MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

 


 

  Évangéliste saint Marc, bréviaire de sainte Colette

 

 

Samedi 20 octobre 2018

Pour ou contre le silence

Lc 12, 8-12

 

Aujourd'hui, Jésus nous rappelle les éléments principaux d'une véritable amitié, et même de l'amour : la trahison n'a pas de place dans ce genre de relations. Ni la trahison ni même le reniement.

Oh, bien sûr, nous dirons que jamais, ô grand jamais, nous n'irons jusqu'à renier Jésus, celui que nous aimons tant et que nous vénérons. Est-ce si vrai ? Est-ce si simple ? Est-ce si facile ?

Que de fois il nous arrive de ne pas prendre parti en public, simplement parce qu'il semble que nous soyons tout seuls dans notre foi. Affirmer sans imposer que nous sommes chrétiens et, qu'à ce titre, nous pourrions dire ou faire des choses peu courantes, est parfois bien difficiles. Le silence n'est pas toujours d'or! Il y a des silences qui sont de vraies trahisons, de vraies accusations. Il peut arriver que l'erreur soit parfois préférable au silence, moins douloureuse, plus humaine et plus relationnelle.

Alors, essayons de vivre avec cette phrase toujours présente dans notre coeur : "l'Esprit vous enseignera au moment même ce qu'il faut dire".

 


Vendredi 19 octobre 2018

Sans crainte

Lc 12, 1-7

 

La mise en garde sévère de Jésus contre les pharisiens est déroutante.  Se méfier ainsi des autres comme cela, ne nous apparaît pas, à première vue, une façon d'aimer ceux qui ne vous aiment pas.

Attention, le Seigneur Jésus ne dit pas de ne pas les aimer. Il dit simplement ne faites pas ce qu'ils font. N'ayez pas peur d'eux. Malgré leur menaces ou leurs agissements, ils ne peuvent rien contre vous. Ceux-là ne sont pas dangereux.

Il n'y en a qu'un qui est dangereux et Jésus le dit clairement : "craignez Celui qui a le pouvoir de vous jeter dans la géhenne". Nous n'avons qu'un seul ennemi c'est le Mauvais, le Satan. Celui-là il faut le craindre car sa seule oeuvre est de vous perdre à jamais. Les autres, ils peuvent sans doute vous faire du mal mais soyez sans crainte, ils ne peuvent empêcher le Seigneur de vous aimer et de vous ouvrir les portes de son amour.

 



Jeudi 18 octobre 2018

Moissonneur ou semeur ?

Lc 10, 1-9

 

Dans cet épisode de l'évangile, nous rencontrons Jésus en train d'envoyer des ouvriers à la moisson. Il faut bien se situer : très souvent, certaines personnes nous donnent le sentiment qu'ils sont les semeurs qui ont permis au blé e pousser. Ne nous trompons pas, Jésus envoie des ouvriers à sa moisson. Il n'est dit nulle part qu'il s'agit de la moisson des moissonneurs. Ils sont les ouvriers du maître de la moisson.

Pour mieux nous en convaincre, Jésus dit : n'emportez ni argent, ni besace, ni chaussure. Qu'est-ce à dire si ce n'est que Jésus en personne va prendre soin des ouvriers qu'il envoie.

Aujourd'hui, c'est pareil : s'il nous faut travailler à la moisson du Seigneur, ne nous affolons pas. Tout nous est donné en temps et en heure. Parfois, même, il y a du surcroît.

Alors soyons des moissonneurs heureux de travailler pour le Seigneur.

 


 

 

Mercredi 17 octobre 2018

Malédiction ou malédictions

Lc 11, 42-46

 

Jésus met vraiment en accusation les scribes et les pharisiens. Ces derniers, d'ailleurs, n'hésitent pas à lui dire que Jésus les insulte.

Il est vrai que pour nous, au 21e siècle, ces malédictions sont difficiles à entendre. On a l'impression d'une accusation sans retour possible.

Comme il y a plusieurs malédictions, j'ai tendance à penser que Jésus n'est pas en train de condamner les hommes mais ce qu'ils font, leurs actes. C'est pourquoi on ne peut pas parler de Malédiction au singulier, mais de malédictions au pluriel. Le propos de Jésus est de leur faire prendre conscience de leurs actes et des conséquences, mais non pas de les vouer à la géhenne et aux enfers pour la vie éternelle.

 


Mardi 16 octobre 2018

Faire la vaisselle

Lc 11, 37-41

 

Les pharisiens sont régulièrement mis en défaut par Jésus pour agissements hypocrites.

A  nouveau, à propos de la vaisselle, Jésus réprimande ces pharisiens qui, décidément ne veulent pas entendre grand chose.

Ils se trouvent alors l'objet d'une série de malédictions comme rarement Jésus n'en a proféré.

Il faut dire pourtant que c'est une vaisselle particulière, celle qui fait partie de la Loi et que les juifs se doivent de respecter sans aucun compromis. Ne pas oublier que la Loi, pour les juifs est la voix de Dieu sur terre. Ne pas la respecter à la lettre, c'est renier Dieu.

Et voilà qu'un petit galiléen leur fait la leçon. Terrible pour eux. Et Jésus se permet de leur dire qu'il vaut mieux faire l'aumône que de laver les coupes selon des rites très précis.

Comme quoi, faire la vaisselle peut conduire très loin, à de très hautes réflexions ou contemplation. Le sujet de la vaisselle est souvent contemporain de grands saints : ainsi saint Bonaventure, lorsqu'on est venu lui annoncer qu'il devenait cardinal, a simplement répondu : laissez-moi finir la vaisselle.

La différence sur ces deux façons de dire et de faire ne demande pas d'explications. Elle parle par elle-même.

 


Lundi 15 octobre 2018

Le Signe

Lc 11, 29-32

 

Jésus est très sévère vis-à-vis de la foule qui se presse autour de lui. Il les appelle "génération mauvaise". La foule n'a sans doute pas beaucoup aimé. Surtout que Jésus va plus loin et accentue l'accusation : Vous n'êtes pas dignes d'être jugés par le Fils de l'homme. C'est la reine du Midi qui vous jugera. Etre jugé par une païenne, c'est la pire insulte pour des juifs : païenne et femme.

Pourquoi une telle verve à l'encore des foules qui se pressent autour de Jésus ? Jésus accentue encore : Les ninivites se sont convertis grâce à la parole du juif Jonas. Et maintenant vous avez le fils de l'Homme, le fils de Dieu en personne au milieu de vous et vous ne voulez pas le suivre, vous ne voulez pas le croire. Les signes qu'il accomplit ne vous suffisent pas ? Que voudriez-vous de plus ? On ne sait pas, si ce n'est que le Signe qu'est Jésus ne va pas dans le sens attendu par les juifs et donc ils ne peuvent pas y croire. Le Messie qu'ils attendent est un messie glorieux, triomphant, qui rétablira Israël dans sa puissance. Le messie que Dieu leur envoie est un messie humble, pauvre, caché qui met par terre toutes les gloires construites à travers les siècles. Jésus est signe, mais pas celui que les juifs espèrent. Aujourd'hui, la même question nous est posée : qui est Jésus pour nous ?

 


Dimanche 14 octobre 2018

Quel centuple ?

Mc 10, 17-30

 

Nous revoilà en compagnie de cet homme riche qui veut tout : le bonheur sur la terre e tau ciel, la richesse sur la terre et au ciel, etc. Malheureusement, il mesure tout à l'aune des richesses bien terrestres qu'il connaît.

Et Jésus lui dit : vous n'avez qu'une seule richesse, celle d'être enfant de Dieu et cela suffit. Notre homme riche ne peut pas imaginer ni accepter cette richesse qui n'a rien de tangible. Et il s'en va tout triste.

Pierre alors questionne : Et Nous ? Nous avons tout quitté ?

Réponse de Jésus : cela vous sera rendu au centuple dès maintenant. Comment cela est-il possible ?

Le seul commandement de Jésus c'est de nous aimer les uns les autres comme des frères. Ainsi le centuple de frères, soeurs et mères nous est déjà donné si nous essayons d'aimer en vérité. Le centuple des maisons ou des champs ? Pas de réponse si ce n'est que si nous vivons comme les premières communautés chrétiennes, tout appartenait à tout le monde et en faisait un usage modéré afin que tous puissent en bénéficier.

 


Samedi 13 octobre 2018

Bonheur d'écouter

Lc 11, 27-28

 

Et voilà, on pourrait croire que Jésus renie sa mère en écoutant cet évangile. Le bonheur serait moindre d'être la mère de Jésus que d'être un bon disciple qui écoute la parole de Dieu et la met en pratique.

Je crois qu'il ne faut pas mélanger les bonheurs.

Le bonheur d'être mère n'est comparable à aucun autre et je ne pense pas que Jésus dévalorise la maternité.

Ecouter la parole de Dieu ne relève pas du registre affectif. Ecouter la parole de Dieu, c'est déjà vouloir entrer en relation avec son Père, son Créateur. C'est de cette relation que va naître le bonheur d'être de Dieu et à Dieu. Voilà pourquoi ces deux bonheurs ne sont pas en concurrence, mais en complémentarité. Nous ne pouvons pas faire l'économie d'écouter la parole de Dieu si nous voulons en vérité aimer à notre tour ces hommes et ces femmes qui nous sont donnés comme frères et soeurs.

 


 

 

 

Vendredi 12 octobre 2018

Le tsunami de Satan

Lc 11, 15-26

 

Le passage de cet évangile est une mise en garde sévère de Jésus contre les ravages que peuvent faire la désunion et le goût du pouvoir. La finale est terrible : une fois que nous avons tout remis en ordre, après le passage du tsunami spirituel, tout nettoyé, et que nous croyons repartir du bon pied, les forces du mal reviennent avec plus de dévastations intérieures. Aujourd'hui, avec le réchauffement climatique, nous voyons ce que cela peut faire.

Alors, n'y a-t-il aucune solution, aucune réponse aux forces du mal ?

Jésus ne nous conduit pas dans un impasse. Comme il le dit lui-même, il est venu pour guérir, pour sauver, pour donner la vie. Ne nous trompons pas de pasteur, ne nous laissons pas guider par celui qui est le plus séduisant dans ses promesses. La vie n'est pas la lutte du bien contre le mal, comme s'il y avait deux forces à peu près égales et dont on ne connaîtrait pas le résultat du combat. La vie, telle que Jésus nous l'enseigne, n'a qu'un seul combat : l'amour et Jésus est notre partenaire dans cette lutte.

 


Jeudi 11 octobre 2018

Ne m'ennuie pas !

Lc 11, 5-13

 

Qui ne s'est pas trouvé un jour dans cette situation de repousser quelqu'un qui vient demander quelque chose : pas le temps, pas d'argent, autre chose de plus important à faire, etc. Donc nous ne pouvons pas jeter la pierre à cet homme qui n'ouvre pas sa porte.

Par contre, Jésus nous enseigne que notre Père, lui, ne ferme pas sa porte et Jésus non plus. Jamais, dans l'évangile nous ne lisons, nous n'entendons Jésus dire : "je n'ai pas le temps". A tous les carrefours de l'évangile, il se laisse arrêter pour soigner, réconforter, guérir. Et pourtant il continue  sa mission jusqu'au bout sans s'en laisser détourner. Alors, quelle est cette force qui le motive ?

Est-ce qu'on peut dire que c'est son ouverture aux autres, son coeur toujours tourné vers l'humanité qui lui permet d'être toujours disponible ? Ainsi il nous montre le chemin à suivre, il nous montre que c'est possible d'avancer dans la vie en étant à l'écoute des autres. Pas d'abord son petit confort spirituel au détriment des autres. Car ce sont ceux vers qui je me tourne, à qui j'ouvre mon coeur, qui sont ma route vers le Seigneur. On ne va pas à Dieu tout seul. L'autre ne m'ennuie pas, il est mon chemin divin.

 


Mercredi 10 octobre 2018

Notre Père

Lc 11, 1-4

 

Cette prière que nous récitons tous les jours, et même plusieurs fois par jour, avons-nous conscience de ce que nous disons ? Nous la récitons par coeur ou nous la récitons avec le coeur ?

Est-ce que nous mesurons l'intensité de l'amour qui nous est donné à ce moment-là?

Jésus nous donne cette prière en réponse à une demande de ses disciples "apprends-nous à prier". Etonnant que la réponse à une demande de prière se situe au niveau relationnel. Si ce n'est que la prière n'est pas autre chose que relation, une conversation entre le Seigneur et nous-mêmes.

Ce qui est différent ici c'est que notre Dieu et aussi  et d'abord notre Père. Et, en plus, ce Père nous donne notre nourriture de tous les jours (pas une surconsommation, juste ce qu'il faut pour tous les jours, pas de stock spirituel), il nous pardonne et nous apprend à pardonner.

C'est-à-dire qu'il nous donne notre feuille de route pour bien vivre ensemble. Si nous la respectons, la paix entre les hommes pourra naître.

 


 

Mardi 9 octobre

La meilleure part ?

Lc 10, 38-42

 

L'épisode évangélique de ce jour nous est, une fois de plus, bien connu : Marthe sert à table pendant que Marie écoute. Jalousie de la part de Marthe qui semble tout faire tandis que sa soeur ne ferait rien. Combien de fois, dans les familles, les bureaux, les entreprises, n'avons-nous pas rencontré cette situation : "je fais tout, l'autre ne fait rien et en plus c'est sur moi que retombe tout ce qui ne va pas !"

Jésus ne se situe pas du tout à ce niveau. Il renvoie Marthe et Marie à leur choix : "elle a choisit". On peut en déduire que Marthe aussi a choisi sa place.

C'est là où Jésus veut nous amener : être cohérent avec nous-même, être heureux avec nos choix. La meilleure part de Marie n'est pas une meilleure part par rapport à celle de Marthe. La meilleure part de Marie est sa meilleure part puisqu'elle l'a choisie. Notre meilleure part à nous c'est ce que nous avons choisi, en toute connaissance de cause.

Il n'y a donc pas d'opposition entre la contemplation et l'action. Chacun vit sa meilleure part lorsqu'il vit à fond ce qu'il a choisi en fonction de ce qu'il est, de ce qu'il peut faire, du besoin de la communauté familiale, chrétienne, ecclésiale, etc.

 


Lundi 8 octobre 2018

Mon prochain ?

Lc 10, 25-37

 

La parabole du Bon Samaritain et connu du monde entier. Souvent, on ne fait que  la comparaison entre les mauvais voyageurs qui ne s'arrêtent ps et le bon voyageur, étranger de surcroît, qui s'arrête, soigne, prend soin et revient prendre des nouvelles du malade.

N'y a-t-il que cela ? La suite de la parabole est bien explicite par la question de Jésus : "Lequel s'est montré le prochain de l'homme tombé aux mains des brigands ?"

Cette question, elle nous est posée à nous aujourd'hui, dans notre vie quotidienne, notre vie de travail, nos amitiés ou nos inimitiés, même notre vie de prière. Oui, dans notre prière, à qui pensons-nous ? Ceux que nous connaissons et aimons ou ceux qui peut-être nous ont fait du mal et qu'on aimerait mieux voir le plus loin de nous ? Et pourtant, ce sont ceux-là qui devraient devenir nos prochains. Et si Jésus nous dit de le faire, ce n'est pas pour nous embêter. Simplement parce que chercher à aimer est déjà source de bonheur pour mon prochain et pour nous.

 


Dimanche 7 octobre 2018

 

Homme et femme

 

Mc 10, 2-16

 

La bonté de Dieu pour nous s’origine dans la création 

de deux sexes : homme et femme.

Cette relation de partenariat en toute égalité,

la Parole de Dieu de ce jour l’oriente vers une belle fécondité, 

vers la succession des générations.

Rachi, rabbin juif du moyen âge traduit ainsi le verset de la genèse :

« L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme 

et ils seront « vers une seule chair » »

Quitter ses parents pour entrer en alliance et le fruit sera l’enfant.

Ces enfants sont bénis et embrassés par Jésus lui-même.

La séparation créatrice d’avec la génération qui nous précède 

nous fait partenaires en notre propre génération 

pour être féconds d’ une nouvelle génération.

 


Samedi 6 octobre 2018

 

Noms inscrits

 

Lc 10, 17-24

 

Combien de personne errent aujourd’hui,

dans nos sociétés occidentales, sans papiers ?

Leur nom n’est inscrit nulle part.

Leur reconnaissance sociale 

qui signerait leur droit à vivre dignement est inexistante.

 

L’heureuse nouvelle du jour parle de nos noms 

qui sont inscrits dans les cieux .

Sachant que Jésus, le Christ s’identifie à tous les exclus, 

nous voilà tous appelés à inscrire le nom des sans papiers dans les cieux !

 

Ces cieux évoquent un règne de paix et d’harmonie 

déjà là dans notre maison commune où il a une place pour tous et chacun.

Si l’entreprise nous paraît hors de nos forces, laissons-nous habiter 

par cette promesse et cette joie du Christ :

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux touts petits »

Accueillons ce que les sans papiers ont à nous dire de la joie de Dieu.

 


Vendredi 5 octobre 2018

 

Surdité

Lc 10, 13-16

 

Divers mouvements fixent aujourd’hui nos sociétés 

dans un certain rejet de l’altérité : 

réfugiés, roms, pauvres, chômeurs, handicapés,

que de rejets possibles et parfois malheureusement bien réels !

De tout temps, la force du message d’amour, de vie, d’accueil

se heurte à des résistances.

 

La parole de Dieu de ce jour en témoigne.

On peut discerner compassion et tristesse

dans les imprécations de Jésus face aux villes et villages 

qui restent sourds au message évangélique,

incapables d’interpréter les signes offerts (miracles advenus) .

 

Vivons cette journée dans l’accueil de Celui qui vient,

le Christ qui ne cesse de se livrer à nous nu, étranger, malade, en prison (Mt 25)

 


Jeudi 4 octobre 2018

 

Agneaux et loups

 

Lc 10, 1-12

 

Faire la paix entre le troupeau des bergers et les loups « sauvages » 

réintroduits dans les Pyrénées et de retour dans les Alpes

relève de la gageure.

S’agit-il  de retrouver un équilibre 

entre diverses populations animales ?

 

Que veut dire Jésus en envoyant ses disciples 

comme des agneaux au milieu des loups ?

Parle-t-il d’une force non violente éminemment respectueuse de l’autre 

même au prix de sa propre vie ? 

Une population en quête de sens, ouverte à la transcendance et à la fraternité,

sera hospitalière vis-à-vis de disciples messagers de la proximité du règne de Dieu.

Alors les disciples auront rencontré des amis de la paix. 

Dans le cas contraire, mieux vaut ne pas insister.

 

Disciples missionnaires dans une Église qui vit sa foi 

et la proclame sous le mode de la proposition toute en douceur et respect.

Nous sommes tous appelés à cette évangélisation.

Ainsi, les loups deviendraient-ils des agneaux ? 

C’est ce que François d’Assise  réussit un jour à Gubbio 

en obtenant une alliance de paix entre frère loup et les habitants de la ville.

 


Mercredi 3 octobre 2018

 

Élan missionnaire

 

Lc 9, 57-62

 

Exigence de l’appel de Jésus au disciple :

« Si tu m’accompagnes, tu seras un éternel pèlerin,

les pieds sur terre mais toujours en chemin vers le Règne de Dieu.

Celui-ci t’emporte dans un élan missionnaire :

L’urgence d’une bonne nouvelle à annoncer 

à temps et à contretemps,

aux vivants et non aux morts, 

aux lointains plutôt qu’aux proches.

Toujours, cet Évangile te précède, t’attire, 

t’appelle sans retour en arrière. »

 

Puisque Christ nous précède,

puisqu’il est , il était et il vient,

allons à sa rencontre sur els routes du monde.

Cherchons aujourd’hui où il peut bien venir

dans notre quotidien !

 


Mardi 2 octobre 2018

 

Chacun son ange

 

Mt18, 1-5.10

 

« Travaillez, prenez de la peine

remuez votre champ, ne laissez nulle place 

où la main ne passe et repasse

un trésor est caché dedans »

Ces vagues souvenirs d’une fable de La Fontaine 

peuvent introduire un deuxième commentaire 

de l’ évangile d’hier,

 si un trésor est bien caché dans nos Écritures Saintes !

 

Un verset supplémentaire nous parle d’anges. 

Aujourd’hui, nous fêtons les anges gardiens.

Certains croient à « leur bonne étoile ».

Les chrétiens eux, sortent de leur destin 

pour croire à leur destinée d’enfants de Dieu. 

Ils disent qu’ils sont protégés par leurs anges gardiens.

À chacun de décliner cette « sécurité spirituelle » 

selon sa propre expérience de la Providence de Dieu.

 

Jésus nous parle des anges à propos des enfants, 

les exclus et les laissés pour compte de son époque. 

Il s’agit pour nous de ne pas mépriser les petits, 

récipiendaires d’une grâce toute particulière :

«  leurs anges voient Dieu » 

Risquons cette interprétation : 

leur simplicité et leur pureté de cœur 

leur permettent de voir Dieu en toutes choses.

 


Lundi 1er octobre 2018

 

Un grand petit

 

Mt 18, 1-5

 

La logique du règne de Dieu présente 

dans l’évangile de ce jour est renversante :

c’est le petit qui est le plus grand.

Voilà un appel à la conversion qui a le goût de l’enfance.

 

Fruit d’un long travail intérieur, 

cette enfance spirituelle nous fait passer 

de la maîtrise des événements à la confiance en la vie, 

du mérite à l’accueil de la grâce.

 

Confions nos cheminements tout intérieurs 

à sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

Elle peut nous guider par sa petite voie qui est celle de l’amour.

 


Dimanche 30 septembre 2018

 

En ton nom

 

Mc 9, 38-43.45.47-48

 

Dans une société d’apparence, être vêtu d’habits d’une certaine marque, 

être issu d’une telle grande école 

nous ouvre bien des portes.

 

Pour ouvrir les portes du Royaume de Dieu,

il suffit de faire le bien et d’être juste et vrai, 

quelle que soit notre appartenance religieuse ou de conviction.

 

Soyons des chrétiens rassembleurs, inclusifs, accueillants et hospitaliers.

Devenons tous prophètes 

aptes à reconnaître l’Esprit Saint à l’œuvre en ce monde 

et chez tous ceux et celles qui répondent 

à ce souffle en toutes nos périphéries.

 


Samedi 29 septembre 2018

 

À ciel ouvert

 

Jn 1, 47-51

 

De notre monastère sous terre, grâce au mur de verre qui nous fait face, 

nous pouvons contempler l’horizon.

Cette ouverture sur le ciel, contrairement à l’évangile, 

ne nous fait pas voir des anges 

qui montent et descendent au-dessus du Fils de l’homme !

 

Pourquoi ?

Nous n’avons pas encore la pureté du cœur et l’intelligence des Écritures 

qui faisaient de Nathanaël « un homme sans ruse » 

apte à reconnaître le Fils de Dieu en Jésus de Nazareth.

 

Cherchons sans relâche les pas du Christ 

dans l’Écriture et dans nos vies 

et les anges de Dieu nous guideront.

 


Vendredi 28 septembre 2018

 

Secrète résurrection

 

Lc 9, 18-22

 

Qui connaît vraiment l’identité profonde d’un proche 

ou d’une personnalité publique bien en vue ?

 

Quand Jésus interroge ses disciples sur son identité, 

ils lui répètent toutes les figures possibles imaginées par l’opinion publique.

Seule la position personnelle de Pierre touche juste :

« Tu es le Christ »

 

Le problème, c’est que cette identité doit rester secrète.

Seuls les yeux de la foi peuvent en effet contempler le Christ en croix 

et y voir le Seigneur ressuscité

Secrète résurrection : 

au cœur de la souffrance discerner la vie de Dieu qui la transcende.

 

Prenons aujourd’hui le chemin de la compassion,

il nous conduit vers la foi en la résurrection.

 


Jeudi 27 septembre 2018

 

Personnalité interpellante

 

Lc 9, 7-9

 

Qu’est-ce qu’un prophète ?

Une voix derrière la voix, un souffle qui dépasse 

celui qui profère les paroles !

Les prophètes dénoncent, annoncent et renoncent tout à la fois.

Ils devraient être ceux dont les actes 

sont au plus près de leurs paroles et inversement.

 

Depuis plus de 2000 ans, la Parole du Nazaréen 

fait se lever des disciples aptes à annoncer le Règne de Dieu.

 

Qui cherche aujourd’hui à voir des chrétiens ? 

Comment nous, les disciples de Jésus-Christ 

interpellons-nous par notre style de vie ?

 


Mercredi 26 septembre 2018

De village en village

Lc 9, 1-6

 

« Par toute la terre se répand leur message 

et la Bonne nouvelle aux limites du monde »

Voilà une antienne que nous chantons pour une fête d’apôtre.

 

La Parole de ce jour nous fait part de la manière 

dont Jésus envoyait les apôtres en mission itinérante d’évangélisation :

une pauvreté de moyens évidente, situation actuelle de l’Église en France
une cohérence de vie à toute épreuve pour les missionés, toutes ces personnes qui aujourd’hui encore reçoivent une lettre de mission de leur évêque

L’essentiel de la Bonne Nouvelle tient également en peu de choses : 

annoncer et faire des guérisons.

Si notre évangile prend soin des personnes rencontrées et

Si plus de solidarité se répand autour de nous, 

alors le règne de Dieu s’est rapproché.

 


Mardi 25 septembre 2018

 

La pratique

 

Lc 8, 19-21

 

Dans nos pays sécularisés, les sondages ont l’habitude 

de mesurer le pourcentage de chrétiens pratiquants 

par l’assistance à la messe dominicale 

auparavant hebdomadaire et maintenant plutôt mensuelle.

 

Jésus dans l’évangile de ce jour déplace la notion de « pratique » : 

il ne s’agit pas d’une participation à un culte 

mais d’une mise en pratique de la Parole de Dieu,

écoutée avec attention et même affection pour qui nous la livre.

 

Ainsi la mère de Jésus ferait bien partie des disciples et des proches.

Quand les bergers viennent voir son fils, 

«  Marie, retient tous ces événements et les médite dans son cœur. »

Quand elle vient le voir alors qu’il mène sa vie publique,

elle entend « qui sont ma mère et mes frères ? » 

et n’en doutons pas elle s’y reconnaît !

 

 

Quelle est ma pratique de la Parole de Dieu ? Où puis-je l’écouter ?

 


Lundi 24 septembre 2018

 

Vie secrète

 

Lc 8, 16-18

 

Un engouement médiatique sur « La vie secrète des arbres » 

attire notre attention depuis quelques années 

sur le mystère de la forêt.

 

La Parole du jour révèle la vie secrète du juste, 

de l’homme, de la femme de foi.

Comme dit le psaume,

« une lumière est semée pour le juste

et pour le cœur simple une joie. »

 

De Celui qui est la lumière du monde, chemin, vérité et vie,

le Christ nous avons reçu une vie secrète à révéler au grand jour.

Nous serons alors dans l’abondance.

En effet,  l’amour, la vie et  la lumière partagées ne s’épuisent pas 

mais se renouvellent toujours.

Ainsi, « à celui qui a, on donnera » encore.

 


25° dimanche B – 23 septembre 2018

Mentalités perverses

Sagesse 2, 12-20/ Jacques 3,16 à 4,3/ Marc 9,30-37

 

 

Le Livre de la Sagesse nous décrit la rancune haineuse

qui habite ceux que dérange le juste qui a foi en Dieu :

« Soumettons-le à des outrages et à des tourments,

condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il,

quelqu’un interviendra pour lui... »

 

St Jacques nous fait la même description, plus proche de nous :

« D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous ?

Vous êtes pleins de convoitises... alors vous tuez. Vous êtes jaloux,

alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre... Vous

demandez et vous n’obtenez rien, puisque c’est pour tout

dépenser en plaisirs. »

 

Jésus aussi sera livré aux mains des hommes, et ses disciples

discutent entre eux pour savoir qui est le plus grand (amorce

de rivalités et de conflits futurs). Le seul remède qu’il prescrit

est radical : «  Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le

dernier de tous et le serviteur de tous, à la manière d’un enfant. »

Avons-nous conscience des enjeux de nos comportement ?

 



Samedi 22 septembre 2018

Semences

1 Co.15, 35-49/ Luc 8, 4-15

 

 

Oui, il est beaucoup question de semences

dans les deux textes de cette liturgie :

« Comme une grande foule se rassemblait

autour de Jésus, il dit en parabole : Le semeur

sortit pour semer la semence »... C’est la Parole

de Dieu, comme il l’explique plus loin. Et cette

Parole s’est faite chair.

Paul développe cette réalité, en répondant à une

question sur la résurrection des morts :  « ce qui est

semé corps physique ressuscite corps spirituel.

C’est que le dernier Adam – le Christ – est devenu

l’être spirituel qui donne la vie. De même que nous

aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile,

de même nous serons à l’image de celui qui vient

du ciel. » Il porte en lui la vie éternelle, qu’il veut

nous partager.

Quelle prodigieuse aventure que ces semences

du Verbe !

 


Vendredi 21 septembre 2018

Fête de saint Matthieu

Éphésiens 4,1-13/ Mat. 9,9-13

 

 

« A chacun d’entre nous, la grâce a été donnée

selon la mesure du don fat par le Christ ... »

 

Nous connaissons l’histoire de Matthieu, ce

collecteur d’impôts romains, que Jésus a repéré

et appelé. Il a répondu et est devenu disciple,

apôtre, évangéliste de la Bonne Nouvelle apportée

et vécue par Jésus :

« Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,

un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous

et en tous. »

 

Les pharisiens peuvent récriminer sur la proximité de

Jésus avec les « pécheurs publics », mais ce qui se construit

ainsi peu à peu, c’est le corps du Christ, où chacun a son rôle

à jouer, en vue de parvenir à l’unité dans la foi, à la plénitude

de la stature du Christ.

 


Jeudi 20 septembre 2018 

1° Cor. 15, 1-11/ Luc 7, 36-50

 

LE PRIX DU PARDON

 

Le lien n’est pas évident aujourd’hui entre 

l’épisode de la pécheresse pardonnée, relaté

par St Luc, et les récits de résurrection évoqués

par St Paul. Et pourtant, le terreau profond est

bien le même...

« Ses nombreux péchés sont pardonnés, puisqu’elle 

a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on 

pardonne peu montre peu d’amour... »

« Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »

 

SiJésus a pu pardonner à cette femme sa vie dissolue,

en réponse à sa foi, c’est que lui-même, une fois pour toutes,

est mort pour nos péchés, a été mis au tombeau, pour nous. 

Mais il est aussi ressuscité, pour nous. Et Paul d’ajouter :

« Il est même apparu à l’avorton que je suis, moi qui

ai persécuté l’Église de Dieu. Et la grâce de Dieu, en moi,

n’a pas été stérile. »

Nous sommes tous bénéficiaires de ce pardon qui

mène à la Vie.

 


Mercredi 19 septembre 2018

1° Cor.12,31 à 13,13/ Luc 7,31-35

 

QUOI PENSER ?

 

Jésus constate avec amertume : Les gens

disent de Jean « c’est un possédé ! » et de lui

« c’est un glouton et un ivrogne, un ami des 

publicains et des pécheurs »...« mais par tous

ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue

juste. »

 

C’est que cette sagesse de Dieu dérange, change

nos habitudes, et donc suscite la critique sous

d’autres motifs.

 

Mais nous dit St Paul :Quel  est le chemin par excellence

des meilleurs dons ? L’amour, sous toutes ses formes.

Seul l’amour demeurera.

« Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance

et la charité, mais la plus grande des trois, c’est la

charité. »  Là est le meilleur critère de discernement.

 


Mardi 18 septembre 2018 

1° Cor 12,12-31/ Luc 7,11-1

 

CORPS DU CHRIST RESSUSCITÉ

 

Après la résurrection par Jésus du fils 

de la veuve de Naïm, tous rendaient gloire

à Dieu en disant : « un grand prophète s’est

levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. »

 

C’est de ce même Jésus dont parle Paul :

« Vous êtes le corps du Christ, et chacun pour

votre part, vous êtes membres de ce corps.

Tout le monde, évidemment, n’a pas les mêmes

dons... Recherchez donc avec ardeur les dons 

les plus grands. »

 

Nous voici donc appelés à trouver notre vocation

et mission dans le peuple de Dieu, toujours en 

référence au Christ, l’envoyé de Dieu.

 


Lundi 17 septembre 2018

Galates 6, 14-18/ Luc 9, 23-26 

 

FETE DES STIGMATES DE St FRANÇOIS

« Que personne ne vienne me tourmenter.

Car moi, je porte dans mon corps la marque

des souffrances de Jésus Christ. »

C’est le cri de Paul. Ce pourrait être celui de

François, qui lui aussi a reçu les marques de

la Passion du Christ jusque dans son corps. 

 

L’un comme l’autre n’ont fait que vivre la

parole de Jésus à ses disciples : « Celui qui

veut marcher à ma suite, qu’il prenne sa croix

chaque jour et qu’il me suive... Qui perdra sa

vie pour moi la sauvera ! »

 

Rien de plus vrai, puisque 800 ans après, 

la vie de St François rayonne toujours 

d’une intense lumière.

 


Dimanche 16 septembre 2018 

Isaïe 50, 5-9/Jacques 2,14-18/Marc 8 27-35

 

SORTIR DE SOI

 

Aujourd’hui, les textes de la liturgie nous 

mettent au pied du mur : Comment réagir

dans une situation critique, angoissante ?

Isaïe appelle à la foi :

« Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours, 

c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les

outrages. Je sais que je ne serai pas confondu.

Il est proche, celui qui me justifie. »

 

L’apôtre Jacques nous interpelle à son tour :

« Si quelqu’un prétend avoir la foi sans la mettre

en œuvre, à quoi cela sert-il ? Supposons qu’un frère 

ou une sœur n’ait pas de quoi...si vous ne leur donnez 

pas le nécessaire pour vivre...

La foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. »

 

Jésus, devant sa Passion, est encore plus radical envers ses 

disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il

renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.

Celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’évangile la

sauvera. » 

 


Samedi 15 septembre 2018 

Hébreux 5, 7-9/ Jean 19, 25-27/ ou Luc 2,33-35

 

COMPASSION DE MARIE

 

Marie est toujours étroitement associée à la vie 

de son Fils. La voici au pied de la croix où ils est 

suspendu. De lui qui va mourir, elle reçoit ces 

paroles : « Femme, voici ton fils » lui dit-il en 

parlant de Jean qui est à ses côtés, mais aussi

de nous tous qui serons le fruit de son amour

sauveur..

« Le vieillard Siméon lui avait prédit : cet enfant

provoquera la chute et le relèvement  de beaucoup

en Israël. Il sera un signe de contradiction, et toi, 

ton âme sera traversée d’un glaive. Ainsi seront 

dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un

grand nombre. »

 

Nous avons part à cet enfantement si douloureux !


Vendredi 14 septembre 2018

Phil.2, 6-11/Jean 3, 13-17

 

FÊTE DE LA CROIX GLORIEUSE

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné

son Fils unique, afin que quiconque croit

en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie

éternelle... pour que, par lui, le monde soit

sauvé. »

 

Paroles révélatrices du grand projet de Dieu, 

qui nous prend là où nous sommes...

pour nous amener à lui.

Et pour cela, quel chemin suivra le Christ ?

 

« Il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur,

devenant semblable aux hommes.

Reconnu homme, il s’est abaissé, obéissant 

jusqu’à la mort, la mort de la croix.

C’est pourquoi Dieu l’a exalté, afin qu’au nom de Jésus

tout genou fléchisse, et que toute langue proclame :

Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ! »

 

Kénose du Christ  dans laquelle nous n’aurons

jamais fini d’entrer, tant cet amour est immense !

 


Jeudi 13 septembre 2018 

1° Cor. 8,1-13/Luc 6, 27-38 

 

DEVENIR FILS DE DIEU

Paul nous dit : «La connaissance rend orgueilleux,

tandis que l’amour fait œuvre constructive... »

Mais quelle sorte d’amour ? 

 

Les paroles de Jésus sont rudes : 

« Aimes vos ennemis, faites du bien, souhaitez

du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour

ceux qui vous calomnient ! A celui qui te frappe

sur une joue... à celui qui te prend ton manteau...

Donne... Ne réclame pas... Aimez, faites du bien, 

prêtez sans rien espérer en retour... et vous serez

les fils du Très-Haut, car Lui, il est bon pour les ingrats

et les méchants... 

Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.

Ne jugez pas... Ne condamnez pas... Pardonnez...

La mesure dont vous vous servez servira aussi 

pour vous. »  

Ce n’est pas rien, mais beaucoup le vivent !

 


Mercredi 12 septembre 2018 

1° Cor. 7, 25-31/ Luc 6, 20-26

 

AUJOURD’HUI ?  DEMAIN ? 

« Il passe, le monde tel que nous le voyons ! 

Le temps est limité... »  Telle est la constatation

de Paul, qui rejoint le discours de Jésus sur la 

montagne, annonçant des bouleversements

radicaux :

« Heureux, vous les pauvres, car le Royaume 

de Dieu est à vous ! 

« Heureux vous qui avez faim maintenant, car

vous serez rassasiés... »

 

« Mais quel malheur pour vous les riches, car

vous avez votre consolation !

« Mais quel malheur pour vous qui êtes repus

maintenant, car vous aurez faim !... »

 

Quel choix de vie ferons-nous, une fois avertis ?

A court terme ? A long terme ? Dans la foi ou 

dans  la recherche du profit immédiat ?

Ce sont là des questions d’une brûlante actualité.

 


Mardi 11 septembre 2018 

1° Cor. 6,1-11/ Luc 6, 12-19

 

D’UNE VIE À L’AUTRE

 

Jésus, après avoir longuement prié, appelle ses

disciples et en choisit 12, auxquels il donne le nom

d’apôtres. « Il y avait là un grand nombre de ses disciples

et une grande multitude de gens, venus l’entendre et se

faire guérir : Une force sortait de lui et les guérissait tous. »

 

Beaucoup de maux aussi dans les premières communautés

chrétiennes : procès entre frères devant des juges païens !

« Débauchés, idolâtres, adultères, dépravés, voleurs et

profiteurs, ivrognes, diffamateurs, escrocs : voilà ce qu’étaient

certains d’entre vous ! Mais vous avez été lavés, sanctifiés, au

nom du Seigneur Jésus Christ et par l’Esprit de notre Dieu. »

 

Tel est le miracle de la vie nouvelle ! 

 


Lundi 10 septembre 2018

1° Cor.5,1-8/ Luc 6,6-11

 

ATTENTION A NOUS ! 

 

Que veut dire St Paul quand il écrit aux chrétiens

de Corinthe : « Purifiez-vous des vieux ferments

et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le

pain de la Pâque... ? »Cette prescription rituelle

aurait-elle une incidence dans nos vies ?

 

Regardons Jésus guérissant un homme à la main

desséchée, un jour de Sabbat.  Vieux ferment ?

Que lui dit-il ? « Lève-toi et tiens-toi debout ! »

Geste de résurrection : sa main redevint normale.

« Est-il permis de faire le bien ou de faire le mal ?

de sauver une vie ou de la perdre ? »

Les pharisiens légalistes sont remplis de fureur.

A ceux qui leur ressemblent s’applique la parole

de Paul : « vieux ferments de la perversité et du

vice », en qui ne se trouvent aucun amour de l’autre.

Le ferment apporté par Jésus est celui de la droiture

et de la vérité, fusse au prix de sa propre vie.

Il y a des péchés d’omission qui tuent, au nom de Dieu.

Attention ! 

 


Dimanche 9 septembre 2018 

Écoute, écoute...

Marc 7, 31-37

 

 

    Nous sommes sourds !... 

    Qu'il est difficile de savoir écouter !...

    Il y a tant de bruits, de parasites autour de nous et en nous !...

    Lorsque deux personnes se parlent, elles ont besoin du silence pour entendre l'autre... et l'au-delà de ses mots !... Elles ont besoin du silence pour que chacun puisse, s'il le désire, laisser émerger les mots les plus obscurs, qu'il trouve le chemin vers eux, qu'il ait le temps et l'espace pour les ramener un à un à la surface, pour s'essayer à prononcer des mots malhabiles, pour tenter de les ajuster un à un !...

    Le silence permet à chacun d'entendre l'autre et de trouver soi-même ses mots dans son silence intérieur. 

    Alors prend naissance un véritable dialogue. L'Esprit est dans le silence. Par lui, Jésus nous guérit, nous qui sommes sourds et muets. Alors, comme Marie, nous pouvons enfanter la Parole...

 


Samedi 8 septembre 2018 Nativité de Marie

Voici l'aurore !

Matthieu 1, 1-16, 18-23

 

    C'est une femme de chez nous, Marie !... de notre terre !.. Elle s'enracine dans un peuple, dans une histoire !... C'est bien notre sœur !... Elle a connu notre condition, avec ses soucis, ses joies, ses luttes... C'est pour cela qu'elle nous est si proche. Qu'elle peut nous aider. 

    C'est une pauvre, une petite. Sa grandeur vient de plus loin... Chaque fois qu'au cours de l'Histoire, elle a voulu nous aider par sa parole, c'est à des pauvres, des petits, des enfants qu'elle s'est manifestée. Eux seuls pouvaient l'entendre et comprendre son message. 

    Ce qu'elle a à nous dire, à nous transmettre est tellement vital qu'on ne peut le comprendre avec la tête seulement. Il nous faut le recevoir dans tout notre être et notre vécu. Et, lorsque l'on est petit, c'est un exercice plus spontané !

    C'est d'ailleurs par cette disposition du cœur, qu'elle a pu accueillir le Fils de Dieu. Elle est la Femme dans toute sa Beauté !... Elle est la première en chemin !...

    Suivons-là !...

 


Vendredi 7 septembre 2018

La volonté de Dieu est fête !

Luc 5, 33-39

 

 

    Alléluia ! Notre Dieu est un Dieu qui aime la fête !... Que sa volonté soit fête !... La fête de la vie ! La fête de la création !..

    Si nous sommes invité(e)s à pratiquer un certain jeûne au lieu de nous laisser bouffer par une consommation effrénée, c'est justement pour nous ouvrir à la fête de l'émerveillement, la fête de ne pas être blasé(e), la joie de l'accueil et de l'offrande !... La fête de l'alliance avec l'Époux, celui qui nous aime !...

    Mettons nos plus beaux vêtements et buvons le bon vin. La beauté nous renouvelle ! La bonté nous donne le goût de la Vie ! Alléluia !...

 

Jeudi 6 septembre 2018

Quelle pêche !

Luc 5, 1-11

 

 

    Dans l'Évangile d'aujourd'hui, on ne nous dit rien du contenu de l'enseignement de Jésus. On perçoit, cependant, que ce n'était pas un discours simplement intello ! C'était un enseignement existentiel.

    C'est pour cela que Pierre en a été bouleversé ! A tel point que lui, l'homme expérimenté dans le métier de la pêche, il a fait confiance à Jésus (...qui n'avait aucun diplôme dans ce domaine !...) Il a reçu la force de ne pas s'arrêter à son échec. De recommencer. De se dépasser. De découvrir des ressources insoupçonnées... grâce à la confiance, grâce à l'entraide, grâce à la fraternité...

    Et, au creuset de cette expérience au ras de son humble vécu, un horizon nouveau s'est ouvert devant lui, inimaginable !...

    … Rien de moins que de participer à l’œuvre du Créateur au service de l'Homme !...


Mercredi 5 septembre 2018 

La contagion de la VIE

Luc 4, 38-40

 

    Tout au long du jour, Jésus n'a de cesse de faire reculer le mal, le non-être. Car tout son désir, toute la volonté de Dieu pour chacun, chacune de nous est que nous soyons des ÊTRES, des VIVANTS.

    Alors, Jésus poursuit cette œuvre, même après le coucher du soleil, dans la nuit. Il le fait par tout son Être, par ses mains, sa présence, sa parole... Mais il ne s'arrête pas. Il doit poursuivre sans cesse, allez ailleurs, dans d'autres contrées... Et c'est à ceux, celles qui, par lui, sont redevenu(e)s des ÊTRES VIVANTS, c'est à eux, elles, de se mettre à leur tour au service de la Vie, là où ils, elles sont, de continuer cette transmission, prendre part à la contagion de la VIE...

    C'est pour cela     que nous avons été envoyé(e)s !...


Mardi 4 septembre 2018

Il est bon d'être

Luc 4, 31-37

 

 

    Tout le monde est étonné de voir que Jésus aie une parole et une action si puissante contre l'esprit du mal, et qu'il puisse l'exclure de l'être humain ! 

    Mais, il n'y a là rien de surprenant ! Comme Benoît XVI le dit : « Il y a un seul principe, le Dieu créateur, sans ombre de mal. C'est pourquoi, l'être n'est pas un mélange de bien et de mal. L'être comme tel est bon et, donc, il est bon d'être, il est bon de vivre. »

    Le mal n'est pas un autre être qui rivaliserait avec le bien. Il est le non-être.

    Donc, rien d'étonnant à ce que face à Jésus, qui est l' ÊTRE, le mal n'aie pas de consistance. Il est exclu par celui qui EST.

    Et nous, avec Jésus, nous avons la même puissance chaque fois que nous choisissons l'être, la vie.

 


Lundi 3 septembre 2018 

Un regard libre

Luc 4, 16-30

 

    « N'est-ce pas le fils de Joseph ? »... C'est le charpentier, c'est l'enfant du village... Je le connais bien celui-ci ! Je la connais bien, celle-là ! Il est, elle est comme ceci, comme cela !...

    Voilà une bonne façon d'enfermer nos proches ! C'est plus rassurant ! Et on ne se rend pas compte qu'on les étouffe ! Il devient alors difficile pour eux, voire impossible, de laisser émerger un talent caché, une facette nouvelle de leur personnalité, une évolution de leur être... Quelle force intérieure cela nécessite pour se libérer de ces chaînes, d'autant plus contraignantes qu'elles sont invisibles !...

    Nous-mêmes sommes aussi peut-être prisonnier(e)s du regard figé de nos proches, ou(et) de notre propre regard sur nous-même !...

    Mais n'ayons pas peur, l'Esprit du Seigneur est sur nous. Par Jésus, il vient apporter aux opprimés la libération !...

 


Dimanche 2 septembre 2018

Où est ton cœur ?!...

Marc 7, 1... 23

 

    Quel culte rendons-nous à Dieu ?!...

    Les gestes extérieurs ont toute leur valeur. Ils sont en interaction avec notre prière intérieure, se nourrissant l'un l'autre.

    Il est nécessaire que les célébrations liturgiques aient des repères, des normes. Pour éviter l'accaparement subjectif d'une personne, d'un groupe. Pour qu'elle soit réellement universelle et l'expression de la Foi chrétienne.

    Mais, lorsqu'au nom de la beauté, de la vérité, de l'orthodoxie de la liturgie, on se met à juger ceux et celles qui ne sont pas dans les clous à nos yeux, ou à se figer dans des habitudes... il y a là un signal d'alarme !...

    C'est le moment de s'interroger sur les ressorts profonds de notre culte. Est-ce réellement à Dieu que nous rendons un culte ?!...

 


Samedi 1er septembre 2018

Une alliance créatrice

Matthieu 25, 14-30

 

    Pourquoi avons-nous si souvent une image de Dieu troublée, étriquée, castratrice !... je ne dirais pas : à l'image de l'homme... car lui aussi, dans sa vérité, est plus grand que cela !...

    Peut-être que nous nous sentons si malhabiles pour gérer nos peurs, nos chutes, nos limites !... Nous nous réfugions alors dans la sécurité étroite de la mesquinerie et nous enfermons Dieu dans cette mesure !...

    Le salut apporté par Jésus, c'est Dieu qui surgit : « Réveille-toi ! Élargis l'espace de ta tente ! Ne crains pas ! Entre dans le mouvement éternel de la Vie !... Voici mes dons en surabondance ! Tout ce qui est à moi est à toi ! J'ai confiance en toi ! Tu es capable de les recevoir et de les faire fructifier en abondance ! Et de multiples façons ! L'alliance entre toi et moi est d'une créativité surprenante, inimaginable !... »

 


Vendredi 31 août 2018

La lampe de notre désir

Matthieu 25, 1-13

 

Une lampe à huile,

Elle est belle, elle est merveilleuse, car elle est vivante !...

Sa flamme est fragile et mouvante

Elle faiblit, puis reprend vigueur.
Si la tempête est trop forte, elle s'agite, affolée... et s’éteint !...

nous plongeant dans l'obscurité...

Mais, au contact de la flamme, elle rejaillit toujours nouvelle !

Comment se peut-il ?!... D'où vient ce miracle ?!...

De la rencontre entre la lumière qui s'approche et l'huile...

La lumière du Christ et l'huile de notre désir, de notre attente,

l'huile de l'onction de l'Esprit que nous avons accueillie

et entretenue au long de la nuit.

Cette huile ne peut se partager. 

Elle peut éveiller en l'autre son propre désir,

mais chaque désir est unique, personnel,

il demande du temps pour se creuser, mûrir...

et se faire réceptacle de la Lumière...

 


Jeudi 30 août 2018  

Préparons le Jardin de Dieu

Matthieu 24, 42-51 Saint Fiacre

 

    Aujourd'hui, Saint Fiacre, patron des jardiniers, maraîchers et autres cultivateurs nous invite à lire l’Évangile dans son optique !

    Nous sommes les serviteurs, les servantes que le Créateur a placé(e)s à la tête de sa création. Notre rôle est de cultiver la terre, d'accompagner chaque créature afin qu'elle porte des fruits, ses fruits propres.

    Si nous nous mettons à « frapper nos collègues, à manger et boire avec les ivrognes... » comprenons : si nous détruisons la création au profit de nos addictions... il y aura forcément des conséquences néfastes !...

    Mais si nous veillons, si nous prenons soin de tout ce qui nous est confié... alors lorsque le Maître viendra, il nous confiera... la nouvelle Création, celle que nous aurons bâtie avec lui !...         

            LE JARDIN DE DIEU !...

 


Mercredi 29 août 2018

Ne pas se laisser enfermer dans la cour !

Marc 6, 17-29 Martyre de Saint Jean-Baptiste

 

    L’Évangile de ce jour relate un événement sordide, trahissant le phénomène de cour qui pouvait exister dans l'entourage d'un souverain. Ce jeu obscur de séduction, de pression, d'influence, de chantage est une tentation encore actuelle ! Nous en avons eu des échos récemment dans les plus hautes sphères de notre nation ! Et ce n'est pas l'apanage seulement des élites ! Dans tout groupe de vie ou de travail, spécialement lorsqu'il a une personnalité forte à sa tête, chacun, chacune peut dériver dans les compromissions, les manigances pour se faire bien voir et obtenir des faveurs. Cela a pour effet de fagocyter toutes les relations et d'aboutir au pire !...

    Alors, où est la Bonne Nouvelle dans cette histoire ?!... Jean le Baptiste n'aurait été qu'un pion innocent, victime d'un tyran abject ?!...

    Or, lorsqu'on lit la suite de l’Évangile, on a le sentiment que l'action de Jésus est décuplée ! Est-ce que le Mystère Pascal ne serait pas déjà à l’œuvre ? Il rendrait féconde la mort d'un juste, par la vie de celui qui reprend le flambeau pour aller plus loin ?!...

 


Mardi 28 août 2018  Saint Augustin

Je te cherchais au dehors

Matthieu 23, 23-26

 

    Heureux êtes-vous, vous qui avez faim de justice, de miséricorde, de loyauté !

    Heureux êtes-vous, vous qui ne fuyez pas la vérité de votre être dans des comportements de façade , !

    Ceux et celle qui sont simples et clairs en eux-mêmes... Et ceux et celles qui n'ont pas peur de la complexité, du mélange d'ombres et de lumières de leur être intérieur... Ceux-là, celles-là n'ont pas besoin de se cacher derrière des masques !

    Ils peuvent alors, comme Saint Augustin : trouver au-dedans d'eux-mêmes celui qu'ils ont tant cherché au-dehors !...

 


Lundi 27 août 2018 

Une transmission comme un enfantement

Matthieu 23, 13-22

    

    « Malheureux êtes-vous !... »

    Oui ! Nous sommes bien malheureux si nous essayons d'annoncer l’Évangile sans le vivre nous-mêmes !... si nous voulons que les autres se convertissent à la religion !... mais quelle religion ?!...

    « Amour et Vérité se rencontrent

    Justice et Paix s'embrassent... »

    Telle est notre doctrine !... elle dépasse largement toutes nos prescriptions !...

    Sainte Monique, que nous fêtons aujourd'hui, l'avait bien compris ! Seules son attitude de vérité et ses larmes d'amour, ont pu créer une brèche dans l'esprit et le cœur de son fils Saint Augustin !... Seule une attitude, à l'image de celle d'une mère qui donne la vie, peut favoriser l'ouverture des êtres au Dieu Vivant !...

 


Dimanche 26 août 2018

Confiance ou pas confiance ?

Jn 6, 60-69

 

Difficile de faire confiance à un homme dont la parole "est rude" et beaucoup ne peuvent y souscrire et donc se retirent.

N'avons-nous jamais entendu cette parole nous-mêmes " voulez-vous partir, vous aussi ?" Non pas sous cette forme, mais dans tous les doutes qui nous traversent quotidiennement. Comment se fait-il qu'après 20, 30, 40 ans ou plus, nous soyons encore là, en mettant toujours notre confiance dans celui que nous ne voyons pas, que nous ne touchons pas, que nous n'entendons pas avec nos paroles humaines ?

Est-ce que sa parole est encore "rude" pour nous aujourd'hui ? Certainement, et y a-t-il quelque chose, ou quelqu'un qui nous retient de partir ?

Ce quelqu'un, c'est peut-être l'Esprit que nous avons reçu au baptême et qui nous donne cette foi indéboulonnable qui nous permet de continuer et de traverser toutes les épreuves. Et les épreuves, chacun en a son lot.

Dans cette foi qui nous est donné, il y a une petite case qui s'appelle la confiance, la confiance que Dieu n'est pas une illusion parce que nous en avons fait l'expérience dans les meilleures et les pires situations.

Puissions-nous toujours répondre avec Josué : "Nous voulons servir le Seigneur car c'est lui notre Dieu", et avec Pierre : "A qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle ?"

 


 

Samedi 25 août 2018

Grand ou petit ?

Mt. 23, 1-12

 

Aujourd'hui, Jésus nous rappelle que pour être le plus grand parmi les grands, il faut être le plus petit parmi les plus petits. Il ne dit pas cela sous forme d'idéologie. Il le dit par expérience car lui-même, qui est le plus grand, s'est fait le plus petit.

Pouvons-nous le suivre sur ce chemin ?

Pas sûr puisqu'il est le plus petit et qu'il n'y a qu'un plus petit, qu'un dernier parmi les derniers.

Simplement nous pouvons essayer d'être petits parmi les petits.

Etre petit parmi les petits, c'est simplement être ouvert aux autres, leur donner leur place, partager avec eux, etc. Bref, c'est vivre les béatitudes à fond. Alors nous pourrons, peut-être, descendre au niveau de Jésus pour le rencontrer en vérité.

 


Vendredi 24 août 2018

Fils d'Israël

Jn 1, 45-51

 

Nathanaël, ou Barthélémy, c'est la même personne. L'Eglise les a rapprochés. Peu importe.

Ce qui est important, c'est cette remarque de Jésus : "Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir".

Quel bel éloge pour ce Nathanël qui, pourtant, mettait en doute l'identité de Jésus "De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon?" Et oui, il peut sortir quelque chose de bon, puisque c'est Jésus qui en est sorti. Et ce Jésus, pour arranger les affaires, est fils de Dieu, roi d'Israël. On peut s'étonner du retournement si rapide de Nathanaël. Qu'est-ce qui a motivé un  retournement si rapide ?

Simplement Jésus qui lui dit : "Je t'ai vu". Oui, Jésus nous voit tous tel que nous sommes dans notre for intérieur, pas selon l'image que nous donnons de nous-mêmes.

Et chaque fois que nous nous arrêtons quelques instants pour prier, Jésus nous dit : "je t'ai vu", je t'ai vu dans ton désir de prière, dans ton intention de te tourner vers les autres, dans le partage que tu fais de ton pain, etc.

Avec Nathanaël, nous pouvons recevoir de Jésus ce qualificatif : "Vous êtes de véritables fils d'Israël".

 


Jeudi 23 août 2018

Robe de noces et silence

Mt. 22, 1-14

 

L'histoire de l'invité qui n'a pas revêtu sa robe de noces pour entrer dans la salle du festin, nous la connaissons par coeur.

Cependant aujourd'hui, je voudrais m'arrêter sur un détail : Jésus appelle cet homme "mon ami". Ainsi, le premier contact de Jésus est un contact de bienveillance, d'amitié, sans doute d'amour. Et l'autre n'en veut pas. Il n'en veut pas puisqu'il garde le silence et qu'il ne répond pas au désir de Jésus d'établir le contact.

Ainsi, il y a dans nos vies toujours un appel de Dieu. Il nous reste à y répondre, si ce n'est pas une vie parfaite (robe de noces), au moins par un regard et un désir d'être en relation. Souvenons de Pierre qui a renié Jésus. Jésus ne l'a pas appelé "mon ami", mais l'a regardé avec tendresse. Et Pierre s'est mis à pleurer. C 'est comme s'il s'était précipité dans les bras de Jésus et lui avait demandé pardon. La relation entre les deux n'a jamais été coupée. Dans notre texte ici l'homme garde le silence. Le silence, nous savons tout le mal que cela peut faire.

 


Mercredi 22 août

Bonté, bonté, bonté,

Mt. 20, 1-16

 

Une parabole du Royaume des cieux qui nous est bien connue : les ouvriers de la vigne qui sont rémunérés à égalité, bien qu'ils n'aient pas travaillé le même nombre d'heures. Pour certains, et même un grand nombre, si ce n'est pas une injustice de la part du maître de la vigne, c'est en tous les cas une lubie quelque peu incompréhensible.

Et pourtant...

Et pourtant, cette parabole nous découvre une triple bonté :

- D'abord celle d'engager des personnes qui ont besoin de travailler ;

- Puis de leur donner ce dont ils ont besoin pour vivre, même si le nombre d'heures n'est pas en totale cohérence avec la hauteur du salaire ;

- Enfin, troisième facette de la bonté : ce maître de la vigne révèle en paroles le vraie visage de la bonté. Il l'a montré par des actes et comme tout le monde ne comprenait pas, il l'explique par des paroles. Ceux qui ne sont pas d'accord, il les laisse partir, il ne les met pas dehors. Conclusion : c'est laissé à la liberté, à la responsabilité de chacun d'être membre du royaume ou pas. Tout nous est donné pour y entrer, mais ce n'est pas magique. Il nous faut adhérer à la bonté à la miséricorde de Dieu en l'exerçant à notre tour, à notre mesure.

 



Mardi 21 août 2018

Aiguille

Mt. 19, 23-30

 

Aujourd'hui, Jésus nous appelle à une contemplation intérieure du chameau et de l'aiguille. Deux éléments de la vie quotidienne bien disparates. Pour nous, européens, c'est vrai que le chameau ne fait pas partie de notre vie de tous les jours, mais on peut imaginer un autre animal, tel qu'un taureau ou un sanglier. La question n'est pas là.

La vraie question : qu'est-ce que le trou de l'aiguille ? et surtout qu'est-ce que cela représente dans nos vies. Si on est couturière, on imagine facilement incongruité entre le chât d'une aiguille et un chameau.

Nous sommes donc face à une aporie spirituelle, mais est-ce vraiment impossible ?

Si Jésus nous invite à passer par le trou de l'aiguille, c'est que c'est possible pour l'homme. Jamais le Seigneur ne nous demande quelque chose que nous ne pouvons pas faire.

Mais, effectivement, nous ne pouvons pas faire sans lui. Et seul Jésus et l'Esprit peuvent nous "raboter" au point de nous faire passer par la porte étroite. Le dépouillement ne relève pas que de nous, loin de là. Si nous ne nous laissons pas dépouiller par les événements, la vie, l'amour de Dieu, notre chemin vers le Seigneur se trouvera encombré. Alors, dans notre prière, demandons avec force, foi et conviction, au Seigneur de nous dépouiller de tout ce qui entrave notre marche. Comme dirait sainte Claire : "Va, allège et joyeuse sans que ton pied ne soulève la poussière".

 


Lundi 20 août 2018

Heureux

Luc 6, 17-38

 

Aujourd'hui, fête de saint Bernard, du grand saint Bernard et l'Eglise a choisi comme texte de la parole de Dieu : les Béatitudes. Texte par excellence du plus humble, du plus pauvre devant le Seigneur. Paradoxe et en même temps grandeur de l'homme aimé de Dieu et à qui Dieu veut transmettre sa divinité.

Le chemin, l'unique chemin, c'est celui des béatitudes, non pas des croisades comme on pouvait le croire à une certaine époque.

Aujourd'hui encore, est-ce que nous marchons sur ce chemin d'humilité et d'abandon ? Dans notre société qui cherche à être toujours plus forte, à dominer la Création que Dieu nous a donnée ?

L'écologie, bien à la mode aujourd'hui, est-elle bien comprise non pas comme un mode de préservation de l'humanité mais comme le lieu de la fraternité ? Les béatitudes nous y amènent tout droit.

 


Dimanche 19 août 2018

Communion

 

Jn 6, 51-58

 

Dans cet évangile, Jésus donne sa chair à manger et son sang à boire. C'est toujours un peu déstabilisant d'entendre ces paroles. Certains non chrétiens, à ce sujet, parfois nous traitent de cannibales.

Mais dans cette chair à manger et ce sang à boire, il y a une première lecture à faire, c'est le don que Jésus fait de lui-même aux homme.

La deuxième lecture c'est qu'en se donnant, il fait de nous sa demeure et il devient notre demeure. C'est-à-dire qu'en se faisant pain et vin, c'est d'abord Jésus qui vient communier à notre humanité, pour que nous puissions communier à sa divinité. On voit bien que le cannibalisme n'a pas de mise chez les chrétiens.

Ainsi communier au corps et au sang du Christ n'est pas une question de dignité, mais d'abord une question d'accomplissement de l'homme en sa divinité. Ainsi c'est un don fait à chaque homme, à chacun de savoir, de désirer le recevoir.

 


Samedi 18 août

Bénédiction

Mt. 19, 13-15

Aujourd'hui, ce qui est surprenant dans cet évangile, ce sont les gens qui amène à Jésus des enfants pour qu'il leur impose les mains. En quelque sorte, pour qu'il les bénisse.

Cela me fait penser aux parents qui demandent le baptême pour leurs enfants .

Que cherchent-ils ?

Sans doute ce qu'ils pensent être le mieux pour leurs enfants.

Dans cet évangile, comme pour le baptême, c'est la bénédiction qu'ils recherchent. Non pas comme une superstition, mais bien plutôt, comme un plus ou même comme quelque chose de vital pour leurs enfants, quelque chose qui leur manquerait s'ils ne la recevaient pas. L'important, c'est que l'enfant trouve grâce auprès de Dieu.

Et c'est cependant ce que les disciples n'ont pas compris.

 


Vendredi 17 août 2018

Le meilleur et le pire

Mt. 19,3-13

 

Les controverses sur les divorces ne datent pas d'aujourd'hui. On le voit bien dans cet évangile où les pharisiens voudraient bien que Jésus entérine le divorce. Ils vont jusqu'à dire : " Il n'y a pas intérêt à se marier" si l'homme ne peut pas divorcer.

Premier étonnement : la femme n'est pas prise en compte dans ce divorce !

Deuxième étonnement : il semble qu'on se marie pour divorcer ensuite. étrange conception de l'amour conjugal.

Troisième étonnement : Jésus semble ne pas s'adresser à tous "comprenne qui pourra". Qui peut comprendre qu'on ne se marie pas, non par dépit, mais par amour?

Ainsi on peut dire que le mariage, ou le célibat, choisi, c'est une affaire d'amour et uniquement une affaire d'amour.

Une affaire d'amour pour le meilleur et pour le pire.

 


 

Jeudi 16 août 2018

Le pardon, don de Dieu

Mt. 18,21-19,1

 

Jésus nous propose une nouvelle parabole : celle de la miséricorde, du pardon. Et nous voyons qu'il n'est pas si simple de pardonner. L'homme de la parabole à qui son créancier a pardonné n'est pas capable de pardonner à son tour.

Ce qui veut dire que même si nous recevons tout l'amour de Dieu, si nous ne sommes pas réceptifs, nous ne pourrons pas faire nôtre son amour.

En effet, on dit souvent qu'on ne peut pas aimer si on n'a pas été aimé en premier. C'est vrai. Mais en mêlme temps, ce n'est pas parce qu'on a aimé, qu'on devient capable d'aimer. L'amour est plus grand qu'un sentiment superficiel.

Jésus nous a montré comment aimer, comment pardonner, mais il y a une volonté personnelle à mettre en oeuvre. Dieu ne peut rien faire sans nous. Et nous ne pouvons rien faire sans lui.

 


Mercredi 15 août

La femme étoilée

Luc 1, 39-56

 

Aujourd'hui, fête de l'Assomption de Marie, fête de Marie prise dans la gloire de son Fils. Fête de l'humilité par excellence. Marie, celle qui a porté Dieu, la Théodokos (mère de Dieu) et celle dont on ne parle pratiquement pas dans les évangiles. Marie qui a accompli sa mission dans le silence, le retrait, presque l'invisibilité.

Et pourtant Marie, celle qui était au pied de la Croix avec Jean, celle dont la seule gloire était d'être la première disciple de Jésus, inconnue de tous, fut la première à être glorifiée de la gloire de Dieu.

L'humble servante est plus grande que le premier dans le Royaume des cieux.

Merci Seigneur, de nous avoir donné et de nous donner Marie, ta mère, pour être notre guide vers toi.

 



Mardi 14 août 2018

L'enfant et la brebis

Mt. 18, 1-14

 

Deux enseignements de Jésus aujourd'hui : se comporter comme un enfant en face du Père, et la miséricorde du Père pour la brebis perdue.

Ainsi nous entrevoyons, à l'aune de nos possibilités, ce que sont la tendresse et la miséricorde du Père.

A l'aune de nos possibilités ? oui, sommes-nous capables d'appréhender même au millième ce qu'est la démesure de l'amour du Père pour nous ? Le désirons-nous  vraiment ? Si notre désir de'être habillé de la miséricorde du Père est suffisamment fort, oui alors, nous pourrons commencer à en comprendre quelques bribes, à les comprendre par le coeur.

Alors, nous deviendrons cette brebis que le Père vient chercher, nous deviendrons cet enfant sur lequel Jésus pose la main et le regard.

 


Lundi 13 août 2018

Chute et liberté

Mt. 17, 22-27

 

Impressionnante leçon de liberté donnée par Jésus : notre liberté s'arrête devant le risque de chute de nos frères. Ainsi, nous ne pouvons pas faire n'importe quoi, n'importe comment, à n'importe quel moment ni n'importe où au nom de notre foi. Apprendre à se situer dans la vérité en face de tous, voilà ce que Jésus nous propose aujourd'hui en nous invitant à payer nos impôts.

Mais ce n'est pas tout : la liberté des hommes se retrouve aussi dans la façon dont ils vont, ou non, livrer le Fils de l'homme. Les hommes ne sont pas dans l'obligation d'arrêter Jésus, même si celui-ci les gêne sur leurs routes humaines. Et quand Jésus dit qu'il faut tout éviter pour ne pas être l'occasion de chute, il parle de lui-même : il lui faut lui aussi (et peut-être en premier) se comporter en vérité, en droiture et dans le respect et la recherche de la vie des autres.

La chute de l'homme provoquée par nos manques ne peut être un dommage collatéral à notre façon de penser ou de vivre chrétiennement. Toutes nos décisions ne peuvent être prises que dans la conscience et le désir de la vie, la nôtre et, dans le même mouvement, celle de l'autre, des autres.

 


Dimanche 12 août 2018

Fils de….

Jn 6, 41-51

 

Dans notre société française, être fils ou fille d’un homme célèbre, 

politicien ou artiste, n’aide pas à choisir la même voie

ni même à se faire sa propre place dans le monde.

 

Dans la Parole de ce jour, le fils de Joseph n’a pas beaucoup de crédit 

auprès de ses coreligionnaires.

Alors, Jésus hausse le niveau de la discussion 

à la relation au Père des cieux.

Il se fait le témoin d’une heureuse filiation,

de l’intensité et la fécondité de sa relation avec son Père.

 

Jésus lui-même, pain descendu du ciel, 

a la vie éternelle  et est apte à la donner au monde.

 

À nous de recevoir cette vie par notre foi.

« Il a la vie éternelle celui qui croit. »

 


Samedi 11 août 2018

 

En marche avec sainte Claire

 

2 Lettre de Claire à Agnès de Prague (v. 11-13)

 

« Fais ce que tu fais et ne le lâche pas »

Avec détermination, accomplis ta mission sur terre,

marche avec ton Dieu, 

te souvenant de « ton histoire sainte avec lui ».

 

« Cours d’un pas léger »

Veille à la simplicité de ton mode de vie,

pour que les traces de ton passage en ce monde

laissent une terre bien vivante aux générations futures.

 

« Marche sur le chemin du bonheur »

Avec prudence discerne au quotidien,

les appels de l’Esprit du Seigneur :

il t’invite à prendre la voie des béatitudes. 

 


Vendredi 10 août 2018

Générosité chrétienne

Jn 12, 24-26

 

En cette fête du diacre Laurent,

Méditons sur le fondement de la générosité, du don aux pauvres, 

de l’aide humanitaire en « mode chrétien ».

 

Condamné à mort à cause de sa foi, 

Laurent a distribué tous les biens de l’Église aux pauvres.

Les lectures de ce jour placent le service de Dieu

au niveau du don de sa vie et du don généreux de ses biens matériels.

Le fruit d’une telle attitude est la fécondité.

La source de la générosité est dans la confiance en Dieu 

qui « aime celui qui donne généreusement »

et qui lui-même « donne toute grâce en abondance. »

 

Qui servirons-nous généreusement aujourd’hui ?

 


Jeudi 9 août 2018

 

Huile de ferveur

 

Mt 25, 1-13

 

Il y a des mystiques dont le cœur se liquéfie 

sous l’effet de leur amour pour le Christ.

 

Quelle est donc cette huile dont les jeunes filles prévoyantes 

ont toujours une réserve ?

L’huile de la vigilance :

Se mettre en mode veille économise 

de l’énergie mais garde prêt à se mettre en marche.

Ce qui vaut pour l’ordinateur vaut pour les cœurs humains,

avec en plus des sentiments 

et du mystère qui échappe aux mathématiques. 

 

Qu’est-ce qu’un cœur en état de vigilance ?

Dans un murmure intérieur proche de la prière, 

demeurer disponible à une visite du Seigneur.

C’est certain, celui-ci ne cesse de venir 

mais le jour et l’heure relèvent de l’imprévisible.

Cette imprévisibilité développe 

la confiance, la patience et l’espérance.

 

Choisissons donc de vivre cette journée en état de veille.

Qui sait, Dieu pourrait nous surprendre !

 


Mercredi 8 août 2018

Des petits chiens

Mt 15, 21-28

 

Tous ceux et celles qui défendent la cause animale 

sont sensibles à la manière de les traiter.

 

Dans l’évangile de ce jour lu au premier degré,

Jésus remet les priorités dans le bon sens :

Les enfants d’abord !

Mais la mère en souffrance parce que son enfant est malade 

remet, elle, Jésus en question :

dans un lien d’affection entre les humains et leurs animaux domestiques, 

les petits chiens mangent les miettes 

qui tombent sous la table de leur maître.

 

Comment élargir notre espace de générosité 

aux étrangers, immigrés et SDF de nos villes  

et même à toutes les créatures qui sont nos frères et nos sœurs 

comme dit Saint François ?

 

Sachons comme Jésus découvrir en toute personne 

marquée par la précarité une foi bien grande.

 


Mardi 7 août 2018

L’écart de la prière

Mt 14, 22-36

 

Monter à l’écart pour prier, 

voilà la pratique de l’oraison prônée par Jésus.

Être seul par choix, pour s’ouvrir à la confiance au Père.

Vers la fin de la nuit et de la prière, 

se mettre en marche vers les autres.

 

Il y a l’écart de la prière et s’écarter de la prière.

Pierre expérimente ce second écart : 

Debout sur l’eau du mal et des ténèbres, 

s’il prend peur en s’écartant de la prière de confiance en Jésus, 

il doute et se noie ! 

 

Soyons vigilants en ce jour à choisir l’écart de la prière 

pour aller vers nos frères et sœurs en humanité

avec une confiance mise en Dieu, notre force.

 


Lundi 6 août 2018

Bon d’être là

Mc 9, 2-10

 

À l’heure des méditations de pleine conscience, 

retrouvons la montagne de la transfiguration. 

Que Jésus en prière change d’aspect 

et devienne rayonnant de la lumière divine,

voilà qui effraye ses trois disciples. 

Pourtant, peu à peu, leur suite de Jésus 

les amènera à confesser qu’il est le Christ,

le Fils du Dieu vivant.

 

Est-ce que la prière transfigure les chrétiens que nous sommes ?

Qu’est-ce qu’être transfiguré ?

Rayonner d’une beauté venue de la grâce d’une rencontre.

Dans sa prière, Jésus se retrouve en compagnie de Moïse et d’Élie, 

la loi et les prophètes, textes majeurs des Écritures saintes,

et il s’entretient avec eux.

Notre prière chrétienne est rencontre d’une parole vivante,

l’Écriture Sainte qui parle à nos cœurs

et pourrait nous transfigurer.

 


 

Dimanche 5 août 2018

Pain du dimanche 

Jn 6 , 24-35

 

Une des joies simples des vacances ou des dimanches matin 

pourrait être de déguster un croissant au petit déjeuner. 

Croissant acheté chez un bon artisan boulanger.

 

Le pain du dimanche proposé par l’évangile 

a lui la saveur de la vie éternelle.

C’est le pain de Dieu.

« Le corps du Christ – Amen » 

dirons-nous en recevant l’hostie 

à l’eucharistie dominicale. 

« C’est mon Père qui vous donne  le vrai pain venu du ciel.

Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel 

et qui donne la vie au monde. »

 

Quel beau mystère que recevoir ce pain-là !

De l’or dans la bouche, une pépite d’éternité 

à accueillir entre nos mains.

Pain qui assouvit toutes nos faims, 

force pour mettre en œuvre une fraternité sans frontière, 

pour devenir le corps mystique du Christ en ce monde.

 


Samedi 4 août 2018

Parler trop vite 

Mt 14, 1-12

 

Un responsable politique qui parle à la légère 

et ne veut pas se dédire par peur 

d’une baisse de confiance dans les sondages.

 

Voilà à peu près ce qui arrive à Hérode 

quand il se contraint à faire décapiter Jean le baptiste.

 

Ce fait sordide serait-il une bonne nouvelle paradoxale ?

La mort du baptiste va activer la mission de Jésus 

et sa détermination :

lui, le juste a des paroles vraies

qui font ce qu’elles disent.

 

Puissent nos paroles de ce jour être 

une expression libre de nos convictions

sans peur du « qu’en dira-t-on ».

Ayons l’assertivité joyeuse 

d’un homme ou d’une femme de foi,

digne de confiance donc.

 


 

Vendredi 3 août 2018

 

Frères et sœurs de Jésus

 

Mt 13, 54-58

 

Communauté chrétienne paroissiale ou religieuse,

nous nous rassemblons tous 

comme la famille de Jésus, ses frères et sœurs.

 

Saint François d’Assise disait à tous les chrétiens : 

« Nous sommes frères et sœurs du Christ 

quand nous faisons la volonté du Père qui est aux cieux. »

Il ne se considérait comme ami du Christ qu’à condition 

d’avoir  de la sollicitude pour tous les humains 

qui ont été rachetés par la croix. 

 

Regardons aujourd’hui, chacun de nos proches 

que nous croyons trop bien connaître

comme des frères et des sœurs de Jésus.

Soyons tournés ensemble vers le Père 

dans la joie de l’Esprit Saint qui nous unit.

 

 

Jeudi 2 août 2018

 

Biodiversité préservée

 

Mt 13, 47-53

 

Le lac de Galilée au temps de Jésus 

était la ressource des pêcheurs. 

Ils savaient garder les gros poissons comestibles 

et rejeter à l’eau les trop petits

promis à la croissance pour une pêche ultérieure.

 

L’Évangile de ce jour évoque le Royaume de Dieu 

semblable à un filet de pêcheur.

Le Règne de Dieu est annoncé à temps et à contretemps 

au risque du rejet.

Nous sommes un petit nombre de chrétiens 

ayant accepté d’être saisis par le Christ.

Ne nous soucions pas de notre petit nombre.

Ceux qui n’acceptent pas d’être saisis par Lui aujourd’hui

sont peut-être promis à une autre croissance 

ou à une pêche ultérieure.

Tant que dure ce monde les ressources en humanité 

demeurent inépuisables. 

Le Maître de notre maison commune 

qui a créé ciel et terre 

saura bien y tirer du neuf et de l’ancien.

 


Mercredi 1er août 2018

Tout vendre pour un achat

 

Mt 13, 44-46

 

Dans une société consumériste comme la nôtre, 

tout vendre pour un seul achat relève 

de la spéculation financière, de la « bonne affaire ».

L’aspect plus positif du commerce

est la circulation des biens pour qu’ils profitent à tous,

voire tout simplement l’échange.

 

Il y a aussi l’admirable échange que nous fêtons à Noël :

Dieu se fait homme pour que l’homme devienne Dieu.

 

Le trésor ou la perle 

pour lesquels nous pourrions être prêts

à échanger tous nos biens,

serait-ce la vraie vie ,

celle à laquelle nous aspirons de tout notre cœur ?

Vivre de Dieu, avec Dieu, pour Dieu et 

se découvrir plein d’amour pour l’humanité entière

et toute la Création !

 


Mardi 31 juillet 2018

Au-delà du soleil

 

Mt 13, 36-43

 

Au-delà du temps présent et en lui, 

il y a l’Éternité.

Notre foi en la résurrection nous ouvre 

des perspectives immenses.

Mieux que le transhumanisme 

qui nous fait miroiter une immortalité bien pauvre,

osons nous projeter au-delà du soleil,

dépositaires de cette promesse de l’évangile :

« Alors les justes resplendiront comme le soleil 

dans le Royaume de leur Père. »

 

Depuis peu, nous chantons dans notre liturgie :

« Au-delà du Soleil, ancrés dans ta lumière,

nous voici avec toi ô Christ, offerts au Père,

intime conversion qui relie Terre et Ciel. » (de Sr Marie Claire)

 


Lundi 30 juillet 2018

 

En germe

 

Mt 13, 31-35

 

Quand la terre est vivante, elle contient des semences cachées 

en train de commencer à germer.

 

« Ce qui fut caché depuis la fondation du monde »,

Jésus le publie en parabole, un langage paradoxal 

qui veut nous mettre à contribution.

Il s’agit pour nous d’interpréter 

ce qui est proposé à notre réflexion.

 

Aujourd’hui nous sommes face à deux contrastes 

entre ce qui est caché et ce qui adviendra dans le futur :

une graine minuscule pour un grand arbre
un peu de levain pour une pâte bien levée

 

Voilà notre espérance bien stimulée :

Les petits pas et les petits gestes 

que nous ferons aujourd’hui

ne cesseront pas de grandir pour le Royaume de Dieu.

 


Dimanche 29 juillet 2018 

2° Rois 4,42-44/Éph. 4,1-6/Jean 6,1-15

 

POSSIBLE SURABONDANCE

Il est question en ce dimanche de la bonté de

Dieu qui, par nos mains, veut et peut nourrir 

des foules affamées. 

Cela était vrai au temps d’Élisée le prophète. 

Cela était vrai au temps de Jésus, mais il faut

pour cela que nous mettions à sa disposition

le peu que nous avons : vingt pains d’orge et

du grain frais dans un sac... cinq pains d’orge

et deux poissons. Cela paraît dérisoire, mais

dans l’action de grâce et la foi, tout devient possible.

 

Quel est le secret ?  Paul nous le redit :

« Il y a un seul Corps et un seul Esprit.

 Il y a un seul Seigneur, une seule foi, 

un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous,

au-dessus de tous, par tous et en tous. »

 

Là est notre espérance et notre nécessaire engagement.

 


Samedi 28 juillet 2018 

Jérémie 7, 1-11/Mat. 13,24-30

 

CHAMP DE BATAILLE

Le prophète Jérémie, au nom de Dieu, ne mâche pas

ses mots : « Rendez meilleurs vos chemins et vos actes,

je vous ferai demeurer dans ce lieu... mais vous faites 

confiance à des paroles de mensonge. Vous pouvez voler,

tuer, commettre l’adultère, faire de faux serments, suivre

d’autres dieux, et vous présenter devant moi ? Vous faites

toutes ces abominations ! »

 

C’est ce que constate Jésus dans la parabole du bon grain

et de l’ivraie : C’est un ennemi qui sème de l’ivraie au milieu

du blé... Faut-il tout arracher ?

Non, dit Jésus. Laissez-les pousser ensemble. Au temps de

la moisson se fera le tri.

 

Nous sommes donc invités de façon pressante à ouvrir 

les yeux sur les réalités bonnes et mauvaises, à être lucides,

vigilants, actifs, pour que la croissance du bien ne permette

pas au mal de proliférer. 

Le Royaume de Dieu est toujours en genèse.

 


Vendredi 27 juillet 2018 

Jérémie 3, 14-17/Mat. 13,18-23

 

LA PAROLE EN TERRE

 

Recevoir, entendre, comprendre la Parole de Dieu :

Tout un programme de vie que nous réalisons chacun,

comme nous le pouvons, avec bien des pertes et des

erreurs stérilisantes, mais aussi de belles et profondes

fécondités.

Œuvre du Seigneur : « je vous donnerai des pasteurs

selon mon cœur : ils vous conduiront avec savoir et

intelligence... Toutes les nations convergeront vers 

le nom du Seigneur à Jérusalem. »

Œuvre de l’homme : sans racines, étouffé par les soucis

du monde, ou constitué de bonne terre fertile.

 

Là est en jeu notre liberté, notre confiance, notre courage.

 


Jeudi 26 juillet 2018

Jérémie 2,1-13/Mat 13,10-17

 

SOUVIENS–TOI !

 

« Ainsi parle le Seigneur : je me souviens de la

tendresse de tes jeunes années, ton amour de

jeune mariée, lorsque tu me suivais au désert.

Israël était consacré au Seigneur... »

Belle image de l’amour dont ont vécu Anne et 

Joachim, les parents de la Vierge Marie, dont

nous célébrons aujourd’hui la mémoire.

 

Mais les choses se sont gâtées entre Israël et

son Dieu « Ils m’ont abandonné, moi, la source 

d’eau vive, et ils se sont creusés des citernes

fissurées qui ne retiennent pas l’eau. »

« Le cœur de ce peuple s’est alourdi, ils sont

devenus durs d’oreille et se sont bouché les yeux... »

 

Pourtant, l’amour ne se lasse pas :  «Vous, heureux

vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles

entendent ! »

Saurons-nous garder tous nos sens éveillés à cet

immense cadeau de Dieu ?

 


Mercredi 25 juillet 2018

2° Cor.4,7-15/Mat. 20,20-28

 

FÊTE DE L’APÔTRE JACQUES

Quelle évolution chez cet homme 

depuis sa rencontre avec Jésus jusqu’à

sa mort violente en 43. L’évangile de ce

jour nous le montre, avec sa mère et son 

frère Jean, en quête d’un avancement de 

carrière auprès de Jésus... Mais il se trompe ! 

 

« Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ?

Celui qui veut devenir grand parmi vous sera

votre serviteur... car le Fils de l’homme n’est pas

venu pour être servi, mais pour servir, et donner

sa vie en rançon pour la multitude. »

 

Le programme est tracé, Jacques le réalisera 

en son temps, et Paul le résume bien aussi : 

« Toujours nous portons dans notre corps

la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, 

soit manifestée dans notre corps... et tout cela, 

c’est pour vous ! »

 

C’est pour nous.

 


Mardi 24 juillet 2018

Michée 7, 14-20/Mat. 12,46-50

 

QUELLE FAMILLE ?

Jésus semble dur avec sa famille qui le cherche :

« Qui est ma mère, qui son mes frères ? »

Mais c’est pour un très grand élargissement : 

« Celui qui fait la volonté de mon Père qui est 

aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, 

une mère. »

Cette paternité de Dieu que Jésus nous révèle est

avant tout miséricorde et fidélité :

« Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton 

peuple... comme aux jours d’autrefois, tu lui feras

voir des merveille... »

Dans cette écoute et cette confiance, nous pouvons

devenir chaque jour famille de Jésus, famille de Dieu.

 


Lundi 23 juillet 2018

Galates 2, 19-20/Jean 15,1-8

 

SAINTE BRIGITTE,

CO-PATRONNE DE L’EUROPE

Les racines de toute fécondité sont dans l’union

au Christ. Que nous répète-t-il ?

« Je suis la vigne, et vous les sarments. Celui qui 

demeure en moi et en qui je demeure porte 

beaucoup de fruit. Si mes paroles demeurent en

vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela 

se réalisera. »

Brigitte de Suède, comme saint Paul, pouvait dire :

« Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit

en moi. Je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé

et s’est livré lui-même pour moi. »

 

Ce sont de tels croyants dont l’Europe a toujours besoin,

plus que jamais.

 


16° Dimanche -  22 juillet 2018 - 

Jérémie 23,1-6/Ephésiens 2, 13-18/Marc 6, 30-34

 

SURPRISES

De surprise en surprise à travers les textes de 

ce dimanche :

Les pasteurs d’Israël laissent périr et se disperser

les brebis de Dieu. Que va-t-il faire ?

« Je rassemblerai moi-même le reste de mes brebis,

je susciterai pour elles es pasteurs qui les conduiront.

Je susciterai pour David un Germe juste... »

 

Paul reconnaît : « c’est lui, le Christ, qui est notre paix.

Des deux, le juif et le païen, il a fait une seule réalité. 

En sa personne il a tué la haine. Il est venu annoncer 

la bonne nouvelle de la paix pour tous. »

 

En Jésus, Dieu est allé plus loin ! 

Et dans le concret de la vie nous voyons son amour

pour tous : Ses disciples sont fatigués, il leur dit : 

« Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous

un peu... Mais en débarquant, Jésus vit une grande foule.

Il fut saisi de compassion, parce qu’ils étaient comme 

des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner

longuement. »

Il n’ya pas de limites à la sollicitude de l’envoyé de Dieu.

Lui serons-nous semblables ?

 


Samedi 21 juillet 2018 

Michée 2,1-5/Mat. 12,14-21

 

QUEL EST NOTRE DIEU ?

« Malheur à ceux qui préparent leur mauvais

coup, et élaborent le mal... Moi, dit le Seigneur,

je prépare contre cette engeance un malheur

où ils enfonceront jusqu’au cou ! »

 

Inversement, les pharisiens se réunissent contre

Jésus pour voir comment le faire périr. Mais lui

se retire, et guérit les gens qui le suivent. En lui 

s’accomplit ainsi la mission du serviteur de Dieu

décrit par Isaïe : 

« Voici mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur

dit Dieu. Il n’écrasera pas le roseau froissé, 

il n’éteindra pas la mèche qui faiblit.

Les nations mettront en son nom leur

espérance. »

 

Dieu ne pactise pas avec le mal, il n’est que bonté.

 


Vendredi 20 juillet 2018 

Is. 38,1-22/Mat 12, 1-8

 

DIVINE BONTÉ

Bonté de Dieu envers le roi d’Israël qui le prie

devant sa mort prochaine ;

« Seigneur, souviens-toi : j’ai marché en ta 

présence dans la loyauté d’un cœur sans partage,

et j’ai fait ce qui est bien à tes yeux. » Et il fondit en 

larmes.  Et Dieu répond par son prophète : « j’ai

entendu ta prière, j’ai vu tes larmes. Je vais ajouter

quinze années à ta vie... »

 

Bonté de Jésus envers ses disciples affamés qui 

transgressent le sabbat et sont critiqués :

« Si vous aviez compris ce que signifie  Je veux

 la miséricorde, non le sacrifice,

vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas

commis de faute ! »

 

Attention aux jugement tout faits, trop rapides.

 


Jeudi 19 juillet 2018

Is. 26,7-19/Mat 11,28-30

 

CONFIANCE

Magnifique chant de confiance dans la bouche du prophète :

 

« Mon âme la nuit te désire, et mon esprit au fond de moi

te guette dès l’aurore. Seigneur, tu nous assures la paix : 

dans toutes nos œuvres, toi-même agis pour nous. 

Seigneur, dans la détresse, on a recours à toi...

Ta rosée, Seigneur, est rosée de lumière, 

et le pays des ombres redonnera la vie. »

 

Jésus ne dit pas autre chose, lui, le témoin de Dieu par excellence :

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, 

et moi, je vous procurerai le repos ; 

Devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur. »

 

Cela peut être vrai pour chacun de nous, dans les 

difficultés de la vie.

 


Mercredi 18 juillet 2018 

Is. 10,5-16/Mat. 11,25-27

 

SENS DE LA VIE ?

Contraste entre les deux textes de la liturgie : 

 la nation païenne, Assur, était l’instrument de Dieu 

pour corriger Israël, mais « ce n’est pas du tout

ce qu’il pense :  ce qu’il veut, c’est détruire,

exterminer quantité de nations, et il dit :

C’est par la vigueur de ma main que j’ai agi,

et par ma sagesse, car j’ai l’intelligence...

C’est pourquoi le Seigneur Dieu de l’univers

fera dépérir les soldats bien nourris du roi 

d’Assur. Au lieu de sa gloire s’allumera un brasier. »

 

Dieu ne peut supporter les orgueilleux dévastateurs.

C’est ce qu’exprime Jésus dans sa louange au Père :

« Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as

révélé aux tout petits... Tu l’as voulu ainsi dans ta

bienveillance. »

Le mystère de Dieu, don et communion, connaissance

et révélation, ne se découvre que dans l’humilité, 

la gratuité, qui va tout à l’encontre de l’esprit de 

domination, de conquête guerrière. 

 


Mardi 17 juillet 2018

Is. 7,1-9/Mat. 11,20-24

 

FOI DONNÉE, REFUSÉE

Dans une situation de danger, d’urgence, appel

du prophète à la foi, la confiance en Dieu :

« Cela ne durera pas, ne sera pas... mais vous, 

si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir ! »

 

A l’inverse, « Jésus se mit à faire des reproches 

aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses 

miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties :

Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu

Bethsaide ! »

Voie de bonheur, voie de malheur... 

Quel sera notre choix, notre foi donnée ou refusée

 à plus grand que nous ?

 


               

Lundi 16 juillet 2018

Isaïe 1,10-17/Mat. 10,34 à 11,1

 

DIGNITÉ

 

Sévères instructions du prophète à son peuple,

au nom de Dieu : « Cessez d’apporter de vaines

offrandes ! Vous avez beau multiplier les prières,

je n’écoute pas ; vos mains sont pleines de sang.

Otez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de 

faire le mal. Apprenez à faire le bien. »

 

Jésus n’est pas moins exigeant : « Celui qui aime...

plus que moi n’est pas digne de moi... Celui qui

ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas

digne de moi... »

 C’est que Jésus unit en lui ce qui revient à Dieu,

ce qui revient à l’homme, car, dit-il :

« Qui vous accueille m’accueille, et qui m’accueille

accueille Celui qui m’a envoyé ».

Il y aura une récompense pour l’accueil du prophète,

de l’homme juste, du disciple. 

Faire le bien, n’est-ce pas d’abord reconnaître 

la dignité de celui qui nous rencontre ?

 


Dimanche 15 juillet 2018 

Un cœur de pauvre qui déborde

Marc 6, 7-13

 

 

    Qu'est-ce que la mission ? Cela n'a rien à voir avec du prosélytisme !... Si on se sent poussé à témoigner de l’Évangile, c'est comme un trop plein du cœur qui déborde, presque malgré nous ! Nous avons reçu un trésor ! Nous avons découvert un sens à notre vie ! Plus encore, nous avons rencontré une Personne : le Christ. Il habite notre existence et irrigue tout notre être !

 

    Alors, nous voici en route ! C'est plus fort que nous !... Et c'est alors que nous faisons l'expérience de notre pauvreté fondamentale ! Comment exprimer ce trésor, comment le transmettre ? Nos mots, nos gestes nous semblent si dérisoires, si malhabiles ! Nous sommes démunis !

 

    Et Jésus nous fait comprendre que cette limite, cette fêlure est une chance ! Car c'est justement que, grâce à elle, que nous pourrons témoigner ! C'est justement LA condition indispensable pour être ses témoins ! 

 

    Pauvres, nous pouvons aller à la rencontre de nos frères et sœurs ! Et seul(e)s les pauvres sauront nous accueillir ! Ensemble, nous ferons alors des miracles !...

 


Samedi 14 juillet 2018

L'âme d'un peuple 

Matthieu 10, 24-33

 

 

    En ce jour de fête nationale, nous pouvons prier pour notre pays et pour toutes nos sociétés occidentales.

    Nous avons hérité de la Révolution, le goût de la liberté. Recherchons une vraie libération. Et soyons attentifs(tives) aux réels dangers qui nous menacent.

    Nous avons peur, à juste titre, des accidents, des attentats, toutes ces violences physiques traumatisantes.

    Mais ne nous laissons pas asservir par tout ce qui génère des violences beaucoup plus profondes portant atteinte à l'âme de nos peuples. Tout ce qui, insidieusement, progressivement, modèle notre regard sur l'être humain dans le sens d'une déshumanisation. Lorsque, ce qui compte est qu'il soit « rentable », « productif », « performant », « compétitif », qu'il sache « se vendre », qu'il soit « parfait », « transparent », etc...

    Apprenons à vivre, déjà à notre échelle, les vraies valeurs humaines de la gratuité, de la vulnérabilité, de l'altérité... Elles seront ferment de renouveau pour notre peuple.

 


Vendredi 13 juillet 2018

Petit traité de non-violence

Matthieu 10, 16-23

 

Jésus nous donne des points de repère pour l'action non-violente. 

 

Il ne s'agit pas d'être naïf. Jésus nous conseille d'être prudent et vigilant.

Ensuite, rester debout, fidèle à sa Foi, à ses convictions.

Mettre sa confiance, non sans discernement, dans les hommes parfois changeants, mais surtout en Dieu qui nous donne son Esprit au moment où nous en avons besoin. Confiance qu'il suscite en nous les ressources, les paroles de vérité et d'amour. Ne pas se laisser troubler, même par nos proches, lorsqu'ils nous deviennent hostiles.

Et puis, savoir fuir lorsque c'est nécessaire.

Fuir le danger, fuir la haine.

Ne pas rechercher le martyre ou la confrontation comme un but en soi. 

 

Tout cela nécessite une grande liberté intérieure.

 


Jeudi 12 juillet 2018

Vous avez reçu gratuitement

Matthieu 10, 7-15

 

 

    Jésus recommande à ses disciples de ne rien emporter lorsqu'ils vont à la rencontre des gens pour leur annoncer la Bonne Nouvelle. 

    En effet, l'esprit de l’Évangile est avant tout une relation, une communion. Impossible de proposer cette fraternité si on pense que c'est  nous qui apportons toutes les richesses ( matérielles, scientifiques, spirituelles...) !.... Non seulement, nous représenterons une menace, une violence pour nos interlocuteurs, mais nous serons incapables d'être réceptifs à leurs propres richesses.

    Or, l'annonce de l’Évangile ne se fait pas de l'extérieur, elle est capacité à discerner son œuvre déjà présente en l'autre, et à l'aider à le reconnaître.

    Pour cela, il est indispensable d'être pauvre... comme le Christ.

 


Mercredi 11 juillet 2018 Saint Benoît

Une tâche immense

Matthieu 19, 27-29

 

    Aujourd'hui : fête de Saint Benoît, patron de l'Europe. Par leur spiritualité et leur travail, ses frères et lui ont apporté une collaboration importante à la construction de l'Europe.

    A nous, maintenant, moines et moniales, membres de l’Église et de toutes les religions, et tous ceux et celles qui savent que la dimension spirituelle est à la racine de toute œuvre féconde !... A nous de travailler ensemble à la croissance de notre bonne vieille Europe. Comme Benoît et ses moines, nos spiritualités offrent l'énergie et le sens pour défricher les déserts de nos villes et de nos campagnes, les déserts de nos peurs et de nos replis identitaires, les déserts de nos matérialismes et de nos exclusions...

    La tâche est immense. Elle est passionnante... et pleine d'espérance !... car l'Esprit est là !...

 


Mardi 10 juillet 2018

Quel est ton moteur interne ?

Matthieu 9, 32-38

 

    C'est surprenant de voir l'attrait irrésistible, ou même la passion délirante que suscitent des vedettes de la chanson, du cinéma, du sport !...

    On peut comprendre qu'on ait du plaisir à suivre le mondial de foot ou les tournées d'un Johnny Halliday !... et, même, qu'avec le phénomène de foule, on éprouve une certaine excitation !

    Mais, quand même, de tels engouements interrogent. Peut-on trouver là, dans ces vedettes, de quoi combler sa vie ?!... Ou est-ce un palliatif, une fuite par rapport à une existence sans moteur interne ?!... 

    N'y a-t-il plus d'hommes, de femmes, qui puissent indiquer une direction, impulser un esprit, réveiller en chacun une soif de transcendance ?

    Soyons à l'écoute des bergers que Dieu nous envoie, aujourd'hui, et relayons leur message d'espérance !...

 


Lundi 9 juillet 2018 

Vivante et libre

Matthieu 9, 18-26

 

 

Regardez Jésus !... Il n'a pas peur des femmes ! Parce qu'il n'a pas peur de ses pulsions. Car ce sont des pulsions de vie !

 

De là, une relation tellement simple, tellement naturelle et sans ombre avec les femmes. Que ce soit avec cette enfant au seuil de l'adolescence, qui semble avoir du mal à faire ce passage. Elle est, peut-être, trop sous l'emprise de son père (« un  chef », nous dit-on!). Elle en meurt ! Jésus la prend par la main. Geste de tendresse et de force qui lui transmet une impulsion de vie. Elle se lève ! Ce n'est pas Jésus qui la relève. Elle n'aura ainsi pas le risque de passer sous une autre tutelle. Vivante et libre !...

 

Comme la femme dont l'écoulement de sang exclue. Jésus ne craint pas de la toucher et de l'accueillir avec sa féminité blessée, pour recréer en elle sa beauté et sa fécondité.

 


Dimanche 8 juillet 2018

Larguer les amarres !

Marc 6, 1-6

 

    Il est sain de naître et grandir dans un bon terreau familial. On y puise la sécurité et l'affection indispensable à la croissance.

    Puis, progressivement, l'adolescent(e) opère une prise de distance salutaire confirmée à l'âge adulte. Cela ne se fait pas sans douleur du côté de la famille comme du côté de la personne. Mais c'est à ce prix-là que celle-ci peut réellement prendre son envol librement. Si elle veut déployer sa dimension propre, accéder à sa personnalité unique, il lui est nécessaire de se confronter à l'altérité, ou du moins, à l'élargir.

    Jésus a dû vivre ce passage, lui aussi. Son chemin personnel a même été incompris par les siens. Sa vocation était de devenir un être humain Autre, qui dépasse les étroites limites de Nazareth, un homme autre pour les autres !... Ce n'est que s'il rompt les amarres et ose s'aventurer en haute mer, que le voilier peur donner toute sa mesure !...

    Alors, il a pu faire des miracles !...

 


Samedi 7 juillet 2018

Sommes-nous des chrétiens hors sol ?

Matthieu 9, 14-17

 

    L'enseignement de Jésus est enraciné dans la vie pratique quotidienne, il n'est pas hors-sol ! Comme le dit le Pape François : « Nous ne pouvons pas devenir des chrétiens amidonnés qui parlent de théologie en prenant tranquillement le thé ! »

    Jésus est autant attentif à la façon de conserver le vin qu'à celle de raccommoder un vêtement. Pas de mépris des petites choses, pas de machisme !

    Ces humbles travaux sont pour lui, des enseignements sur le Règne de Dieu, ni plus, ni moins !... Le Fils de Dieu est incarné !...en fait plus que nous qui cherchons si souvent, à fuir la réalité, qui pensons toujours que la dignité, la grandeur sont au-dessus de la vie quotidienne !...

    Jésus est un poète. Il voit Dieu dans les choses les plus humbles. Oui, il est avec nous. Son amour nous attend dans notre existence toute simple.

    Ouvrons nos yeux !...

 


Vendredi 6 juillet 2018

Le pari fou de Jésus !

Matthieu 9, 9-13

 

 

    Jésus appelle à sa suite, Matthieu, un collecteur d'impôt ! 

    Imaginons, pendant la guerre de 39-45, Jésus vient et appelle un collabo, ou, pire, un SS !

    Allons plus près de nous : Imaginons, aujourd'hui, Jésus vient et appelle... un trader... ou un milliardaire pratiquant l'évasion fiscale... ou un islamiste ayant commis un attentat... ou (en ce jour de la fête de Sainte Maria Goretti) un violeur, un pédophile !...

    Non, ce ne sont pas des exemples exagérés ! Matthieu aussi avait, sans doute, plongé dans une grande détresse  certains de ses contemporains, et, peut-être même, avait provoqué la mort d'innocents, de personnes vulnérables, ruinées par ses agissements ! 

    Ne gommons pas ce que cette attitude de Jésus a de scandaleux !...

    C'est un pari fou, qu'il fait ! Il a une Foi en l'être humain qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer ! Il croit que celui-ci est plus grand que ce qu'il fait, qu'il peut toujours changer, choisir la VIE ! 

    Laissons-nous contempler par son regard qui nous recrée et ouvre, devant nous, tous les possibles...

 


Jeudi 5 juillet 2018  

Les héros du quotidien

Matthieu 9, 1-8

 

 

    « On amenait à Jésus un paralysé, couché sur son lit. »

    Ce « on » si discret est source d'émerveillement ! Ce « on » qui prend soin de celui qui est dans un état de faiblesse, ce sont les membres du personnel soignant, ce sont les bénévoles des associations humanitaires, ce sont les aidants familiaux, ce sont les pompiers et autres professionnels des situations d'urgence, ce sont « Monsieur ou Madame tout le monde » qui , face à la souffrance d'autrui, se révèlent tels des héros.

    On dit parfois, que la devise républicaine de la Fraternité est un peu délaissée. Pourtant, prenons conscience de tous ces gestes spontanés d'altruisme, de générosité ! On dirait qu'il y a, en chacun de nous, une fraternité instinctive, innée !

    Et, dans ces moments, on ne se demande pas si le bénéficiaire de cette attention est bon ou méchant. Oui, tous ses péchés sont pardonnés (comme l'homme de l’Évangile). La seule chose qui importe, c'est qu'il est (elle est) un être humain. C'est un frère, une sœur ! 

    Cette fraternité dépasse tous nos tensions, nos conflits, nos frontières. C'est bouleversant !...

 


Mercredi 4 juillet 2018

Un conte farfelu ?

Matthieu 8, 28-34

 

    Ce passage d’Évangile paraît à première vue une histoire bien folklorique ! Deux hommes possédés par des démons que Jésus, à leur demande, envoie dans un troupeau de porcs. Ceux-ci se jettent alors dans la mer !... Un conte vraiment trop farfelu pour s'y arrêter !...

    Et pourtant, si on le rapproche d'autres récits de la Bible, il prend un sens extraordinaire !

    Dans le livre de l'Exode, ce sont les égyptiens, les tyrans et les esclavagistes de l'époque, symbole du Mal, qui se jettent dans la mer, symbole de la mort ! Et dans le Livre du prophète Michée, celui-ci annonce la miséricorde inouïe de Dieu qui « jettera toutes nos fautes au fond de la mer. »  pour nous offrir sa fidélité et son amitié.

    Voilà ! Ces porcs possédés de démons, ce sont tout ce mal que nous avons subi ou dont nous sommes responsables, et qui nous emprisonne et nous rend esclaves. Ils se jettent eux-mêmes comme des fous dans la mer = ils sont morts. Ils n'existent plus ! Nous sommes libéré(e)s ! 

    L'amour de notre Dieu est plus fort que toutes nos servitudes ! Et nous chantons le cantique de Moïse !...

 


Mardi 3 juillet 2018  Saint Thomas

Le bienfait du doute

Jean 20, 24-29

 

    Saint Thomas est le saint du doute et de la foi. 

 

    Le doute fait partie de la Foi. Sans le doute, la Foi risque de devenir une idolâtrie ou une idéologie. Nous avons certes, besoin d'images pour approcher de qui est Dieu. Mais ce ne sont que des approches. Il est nécessaire qu'elles soient sans cesse questionnées, remises en cause. Si nous les figeons, nous ferons de Dieu une idole à notre propre image ou selon nos principes. Ce sera un dieu étriqué, mort !

 

    Non seulement, nous nous éloignerons encore plus de la vérité de sa Présence et de son Être , mais nous ne pourrons être heureux(ses). En effet, ce qu'il veut nous apporter est infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. 

    

     Le doute est là pour nous pousser à aller plus loin, à creuser sans cesse... et pouvoir alors nous jeter dans la confiance, dans la Foi !... Même si cela passe par des moments douloureux où l'on ne sait plus du tout qui nous sommes et qui est Dieu, vraiment cela vaut la peine ! Quel bienfait que cette Foi toute neuve et cette intimité plus profonde avec notre Dieu !...

 


Lundi 2 juillet 2018

Où ai-je mis mes chaussures de marche ?

Matthieu 8,18-22

    

    Aux « Journées Mondiales de la Jeunesse » de Cracovie, le Pape François exhortait les jeunes à ne pas rester dans un divan, et à mettre leurs chaussures de marche ! Cette invitation est valable pour chacun, chacune de nous, quelque soit notre âge ! 

 

    Nous avons souvent envie de nous réfugier dans un petit confort sécurisant, qui peut devenir mortifère. Si nous désirons suivre un chemin de vie comme le Christ nous y appelle, il est nécessaire de quitter la tentation de l'immobilisme.     Il ne s'agit pas forcément d'opérer un déplacement géographique. Se laisser déranger dans nos façons de faire, de penser, de croire... Oser le risque du dépaysement, de la rencontre surprenante, de l'aventure... 

 

    Nous sommes capables de plus que ce que nous imaginons ! Un nouvel horizon s'ouvre devant nous !...

 



Samedi 30 juin 2018

Guérison gratuite

Mt 8, 5-17

 

Nous connaissons bien cet épisode de la guérison du serviteur du centurion. Guérison qui se réalise même en l'absence du malade. Jésus est touché par l'amour de ce centurion pour son serviteur et répond à sa demande de guérison. Jésus n'attend pas d'être au milieu d'une foule pour bien montrer qui il est et "parader". Non, il guérit à distance et continue sa route, tout simplement.

Il n'attend pas de remerciements, de reconnaissance ou tout autre retour. Non, ce qui lui importe c'est de guérir, de sauver.

De même dans le grand dessein de salut du Père : Ce n'est pas parce que nous avons la foi que nous sommes sauvés, ou que nous nous sommes bien comportés, que nous avons un parcours "sans faute". Non.

Par cette guérison, Jésus vient dire à chacun d'entre nous : vous avez du prix aux yeux du Père. Votre nom est inscrit dans les cieux. J'irai jusqu'au bout pour qu'il en soit toujours ainsi. Gratuitement.

 


Vendredi 29 juin 2018

Trousseau de clefs

Mt. 16, 13-19

 

Fête de Pierre et Paul, apôtres de la première heure et sur lesquels le Christ a bâti son Eglise.

A Pierre, il donne les clefs du Royaume. Qu'est-ce que cela veut dire ? Est-ce que Pierre et ses successeurs vont être les seuls maîtres pour accueillir dans le Royaume de Dieu ? Cela me semble éminemment improbable. Alors ?

A Pierre, le Christ dit : "ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux et inversement". Une lecture fondamentaliste et primaire risque de nous plonger une atmosphère totalitaire comme si le droit de vie ou de mort était donné à Pierre et ses successeurs.

Quand il est dit : "lié sur la terre" est-ce une punition, ou au contraire une alliance comme celle du mariage qui est scellée jusque dans les cieux ? Une façon de nous dire : les alliances que les hommes passent entre eux sont respectées et on toute leur place dans le Royaume.

Quand il est dit : "délié sur la terre", n'est-ce pas une façon de donner à Pierre et ses successeurs la possibilité de libérer certaines personnes pour leur permettre d'entrer dans le Royaume de Dieu ?

Ainsi nous pouvons entendre le Christ dire à chacun d'entre nous : n'ayez pas peur. Tout est fait et tout sera fait pour que tous participent au Royaume de Dieu.

 


 

 

Jeudi 28 juin 2018

La maison de Dieu

Mt. 7, 21-29

 

Trois demeures symbolisent la maison de Dieu : la maison commune (la terre) selon le pape François, la maison familiale et la maison intérieure de chacun.

Ces trois maisons sont intérieures l'une à l'autre et le sable n'est pas le bienvenu dans leurs fondations. Le sable, symbole de la mouvance, du "hors sol" ; le roc, symbole de la fondation, de toutes les fondations jusqu'aux fondations anti-sismiques.

Notre travail à chacun est de prendre soin de ces trois maisons, ensemble et de ne pas en laisser une de côté sous prétexte que l'une ou l'autre serait en plus mauvais état. Si je fais la lecture inverse : la maison intérieure bâtie sur le roc va "transpirer" la solidité et va se transmettre à la maison familiale, laquelle, à son tour, prendra soin de la maison commune qui pourra vivre sa vie et, à son tour, donner vie à la maison familiale et puis à la maison intérieure. Et ainsi de suite. S'il n'y a pas de don, pas de maison, d'aucune sorte.

Merci Seigneur pour le don que tu nous fais.

 


Mercredi 27 juin 2018

L'arbre et sa nourriture

Mt. 7, 15-20

 

Un arbre en bonne santé ne donne pas de mauvais fruits.  C'est évident. Alors, comment garder un arbre en santé ? ou plutôt, où l'arbre trouve-t-il sa nourriture pour être en bonne santé ?

Même si vous n'êtes pas écolo, même si vous n'avez pas les doigts verts, même si vous un citoyen urbain, vous savez naturellement que ce sont les racines de l'arbre qui cherchent la nourriture dans les sous-sols et permettent à la sève de monter dans les branches.

Ainsi, l'essentiel de la nourriture d'un arbre se trouve dans le sol. Le jardinier va devoir aérer la terre, la retourner, l'arroser, s'assurer qu'elle n'est pas poluée, etc. Et l'arbre pourra donner des fruits, de bons fruits.

De même pour chacun d'entre nous. Où puisons-nous notre nourriture spirituelle ? Dans la consommation surabondante ou dans une forme d'altruisime, d'amour du prochain, du don de soi ?

Je n'ai pas besoin de vous donner la réponse.

 


Mardi 26 juin 2018

Surplus divin

Mt. 7, 6-12

 

La parole de Jésus : "Ne soyez pas chiche avec ce que vous donnez. Donnez largement, donnez même plus largement. Ne vous trompez de don: donnez ce qui peut faire du bien et pas ce dont vous n'avez plus besoin". Combien de fois nous "débarrassons-nous" dans les friperies ou autres ressourceries de ce que nous ne voulons plus.

Et si Dieu ne nous donnait que ce qu'il ne veut pas !

Regardons ensemble comment Dieu donne : il donne tout, non pas tout ce qu'il a mais tout ce qu'il est. C'est cela le surplus divin : se donner soi-même. Et Jésus nous invite à faire de même. Vaste programme très enthousiasmant, mais aussi très exigeant.

 


Lundi 25 juin 2018

Inconscience ou cataracte

Mt 7, 1-7

 

Voici une parabole qui finalement dans nos vies, n'est pas une parabole mais qui, au contraire est très courante.

Combien de fois par jour nous rendons-nous compte que nous avons porté un jugement sans réflexion !

Combien de fois sommes-nous aveuglés par la colère, la déception qui nous empêchent de voir clair !

Combien de fois fermons-nous les yeux sur nos propres imperfections et, de fermer les yeux, cela nous empêche de voir dans notre frère ce qui est beau, bon et louable!

La question à nous poser, sincèrement, sommes-nous inconscients au point de ne pas nous apercevoir que nous sommes aveugles? Ou bien, nous savons que nous voyons mal et que nous avons besoin d'une opération de la "cataracte" du coeur, mais cela nous fait peur ?

Entre deux maux, peut-être faut-il choisir le moindre et aller se faire opérer chez Celui qui pardonne et guérit tout et tout le monde! Qui est-ce ? Simplement Celui qui s'appelle Jésus et que nous rencontrons à chaque page de l'évangile.

 


 

Dimanche 24 juin 2018

La main du Seigneur

Lc 1, 57-66;80

 

L'histoire de Jean-Batiste, de son père rendu muet par son manque de foi, de sa mère dont la stérilité fut vaincue par le Seigneur, tout le monde la connaît.

Mais ce qui retient mon attention aujourd'hui c'est l'expression : "La main du Seigneur était sur lui."

Oui, Jean-Baptiste a bien été choisi par le Seigneur, puis guidé, pour annoncer la venue de son Fils. Destin extraordinaire où se rencontrent tous les degrés de la foi. Destin extraordinaire aussi car c'est à nouveau une femme qui est choisie par Dieu pour être la messagère et la réalisatrice de son désir. Ainsi on peut considérer que, dans son plan, le Seigneur donne une place privilégiée à la femme et qu'il l'accompagne tout au long de sa vie.

Puisse chaque femme de notre monde entendre l'appel de Dieu et y répondre là où Dieu l'appelle, sans jalouser d'autres espaces. Nous saurons si nous sommes fidèles à cet appel car la main de Dieu sera sur nous chaque fois que nous répondrons oui.

 


Samedi 23 juin 2018

N'ayez pas peur !

Mt 6, 24-34

 

Oui, n'ayez pas peur de l'avenir nous dit Jésus aujourd'hui.

Ne pas avoir peur lorsqu'on ne voit pas d'ouverture à l'avenir, lorsqu'on se sent mal aimé ou pas aimé du tout, lorsque ceux qu'on aime sont malades sans espérance, lorsque tous nos efforts ne sont que des échecs, est-ce possible?

Jésus nous dit oui, mais à quel prix ?

Au prix de la confiance, de la confiance dans le Père, de la confiance dans les autres, dans l'humanité, dans les valeurs, même toutes petites. Mais pour cela, il nous faut abandonner toute notre confiance en nous-mêmes, toutes nos certitudes. Et cela va tellement à l'encontre de notre société actuelle qui ne vit que par le succès, le toujours plus, toujours plus loin, plus beau, plus riche, plus intelligent.

En finale les petits, les pauvres, les humiliés, les rejetés, les boiteux, les tordus, quelle est leur place ? quelle place leur faisons-nous ?

C'est pourtant ici et maintenant que nous avons à leur laisser leur place, pas dans l'éternité. Du côté de l'éternité, pas de problème, le Seigneur s'en occupe. Maintenant, aujourd'hui, sur terre, c'est de notre responsabilité. Pouvons-nous dire à chacun : "n'aie pas peur" ?

 


Vendredi 22 juin 2018

Lumière

Mt. 6, 19-23

 

Aujourd'hui nous sommes invités, appelés à faire la lumière en nous afin que notre lumière se diffuse vers les autres.

Quand il nous est dit que l'oeil est la lampe du corps, cela  a un double sens.

Bien sûr, d'abord un aspect physique : sans vision, nous sommes plongés dans les ténèbres et les mal voyants en font l'expérience tous les jours. C'est pourquoi, ils développent leurs autres sens pour compenser.

Mais lorsque Jésus nous parle de la maladie de notre oeil, il se situe plutôt au niveau du regard de notre coeur. Si notre coeur est plongé dans la nuit, il ne verra pas celui qui nous appelle à aimer, il ne l'entendra, il sera sans lumière. Et c'est beaucoup plus grave d'avoir un coeur sans lumière que d'être sans lumière dans notre quotidien

Alors soyons vigilants et gardons nos coeurs ouverts et tournés vers l'extérieur, vers les périphéries.

 


Jeudi 21 juin 2018

Moulin à prières

Mt 6, 7-15

 

Nous voici replacés face à nous-mêmes et à nos mauvaises habitudes. Oui, car nous espérons toujours contraindre Dieu à faire nos quatre volontés à force de dire et redire, dans une sorte de litanie lancinante, nos désirs, aussi légitimes qu'ils soient. Nous oublions ainsi que la prière n'est en priorité ni en premier un lieu de quête, de demande, mais un lieu de rencontre. C'est là que le Seigneur vient nous rencontrer. Et pour le rencontrer, il nous faut faire silence en nous et, comme un autre évangile nous dit très clairement, le Seigneur sait mieux que nous ce dont nous avons besoin. Aussi, prenons le temps de nous poser tranquillement avec le Seigneur, de l'écouter, de le découvrir, de le laisser nous parler. Nous deviendrons de plus en plus amis avec lui et notre vie sera illuminée, conduite par celui que nous appelons "Notre Père".

 


Mercredi 20 juin 2018

La face cachée de l'humilité

Mt. 6, 1-6 ; 6-8

 

Tout ce que nous faisons de bien, de bon, de beau, nous dit Jésus, il nous faut le faire de façon cachée et avec humilité. Pourquoi ? La gloire que Jésus nous promet n'est pas celle des hommes.

Inutile de se montrer, Dieu notre Père ne voit que dans le coeur de chacun, pas sur les places publiques.

Pourquoi est-ce si difficile de ne pas se montrer ? Sans doute, parce que, naturellement, nous attendons toujours un retour et quand c'est caché il n'y en a pas. La gratuité n'est pas le fort de l'homme, c'est l'un des attributs de Dieu. Ne désespérons pas.

L'humilité, le silence, le retrait, est le lieu même où le Seigneur nous rejoint car lui-même est né dans une crèche dans une étable. N'ayons pas peur, la gratuité divine est plus qu'un don, c'est la vie elle-même qui nous est donnée. Alors, rendons grâce, dans le secret de notre coeur.

 


 

Mardi 19 juin 2018

De la bonté de Dieu

Mt. 5, 43-48

 

Aujourd'hui, Jésus nous donne d'aller encore plus loin qu'hier. Il nous révèle la bonté incommensurable du Père, lui qui donne à chacun selon ses besoins sans se préoccuper s'il est bon ou méchant. Ce qui lui importe, c'est que chacun de ses enfants découvre le véritable amour.

Il nous est demandé de faire de même pour tous ceux qui nous entourent, amis ou inconnus. Le savons-nous ?

Souvent, nous nous croyons incapables d'aimer car nous imaginons que nous sommes laissés à nous capacités pour aimer. Non, jamais le Seigneur ne nous demanderait quelque chose sans venir nous accompagner sur le chemin de l'amour. A nous de le désirer et d'y être attentifs.

 


 

Lundi 18 juin 2018

Toujours plus

Mt. 5, 38-42

 

Jésus joue cartes sur table avec nous et ne nous laisse dans aucun flou.

Si tu veux aimer, commence par donner plus que ce que l'on te demande.

C'est parfois difficile de donner juste ce que l'on a et voilà qu'il faut aller plus loin, jusqu'à donner même notre nécessaire. Pas uniquement matériel, car il faut aller jusqu'à marcher avec son ennemi, la main dans la main, comme deux bons amis. Est-ce possible, oui, est-ce possible de donner toujours plus ? Pour Jésus la loi du talion, oeil pour oeil, dent pour dent, n'existe plus.

C'est la loi du don total, à l'image de Jésus, du don de sa vie, du don de sa mort.

 


Dimanche 17 juin 2018

Croissance de la vie

Mc 4, 24-36

 

Parler de blé et de moisson aujourd’hui

évoque d’un même mouvement

productivité extrême et dangerosité du glyphosate.

 

Au temps de Jésus, les paraboles agricoles gardaient la mesure !

Quel lien fait le Christ entre le règne végétal et le règne de Dieu ?

Une croissance certaine mais lente, 

un rythme propre immémorial,

une fragilité paradoxale, toute de force intérieure 

et de potentialités qui ne demandent qu’à se déployer

peu à peu, doucement mais sûrement.

 

En ce dimanche, cherchons sous les pavés

le brin d’herbe, la croissance de la vie végétale

mais aussi la croissance de la vie divine en nous ,

celle qui ne demande pour engrais ou pesticides 

que notre confiance filiale en l’amour du Père des cieux !

 


Samedi 16 juin 2018

Parler vrai

Mt 5, 33-37

 

Si notre oui est oui et si notre non est non,

alors nul besoin d’appuyer nos dires 

sur ceux d’un autre.

Cette belle évidence est mise en exergue dans l’évangile du jour.

 

En bref, Jésus nous invite à parler vrai !

Le reste, l’autre manière de parler, 

selon les apparences, les références multiples,

ne vient ni de nous, ni de Dieu

mais du Malin.

 

Prenons donc le long chemin vers notre parole propre 

inspirée par l’Esprit du Seigneur.

 


Vendredi 15 juin 2018

Regard d’amour 

Mt 5, 27-32

 

Convoitise et adultère, voilà deux mots 

en antithèse avec « regard d’amour » !

 

L’évangile du jour avec sa rude leçon de morale 

tourne nos regards vers des relations justes, chastes et vraies.

qui soient donc des relations d’amour.

 

Comment regarder autrui avec tendresse

sinon en respectant infiniment son intégrité, 

sa personnalité et les relations qui la constituent ?

Ainsi notre œil sera pur et nos gestes ajustés ;

notre main droite agira en relation avec notre cœur et notre intelligence

pour le service d’autrui, l’art ou la caresse.

Bien loin du feu de l’enfer assurément !

 


Jeudi 14 juin 2018

Moi je vous dis

Mt 5, 20-26

 

La conciliation et non le procès, 

Parler posément et non se mettre en colère,

Respecter la dignité de chacun et non l’insulter,

Entrer dans la conversation humaine où

chacun a sa place et sa parole à dire.

Voilà comment Jésus nous invite à entrer en relation entre nous.

Ces relations ainsi vécues sont d’une fécondité inouïe :

Les portes du Royaume s’ouvrent pour nous 

et notre offrande à Dieu est recevable.

 

Puissions-nous vivre notre journée dans cette justice de Dieu 

qui est justesse de relations pour un vivre ensemble harmonieux.

 


Mercredi 13 juin 2018 

Rejeter ou accomplir

Mt 5, 17-19

 

Accomplir une tâche, c’est la mener à bien, la conduire à sa réalisation.

Jésus va jusqu’au bout de la réalisation de la loi de Dieu.

Si cette loi est comprise comme Parole de vie,

sa mort en croix donnera bien la vie au monde.

 

Si la loi indique vers où va le chemin de la vie,

les prophètes quand à eux dénoncent 

nos égarements et tous les sentiers qui mènent à la mort.

 

Entendre la lecture de la Sainte Écriture, la loi et les prophètes,

en les accueillant respectueusement,

nous fera boire à la source du bonheur de la vie en Dieu.

 


Mardi 12 juin 2018

La lumière de la bonté

Mt 5, 13-16

 

Dans un groupe de partage ou de travail, 

une personne rayonne 

quand sa présence à nos côtés nous fait du bien.

Être avec elle nous rend meilleurs, plus libres, plus, créatifs et solidaires. 

 

Selon l’Évangile, la vie d’un chrétien devrait 

diffuser la bonté du Père.

Demandons au Seigneur d’habiter pleinement nos vies.

Sa lumière et sa bonté nous transformerons 

et nous serons pour nos contemporains :

petites lumières sur leur chemin 

ou « épices » qui donnent saveur à leur quotidien.

 


Lundi 11 juin 2018

Gratuité

Mt 10, 7-13

 

L’économie circulaire a le vent en poupe dans les milieux 

où la recherche d’un autre mode de vie est active.

 

Avec l’évangile du jour, nous assistons à la diffusion 

du Règne de Dieu sur le mode de la gratuité :

recevoir et donner et réciproquement.

Accueillir la proximité du Règne de Dieu nous guérit,

ressuscite, purifie et pacifie.

Cette paix de Dieu, cette harmonie relationnelle

passe par une belle hospitalité.

 

Qui sera aujourd’hui,

l’hôte de nos âmes et de nos maisons ?

 


Dimanche 10 juin 2018

Ta voix dans le jardin

Gn 3, 9-15

 

La lecture de Gn 3 nous permet de méditer sur le mystère du mal

qui fait de nous des hommes et des femmes blessés dans leurs relations.

 

La sollicitude bienveillante du Créateur 

pour les créatures que nous sommes prend la forme

de deux questions et une malédiction.

 

La première question à Adam, s’adresse à nous :

« Où es-tu ? Où en es-tu de ta vie depuis que tu es sur terre ? »

Sans doute pouvons-nous nous reconnaître dans la réponse d’Adam.

Nous ressentons-nous « nus », fragiles et vulnérables ?

Cet état de créature non assumé conduit 

à avoir peur de Dieu et à accuser l’autre :

« C’est pas moi, c’est elle ! »

 

À Éve Dieu pose une question du genre 

« Comme c’est dommage ! : 

Qu’as-tu fait là ? »

La femme reconnaît son erreur : elle a été trompée par le serpent.

D’où la malédiction de Dieu envers le serpent : 

le mal n’aura donc pas le dernier mot.

 

Puissions-nous ce dimanche nous reconnaître fragiles 

sous la douce bienveillance de notre Créateur 

et vivre des relations harmonieuses.

 


Samedi 9 juin 2018

Chercher et trouver

sans comprendre

Lc 2, 41-51

 

Combien de parents aujourd’hui dans le monde 

se retrouvent dans la souffrance de Marie et Joseph ayant perdu leur fils ?

 

À 12 ans, Jésus a fait sa bar-mitsva. 

Adulte dans la foi de ses parents, le voilà apte 

à entrer dans l’heureux cercle herméneutique 

qui va d’interprétations de la Parole de Dieu 

en nouvelles interprétations qui n’ont jamais de fin !

 

Marie et Joseph ne comprennent pas ce qu’il dit :

« Il me faut être chez mon Père »

Mystère de notre présence dans les demeures du Père 

que le Fils va nous préparer.

 


Vendredi 8 juin 2018

Mise au monde de l’amour

Jn 19, 31-37

 

Les lectures de la fête du Sacré-Cœur de Jésus peuvent être abordées 

au-delà de toute sensiblerie ou des images doucereuses et larmoyantes.

Cette fête serait alors celle d’une mise au monde, 

acte inaugural d’enfantement.

Quand l’eau du baptême et le sang de la vie du Christ jaillissent,

la source de la vie chrétienne nous est donnée.

 

« Quand le femme enceinte voit son heure arriver, 

elle est dans les douleurs 

mais celles-ci se transforment en joie 

d’avoir mis un être humain au monde. » Jn    

 

Avec saint François, osons vivre en chrétiens qui mettent el Christ au monde :

« Nous sommes mères quand nous portons le Christ 

dans notre cœur et dans notre corps,

par amour et par une conscience pure et sincère,

et quand nous l’enfantons par de saintes oeuvres 

qui doivent luire en exemple pour les autres. »

 


Jeudi 7 juin 2018

Tu aimeras

Mc 12, 28b-34

 

L’Évangile de ce jour nous parle de commandement.

Le seul qui vaille est celui d’aimer dans trois directions :

Dieu, son prochain et soi-même.

 

Pour obtempérer à ce commandement,

il s’agit de se situer dans un peuple  à l’écoute de Dieu.

Écoute Israël,

écoute Église du diocèse de Besançon,

écoute communauté paroissiale, écoute communauté des clarisses à Ronchamp.

À partir de cette appartenance, chacun et chacune 

est appelé à se tourner vers Dieu, son prochain et soi-même.

 

Cette ouverture se fait en mobilisant 

toutes ses énergies spirituelles et corporelles.

Voilà un heureux chemin de vie et le meilleur culte à Dieu qui soit.

Bonne journée consacrée à ces trois amours.

 


Mercredi 6 juin 2018

Partenaire d’alliance

Mc 12, 18-27

 

Retour à une société durement patriarcale 

où « 7 hommes l’ont eue pour femme ! »

Le bioéthicien d’aujourd’hui dira :

« Étrange cette GPA espérée ! »

La féministe s’indignera de tous ces mariages forcés !

 

Jésus lui nous entraîne sur l’autre rive,

celle qui reconnaît pleinement la dignité de cette femme veuve 7 fois.

 

Sa dignité est d’être pour Dieu une vivante singulière

et aimée pour elle-même.

Ne nous égarons pas : 

toute femme, tout homme est une histoire sacrée.

Chacun de nous est appelé à entrer en alliance avec Dieu.

 

Que l’Esprit fasse de nous des partenaires,

hommes et femmes créés hommes et femmes à l’image de Dieu.

 


Mardi 5 juin 2018

Le chemin de Dieu

Mc 12, 13-17

 

Derrière le web, formidable moyen de communication,

des algorithmes travaillent pour 

faire de nous des consommateurs quasi compulsifs.

 

Derrière l’insidieuse question posée à Jésus,

des comploteurs veulent tout simplement sa peau.

 

Face à eux, Jésus nous montre comment être à la fois 

simples comme des colombes et rusés comme des serpents.

« Tu enseignes le chemin de Dieu selon la vérité. »

Ses adversaires ayant reconnu sa probité, Jésus les renvoie à cette même cohérence.

Si on ne peut servir Dieu et l’argent, à eux de choisir !

 

Le chemin de Dieu, c’est de reconnaître de Dieu ce qui l’est réellement.

Puisse l’Esprit du Seigneur guider nos choix 

afin de faire advenir le Règne de Dieu en notre société.

 


Lundi 4 juin 2018

La vigne ou la maison des possibles

Mc 12, 1-12

 

Frapper, renvoyer, assommer, humilier, tuer :

cette page d’évangile ressemble à une campagne 

d’Amnesty international ou de l’ACAT  contre la torture.

Les pauvres, les réfugiés, les refoulés de toutes sortes 

surgissent devant nos yeux.

Ils sont tous nos frères, nos sœurs en humanité, 

fils et filles d’un même Père des cieux.

 

La Bonne nouvelle du jour invite à la compassion.

Elle pourrait nourrir en nous une culpabilité diffuse 

ou de l’indifférence comme attitude défensive.

 

Pour prendre un chemin plus constructif, pensons au Christ,

pierre angulaire qui fonde notre Église, peuple de Dieu 

fait de pierres vivantes.

Cette vigne dont notre Père prend soin par notre intermédiaire,

en nous faisant confiance,

pourrait-elle être notre terre ?

Celle-ci est à habiter comme notre maison commune,

maison ouverte sur un avenir neuf 

et respectueux de toute la création.

 


Dimanche 3 juin 2018

Fête du Corps et du Sang du Christ

Exode 24,3-8/Hébreux 9,11-15/Marc 14,12-26

 

Tous ces textes mettent en valeur l’Alliance de Dieu

avec les hommes. D’abord avec son peuple Israël, par

l’intermédiaire de Moïse :

« Voici le sang de l’Alliance que le Seigneur a conclue

avec vous. »

 

« Le Christ est le médiateur d’une Alliance nouvelle.

Son sang purifie notre conscience des actes qui mènent

à la mort, pour que nous puissions rendre un culte au

Dieu vivant. »

 

« Ceci est mon sang, dit Jésus, le sang de l’Alliance

versé pour la multitude.

Je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour

où je le boirai, nouveau, dans le Royaume de Dieu. »

 

N’oublions pas le prix de cette Alliance !

 


Samedi 2 juin 2018

Gloire au Père, au Fils, au Saint Esprit !

Lettre de Jude 17-25

 

 

La lettre de l’apôtre Jude est courte et peu connue.

Mais elle contient des richesses pour notre vie :

 

« Construisez votre vie sur votre foi très sainte.

Priez dans l’Esprit saint...

Gardez-vous dans l’amour de Dieu...

attendant sa miséricorde en vue de la vie éternelle.

Ceux qui sont hésitants, prenez-les en pitié...

D’autres, sauvez-les...

 

A Celui qui peut vous préserver de la chute

et vous faire tenir debout en présence de sa gloire,

Au Dieu unique,

par notre Seigneur Jésus Christ...

avant tous les siècles, maintenant

et pour tous les siècles. Amen ! »

 

Que demander de plus pour charpenter

notre vie chrétienne  en vérité ?

 


Vendredi 1er juin 2018

Tout pour la prière

1 Pi. 4,7-13/Marc 11,11-25

 

Conseils de l’apôtre Pierre :

« Ce que chacun a reçu comme don de la grâce,

mettez-le au service des autres... Soyez raisonnables

et sobres en vue de la prière... Dans la mesure où

vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous ! »

 

Ces paroles ne sont qu’un écho à celles du Christ, à ses gestes :

« Ma maison sera appelée maison de prière pur toutes les

nations, et vous en aves fait une caverne de bandits ! 

Ayez foi en Dieu ! Tout ce que vous demanderez dans la

prière, croyez que vous l’avez, obtenu, et cela vous sera

accordé."

 

Y croyons-nous vraiment ?

 


Jeudi 31 mai 2018

La visitation de Marie

Sophonie 3, 14-18/Luc 1, 39-56

 

 

La première visite reçue (et quelle visite !)

est celle de Dieu à son peuple :

« Ne crains pas, Sion, le Seigneur ton Dieu

est en toi, c’est lui le héros qui apporte le

salut. Il te renouvellera par son amour. Il

exultera pour toi... »

 

Autre visite de Dieu en Marie, quelques siècles

plus tard, perçue par Élisabeth :

 « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur

vienne jusqu’à moi ? Tu es bénie entre toutes les femmes,

et le fruit de tes entrailles est béni ! Heureuse celle qui a cru... »

Et Marie peut laisser éclater sa joie devant l’œuvre

de Dieu : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon

esprit et Dieu mon Sauveur... »

 

Ces paroles que nous chantons chaque jour à vêpres

réactualisent-elles toujours en nous les visites de Dieu,

pour nous en émerveiller ?

 

 

 

 
Dernière modification : 19/10/2018