


 

 

3° Dimanche de Pâques – 5 mai 2019 –

Actes 5,27-41/Apoc.5, 11-14/Jean 21,1-19

 

M’AIMES-TU ?

Confrontation des Apôtres avec le Conseil

suprême des juifs... Vision de Jean à Patmos :

La gloire de Dieu et de l’Agneau... Dialogue

 fondateur de Jésus et de Pierre au bord du

lac, après la résurrection.

 

Nous comprenons bien que la mission pastorale

reçue par Pierre, à travers des mots très simples,

mais répétitifs, ne peut être qu’une relation 

d’amour et de foi, et non pas l’obéissance à une

règle impersonnelle, privée de cette substance

humano divine qui est le trésor de la vie chrétienne.

A chaque génération, ce dialogue, dont Jésus a 

l’initiative, est à refaire à neuf. 

Cela est simple, mais cela engage tout l’être.

 


Samedi 4 mai 2019

Actes 6,1-7/Jean 6, 16-21 

   

N’AYEZ PLUS PEUR !

 

Tempête : « c’était déjà les ténèbres. Un

grand vent soufflait, et la mer était agitée. »

les disciples virent Jésus qui marchait sur la mer :

« C’est moi, n’ayez plus peur ! »

 

Dans la première communauté chrétienne, les 

frères de langue grecque récriminèrent contre

ceux de langue hébraïque...

 

La vie est souvent mouvementée, dangereuse,

questionante. L’important est de croire en la

présence indéfectible de Jésus, et de chercher 

de nouvelle solutions de vie, à travers la Parole

de Dieu, l’Esprit et la prière.

 

Malgré toutes ces difficultés, « le nombre des

disciples se multipliait fortement, et une grande

foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance  de la foi. »

 


Vendredi 3 mai 2019 

1° Cor.15,1-8/Jean 14,6-14

        

L’UNIQUE

L’évangile de Jean nous rappelle certaines

paroles essentielles de Jésus, nous faisant

pressentir son mystère, et son impact en 

nos vies : « Je suis le Chemin, la Vérité et

la Vie.... Celui qui m’a vu a vu le Père. Tu ne

crois donc pas que je suis dans le Père et que

le Père est en moi ?  Celui qui croit en moi 

fera les œuvres que je fais, et même de plus

grandes...Tout ce que vous demanderez en 

mon nom, je le ferai... »

 

La profession de foi de Paul rappelle cette

Bonne Nouvelle : Christ mort pour nos péchés, 

mis au tombeau, ressuscité ... Apparu à Pierre, 

aux Douze, à plus de 500 frères à la fois, à Jacques,

à tous les apôtres, et à lui, l’avorton...

 

Devant ces témoignages, comment ne pas se 

laisser percuter à notre tour ?

 


Jeudi 2 mai 2019 

Actes 5, 27-33/Jean 3,31-36

 

FORCE DE NOTRE FOI

 

Que dit Jésus de lui-même ? 

« Celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, 

car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure. Le Père aime 

le Fils et Il a tout remis dans sa main. Celui qui croit

au Fils a la vie éternelle. »

Pierre et les Apôtres, après la Pentecôte, n’ont pas oublié

ces paroles très fortes. C’est pourquoi ils peuvent

répondre au Conseil suprême : « Il faut obéir à Dieu 

plutôt qu’aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité

Jésus que vous aviez exécuté... C’est lui que Dieu a élevé,

en faisant de lui le Prince et le Sauveur... Nous sommes

les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint que Dieu a

donné à ceux qui lui obéissent. »

 

La foi en la réalité de l’action Trinitaire est la force des chrétiens.


Mercredi 1° mai 2019 

Colossiens 3,14-24/Mat.13, 54-58

FÊTE DE SAINT JOSEPH TRAVAILLEUR

TRAVAILLER AVEC LE SEIGNEUR

Jésus était connu à Nazareth comme le fils

du charpentier. Il avait appris le métier auprès

de Joseph.  Et Paul peut conseiller aux chrétiens :

« Quel que soit votre travail, faites-le de bon cœur,

comme pour le Seigneur. « 

Mais le travail a une dimension insoupçonnée :

« Tout ce que vous dites, tout ce que vous faites,

que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus,

en offrant par lui votre action de grâce à Dieu le Père. »

Car de Jésus lui-même, ses compatriotes pouvaient 

dire en s’étonnant : « D’où lui viennent cette sagesse 

et ces miracles ? »

Quand Dieu partage notre travail, il peut devenir

incroyablement fécond... 

 


Mardi 30 avril 2019

Actes 4,32-37/Jean 3,7-15

 

FOI ET PARTAGE

Difficile de croire : « Il vous faut naître d’en-haut ! 

Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais

tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi

pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

Et Jésus d’ajouter : « Si vos ne croyez pas quand 

je vous parle des choses de la terre, comment 

croirez-vous quand je vous parlerai des choses du

ciel ? »

 

Et pourtant, plus tard, « c’est avec grande puissance

que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection

du Seigneur jésus, et une grâce abondante reposait sur 

eux tous. Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car 

tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de 

maisons les vendaient, et ils apportaient le montant de 

la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis 

on le distribuait en fonction des besoins de chacun. »

 

La foi et l’accueil de l’Esprit sont générateurs de partage communautaire, de justice sociale.

Cela se vérifie encore aujourd’hui en de nombreuses communautés religieuses.

 


Lundi 29 avril 2019 

1° Jean 1,5 à 2,2/Matthieu 11,25-30

 

SAINTE CATHERINE DE SIENNE (1347-1380)

             CO-PATRONNE DE L’EUROPE

Les siècles s’écoulent, semblables et différents.

Mais c’est au cœur de l’homme que s’adresse 

toujours le Parole de Dieu :

« Dieu est lumière. En Lui, point de ténèbres.

Si nous disons que nous sommes en communion 

avec Lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, 

nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la vérité.

Si l’un de nous vient à pécher, nous avons un Défenseur 

devant le Père, Jésus-Christ le Juste. C’est Lui qui par son

sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, et encore ceux 

du monde entier... »

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange :

Ce que Tu as caché aux sages et aux savants, Tu l’as révélé

aux tout-petits...

Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,

et moi, je vous procurerai le repos. »

Message d’espérance toujours actuelle pour l’Europe.

 


2° Dimanche de Pâques -  28 avril 2019 –

Actes 5, 12-16/Apoc.1,9-19/Jean 20,19-31

 

DE FOI EN FOI

 

Jésus va confirmer aujourd’hui sa présence de 

Crucifié-Ressuscité : « La paix soit avec vous ! 

Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance 

ta main et mets-la dans mon côté. Sois croyant ! »

« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

Ce cri de Thomas a traversé les siècles, attestant

la pleine foi de l’apôtre, passé au crible..

 

C’est la foi de la première Église : « des foules 

d’hommes et de femmes, en devenant croyants,

s’attachaient au Seigneur. »

 

C’est le message ultime de Jésus à Jean, exilé dans

l’île de Patmos : 

« Ne crains pas. Moi, je suis le Premier et le Dernier,

le Vivant ; j’étais mort, et me voilà vivant pour les

siècles des siècles. Je détiens les clés de la mort et

du séjour des morts. Écris donc ce que tu as vu, ce qui est,

et ce qui va ensuite advenir. »

 


Samedi 27 avril 2019 

Actes 4,13-21/Marc 16,9-15

 

CROIRE

L’évangile de Marc, aujourd’hui, résume les diverses

manifestations du Seigneur ressuscité à ses disciples :

Marie Madeleine, les pèlerins d’Emmaüs, les Onze...

Mais il insiste surtout sur leur refus de croire que 

Jésus était vivant, eux qui pleuraient sa mort. Cela 

nous conforte dans l’idée que rien n’était évident, et

qu’il ne s’agissait vraiment pas d’une hallucination 

collective.

Jésus, d’ailleurs« leur reproche leur manque de foi

et la dureté de leurs cœurs, parce qu’ils n’avaient pas

cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. »

Cela ne l’empêche pas de leur faire confiance, et de

les envoyer en mission pour les temps à venir :

« Allez dans le monde entier. Proclamez l’évangile

à toute la création. »

Nous voici invités à voir large et loin, comme le Christ

entré dans la gloire de Dieu, et désormais proche de 

tout homme, de toute femme en ce monde.

 


Vendredi 26 avril 2019 

Actes 4,1-12/Jean 21,1-14

 

PRÉSENCE À NOTRE VIE

 

Comment Jésus ressuscité se manifeste-t-il

encore à ses disciples ?  Il leur a bien donné

rendez-vous en Galilée, mais où et comment ? 

nul ne le sait.

Alors, ces hommes désorientés retournent à 

leur ancien métier : la pêche. Mais ils ne prennent

rien de toute la nuit.

Quelqu’un les hèle sur le rivage et s’intéresse à

leur travail : « Jetez le filet à droite, et vous trouverez ! »

Une pêche énorme ! Renouvellement de la première 

pêche « miraculeuse » lors de l’appel de Jésus...

Jean pressent tout de suite : « c’est le Seigneur ! »

Un feu de braise, une invitation de l’inconnu : 

« Venez manger ! »

Aucun des disciples n’osait lui demander «  Qui es-tu ?

Ils savaient que c’était le Seigneur. »

Manifestation toute en discrétion, mais riche de sens,

d’un nouveau vivre ensemble, passager certes, mais

si marquant ! N’avons-nous pas parfois une telle expérience ?

 


Jeudi 25 avril 2019

Actes 3,11-26/Luc 24,35-48

 

LE RESSUSCITÉ

 

Cette page d’évangile illustre parfaitement

l’inouï et le réalisme de la résurrection de 

Jésus. Les réactions premières des disciples

seraient sans doute aussi les nôtres : Frayeur,

crainte, bouleversement, pensées du cœur, étonnement, joie,

mais ils n’osaient pas encore y croire !

 

Que se passe-t-il donc ?

« Jésus lui-même fut présent au milieu d’eux

et leur dit : La paix soit avec vous ! 

Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi !

Touchez-moi, regardez, un esprit n’a pas de chair 

ni d’os comme vous constatez que j’en ai : Il leur

montra ses mains et ses pieds... Il prit une part de

poisson grillé et la mangea devant eux.

Puis il ouvrit leur intelligence à la compréhension 

des Écritures. »..

Tout l’être est donc ainsi renouvelé,

transformé tout en étant le même. Merveilleux mystère !

 


Mercredi 24 avril 2019 

Actes 3,1-10/Luc 24, 13-35

RENCONTRES

 

Des situations de détresses : Un homme infirme de naissance...

Deux disciples de Jésus, en marche vers un village nommé 

Emmaüs, désespérés de sa mort tragique à Jérusalem...

 

Pour l’un, la parole de Pierre sera rapide et

efficace : « Au nom de Jésus Christ le nazaréen,

lève-toi et marche ! »  D’un bon il fut debout et

il marchait, bondissait et louait Dieu.

 

Pour les autres, Jésus lui-même prit du temps

« pour leur interpréter, dans toute l’Écriture,

ce qui le concernait », et c’est seulement au geste

du pain, bénit et partagé, qu’ils le reconnurent.

Mais à l’instant même, ils se levèrent, le cœur brûlant, 

et retournèrent à Jérusalem rejoindre les autres disciples.

 

Ainsi, c’est à chacun de nous que le Christ ressuscité

peut se manifester, de façon unique, différente.

 


Mardi 23 avril 2019 

Actes 2, 36-41/Jean 20,11-18

 

JÉSUS VIVANT ET PUISSANT

Qu’apportent les textes liturgiques à notre foi

actuelle en la résurrection de Jésus ?

 

Avec l’évangile, nous passons d’une situation de mort 

tragique et douloureuse pour Marie Madeleine

à une rencontre stupéfiante : celle de Jésus vivant

qui l’appelle par son nom et lui confie une mission

auprès des autres disciples : Inimaginable ! 

 

Et pour la foule qui a fait crucifier Jésus, c’est l’appel

de Pierre à la conversion, au baptême, à l’accueil du

Saint-Esprit, don gratuit de Dieu qui appelle, 

inlassablement... Nouvelle pêche miraculeuse,

de 3000 personnes cette fois !

« Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus ! »

 


Lundi 22 avril 2019 

Actes 2, 14-33/Mat. 28,8-15

 

CONTRASTES

Nous nous trouvons devant des avis, des

expériences très contrastés sur Jésus : 

Les femmes venues au tombeau rencontrent

Jésus à nouveau vivant, et reçoivent un message 

à porter aux frères.

Les gardent annoncent la disparition du corps

de Jésus : Grands prêtres et conseil des anciens

les incitent au mensonge et les corrompent

avec de l’argent.

Pierre, après la Pentecôte, témoigne hardiment

de Jésus, accrédité par Dieu à travers de nombreux

signes... supprimé en le clouant sur le bois par la

main des impies... ressuscité par Dieu, élevé à sa 

droite, et répandant l’Esprit promis.

 

Premiers témoins d’une longue chaîne de croyants

et d’opposants. Mais 2000 ans après l’événement, l’Esprit agit toujours !

 


Dimanche de Pâques 21 avril 2019

Jn 20, 1-9

Un Printemps Éternel !...

    Dans les régions de l'hémisphère Nord, nous connaissons bien le phénomène inouï du printemps. Les années passent, les printemps se succèdent... Et pourtant, à chaque fois, nous sommes saisis, émerveillés, incrédules ! Comment est-ce possible ?! Les arbres étaient comme morts ! Les oiseaux avaient disparu ! Le peu de végétation était affadie, fripée, recroquevillée, terne !... 

    Et soudain, en très peu de temps, voire parfois quelques jours, tout se métamorphose ! La nature inaugure un balai immense ! Chaque créature fait son entrée en scène et se déploie... tout s'enchaîne dans un crescendo grandiose, et s'offre à nos sens !...

    Si ce jaillissement de vie surgissant là où n'était que mort, provoque en nous, un tel saisissement toujours nouveau !... comment ne pas être bouleversé devant le Mystère de Pâques ?!...

    « Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous ?! »...

 


Samedi Saint 20 avril 2019

Silence de l'Absence...

    « Où est-il ton Dieu ?!... » ...Dieu est absent !...

    Cette expérience de l'absence de Dieu est effroyable ! Pire que de ne pas croire en lui ! On ne sait plus vers qui, vers quoi se tourner !... Dieu, autrefois si proche, nous échappe ! Il devient comme inconsistant ! Avec lui, tout nous échappe : plus de sens ! Plus de lumière ! Plus d'air !...

    Angoisse prégnante ! Abîme de solitude et de nuit opaque !

    C'est que Dieu est absent de nos vies... pour être présent jusqu'au creux

de nos morts !...

    Mais, à ce moment de l'Histoire, de notre histoire personnelle, nous ne le savons pas. Même si on nous le disait, notre être est incapable d'accéder à cette réalité !

    Marie, non plus, ne savait pas... Seule restait son espérance...

 


Vendredi Saint 19 avril 2019

Jn 18, 1 – 19, 42

Présence de silence

    Il arrive que la souffrance soit telle que les mots perdent sens. La moindre parole est perçue comme maladroite, voire cruelle. Le mutisme représente lui aussi une violence inouïe. 

    Silence et Présence sont les seules réponses possible. .. Mais ce ne sont pas des réponses, seulement une communion impuissante. L'être dont les plaies sont à vif n'attend pas de réponse, n'en veut pas. L'être écorché ne peut rien entendre, si ce n'est le souffle ténu d'une présence de communion.

    Marie était là auprès de son Fils, souffrant de la souffrance de son Fils, souffrant de sa propre souffrance de Mère. 

    Elle est là auprès de l'être souffrant, elle est là en silence, en tendresse.

 


Jeudi Saint 18 avril 2019

Jn 13, 1-15

Sans dessus-dessous !

    Désormais, pour nous tourner vers Dieu, nous ne devons pas lever les yeux, mais regarder en bas, plus bas que nous. Le ciel, image symbolique du lieu de Dieu, n'est plus en haut, mais en dessous de nous. C'est vraiment le monde à l'envers !

    Certains géographes se plaisent à représenter le globe terrestre à partir de différents points de vue. On peut même le voir avec le nord en bas et le sud en haut. Car, en fait, dans l'espace, il n'y a pas de haut et de bas. 

    En se mettant à genoux à nos pieds, Jésus opère une révolution copernicienne de tous nos stéréotypes, de nos façons de penser souvent bien formatées !...

    François et Claire d'Assise n'en revenaient pas ! Ils s'extasiaient : « Voyez : chaque jour il s'abaisse, exactement comme à l'heure où, quittant son palais royal, il s'est incarné dans le sein de la Vierge ; chaque jour c'est lui-même qui vient à nous, et sous les dehors les plus humbles ; chaque jour, il descend du sein du Père sur l'autel entre les mains du prêtre. »  « Ce créateur, que les cieux immenses et toutes les autres créatures ne peuvent contenir, l'âme du fidèle à elle seule devient son séjour et sa demeure. »

 


Mercredi Saint 17 avril 2019

Mt 26, 14-25

Préparer Pâques 

    La liturgie insiste lourdement en invoquant à nouveau la trahison de Judas ! On aurait pourtant tellement envie de regarder ailleurs, de fuir ce climat pesant !

    Dans la mentalité actuelle, on ne cesse de nous dire qu'il faut positiver !... Est-ce qu'encore une fois, l'Église serait complètement à côté de ses pompes ?!... en déphasage avec son époque ?!...

    … Et si c'était important, voire vital, d'arrêter de fuir ? Prendre le temps de se laisser submerger par la tristesse, par le deuil, par l'angoisse ?!... 

    … Nous pourrions alors davantage accueillir le Passage mystérieux vers une vie en abondance...

    


Mardi Saint 16 avril 2019

Jn 13, 21...38

« Je vous appelle mes amis »

    Il peut nous arriver de nous sentir incompris, abandonné, et même trahi. Tournons-nous vers le Christ ! Il a connu l'angoisse terrible de cet isolement abyssal.

    Ses amis les plus proches. Ceux qu'il a choisis, avec qui il a tout partagé au quotidien, à qui il a fait totalement confiance. Ceux à qui il a livré ses secrets les plus intimes. Ceux à qui il s'est révélé lui-même !... 

    Comme il a le cœur déchiré ce soir-là ! Il comptait sur eux et ils se dérobent, et pactisent avec ceux qui veulent sa mort !

    Cependant, sans nier la réalité de leur lâcheté, son amour pour chacun d'eux reste intact.

    Quelle consolation pour nous à qui il arrive aussi d'être lâche, incohérent, inconsistant... Son amour ne faiblit pas... Nous en sommes bouleversés...

 


Lundi Saint 15 avril 2019

Jn 12, 1-11

Repli frileux ou pari risqué ?!

    Quel gaspillage de renverser ce parfum de luxe ! L'argent aurait pu servir pour les pauvres ! Que répondre à cela ? C'est, semble-t-il, tellement rationnel ! Altruiste !... 

    Ah, les pauvres, ils ont bon dos ! Tout d'un coup, on se souvient d'eux pour camoufler nos mesquineries et notre perversité ! 

    Mais, justement, ouvrons nos yeux ! Ce sont eux qui nous montrent l'exemple du don total ! Sans calcul ! Souvenez-vous de la pauvre veuve qui s'est dépouillée de tout son bien dans le tronc du Temple ! Considérez les pauvres des pays riches ou démunis ! Comme ils savent recevoir leurs hôtes en leur offrant le meilleur de ce qu'ils possèdent ! 

    Oui, c'est un fameux pari ! Il est risqué ! Mais lorsque nous offrons nos biens, notre amitié, notre confiance, notre amour...de façon comptée, à l'essai... est-ce que nous pouvons y trouver un bonheur durable ?!...

 


 

 

Dimanche 14 avril 2019 Dimanche des Rameaux et de la Passion

Lc 19, 28-40 ; Lc 22, 14 - 23, 56

Quel Sauveur ?

 

    La foule acclame Jésus comme un héros pour en faire son roi !... Quelques jours après, elle crie pour obtenir sa mort !... 

    Aujourd'hui, cela n'a pas changé. Nous observons le même phénomène à l'égard de tel candidat politique, de tel personnage public. Autant l'engouement pour quelqu'un a été fort, autant la désillusion est terrible au moindre échec ou faux pas

(ou ce qui apparaît comme tel ). 

    Nous avons tellement de propension à nous réfugier sous l'égide d'un sauveur, que lorsque nous nous apercevons qu'il n'est pas le tout-puissant auquel nous croyions, notre superstition se transforme en rage contre lui. 

    Pour Jésus, il en va de même ! Bien sûr, il est réellement le Sauveur que nous attendons. Mais pas à la façon confortable que nous aimerions. Il veut nous sauver... avec nous ! Il appelle notre engagement personnel et notre adhésion à sa manière à lui d'être puissant. Par l'amour livré du serviteur. C'est ce même visage qu'il nous révèle dans le triomphe des Rameaux comme dans la Passion.

 


Samedi 13 avril 2019

Jn 11, 45-57

Unité de façade ou réelle ?

    C'est l'éternel dilemme entre l'Institution et l' Intuition. Équilibre tellement délicat mais indispensable !

    Une intuition spirituelle, politique, sociale, ... voit le jour. Elle attire par son génie donnant sens. Une institution (Église, État, association, communauté...) se crée alors pour lui donner un cadre, des outils lui permettant de s'exprimer et de perdurer.

    Mais, au long du temps, l'institution court le risque d'oublier l'intuition qui en est son soubassement et sa raison d'être. Elle a alors tendance à rigidifier les moyens qu'elle s'est donnée pour assurer la pérennité de l'intuition... et en perd le sens !

    Si bien que, dès qu'une menace se fait sentir, elle n'a de cesse de sauver les meubles, en réagissant par le déni et la violence sous quelque forme que ce soit. Cette menace jugée intolérable vient de quelqu'un, quelques uns qui, de l'extérieur ou de l'intérieur, sont un rappel, volontaire ou non, de l'essence de l'intuition. Le meilleur moyen est de le (les) désigner comme bouc(s) émissaire(s), comme coupable(s)... afin de mieux l'(les) éliminer.

    C'est alors que le Dieu de Jésus Christ va renverser totalement cette arme de destruction massive en la transfigurant en moyen d'unité et de Vie !...

 


Vendredi 12 avril 2019

Jn 10, 31-42

La tension monte !

 

    Jésus a des paroles de plus en plus fortes, exigeantes, des paroles qui nous dépassent !...

    Le moment est décisif ! C'est l'heure de se positionner, l'heure du choix radical. Certains veulent le tuer. N'est-ce pas notre tentation, parfois, de faire taire celui, celle dont la parole nous dérange ?!...

 

    D'autres sont impressionnés par la parole du Christ. Ils sont fascinés car il EST la Parole. Ils croient en lui. Ils adhèrent, même sans tout comprendre. Pour combien de temps ?!... 

 

    Allons-nous laisser cette parole pénétrer et travailler notre terre pour qu'elle s'y enracine et nous aide à traverser les désillusions, les brouhaha, les peurs qui nous entravent ? !...

 


Jeudi 11 avril 2019

Jn 8, 51-59

Le propre de la vie est l'espérance

        Abraham est le père de tous les croyants. De ceux qui croient en Dieu. De ceux qui croient en l'Homme, qui croient en la Vie. Il est le père de ceux qui ont l'audace de quitter leur chez-soi, leur pays, leurs repères. Il est le père de ceux qui osent faire le pari de la Vie, le pari de cette grande aventure. Le pari de tout quitter... pour se trouver soi-même.  Faire le grand voyage à la rencontre de soi-même, à la rencontre de l'humanité, à la rencontre de cet homme qui nous précède et nous accompagne, cet homme que nous, chrétiens, nommons Jésus, le Christ...

         En contemplant les innombrables étoiles dans la nuit, comme autant de signes incalculables de sa descendance promise par Dieu, Abraham a vu, au bout de la nuit, l'aurore se lever.

         Abraham est le père de tous ceux et celles qui exultent pour le jour qui se lève... le Jour...

 


Mercredi 10 avril 2019

Jn 8, 31-42

Le prix de la liberté

    « La vérité vous rendra libres. »

    C'est bien là, l'expérience que nous faisons en ce moment en Église. La parole se libère. Certes, c'est rude ! Cela provoque une véritable tempête ! A la mesure, d'ailleurs, de la puissance du secret criminel instauré depuis si longtemps ! Mais, c'est une vraie libération ! Pour tous !

    Et cela montre à quel point tous nos masques, nos faux-semblants, notre volonté de sauver la face à tout prix est un poison pervers qui gangrène tout le corps !

    Nous pouvons aussi en faire l'expérience à notre niveau personnel , familial, communautaire. Lorsque nous choisissons la vérité, nos relations gagnent en liberté.

 


 

Mardi 9 avril 2019

Jn 8, 21-30

Être ou ne pas être.

 

    « Si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »

 

    Ceci n'est pas une condamnation, c'est un principe de réalité. Jésus Christ, l'homme Dieu, est l’Être . Si nous nions l’Être, nous serons aux prises avec le non-être, l'absence de l'être, le néant ! Nous serons d'en-bas, comme le serpent qui rampe. C'est cela le péché, la non-relation avec Dieu, le refus d'être.

 

    Accueillir l'Être Jésus, c'est vivre les pieds enracinés dans la terre et le corps dressé vers le ciel. Jésus l'a vécu parmi nous et, dans toute sa splendeur, sur la croix. Le serviteur souffrant, c'est un homme debout, un Être. Il l'est par la puissance de l'Amour.

 


Lundi 8 avril 2019

Jn 8, 12-20

Comme un phare

    Le Christ est la lumière du monde. Il est la lumière de chacun de nous. Sa sagesse a traversé deux millénaires. Elle a rejoint des peuples par toute la terre. Elle traverse le temps et l'espace.

    Les chrétiens ont peut-être oublié l'épaisseur on ne peut plus humaine de cette sagesse venue de Dieu. Certes, elle transcende notre nature humaine. Mais ce n'est pas pour la nier. Bien au contraire, c'est pour l'inciter à aller toujours plus loin dans la profondeur de cette humanité...

    Et c'est le Christ qui est notre phare, notre lumière : Dieu fait homme pour que l'homme devienne homme en sa plénitude : Dieu !

    C'est bien la raison pour laquelle l'homme Jésus suscite l'estime de tous, croyants et incroyants.

    Il est la Lumière du monde.

 


 

 

 

 

Dimanche 7 avril 2019

Libération

Jn 8, 1-11

 

Un commentaire lu récemment sur ce passage considère que cette péricope est indûment appelée "la femme adultère".

Et ce commentateur s'appuie sur la pointe du passage : ce qui est important, ce n'est pas l'adultère ou le péché, mais la libération de cette femme que Jésus opère en lui disant : "va". De même Jésus libère les anciens qui s'en  vont les premiers. En leur permettant de s'interroger et de répondre en vérité à leur conscience, il les libère du carcan d'une loi qu'ils ont rendu mortifère alors qu'une loi est faite pour faire vivre et non pour tuer.

Et ainsi nous arrivons à l'essentiel de notre vie : ne pas juger et ne pas condamner. Nous sommes ainsi libérés d'un poids d'une culpabilité qui fait mourir à nouveau, au lieu de faire vivre.

Triple de libération. Triple raison de rendre grâce au Seigneur pour tant de merveilles et de miséricorde.

 


Samedi 6 avril 2019

Messie or not Messie ?

Jn 7, 40-53

 

Jésus divise.

Il divise non seulement entre pharisiens et publicains. Il divise aussi au sein du clan pharisien : Nicodème essaie de ramener la Loi au premier plan. Il se fait rabrouher.

Ainsi certains voient en Jésus le Messie et d'autres au contraire refusent cette possibilité.

Déjà ici s'incarne la parole de Jésus : "je suis venu apporter la division sur la terre, parents contre enfants, etc."

Pourquoi ce refus, de la part des grands, des puissants, de voir en Jésus le Messie ? Pourquoi les plus petits, les pécheurs, les publicains sont-ils heureux qu'un Messie se révèle à eux ?

Une fois plus nous retrouvons le goût du pouvoir, de la domination : Les pharisiens perdent leur pouvoir si Jésus est le Messie, au détriment de la solidarité, de l'entraide, du salut.

Malheureusement, "là il y a de l'homme, il y aura toujours de l'hommerie", dit un diction campagnard.

Merci aux petits, aux publicains, d'avoir accepté que Jésus était le Messie, sinon nous ne serions pas là.

 


Vendredi 5 avril 2019

L'heure du juste

Jn. 7, 1-30

 

Jésus est le juste par excellence. Il le sait mais il n'en tire pas gloire. Au contraire, une fois de plus, il remet tout à son Père. La vérité, c'est le Père et ce dernier l'a envoyé la dire aux hommes. Il accepte de dépendre de son père "je viens d'auprès de lui". Et il ne s'est pas donné de mission "c'est lui qui m'a envoyé".

Ces attitudes de Jésus la description parfaite de qui est le vrai juste : celui qui dit la vérité, quoiqu'il arrive, qui ne retient rien pour lui, qui se reçoit d'un autre que lui-même, celui qui n'a pas peur et qui donne sa vie.

Tout ceci pour que l'homme vive.

A nous d'essayer de marcher sur ce chemin du juste.

 



Jeudi 4 avril 2019

Quel témoignage ?

Jn. 5, 31-47

 

Le mot "témoignage" revient à moult reprises dans ce passage d'évangile.

Mais quand il y a témoignage, il y a témoin. Alors, qu'est-ce qu'un témoin ? Normalement, c'est quelqu'un qui a vu quelque chose et qui est capable de le raconter le plus objectivement possible.

Est-ce le cas dans notre évangile ?

En fait, Jésus se réfère à un, des témoins que l'on ne peut ni entendre ni rencontrer : Jean-Baptiste (il est mort), les oeuvres accomplies (demandées par le Père), la voix du Père (mais sans visage), les Ecritures, Moïse, etc.

Difficile pour les juifs de croire en tous ces témoins qui "n'existent" pas.

Aujourd'hui, qu'est-ce qui rend témoignage à Jésus ? A nous de nous le demander, d'écouter sa voix à travers le monde, de reconnaître son visage chez les gens, d'avoir un coeur à l'unisson de son coeur en communion aux détresses du monde...

 


Mercredi 3 avril 2019

Entendre

Jn 5, 17-30

 

Aujourd'hui, Jésus nous montre combien le Père aime le Fils en lui remettant tous ses pouvoirs d'amour, et combien le Fils aime le Père en acceptant cet amour et en faisant pareillement.

Ceci est possible parce que la relation qui unit le Père au Fils existe, qu'ils se parlent, qu'ils s'écoutent, qu'ils s'entendent.

Il nous est demandé d'être des imitateurs de Jésus dans ce domaine. Notre premier devoir est d'écouter, d'entendre, de comprendre, d'aimer la Parole de Dieu et de la mettre en pratique. La mettre en pratique : faire sien l'amour du Père pour son Fils et l'amour du Fils pour le Père. Faire sien, c'est écouter et arriver à cette conclusion, à la suite de Jésus : "entre tes mains je remets mon esprit" et "non pas ma volonté mais la tienne", dans un double mouvement d'abandon et d'appropriation. Et ceci n'est possible que si nous écoutons en vérité.

 


Mardi 2 avril 2019

Debout !

Jn 5, 1-16

 

38 ans ! oui, paralysé pendant 38 ans, cela fait beaucoup . 38 ans à attendre une main secourable qui viendra l'aider à se plonger dans la piscine miraculeuse.  Quelle persévérance et même quelle espérance chez cet homme ! A aucun moment il ne s'est dit : "tant pis, j'abandonne".

Jésus est ému autant par la maladie de l'homme que par son espérance. Après 38 ans, un seul mot a suffi pour remettre l'homme sur pied, le faire marcher et même porter son lit.

Au lieu de rendre grâce, certains esprits chagrins trouvent à redire sur la date choisie pour guérir.

Faut-il appliquer la semaine des 35 heures à Jésus ? et lui demander de sauver le monde que dans des créneaux très particuliers, fixés par les hommes, bien entendu ?

 


 

Lundi 1er avril 2019

Foi et guérison

Jn. 4, 43-51

 

Fonctionnaire royal, c'est-à-dire serviteur du roi, Hérode ou son successeur. Et non pas au service des romains.

Etrange situation pour Jésus qui va guérir l'enfant du serviteur de celui qui a cherché à le faire mourir quand il était enfant, et qui cherchera à nouveau à le faire mourir plus tard.

Jésus adresse des reproches tant à ce fonctionnaire qu'aux disciples qui le suivent.

Mais ce fonctionnaire porte en lui un tel amour pour son enfant qu'il est prêt à n'importe quoi pour son fils. Et Jésus est pris de compassion pour ce père de famille et guérit son fils, à distance, sans l'avoir vu, sans l'avoir touché a fortiori et sans savoir si cet homme avait la foi ou pas.

Cela ressemble étrangement à la gratuité parfaite, totale, éternelle, celle qui habite en Dieu depuis toujours.

 


Dimanche 31 mars 2019

Père ou fils prodigue

Lc. 15, 11-32

 

Nous sommes bien perplexes devant cet évangile.

Les uns parlent de fils prodigue.

Les autres de père prodigue.

Les autres encore de fils perdu et retrouvé.

Alors où se situer au milieu de cette floraison d'interprétations ?

Il me semble qu'en ce qui concerne le père prodigue et le fils prodigue, ils sont tous les deux prodigues, mais pas de la même prodigalité.

Le fils prodigue est prodigue dans la dépense.

Le père prodigue est prodigue dans le don de l'amour.

Mais ce qui est sûr c'est que le fils, même s'il revient vers son père parce qu'il a faim, sait que son père ne le jettera pas dehors ; il connaît la prodigalité de son père et il lui fait confiance.

Vis-à-vis de tous ceux qui nous entourent et qui nous aiment, avons-nous cette même confiance? A fortiori, pour le Seigneur, savons-nous, pouvons-nous croire qu'à aucun moment il ne nous rejettera quoique nous ayons fait?

Pouvons-nous dire, tous les matins : "entre tes mains je remets ma vie"?

 


Samedi 30 mars 2019

Qui est juste ?

Lc. 18, 9-14

 

On a coutume de lire cet évangile en s'extasiant devant l'attitude du publicain qui reconnaît sa petitesse et son péché. Est-il vraiment juste ?

A contrario les pharisiens se croient justes pare qu'ils font l'aumône, prient, etc. Sont-ils vraiment justes ?

Lequel est juste ? Jésus nous le désigne : le publicain.

Il est juste non pas parce qu'il a péché et qu'il le reconnaît. Il est juste parce qu'il est vrai en face du Seigneur. Parce qu'il est vrai avec lui-même.

La vérité vous rendra libre, dit saint Jean. La vérité dans le sens de l'authenticité vous rend juste aussi. Merci Seigneur.

 


Vendredi 29 mars 2019

Le commandement de l'amour

Mc. 12, 28-34

 

Quelle étrange position pour Jésus : en réponse aux commandements prescrits par la loi de Moïse et l'interrogation de savoir quel est le plus important, Jésus parle d'amour.

Est-ce possible de commander l'amour ?

Apparemment oui puisque le scribe acquiesse aux paroles de Jésus.

Aujourd'hui on a plus de mal à accepter un tel commandement. Mais sans doute faut-il simplement se demander dans quel esprit Jésus parle de ce commandement. Jésus est en train de dédouaner tous les autres préceptes au profit d'une seul loi, celle de l'amour. Saint Augustin l'a traduit en disant : "aime et fais ce que tu veux", non pas n'importe quoi. Mais quand on aime en vérité, tout est permis puisque tout est fait dans le sens de l'autre, de l'Autre.

 


Jeudi 28 mars 2019

Dieu et le diable

Lc. 11, 14-23

 

Jésus expulse les démons et cela ne plaît pas à certains.

Pourquoi ?

On devrait être content, heureux que ceux qui souffraient d'une présence satanique en soient délivrés. Alors, qu'en est-il ?

Il me semble que si certains ne sont pas heureux de l'expulsion des démons par Jésus, c'est qu'ils sentent insensiblement qu'il y a en ce personnage quelque chose de plus que les autres n'ont pas. Ce quelque chose de plus les empêche de mettre la main sur Jésus. Une façon d'être dépossédé du pouvoir, de la domination. C'est pourquoi ils invoquent Satan, le diviseur.

Satan divise alors que Jésus unifie, réunifie les hommes au point de leur permettre de parler à nouveau. La parole, cet élément essentiel pour entrer en relation, avec l'autre, avec l'Autre.

Ainsi à la fin de cet évangile, on pourrait dire : cet homme est vraiment le fils de Dieu.

 


 

Mercredi 27 mars 2019

Accomplir ou abolir ?

Mt. 5, 17-19

 

Une fois de plus, Jésus surprend ses disciples : il n'est pas venu abolir mais accomplir la Loi. Sans doute certains de ses disciples sont-ils déçus car ils auraient bien voulu autre chose que cette Loi contraignante. Mais ont-ils bien compris ce que signifie le mot Loi ?

Ce n'est pas une succession de règles à suivre sous peine d'enfer ou de rejet.

Ces règlements ne sont que des moyens pour accomplir la vraie Loi, l'unique Loi, celle de l'amour. Ne pas prendre l'image pour Dieu, voilà ce qui nous est dit aujourd'hui.

Puissions-nous aimer cette unique Loi qui nous donne la vie, en nous aidant des balises que le Seigneur nous donne !

 


Mardi 26 mars 2019

Quel pardon ?

Mt. 18, 21-35

 

Dans cet évangile, Jésus nous montre la force de la miséricorde et l'oppose à la force de l'intérêt.

Plus la dette est grande, plus la miséricorde est grande et plus la dette est petite et plus c'est difficile de passer l'éponge. Pourquoi ? Difficile à dire car le serviteur a pourtant fait l'expérience de la très grande miséricorde de son maître et pourtant, pour quelques broutilles, il ne pardonne rien. Non seulement, il ne pardonne rien mais est prêt à étrangler et en finale il fait mettre en prison.

Assez justement ses compagnons sont offusqués et finalement c'est le serviteur lui-même qui ira croupir en prison.

Pourquoi est-ce si difficile de pardonner ? Peut-être parce que justement on ne possède pas grand chose, non seulement matériellement, mais aussi affectivement et moralement. Si nous n'avons pas de coeur comment allons-nous comprendre la détresse de l'autre? Et ce qui est important à retenir c'est que Jésus ne nous parle pas de richesse matérielle, mais de richesse spirituelle. Et nous avons tous les moyens de nous enrichir spirituellement. Le tout c'est de le désirer.

 


Lundi 25 mars 2019

Annonciation du Seigneur

Lc 1, 26-38

 

Un archange, une ville de Galilée, une toute jeune fille, une maison juive.

Voilà le décor que le Seigneur a choisi pour annoncer la venue de son Fils parmi les hommes. Son Fils, c'est-à-dire le Fils de Dieu, le Verbe fait chair, la Parole de Dieu qui vient jusqu'à nous pour nous révéler le Père et sa miséricorde.

Etrange de fêter l'Annonciation du Seigneur à quelques semaines simplement de la Passion de ce même Fils, de sa mort et de sa Résurrection.

Et pourtant ce mystère d'amour se déploie depuis l'Annonciation jusqu'à la fin des temps. On peut même dire qu'en fait, ce mystère se déploie de toute éternité. Simplement, ce mystère a pris chair à un moment donné de l'histoire des hommes. Essayons de reconnaître que le salut de Dieu promis aux hommes n'est pas une "décision" de Dieu pour réparer le péché. Mais que cette miséricorde existe depuis toujours en Dieu pour que l'homme devienne partie prenante de l'amour de Dieu.

 


 

Dimanche 24 mars 2019

 

Patience jardinière

 

Lc 13, 1-9

 

Morts accidentelles suite à des tempêtes, à la circulation automobile, 

ou encore morts violentes causées par des humains,

toutes ces morts nous interrogent et nous révoltent.

 

Il n’y a pas à juger les personnes qui meurent,

cherchant pour quoi c’est à eux que cela arrive !

 

Si vivre implique de mourir un jour, 

Jésus fixe nos regards sur la façon 

dont nous prenons soin de la vie ici et maintenant.

Un modèle d’action :

être patient comme un jardinier !

Celui-ci prend en considération un arbre qui demeure stérile

et fait tout pour lui donner une chance de produire des fruits, 

de déployer sa vie de « figuier » !

Puissions-nous ce dimanche rencontrer une personne 

en attente d’accomplissement et l’y aider.

Le Christ ressuscité, le jardiner de nos âmes 

ne cesse de nous appeler à vivre et faire vivre.

 


Samedi 23 mars 2019

Fils retrouvé

Lc 15, 1-3.11-32

 

Capturés par Boko Haram ou Daech ou membres repentis du califat, 

nombreux sont les fils et les filles retrouvés aujourd’hui par leurs parents.

 

Le père de la parabole montre le chemin de la reconnaissance

qui permet de restaurer une filiation ajustée :

compassion, dignité des vêtements, festin, musique et danses !

Prier les fils d’aimer et d’accueillir leurs frères.

Côté fils, il s’agit d’entrer sur le chemin de filiation 

qui donnera au père sa paternité,

relation ajustée sans rébellion comme le cadet ni subordination comme l’aîné.

 

Prions en ce jour pour tous les parents 

en attente de retrouvailles avec leurs enfants,

pour tous les enfants perdus en quête d’une nouvelle vie à recommencer.

 


Vendredi 22 mars 2019

Vignerons de notre planète

Mt 21, 33-43. 45-46

 

Parabole bien connue : celle de la terre 

qui est confiée à nos soins par le Créateur. 

Il nous a fait confiance, quels fruits produisons-nous ?

 

Pour éviter le catastrophisme de la « collapsologie » 

ou de ceux qui feraient disparaître des humains 

fussent-ils vignerons, émerveillons-nous !

 

La nation qui fera produire du fruit à la vigne du Seigneur,

serait-ce les générations qui nous suivent ?

Les jeunes et leurs parents sont effectivement plus soucieux

de l’avenir de la planète que de la croissance du pouvoir d’achat.

 

En chemin vers Pâques où nous faisons mémoire de la Passion,

du Fils de Dieu donnant sa vie pour nous,

puissions-nous découvrir comment devenir

de bons vignerons prenant soin de notre maison commune et de tous ses habitants.

 


Jeudi 21 mars 2019

 

Gagner son ciel

 

Lc 16, 19-31

 

La parabole du riche et de Lazare nous met en contact 

avec une question de justice sociale.

Il suffisait de franchir des ronds-points certains samedis en France 

pour être confrontés à cette question.

Bien des riches ont dû regarder les sans-voix 

et ceux et celles qui vivent dans la précarité.

 

Dans notre parabole, le pauvre a un nom Lazare, 

qui signifie « Dieu vient en aide ».

Qu’a-t-il fait pour lui Dieu ?

Il l’a juste « déposé » devant la porte d’un riche qui ne l’a pas vu !

Une fracture sociale deviendra un abîme dans l’au-delà,

abîme entre le ciel et l’enfer.

Difficile aujourd’hui de croire que ceux qui vivent l’enfer sur terre

qui souffrent gagneront ainsi le ciel

et inversément pour ceux qui vivent le ciel sur la terre !

 

Pour sortir de cette interprétation, demandons nous 

comment éviter dès ici-bas la fracture sociale.

Écouter Moïse et les prophètes qui réclament de nous 

plus de justice sociale nous dit l’évangile !

 


Mercredi 20 mars 2019

Ambition inversée

Mt 20, 17-28

 

Avoir de l’ambition professionnelle conduit parfois 

à des promotions, à travailler à la direction de son entreprise.

 

L’ambition évangélique relève de la grandeur par la petitesse.

Que ce soit la mère des deux fils de Zébédée 

ou les 10 autres disciples, tous sont éconduits 

dans leur désir de promotion.

 

Avoir « une bonne place » dans le Royaume de Dieu,

c’est servir pour devenir grand 

en donnant à ceux qu’on sert de grandir.

 

Tous serviteurs, tous au service de nos croissances respectives,

Ainsi deviendrons-nous vraiment des frères et des soeurs en Christ, 

des fils et des filles du Père des cieux.

Courons sur ce chemin d’évangile qui fait disparaître les inégalités.

 


Mardi 19 mars 2019

Saint Joseph, époux de Marie

 

Mt 1, 16. 18-21.24a

 

Dans les prières eucharistiques 1 et 3, au nom de Marie 

est accolé celui de son époux,  Joseph. 

Alors que la présence de Joseph est très discrète dans les évangiles, 

cette mention dans la prière liturgique 

augure d’un vrai partenariat entre femme et homme.

Dans les sociétés patriarcales comme le sont encore les nôtres,

le nom du mari précède généralement celui de la femme 

mais ici , c’est l’inverse.

 

Que nous apprend l’évangile de la fête de saint Joseph ?

Il était un homme juste qui assurément aimait Marie.

Son amour lui a permis de transgresser une loi 

qui lui permettait de la répudier.

Il prend chez lui Marie et donne réalité à son rêve et à son amour.

Sa maison devient celle du Verbe qui a pris chair,

du Fils de Dieu qui sauvera son peuple et toute l’humanité.

 


Lundi 18 mars 2019

 

À la mesure de ma mesure

 

Lc 6, 36-38

 

Dans nos relations humaines, la Parole de Dieu invite 

à une générosité qui n’est même pas désintéressée !

« Donnez et l’on vous donnera.»

 

Mais cette générosité a une profondeur divine.

Elle s’enracine dans la miséricorde de notre Père des cieux.

Elle est la conséquence, la manifestation

de notre foi en l’amour du Père

et notre imitation de sa miséricorde.

 

Dans le pays de la miséricorde divine, 

la vraie mesure est d’être sans mesure,

dans l’abondance de la grâce.

 


Dimanche 17 mars 2019

Prière transfigurante

Lc 9, 28b-36

 

L’Évangile du jour nous montre Jésus, le Christ, 

resplendissant « pendant qu’il priait ».

 

La prière des trois apôtres Pierre, Jacques et Jean,

n’a pas cet effet immédiat !

Elle ressemble à la nôtre :

- « accablés de sommeil mais éveillés » :

prière de présence où notre attention ne cesse de revenir vers Dieu.

- « voir la gloire de Dieu » ou « entendre la voix du Père » :

subrepticement, une petite lumière brille ne nos cœurs,

visite surprise d’un Dieu discret 

qui ne cesse de vouloir nous manifester son amour.

- « il ne savait pas ce qu’il disait » :

Comment faire part de l’indicible ?

Comment réagir à une expérience de Dieu ?

Comme Pierre, il nous arrive de mal nous situer 

entre le « n’importe quoi » et le silence »

 

Puissions-nous pendant ce carême reconnaître que 

« ce qui ne peut se dire ne peut se taire ».

Et nous serons comme les disciples qui 

« gardèrent le silence » seulement en « ces jours-là ».

 


Samedi 16 mars 2019

 

Divine météo

 

Mt 5, 43-48

 

La météo est bien une part de notre quotidien hors de notre maîtrise.

Qui peut changer le temps qu’il fait ?

Nous n’avons d’autre choix que de nous adapter.

 

« Votre Père qui est aux cieux  fait lever son soleil 

sur les méchants et sur les bons, 

il fait tomber la pluie sur les justes et les injustes. »

 

Comment interpréter ce verset d’évangile ?

Soleil et pluie bénéfiques en leur temps 

sont offerts à tous quels que soient leurs comportements.

La grâce de Dieu est pour tous et toutes.

Toujours, elle nous attend.

L’amour de notre Père des cieux nous est garanti !

À nous de l’accueillir, de le recevoir avec reconnaissance. 

Sous la météo divine, nous pourrons devenir fils et filles de Dieu

par un chemin de filiation 

qui nous convertit à l’amour divin, dans la justice.

 


Vendredi 15 mars 2019

Réconciliés

 

Mt 5, 20-26

 

Est-ce que l’évangile du jour est une invitation 

à la communication non violente 

ou à la charité qui fait fi de la loi ?

On pourrait se le demander.

 

Lisons plutôt ce texte à l’ombre de la croix 

où Jésus fait non violence

et ouvre les bras en geste d’accueil

pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés !

 

Alors, nous pourrons recevoir l’invitation pressante et insistante 

à l’amour universel, à l’accueil de tout frère, toute sœur en humanité.

Comment l’accueillir ?

Dans un respect infini, un esprit de pardon et de réconciliation.

 

« Si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, »

regarde la croix

« et va te réconcilier avec ton frère ! »

 


Jeudi 14 mars 2019

Bons et chercheurs

Mt 7, 7-12

 

Dans le monde scientifique, des chercheurs qui cherchent on en trouve, 

des chercheurs qui trouvent on en cherche.

 

Dans le Royaume de Dieu qui cherche trouve 

et tous et toutes sont aptes à vivre la Bonté de Dieu.

Celle-ci consiste à donner à qui nous le demande 

largement sans compter tout ce qui est bon.

Cette bonté, plus elle se diffuse et plus nous en recevons en retour.

 

Dans nos EHPAD, les aînés qui ont été généreux et relationnels 

pendant leur âge mûr sont ceux qui reçoivent le plus de visites

et qui en font encore.

 

La règle d’or qui traverse toutes les religions et civilisations,  

conclut cet évangile par le meilleur : 

faire aux autres tout le bien que nous souhaitons qu’on nous fasse.

Puissions-nous passer notre journée

sur ces terres de la bonté !

 


Mercredi 13 mars 2019

 

Le logo de Dieu

 

Lc 11, 29-32

 

Sur la toile, un logo bien conçu permet une bonne identification.

Quel signe pour reconnaître le Seigneur ?

Jonas, un petit prophète peureux qui refuse d’abord sa mission 

et passe trois jours dans le ventre d’un poisson !

Une reine de Saba qui peut condamner toute une génération.

 

Durant ce carême qui nous prépare à pâques, nous sommes conviés

à nous mettre en marche vers le Seigneur et à nous convertir.

En ces temps qui sont les nôtres, 

la couleur de cette conversion serait plutôt « verte »

à l’instigation du pape François nous invitant 

à un mode de vie en cohérence avec l’écologie intégrale.

 

Greta Thunberg , l’adolescente suédoise qui a impulsé des milliers de jeunes 

à marcher pour le climat, trouvera-t-elle 

des décideurs politiques et économiques aptes à voir à long terme ?

Notre génération d’adultes responsables de l’avenir des plus jeunes

 


 

Mardi 12 mars 2019

Prier ou dire des prières ?

Mt 6, 7-15

 

Devant la beauté de la Création de Dieu ou un beau spectacle offert, 

l’enfant peut dire : « Bravo et encore ! »

Dans cette même attitude, les priants du chapelet 

ne « rabâchent pas comme les païens ».

Ils appellent le mystère de Dieu à sa plénitude,

ils en sollicitent la présence à leurs vies. 

 

La seule prière que Jésus nous ait apprise est « Notre Père ».

En entrant communautairement 

dans une relation de filiation avec Dieu le Père,

nous devenons frères et sœurs du Christ, en Christ.

Puisse cette pleine conscience de notre dignité d’enfant de Dieu

nous conduire à prier sans cesse en ce jour,

une prière de présence aux événements et aux autres,

à partir de notre cœur habité 

par l’Esprit Saint à l’œuvre en nous et dans le monde.

Faire silence pour être à l’écoute de la brise légère, du murmure de Dieu 

nous met en état de prière,

pas nécessairement pour dire des prières 

mais pour prier l’Hôte intérieur avec nos propres mots.

 


Lundi 11 mars 2019

 

De l’importance des relations de proximité

 

Mt 25, 31-46

 

Un décor grandiose, des nations rassemblées comme aux J.O. ou aux JMJ 

pour un enseignement de Jésus sur le poids d’amour ou d’indifférence 

de nos relations de proximité ! 

 

Le visage de l’autre, étranger, assoiffé, malade, prisonnier, affamé,

ce visage en sa détresse est appel à ma compassion et à ma générosité.

De la réponse dépend ma relation à Dieu 

et l’ouverture pour moi des portes du ciel !

 

« Seigneur, tu avais soif et nous t’avons donné à boire ? »

Merveille de la miséricorde envers nos prochains, 

elle nous fait tutoyer Dieu.

 

Puissions-nous aujourd’hui vivre nos rencontres,

répondre à ceux et celles dont la détresse nous interpelle.

Le Christ y sera aussi.

 


1° Dimanche de Carême – 10 mars 2019 –

Deut.26,4-10/Romains 10,8-13/Luc 4,1-13

            

L’ESPRIT ET LE DIABLE

 

« Jésus, rempli de l’Esprit Saint après son baptême,

dans l’Esprit fut conduit à travers le désert. Là,

pendant 40 jours, il fut tenté par le diable... »

Tentations de puissance, de pouvoir, de gloriole

qui nous sont communes à tous. Mais Jésus déjoue 

les pièges grâce à la Parole de Dieu qu’il connaît si

bien !

Pourtant, restons vigilants : « Ayant épuisé toutes

les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus

jusqu’au moment fixé. »

Au-delà de toutes les expulsions que Jésus opèrera

au long de sa vie publique, ce moment fixé sera

« son Heure », sa Passion jusqu’à la mort sur la croix.

Œuvre du démon que les vociférations de la foule,

le ricanement des chefs religieux, la violence des 

soldats, l’abandon de ses disciples. Mais victoire de

l’Esprit dans sa confiance en Dieu son Père, son pardon,

sa résurrection toujours annoncée, et réalisée dans sa Pâque.

 


Samedi 9 mars 2019 

Isaïe 58,9-14/Luc 5, 27-32

 

ÉTONNANT ! 

 

Étonnante attitude de Jésus : Il sort...

remarque... appelle de façon péremptoire

un homme qui faisait son travail de collecteur

d’impôts et ne demandait rien : « Suis-moi ! »

Et l’homme de le suivre.

mais cela ne suffit pas : Il donne pour Jésus

une grande réception dans sa maison.

Jésus n’en demandait sûrement pas tant ! 

Mais cela va être pour lui l’occasion de rencontrer

tous ces gens de mauvaise réputation, amis de Lévi.

Étonnement acerbe des pharisiens...Pourquoi ?

Étonnante réponse de Jésus : Tous ces gens riches,

ce sont des malades, qui ont besoin de lui, le médecin.

S’ils sont pécheurs, Jésus vient les appeler à la conversion.

 

Il s’agit bien de toute autre chose que de faire bombance

avec des gens peu recommandables : Mais pour percevoir

la profondeur de cette scène, il faut les yeux et le cœur

du Christ, bien au-delà des apparences.

 


Vendredi 8 mars 2019 

Isaïe 58, 1-9/Mat. 9,14-15

 

JEÛNER POUR AIMER

Le jeûne spirituel ? Le jeûne chrétien ?

Une ouverture à la relation :

 

« Le jeûne qui me plait, dit le Seigneur

 par la bouche du prophète Isaïe, n’est-ce pas

ceci ? Faire tomber les chaînes injustes, rendre

la liberté aux opprimés, Partager... accueillir...

couvrir... ne pas te dérober à ton semblable. »

 

Et Jésus : « Les invités de la noce pourraient-ils

être en deuil pendant où l’Époux est avec eux ?

Mais des jours viendront où l’Époux leur sera

enlevé, alors ils jeûneront. » 

 

Dépouillement de soi par amour d’un Autre, 

des autres.


Jeudi 7 mars 2019

Deut.30,15-20/Luc 9,22-25

 

LA VIE OU LA MORT ?

 

Nous voici aujourd’hui acculés à des choix

vitaux : Moïse au désert disait à son peuple

« Je mets devant toi la vie ou la mort, la 

bénédiction ou la malédiction, choisis donc

la vie, en aimant le Seigneur ton Dieu, en 

écoutant sa voix, en vous attachant à Lui. »

 

Jésus, ayant annoncé sa Passion, mort et 

résurrection, disait lui aussi à ses disciples :

« Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il 

renonce à lui-même, prenne sa croix chaque

jour et me suive. Celui qui perdra sa vie à cause

de moi la sauvera. »

Paradoxe : les chemins difficiles, mais vécus 

avec Dieu, avec le Christ, conduisent à la vie,

la vie en plénitude. Les chemins larges et faciles

apparemment mais sans Dieu, sans le Christ,  

conduisent à la mort. 

 

Qu’allons-nous choisir ?

 


Mercredi 6 mars 2019 

Joël 2, 12-18/2° Cor. 5,20-6,2/ Mat. 6,1-18

 

MERCREDI DES CENDRES

 

Appel à la conversion, prélude au Carême ! 

Le prophète Joël prête sa voix à Dieu qui nous

crie : « Revenez à moi de tout votre cœur ! 

Revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre

et miséricordieux, renonçant au châtiment... »

 

Paul à son tour nous presse : « Au nom du Christ, 

laissez-vous réconcilier avec Dieu... Voici maintenant

le moment favorable, voici  le jour du salut. »

 

Et Jésus de préciser : « Que ton aumône reste dans 

le secret... Retire-toi, prie ton Père qui est présent dans

le secret... Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave

ton visage, ainsi ton jeûne ne sera pas connu des hommes

mais seulement de ton Père, qui est présent au plus secret ;

Ton Père qui voit au plus secret te le rendra. » 

Appel au don, au détachement, à la prière, mais dans la

discrétion et le secret du cœur. C’est là que Dieu nous est présent.

 


Mardi 5 mars 2019

Sophonie 2,3 et 3,12/Marc 11,22-25

 

FÊTE DE SAINTE COLETTE

« Cherchez le Seigneur... la justice...l’humilité.

Je ne laisserai subsister qu’un peuple petit et

pauvre qui aura pour refuge le nom du Seigneur. »

Conseil de Dieu, projet de Dieu !

 

Appel de Jésus à la confiance en Dieu, à la foi,

à la prière : « Croyez... »

 

Tels sont bien les fondements de la vie de Colette

de Corbie qui, après quatre ans d’ermitage, se voit

confiée la mission de réformer la famille de sainte

Claire et de saint François, au XV° siècle, en France. 

Dix sept monastères seront créés par ses soins : 

retour aux origines, en fonction de son temps...

 

De nos jours encore, nous pouvons nous inspirer

de son élan contemplatif et missionnaire. Elle fut

une aide précieuse pour la création du Monastère

Sainte Claire de Ronchamp.


Lundi 4 mars 2019

Ben Sira 17,24-29/Marc 10,17-27

 

ÉTONNANT CHEMIN DE VIE

« A ceux qui se repentent, Dieu ouvre le chemin

du retour. Il réconforte ceux qui manquent de persévérance. 

Reviens vers le Très-Haut, détourne-toi de l’injustice ! »

 

Mais qu’en est-il de cet homme qui vient à Jésus sans aucune

injustice, ayant observé tous les commandements ?

« Une seule chose te manque : Va, vends ce que tu as, 

donne-le aux pauvres. Alors tu auras un trésor au ciel.

Puis viens, suis-moi ! »

 

Ces paroles nous déconcertent toujours, comme les

propres disciples de Jésus ! 

« Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des 

richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu ! 

Pour les hommes, c’est impossible, mais tout est

possible à Dieu... à Dieu en nous !

Alors, si nous essayons de mettre en œuvre cette

parole de Jésus, nous connaîtrons la paix, la joie.

 

 

 


Dimanche 3 mars 2019

Ce qui est bien

Ben Sira 27,4-7/1 Co. 15,54-58/Luc 6,39-45

 

 

« C’est le fruit qui manifeste la qualité de l’arbre ; ainsi

la parole fait connaître les sentiments. »

 

Sentences de sagesse reprises par Jésus :

« Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ?

Le disciple n’est pas au-dessus de son maître.

Chaque arbre se reconnaît à son fruit.

L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur

qui est bon. Et l’homme mauvais... ?  Ce que dit la

bouche, c’est ce qui déborde du cœur. »

 

Et Paul de conclure :

« Rendons gloire à Dieu qui nous donne la victoire

par notre Seigneur Jésus Christ. Ainsi, soyez fermes,

soyez inébranlables, prenez une part toujours plus

active à l’œuvre du Seigneur ! »

 

Nous voici invités de façon pressante à rendre

féconde notre vie.

 


Samedi 2 mars 2019

Jusqu'au plus petit

Ben Sira 17,1-15/Marc 10,13-16

 

 

Grandeur de Dieu et de son œuvre !

Il a revêtu les humains d’une force pareille

à la sienne. Il les a faits à son image. Il leur

a donné du jugement, une langue, des yeux,

des oreilles, et un cœur pour réfléchir. Il les

a remplis de savoir et d’intelligence. Il leur

a donné de se glorifier à jamais de ses merveilles.

Il a établi avec eux une Alliance éternelle... »

 

Si grande est la dignité de l’homme qu’il nous

faut la respecter, même dans les plus petits.

Devant la rudesse des disciples, Jésus se fâche :

« Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez

pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur

ressemblent... Celui qui n’accueille pas le royaume

de Dieu comme un enfant n’y entrera pas ! »

 

C’est l’appel à une véritable révolution intérieure

qui nous mène au cœur de Dieu, nous oriente

vers notre avenir.

 


Vendredi 1° mars 2019

Ben Sira 6,5-17/Marc 10,1-12

 

DISCERNEMENT

 

Les textes de ce jour nous apportent de

précieux conseils pour mener à bien nos 

relations, selon l’Esprit du Seigneur :

Jésus est mis à l’épreuve au sujet du mariage.

Il y a des règles qui pallient à la dureté des cœurs.

Mais au début de la création, l’homme et la femme

ne sont plus deux, mais une seule chair. « Ce que Dieu

a uni, Que l’homme ne le sépare pas ! » 

Telle est la règle de l’amour, pour Jésus.

 

Quant à l’amitié, le sage décrit les faux amis et les

vrais amis.

« Un ami fidèle n’a pas de prix, sa valeur est 

inestimable. Un ami fidèle est un élixir de vie 

que découvriront ceux qui craignent le Seigneur.

Celui qui craint le Seigneur choisit bien ses amis. » 

 


Jeudi 28 février 2019

Ben Sira 5,1-8/Marc 9,41-50

 

COLÈRE ET JUSTICE

 

Les deux textes de ce jour ne sont-ils pas

d’une actualité brûlante, alors que le pape

François a convoqué à Rome ces jours derniers

tous les présidents de conférences épiscopales,

patriarches, supérieurs(es) religieux (ses), pour

faire la lumière sur les abus sexuels sur mineurs, 

les abus de pouvoir, les abus spirituels qui empoisonnent

l’Église au plan mondial. 

Écoutons Jésus : 

« Celui qui est un scandale, une occasion de chute

pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux

vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces

meulent que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer. »

 

Et Ben Sira : « Ne t’appuie pas sur tes richesses, ne dis pas :

elles me suffisent. Ne te laisse pas entraîner par ton instinct

et ta force à suivre les désirs de ton cœur, car le Seigneur

ne manquera pas de te châtier. Ne sois pas assuré du pardon 

au point d’entasser péché sur péché. Car en Dieu il y a pitié,

mais aussi colère. Son indignation s’abattra sur le pécheur,

et à l’heure du châtiment, tu seras anéanti. »

 


 

Mercredi 27 février 2019 

ÉLARGIR NOTRE REGARD

Ben Sira 4, 1-11/ Mc 9, 38-40

 

« Maître, nous avons vu quelqu’un expulser

les démons en ton nom ; nous l’en avons 

empêché, car il n’est pas de ceux qui nous

suivent. »   ... « Ne l’en empêchez pas, car celui

qui n’est pas contre nous est pour nous. »

 

Jésus voit large, plus large que ses disciples.

Il voit large comme Dieu :

« La sagesse prend soin de ceux qui la cherchent.

Là où il entre, le Seigneur donne sa bénédiction.

Ceux qui rendent un culte à la sagesse célèbrent 

le Dieu saint.  

Ceux qui l’aiment  sont aimés du Seigneur. »

 

Attention à ne pas mettre trop vite des étiquettes 

qui excluent ! 

Mardi 26 février 2019

 

QUI DONC EST DIEU ?

Ben Sira 2, 1-11/ Mc 9, 30-37

 

Jésus annonce à ses disciples sa Passion et sa mort 

prochaine, sa résurrection aussi. Mais ceux-ci sont

préoccupés de leur propre valeur... ce qui provoque

cette affirmation de Jésus « Si quelqu’un veut être le

premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur 

de tous... Celui qui accueille en mon nom un enfant,

c’est moi qu’il accueille, et Celui qui m’a envoyé ! »

 

Qui est-ce ? Dieu :

« Celui qui donne le bonheur,  

la joie éternelle et la miséricorde, car Il est tendre

et miséricordieux, il pardonne les péchés, et il sauve

au moment de la détresse »

Les croyants de l’ancienne Alliance le connaissaient

déjà ainsi. Jésus va le révéler davantage encore, 

comme Celui en qui est la Vie et la Résurrection, 

et se découvre aux humbles Amour et Miséricorde.

 


Lundi 25 février 2019

Ben Sira 1,1-10/ Marc 9, 14-29

 

PUISSANCE DE LA PRIÈRE

Nous nous trouvons ici devant ce récit évangélique :

Les disciples n’ont pas été capables de délivrer un 

enfant épileptique d’un esprit impur qui le fait souffrir.

Jésus arrive et le père le supplie : « Si tu peux quelque

chose, viens à notre secours ! » Réponse de Jésus « Tout

est possible à celui qui croit ! »L’enfant est délivré, 

mais Jésus ajoute pour ses disciples : « Cette espèce-là,

rien ne peut la faire sortir, sauf la prière. »

La prière ? 

C’est elle qui nous met en lien avec la source de la 

sagesse : le Seigneur. « C’est Lui qui a créé la sagesse ; 

Il l’a vue et mesurée, Il l’a répandue sur toutes ses

œuvres, parmi tous les vivants, dans la diversité de

ses dons, et ceux qui aiment Dieu en ont été comblés. »

Jésus plus que tout autre ! 

Dimanche 24 février 2019

Au diable toutes nos balances !

Lc 6, 27-28

    

    Il se peut que mon premier ennemi, ce soit moi-même. Alors écoutons, dans cet optique-là, ce que me dit Jésus : « Faites du bien à ceux qui vous haïssent. » Lorsque j'ai un sentiment négatif envers moi-même, Jésus m'invite à me souhaiter du bien, à prendre soin de moi-même.

    Si je m'aime, si j'ai de l'estime pour moi uniquement pour les côtés qui me plaisent en moi, « quelle reconnaissance méritez-vous ? » De fait, je me situe comme si je ne méritais pas de reconnaissance dans ce que je suis dans ma totalité. 

    Comment arriver à m'aimer, et même, à m'estimer dans ma totalité ?

    Jésus me donne une clé : celle de la miséricorde. Non pas seulement dans son sens restreint du pardon. Mais dans son sens de non-jugement, d'absence d'évaluation. Cesser ce dualisme qui me tue, qui est de vouloir toujours donner des notes, des bons ou des mauvais points, mettre des étiquettes « bien » ou « mal » !

    Jésus vient me libérer de ce fardeau que je me mets en voulant m'ériger en juge.

    En entrant dans cette libération pour moi-même, j'aurais, inévitablement, cette même attitude intérieure, vis à vis des autres, d'accueil, sans évaluation. 

    OUF !...

 


Samedi 23 février 2019

Sacré Pierre, Saint Pierre.

Mc 9, 2-13

 

    Avec cet événement qui relate la Transfiguration de Jésus, continuons à cheminer avec la personne de Pierre. Il nous est vraiment sympathique ! En effet, dans cet événement extraordinaire, il reste lui-même, avec sa spontanéité toute fraîche !

    Franchement, avec quelqu'un comme Jésus, personnage on ne peut plus charismatique, il y avait des risques !

    Pierre a été impressionné, ébloui, certes, mais il a trouvé avec Jésus, un espace de liberté pour être lui-même, pour être stimulé à devenir lui-même, tracer son propre chemin en toute simplicité, son chemin de sainteté.

 


Vendredi 22 février 2019 fête de la chaire de Saint Pierre

Petit traité pour ceux et celles qui parlent bien. (suite)

Mt 16, 13-19

 

    Mais, voilà ! Les paroles, aussi belles, aussi justes soient-elles, ne suffisent pas pour vivre la réalité qu'elles expriment. 

    Ce n'est que la confrontation avec le quotidien dans sa vérité crue, qui va révéler si Pierre habite ses paroles !...

    Dans l’Évangile, on voit qu'il fait erreur sur le contenu. Il y a un malentendu. Mais il va accepter de cheminer, de se relever après chaque échec, de reconnaître que lui aussi, il est un pauvre type ! C'est ainsi qu'il deviendra une Pierre solide de construction. 

 


Jeudi 21 février 2019

Petit traité pour ceux et celles qui parlent bien. (1er acte)

Mc 8, 27-33

    « Tu es le Messie ! »

    Ah ! Que c'est beau, Pierre , ce que tu dis ! Comme tu parles bien ! Et on sent que ça vient du plus profond.

    Quel bel élan mystique ! Théologique ! 

    Nous t'admirons et nous te sommes reconnaissants car tu as trouvé le mot juste. Pour nous tous, toutes, surtout ceux et celles d'entre nous qui ne savent pas parler, qui bafouillent sans être en mesure de s'exprimer clairement... tu nous donnes une belle et forte parole !

    Mais, voilà ! Les paroles, aussi belles, aussi justes soient-elles, ne suffisent pas pour vivre la réalité qu'elles expriment. Et, de fait, trop sûr de toi, tu vas te faire vite ramasser !... Nous verrons demain, avec la fête de la Chaire de Saint Pierre, la fête du premier pape, comment tu as fait pour que Jésus puisse compter sur toi ! Ou plutôt : comment le fait que Jésus comptait sur toi, t'a transformé.

 


Mercredi 20 février 2019

De quel bois sommes-nous ?

Mc 8, 22-26

 

    « J'aperçois les hommes, que je vois comme des arbres qui marchent. »

    C'est la constatation de l'homme aveugle lorsqu'il se trouve, par l'intervention de Jésus, à mi-chemin entre la cécité et la vue.

    C'est vrai que les arbres et les êtres humains ont des points communs : ils se tiennent droits, élancés vers le ciel ; ils puisent leur force dans leurs racines ; ils sont animés par le Souffle ; ils reçoivent leur nourriture de la terre et du ciel.

    Lorsqu'on est aveugle, on n'a pas conscience de cette ressemblance. Et, lorsqu'on retrouve une vue totale, on mesure, sans renier l'arbre, notre frère, que l'être humain est, en même temps, tout autre.

 

    Il est un Envoyé. Il marche. Vers sa Maison...

 


Mardi 19 février 2019 

Comment ancrer notre confiance ?

Mc 8, 14-21

 

    L’Évangile de ce jour continue de nous faire réfléchir sur cette question de la confiance déjà abordée hier.

    Jésus sait que nous sommes blessé(e)s, fragiles dans cet acte de croire, tant au quotidien que dans les grandes étapes de nos existences. Il nous donne un moyen pour fortifier notre confiance, la sécuriser : Faire une relecture d'événements vécus dans le passé. Se souvenir que, dans des moments incertains, anxiogènes, des signes nous ont été donnés. Mieux : une expérience que l'improbable était devenu possible, l'inattendu avait surgi offrant un dénouement à ce qui semblait sans issue. 

Jésus nous invite à nous appuyer sur ce vécu pour aller de l'avant 

 


Lundi 18 février 2019  Sainte Bernadette

L'audace de la confiance

Mc 8, 11-13

 

    Nous sommes toujours en quête de signes... pour nous assurer que nous sommes aimé(e)s, que nous sommes reconnu(e)s, qu'on ne nous trompe pas, que nous ne nous trompons pas nous-mêmes...

    Or, la confiance est une clé essentielle du vivre ensemble. On aura beau multiplier les gardes-fous : principes de précaution, traçabilité, vidéo-surveillance, etc, etc... Il y aura toujours la nécessité de faire un saut dans la confiance.

    Nous pouvons avoir été échaudé(e)s, blessé(e)s, trahi(e)s dans notre confiance. La prudence est requise... mais à ne pas confondre avec la méfiance. Si nous nous laissons gagner par celle-ci, la vie devient tout simplement impossible pour nous et pour les autres !

    Malgré nos peurs, légitimes ou non, à travers elles, osons croire, faire le pari de la confiance !...

 


Dimanche 17 février 2019

Une Œuvre d'Art 

Lc 6, 17, 20-26

 

    Les Béatitudes de l’Évangile sont souvent perçues, au pire, comme du dolorisme, au mieux, comme une utopie irréaliste.

    Il me semble que ce que nous nous propose Jésus, c'est tout simplement la Loi de la vie. Il en a fait, lui-même, l'expérience et il sait qu'il n'y a pas d'autres chemins pour être de vrais vivants. 

    Nombreux sont les exemples que celui, celle qui a tout ce qu'il, elle, veut : les biens, la réussite, la reconnaissance... , éprouve tôt ou tard, un vide intérieur. Et si, il, elle refuse de se confronter à ce vide, le danger est que celui-ci se transforme en gouffre béant sous le coup d'un accident de parcours ! 

    La conscience de notre pauvreté, l'expérience de faims de toutes sortes, des larmes, de l'incompréhension nous apprennent la saveur, le poids de la vie. 

    Les œuvres d'art sont des blessures transfigurées en lumière. Jésus nous invite à faire de notre vie, une Œuvre d'Art !...

 


 

 

Samedi 16 février 2019

Entrons dans l'utopie !

Mc 8, 1-10

 

    Devant les peuples en détresse, les caméras se détournent rapidement. De toute façon, nous sommes tellement impuissants ! Fermons les yeux ! C'est trop dérangeant !

« mondialisation de l'indifférence ! » dit le pape François.

 

    Jésus nous dit : « Donnez-leur à manger ! »

 

    Que pouvons-nous faire ?!... Ce que nous pourrions apporter est tellement dérisoire ! Il est complètement utopique, ce gars-là !!!...

 

    Jésus insiste : « Allez ! Partez de ce que vous avez, de ce que vous êtes !

Commencez à partager, à donner !... »

    Laissons-nous entraîner dans cette utopie !...

Alors, nous serons ébloui(e)s des conséquences incroyables de notre tout petit geste !... Ouvrons nos yeux ! Les exemples dans ce sens ne manquent pas !...

 


Vendredi 15 février 2019

Magie de la parole

Mc 7, 31-37

 

    « Ouvre-toi ! «  Ouvre tes portes intérieures ! Ne reste pas enfermé(e) derrière tes barreaux!Prends le risque de la vie ! Prends le risque de la rencontre ! Ouvre tes oreilles ! Ouvre tes yeux ! Ouvre ta bouche ! Ouvre tes mains !...

 

    Nous avons reçu le don merveilleux des cinq sens (intérieurs et extérieurs),

comme autant de fenêtres, comme autant de passages

entre notre monde intérieur et le monde extérieur. 

    Par le toucher, Jésus donne à ce sourd-muet la possibilité de s'ouvrir.

 

    Par notre attention à l'autre, nous pouvons lui offrir le bonheur de la parole,

la magie des mots qui ouvrent...

 


Jeudi 14 février 2019 fête des saints Cyrille et Méthode

Paix et liberté

Lc 10, 1-9

    Si nous suivons le Christ, c'est parce que nous avons été touché(e)s

par la paix dont il nous comble à travers et au-delà de nos joies,

comme de nos souffrances.

Pour que cette paix s'enracine en nous, il n'y a qu'un moyen :

en rayonner, la partager...

 

    Le seul moyen de la laisser vivre, de rejoindre les autres

sans qu'ils se sentent agressé(e)s, violé(e)s, c'est d'être pauvre. 

 

    Pauvreté et paix sont indissociables... Ainsi que liberté...

Ceux et celles à qui nous offrons la paix sont libres de refuser ou d'accepter,

et cela ne nous trouble pas car notre paix est si profonde qu'elle nous rend libre.

 


Mercredi 13 février 2019

Où est le mal ?!...

Mc 7, 14-23

 

    Il n'y a pas de nourritures pures ou impures. C'est nous-mêmes qui pouvons nous nuire en mangeant trop ou pas assez tel ou tel aliment.

    Il en va de même pour tout le créé. Et il en va de même pour les technologies. Elles n'ont pas, en elles-mêmes, de valeur positive ou négative. Ce sont des outils. Tout dépend de ce que nous en faisons.

    Si nous les mettons au service de l'humanisation... Et que, nous-mêmes, nous n'en devenons pas esclaves...

    Tout vient de notre regard, de nos intentions... 

 


Mardi 12 février 2019

Racines ou bois mort ?

Mc 7, 1-13

    Ah ! On a bien souvent du mal à se positionner

par rapport aux « traditions des anciens » !...

On peut être tenté de les figer, que ce soit pour les adopter ou pour les rejeter. 

 

    Dans les deux cas, on se coupe de la sève qui les animait et qui est le cœur de la transmission. On se coupe des racines et on s'accroche à du bois mort. 

 

    En héritant de traditions, de manières de faire, de penser,... on a mission de les retraduire de façon appropriée afin de pouvoir, à notre tour, les transmettre.

 

    Ce mouvement est inhérent à la vie au service de laquelle sont ces traditions .

 


Lundi 11 février 2019

Le miracle de Lourdes

Mc 6, 53-56

    

    Le passage d’Évangile de ce jour est en belle harmonie avec la fête de Notre Dame de Lourdes. Des foules amènent des malades à Jésus. « On les déposait sur les places. Et tous ceux qui le touchaient étaient guéris. »

    Quand on regarde Lourdes de loin, on peut être tenté de se braquer : « Oh ! Ça, c'est du folklore ! Des dévotions vieillottes ! Pire : du commerce à l'égal des vendeurs mercantiles du Temple !... »

    Allons au cœur ! Dans le sanctuaire, c'est un autre monde ! Non pas que les gens sont parfaits. Mais là, les pauvres, les mal-portants de toutes sortes sont au centre. Ils ne se cachent plus, ils sont au cœur de toutes les attentions.

    Si on touche cette réalité, si on s'y implique, alors on est guéri ! On est bouleversé ! La présence de Marie, l'expérience de cette fraternité dont le centre, ce sont les plus petits, transcende toutes les différences et guérit chacun, chacune de sa blessure secrète.

    C'est le miracle de Lourdes !...

 


 

 

 

Dimanche 10 février 2019

Avance au large

Lc 5, 1-11

 

Avancer au large, oui, on est d'accord.

Surtout avec avancer : on est toujours heureux d'avancer, de découvrir, de reconnaître, etc...

Au large !

C'est quoi le large ?

C'est où le large ?

Nous n'avons ni boussole ni carte.

Mais ce n'est pas vrai. Jésus ne nous envoie pas seuls, isolés. Il nous a promis l'Esprit Saint qui sera notre guide. Et, par les évangélistes, il nous a donné les évangiles.

Si nous suivons ce que François d'Assise nous dit : Tout l'évangile, mais rien que l'évangile, nous n'avons plus de problème d'orientation.

Il nous reste, bien sûr les problèmes de suivre Jésus Christ.

Avancer au large : aller chercher la nourriture, spirituelle, là où elle se trouve, avec Jésus, chez Jésus et non pas dans des livres surfaits ou désuets.

 


Samedi 9 février 2019

Repos

Mc. 6, 30-34

 

Jésus envoie ses disciples se reposer, à l'écart. Il sent bien que ses disciples ont donné tout ce qu'ils ont pu et que maintenant, sans ressourcement spirituel, ils ne pourront rien donner.

Et c'est lui, Jésus, qui va les remplacer au pied levé.

Ainsi, quand nous avons tout donné, n'ayons pas peur de nous mettre à l'écart et de passer le relais à Jésus. Non seulement il nous soulagera mais je pense que peut-être il saura mieux faire que nous.

Ainsi, dans la vie spirituelle, il nous est toujours demandé de faire tout ce que nous pouvons et ensuite, de nous reposer en Dieu car l'achèvement ne relève pas de nous mais du Seigneur. Nous ne sommes que des passeurs de Dieu, des chiens de bergers bienveillants qui aident le berger à conduire le troupeau.

 


Vendredi 8 février 2019

Jésus ou Jean

Mc 6, 14-29

 

L'épisode de la décapitation de Jean Le Baptiste est bien connue et révèle la cruauté et la faiblesse du roi Hérode.

Il craint cet homme car il pressent chez lui quelqu'un qui a de la sagesse alors, pour les beaux yeux d'une jeune danseuse, il n'hésite pas à le faire décapiter.

Ce qui, lorsque Jésus apparaît, le plonge dans une grande angoisse. Jean, Celui qu'il a fait décapiter, serait-il ressuscité ?

Pour qu'il y ait une telle confusion dans son esprit, on peut imaginer deux choses : soit Jean était vraiment exceptionnel (et cela est sans doute vrai) soit Jésus le surpasse (et cela est certainement vrai aussi).

En conclusion, lorsque l'avènement du Royaume doit se faire, aucun homme, aussi brutal soit-il ne peut s'y opposer. La mort n'est pas un obstacle pour le Royaume de Dieu.

 


Jeudi 7 février 2019

Pas de conversion forcée

Mc. 6, 7-13

 

Jésus envoie ses disciples en mission, en leur prescrivant de ne rien emporter, sauf des sandales pour pouvoir marcher longtemps.

Ainsi la mission est une affaire de longue haleine. Nous ne sommes jamais arrivés au bout.

Dans le rien emporter, il y a aussi la poussière. Jésus nous demande de ne pas emporter avec nous la poussière de ceux qui ne nous auront pas reçus.

Ainsi le rien emporter porte aussi bien sur notre dépouillement pour accomplir la mission et ainsi laisser toute sa place à Jésus, le seul qui accomplisse en réalité la mission ; mais aussi ne pas nous obstiner à vouloir convertir de force en laissant sur place la poussière de ceux qui ne veulent pas nous recevoir.

Cela nous apprend combien il est important de laisser chacun libre de croire ou pas. Cela ne dépend pas de nous, mais du Seigneur.

 


Mercredi 6 février 2019

Derniers recours

Mc. 6, 1-6

 

Oui, derniers recours. Jésus n'a plus d'autres solutions que d'imposer les mains et de guérir. Cela aurait du permettre à ses auditeurs d'avoir la confirmation que les paroles de Jésus étaient les vraies paroles venues de Dieu. Mais effectivement, cela ne suffit pas. Alors, après avoir imposé les mains et guéri quelques malades, il a continué son chemin.

Dans les épisodes des évangiles, chaque fois que Jésus est pris en butte par ses adversaires, il continue tranquillement son chemin, sans autre forme de procès.

Et nous, aujourd'hui, est-ce que notre foi est suffisamment grande pour que Jésus ne s'étonne pas de notre manque de foi et qu'il ne soit pas acculé à continuer son chemin sans s'arrêter chez nous ?

S'arrêter chez nous, c'est pourtant ce qui nous est promis : "et je ferai chez vous ma demeure et je mangerai auprès de vous".

Bien rare.

 


Mardi 5 février 2019

Croire seulement

Mc 5, 21-43

 

Deux personnes, deux façons de croire différentes.

Le premier, chef de la synagogue est un bon père de famille qui tente de sauver sa fille. On vient lui dire que c'est trop tard. Mais Jésus l'arrête et lui dit : "ne crains pas, crois seulement".

Croire seulement, quelle belle expression !

Jésus ne lui demande rien d'autre que de lui faire confiance. Ce qu'il fait puisque Jésus lui demande de ne pas l'accompagner. Et Jésus relève l'enfant et la rend à son père et à sa mère et demande le silence. Pourquoi ? Peut-être pour ne pas être pris pour un thaumaturge. Ce n'est que progressivement qu'il se révélera fils de Dieu.

L'autre personnage, une femme qui cherche à toucher le manteau de Jésus. Elle croit déjà qu'il peut la sauver. Et elle n'hésite pas à fendre la foule pour le toucher, devant tout le monde. Il faut de l'audace pour Jésus et pour cette femme car, selon la loi juive, un homme ne pouvait pas toucher une femme impure sinon, il devenait lui-même impur.

Et dans notre passage, c'est après avoir été "rendu impur" par cette femme, qu'il continue son chemin et va relever la fille du chef de la synagogue.

Un épisode où la foi l'emporte sur la crainte, à tous les niveaux, aussi bien pour Jésus que pour Jaïre que pour cette femme hémoroïse.

 


 

Lundi 4 février 2019

Supplications

Mc 5, 1-20

 

Dans cet évangile, tous les personnages présents supplient Jésus, de manière différentes certes, mais ils supplient :

- Les démons suppliaient Jésus de ne pas les chasser en dehors du pays ;

- Les esprit mauvais supplient Jésus de les envoyer vers le troupeau de porcs ;

- Les gens de la ville supplient Jésus de partir ;

- Le possédé guéri supplie Jésus de le garder auprès de lui.

Mais tous ces gens qui supplient Jésus n'ont pas les mêmes motivations : les uns pour ne pas changer de ville, les autres pour rester en vie ; les troisièmes pour ne pas être dépossédés de leur argent ; et le quatrième pour rendre grâce.

Même le quatrième ne sera pas entendu par Jésus mais il reçoit une mission : annoncer ce que le Seigneur a fait pour lui.

Sommes-nous disposés à rendre grâce pour annoncer ce que le Seigneur fait pour nous ?

 


Dimanche 3 février 2019

Indifférence divine

Lc 4. 21-30

 

Aujourd'hui, Jésus enseigne dans la synagogue de son enfance et, bien sur, il n'est pas reçu par ses pairs.

On ne peut pas imaginer qu'un fils de charpentier ait la capacité de traduire la parole de Dieu. En plus, comble du blasphème, il s'applique ces paroles à lui-même.

Alors cela provoque la colère et même l'idée de meurtre. Chacun le pousse vers l'escarpement pour qu'il tombe et se tue. Au passage, veuillez noter qu'il faut qu'il tombe tout seul, ils ne l'ont pas poussé et ne sont donc pas responsables de sa mort.

Mais Jésus, passant au milieu d'eux, allait son chemin, comme si de rien n'était. Il n'est atteint ni par leurs paroles ni par leurs gestes. Sa fidélité à l'engagement au Père est sans faille.

Aujourd'hui encore, sommes-nous capables d'entendre des paroles blessantes (sans aller jusqu'au meurtre), des paroles blessantes parce que nous nous affirmons chrétiens ?

 


Samedi 2 février 2019

Deux prophètes âgés

Lc 2, 22-40

 

Aujourd'hui nous rencontrés deux prophètes d'un âge certain, l'un est un vieillard, l'autre une vieille femme.

Et tous les deux sont au temple pour attendre le Messie.

Ils sont âgés et n'ont donc d'autre espérance que celle du Messie.

Mais cette espérance est bien chevillée au corps. Ils attendant dans la prière. Et ils

prophétisent ce que Jésus va vivre de douloureux et de glorieux.

Je voudrais revenir un peu sur leur âge : On ne s'intitule pas prophète, mais on est appelé pour être prophète par Dieu. Ce qui explique pourquoi ils ne sont plus de la première jeunesse : leur prophétie est le pont entre l'ancienne et la nouvelle alliance. Ensemble, vieillards et nourrisson sont dans le temple à louer Dieu. La continuité des deux alliances est ainsi marquée.

 


Vendredi 1er février 2019

Agriculture biologique

Mc. 4, 26-34

 

Deux petites paraboles sur le grain et les plantes.

Dans les deux paraboles, vous remarquerez qu'il n'y a pas de falsification dans la façon de cultiver la terre. Dans la première, le grain pousse tout seul, à la limite sans la main de l'homme. Dans la seconde, celle de la plante de sénevé, vient s'ajouter la faune, élément indispensable à toute agriculture biologique.

Ainsi tous les rythmes saisonniers, des catégories agricoles, des races, sont respectés. Comment ? Grâce à l'homme qui ne fait rien qui sorte de l'ordinaire. Et tout le monde y trouve son compte.

Dans notre vie sociale, c'est pareil. Pour que la terre nourrisse tout le monde, point n'est besoin de tirer sur les plantes ou de les modifier génétiquement. Une seule chose suffit : celle de regarder le monde et les peuples avec amour. Et l'amour ne supporte pas qu'on vienne lui adjoindre quelques ingrédients de facilité, d'inauthenticité, à la limite de prix à payer. L'amour est génétiquement et biologiquement pur.

 


Jeudi 31 janvier 2019

Ténèbres ou Lumière

Mc 4, 21-25

 

La lumière est faite pour éclairer quand c'est sombre, qu'il y a des ténèbres. C'est évident, mais pas toujours appliqué. On fait trop souvent une lecture fondamentaliste de la bible. La lumière n'a pas que la fonction d'éclairer, mais aussi celle de montrer la route, celle de dire le chemin si on ne voit rien.

C'est pourquoi il nous est demandé d'ouvrir nos oreilles si nous voulons entendre la parole de Dieu.

La parole de Dieu vient jusqu'à nous, non pas par un seul chemin mais par tous les moyens nécessaires pour que nous puissions l'entendre et la mettre en pratique. Le Seigneur ne recule devant aucune difficulté pour que l'homme devienne pleinement lui-même.

Que dire de plus, sinon que le Seigneur Dieu est la miséricorde personnifiée.

 


Mercredi 30 janvier 2019

Recevoir, Accueillir, Porter fruit

Mc 4, 1-20

 

Aujourd'hui, la parabole du semeur est connue comme le loup blanc.

Donc je ne vais pas en faire la synthèse.

Je voudrais simplement rappeler les trois termes du titre :

Recevoir : c'est plus que le don. Si on ne sait pas recevoir d'abord, on ne sait pas donner. Le Recevoir signifie qu'on accepte la dépendance.

Accueillir : à bras ouverts, comme le Christ sur la croix. Accueillir, c'est aussi être transformé par celui qu'on accueille, par ce qu'on accueille.

Porter fruit : On aime bien ce terme car la fécondité fait partie du bien commun, de l'héritage humain. Mais ici le porter fruit ne vient qu'en dernier lieu, après avoir reçu et avoir accueilli.

Il n'y a pas d'autre chemin.

 


Mardi 29 janvier 2019

La Volonté de Dieu

Mc. 3, 31-35

 

Faire la volonté de Dieu, voilà ce qui nous rend, frères, soeurs, mère de Jésus. Ce n'est pas une question biologique.

Cette expression "volonté de Dieu" ou "volonté du Père" est une expression que Jésus emploie à plusieurs reprises.

Particulièrement lors de sa rencontre avec la samaritaine.

Il lui dit : "ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé".

Ainsi faire la volonté du Père est nourriture pour celui qui la fait.

Ainsi faire la volonté du Père, c'est le chemin premier et unique pour devenir enfant du même père.

Alors n'hésitons pas un instant, faisons la volonté de Dieu.  Il ne s'agit pas là d'une obéissance aveugle à n'importe quel ordre dictatorial.

Non, faire la volonté du Père ce n'est pas autre chose que d'aimer comme Lui, le Père, aime.

Alors, retroussons les manches même si ce n'est pas facile.

 


Lundi 28 janvier 2019

Le pardon absolu

Mc 3, 22-30

 

Tout est pardonnable, nous dit Jésus. Seul le blasphème contre l'Esprit ne peut être pardonné.

C'est quoi le blasphème contre l'Esprit ?

Si on se pose cette question c'est que, effectivement, c'est rare, très rare et même plus que rare. Pouvons-nous dire aujourd'hui que quelqu'un blasphème contre l'Esprit ? Nous les hommes, non. Seul Dieu peut le dire.

Alors, pour notre part, essayons d'imiter le Père et de pardonner tout ce qui est pardonnable. Dans le même mouvement, essayons aussi d'aimer le plus, le mieux possible, c'est la route pour ne pas blasphémer contre l'Esprit, c'est l'unique route pour pardonner et être pardonné comme le Père sait le faire, c'est-à-dire de manière absolue.

 


Dimanche 27 janvier 2019

Appel aux lecteurs

Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21

 

L’évangéliste Luc s’adresse à chacun de ses lecteurs, 

à chacun de nous pour peu que notre attention soit celle d’un Théophile,

quelqu’un qui aime Dieu.

« J’écris pour toi afin que tu te rendes compte . . . »

 

À nous de lire avec attention cette Parole de Dieu 

qui nourrit notre vie de foi.

Méditons sur la possibilité d’accomplissement 

de ces Écritures dans la grande Histoire mais aussi 

dans la petite qui tisse notre quotidien avec ses joies et ses peines.

 

Si j’accueillais Jésus ici et maintenant lisant Isaïe pour moi,

alors je recevrais une Bonne nouvelle,

je verrais plus clair, 

je serais libérée d’enfermements ou d’oppressions intérieurs

et 2019 pourrait devenir mon année favorable.

 


Samedi 26 janvier 2019

La paix de l’Évangile en tournée

Lc 10, 1-9

 

Comme les acteurs partent en tournée jouer leur pièce 

dans tous les coins de l’hexagone,

les disciples vont deux par deux faire la promotion

de la Bonne nouvelle  qu’est Jésus-Christ, 

de la Bonne nouvelle qu’il annonce : 

le Règne de Dieu s’est approché.

 

Il y aurait urgence d’annonce mais pas de résultats !

Quelle libération pour les chrétiens d’aujourd’hui :

Il ne s’agit pas de faire du nombre mais de diffuser la paix.

« S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; 

sinon elle reviendra sur vous. »

 

À qui vais-je transmettre la paix cette journée ?

 


Vendredi 25 janvier 2019

L’Évangile de la Création

Mc 16, 15-18

 

Après « Demain », le film pas le jour qui vient, 

diverses initiatives pour promouvoir 

la conversion écologique ont vu le jour

et certaines durent encore.

 

Après un témoignage de saint Paul sur sa conversion, 

la Parole d’évangile de ce jour nous montre 

les effets de la prédication de la bonne nouvelle.

 

Les chrétiens libèrent des démons :

Seraient-ce ceux de l’accaparement des biens et de la surconsommation ?

Ils parlent des langues nouvelles :

Serait-ce le langage de la fraternité, du pardon, 

de la louange de Dieu et de ses œuvres ?

Ils résistent aux poisons mortels :

Seraient-ce ceux de nos environnements toxiques, ceux des « fake news » ?

Ils font du bien aux malades :

Leur rayonnement de vie apporte-t-il du réconfort à ceux dont ils se font proches ?

 

Puissions-nous en ce dernier jour de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens

témoigner ensemble d’une Bonne nouvelle à annoncer à toutes les créatures,

nos différentes Églises devenant de plus en plus vertes et fraternellement unies.

 


Jeudi 24 janvier 2019

Universelle attraction

Mc 3, 7-12

 

De partout, on vient à Jésus pour se faire guérir.

Aujourd’hui des conférenciers célèbres, des politiciens populistes, 

des thérapeutes fantaisistes ou des leaders charismatiques

attirent les foules.

 

Quelle différence avec Jésus ?

S’il guérit les corps,

le salut offert par le Christ

a pour but premier de nous tourner vers l’amour du Père 

qui se manifeste par un Règne de Dieu tout proche.

 

Attirés par ce Règne de Dieu, puissions-nous 

chrétiens de toutes confessions, 

travailler ensemble à sa venue. 

 


Mercredi 23 janvier 2019

Vie en péril

Mc 3, 1-6

 

« Où est miséricorde et discernement,

là ni récrimination ni endurcissement du cœur. »

Cette béatitude franciscaine éclaire tout l’évangile de ce jour.

 

Entouré de personnes récriminant et mal intentionnées,

sensible à cette mauvaise ambiance, 

Jésus prêche « de nouveau » dans une synagogue.  

 

La nouveauté de sa prédication consiste 

en un geste de guérison et sa clé d’interprétation :

« Est-il permis le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? »

La réponse va de soi et pourtant, tous les cœurs ne sont pas touchés.

Il y en a qui cherchent comment faire périr Jésus.

 

En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens,

puissions-nous être touchés au cœur 

par la foi des chrétiens de nos Églises sœurs.

 


Mardi 22 janvier 2019

Évangile en liberté

Mc 2, 23-28

 

L’évangile de ce jour nous invite à respirer en liberté

en mettant la vie de l ‘humain en première place.

Notre souci du respect des règles vire parfois 

à des scrupules qui nous étouffent.

Ou encore, nous écrasons les autres 

si nous disons juste la loi pour ne pas la faire.

Comme il est vain de vivre à l’aune de ce que font les autres en les épiant sans cesse !

 

Marchons au pas du Christ en toute liberté intérieure :

« Il est le chemin, la vérité, la vie. »

Chemin faisant, nous ramasserons les fruits de vie 

de nos rencontres humaines en toute vérité.

 

Prions pour une unité des chrétiens fondée sur 

la conviction que nos Églises sont pour la vie 

et la liberté intérieure de tous leurs membres.

 


Lundi 21 janvier 2019

Fête ou jeûne ?

Mc 2, 18-22

 

Invités à une fête, nous partageons la joie de notre hôte.

Pour  Jean le Baptiste  la présence de Jésus était une noce 

où lui-même se situait comme ami de l’Époux.

Les disciples du Christ ne jeûnent pas en sa présence.

Cela pourra arriver plus tard quand il ne sera plus là.

 

Le jeûne chrétien devient alors une pratique ascétique

qui a pour but de se rapprocher du Christ.

En creusant une faim physique, 

s’ouvrir au désir de la présence du Christ à nos vies.

 

Puissions-nous entre chrétiens de différentes confessions,

nous rassembler un dans une fête de l’unité dans l’amour qui vient du Christ.

 


Dimanche 20 janvier 2019

 

Quel vin manque ?

 

Jn 2, 1-11

 

On manque de vin. « Ils n’en ont pas. » dit la mère de Jésus.

De quel vin métaphorique ai-je besoin  aujourd’hui ?

Le verset du psaume s’impose à moi « et le vin qui réjouit le coeur de l’homme »

 

Cette joie imprenable qui vient de l’Esprit de Dieu 

et qui au-delà des émotions positives ou négatives 

m’assure de la présence du Christ  à mes côtés, 

de la  bonté du Père et de la douceur de l’Esprit.

 

Avec la samaritaine au bord du puits, ma prière à Jésus est :

« donne moi toujours de cette eau-là. »

Cette eau qui jaillit du cœur de Dieu

devenue vin aux noces de Cana,

à chacun de nous de la découvrir ici et maintenant !

On comprend l’audace de Marie :

Elle presse son Fils de faire advenir ce salut. 

« Mon heure n’est pas encore venue ! »

- « Mais si !  Faites tout ce qu’il vous dira. »

 

Prions pour qu’emportés par la joie de l’Esprit,

Les chrétiens de différentes confessions

vivent une communion dans le respect de leurs différences.

 


Samedi 19 janvier 2019

 

Appels hors normes

 

Mc 2, 13-17

 

La compagnie de Jésus n’est pas socialement « correcte ». 

Les nombreux disciples ne sont ni théologiens patentés ni notables ni pharisiens.

Ce sont des pécheurs !

Dès lors que nous le sommes tous, c’est la conscience de notre péché, 

nos difficultés dans notre relation à Dieu, aux autres, à nous-mêmes et à toute la Création.

qui fait de nous des pauvres de coeur.

À eux le Royaume des cieux est donné.

Le festin chez Lévi où chacun a une place à la table de Jésus 

n’en est-il pas un beau signe ?

 

En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, 

cherchons l’intercommunion entre nos confessions avec nos cœurs pauvres. 

 


Vendredi  18  janvier 2019

Prier pour autrui

Mc 2, 1-12

 

Une communauté contemplative reçoit quasi chaque jour des intentions de prière :

Ceux et celles qui se confient à nous ont confiance en nous.

Nous avons confiance en Dieu et notre prière tisse des liens

entre les habitants de notre terre et notre Père qui est aux cieux.

 

Dans l’Évangile de ce jour, nous voyons un paralytique réconcilié 

avec Dieu par le pardon de ses péchés 

et avec son propre corps puisqu’il prend son grabat et marche.

 

Qu’est-ce qui a déclenché cette re-surrection ?

La foi de  4 hommes !

Ils aimaient tant le paralysé qu’ils ont tout fait 

pour le sortir de son enfermement.

Leur compassion a tellement émerveillé Jésus qu’il a libéré l’homme entravé :

« Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : 

Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. »

 

En cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, 

puisse la foi de tous réconcilier  toutes les Églises 

dans une unité reçue du Christ 

qui s’émerveille … de notre foi !

 


Jeudi 17 janvier 2019

 

Victime de son succès

Mc 1, 40-45

 

Dans l’Évangile, un lépreux est exclu de la société et sa maladie est considérée 

comme une punition divine pour le péché de médisance (Nb 12, 1-10).

 

Or un lépreux s’en vient auprès de Jésus. 

En demandant la purification, il s’agit pour lui non seulement d’être guéri 

mais aussi reconnu comme pur et réinséré dans la communauté juive. 

Jésus compatit. Il aurait pu le guérir par la puissance de sa parole mais en plus, il le touche.

Ce contact est une transgression de la loi qui le rend lui aussi impur.

 

Le lépreux purifié reçoit l’injonction du secret et doit se présenter au prêtre.

Mais sa joie est telle qu’il ne peut que proclamer sa guérison.

Jésus qui l’a sauvé devient victime de ce succès thaumaturgique.

 

Sommes-nous débordés par le bien que nous faisons ? 

Quand nos gestes de compassion dépassent-ils le « socialement correct » ?

 


Mercredi 16 janvier 2019

Un Évangile de liberté

Mc 1, 29-39

 

Être un très bon médecin, chirurgien, coach ou accompagnateur spirituel

peut conduire au burn-out par excès de travail.

 

Dans l’Évangile de ce jour, Jésus résiste à la pression 

d’une ville entière qui se presse à sa porte

et de ses propres disciples qui le tirent hors de sa solitude 

pour qu’il opère des guérisons.

 

Les énergies que nous déployons dans nos diverses activités

exigent une présence à nous-mêmes.

Boire à la source de notre être pour témoigner 

d’un évangile qui donne vie

et gérer nos priorités.

N’est-ce pas allier action et contemplation ?

 

Ainsi faisait Jésus :

« Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit, dans un endroit désert, et là il priait…

Il leur dit « Allons ailleurs… »

 


Mardi 15 janvier 2019

 

Parole habitée d’Esprit divin

 

Mc 1, 21-28

 

Il y a des paroles qui nous font vivre, nous séduisent sans nous aliéner. 

Elles libèrent notre propre parole la plus ajustée 

à ce que nous sommes en profondeur.

Elles nous renvoient à notre mission sur terre et 

nous donnent plein d’énergie pour accomplir nos vies.

 

L’Évangile de ce jour  nous donne cette confiance-là  

en la Parole de Jésus non seulement à la synagogue de Capharnaüm 

mais pour nous ici et maintenant.

Combien Jésus devait parler vrai pour interpeller par sa parole autorisée 

qui rendait ses auditeurs eux aussi auteurs de leurs vies.

Après la guérison, ils débattent entre eux  

de l’enseignement nouveau qu’ils ont reçu.

Ils contribuent à la bonne renommée de Jésus.

 


Lundi 14 janvier 2019

 

Le temps de la fin

 

Mc 1, 14-20

 

Avec le monde qui va comme il va, tout ce qui ne va pas et ce qui ne va plus,

les appels à un changement de paradigme sont nombreux 

pour peu que nous ne soyons pas climato-sceptiques..

 

Notre foi chrétienne face à tout cela nous gonfle d’espérance. 

En effet, « les temps sont  accomplis ». 

Le temps de la fin est là.

Notre monde entre dans l’histoire de Dieu : 

« le règne de Dieu s’est approché ».

Avec l’accueil d’un monde créé par le Père, 

où le Verbe s’est fait chair et où l’Esprit est à l’œuvre, 

nous sommes  bien  dans les temps nouveaux.

 

La conversion qui nous attend, toute dans un éveil intérieur,

donnera une saveur d’évangile 

à notre quotidien et son mode de vie simplifié.

 

Aujourd’hui est toujours le meilleur jour si nous croyons à l’évangile.

 


 

 

 

 

 

 

  

Dimanche 13 janvier 2019 

Isaïe 40,1-11/Tite 2,11-14 ;3,4-7/Luc 3,15-22

 

BAPTÊME DU CHRIST

 

Le prophète Isaïe annonce «  Voici votre Dieu,

voici le Seigneur Dieu. Il vient avec puissance.

Comme un berger, il fait paître son troupeau. »

 

« La grâce s’est manifestée pour le salut de tous

les hommes.. Par le bain du baptême, il nous a 

fait renaître et nous a renouvelés dans l’Esprit Saint. »

 

« Après avoir été baptisé, lui aussi, par Jean, Jésus 

priait. Le ciel s’ouvrit, l’Esprit Saint, sous une 

apparence corporelle, descendit sur Jésus, et il y 

eut une voix venant du ciel : Toi, tu es mon Fils

bien-aimé ; en toi je trouve ma joie ! »

 

Toute notre vie chrétienne s’origine donc dans 

le baptême du Christ et cette révélation de Dieu

Trinité : Père, Fils, Saint-Esprit !

 


Samedi 12 janvier 2019 

1° Jean 5,14-21/Jean 3,22-30 

 

IMMENSE CADEAU

 

Discussion entre les disciples de Jean, un juif,

le Baptiste lui-même, et toujours cette question

de l’identité de Jésus : « Celui à qui l’épouse appartient,

c’est l’époux. L’ami de l’époux, qui entend sa voix, en 

est tout joyeux ». 

Qui est cet Époux ? 

«Le Fils de Dieu est venu nous donner l’intelligence

pour que nous connaissions Celui qui est vrai. Et nous 

sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ.

C’est lui qui est le Dieu vrai, et la vie éternelle.

Petits enfants, gardez-vous des idoles ! »

 

Mystérieuse communion dans le vrai et l’amour.

 


Vendredi 11 janvier 2019 

1° Jean 5,5-13/Luc 5,12-16

 

FOI ET VIE

« Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier !

Je le veux, sois purifié ! A l’instant même la lèpre

le quitta. De plus en plus, on parlait de Jésus, écrit luc. 

De grandes foules accouraient pur l’entendre

et se faire guérir de leurs maladies. Mais lui se

retirait dans les endroits déserts, et il priait. »

 

Importance de la prière pour Jésus, qui ne tire

sa force et sa Parole que de Dieu. 

Mais quel mal il aura pour faire reconnaître cette Source qui l’anime ! 

Jean résume ainsi ce message : 

« Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même

ce  témoignage que Dieu rend à son Fils. Et ce témoignage,

le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie

est dans son Fils. Vous avez la vie éternelle, vous qui mettez 

votre foi dans le nom du Fils de Dieu. »

 

Paroles prodigieuses pour celui qui veut bien les accueillir.

les faire siennes !

Jeudi 10 janvier 2019

1° Jean 4,19 à 5,4/Luc 4, 14-22

 

PRÉMICES DE LA FOI

« Lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit,

revint en Galilée, sa renommée se répandit dans

toute la région. Il enseignait dans les synagogues,

et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth,

entra dans la synagogue pour faire la lecture. Il trouva

ce passage d’isaïe : L’Esprit du Seigneur est sur moi... 

Tous avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à 

leur dire : Aujourd’hui s’accomplit ce passage de 

l’Écriture ! »

Étonnement devant ces paroles de grâce qui sortaient

de la bouche de Jésus.

C’est le début de son ministère, et partout il suscite

l’étonnement, l’admiration. Mais il faudra un long

chemin, semé d’obstacles, avant que st Jean puisse

écrire : « La victoire remportée sur le monde, c’est

notre foi. Celui qui croit que Jésus est le Christ,

celui-là est né de Dieu. »

 


Mercredi 9 janvier 2019

1° Jean 4, 11-18/Marc 6,45-52

 

C’EST MOI, N’AYEZ PAS PEUR !

Marc nous relate ce qui s’est passé après la

multiplication des pains : « Quand Jésus eu congédié

la foule, il s’en alla sur la montagne pour prier.

Les disciples, dans la barque, étaient au milieu de la

mer et peinaient à ramer... Jésus vint à eux vers la fin

de la nuit en marchant sur la mer. Les disciples se 

mirent à pousser des cris. Jésus leur dit : « Confiance

c’est moi, n’ayez pas peur ! Ils étaient au comble de la

stupeur. »

Jésus prie. Jésus rassure, en appelant à la confiance.

C’est aussi le message repris par Jean : « Celui qui proclame

que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en

Dieu... Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, 

et nous y avons cru. Il n’y a pas de crainte dans l’amour. »

 

Dans nos situations d’angoisse, reconnaissons  la présence

de Jésus, faisons-lui confiance : Dieu sauve, tel est son nom.

 


Mardi 8 janvier 2019

1° Jean 4,7-10/Marc 6, 34-44

      

PARLONS D’AMOUR

St Jean nous dit que l’amour premier vient

de Dieu : « Dieu a envoyé son Fils unique

dans le monde pour que nous vivions par lui.

Et donc, aimons-nous les uns les autres, puisque

l’amour vient de Dieu. »

Cet amour est présent au cœur de tous les hommes :

« Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu.

Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu 

est amour.»

 

Comment cela se traduit-il dans la vie de Jésus ?

Devant la grande foule qui le suit, il est saisi de 

compassion. Il les enseigne longuement. Puis il 

répond à l’inquiétude de ses disciples : « Donnez-leur

vous-mêmes à manger ! »Il fait asseoir la foule sur 

l’herbe verte, par groupes, bénit le peu de provisions

à partager, et les donne à distribuer, à profusion...

Rien ne l’arrête quand il s’agit d’aimer.

 

Croyons-nous que nous pouvons faire de même ?

 


Lundi 7 janvier 2018 

1°jean 3,22 à 4,6/Mat. 4,12-25

 

COMMENCEMENTS

 

« Bien-aimés, écrit Jean, voici le commandement

de Dieu : mettre notre foi dans le nom de son Fils 

Jésus Christ, et nOus aimer les uns les autres... »

 

Or jésus commence sous nos yeux son ministère : 

« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est 

tout proche ! »

Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans les

synagogues, guérissant... De grandes foules le suivirent,

venues de partout.

 

En ce début d’année, mettons-nous en route nous aussi !

Nous ne serons pas déçus.

 


Dimanche 6 janvier 2018

Isaïe 60 ;1-6/Ephésiens 3,2-6/Mat.2,1-12

ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR

 

« Debout, Jérusalem, resplendis ! Sur toi se lève

le Seigneur. Les natins marchent vers ta lumière

Alors tu verras et seras radieuse... »

Joie universelle devant Jérusalem visitée par le Seigneur.

 

Émerveillement de Paul devant le mystère révélé : 

« Toutes les nations sont associées au même 

héritage dans le Christ Jésus, par l’annonce de 

l’évangile. »

 

« Voici que des Mages venus d’Orient arrivèrent à 

Jérusalem et demandèrent : Où est le roi des juifs 

qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile en orient,

et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »

 

Cette grande nouvelle aurait pu émerveiller, mais en

fait n’a provoqué que bouleversement, crainte de perdre

le pouvoir, aboutissant au massacre cruel des enfants

de Béthléem... Drame de la liberté humaine qui refuse

le changement, l’ouverture à l’inconnu.

 


Samedi 5 janvier 2019

1° Jean 3,11-21/Jean 1,43-51

 

RENCONTRES CONSÉQUENTES

 

Jésus interpelle : « Suis-moi !  dit-il à Philippe.

Quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu ! dit-il à

Nathanaël.. ». 

et les réponses fusent : « Celui dont il est écrit 

dans la loi de Moïse et chez les prophètes,

c’est Jésus, fils de Joseph, de Nazareth.. »

 

« C’est toi le Fils de Dieu, c’est toi le roi d’Israël ! «

 

Vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu

monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme ».

 

Conséquences de cette connaissance :

 

« Voici comment nous avons reconnu l’amour : Jésus

a donné sa vie pour nous. . Nous aussi, nous devons 

donner notre vie pour nos frères.

N’aimons pas en paroles ni par des discours, mais 

par des actes et en vérité. »

 


Vendredi 4 janvier 2019 

1° Jean 3,7-10/Jean 1,35-42

 

QUI CHERCHONS-NOUS ?

 

« Que cherchez-vous ?   Rabbi, où demeures-tu ?

Venez et vous verrez !  Et ils restèrent auprès de lui 

ce jour-là. » 

Premières rencontres, suivies de beaucoup d’autres.

Souvenirs personnels aussi pour nous sans doute.

 

Jean a longuement vécu avec Jésus, aussi peut-il

écrire : « C’est pour détruire les œuvres du diable 

que le Fils de Dieu s’est manifesté.

Voici comment se manifestent les enfants de Dieu

et les enfants du diable : Quiconque ne pratique pas 

la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui 

qui n’aime pas son frère. »

 

Nous voici avertis. A qui appartiendrons-nous ?

 


Jeudi 3 janvier 2018 

1° Jean 2,29 à 3,6/ Jean 1,29-34

 

QUI EST JÉSUS ?

 

« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde,

affirme Jean Baptiste.

J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme 

une colombe et il demeura sur lui,   

Celui-là baptise dans l’Esprit Saint. 

C’est lui le Fils de Dieu. »

 

« Voyez quel grand amour nous a donné le Père

pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, 

et nous le sommes. Quiconque demeure en lui ne 

pèche pas. Quiconque met en lui une telle espérance

se rend pur comme lui-même est pur. »

 

Conduite de vie née de la contemplation,

et toujours en élan vers celui qui nous aime

et nous sauve.

 


Mercredi 2 janvier 2018 

1° Jean 2,22-28/Jean 1,19-28

 

CONNAÎTRE ET DEMEURER

 

Nous retrouvons aujourd’hui Jean-Baptiste

et son témoignage véridique : « Je ne suis pas le Christ. 

Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas.

C’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne

de délier la courroie de sa sandale. »

 

Jean, à son tour, témoigne : « Le menteur n’est-il pas

celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Il refuse à la fois

le Père et le Fils. 

Celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père... Vous aussi 

vous demeurez dans le Fils et dans le Père. 

Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : 

la vie éternelle.

L’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous,

et vous enseigne toute chose, elle qui est vérité.

Petits enfants, demeurez en lui ! »

 

Connaître le Père, le Fils et l’Esprit, c’est se laisser 

habiter par leur présence divine et transformante.

 


Mardi 1° janvier 2019

Nombres 6, 22-27/Galates 4,4-7/Luc 2, 16-21

 

TOUT EST NEUF

 

L’année commence par une bénédiction :

« Que le Seigneur te bénisse et te garde. 

Qu’Il fasse briller sur toi son visage. Qu’il te 

prenne en grâce et t’apporte la paix. »

 

Comment cela peut-il se faire ? 

 

« Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans notre

cœur, et cet Esprit crie « Abba » c’est-à-dire Père !

Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils,

tu es aussi héritier :  c’est l’œuvre de Dieu. »

 

Avec  Marie, qui, après la naissance de Jésus, 

retenait tous ces évènements et les méditait 

dans son cœur, sachons nous étonner, et louer

Dieu pour ces cadeaux qu’il nous offre : Jésus

(Dieu sauve) et notre merveilleuse adoption.

 


Lundi 31 décembre 2018 

1° Jean 2,18-21/ Jean 1,1-18

 

LE VERBE S’EST FAIT CHAIR

« C’est la dernière heure... » écrit st Jean. 

Et c’est pour nous aussi le dernier jour de l’année

2018. Que va nous dire la liturgie ?

« Il y a beaucoup d’anti-Christ, mais aussi :  c’est de 

Celui qui est saint que nous tenons l’onction, et 

nous avons tous la connaissance de la vérité. »

Quelle vérité ? 

Le prologue de l’évangile nous en découvre le mystère :

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était

auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. C’est par Lui que

tout est venu à l’existence. En Lui était la vie, et la vie 

était la lumière des hommes. Le Verbe était la vraie lumière

qui éclaire tout homme venant en ce monde. A tous ceux qui

l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.

Tous nous avons eu part à sa plénitude, grâce après grâce. »

 

Nous n’aurons jamais fini de méditer ces paroles et d’en vivre.

 


Dimanche 30 décembre 2018

Pour s'ouvrir à la famille de Dieu

Lc 2, 41-52

 

    Nos familles sont malmenées ! On y rencontre tous les cas de figure ! Et pourtant, la vie familiale fait toujours rêver ! On s'y investit beaucoup ! On en attend beaucoup ! Et on a raison !

    Mais voilà ! Notre idéalisme, alimenté par l'image que nous assènent les pubs et la culture ambiante nous met, je ne dirais pas:la barre haute, mais plutôt une barre hors sol !... D'où nos désillusions à répétitions qui n'ont pour effet que de fragiliser la famille !

    La famille de Joseph, Marie et Jésus, n'était pas une « famille idéale » telle qu'on la présente dans notre société - de quelque bord que l'on soit, d'ailleurs!-. Cette famille a connu la grande pauvreté. Elle a été déplacée dans son propre pays. Marie a failli accoucher dans la rue. C'est une famille de réfugiés... Ensuite, elle a connu une vie plus stable. Mais à l'adolescence de Jésus, il y a eu son besoin de prendre de la distance, cette difficulté dans la compréhension mutuelle. Cet apprentissage douloureux d'une relation qui évolue.

    La vie familiale n'est donc pas un cocon douillet. Elle est un lieu de maturation de la vie, et d'ouverture à l'altérité, condition indispensable de la fraternité universelle.

 


Samedi 29 décembre 2018

Rencontre intergénérationnelle

Lc 2, 22-35

 

    Aujourd'hui a lieu dans le Temple, une rencontre intergénérationnelle.

Rencontre improbable ! Franchement, ce jeune couple avec leur nouveau-né,

n'a rien pour attirer l'attention au milieu de la foule !

Et Syméon, ce vieil homme, ce n'est pas un prêtre ! C'est un homme ordinaire !   

Mais toute sa vie, il s'est laissé imprégner par l'Esprit Saint.

Toute sa vie, il a été dans une disposition d'attente, d'accueil.

Alors, il a le bonheur d'être réceptif à la Présence de Dieu

dans un simple bébé de pauvres gens ! 

 

    Oui, l'Esprit s'offre à nous ! Soyons éveillés !

Nous verrons de grandes merveilles à travers les humbles réalités de notre terre !

 


Vendredi 28 décembre 2018  Saints Innocents

« Elle ne veut pas être consolée ! »

Mt 2, 13-18

 

    Noël est encore tout proche. Et voici déjà le drame dans la vie de Jésus !

Drame provoqué par la cruauté d'un dictateur. Comment se peut-il qu'un tyran ait peur d'un tout petit enfant ?!... Comment se peut-il que le Mal, si fier de sa puissance, tremble devant une vie si fragile ?!...

 

    Et c'est le massacre des innocents ! Absurdité totale ! Rachel, la mère, pleure. 

« Elle ne veut pas être consolée car ils ne sont plus ! »

 

    L'actualité de cette horreur indicible nous bouleverse ! Ne nous blindons pas ! N'ayons pas honte de pleurer ! Nous sommes démunis, fragiles, nous sommes humains. Ne nous laissons pas atteindre par la mondialisation de l'indifférence, comme nous le crie notre Pape François !

    C'est dans nos larmes que Dieu nous rejoint et que son amour peut nous toucher.

Alors, une lumière se lèvera !...        

 


Jeudi 27 décembre 2018  St Jean

« Ce que nos mains ont touché »

Jn 20, 2-8

 

    Deux jours après Noël, nous voici plongé(e)s dans la Résurrection ! 

    Noël nous a fait entrer dans le cœur à cœur, dans le corps à corps avec l'Emmanuel,

« Dieu avec nous ». C'est bien parce que Jean, le disciple bien-aimé, a vécu dans cette intimité, qu'il a été le premier à croire à la résurrection de Jésus. Nous sommes, nous-mêmes, le disciple bien-aimé. Émerveillé(e)s par notre Dieu si proche dans la crèche, nous courons dans le matin de l'espérance !

    Et la Foi en cette vie éternelle de l'être humain dans sa totalité, corps et esprit, nous pousse irrésistiblement à prendre soin de toute vie humaine.

 


Mercredi 26 décembre 2018  St Étienne 

« C'est l'Esprit qui parlera en vous »

Mt 10, 17-22

 

    On apprécie les gens qui parlent bien, qui connaissent leur sujet, on apprécie les experts, ceux et celles qui ont une bonne culture livresque. C'est normal ! Ils apportent une sécurité. On aime les écouter. Mais voilà que Jésus nous appelle encore à renverser nos façons de voir qui s'arrêtent souvent trop aux apparences ! 

    L'Esprit est donné à tous, toutes. Pour les personnes qui ont du mal à s'exprimer, c'est une invitation à la confiance. Elles aussi ont une sagesse à partager. 

    Invitation à écouter ces personnes, à ne pas toujours parler à leur place. Les accompagner dans ce dur labeur des mots. Les aider à creuser leur pensée propre, leurs compétences mûries par leur expérience de vie. 

    En Église, apprenons ensemble à unir nos sagesses en complémentarité, avec une écoute particulière à l'égard des sans-voix parmi nous.

 


Mardi 25 décembre 2018   NOËL

Homme, de la race de Dieu

Jn 1, 1-18

 

    « Au commencement était le Verbe. Et le Verbe était auprès de Dieu »

On a vu que Jésus était issu d' une longue lignée humaine. Aujourd'hui, en ce jour de Noël, l'Évangile proclame qu'il vient de Dieu, qu'il est Dieu !

    Au commencement du monde était la Parole. Au commencement de mon existence était la Parole. Cette longue chaîne humaine s'enracine dans le cœur de Dieu.

    La parole est vitale. La parole est Lumière. Sans elle, l'être humain ne peut exister. Il ne peut s'éveiller, accéder lui-même à la parole et s'épanouir. Cette parole humaine qui m'a créée, est imprégnée par la Parole de Dieu qui en est la Source. C'est pourquoi, « elle brille dans les ténèbres » dans lesquelles je peux parfois être plongée. « Les ténèbres ne l'arrêtent pas ».

    N'est-ce pas cela la Gloire que chantent les anges devant l'Enfant né au cœur de la nuit ?!

Sa naissance manifeste que ma vie a cette gloire, ce poids, la vie de notre monde a ce poids. N'est-ce pas là le plus beau cadeau de Noël ?!...

    Courons vite, comme les bergers, partager cette parole avec ceux et celles qui en manquent !

 


Lundi 24 décembre 2018

« Pour guider nos pas sur le chemin de la paix »

Lc 1, 67-79

 

    A la veille de Noël, laissons-nous imprégner par « la tendresse du cœur de notre Dieu » ! N'ayons pas peur de réveiller l'enfant qui est en nous. Le bon vieux prêtre Zacharie nous invite à laisser, comme lui, tous nos soucis, et nos folies de grandeur et de puissance et de violence...

    C'est la trêve de Noël !

    Il n'y a pas besoin d'argent et de grands moyens pour goûter cette joie, cette paix. Le vrai cadeau qui nous est offert et que nous pouvons offrir est gratuit !

    En entrant dans cet émerveillement, nous aurons un beau Noël.

♫ Joyeux Noël  !  ♪ ☺

 


Dimanche 23 décembre 2018

Femmes en visitation

Lc 1, 39-45

 

    Dans l'élan du mouvement « nous toutes », osons encore une parole de femme :

 

Nous, les femmes de la terre,

nous qui sommes meurtries ou révoltées par une injustice, une agression, une humiliation,

nous qui, après des siècles de silence, voulons oser dire notre blessure,

ne plus la cacher comme une honte,

mais dénoncer ses causes comme une aberration,

nous qui voulons relever la tête,

nous qui aspirons à notre libération,

nous qui cherchons notre véritable identité parfois à tâtons, parfois dans des impasses,

nous qui voulons nous libérer des regards de convoitise ou de mépris,

nous qui voulons nous unir pour chercher ensemble 

et chacune pour elle-même, la grâce d'être femme,

nous qui avons soif de sentiments plus lumineux,

 

Regardons Marie et Élisabeth,

contemplons-les dans leur rencontre,

dans leur visitation.
Laissons-nous entraîner dans leur chant et leur danse de l'Esprit...

Leur joie, leur liberté au-delà de toute épreuve,

leur bonheur d'être femmes dilatent notre cœur.

La vie jaillit en elles et illuminent autour d'elles !

 

Respiration, émotion, communion...

 

Ne serait-ce pas une voie pour nous, les femmes ?...

une voix ?...

Chacune selon notre personnalité unique ?

Chacune avec sa beauté unique,

sa fécondité irremplaçable,

sa vocation à l'accueil et au don de la Vie ?

… Alors germera la paix sur notre terre !...

 


Samedi 22 décembre 2018

Tous, toutes à la manif' !

Lc 1, 46-56

 

    Marie est une grande révolutionnaire ! Elle a tout compris de la Révolution inouïe qu'apporte le Dieu de Jésus Christ ! Son chant est bien plus transgressif que tous les slogans des manifs !...

    Sa puissance réside dans le fait qu'elle est tout autant intérieure qu'extérieure. Il nous appelle à une telle révolution copernicienne qu'il ne faut pas nous étonner que l'Église, l'humanité n'en soit qu'à son B.A.BA pour entrer dans cette logique !

    La Magnificat bouleverse tellement nos tentations de domination et de replis sur soi ! Relisons-le avec cette allégresse de Marie.

    C'est la lutte finale ! Accueillons la Manifestation du Dieu de Jésus Christ !

Tous, toutes à la Manif' !...

 


Vendredi 21 décembre 2018

Offrande fraternelle

Lc 1, 39-45

 

A l'approche de Noël, voici, en cadeau, la prière d'une sœur clarisse, dans l'esprit de Marie en visite à Élisabeth. Chacun, chacune, peut adapter cette prière à la personne de son choix.

 

Marie,

veille sur ma sœur

je ne te demande rien pour elle

je te présente ma sœur

je t'offre ce qu'elle est

je t'offre ce qui l'habite,

ses projets et ses espoirs

ses rêves et ses cauchemars.

 

Reçois-la dans ta tendresse et veille sur elle.

Tu connais ses secrets

tu sais quels sont ses besoins.
Sois auprès d'elle

comme une mère,

comme une sœur aînée

toi qui es femme comme elle

toi qui es créée pour donner la vie comme elle.

 

Me voici pauvre et démunie

mon offrande, c'est ma sœur et notre communion.

elle est un Mystère

elle est un vase d'argile

un vase précieux.

 

Nous avançons ensemble

nous nous soutenons l'une l'autre

à tour de rôle et en même temps

dans la délicatesse, et parfois, la maladresse des mots et des gestes.

 

C'est le Christ qui a fait de nous des sœurs

veille sur elle, veille sur nous.

Accompagne-nous dans notre chemin avec le Christ

nous lui offrons nos vies de fraternité 

comme semence enfouie au cœur de notre monde...

 


Jeudi 20 décembre 2018

École de prière

Lc 1, 26-38

 

    Avec Joseph, mardi dernier, nous avons appris à prendre une décision. Avec Marie, voici une école de prière. 

    « L'ange entra chez elle ». Ce n'est pas moi qui vais chez Dieu. Son Église est chez moi, en moi. Et c'est lui qui parle le premier. Il s'émerveille devant moi : « Sois dans la joie, tu es belle, je suis avec toi. » Plutôt sympa comme bonjour ! De quoi en être toute chavirée, comme Marie ! Il faut dire qu'elle se montre réceptive : elle ne s'attendait pas forcément à cette visite, mais elle n'a pas dit : attends, je ne suis pas prête ! je n'ai pas fait le ménage ! Je suis occupée !... Non, elle se laisse rejoindre, telle qu'elle est.

    Et alors là, quand la porte est ouverte, Dieu s'engouffre tout entier, avec son plus beau cadeau : son Fils !

    Marie veut comprendre. Elle ne se gêne pas pour poser ses questions. Dieu aime que l'on discute avec lui, qu'on soit au « tu et à toi » avec lui ! Et du coup, voilà l'Esprit-Saint qui va prendre soin d'elle et s'occuper de tout.

    Cela provoque une ouverture, une attention au frère, à la sœur. Marie court, de façon irrésistible au service de sa cousine Élisabeth !

    Telle est la prière de Marie ! Telle est la prière de Dieu !

 


Mercredi 19 décembre 2018

Parabole anticléricale 

Lc 1, 5-25

 

    Le vieux prêtre Zacharie a de quoi être fier ! Il a fait carrière. Le voilà promu à une des plus haute fonction dans le Temple de Jérusalem. Une dignité semblable à un cardinal de la Curie au Vatican ! Et pourtant, cette réussite qui lui confère un pouvoir et une reconnaissance, est accompagnée d'un drame : sa vie est stérile !...

    Heureusement, pour Dieu, qu'importe l'âge ou la condition sociale, il y a toujours un avenir possible ! Il lui envoie un ange pour lui annoncer une heureuse nouvelle : il va être père ! 

    Zacharie résiste : « trop vieux ! La nouveauté, à mon âge ?!... » 

    Mais Dieu désire vraiment que ce prêtre soit un vivant qui transmette la vie !... 

    Zacharie se retrouve sans voix ! Ça alors , !... Un prêtre qui ne peut plus parler !!... Que va t-il devenir ? Que va devenir l'Église ?... Épreuve sans doute nécessaire pour découvrir l'identité profonde du prêtre et nous libérer du cléricalisme. Ce silence du prêtre va durer le temps de la maturation de la vie, la sienne, et celle qu'il est appelé à donner. A noter que cette transmission, il ne la fait pas seul. Il ne peut la faire qu'avec le concours de la femme. 

    Voici donc une belle parabole à méditer pour nous aider à sortir de ce fameux cléricalisme que dénonce le Pape François. 

 


Mardi 18 décembre 2018

La méthode de Joseph 

Mt 1, 18-24

    

    Saint Joseph est dans la panade !... L'élue de son cœur est enceinte ! Outre le tsunami qui le secoue intérieurement, cette situation va provoquer un scandale qui le dépasse ! 

    Il doit prendre une décision ! Et vite ! Et il est seul face à sa conscience !...

    Comment s'y prend-il ?...

1    Il ne se laisse pas manipuler par la pression médiatique, ni par ses émotions.

2    Il ne comprend rien, mais il garde sa confiance envers celle qu'il aime. Son amour est plus fort que la panique !
3    Il élabore une décision en conformité avec la Loi, tout en gardant une liberté afin de respecter toutes les personnes, y compris celle qui semble avoir fauté.
4    Il remet sa décision au lendemain, s'en remettant à cette sagesse populaire irremplaçable : « La nuit porte conseil »
5    Il lâche ses soucis et... s'endort ! 
6    Il n'est pas attaché à ses idées. Il est réceptif et se laisse surprendre par une autre issue possible. 
7    Il prend Marie chez lui et veille sur elle et sur l'enfant. 

DIEU EST AVEC NOUS !

 


 

Lundi 17 décembre 2018

« Allô ! T'es-où ?! »

Mt 1, 1-17

 

    L'Évangile de ce jour retrace la longue généalogie de Jésus. Cela dit bien l'importance d'avoir des racines et de les connaître. Les personnes nées sous X ou d'une PMA témoignent à quel point il est parfois difficile de se construire sans cet ancrage.

    Ce qui est frappant, c'est que, dans l'histoire de Jésus, les ombres ne sont ni cachées, ni justifiées. Elles sont évoquées. Point. Sans jugement de valeur. Sans culpabilité, ni encensement.

    Nous pourrions prier Jésus, par l'intercession de tous ses ancêtres, pour avoir, nous-mêmes, ce regard apaisé. Que ce soit pour notre histoire personnelle, familiale, ou pour l'histoire de notre peuple, de notre Église.

    La vie a su se faufiler à travers toutes ces méandres. Il y a de quoi nous émerveiller ! Nous pouvons nous y appuyer pour avancer avec confiance et espérance !...

 


Dimanche 16 décembre 2018

Partage, Justice, Bienveillance

Lc. 3, 10-18

 

Beau dialogue entre ceux qui viennent pour être baptisés et Jean.

Belle charte de vie qu'il leur propose!

La feuille de route du baptisée est rédigée.

Elle est encore valable pour nous aujourd'hui:

Partage, justice, bienveillance.

Trois mots qui résument ce que Jean conseille à ces disciples.

Trois mots que nous pouvons inscrire dans nos agendas spirituels.

Trois mots qui nous introduisent à la suite, à l'annonce de qui est celui qui doit venir : quelqu'un de plus grand que Jean qui aura le discernement pour reconnaître le bien du mal, non pas pour punir, mais parce que ce tri permettra de sauver tout le monde en fermant la porte du Royaume au mal.

 


Samedi 15 décembre 2018

Quel Fils de l'homme ?

Mt. 17, 10-13

 

A nouveau, Jésus nous invite à ne pas nous tromper.

Elie doit revenir, mais il est déjà revenu, alors ne l'attendons plus.

Attendons le Fils de l'homme.

Mais une fois de plus, quelle connaissance avons-nous du Fils de l'homme ?

Acceptons-nous que le Fils de l'Homme soit aussi Fils de Dieu ?

C'est facile, selon notre foi, nous allons répondre oui.

Mais est-ce que nous faisons passer notre foi, cette foi, dans notre propre vie.

Croyons-nous vraiment que la croix du Christ est le lieu de sa gloire en tant que Fils de Dieu?

Sommes-nous prêts à annoncer au monde que l'enfant de la crèche est celui qui s'incarne pour que l'homme soit Dieu et que, pour cela, il doit passer par la croix et la mort afin de ressusciter et de nous entraîner avec lui dans sa résurrection?

 


Vendredi 14 décembre 2018

Un messie joueur de flûte

Mt 11, 16-19

 

Jésus nous invite à nous laisser interpeller par les petits, les tout petits, ceux qui d'habitude n'ont pas de voix.

Et que nous-disent-ils ?

"Vous ne savez pas reconnaître le vrai du faux, le mauvais du bon, l'envoyé et le vrai Messie".

Et nous, aujourd'hui, quel Messie attendons-nous ? Le petit enfant rose joufflu qui va naître dans la crèche, bien au chaud sous le souffle de l'âne et du boeuf ?

Un Messie conquérant qui va nous délivrer de toutes nos faiblesses ?

Ou celui qui vient vivre avec nous, dans nos joies et nos peurs, nos faiblesses et nos forces, celui qui va jouer de la flûte avec nous et celui qui va mourir de peur dans les hôpitaux ?

 


Jeudi 13 décembre 2018

Grand ou Petit ?

Mt 11,11-15

 

Jésus aime manier les paradoxes.

Aujourd'hui on ne sait plus qui est grand et qui est petit.

Mais est-ce à nous de nous poser la question ?

D'ailleurs Jésus ne nous l'a pose pas. Il se contente de nous mettre sur le chemin de Dieu : pour entrer en relation avec le Père, pas d'autre moyen que de choisir la voie de l'humilité.

Mais attention, en finale, l'humilité n'est pas forcément ce que l'on croit. Le plus grand des hommes est le plus petit dans le Royaume. Et cette place dans le Royaume, ce n'est pas nous qui nous la donnons, malgré "notre très grande humilité" !

L'humilité : avoir les oreilles pour entendre la voix de Dieu.

 


 

Mercredi 12 décembre 2018

Doux fardeau et humble joug

Mt 11, 28-30

 

Ne nous y trompons pas ! Le Seigneur Jésus n'est pas en train de décharger nos épaules de tous les poids matériels que nous ambitionnons ou pas de porter.

Dans cet évangile, alors que nous allons célébrer dans quelques jours l'anniversaire de sa naissance, Jésus nous prépare déjà à la croix et au mystère pascal.

En effet, le fardeau qu'il nous propose est un fardeau d'amour et donc léger et doux à porter. Par contre, en échange si j'ose dire, lui va prendre sur ses épaules tout notre poids de haine, de frustrations, de misères morales ou spirituelles et c'est sur la croix qu'il va tout pardonner pour nous présenter et nous remettre à son Père, comme lui même l'a été le jour de la présentation au temple.

 


Mardi 11 décembre 2018

1 ou 99 ?

Mt. 18, 12-14

 

En ce temps d'attente de l'incarnation du Fils de Dieu, cet évangile nous exprime de façon très explicite le pourquoi de cette incarnation.

C'est tout simple : Dieu ne veut pas "qu'un seul de ces petits soit perdu".

Il faudrait tout de même ajouter que la recherche de cette brebis perdue ne se fait pas au détriment des 99 autres. Il les laisse sous la vigilance du chien de berger. Et aussi parce qu'il sait, par expérience, que si elles sont encore toutes ensemble, c'est qu'elles n'ont pas envie de se disperser, non pas dans un esprit grégaire mais dans un esprit de communion.

Alors, le berger peut partir en toute tranquillité à la recherche de la brebis égarée. Et il ne sera heureux que lorsqu'il l'aura retrouvée. Ainsi fait-il de même avec chacun de nous : il ne renoncera pas à nous chercher tant qu'il ne nous aura pas trouvé. Alors, ne nous perdons pas exprès mais, si cela nous arrive, ne désespérons pas, nous savons que le Seigneur viendra nous chercher là où nous sommes, là où nous en sommes.

 


Lundi 10 décembre 2018

Visages de foi

Lc 5, 17-26

 

L'épisode du paralysé descendu par le toit par ses amis qui n'hésitent pas à le démonter pour le placer en face de Jésus nous est bien connu.

Il faut une sacrée dose de foi pour ces porteurs d'oser démonter un toit, avoir fait des kilomètres auparavant portant un malade, tout ceci pour demander à Jésus de le guérir.

Il faut une sacrée dose de foi pour le paralysé de se laisser balloter par ses amis qui, sans doute, ne marchent pas au même pas. Il le fait l'espérance au ventre d'être guéri.

Il faut une sacrée dose de foi à Jésus pour se révéler tel qu'il est, non pas d'abord guérisseur, mais Fils de Dieu, présent sur terre pour pardonner nos péchés.

Et à nous aussi il faut une sacrée dose de foi pour croire en celui que nous n'avons jamais vu.

Mais n'oublions pas que cette foi nous a été transmise par la foi des apôtres et des disciples au fil des années et des siècles pour nous permettre de croire aujourd'hui sans voir.

 


Dimanche 9 décembre 2018

La voix du désert

Lc. 3 1-6

 

Deuxième dimanche d'Avent, un nouveau jour d'espérance pour le peuple hébreux. Mais aussi, et surtout, pour nous aujourd'hui car la parole du Seigneur est toujours d'actualité et nous dit quelque chose de la part de Dieu aujourd'hui.  Il ne s'agit pas d'antiquité ou d'archéologie.

C'est un appel de la part de tous les Jean-Baptiste d'aujourd'hui  à nous préparer au passage du Seigneur. Ravins comblés, collines rabaissées, chemins redressés, etc. Tout ceci est bien symbolique mais que pouvons-nous faire aujourd'hui ?

Le Seigneur Jésus ne viendra pas faire les choses à notre place. Il a trop de respect et d'amour pour nous. C'est à nous de retrousser nos manches pour que la solidarité augmente tout en faisant disparaître les disparités, pour que chacun trouve sa place, sa propre place dans la société. La justice fera le lit de la paix et sur cette nouvelle route nous pourrons acclamer ensemble celui qui vient pour nous sauver, c'est-à-dire, nous diviniser un peu plus tous les jours.

 


 

 

Samedi 8 décembre 2018

L'immaculée Conception

Lc. 1, 26-38

 

Aujourd'hui, jour de joie dans l'Eglise catholique. Nous fêtons la naissance immaculée de Marie.

Fête qui nous fait entrer de plein pied dans le mystère de l'Incarnation. L'Eglise a retenu pour évangile, celui de l'Annonciation. Et nous voyons Marie, la toute jeune Marie, dire oui à l'ange Gabriel, un oui qu'elle ne reprendra jamais malgré toutes les souffrances qui lui seront apportées comme chemin avec son Fils, le Fils de Dieu fait homme.

Aujourd'hui aussi l'Eglise est en fête pour la béatification des 19 martyrs de l'Eglise d'Algérie. Ce sont dix neuf qui sont honorés, mais beaucoup d'autres ont participé à la lutte contre la violence et le radicalisme. Beaucoup d'autres, pas d'abord des chrétiens, mais des musulmans, des imams qui ont prôné la non violence. Ne les oublions pas dans nos réjouissances et dans notre prière.

Confions-les tous à Marie, mère de Dieu, mère de l'Eglise, mère du Christ et notre mère.

 


Vendredi 7 décembre 2018

Deux hommes de foi

Mt 9, 27-31

 

Deux aveugles suivent Jésus jusque dans sa maison pour lui demander la guérison. Une seule question de la part de Jésus : "Croyez-vous que je peux faire cela?" Réponse : "Oui nous le croyons".

Dialogue de foi s'il en est par excellence. Sans doute cette foi est motivée par leur désir de voir clair. Ce n'est pas une foi au rabais, c'est simplement une foi qui a reconnu en Jésus l'homme qui aime et dont l'amour guérit.

Pour la cécité de nos coeurs, de nos intelligences, de nos esprits, avons-nous la simplicité de demander à Jésus, à l'enfant Emmanuel qui vient, de nous donner ou re-donner la vue de l'amour ?

 


Jeudi 6 décembre 2018

Porte d'entrée au ciel

Mt. 7, 21-27

 

Roc ou sable ?

Architectes et entrepreneurs choisiront le roc car plus solide, plus sûr. Evidemment c'est plus difficile et plus cher.

D'autres, moins bien intentionnés, choisiront le sable car plus souple, plus facile, plus beau, plus doux, moins cher.

Et la difficulté c'est que souvent nous nous plaçons du côté du sable, dans le registre du moindre effort.

Quelqu'un nous a précédés pour le passage de cette porte d'entrée, basse et étroite. Il est passé par le roc, unique porte du ciel. Nous avons quatre semaines d'Avent pour réfléchir au choix que nous posons pour construire nos amours, notre vie, notre famille, etc.

 


Mercredi 5 décembre 2018

Nourritures... Nourriture

Mat. 15, 29-37

 

La multiplication des pains pour nourrir une foule immense est bien connue. Mais pourquoi s'arrêter à ce miracle ?

Il me semble qu'il y a bien plus dans ce texte.

Il y a d'abord les guérisons nombreuses et variées des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, etc. Ce sont déjà des miracles de première importance.

Mais il y a encore plus.

D'abord le fait que beaucoup suive Jésus, alors qu'ils n'ont pas encore été nourris. Ils ont reconnu quelqu'un et ils y ont cru.

Puis, ils rendent gloire au Dieu d'Israël, alors qu'ils ont encore le ventre vide. Le miracle est là : cette reconnaissance du Dieu d'Israël qui se révèle à eux par un homme, Jésus. Un homme qui dit Dieu autrement que par des paroles, mais par des gestes de compassion, d'amour, de communion ; par ses guérisons, par sa compassion, il nourrit les foules d'une manière nouvelle et les gens ne s'y trompent pas. La vérité de l'amour n'a pas de pareil pour faire se rencontrer, se parler, s'aimer les gens.

 


Mardi 4 décembre 2018

La bonté du Père

Luc 10, 21-24

 

Ce temps d'Avent est un temps d'attente, mais d'attente joyeuse. Jésus nous montre le chemin en exultant de joie. Pourquoi ?

Tout simplement parce que le Père se révèle, par bonté et en bonté, aux tout-petits. Rien ne peut arrêter le Père dans son amour gratuit.

On peut peut-être aussi lire que Jésus fait partie de ces tout-petits puisqu'il précise que tout lui a été confié et que le Père s'est révélé à lui parce qu'il est le Fils.

Et Jésus finit en beauté en appelant heureux ceux qui voient.

Voir Dieu, dans l'Ancienne Alliance conduisait à la mort (cf. Moïse). Aujourd'hui, voir le Fils, c'est voir le Père, c'est voir Dieu et cela est possible sans mourir car Dieu a renouvelé son Alliance en envoyant son Fils nous le révéler. Avec Jésus, nous pouvons rendre grâce pour tant de bonté.

 


Lundi 3 décembre 2018

Foi d'Orient et d'Occident

Matthieu 8, 5-11

 

Dans cette petite péricope, Jésus non seulement admire la foi de ce centurion, mais aussi par la même phrase rend grâce à son Père de tant de foi.

Il va même plus loin et ose avancer que cette foi de païen dépasse celle des juifs. Et il va encore plus loin, il met en scène déjà l'Orient et l'Occident, comme s'il nous mettait devant les yeux ce qu'il est venu et vient faire.

Une telle foi, nous la rencontrons aussi en Marie qui remet toute sa vie entre les mains de l'Ange.

Pour l'heure, profitons de ce temps de l'Avent pour remettre toute notre vie entre les mains du Seigneur et attendons dans la joie ce messie.

 


Dimanche 2 décembre 2018

 

Debout, tête haute et cœur léger

 

Lc 21, 25-28. 34-36

 

À l’heure où chacun cherche la vie sereine 

en pleine conscience,

l’entrée en Avent nous invite à l’éveil,

à redresser la tête,

à désencombrer nos cœurs alourdis de soucis, de peurs 

pour aller à la rencontre du Fils de l’homme.

Le Christ de notre foi ne cesse de venir parmi nous 

pour nous conduire au Père.

Chaque instant si nous prions sans cesse,

nous donne une grâce,

celle de vivre avec tous les habitants de la terre

dans une maison commune

dont il faut prendre soin.

Mais cette maison est aussi 

une Création en douleurs d’enfantements.

 

La vue de réfugiés en marche quoiqu’il advienne

vers une vie meilleure et ailleurs

ravive notre confiance en la dignité humaine et notre compassion.

Puisse notre espérance chrétienne en un monde meilleur 

devenir citoyenne, solidaire et éco-responsable.

Alors nous vivrons debout, tête haute et cœur léger

dans l'attente de la rencontre du Seigneur. 

 

 

 

 
 
Dernière modification : 22/05/2019