MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

 

 

St Marc

 

  Évangéliste saint Marc, bréviaire de sainte Colette

 

Lundi 18 décembre 2017

Voici la vierge mère

Matthieu 1, 18-24

 

Quand nous employons le mot Annonciation, nous avons l'habitude de ne voir que Mare et l'ange Gabriel. Pourtant, dans l'évangile, il y a une deuxième annonciation : celle de l'ange à Joseph. "Ne crains pas, lui dit-il, de prendre Marie ton épouse". Ne crains pas, quelle belle formule pour conduire Joseph à accepter les desseins de Dieu en son épouse. Puis l'ange lui donne des explications. Mais ce "ne crains pas" est primordial dans la décision de Joseph d'accepter la mère et l'enfant, la vierge-mère.

L'ange dédouane Marie, s'il en était besoin. Mais je ne pense pas que Joseph ait pu douter de Marie. Non, son interrogation portait plutôt sur le respect de la Loi qui, comme nous le savons, était parole de Dieu pour les juifs. Et Joseph était un bon juif.

Ainsi Joseph, par l'annonce de l'ange Gabriel, devient sûr qu'il n'est pas en dehors des clous, en dehors de la Loi en acceptant Marie son épouse chez lui.

Pas de plus gand amour...

 


Dimanche 17 décembre 2017

La voix d’un autre

Jn 1, 6-8.19-28

 

Combien d’humains sans papiers, exilés craignent d’être pris

pour ce qu’ils ne sont pas : des terroristes,

des tortionnaires dans leur pays d’origine.

Ils voudraient simplement être reconnus et accueillis

comme des hommes et des femmes en quête

d’une vie meilleure, libre, digne, assurant le soutien de leur famille.

 

Jean-Baptiste affirme avec détermination ce qu’il n’est pas.

Éviter de se prendre pour un autre conduit à la liberté d’être soi

et d’épanouir sa vocation propre.

 

La liturgie nous invite à écouter

un témoin de la lumière qu’est le Christ,

une voix qui est celle de Dieu qui crie

dans les déserts de nos vies, de nos villes et de nos campagnes :

« Redressez le chemin du Seigneur. »

 

Si le Christ est en chemin vers nos coeurs,

préparons sa venue.

Si notre identité de chrétien fait de nous des témoins du Christ,

annonçons sa venue.

 


Samedi 16 décembre 2017

Rétablir toute chose

 

Mt 17, 10-13

 

En voyant tout ce qui va mal en notre monde

et en cultivant l’espérance d’être « en avent »,

pourrons-nous discerner et œuvrer pour des relations

ajustées, bien ordonnées, rétablies 

entre tous les humains, avec la planète

et avec le Dieu de notre foi ?

 

Rétablir toute chose à sa place,

serait-ce viser l’harmonie,

s’engager dans l’Alliance que Dieu nous propose ?

Souhaiter un bon rétablissement à un convalescent,

à notre planète ou notre humanité

nous conduit à l’écoute de tous les prophètes

assassinés aujourd’hui encore.

 

Soyons vigilants : il doit venir, il est déjà venu, il va venir, il vient.

Élie, Jean-Baptiste ou Jésus : on peut leur faire tout ce qu’on veut,

on a la liberté de les accueillir ou les refuser.  

Pourtant, ils portent en eux le chemin vers l’harmonie du monde.

 


Vendredi 15 décembre 2017

Relations ajustées

Mt 11, 16-19

 

Compatir aux peines des autres et se réjouir avec eux,

cette attitude est sage.

Mais nos esprits critiques, envieux ou sceptiques

nous renvoient parfois à la place des gamins

dans une cour de récréation.

 

Nous refusons alors de voir les souffrances

et les bonheurs du quotidien

afin de ne pas y prendre part.

 

Avec la sagesse de Dieu en partage,

essayons aujourd’hui d’entrer dans la participation

aux joies et aux peines de ceux qui nous entourent.

Ces relations seront enrichissantes d’humanité simple et vraie.

 


Jeudi 14 décembre 2017

Un petit grand

Mt 11, 11-15

 

Jean-Baptiste est le plus grand mais le plus petit

dans le Royaume est plus grand que lui.

 

De ces interprétations paradoxales dont l’Évangile a le secret,

recevons un appel.

 

Le Royaume de Dieu est celui où les plus petits sont au centre.

Ils nous révèlent combien l’amour de Dieu

est offert gratuitement à un cœur ouvert

et un esprit libre pour l’accueillir.

 

« En vérité je vous le déclare, si vous ne changez

et ne devenez comme les enfants,

non, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. 

Celui-là donc qui se fera le plus petit comme cet enfant,

Voilà le plus grand dans le Royaume des cieux. » Mt 18, 3-4

 


Mercredi 13  décembre 2017

Légèreté de l’être disciple

Mt 11, 28-30

 

Aujourd’hui, à la sainte Lucie,

les jours si courts commencent à rallonger.

Cela suffit pour nous remonter le moral et la confiance :

la lumière revient plus longtemps.

Mais les fardeaux que nous portons tous sont toujours là.

 

Pourtant l’Évangile de ce jour nous offre

une petite lumière supplémentaire qui peut tout changer.

Prenons un fardeau en plus :

celui du Christ qui est léger et facile à porter.

Et le nôtre alors ?

Est-ce que savoir que Jésus le porte avec nous pourrait l’alléger ?

 

Être disciple de Celui qui est doux et humble de cœur,

chemin pour trouver la paix intérieure

qui éclaire le réel de paix et de confiance… malgré tout.

 


Mardi 12 décembre 2017

Un seul

Mt 18, 12-14

 

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. »

 

Tout berger prend soin de toutes ses brebis

et si une manque à l’appel, quel souci !

Les difficultés des éleveurs  suite à la réintroduction des loups

font la une des médias !

 

La parabole du jour voudrait attirer notre attention

sur le souci du Père des cieux

qui ne veut pas « qu’un seul petit soit perdu. »

Notre nom n’est-il pas inscrit sur la paume de ses mains ?

 

Comment partagerons-nous aujourd’hui sa recherche

de ceux et celles qui sont perdus

par l’exclusion sociale, des addictions, l’exil, la persécution ?

Si c’est trop lourd à porter,

imaginons-les  sur les épaules du Bon Berger…avec nous !

Pointe à l’horizon, le beau mystère de Noël :

le Fils de Dieu a pris chair de notre fragile humanité. (Saint François)

 


Lundi 11 décembre 2017

Voir l’extraordinaire

Lc 5, 17-26

 

Qu’avons-nous vu d’extraordinaire aujourd’hui ?

 

L’Évangile nous invite :

1. à une compassion active et efficace

pour laquelle nous inventerons

des accès inédits.

Quelles tuiles devons-nous écarter et de quel toit ?

 

2. à  des pensées droites qui puissent être mises au jour

 

3. à vivre le pardon à recevoir et à donner

 


Dimanche 10 décembre 2017

Le chemin

Mc 1, 1-8

 

Préparer son voyage en consultant internet

pour trouver l’itinéraire le plus court

et le moins polluant est aisé.

 

Préparer le chemin du Seigneur,

comme le temps liturgique nous y invite,

nécessite un déplacement

non indiqué, tout intérieur.

Il s’agit en effet d’aller au désert

se faire baptiser dans l’eau,

premier pas pour accueillir le Seigneur

qui nous baptise dans l’Esprit Saint.

 

Aller au désert :

demeurer dans la solitude du coeur

jusqu’à ce que la Parole de Dieu nous touche

et nous oriente nouvellement.

Si cette Parole nous convertit à Dieu,

elle « rafraîchira » notre âme

pour qu’elle retrouve la grâce de son baptême.

Alors, nous inventerons le chemin à préparer,

le sentier droit par où le Seigneur pourra passer

en nos vies et en notre monde.

 


Samedi 9 décembre 2017

Moissonneurs du don de Dieu

 

Mt 9, 35-10,1.5a.6-8

 

Tout proche est le Royaume de Dieu.

Telle est la Bonne Nouvelle à proclamer.

Cette proximité de Dieu guérit, ressuscite, purifie, expulse le mal.

Tous ces dons sont à moissonner.

 

Moissonneurs du don de Dieu,

voyons-nous poindre cette vie du Royaume autour de nous ?

Dès lors que nous avons cru au Fils compatissant,

nous avons reçu gratuitement

une foi à partager, le règne de la Vie à espérer

et un monde à aimer.

 


Vendredi 8 décembre 2017

Bouleversée de grâces

Lc 1, 26-38

 

Marie, jeune fille d’un petit village perdu de Galilée,

était la « bonne personne » pour accueillir

le Fils de Dieu en son sein, ce Messie tant attendu.

Dieu lui a trouvé une telle disponibilité de cœur

qu’il la comble de sa grâce, de ses grâces.

Son amour prévenant rend possible en elle la venue du Fils.

Elle a pu vivre sans péché, sauvée d‘avance par son Fils.

 

Ce que nous dit la fête de ce jour est bouleversant :

la grâce de Dieu peut faire advenir l’inouï :

Dieu sur terre,  parmi nous.

 

Prions Marie pleine de grâces, bénie entre toutes les femmes,

de nous aider à accueillir le Christ en nos vies,

comme elle le fit il y a 2000 ans !

 


 

Jeudi 7 décembre 2017

Roc et intempéries

Mt 7, 21. 24-27

 

Parce que les pluies et les vents, les incendies de forêt, 

deviennent de plus en plus forts

suite au réchauffement climatique,

la résistance des nouvelles constructions doit être de bonne qualité.

 

La Parole du jour nous parle

de fondations solides pour édifier nos vies. 

Prendre l’Évangile au mot, le mettre en œuvre,

fait de nous des sages.

Telle est la juste attitude du disciple du Christ.

Si nous fondons nos vies sur le roc de la Parole de Dieu,

nous résisterons dans les  épreuves,

nous pourrons avancer malgré les obstacles et les difficultés.

 

Le Christ, lumière sur nos pas, nous guidera sur le chemin de la vie.

Avec le psalmiste, nous pourrons dire :

« Je cours dans la voie de tes volontés

car tu mets au large mon cœur. » Ps 118 v.32

 


Mercredi 6 décembre 2017

Louer Dieu en bonne santé

Mt 15, 29-37

 

À notre époque, beaucoup prennent soin de leur santé

par les plantes, le yoga, une alimentation « bio », le sport.

Bref, il y a une attention manifeste à notre hygiène de vie.

 

La parole de ce jour nous indique un autre moyen :

Se faire déposer aux pieds de Jésus

pour qu’il nous relève …

ou mieux nous révèle à nous-mêmes :

des fils et filles du Père des cieux.

 

Au-delà de nos souffrances et nos santés déficientes,

il y a l’accueil de qui nous sommes vraiment,

des personnes aimées de Dieu qui par une solidarité active

peuvent devenir un peuple qui le loue.

 


Mardi 5 décembre 2017

Joie de l’Esprit

 

Lc 10, 21-24

 

Exulter de joie :

les médias nous montrent parfois des foules en liesse

suite au départ d’un dictateur ou à l’occasion de résultats électoraux.

Des joies plus personnelles aussi : un sportif qui gagne,

de jeunes parents à la naissance de leur premier enfant.

 

La joie de Jésus dans notre évangile relève de la reconnaissance

de l’action de Dieu dans notre monde grâce à son accueil dans les cœurs.

 

Comment goûter à cette joie aujourd’hui sinon

en observant autour de nous

les visages de ceux et celles dont les yeux rayonnent

d’une joie tout intérieure.

Elle leur vient de l’Esprit Saint qui leur communique la vie de Dieu

et dans le secret leur fait voir le règne de Dieu à l’oeuvre dans le monde.

 


Lundi 4 décembre 2017

Ordre ou parole libératrice ?

Mt 8, 5-11

 

Le centurion avait l’expérience

d’ordres donnés et immédiatement exécutés :

par les soldats vis-à-vis de leur supérieur hiérarchique,

par les serviteurs (esclaves) vis-à-vis du maître de maison.

 

Pourtant, sa demande à Jésus n’est pas de cette sorte.

Il attend de lui la guérison d’un de ses serviteurs

auquel il est visiblement attaché.

Nous sommes au niveau

des relations humaines qui dépassent le cadre professionnel.

Il fait confiance à Jésus  pour guérir de loin,

par une parole libératrice.

Jésus va s’émerveiller de sa foi.

 

Où en est notre foi ?

Quelle sera aujourd’hui l’aide que nous pourrons apporter

à un proche en difficulté ; la parole vraie, bonne, libératrice

que nous pourrons prononcer ?

 


 

1° dimanche de l’Avent – 3 décembre 2017 –

Entrée en Avent

Isaïe 63,16-19 ;64,2-7/1° Cor.1, 3-9/Marc 13,33-37

 

Cri d’appel de l’homme angoissé : « Personne n’invoque
plus ton nom, nul ne se réveille pour prendre appui sur
toi. Tu nous a caché ton visage, tu nous as livrés au
pouvoir de nos fautes. Mais Seigneur, c’est toi notre Père... 
»

Cri de Jésus à ses disciples : « Prenez garde, restez éveillés :
car vous ne savez pas quand ce sera le moment ! Veillez, car
vous ne savez pas quand vient le maître delà maison ! Veillez ! 
»

Et voici le réconfort : « A vous la grâce et la paix, de la part
de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ. Aucun don
de la grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se
révéler notre Seigneur Jésus Christ. C’est lui qui vous fera
tenir fermement jusqu’au bout. Dieu est fidèle, lui qui vous
a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ
notre Seigneur ! 
»

Tout est fait entre Dieu et nous. Tout est encore à faire :
Jeu de la grâce et de nos libertés ! Merveilleuse aventure
d’une Alliance qui se noue à nouveau dans le réel de nos
vies et du monde.

 


Samedi 2 décembre 2017

Apocalypse

Daniel 7, 15-27/ Luc 21,34-36

                    

Bêtes, cornes, rois... Toujours ces descriptions
évoquant les derniers temps, où s’initie le
Royaume de Dieu ; Tous les royaumes de la terre sont
donnés au peuple des saints du Très-Haut.
Royauté éternelle !
Comment agir et réagir  devant ces perspectives ?

« Tenez-vous sur vos gardes, dit Jésus à ses disciples,
de peur que votre cœur ne  s’alourdisse, et que ce jour-là
ne tombe sur vous à l’improviste. Il s’abattra en effet
sur tous les habitants de la terre entière. Restez éveillés
et priez en tous temps. Ainsi vous aurez la force d’échapper...
et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. 
»

Paroles terriblement d’actualité dans les désastres que
connaît le monde. Nous savons ce qu’il faut faire :
Veiller, prier, rester libres, nous tenir debout devant
ce Quelqu’un qui est l’avenir du monde, et notre propre
avenir.

 


 

Vendredi 1° décembre 2017

Demain


Daniel 7,2-14/Luc 21, 29-33

 

Le prophète Daniel nous parle de visions :
des bêtes terrifiantes, un ciel de feu, un Fils d’homme
à qui fut donné domination, gloire et royauté,
une royauté qui ne sera pas détruite.

Qu’annonce Jésus, avec l’image du figuier
bourgeonnant pour l’été... Il annonce le royaume
de Dieu tout proche : « Le ciel et la terre passeront,
- dit-il - mes paroles ne passeront pas.
 »

Ce royaume,s’insère dans le réel de l’histoire
mais il le transcende. Il ouvre un avenir.

 


Jeudi 30 novembre 2017

L'apôtre saint André


Romains 10, 9-18/Mat. 4,18-22

 

 

Début très simple, mais capital :
« Jésus dit à Simon et André : Venez à ma
suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. 
»

Quelle sera leur mission ?
« Quiconque met en lui sa foi ne connaîtra pas
la honte... Comme ils sont beaux, les pas des
messagers qui annoncent la Bonne Nouvelle !
Sur toute la terre se répand leur message, et
leurs paroles jusqu’aux limites du monde ! 
»

L’apôtre saint André est vénéré à Constantinople,
mais il est toujours frère de Pierre, en l’Église de Rome.
Unité indéfectible, toujours à retrouver.

 


Mercredi 29 novembre 2017

Tous les saints de la famille franciscaine


Ben Sirac 44,10-15/Marc 10,17-21

 

Ils sont extrêmement nombreux et divers,
mais qu’ont-ils d’essentiel en commun ?

Que nous en disent les textes  de ce jour ?
« Il y a des gens dont le souvenir s’est perdu :
Il n’en est pas ainsi des hommes de miséricorde.
Leurs œuvres de justice n’ont pas été oubliées.
Leur bonheur durera autant que leur postérité.
Leur nom reste vivant pour toutes les générations
. »
Miséricorde, justice, bonheur, paix, sagesse, louanges...

Mais ce qui est encore plus important, c’est la rencontre
de Jésus avec le jeune homme riche que beaucoup ont
été : « Posant son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer :
Une seule chose te manque. Va, vends tout ce que tu as,
donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel,
puis viens et suis-moi ! 
»
Tous, d’une manière ou d’une autre, ont suivi ce conseil
à la lettre, en réponse d’amour à l’Amour premier.

 


Mardi 28 novembre 2017

Quelle pierre ?

Daniel 2, 31-45/Luc 21,5-11

 

 

« Certains parlaient du temple, des belles
pierres qui le décoraient... Jésus déclara :
Ce que vous contemplez, des jours viendront
où il n’en restera pas pierre sur pierre, tout
sera détruit. »

Est-ce une catastrophe ?

Vision de Daniel le prophète :
« Une énorme statue se dressait... Soudain, une
pierre se détacha d’une montagne, sans qu’on
y eut touché. Elle vint  frapper les pieds de fer
et d’argile, et les pulvérisa.... Le Dieu du ciel
suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit,
et dont la royauté ne passera pas à un autre peuple.
 »

Caducité des civilisations...
Faiblesse des moyens humains, mais ce qui vient
de Dieu demeure à jamais.

 


Lundi 27 novembre 2017

TOUT DONNER

Dn 1, 1-20/ Lc 21, 1-4

 

Jésus vit une misérable veuve qui mettait

deux petites pièces de monnaie dans le Trésor

du Temple : Elle a mis plus que tous les autres,

car elle a pris sur son indigence, elle a mis tout

ce qu’elle avait pour vivre. »

 

Daniel, déporté avec ses compagnons, eut à cœur

de ne pas se souiller avec les mets du roi, en fidélité

à l’Alliance. Mis à l’essai, ils avaient plus belle mine

et meilleure santé que tous les autres jeunes gens...

et Dieu leur accorda science et habileté en matière

d’écriture et de sagesse. Daniel savait en outre

interpréter les visions et les songes. Ils étaient dix

fois supérieurs à tous les magiciens et mages du Royaume

de Babylone.

 

Qui se donne à Dieu sans réserve  reçoit de lui

plénitude de vie et de sagesse.

 


Dimanche 26 novembre 2017 

LE CHRIST, ROI DE L’UNIVERS

Ez 34, 11-17/ 1Co 15, 20-28/Mt 25, 31-46

 

« La mort étant venue par un homme, c’est par un

homme aussi que vient la résurrection des morts.

Tous les hommes meurent en Adam, dans le Christ,

tous recevront la vie. Quand tout sera mis sous le

pouvoir du Fils, lui-même se mettra sous le pouvoir

du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi Dieu sera

tout en tous. »

 

Mais ce pouvoir est celui d’un berger pour l’humanité.

C’est celui d’un juge qui s’identifie à tous les pauvres

de la terre, ceux qu’il donne à servir et à aimer en frères.

 

C’est aujourd’hui que se joue notre avenir, toujours

lié à celui des autres.

Révélation d’un Dieu qui est communion et nous

veut en communion, à son image, dans le réel quotidien.

 


Samedi 25 novembre 2017

LA MORT

Martyrs d'Israël  6, 1-13/Lc 20, 27-40

 

Les sadducéens, pour piéger Jésus, inventent

une histoire macabre autour d’une femme qui

voit mourir ses sept maris successifs, et meurt

à son tour...

Le roi Antiochos, ébranlé par ses défaites militaires

et par la maladie se rend compte qu’il va mourir :

« Je me rappelle le mal que j’ai fait à Jérusalem...

Je reconnais que tous mes malheurs viennent de là,

et voici que je meurs dans un profond chagrin sur

une terre étrangère. »  Remord tardif, qui ne mène

à rien !

Seul Jésus ouvre une voie d’espérance :

« Que les morts ressuscitent, Moïse lui-même le

fait comprendre dans le récit du buisson ardent :

Le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, n’est pas le

Dieu des morts, mais des vivants. Tous en effet

vivent pour lui. »

A nous d’accorder notre vie à cette espérance !

 


Vendredi 24 novembre 2017

UN LIEU SAINT

Martrys d'Israël 4, 36-59/Luc 19, 45-48

 

 

Judas et ses frères déclarèrent : « Voilà nos ennemis

écrasés, montons purifier le lieu saint et en faire la

dédicace... Il y eut une grande allégresse dans le peuple.

Il fut décidé que l’anniversaire de cette dédicace serait

célébré pendant 8 jours chaque année à cette date, dans

la joie. »

 

Les temps ont bien changé  lorsque Jésus, entré dans le

Temple, se met à en expulser les vendeurs en déclarant :

« Il est écrit : Ma maison sera une maison de prière, or vous

en avez fait une caverne de bandits ! »

 

On cherche à le faire mourir, mais le peuple tout entier,

suspendu à ses lèvres, l’écoutait...

 

La tentation de l’idolâtrie n’est-elle pas de toujours à

toujours ? L’histoire nous apprend bien des choses !

 


Jeudi 23 novembre 2017

FIDÉLITÉ

Martyrs d'Israël 2, 15-29/Lc 19, 41-44

Les juifs persécutés optent pour la résistance :

« Moi, mes fils et mes frères, nous suivrons l’Alliance

de nos pères. Nous ne dévierons pas de notre religion,

ni à droite ni à gauche... Alors beaucoup de ceux qui

recherchaient la justice et la Loi s’en allèrent vivre au

désert. »

Situation inverse qui navre Jésus, à l’approche de sa

Passion, où la foule va crier : «Nous n’avons pas d’autre

roi que César ! » 

« Ah, si toi aussi, Jérusalem, tu avais reconnu

en ce jour ce qui donne la paix ! Oui, viendront pour toi

des jours où tes ennemis t’anéantiront, et ils ne laisseront

pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas

reconnu le moment où Dieu te visitait ! »

 

Là est bien l’enjeu primordial : La fidélité à Dieu,

aimé par-dessus tout.

 


Mercredi 22 novembre 2017

JUSQU’AU BOUT

2 Martyrs 7, 1-31; Lc 19, 11-28

L’évangile nous parle du talent remis à chacun

pour le faire fructifier. Quel et ce talent ? Le Royaume

de Dieu qui nous et confié pour qu’il croisse par nos

soins. Cette parabole donne bien des exemples de

mise en œuvre ou d’inertie dans cette responsabilité.

Les sept jeunes martyrs d’Israël au temps du roi

Antiochus, encouragés par leur mère, nous en donnent

un exemple éclatant : « C’est le Créateur du monde qui

façonne l’enfant à l’origine, qui préside à l’origine de toute

chose. Et c’est lui qui, dans sa miséricorde, vous rendra

l’esprit et la vie...Montre-toi digne de tes frères et accepte

la mort, afin que je te retrouve avec eux au jour de la miséricorde. »

« Je n’obéis pas à l’ordre du roi, mais j’écoute l’ordre de la Loi

donnée à nos pères par Moïse, et toi, tu n’échapperas pas à la

main de Dieu ! »

 


Mardi 21 novembre 2017

PRÉSENTATION DE MARIE AU TEMPLE

Zacharie 2, 14-17/Mt 12, 46-50

 

Nous savons peu de choses sur la jeunesse de

Marie, mais la tradition parle de cette démarche

spirituelle : Sa présentation au Temple... Pour quoi

y faire ? Y chercher Dieu de plus près.

Or, le prophète Zacharie  nous révèle que c’est Dieu

qui nous cherche, désire habiter en nous :

« Chante et réjouis-toi, fille de Sion, voici que je

viens, j’habiterai au milieu de toi... Ce jour-là, des

nations nombreuses s’attacheront au Seigneur ;

elles seront pour moi un peuple, et j’habiterai

au milieu de toi. »

Étonnante consonance avec les paroles de Jésus :

« Qui est ma mère et qui sont mes frères ?

Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux

cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une

mère ! »  ... pour une fraternité universelle.

C’est l’annonce ou la confirmation que les relations

spirituelles ont plus d’importance encore que les

relations charnelles. Marie l’a vécu dès son plus jeune âge.

 


Lundi 20 novembre 2017

Jésus passe

Lc 18, 35-43

 

Qu’est-ce qu’il y a ? se demande le mendiant.

Jésus passe, il est passé en faisant le bien, il va passer.

 

La prière à Jésus peut accompagner

toute la durée de notre vie sur terre.

 

« Jésus, fils de Dieu prends pitié de moi »

Cet appel à la compassion pour nous-mêmes

nous fera-t-il communier à la passion–résurrection du Christ,

à la détresse de ceux qui peinent aujourd’hui ?

 

Si oui, nous deviendrons des disciples

comme l’aveugle au bord du chemin, qui guéri par Jésus, se met à le suivre.

Rendant gloire à Dieu, il entraîne d’autres sur le chemin de la louange.

 

Prière qui se diffuse et qui rend gloire à Celui qui porte le monde.

 


 

Dimanche 19 novembre 2017

Le maître et l'ouvrier

Matthieu 25, 14-21

 

Cette parabole des talents, nous l'avons déjà tellement entendue et sous combien de formes moralisantes que parfois, on en a assez de l'entendre. Erreur profonde de notre part, car il y a toujours de nouvelles façons de l'écouter d'une oreille neuve.

Je me suis attachée à la relation entre ce maître et ses ouvriers. Rien, au départ, ne contraint ces ouvriers à faire fructifier les biens de leur maître. L'évangile ne nous dit qu'une chose : "il le leur confia".

Au final, deux sur trois ont travaillé, ont bien travaillé. Le troisième a eu peur de son maître. Étrange, ce maître est-il si terrible? En tous les cas l'ouvrier le voit comme tel. Comme souvent, il construit Dieu à son image, au lieu de se souvenir que c'est l'homme qui est à l'image de Dieu et non l'inverse.  Ainsi chaque fois que la relation semble coupée avec Dieu, c'est que nous n'avons pas cru dans le vrai Dieu, mais que nous avons interpellé celui que nous avons fabriqué, comme on fabrique une idole.

Dans cet évangile, si nous n'avons aucune directive précise de la part de Dieu, c'est qu'il nous laisse à nos responsabilités et qu'il se livre entre nos mains. Saurons-nous les prendre ?

 


Samedi 18 novembre 2017

Foi et justice

Luc 18, 1-8

 

Ne nous trompons pas. Jésus ne compare pas la justice de Dieu à l'impatience de ce juge qui finit par rendre justice uniquement parce que cette dame lui casse les oreilles.

Jésus nous dit bien que Dieu se situe réellement du côté de la justice et qu'il écoute chacun d'entre nous dans ses besoins et ses désirs. Donc la justice divine n'est pas mise en cause, loin de là.

Mais la question que pose Jésus à la fin c'est : y aura-t-il encore un peu de foi pour accueillir le fils de l'homme ?

Effectivement, la justice de Dieu ne peut prendre corps, prendre chair, exister que si nous avons foi en Dieu. Nous rendons-nous compte de l'énorme pouvoir qui est entre nos mains : nous pouvons faire exister Dieu sur terre en gardant la foi. Cela rejoint l'intuition extraordinaire d'Etty Hillesum : "toi, Dieu, tu ne peux plus rien pour nous, juifs sous le coup de la Shoah, mais nous, nous pouvons encore quelque chose pour toi." Si Dieu ne peut plus rien, ce n'est pas un refus de sa part, mais un refus de la part de l'homme.La justice divine est tributaire de la foi de l'homme. Belle leçon d'humilité de la part de Dieu!

 


Vendredi 17 novembre 2017

Héritiers du Royaume

Mt. 25, 31-40

 

Cet évangile est communément appelé "jugement dernier", mais je préfère l'intituler : "héritiers du Royaume". Car, de quoi s'agit-il? ou plutôt de qui s'agit-il ?

Nous rencontrons des personnes qui ont reconnu leurs frères dans leur humanité et les ont aidés. D'autres, au contraire, n'ont vu qu'elles-mêmes. Dieu n'exclut personne mais celles-ci se sont excluent elles-mêmes du Royaume de Dieu.

Ainsi je préfère parler d'"héritiers du Royaume" car Dieu nous appelle comme des fils à participer à sa vie. A nous d'accepter ou de refuser.

C'est un très bel évangile pour la fête de sainte Elisabeth de Hongrie, patronnes des fraternités séculières franciscaines.

 


 

Mercredi 15 novembre 2017

Guérisons multiples

Luc 17, 11-19

 

Jésus guérit dix lépreux. Un seul revient pour le remercier : c'est un étranger.

Cette phrase devrait nous interpeller aujourd'hui alors qu'il y a tant de migrants en France et que nous les accusons de tous les maux !

Seul l'étranger n'attendait pas sa guérison comme un dû, mais il la considère comme un cadeau sans prix.

Pour les autres, la guérison est normal. C'est étonnant car si l'on considère que la lèpre excluait de toute vie sociale, on peut dire qu'il y a  une double guérison dans le geste de Jésus. D'abord, il guérit physiquement, mais surtout il réintroduit dans la vie sociale. Comment se fait-il que neuf d'entre eux n'en perçoivent pas la valeur ?

L'étranger, comme le migrant, sait par expérience ce qu'est le manque, l'exclusion, la difficulté à vivre, etc. Il ne possède plus rien, il peut donc tout recevoir, même la vie.

 


Mardi 14 novembre 2017

Le Serviteur

Luc 17, 7-10

 

Situation difficile à accepter : un serviteur serait taillable et corvéable à merci, selon cet évangile. Même fatigué après une longue et dure journée de travail, il lui faut encore enfiler le tablier de service pour le bon plaisir de son maître !

Il est difficile de penser que ce maître est le symbole du Seigneur.

Alors ?

La pointe de cet évangile n'est-elle pas dans la réaction du serviteur : "nous n'avons fait que notre devoir". Oui, servir Dieu, servir les autres, les assister uniquement parce qu'ils en ont besoin, là est le service qui est demandé à chacun, sans compter nos fatigues, nos pleurs, nos déceptions ou nos frustrations.

Le faire, non en prévision de la récompense du Seigneur, mais parce que nous sommes tous frères.

Là est la joie parfaite.

 


Lundi 13 novembre 2017

C'est un scandale!

Luc 17, 1-6

 

Autrefois, un leader politique bien connu s'exprimait ainsi : "C'est un scandale". Tout était un scandale pour lui.

Dans l'évangile de ce jour, Jésus ne condamne pas d'abord le scandale mais celui par lequel il arrive, l'auteur du scandale. Et Jésus va très loin puisque, pour lui, il vaut mieux être précipité dans la mer que d'être à l'origine d'un scandale, c'est-à-dire être à l'origine d'un péché commis par quelqu'un de petit.

Et non seulement cela, mais il faut aller plus loin, jusqu'au pardon plusieurs fois par jour, même pour une faute répétitive. Le pardon est tributaire de notre foi. Ainsi pour pardonner en vérité, il nous faut suffisamment de foi pour croire qu'un arbre peut se déraciner et se replanter dans la mer. A priori, même si notre foi nous a conduits à déraciner un arbre et à le replanter dans la mer, il n'est pas évident qu'il survive car l'eau de mer, ce n'est pas forcément le meilleur arrosage pour un arbre. Alors ?

Alors, rien n'est moins évident que cette foi à transplanter les montagnes. Un jour, il nous faudra bien nous rendre à l'évidence qu'il nous faut encore plus de foi pour permettre à un arbre de survivre dans un milieu hostile. L'arbre cache la forêt comme on dit, mais il cache surtout tous ceux qu'on ne veut pas voir. Et le scandale, c'est notre aveuglement et notre surdité face à l'appel désespéré de ceux qui ont faim et soif de nourritures terrestres mais aussi de nourriture spirituelle.

 


Dimanche 12 novembre 2017

Réveillez-vous !

Matthieu 25, 1-13

 

On ne peut pas toujours opposer les jeunes filles prévoyantes et les jeunes filles insouciantes, comme si l'insouciance, l'étourderie pouvaient conduire à la condamnation extrême.

Il ne faut pas oublier que tout le monde dort, les prévoyantes comme les insouciantes. Donc personne n'a pu veiller jusqu'à l'arrivée de l'époux.

 

Est-ce vraiment leur insouciance qui a condamné des jeunes filles ? Je n'en suis pas sûre. Il me semble que c'est leur manque de confiance, leur manque de foi qui les a plutôt condamnées. Si elles étaient restées dans la pièce, peut-être dans l'ombre, mais dedans, dans la confiance d'être aimées même si elles n'étaient ni regardées ni vues, l'époux n'aurait jamais pu dire "je ne vous connais pas". L'essentiel n'est pas forcément d'avoir une lampe allumée, mais plutôt d'être réveillé.

 


Samedi 11 novembre 2017

Dignes de confiance

Luc 16, 9-15

 

L'évangile de ce jour fait suite directement à celui d'hier.

Se faire des amis avec l'argent trompeur, qu'est-ce que cela veut dire ? Jésus est-il en train de nous proposer de tromper avec de l'argent ? Difficile à accepter.

En réalité, c'est l'argent qui est trompeur car il donne le sentiment que l'on peut tout acheter, même des amis, jusque dans les demeures éternelles.

Mais, même si tout est achetable, cela ne veut pas dire qu'il faut tout acheter. Considérer l'argent comme une idole, croire qu'il  autorise à faire tout et n'importe quoi au détriment des autres, est un refus de reconnaître le Créateur comme Seigneur et Dieu. C'est refuser notre dépendance divine. Nous sommes au service du Seigneur et non de l'argent ; nous sommes au service de nos frères les hommes et non de l'argent.

Refuser d'être accro à l'argent et se mettre sous la protection du Seigneur,

voilà la confiance dont Jésus nous parle.

 


Vendredi 10 novembre 2017

Monde ou lumière ?

Luc 16, 1-8

 

Vaut-il mieux être "fils de ce monde" et être suffisamment rusé/habile pour être reconnu et adulé par tous, ou "fils de la lumière" sans aucune reconnaissance.

Mais qui sont-ils ces fils de la lumière qui ne sont ni habiles ni rusés ?

Le maître de la parabole fait l'éloge des rusés tandis, qu'à la limite, ces non rusés sont méprisés.

En fait, de la part du maître, ce n'est pas du mépris, mais une certaine forme de stimulation. Il nous est dit : "utilisez vos capacité de bonne ruse pour être de vrais fils de lumière, de vrais évangélisateurs, de vrais missionnaires, non pas pour votre petit profit". Ainsi, nous n'avons pas à avoir honte d'être habiles à condition de mettre notre habileté au service ds autres.

Bonne recherche de la meilleure habileté !

 


Jeudi 9 novembre 2017

La maison de Dieu

Jean 2, 13-22

 

Nous revoici avec l'épisode de Jésus chassant les marchands du temple. Beaucoup d'imageries populaires, de textes, etc. ont été dits sur cette colère de Jésus. Avait-il le droit de se mettre en colère ?

C'est oublier rapidement que le temple, c'est le lieu de la présence de Dieu parmi les hommes dans le judaïsme.

Si on comprend cela, on comprend combien des bureaux de change, des animaux, bref tout un commerce lucratif au détriment des pauvres, sont insupportables.

Ce n'est pas la colère de Jésus qui est première, c'est le motif de sa colère : Dieu ne s'achète pas, comme on n'achète pas les pauvres. Ce qui est premier pour Jésus, c'est de donner à tous, en particulier aux exclus, la possibilité de s'approcher de Dieu. Il supprime donc les obstacles que les hommes ont installés et ouvre tout grand le passage.

A sa suite, ne fermons pas nos coeurs, nouveaux temples de Dieu, à tous ceux qui cherchent paix, sérénité, solidarité, partage, amitié...

 


 

Mercredi 8 novembre 2017

Les renoncements du disciple

Luc 14, 25-33

 

Voilà un évangile bien difficile. A première lecture, plus rien n'est permis à celui qui veut être disciple de Jésus : ni aimer ses enfants, sa famille ni même sa propre vie ; et pour finir, il faut renoncer à tous ses biens.

Entre les deux, il faut apprendre à réfléchir et à calculer.

Bref un programme que peu, très peu peuvent tenir. Alors?

Alors il lui est demandé de marcher derrière le Christ en portant sa propre croix. Mais nous sommes derrière le Christ et tout nous permet de penser que, comme l'a promis Jésus, notre croix est légère et facile à porter. Pourquoi ? Parce c'est lui le Christ qui en porte le plus lourd.

Alors ne nous effrayons pas de la demande, elle est à notre portée. Et surtout, n'oublions jamais que Jésus ne nous demandera jamais quelque chose que nous ne pouvons pas accomplir. Il se met toujours à notre portée, à notre hauteur et ne nous demande pas de nous hisser à la sienne.

 


 

Mardi 7 novembre 2017

Accueil sans condition

Luc 14, 15-24

 

L'évangile de ce jour est en ligne directe avec celui d'hier : la place privilégiée pour les estropiés, les boiteux, les aveugles, les pauvres.

Mais aujourd'hui, nous découvrons un nouveau trait de cractère du maître de maison: il n'a qu'un seul désir, remplir sa maison non pour de la reconnaissance en retour, simplement pour rendre les gens heureux et les faire participer à sa vie.

Et pour cela, il se donne beaucoup de mal et envoie ses gens sur les routes pour inviter. Il ne demande pas si ces invités sont dans la légalité ou en bonne santé ou capables de rendre des services ou intelligents ou, ou, ou...

Non le maître accueille, sans condition, en réponse à ce que sera le Royaume des cieux et qui y sera accueilli.

Nous voilà bien renseignés : pas besoin de perfection, simplement de la vérité et del'authenticité dans notre amour.

 


Lundi 6 novembre 2017

Don gratuit

Luc 14, 12-14

 

Le conseil de Jésus d'inviter ceux qui ne peuvent pas rendre l'invitation nous pousse à réfléchir sur le sens exact de la gratuité du don. Et même du pardon.

Combien de fois, dans nos vies, n'estimons-nous pas qu'untel ou untel devrait bien se comporter autrement "après tout ce qu'on a fait pour lui"!

La reconnaissance semble appartenir à nos codes, non pas de politesse, mais d'amitié!

Ce n'est pas facile tous les jours de pardonner, sans attendre que celui à qui on a pardonné nous soit reconnaissant de ce pardon. Et pourtant! Oui, pourtant le vrai don, le vrai pardon, c'est celui qu'on donne, non seulement sans espoir de retour, mais surtout sans vouloir un retour, sans vouloir que l'autre se transforme, c'est continuer à l'aimer avec ses défauts et laisser au Seigneur le temps et la place pour le redresser, le remettre debout, lui redonner vie. Nous ne pouvons pas exiger que l'autre change. Notre seul devoir : continuer à aimer avec ou sans retour.

 


Dimanche 5 novembre 2017

Sans fardeau

Mt 23, 1-12

 

Les fardeaux qui pèsent sur nos vies peuvent être lourds :

précarité, harcèlement, maladie chronique,

oppression politique ou même religieuse.

 

Aujourd’hui, Jésus ouvre l’horizon d’une bonne gouvernance

pour les responsables religieux :

cohérence entre dire et faire,

fuir l’orgueil et la recherche de vaine gloire,

vivre sa fonction en serviteur du bien commun.

Quant aux chrétiens de base que nous sommes tous,

s’agit-il d’assumer la liberté des enfants de Dieu ?

N’avoir qu’un seul Père et un seul Maître

invite à l’écoute active de ceux-ci

pour agir en cohérence avec l’évangile

dans la ferveur de l’Esprit.

« Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau

et moi je vous procurerai le repos »

disait Jésus.

 


Samedi 4 novembre

Premier prix d’humilité

Lc 14, 1. 7-11

 

L’époque de la désignation des prix nobel s’achève.

Un des prix nobel de chimie, le suisse Jacques Dubochet, 

exprime sa gratitude envers tous ceux avec qui il a travaillé

pour inventer « l’eau froide ».

Il raconte qu’enfant, il fut reconnu « dyslexique »

ce qui lui permit d’être mauvais en tout !

Voilà un homme élevé apte à s’abaisser

pour encourager les plus jeunes !

 

Au-delà des règles de bienséance pour les invités à un repas de noces,

l’évangile du jour nous invite-t-il

à relativiser la recherche des premières places ?

 

Cherchons les relations qui nous font grandir les uns les autres

car mieux vaut être élevé qu’abaissé.

S’il s’agit d’aimer son prochain comme soi-même,

honorons-nous et encourageons-nous les uns les autres

en toute humilité.

 


Vendredi 3 novembre 2017

Laisser Jésus parler et agir

Lc 14, 1-6

 

Jésus est invité à un repas « dominical »

entre gens qui cherchent Dieu :

ces pharisiens qui veulent un culte spiritualisé, imprégnant tout le quotidien.

Survient une personne malade et l’interpellation de Jésus à ses hôtes :

il pose la question du permis ou du défendu,

question dépassée dès lors que nous avançons

dans notre cheminement spirituel !

Il le prouve en guérissant et ses hôtes en gardant le silence.

 

Quand en nos vies, nous sommes dépassés par une situation,

Comment laisser parler et agir jésus ?

Serait-ce faire confiance aux vivants

et chercher un  chemin vers plus de vie ?

 


Jeudi 2 novembre 2017

Invités au festin

Lc 12, 35-40

 

Alors que l’Église nous invite à la prière pour nos défunts,

à la communion en Dieu avec eux,

l’Evangile nous déclare tous et toutes invités au festin de Dieu.

Là, c’est lui qui sert après que notre vie sur terre ait été

dans le service et la vigilance,

attente de sa rencontre, désir de sa grâce…

 

Rejoignons nos défunts dans ce chemin de prière

où nous comptons les uns sur les autres

pour nous rapprocher du Père des miséricordes.

 


Mercredi 1er novembre 2017

Joie au ciel et sur terre

Mt 5, 1-12a

 

La fête de tous les saints se vit dans la joie

de la résurrection et des béatitudes.

 

Quel point commun entre  les pauvres, les doux, les miséricordieux,

les pacifistes, les coeurs purs, les personnes affamées de justice,

en pleurs, persécutées ?

Ils attendent, ils espèrent, ils ont le cœur ouvert à un avenir meilleur,

à « plus beau, plus fort, plus grand » qui les dépasse :

ce règne de Dieu qui nous est promis et offert

si nous nous ouvrons à lui dans la confiance.

Alors nous serons fils et filles de Dieu .

 

Vivons ce jour en communion avec tous les saints et les saintes

qui vivent déjà dans la joie des cieux.

 


Mardi 31 octobre 2017

Semeur d’espérance

Lc 13, 18-21

 

Arbres de nos forêts et arbres fruitiers déposent sur terre

leurs fruits et leurs feuilles.

Le soleil d’automne les irradie de lumière au crépuscule.

 

L’Évangile du jour nous renvoie déjà deux saisons plus loin :

au temps du semis dans le potager.

Entre l’aujourd’hui et les paroles bibliques,

le cycle des vivants est bouclé.

L’assurance de la croissance inéluctable est présente

dans le grain de moutarde semé en terre

comme dans les fruits de l’arbre qu’il deviendra.

 

Savons-nous ancrer notre espérance de ce règne de Dieu à croissance garantie

de la même manière que le semeur dans son jardin ?

 


Lundi 30 octobre 2017

Homélie interrompue

Lc 13, 10-17

 

Dans la synagogue, Jésus enseigne :

il commente une Parole de Dieu toujours libératrice et guérissante.

Le commentaire s’interrompt :

Jésus vient de voir une femme courbée !

Il considère comme impératif de s’adresser à elle

avec une parole qui délivre, un geste qui guérit.

 

À ses adversaires suspicieux, il énonce alors une évidence :

Le jour du Seigneur qui nous délivre des liens qui entravent nos vies

est justement celui où il faut guérir.

 

Puissions-nous imiter le Christ Sauveur

en voyant autour de nous et dans notre monde

toutes les femmes et tous les hommes courbés

qui aspirent à se relever.

Manifestons-leur un peu de la compassion divine

par les moyens à notre portée chaque jour,

y compris les dimanches et jours fériés !

 


Dimanche 29 octobre 2017

En bref

Mt 22, 34-40

 

Faire une synthèse d’un livre en deux pages,

répondre à une question très vaste en une minute,

donner un cours biblique sous forme de MOOC.

Bref, dans nos vies où la surinformation et la vitesse priment,

dire et penser brièvement, c’est un plus !

 

Dans l’évangile de ce jour,

un groupe de penseurs de la religion, qui sont honorés

par le peuple et qui le guident,

se réunit.

« Que faire avec Jésus dont l’influence sur les gens

et la pertinence de la pensée nous dépasse ? »

L’un d’eux pose la question piège, la question phare

pour ceux qui prônent le respect de 613 commandements :

« Quel est le plus grand commandement ? »

La réponse désarmante de simplicité

nous concentre sur l’essentiel

à résumer en un mot : Aimer.

Aimer Dieu et les autres comme soi-même,

voilà toute la pratique de la religion

et l’essence du christianisme dite avec les mots du Christ

…et la loi du Premier Testament.

 


Samedi 28 octobre 2017

Agents pastoraux

Lc 6, 12-19

 

Dans l’organisation de notre Église,

Il y a place pour une multitude d’acteurs dont le nom

demeure parfois inconnu ou restreint

au réseau paroissial voire diocésain.

 

Simon et Jude, deux illustres apôtres

furent choisis par Jésus parmi les disciples.

Pourtant leurs faits et gestes ne sont guère présents

dans les écrits du nouveau testament.

L’Église les fête ensemble.

Existait-il une certaine complicité entre eux ?

Ils ne sont pas qu’un prénom mais qualifiés,

l’un par son opinion politique, le Zélote, l’autre par son origine familiale.

 

Qui que nous soyons,

nous avons une place active dans notre Église,

en tant que disciples du Christ.

Joie de participer à l’annonce de Jésus-Christ qui nous fait vivre.

 


Vendredi 27 octobre 2017

Climat et histoire

Lc 12, 54-59

 

Que nous soyons climato-sceptiques

ou lucides sur l’action humaine

et ses conséquences pour notre atmosphère,

personne n’échappe à la crise du moment présent

qui exige une remise en cause de nos modes de vie.

 

Dans l’encyclique Laudato ‘si, le pape François

insiste sur le temps supérieur à l’espace.

L’Évangile de ce jour nous parle de

savoir interpréter l’aspect de la terre et du ciel

mais aussi ce moment-ci.

 

Tous les versets qui suivent appellent à juger par soi-même

et à prendre les chemins de la justice sociale.

En notre ère dite « anthropocène »

s’ouvre une étape nouvelle et inédite de notre histoire humaine

dont l’enjeu serait une nouvelle alliance avec la terre, entre les peuples

et entre tous les humains religieux et leur Dieu.

« Voici que je viens faire du neuf qui déjà commence à poindre,

ne l’apercevez-vous pas ? » dit le prophète Isaïe.

Quant à Saint Paul, il nous parle d’une « création en douleurs d’enfantement ».

 


Jeudi 26 octobre 2017

Feu et paix

Lc 12, 49-53

 

Étonnant évangile où l’amour de Dieu pour nous

se manifeste par le feu et le glaive !

S’agirait-il du feu de l’amour passionné de Dieu pour l’humanité

qui cherche à gagner nos âmes 

et tient compte de notre liberté ?

Nous sommes libres d’aimer ou non

et nos choix peuvent conduire à des divisions entre nous.

 

Oui, sur notre terre, les crises géopolitiques mettent le feu des armes

et la division ou la séparation dans les familles.

Mais les chemins de l’unité et de la paix se manifestent tout autant.

 

Par la prière, soyons en communion avec les palestiniennes et les israéliennes

qui ont organisé une longue marche pour la paix dans leur région,

avec les espagnols qui manifestent pour l’unité de leur pays .

 


Mercredi 25 octobre 2017

Prêt à l’imprévisible

Lc 12, 39-48

 

Un rapport maître - serviteur avec des biens confiés et des coups donnés

évoque les nouveaux esclavages contemporains :

employées de maison émigrées parfois durement maltraitées,

enfants forcés à  travailler pour des salaires de misère.

Situations à transformer

dans le sens du respect élémentaire des droits humains.

 

Quelle bonne nouvelle dans les versets de ce jour ?

Un chemin de conscientisation est nécessaire.

À chacun d’agir en connaissance de cause :

- consciencieux dans son service, attentif à ce qui est attendu de lui
- assez présent à lui-même et aux autres pour que toute arrivée à l’improviste

le trouve accueillant

Bref, une vigilance active.

 


Mardi 24 octobre 2017

En mode veille

Lc 12, 35-38

 

Laisser des appareils en mode veille la nuit, c’est gaspiller l’énergie.

Par contre, garder le cœur en mode veille 24h/24

nous ouvre un chemin de bonheur.

 

Tel pourrait être le sens de la parabole de ce jour.

La vigilance nous maintient dans la capacité

« d’accueillir la grâce quand elle passe. »

Être toujours prêt à recevoir le Seigneur en sa vie.

C’est à l’improviste qu’il vient à nous :

au détour d’un chemin,

une petite phrase d’autrui qui interpelle,

la beauté d’un coucher de soleil,

un verset d'évangile qui prend vie pour nous

comme jamais auparavant,

un événement apparemment anodin

qui pour nous prend dimension d’éternité.

 

Bonne journée en mode veille !

 


Lundi 23 octobre 2017

Libre ou possédé par ses biens ?

Lc 12, 13-21

 

La sagesse populaire dit qu’on n’a jamais vu un coffre-fort suivre un cercueil.

La course à l’accumulation de biens de consommation

prônée par la publicité est ainsi très bien relativisée.

 

La parabole de ce jour met en évidence l’absurdité de l’accumulation de biens.

Ceux-ci ne donnent pas sens à nos vies.

 

Saint François d’Assise en avait fait l’expérience, il y a 8 siècles

à l’époque de la naissance du capitalisme.

Après sa conversion à la vie religieuse, lui, l’ancien marchand de draps,

ne voulait même plus toucher à l’argent !

Pour lui en effet, tous les biens procèdent de Dieu

qui est tout Bien.

Dès lors, les richesses matérielles sont faites pour circuler entre nous

et répondre aux besoins de tous.

 

Désencombrons-nous donc pour contempler le Christ,

Celui qui s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté. 

 


 

29° dimanche – 22 octobre 2017

Comment agir ?

Isaïe 45,1-6/1 Th.1,1-5/ Mt.22,15-21

 

 

Ce dimanche de la mission nous place dans

des conditions de vie politiques et spirituelles

qui sont le lot des croyants à toutes les époques.

Les questions pièges ne mènent à rien, mais Jésus

 nous invite à toujours distinguer, à partir du réel :

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui

est à Dieu ! » Nous ne sommes pas sur le même plan.

Les pouvoirs politiques peuvent être favorables ou

persécuteurs, mais quoiqu’il en soit, nous avons à

vivre dans le sillage de Jésus « Maïtre – lui est-il dit –

tu es toujours vrai, tu enseignes le chemin de Dieu

en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne,

car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères

les gens. » Cela nous donne des critères de discernement

pour vivre dans la foi, la charité, l’espérance,

sous la mouvance de l’Esprit.

 


Samedi 21 octobre 2017

De la foi à l'espérance

Rm. 4,13-18/ Luc 12,8-12

 

 

La Bible pourrait s’intituler le Livre de la Foi.

Celle d’Abraham faite à Dieu «  Il est notre père

devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie

aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe

pas. »

Foi en Dieu, foi en Jésus : « Quiconque se sera déclaré

pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi

se déclarera pour lui devant les anges de Dieu... »

Foi en l’Esprit Saint : « Quand on vous traduira en justice,

ne vous inquiétez pas : L’Esprit Saint vous enseignera à cette

heure-là ce qu’il faudra dire. »

Cette foi ouvre à l’espérance :

Promesse faite à Abraham « J’ai fait de toi le père d’un

grand nombre de nations... Espérant contre toute espérance,

il a cru, ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de 

nations... selon cette parole :

Telle sera la descendance que tu auras. »

Et Jésus de reprendre (en Jean 8,56-58) :

« Abraham votre père exulta à la pensée qu’il verrait

mon Jour. Il l’a vu et fut dans la joie !

Avant qu’Abraham existât,  Je Suis ! »

Là est notre foi !

 


Vendredi 20 octobre 2017

L'instructeur

Rm. 4,1-8/Luc 12,1-7

 

 

« Comme la foule s’était rassemblée par milliers

au point que l’on s’écrasait, Jésus s’adressa d’abord

à ses disciples : Méfiez-vous du levain des pharisiens

(leur hypocrisie). Tout ce qui est caché sera connu !

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps... craignez

celui qui a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne...

Pas un seul moineau n’est oublié au regard de Dieu.

Soyez sans crainte : vous valez plus qu’un multitude

de moineaux. »

 

Méfiez-vous... Ne craignez pas... Ayez confiance...

 

Noublions jamais ces paroles.

 


 

Jeudi 19 octobre 2017

Qui est Dieu ?

Rm. 3,21-30/Luc 11,47-54

 

 

Jésus parle clair : « Quel malheur pour vous,

docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé

la clef de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas

entrés ; et ceux qui voulaient entrer, vous les en

avez empêchés. ... Alors les scribes et les pharisiens

commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler

de questions-pièges. »

La guerre est déclarée, qui aboutira à la mort-résurrection

de Jésus.

 

Paul réfléchit longuement , lui qui a été pharisien zélé,

touché par la grâce du Christ :

« La justice de Dieu, donnée par la foi en Jésus Christ,

est offerte à tous ceux qui croient... Car le projet de Dieu

était que le Christ soit instrument de pardon, en son sang,

par le moyen de la foi.... Il n’y a qu’un seul Dieu :il rendra

juste, en vertu de la foi, ceux qui ont reçu la circoncision,

et aussi, au moyen de la foi, ceux qui ne l’ont pas reçue.

Dieu serait-il seulement le Dieu des juifs ? N’est-il pas aussi

le Dieu des nations ? Bien sûr ! Il est aussi le Dieu des nations. »

 

Réflexion un peu difficile, mais essentielle. Quel est notre Dieu ?

Lui donnons-nous notre foi ?

 


 

Mercredi 18 octobre 2017

Saint Luc

2° Tim.4, 10-17/Luc 10,1-9

 

 

En cette semaine de prière pour la mission

universelle de l’Église, il est bon de relire cet

envoi en mission relaté par l’évangéliste saint Luc :

 

« Priez le Maître de la moisson.... Ne portez ni bourse,

ni sac, ni sandales. Dans toute maison où vous entrerez,

dites d’abord, Paix à cette maison... Guérissez les malades

et dites-leur : Le règne de Dieu s’est approché de vous ! »

 

Mission passionnante, mais dure parfois :

« Tous m’ont abandonné – dit Paul - Le Seigneur, lui,

m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi,

la proclamation de l’évangile s’accomplisse jusqu’au bout,

et que toutes les nations l’entendent."

 

Qu’il en soit toujours ainsi !

 


 

Mardi 17 octobre 2017

Coeurs impurs

Romains 1,16-25/Luc 17-41

 

 

« Vous, les pharisiens, vus purifiez l’extérieur

de la coupe et du plat, mais à l’intérieur de vous-mêmes,

vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté... »

livrés à l’impureté. Ils ont échangé la vérité de Dieu

 

« A cause des convoitises de leurs  cœurs, Dieu les a

contre le mensonge. Ces soi-disant sages sont devenus

fous ; ils ont échangé la gloire de Dieu contre des idoles.

Ils ont vénéré la création et lui ont rendu un culte plutôt

qu’à son Créateur, Lui qui est béni éternellement ! »

 

Jésus, comme Paul, dénonce la perversion du cœur.

Mais où est la vérité ?

« Depuis la création du monde, on peut voir avec

l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, ce qui,

de Lui, est invisible : sa puissance éternelle et sa

divinité....  Celui qui est juste par la foi vivra. »

 

Nous voici avertis sur nos choix !

 


Lundi 16 octobre 2017

Qui est Jésus ?

Romains 1,1-7/Luc 11,29-32

 

 

C’est la question posée dans tous les évangiles,

tellement sa personnalité est mystérieuse.

Lui-même répond : « Jonas a été un signe pour les

habitants de Ninive... ils se sont convertis  à sa proclamation,

et il y a ici bien plus que Jonas... Il y a ici bien plus que la

sagesse de Salomon... »

Mais il fallait la résurrection de Jésus, la conversion de

Paul pour que celui-ci puisse écrire à son sujet :

« Cet évangile que Dieu avait promis par avance par ses

prophètes concerne son Fils qui, selon la chair, est né de

la descendance de David, et selon l’Esprit de sainteté, a été

établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection

d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. »

 

Telle est la carte d’identité complète de Celui qui nous

appelle à la foi, qui nous appelle à être saints.

 


 

28° Dimanche – 15 octobre 2017

Générosité

Isaïe 25,6-10/ Philippiens 4,12-20/Mat. 22,1-14

 

 

Tous les textes de ce dimanche nous parlent de la générosité

de Dieu, qui offre à tous les hommes un festin somptueux.

 

Isaïe déjà nous parle de ce cœur de Dieu : « Il fera disparaître

le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples. Il fera disparaître

la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes de

tous les visages… » Espérance d’un bonheur complet auquel

chacun aspire…

Jésus reprend ce thème : « Le royaume des cieux est comparable

à un roi qui célébra les noces de son fils, et il envoya ses serviteurs

appeler  à la noce les invités… » Une chance inouïe ! Mais que se

passe-t-il ?  Ceux-ci ne voulaient pas venir… Trop occupés…

Jusqu’à tuer ceux qui les invitent… Tragique inconscience

atteignant Jésus lui-même.

 

Mais Dieu ne se lasse pas d’inviter : « Tous ceux que vous trouverez

invitez-les à la noce ! » Cette offre est faite à tous, à nous...

Une seule condition pour répondre à cet amour gratuit :

se rendre disponibles, accepter le dialogue,

revêtir la tenue de noce offerte gratuitement…

Revêtir le Christ, entrer dans l’Alliance de Dieu avec les hommes.

 


Samedi 14 octobre 2017

DIEU SAINT ET FORT

Joël 4,12-21/Luc 11, 27-28

 

Le prophète nous fait une description

encore terrifiante du jugement de Dieu,

qui va juger cette fois tous les peuples.

Après avoir passé au crible

 son peuple, il va maintenant le défendre :

« Il est un refuge pour son peuple,

une forteresse pour les fils d’Israël. Le Seigneur

aura sa demeure en Sion »… Vision de bonheur

et de fécondité.

 

Et Jésus de résumer en quelques mots là où

est la source du bonheur : « Heureux ceux qui

écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. »

 


Vendredi 13 octobre 2017

COMBATTRE LE BON COMBAT

Joël 1,13-15 ;2,1-2/Luc 11, 15-26

 

Le prophète Joël, à l’approche de l’envahisseur

redouté, appelle tout le peuple à la prière, à la

pénitence. Est-ce le jour du Seigneur ? Jour de

ténèbres et d’obscurité…

 

L’évangile d’aujourd’hui n’a pas cette dimension

cosmique, mais la situation n’est pas moins grave,

puisqu’on accuse Jésus d’agir par le chef des démons !

Il en connaît bien l’emprise et le danger : "Quand

l’esprit impur est sorti de l’homme, il cherche à revenir

en force, et l’état de cet homme est pire à la fin qu’au

début. "  Alors, que faire ?

 

« Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons,

c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous. »

 

Croire en Celui que Dieu nous envoie, et vivre de Lui.

 


Jeudi 12 octobre 2017

NÉCESSITÉ VITALE

Malachie 3,13-20/Luc 11,5-13

 

Jésus incite les hommes à chercher Dieu :

« Demandez, on vous donnera ; cherchez,

vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.

Si vous savez donner de bonnes choses à vos enfants,

combien plus le Père du ciel donnera -t-il l’Esprit

Saint à ceux qui le lui demandent. »

 

Paroles d’encouragement qui sont en harmonie

avec celles du prophète Malachie :

« Pour vous qui craignez mon nom – dit le Seigneur –

le Soleil de justice se lèvera :

il apportera la guérison dans son rayonnement. »

Incitation à l’effort, à la confiance, à l’espérance.

Cela n’est pas du luxe, car « Voici que vient le jour

du Seigneur, brûlant comme la fournaise. Tous les

arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété, seront

de la paille ! »

Nous voici avertis, car les temps n’ont guère changé.

 


Mercredi 11 octobre 2017

ÉLARGIR SON CŒUR

Jonas 4,1-11/Luc 11,1-4

 

« Quand il vit que Dieu pardonnait aux

habitants de Ninive, Jonas trouva la chose

très mauvaise et il se mit en colère…. Mieux

vaut pour moi mourir que vivre ! »

Dieu lui répondit : « Comment n’aurais-je pas

pitié de Ninive, la grande vile, où il y a plus de

cent vingt mille êtres humains qui ne distinguent

pas encore leur droite de leur gauche ? »

 

C’est ce sens de Dieu que Jésus développe dans la

prière qu’il apprend à ses disciples : 

« Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.

Donne-nous le pain dont nous avons besoin  pour chaque

jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous

pardonnons aussi  à tous ceux qui ont des torts envers

nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation… »

 

Le pape Jean XXIII l’a bien compris en ouvrant le

concile Vatican II le 11 octobre 1962.

 


Mardi 10 octobre 2017

ÉCOUTE ET CHANGEMENT DE VIE

Jonas 3,1-10/Luc 10, 18-42

 

Jonas réussit superbement sa mission : Le roi

et tout le peuple se convertit. Devant l’annonce

d’une possible destruction, les gens de Ninive

crurent en Dieu ! « En voyant comment ils se

détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu

renonça au châtiment dont il les avait menacés. »

 

Marie de Béthanie nous indique l’attitude juste

qui plait au Seigneur : « Assise aux pieds de Jésus,

elle écoutait sa parole… »

 

Écouter et mettre en œuvre.

 


Lundi 9 octobre 2017 –

QUELLE MISSION ?

Jonas 1 -2,11 / Luc 10 25-37

 

Nous commençons le livre de Jonas : Ce prophète

que Dieu veut envoyer prêcher aux païens de Ninive,

et qui ne veut rien entendre. Il s’enfuit dans la

direction inverse. La tempête met en danger le bateau

et tout l’équipage. Interrogé sur son identité, il se

révèle et dit : « Jetez-moi à l’eau, pour que la mer se

calme… » Ce qui fut fait ! Mais le Seigneur tient à la

vie et à la mission de son prophète, et le poisson qui

l’a englouti le rejette sur la terre ferme.  Annonce voilée

de la mort résurrection du Christ, de sa mission universelle.

 

Mais nous n’en sommes pas encore là ! Un dialogue piégé

entre un docteur de la loi et Jésus met en valeur le premier

commandement : « Tu aimeras le Seigneur…  et ton prochain

comme toi-même. » Le dialogue se poursuit : «Et qui est mon

prochain ? »  Jésus retourne la question et l’élargit : « Qui a été

le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? Celui

qui a fait preuve de pitié envers lui… »

Nous retrouvons là le cœur de Dieu, cœur de miséricorde

pour tous, pour chaque homme.

 


 

   

 

 

 

Dimanche 8 octobre 2017

Le don de la vigne

Matthieu 21, 33-43

 

Evangile vraiment terrible où des ouvriers avaricieux et apres au gain tuent tous ceux qui se mettent sur leur route. On peut s'inquéter d'une telle violence.

Devant une telle situation, beaucoup aurait abandonné ou seraient devenus violents.

Non, ici, le propriétaire de la vigne répond par un avenir très ouvert en faveur de tous ceux qui sont rejetés : l'oeuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux, c'est que ce qui est rejeté, abîmé, même détruit, devient pierre de fondation du royaume de Dieu.

Etonnant renversement de situation. Etonnante miséricorde qui, dans le mal même, peut trouver une porte de sortie vers le bien.

Et en final, la vigne ne sera pas détruite, simplement elle sera donnée, offerte, à d'autres, à ceux qui voudront bien collaborer en toute confiance avec le maître.

 


Samedi 7 octobre 2017

La vraie joie

Luc 10, 17-24

 

Quel évangile extraordinaire de joie !

Se réjouir parce que nous sommes inscrits dans le coeur de Dieu. Quoi de plus beau ?

Les disciples ont même une longueur d'avance sur nous car leur joie est aussi de voir, d'entendre. Pour nous, la joie de la vision, ce sera pour plus tard. Quoique ! Oui, quoique nous voyons beaucoup de belles choses qui nous révèlent la présence de Dieu dans nos vies, dans toute vie.

De nos jours, alors que nous vivons un temps où la violence est monnaie quotidienne, Jésus nous dit que les esprits mauvais seront soumis. Cela nous donne d'espérer contre toue espérance, comme Abraham. Oui, les meurtres et la violence n'auront pas le dernier mot car, tous, nous faisons partie de ce grand tout qu'est l'amour du Père. Et dans cet amour, il n'y a pas de place pour la violence. Jésus est venu tout transfigurer. On le sait, mais c'est important aussi de se le redire, et là se trouve la vraie joie.

 


Vendredi 6 octobre 2017

Ecouter

Luc 10, 13-16

 

Dans ce passage d'évangile, c'est une des rares fois où l'on voit Jésus se mettre en colère. Bien sûr, il y en a d'autres, mais ici Jésus est particulièrement sévère.

Il menace de descente aux séjours des morts ceux qui ne se seront pas convertis.

Où est la miséricorde qui est tellement mise en avant ?

Ne nous trompons pas. En fait, Jésus ne menace pas mais avertit des conséquences de nos actes et de nos choix. Cela veut donc dire que c'est nous-mêmes, en n'écoutant pas les paroles de Jésus, qui nous faisons descendre dans les enfers. Jésus nous prend au sérieux dans notre liberté et dans notre responsabilité.  Que celui qui a des oreilles, qu'il écoute Jésus car en l'écoutant, il écoute celui qui l'a envoyé, c'est-à-dire son Père et notre père.

 


Jeudi 5 octobre 2017

Le don de la paix

Luc 10, 1-12

 

La première annonce à faire de la part de Jésus est :

"Paix à cette maison".

C'est dire l'importance de la paix dans l'esprit du Christ.

Apparemment tout repose sur la paix. Quand elle est établie, on peut aller plus loin : guérir les malades, annoncer le Règne de Dieu, bref faire le travail d'un bon ouvrier envoyé à la moisson.

Ce qui est beau dans ce texte c'est que la paix de Dieu, le règne de Dieu, n'est pas réservé à une élite. Toute personne qui accueille la parole de Dieu en bénéficie, sans acception de personne, de race, de religion.

Voilàla Bonne Nouvelle.

 


Mercredi 4 octobre 2017

Les petits du Royaume

Mt 11, 25-30

 

Aujourd'hui fête de saint François et anniversaire de l'arrivée des frères en France (800e anniversaire).

L'évangile est tout à fait approprié à saint François mais aussi aux frères mineurs, les franciscains. Les secrets du Père sont révélés aux petits et leur fardeau est pris en charge par le Seigneur Jésus.

C'est quoi les secrets du Père? Je ne suis pas sûre que cela soit tellement secret mais seuls les pauvres, ceux qui n'ont rien, hormis leur coeur, peuvent comprendre. Ce n'est pas l'intellect qui va nous aider à porter nos fardeaux les uns les autres, mais c'est le coeur. C'est pourquoi Jésus nous dit que son fardeau est léger, léger parce que partagé, léger parce que le temps du repos est inscrit dans le chemin avec Jésus. A cette légèreté s'ajoute la douceur et l'humilité. Effectivement ces grâces divines ne tiennent pas le haut du pavé. Tout ce qui est faible, petit, humble pauvre, a la préférence divine car ainsi le Seigneur peut trouver une place, sa place dans le coeur de celui qui n'a rien sauf l'amour.

 


Mardi 3 octobre 2017

La route de Jérusalem

Luc 9, 51-56

 

"Jésus prit la route avec courage". Voilà une affirmation qui nous replace devant un Jésus bien humain. Les chemins ne sont pas tracés pour lui, devant lui, les difficultés ne lui sont pas épargnées. Il lui faut avancer avec courage, comme tout un chacun.

 

Ce courage, il en a bien besoin car avant même d'arriver à Jérusalem, lui et ses disciples sont personna non grata. Il leur faut continuer la route sans être reçus. Les disciples veulent punir très rudement ce manque d'hospitalité. C'est vrai que ce refus, à cette époque et dans cette culture, peut être considéré comme une déclaration de guerre, de haine, d'hostilité.

 

Mais Jésus ne s'arrête pas à cette vengeance. Il ne veut qu'une chose : aller jusqu'au bout de sa mission, quoiqu'il lui en coûte. Effectivement, il arrivera à Jérusalem et il sera condamné à mort.

 

Notre chemin de communion avec le Christ ne passe sans doute pas par une condamnation à mort, mais la persévérance de Jésus nous invite, nous aussi, à continuer la route quoiqu'il nous en coûte.

 


Lundi 2 octobre 2017

L'enfant et l'ange

Mt 18, 1-10

 

Devenir comme un enfant, voilà ce que nous propose le Seigneur. Jésus dit bien : "si vous ne changez pas pour devenir comme les petits endants..." Il dit bien "devenir" et non pas "redevenir". Il ne s'agit donc pas de retomber en enfance. Un enfant est un enfant, et un adulte est un adulte.

Non, le Seigneur nous invite à la confiance, à l'amour sans calcul, aux mains vides pour recevoir, au coeur prêt à donner et à recevoir, sans domination, sans pouvoir. Ainsi, à la suite de nos anges, nous pourrons contempler Dieu et le louer sans cesse. Il n'y a pas de plus beau programme.

 


Dimanche 1er octobre 2017

J'y vais, j'y vais pas !

Matthieu 21, 28-32

 

Dire oui et ne pas faire, dire non et faire, voilà la situation que nous expose Jésus aujourd'hui.

Qui ne s'est pas trouvé un jour ou l'autre dans une des deux situations ?

Mais ce ne sont pas des reproches que Jésus veut nous adresser aujourd'hui.

Simplement, il essaie de nous dire que l'important n'est pas dans le paraître beau, mais dans le coeur aimant.

Et le coeur aimant, seul le Seigneur peut le déceler, le voir, l'écouter, quelles soient les apparences contraires extérieures.

Donc n'ayons pas peur d'aimer, même si cela ne se voit pas.

 


Samedi 30 septembre 2017

La foi et la peur

Luc 9, 43-45

 

L'annonce que fait Jésus de sa propre passion et de sa mort est incompréhensile pour les disciples.

Incompréhensible parce qu'ils ne peuvent croire, adhérer au fait que celui en qui ils ont mis toute leur confiance, sur qui ils ont tout misé, soit capable de disparaître, d'être tenu en échec. La mort de celui qui s'est présenté à eux comme le Messie, le sauveur, n'est pas acceptable par leur foi.

Alors ils ont peur, peur d'en savoir plus car ils risqueraient de comprendre et de se trouver en total contradiction avec leur foi. C'est la politique de l'autruche : on se cache les yeux pour ne pas voir.

Est-ce la solution ?

La peur, de toutes façons, n'a jamais été une bonne conseillère. En ce qui concerne Jésus, nous sommes appelés jour après jour à mettre notre confiance en lui, en ses paroles, même si nous ne comprenons pas. Pas facile, mais c'est le seul chemin.

 


Vendredi 29 septembre

Les anges et le figuier

Jean 1, 47-51

 

Pour célébrer les saints archanges, les envoyés spéciaux de Dieu, l'Eglise choisit Nathanaël sous son figuier écoutant Jésus lui rappeler que "les anges de Dieu montent et descendent au-dessus du Fils de l'homme".

Pour nos esprits rationnels et cartésiens, c'est un langage incompréhensible. Nous avons beaucoup de mal à croire à ces créatures, même s'ils ne sont pas des angelots aux joues bien rebondies.

Mais l'essentiel n'est pas dans la forme ou la consistance de l'ange ou de l'archange.

Il nous suffit de croire que c'est un moyen, un vecteur, un messager que Dieu nous envoie pour nous apporter un message, sa Parole, son projet, son dessein d'amour pour l'humanité, tout ceci dans une dimension d'incarnation. La mention du figuier n'est pas anodine, surtout un figuier dans la vigne. Le figuier permettait, entre autres, aux travailleurs de la vigne de se reposer, peut-être de prier, facilitait peut-être une rencontre intérieure.

Allons nous reposer sous le figuier, le Seigneur nous y attend.

 


Jeudi 28 septembre

Qui est-il ?

Luc 9, 7-9

 

Hérode est un méchant angoissé, tenaillé par des questions métaphysiques, c'est pourquoi il cherche à voir celui qui n'est pas celui qu'il a fait décapiter. Cet homme dont beaucoup parle l'interpelle au profond de lui-même car c'est un homme bien.

De cette attitude très ambigüe d'Hérode, on pourrait en tirer la conclusion qu'il est proche de la conversion. L'histoire nous dira que non, qu'il cherchait à le voir uniquement pour se rassurer et non pas pour se mettre au service des plus pauvres.

Dans notre contemplation quotidienne, cherchons-nous la rencontre avec le Seigneur uniquement pour combler notre soif et nos angoisses, ou est-ce vraiment pour "la gloire de Dieu et le salut du monde" comme le dit Ignace de Loyola?

 


Mercredi 27 septembre

La poussière

Luc 9, 1-6

 

Jésus envoie ses disciples annoncer la Bonne nouvelle et faire des guérisons.

Mais cette Bonne Nouvelle n'est pas acceptable par tous. Certains la refusent, sans doute violemment, puisque cela oblige Jésus à mettre ses disciples en garde : si on ne vous reçois pas, n'insistez pas, continuez votre chemin. Un peu de la même façon que Jésus lorsqu'on cherche à l'arrêter et que ce n'est pas son heure, l'évangile nous dit à plusieurs reprise : "passant au milieu d'eux, il allait son chemin".

C'est pareil pour ses disciples, c'est pareil pour nous : les conversions ne sont pas de notre ressort mais de celui de Dieu. Nous n'avons qu'une chose à faire : annoncer. Puis le Seigneur se débrouille avec chacun.

Mais une chose est importante : ne nous laissons pas polluer par les discours sans doute très convaincants de ceux qui refusent la Bonne Nouvelle. C'est pourquoi il faut leur laisser leur poussière.

 


Mardi 26 septembre 2017

L'écoute d'une mère

Luc 8, 19-21

 

Cet évangile nous montre un Jésus qui semble rejeter loin derrrière lui mère et famille. Ne nous y trompons pas.

Malgré les apparences trompeuses, Jésus ne rejette pas sa mère.

Pour la bonne raison que Marie, sa mère, est la première dans la liste des personnes, des disciples qui écoutent la Parole. Non seulement elle l'écoutait, mais elle la gardait et la méditait en son coeur.

Elle l'a méditée toute sa vie, jusqu'à la croix. Et là, elle a mise en pratique tout ce qu'elle avait reçu de son Fils et Seigneur, en étant debout.

A nous d'avoir le coeur dispo comme celui d'une mère pour accueillir la Parole.

 


Lundi 25 septembre 2017

Brille la lumière

Luc 8, 16-18

 

Jésus nous rappelle, aujourd'hui encore, qu'une lumière est faite pour briller et non pour être cachée. Nous sommes des porteurs de lumière, mais non pas la lumière. La lumière, c'est le Christ, le Fils unique, celui que le Père nous a envoyé pour, justement, éclairer les ténèbres de nos coeurs.

Ne laissons pas nos ténèbres prendre le dessus et étouffer la petite flamme espérance qui résiste à tout vent.

"Rien n'est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour". Attention, ce n'est pas un grand déballage qui nous est demandé. Non. Simplement ayons des oreilles pour entendre la Parole, ayons des yeux pour voir la lumière de Dieu, ayons du désir pour goûter à la bonté du Seigneur.

 


Dimanche 24 septembre 2017

Gagner son salut

 

Mt 20, 1-16

 

La parabole du jour pourrait-elle inspirer

l’élaboration du nouveau code du travail ?

Certainement pas car il n’y est pas question

de vignerons et de production de vin

mais plutôt du salut unique en sa valeur, indivisible

et offert à tout homme !

 

Que les chrétiens bons pratiquants

que nous pourrions être se méfient :

aucun parcours sans faute pour peu qu’il existe

ne nous mérite un salut d’un denier,

la joie de vivre pour toujours en Dieu.

 

Mais en Dieu qui n’est que bonté,

l’accueil du salut est possible jusqu’à la dernière minute,

même après un parcours chaotique :

« ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? »

Cette promesse de salut va nous permettre qui que nous soyons

d’entrer en relation avec la bonté de Dieu et du monde.

 


 

 

Samedi 23 septembre 2017

Retenir la Parole

Lc 8, 4-15

 

Dans la célèbre parabole du semeur,

Jésus nous invite à accueillir la Parole de Dieu en nous

pour grandir et devenir spirituellement féconds.

 

Ses disciples aussi « durs d’oreille » que nous,

il les met en garde contre différents écueils à éviter :

 

- sur le bord, survient le diable : écouter d’une oreille seulement

et laisser la foi au bord de nos vies et nous serons intérieurement « divisés »

- l'enthousiasme éphémère : recevoir la parole avec joie et à la moindre contestation ou difficulté, passer à autre chose. Telle est l’impatience de celui qui refuse de consentir à la lenteur des germinations !
- la distraction : plutôt que creuser le sens de sa vie avec la Parole, se dissiper au supermarché des bonheurs faciles.

 

Qu’advient-il de nous si nous parvenons à éviter ces écueils ?

La Parole retenue dans un cœur bon et généreux

nous rend féconds et porteurs de fruits de vie.

 


Vendredi 22 septembre 2017

Communauté d’Évangile

Lc 8, 1-3

 

« Comité de la jupe » ; « Femmes et hommes dans l’Eglise » ;

« Du dernier rang. Les Femmes et l’Église » (Lucetta Scaraffia 2016) :

situer chrétiens et chrétiennes dans un juste partenariat

mobilise les recherches contemporaines dans notre Église catholique.

 

Au temps de Jésus, le rabbi de Nazareth ne craignait pas

d’être accompagné d’hommes et de femmes.

Les douze choisis pour être avec lui,

ayant pour successeurs les évêques d’aujourd’hui,

il ne serait pas incongru que de nombreuses femmes

les accompagnent « pour les servir ».

 

C’est ici que le sens des ministères dans notre Eglise

s’ouvre à toutes les évolutions possibles,

pour autant qu’il s’agisse de passer sur notre terre

« en proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu ».

 


Jeudi 21 septembre 2017

Deux mots

Mt 9, 9-13

 

« Suis-moi », deux tout petits mots qui ont changé la vie

d’un homme  du nom de Matthieu.

 

Il suffit de quelques mots qui nous touchent

là où nous sommes en désir d’une vie profonde,

neuve et belle.

Alors, nous nous convertissons à l’Évangile

et notre vie prend sens pour l’Éternité.

 

Face à ce chemin, les murmures  et la mauvaise foi

de ceux qui peinent à croire à des conversions-reconversions d’autrui,

n’ont guère de poids !

 

Qu’entre miséricorde et conversion,

notre journée puisse prendre sens

grâce à l’Évangile.

 


Mercredi 20 septembre 2017

Sagesse de Dieu

Lc 7, 31-35

 

L’indifférence et l’irresponsabilité,

ces deux attitudes méritent une critique acerbe,

celle de Jésus il y a 2000 ans,

celle de tant de prophètes d’aujourd’hui.

 

L’encyclique Laudato ‘si du pape François

a des accents semblables à l’évangile de ce jour :

 « Une écologie superficielle ou apparente se développe,

qui consolide un certain assoupissement

et une joyeuse irresponsabilité…

Mais face à la grande détérioration de notre maison commune,

l’espérance nous invite à reconnaître

que nous pouvons toujours repréciser le cap. »(L.S n° 59 et 61)

 

« Mais par tous ses enfants, la sagesse de Dieu a été reconnue juste »

Soyons de ceux-là grâce à notre disponibilité intérieure

à écouter la Parole de Dieu, celle écrite dans la Bible

et celle des prophètes de ce temps.

Alors, nos actes deviendront participation

à la venue du règne de Dieu,

règne de justice et de paix pour toute la Création.

 


Mardi 19 septembre 2017

Mères éplorées

Lc 7, 1-11

 

Aujourd’hui, combien de mères pleureront leur enfant mort de faim,

de choléra ou des suites de violences liées aux terrorismes  et aux guerres ?

 

L’Évangile nous montre deux foules qui se croisent :

L’une accompagne le Christ.

Ce sont des disciples en marche vers le Royaume.

L’autre accompagne « au cimetière » avec compassion,  une veuve

qui vient de perdre un fils unique,

une toute pauvre sans plus aucune ressource.

Il était évident que Jésus pose son regard sur elle

et la console en rendant son fils à la vie.

 

Rendre à notre terre et à notre humanité

la capacité à garder la vie de chacun de ses habitants

et en particulier les enfants,

voilà une belle mission pour les disciples du Christ.

 


Lundi 18 septembre 2017

Prière d’intercession

Lc 7, 1-10

 

Quand nous marchons vers  la chapelle où la communauté chante les vêpres,

des visiteurs n’hésitent pas à s’adresser à nous

pour que nous prions pour eux,

pour leurs enfants, leurs parents, des malades.

 

Le centurion de l’évangile envoie

des notables juifs, puis des amis auprès de Jésus.

Il attend de lui une parole qui guérisse son esclave.

Conscient de son autorité personnelle sur ses soldats, ses esclaves,

Il sait pourtant bien qu’il n’a pas la maîtrise de la vie.

C’est en Jésus qu’il a reconnu celui qui possède la véritable autorité,

celle qui relève, guérit, rend libre et vivant.

 

Avec la foi du centurion, prions pour nos proches, nos amis

et pour la venue d’un monde sans esclaves, un monde de frères libres et vivants.

 


Dimanche 17 septembre 2017

Du fond du cœur

Mt 18, 21-35

 

Du fond du cœur peuvent naître autant de rancune que de compassion.

L’évangile invite en ce jour à prendre le chemin de la compassion,

qui donne et reçoit le pardon.

 

Avec Pierre nous serions fiers de pardonner 7 fois

à quelqu’un la même offense !

La parabole de Jésus nous fait toutefois sortir

du calcul et même de la générosité

pour un amour inconditionnel,

celui qui s’accompagne d’un pardon sans limite,

lié à la compassion à durée illimitée.

 

Est-ce possible ?

Assurément si à l’écoute du fond de notre cœur,

nous osons faire confiance à l’Esprit du Seigneur

qui nous habite.

En lui nous recevons ces fruits qui nous rendrons compatissants :

Amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi.

 

 


 

 

Samedi 16 septembre 2017

En pratique

Lc 6, 43-49

 

Être pragmatique : une qualité qui permet

une très bonne adaptation à son environnement.

Être pragmatique avec des convictions : un plus qui fait sens.

 

La Parole de ce jour évoque le lien entre écouter et faire.

En recevant les tables de la loi au Sinaï, en entrant en alliance avec Dieu, le peuple d’Israël répond : « Nous ferons et nous entendrons » Exode 24, 7

 

Serait-ce parce que la mise en pratique  seule nous assure la bonne compréhension ?

Quelles paroles d’Évangile ai-je mieux comprises grâce à leur mise en pratique ?

Lesquelles ont fondé mon cheminement spirituel ?

« Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique,

a posé les fondations sur le roc. » Lc 6, 47-48

 


Vendredi 15 septembre 2017

Notre-Dame des douleurs

Lc 2, 33-35

 

Dans la foulée de la fête de la croix glorieuse,

la liturgie nous invite aujourd’hui

à contempler Notre-Dame des douleurs:

Marie qui voit mourir son Fils en croix.

 

Dans l ‘évangile du jour,

l’homme de Dieu Siméon bénit Marie.

Il lui prédit combien la mission de son Fils sera périlleuse

pour lui comme pour elle

et révélatrice du fond du coeur de chacun.

 

Chrétiens qui avons mis notre foi en Christ,

prenons le chemin de la vie.

Il passe par la croix qui ouvre au don de Dieu.

Mais Marie sera aussi à nos côtés

comme la plus ancienne hymne mariale le dit si bien :

« Sous votre garde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu… »

 


Jeudi 14 septembre 2017

Un signe qui guérit

Jn 3, 13-17

 

Un signe qui guérit : le serpent élevé

indique aujourd’hui encore

la présence d’un médecin.

Dans notre tradition chrétienne, la croix est le signe de vie donnée

à l’humanité par le Christ en sa Passion.

 

Contempler une représentation du Christ crucifié

et y voir déjà un Christ glorifié-ressuscité,

tel est le sens de la fête de ce jour.

 

Habitée d’un brûlant désir d’aimer,

Claire d’Assise a passé une quarantaine d’années

dans le monastère de Saint-Damien où une icône du Christ

le représentait à la fois en croix et sortant du tombeau.

 

Dans notre petit monastère de Ronchamp,

l’oratoire garde précieusement la croix de Saint Vincent Ferrier.

Il l’a donnée à sainte Colette à Besançon en 1417.

Notre vivante tradition nous donne ainsi à voir et à prier :

le Crucifié sculpté souffrant et derrière lui une icône peinte :

même visage mais apaisé.

Symbole d’une Pâque qui nous fait passer de la mort à la vie.

«  Ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé pour qu’en lui,

tout homme qui croit ait la vie éternelle. »

 


Mercredi 13 septembre 2017

La joie qui dure

Lc 6, 20-26

 

Les béatitudes, un sermon qui depuis 2000 ans

n’a pas manqué de commentaires.

Gandhi lui-même  a dit un jour :

"À mesure qu'augmentait mon contact avec les vrais chrétiens,

je vis que le Sermon sur la montagne était tout le christianisme

pour qui veut vivre la vie chrétienne.

C'est ce sermon qui m'a fait aimer Jésus".

 

Le contraste entre riches et pauvres est très marqué

dans l’Évangile de Luc.

Il nous invite ainsi à opter pour la joie qui dure,

celle qui nous assure le règne de justice et de paix

du Dieu qui nous aime plus que tout

et veut faire sa demeure en nous.

 

Soyons les pauvres qui cultivent l’intériorité,

vaste espace du désir de plénitude de l’amour.

N’envions pas les riches satisfaits de leurs besoins assouvis

jusqu’à la prochaine injonction

à consommer de notre société matérialiste.

 


Mardi 12 septembre 2017

Entendre, écouter, toucher, guérir

Lc 6, 12-19

 

L’évangile nous parle de gens nombreux venus de loin

pour entendre Jésus et se faire guérir.

 

Qu’est-ce qui vaut un tel déplacement de foules ?

Serait-ce une quête spirituelle

en plus de la recherche d’une bonne santé ?

 

Qui prononcera des paroles de vie qui suscitent une véritable écoute,

capable de nous convertir à une belle profondeur de vie ?

Alors que nous nous serons laissés toucher,

une force de vie en plénitude nous habitera.

Nombreux sont ceux qui aujourd’hui trouverons ces paroles

dans la Bible, le Coran ou les Upanishad.

 

Prions le Seigneur de nos vies,

pour qu’il conduise toute l’humanité

vers une diversité réconciliée.

 


Lundi 11 septembre 2017

Je vous le demande

Lc 6, 6-11

 

Dans la sphère de la vie publique et des médias, stigmatiser

les failles et contradictions des personnalités en vue est pratique courante.

La bienveillance n’est pas toujours à l’ordre du jour.

 

Aujourd’hui, l’Évangile met en exergue une personne en détresse,

Jésus et ses adversaires scribes et pharisiens.

C’est vers la personne malade que Jésus tourne tous les regards.

Alors, la compassion ouvre les chemins de la vie,

ceux que désigne toute la loi bien interprétée.

 

Faire le bien et sauver une vie sont des gestes urgents,

quel que soit le jour de la semaine et à fortiori

le jour consacré à Dieu par les croyants.

 


 

 

 

 

23e dimanche A – 10 septembre 2017

Le vivre ensemble

Ézéchiel 33,7-9/Romains 13,8-10/Mat. 18,15-20

 

 

« N’avoir de dette envers personne sinon celle de

l’amour mutuel…

Se mettre d’accord pour demander à Dieu quoi que ce soit,

se réunir à deux ou trois au nom de Jésus et bénéficier de sa

présence… »

Autant de conseils positifs pour nous accorder à la

volonté du Seigneur et nous rendre attentifs les uns

aux autres, pour progresser ou rectifier nos voies...

Alors nous pourrons « devenir guetteurs pour nous

avertir de la part du Seigneur », nous avertir mutuellement,

progressivement si quelque chose ne consonne pas juste

dans une attitude communautaire. Cela, certes, est difficile,

mais si nous entrainons dans de petites choses, nous

éviterons sans doute les durcissements, les blocages, et

en défInitive les ruptures dramatiques pour tous.

 


 

Samedi 9 septembre 2017

Libre pour aimer

Col. 1,21-23/ Luc 6,1-5

 

Étonnante humanité de Jésus

qui accepte de transgresser la Loi

devant la faim de ses compagnons,

qui se déclare alors Fils de l’homme

et maître du sabbat, être divin et mystérieux.

 

C’est à ce maître que les baptisés ont donné

leur vie, comme le rappelle l’apôtre Paul :

« Dieu vous a réconciliés avec lui  dans le corps

du Christ, afin de vous introduire en sa présence. »

Pour cela : « Restez solidement fondés dans la foi,

sans vous détourner de l’espérance que vous avez

reçue en écoutant l’Évangile proclamé à toute

créature sous le ciel. »

Étonnante adhésion qui nous est toujours proposée

et qui repose sur trois piliers : foi, espérance,

liberté évangélique.

 


 

Vendredi 8 septembre 2017

Nativité de Marie

Rm. 8,28-30 / Mt. 1,1-23

 

La terre desséchée tressaille de joie :

Une source jaillit, transparence nouvelle

où notre humanité retrouve son visage.

 

R/ Source pure, Vierge Marie

      avec toi, l’espérance renaît.

 

1. Ton chant d’humilité annonce le Serviteur.

 

2. Ta fraicheur nous laisse pressentir

     les fleuves d’eau vive.

 

3. Ta course nous entraine vers l’océan de vie.

 

 


Jeudi 7 septembre 2017

Avance au large

Col. 1,9-14 / Luc 5,1-11

 

Avance en eau profonde,

aux régions inconnues

de ton être secret :

libéré de la peur,

un jour tu goûteras

la paix que Dieu lui-même

dépose au fond de toi.

 

Avance en eau profonde,

abandonne ta vie

au courant de la foi :

Si tu oses partir,

les flots t’emporteront

au large, en un baptême

d’écume et de soleil.

 

Avance en eau profonde,

en plein cœur d’une vie

qui bouillonne d’espoir :

Tu verras se lever

l’aurore sans déclin

qui baigne de sa gloire

le monde et son tourment.

 

 


Mercredi 6 septembre 2017

Alliance féconde

Col. 1,1-8/ Luc 4,38-44

 

 

Gestes du Christ qui guérit des fièvres et des démons,

mais aussi qui s’échappe pour prier dans la solitude,

et élargit sans cesse l’espace de sa proclamation de

la Bonne Nouvelle dont il est porteur, l’Évangile du

règne de Dieu…

 

Le temps a passé, mais Paul s’adressant aux chrétiens

de Colosse, rend déjà grâce à Dieu, le Père de notre

Seigneur Jésus Christ, en priant pour eux.

Pourquoi ?

« Nous avons entendu parler de votre foi dans le Christ

Jésus, pur l’amour que vous avez pour tous les fidèles,

dans l’espérance de ce qui vous est réservé au ciel.

L’évangile qui vous est parvenu porte du fruit et

progresse dans le monde entier… »

 

Telle est l’œuvre de Dieu jointe à l’effort de l’homme,

du baptisé, dont témoigne Epaphras : « Il nous a fait

savoir de quel amour l’Esprit vous anime. »

 


 

Mardi 5 septembre 2017

Autorité et vigilance

1 Th. 5,1-11 / Luc 4, 31-37

 

 

Jésus, par sa Parole puissante, maîtrise

les esprits impurs qui parfois habitent

l’homme. « Les gens étaient saisis et se disaient

entre eux : Quelle est cette Parole ? Il commande

avec autorité et puissance aux esprits impurs, et

ils sortent ! »

 

Nous n’avons pas cette puissance, et c’est pourquoi

Paul avertit les nouveaux chrétiens « Vous êtes tous

des fils de lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons

pas à la nuit et aux ténèbres. alors, soyons vigilants et

restons sobres. Dieu ne nous a pas destinés à subir la

colère, mais à entrer en possession du salut par notre

Seigneur jésus Christ, mort pour nous afin de nous faire

vivre avec lui. »

Toujours l’invitation à la vigilance, tellement est grand

le but poursuivi. Ne le perdons pas de vue !

 


 

Lundi 4 septembre 2017

Décalage et finale

1° Thes. 4,13-18/Luc 4,16-30

 

 

Avec saint Luc, nous voici au début du ministère

de Jésus à Nazareth : Paroles de grâce, accomplissement

promis des Écritures… « Tous dans la synagogue avaient

les yeux fixés sur lui ! ».

Mais s’il parle de sa mission universelle, « tous devinrent

furieux… Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son

chemin. »

Annonce de sa vie, de sa Passion, de sa résurrection.

C’est à cette dernière étape que s’arrête St Paul, dans

ses encouragements aux disciples « Jésus est mort et

ressuscité. De même, nous le croyons aussi, ceux qui

se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.

Réconfortez-vous donc les uns les autres. » dans l’espérance.

 


 

22e dimanche – 3 septembre 2017

Faire face en Dieu

Jr. 20,7-9 / Rm. 12,1-2 / Mt. 16,21-27

      

 

Nous voici confrontés aux difficultés :

« La parole du Seigneur attire sur moi l’insulte

et la moquerie. Je me disais : « Je ne penserai plus

à Lui, je ne parlerai plus en son nom ! » Mais elle

était comme un feu brûlant dans mon cœur… »

s’écrie Jérémie.

 

« Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il

lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup

de la part des anciens, des grands prêtres et des

scribes, être tué… et le troisième jour ressusciter. »

Violent refus de Pierre…Violente réaction de Jésus :

« Passe derrière-moi, Satan ! »

Pourquoi ?  « Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,

mais celles des hommes. »

 

Et Paul de poursuivre : « Ne prenez pas pour modèle

le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant

votre façon de penser, pour discerner quelle est la

volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de

lui plaire, ce qui est parfait. »

Ces conseils sont toujours d’actualité.

Il nous faut sans cesse apprendre à traverser la souffrance

et non la fuir, car le Seigneur est toujours avec nous.

 


Samedi 2 septembre 2017

Progresser

1 Th. 4,9-11 / Mt. 25,14-30

 

 

Paul encourage encore ses communautés :

« Pour ce qui est de l’amour fraternel, vous

avez appris vous-mêmes de Dieu à vous aimer

les uns les autres… Nous vous encourageons

à progresser encore. »

Comment ?

Vivre calmement – s’occuper de ses affaires –

travailler de ses mains –

Si nous passons de ce concret à la parabole

évoquée par Jésus aujourd’hui, nous allons

bien dans le même sens :

« Serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour

peu de choses, je t’en confierai beaucoup, entre

dans la joie de ton Seigneur. »

Faire fructifier les talents confiés par Dieu, c’est

entrer dans son désir, et dans sa plénitude.

 


 

Vendredi 1er septembre 2017

Attention !

1 Th. 4,1-8 / Mat. 25,1-13

 

 

Nous voici en septembre, période de rentrée

pour beaucoup. Pour Jésus, c’était la période

précédant sa Passion. Aussi, ses paroles ont-elles

un poids très spécial. Que nous dit-il à travers

cette histoire de 10 jeunes filles invitées à une noce ?

Soyez prévoyants ! Veillez ! Préparez-vous ! L’enjeu

en vaut la peine, car c’est de fête et de bonheur qu’il

s’agit. Ne nous endormons pas !

 

Paul ne dit pas autre chose quand il s’adresse aux

premiers chrétiens : « Faites de nouveaux progrès »

dans votre conduite pour plaire à Dieu.

« La volonté de Dieu, c’est que vous viviez dans la sainteté

sans vous laisser entrainer par la convoitise, comme font

les païens qui ne connaissent pas Dieu… »

 

Nous voici stimulés dans notre marche en avant !

En disciples de Jésus, en fils et filles de Dieu.

 


Jeudi 31 août 2017

Quel programme ?

1 Th. 3,7-13 / Mt. 24, 42-51

 

 

Jésus disait à ses disciples : « Veillez, car

vous ne savez pas quel jour votre Seigneur

vient ! »

 

Mais que veut dire « Veiller » ?

L’apôtre Paul nous en donne quelques exemples :

« Nous revivons, puisque vous tenez bon dans le

Seigneur ! Nous prions Dieu avec ardeur, jour et

nuit, pour que nous puissions revoir votre visage.

Que le Seigneur vous donne, entre vous et à l’égard

de tous les hommes, un amour de plus en plus

intense et débordant. Et qu’ainsi il affermisse vos

cœurs… »

 

Tenir bon dans la foi – Prier – Aimer – Affermir

nos cœurs en sainteté…

 


 

Mercredi 30 août 2017

Qui sommes-nous ?

1 Th. 2,9-13/Mat. 23,27-32

 

 

Labeur de l’apôtre Paul : « C’est en travaillant

jour et nuit, que nous vous avons annoncé

l’évangile de Dieu. Nous avons été pour chacun

de vous comme un père avec ses enfants… et

vous avez accueilli la Parole de Dieu pour ce qu’elle

est réellement : Parole de Dieu qui est à l’œuvre

en vous, les croyants. »

 

Terrible portrait des scribes et des pharisiens :

« A l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence

d’hommes justes, mais à l’intérieur, vous êtes pleins

d’hypocrisie et de mal… Vous êtes bien les fils de

ceux qui ont assassiné les prophètes… »

 

N’oublions pas que Paul a été d’abord un pharisien

zélé ! Tout le travail de conversion d’un homme  à

Jésus Christ est sous nos yeux.

 


 

Mardi 29 août 2017

Martyre de saint Jean-Baptiste

Jérémie 1,17-19/Marc 6,17-29

 

 

Promesses de Dieu à son prophète :

« Je fais de toi aujourd’hui un rempart de bronze

pour faire face à tout le pays… »

La colère d’Hérodiade et la lâcheté d’Hérode ont

eu raison du Baptiste : « Un garde s’en alla décapiter Jean

dans sa prison. »

 

Jean est mort, mais la promesse de Dieu demeure :

« Je suis avec toi pour te délivrer. »

 

« L’âme des justes est dans la main de Dieu… »

Il restera le dernier et le plus grand des prophètes,

au dire même de Jésus.

 


Lundi 28 août 2017

Contrastes

1 Thessaloniciens 1,1-10/Mat. 23,13-22

 

 

Les textes de ce jour nous montrent un

contraste saisissant :

Reproches virulents de Jésus aux pharisiens :

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites,

parce que vous fermez à clef le royaume des cieux

devant les hommes ; vous-mêmes en effet n’y entrez

pas,  et vous ne laissez pas entrer ceux qui veulent

entrer… »

 

Action de grâce enthousiaste de Paul aux thessaloniciens :

« A tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de

vous tous… Sans cesse, nous nous souvenons que votre

foi est active, que votre charité se donne de la peine, que

votre espérance tient bon en notre Seigneur jésus Christ,

en présence de Dieu notre Père… sous l’action de l’Esprit Saint. »

 

Nous voici aiguillonnés : Garderons-nous des observances

légalistes et opprimantes, ou donnerons-nous notre vie au

Dieu vivant, Trine et Un, en foi, charité, espérance ?

Toute une dynamique qui s’ouvre et ouvre… 

La relation à Quelqu’un.

St Augustin en est un bel exemple.

 


Dimanche 27 août 2017

Lier et délier

Matthieu 16, 13-20

 

C'est une phrase qui a fait couler beaucoup d'encre au fil de l'histoire de l'Eglise. Comme si Jésus donnait pouvoir aux disciples et à leurs successeurs de supplanter le pouvoir de miséricorde du Père.

Dans cette expression "ce qui sera lié ou délié sur la terre sera lié ou délié dans le Royaume", ne peut-on y lire quelque chose d'autre que de répressif ?

Par exemple, le lier peut-il être lu comme une union, comme une rencontre, un don qui ne peut jamais être repris, retiré?

Le délier, c'est encore plus simple à comprendre : Jésus, dans tous les évangiles, passe sa vie à délier, à libérer du mal, de la maladie. Tout ce qui aura été guéri sur terre par les disciples sera considéré comme guéri éternellement par le Père. Le Seigneur est toujours fidèle à sa promesse de miséricorde.

Le lier et le délier sont des expressions de libération, de salut. Qu'on se le dise !

 


Samedi 26 août 2017

Le plus bas

Matthieu 23, 1-12

 

En lisant l'évangile de ce jour on pourrait presque reprendre le titre du fameux livre de Christian Bobin  : "Le Très Bas". Volontairement, j'ai écrit le "plus bas" car il me semble que cela correspond mieux à l'esprit de saint François.

François ne voulait pas être le dernier, mais plus bas que... car il avait compris qu'il ne pouvait pas prendre la place du Seigneur qui, lui, s'est mis au plus bas, le dernier de tous.

Jésus nous invite à le suivre dans cet abaissement, en prenant, comme lui, la place du serviteur, de l'esclave, de celui qui n'est reconnu par personne. Effectivement nous ne serons pas connus des hommes, nous n'aurons aucune gloire. Est-ce l'essentiel ?

Sans gloire humaine, plus d'obstacle et le chemin devient vaste et libre pour aimer le Père, pour aimer l'Eglise, pour aimer le monde.

Aimer, c'est le plus grand service qu'on puisse rendre à l'humanité.

 


 

Vendredi 25 août

Deux commandements

Matthieu 22, 34-40

 

Une fois de plus les pharisiens cherchent à mettre Jésus à l'épreuve. Pour cela ils lui demandent quel est le grand commandement.

Jésus leur répond, mais sans doute pas comme ils l'espéraient. Jésus leur dit qu'il y a deux commandements et aucun n'est plus grand que l'autre : Aimer Dieu et aimer son prochain. Deux commandements identiques, semblables, de même valeur.

Voilà qui dérange bien les pharisiens.

Et Jésus ajoute, pour les confondre encore un peu plus : Toute l'Ecriture (Lois et Prophètes) dépendent de ces deux commandements.

Ainsi la Loi qui, pour les juifs, est primordiale, passe à la deuxième place et, de surccroît, dépend de l'amour. C'est insupportable pour eux.

Et nous, aujourd'hui ? Quand acceptons-nous de nous salir les mains par amour ?

 


Jeudi 24 août 2017

Je t'ai vu sous le figuier !

Jean 1, 45-51

 

"Nous l'avons trouvé !" De qui parle Philippe à Nathanaël : "Celui dont parlent la loi de Moïse et les Prophètes : c'est Jésus fils de Joseph, de Nazareth".

Grande interrogation de Nathanaël : "De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon". Après avoir dit cela, c'est Nathanaël en personne qui révèle l'identité de Jésus : "C'est toi le fils de Dieu, c'est toi le roi d'Israël". Etonnant revirement : après le doute, la certitude. Et cela, uniquement à partir d'une phrase de Jésus : "Je t'ai vu sous le figuier". Rien que de très banal !

Et pourtant c'est cette phrase très banale qui va déclencher la foi de Nathanaël.

Faisons-nous suffisamment attention à toutes les petites phrases, bien ordinaires, qui nous révèlent qui est Jésus et comment il est encore avec nous aujourd'hui ?

 


 

Mercredi 23 août 2017

Egalité ou justice ?

Matthieu 20, 1-16

 

La paraboles des ouvriers de la vigne, nous la connaissons par coeur.

Elle suscite toujours autant d'émotion. Ce n'est pas juste de rémunérer au même salaire ceux qui ont travaillé 10 heures et ceux qui ont travaillé une seule heure.

Pour le maître de la vigne, le raisonnement ne tient pas : "Je t'ai donné ce que je t'ai promis ; si j'ai envie d'être bon, cela ne te regarde pas, ce n'est pas à ton détriment."

Difficile à entendre.

Et pourtant, l'égalité n'est pas juste car chaque personne, chaque individu est unique, unique dans ses désirs, dans ses besoins, dans ses recherches, dans son amour. Et la justice consite à essayer de répondre à toutes ces spécificités, non à égaliser comme on égalise une route.

Et puis, derrière l'égalité, on peut soupçonner une peur de la jalousie, une peur de remous, peut-être aussi une peur de se tromper : "si on met tout le monde à même école, pas de problème et pas de récrimination possible". Est-ce le sens de la vie?

Faisons confiance à Jésus : sa justice est juste parce qu'elle est inspirée directement du Père.

 


 

Mardi 22 août 2017

Quel héritage ?

Matthieu 19, 23-30

 

Passer par le trou de l'aiguile pour un chameau (que cette aiguille soit réellement une aiguille ou une des portes de Jérusalem, peu importe), relève de l'impossible. Donc impossible pour un riche d'entrer dans le royaume des cieux.

Les disciples s'en émeuvent beaucoup et se demandent bien quelle sera leur récompense. Ils n'ont pas tellement envie d'avoir suivi Jésus pour rien... La gratuité n'est pas encore à l'ordre du jour pour eux.

Le royaume des cieux n'est pas une récompense, mais l'aboutissement de toute une vie d'amour, l'apothéose. Cet amour est concret : tout quitter, depuis la maison jusqu'à la famille, non pas dans un geste d'exclusion ou de rejet. Simplement si on ne commence pas par préférer le Christ, on ne peut pas aimer les siens. C'est le Christ, fils de Dieu qui met en nous l'amour dont nous avons besoin pour aimer les autres.

Voilà pourquoi Jésus leur parle de l'héritage du royaume des cieux : un héritage composé exclusivement d'amour.

 


Lundi 21 août 2017

Les larmes de la richesse

Matthieu 19, 16-22

 

Un jeune homme, plein de bonnes intentions, de qualités familiales et fraternelles, d'adoratiion et de foi envers son Dieu, voudrait suivre Jésus encore plus près.

Il n'y a qu'une solution pour cela : qu'il n'y ait aucun obstacle entre lui et Jésus car tout obstacle cache Jésus et empêche de voir le chemin qu'il prend.

Patatra, ce jeune homme était riche, apparemment très riche. Il ne peut pas se résoudre à se séparer de ses biens et, peut-être surtout, à les partager avec les pauvres. Jésus ne lui a pas demandé de devenir miséreux, simplement d'être équitable et solidaire. La promesse d'avoir un trésor dans les cieux n'est pas suffisante.

Quel est ce trésor divin que Jésus nous promet? Pas de réponse, si ce n'est que ce trésor n'est pas le même pour tout le monde, qu'il sera donné à chacun, non selon ses biens ou ses qualités, mais simplement selon son être profond.

Trésor dans les cieux ou larmes sur nos richesses, voilà le choix devant lequel nous nous trouvons chaque jour!

 


Dimanche 20 août 2017

Les miettes

Matthieu 15, 21-28

 

L'évangile de ce jour commence mal : on voit Jésus repousser une femme de manière presque brutale, les disciples ne supportant pas les cris de cette femme.

Sans doute n'ont-ils perçu que des cris et rien de la détresse qu'ils exprimaient.

Mais Jésus, après un temps, qu'on pourrait catégoriser d'hésitation, est surpris par la foi de cette femme, étrangère de surcroît. Il est pris de compassion et son coeur finit par l'écouter.

Etonnement aussi à la lecture de ce texte : Jésus ne dit pas que l'enfant est guéri. Simplement : "Femme, ta foi est grande ; qu'il se passe pour toi comme tu le veux".Et l'évangile ajoute que l'enfant fut guérie immédiatement.

Les petites miettes de foi exprimées par la cananéenne deviennent aux yeux de Jésus une foi si grande qu'elles permettent la guérison de l'enfant.

J'ai envie de rapprocher  cet épisode d'un autre : Jésus disant à ses disciples à peu près ceci : si vous aviez la foi gros comme un grain de moutarde, vous diriez à ces montagnes d'aller se planter dans la mer, et elles le feraient.

Graine de moutarde ou miette, des infiniment petits mais qui suffisent pour changer le monde.

 


Samedi 19 août 2017

L'enfant

Matthieu 19, 13-15

 

Comme il considérait les femmes avec grand respect et grande considération, Jésus appelle les enfants à sa suite. Comme pour les femmes, les enfants n'avaient pas d'existence légale et Jésus s'opposera toujours à cette attitude : comme il a guéri la jeune fille, ressuscité le fils de la veuve, ici il se prend d'amour et de complicité pour les enfants. Il nous appelle à les regarder, les contempler, les suivre, les imiter car le royaume des cieux leur est promis. Bien sûr il ne s'agit pas de retomber en enfance, simplement d'établir une relation de confiance avec le Christ, avec le Père, avec les autres hommes. Quand il y a la confiance, tout va. Et Jésus peut leur imposer les mains, et Jésus peut nous imposer les mains.

 


Vendredi 18 août 2017

Le divorce

Matthieu 19, 3-12

 

Jésus continue sur sa lancée : de la réconciliation au pardon et du pardon au divorce. Situation tout aussi difficile et exigeante pour les disciples de Jésus qui ne comprennent pas pourquoi on ne peut pas renvoyer sa femme. Ce n'est pas dans leur culture car la considération de la femme est encore à son plus bas niveau.

Ce qui est extraordinaire, c'est l'attitude de Jésus vis-à-vis des femmes : jamais il ne les rabaisse ou le considère comme nulle et non avenue. Non il a une considération tout à fait surprenante pour l'époque, on pourrait dire divine car, pour lui, une femme vaut un homme. Le début de la libération des femmes s'origine dans l'attitude de Jésus. Ne jamais l'oublier

 


Jeudi 17 août 2017

Le pardon

Matthieu 18, 21-19,1

 

Après la réconciliation, Jésus nous initie au pardon. Ce n'est pas plus facile.

Je ne sais pas si Pierre, qui a posé la question du nombre de fois où il est nécessaire de pardonner, est satisfait de la réponse de Jésus. Mais il faut reconnaître qu'elle est rude et exigeante.

Il ne s'agit pas de calcul, de marchandage, ni de nombre de fois ou du montant d'une dette. A nouveau, nous nous situons dans une relation de frère à frère :c'est-à-dire de gratuité, de non calcul, de disponibilité, d'ouverture, d'oubli de soi.

La gratuité du pardon est comme celle de l'amour, sans condition.

A nous de demander la grâce et la force de pouvoir la vivre.

 


 

Mercredi 16 août 2017

Mon frère

Matthieu 18, 15-20

 

Se réconcilier avec son frère, voilà le programme de toute une vie que le Seigneur nous propose.

Apparemment, et nous le savons bien, ce n'est pas quelque chose de facile car il y faut le secours de témoins, de l'Eglise et même de l'autorité divine quand rien ne fonctionne pour la réconciliation.

Une seule chose est en notre pouvoir : prier pour celui qui nous a blessé mais surtout: l'aimer comme mon frère quoi qu'il est fait. L'amour du frère, la clef de la réconciliation.

 


Mardi 15 août 2017

L'Assomption de la Vierge

Luc 1, 39-56

 

Pour la fête de l'Assomption de Marie, c'est-à-dire pour la fête de sa montée au ciel, l'Eglise a choisi l'évangile de la Visitation à Elisabeth.

Pourquoi l'Eglise a-t-elle choisi un tel évangile, celui où la jeune femme court, se précipite pour partager avec sa vieille cousine ce qui fait son bonheur, mais aussi partager ce qui fait le bonheur de sa cousine ?

C'est étonnant de choisir les débuts de la vie pour symboliser la fin de vie !

En fait, la montée de Maire au ciel, c'est aussi un début de vie, une vie autrement, mais un début de vie quand même. L'enthousiasme qu'elle montre en chantant le magnificat, elle le vivra tout pareil en entrant dans le ciel de Dieu, puisque le paradis de Dieu ce n'est pas autre chose que de vivre avec lui, en lui, de lui, comme lui.

Il y a vraiment de quoi chanter un magnificat.

 


 

Lundi 14 août 2017

A propos de l'impôt

Matthieu 17, 22-27

 

Jésus nous apprend une étrange façon de payer nos impôts : aller à la pêche et  trouver quelques piecettes dans la bouche du premier poisson.

Maheureusement, aujourd'hui, cela ne se passe pas ainsi. Mais que veut nous dire Jésus ?

Non pas de se fier à des manières magiques.

Simplement que la solidarité humaine nous conduit à payer équitablement nos impôts afin que tous bénéficient des services publiques, que nous soyons chrétiens ou non.

Et halte aux publicités qui nous vantent les moyens divers et variés de ne pas payer des impôts !

C'est étonnant combien l'individualisme et l'égoïsme sont présents partout sans qu'on y fasse attention. Heureusement que saint Maximilien Kolbe nous a montré comment faire pour vivre son humanité solidaire jusqu'au bout !

 


Dimanche 13 août 2017

Entre peur et confiance

Mt 14, 22-33

 

Cet épisode bien connu de Jésus qui marche sur les eaux

voit les disciples osciller sans cesse de la peur à la foi.

 

Apercevoir quelqu’un qu’on n’attend pas ou plus

ou qu’on craint peut effectivement provoquer des cris de peur.

Tempête en mer, sur terre, nous enfonce dans l’angoisse.

Face à ces émotions, les paroles et gestes de Jésus interpellent :

il nous fait confiance en nous demandant

de le précéder sur l’autre rive.

Sur les chantiers du monde où le bon grain de son amour

est déjà semé, c’est à nous de moissonner.

quand notre cheminement intérieur en arrive

à mettre à l’épreuve sa présence pour nous, il laisse faire :

« Tu veux marcher sur les eaux pour te prouver ou pour m'éprouver ?

Vas y et tu verras la force de la foi et du doute ! 

Choisis donc la foi. »

 

Relisons nos expériences de foi et de doute et marchons sur l’eau !

 


Samedi 12 août 2017

L’eau et le feu

Mt 17, 14-20

 

L’eau et le feu sont difficiles à marier.

Voilà deux puissances ambiguës tout autant

destructrices que vitales.

C’est là que se jette l’enfant épileptique.

La science nous permet aujourd’hui

de gérer cette maladie.

 

Avec le réchauffement climatique, des épisodes météorologiques extrêmes,

inondations, feux de forêts nous alertent.

Quelles convictions de foi  vont soutenir nos prises de responsabilités ?

 

Pour peu que nous nous sentions dépassés

par les événements qui nous entourent,

la confiance de Jésus en nous étonne.

Rien ne nous est-il vraiment impossible ?


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 11 août 2017

Vivre l’évangile

Fête de sainte Claire d’Assise

 

Prions à partir de sa Forme de Vie :

1.     « Conserver l’unité de l’affection mutuelle et de la paix » .

Seigneur , nous te prions pour tous les artisans de paix et d’unité,

par la fécondité de leurs actions, ils favorisent l’éveil, le dialogue et la solidarité

pour mieux vivre ensemble dans la diversité et la paix.

 

2.     « Par-dessus tout, elles doivent désirer avoir l’Esprit du Seigneur

et sa sainte opération, le prier toujours d’avoir un cœur pur ».

Seigneur nous te prions pour nos communautés chrétiennes :

vivifiées par ton Esprit, que chacun fasse l’expérience de ton Amour

qui console, pardonne et offre la confiance et la paix du cœur.

 

 3.     « Puisque par inspiration divine, vous vous êtes faites filles et servantes

du très haut et souverain Roi, le Père céleste,

et que vous avez épousé l’Esprit Saint

en choisissant de vivre selon la perfection du Saint Evangile,

je veux et je promets d’avoir toujours, par moi-même et par mes frères,

les mêmes soins attentif et sollicitude spéciale pour vous que pour eux ».

Seigneur nous te prions pour nos frères franciscains, qui à la suite de Saint François,

s’engagent au service des plus petits d’entre nous, pour vivre l’Evangile.

 

Nous te rendons grâce pour les liens fraternels et de prière tissés entre nos Ordres,

donne-nous de vivre nos vocations dans une attention et sollicitude réciproque.

 

4.      « Si par inspiration divine, quelqu’une venait à nous ».

A celles que Tu appelles pour cette aventure Seigneur,

accorde-leur confiance et discernement.

Qu’elles aient l’audace d’une réponse concrète

pour mettre joyeusement leurs pas dans les tiens.

 


 


 

Jeudi 10 août 2017

Qui perd gagne

Jn 12, 24-26

 

Avec une comparaison végétale pour inviter au don de soi,

Jésus nous promet sa présence à nos côtés pour l’éternité.

 

De quoi s’agit-il ?

D’entrer dans la confiance en Jésus jusqu’à vivre

comme lui en relation avec le Père grâce à son Esprit.

 

Celui qui fait un plongeon concentre

toutes les énergies de son corps

puis se lance.

Dans une démarche spirituelle se laisser porter par la grâce

donne l’audace du saut dans la foi.

 

Le chemin du dépouillement de soi est perte pour gagner.

La perte est d’ailleurs le plus court chemin

pour aller vers une rencontre toujours neuve,

pour servir le Fils et être honoré par le Père,

pour s’ouvrir à des relations qui ont goût d’éternité.

 


Mercredi 9 août 2017

L’huile de la vigilance

Mt 25, 1-13

 

La parabole de ce jour anciennement dite

des vierges sages et des vierges folles

ferait-elle une bonne publicité pour une assurance tous risques ?

 

Laissons travailler notre imagination

pour donner un sens symbolique

à l’huile de la parabole.

Si cette huile était l’attention et l’ouverture du cœur ?

Veillons à être à l’affût des manifestations de la Présence

du Ressuscité en nos vies, en notre histoire,

chez ceux qui sont loin et chez ceux qui sont proches,

à tous les invités au festin du Royaume de Dieu

où nul n’est exclu sauf si son coeur est fermé !

 

 

 

 


Mardi 8 août 2017

Toucher la Création de Dieu

Mt 14, 22-36

 

En ces temps où une spiritualité écologique se cherche,

l’Évangile du jour nous invite à marcher sur la mer !

 

S’agit-il de prendre appui sur la Création de Dieu,

de la toucher avec respect et confiance

pour vivre une fraternité cosmique ?

 

Quand Pierre apte à marcher sur l’eau

s’enfonce en voyant la force du vent,

Jésus le saisit par la main

et lui reproche son manque de foi.

 

Avons-nous assez confiance en Dieu Créateur

pour nous laisser toucher par sa Création ?

Aujourd’hui, notre planète est en surchauffe.

Attention, la forêt brûle.

Ne tient-il qu’à nous d’inventer le mode de vie respectueux

qui fera honneur au Créateur

qui nous a offert  un monde à protéger ?

 


Lundi 7 août 2017

Faire son deuil en compassion

Mt 14, 13-31

 

À l’écart, Jésus vient de se retirer pour prendre du recul

après l’annonce de la mort de son cousin,

apercevant déjà à l’horizon sa propre persécution.

Dans le silence et la solitude de la prière,

il est « rattrapé » par la foule et sa compassion le pousse

à aller à sa rencontre pour guérir, enseigner, nourrir.

 

Nous vivons tous avec des deuils à faire.

Prendre ce chemin de deuil nous approfondit.

Ce qui nous guérit sera ce juste mouvement

de sortie de soi à la rencontre de nos frères et sœurs en humanité

pour un partage :

compatir, donner, bénir

et se retrouver convives heureux à la même table de la fraternité.

 


Dimanche 6 août 2017

Transfiguré par l’Autre

Mt 17, 1-9

 

Quand un visage rayonne, il est habité par un amour

tout neuf, tout jeune et qui se veut pour toujours.

Quand un jeune couple se forme,

cela se devine à l’illumination de leurs visages.

 

Dans cette belle page d’évangile, nous voyons avec Pierre, Jacques et Jean

le visage transfiguré de Jésus qui brille comme le soleil.

Tous étaient sur la montagne pour prier.

La rencontre avec Dieu transfigure parce que

nous nous découvrons habités par son amour.

 

En Jésus, le Père trouve sa joie.

Comment le Fils n’en serait-il pas transfiguré

et rayonnant de joie à son tour ?

« Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,

que son visage s’illumine pour nous. » Ps 67, 2

Quand sainte Claire revenait de la prière, son visage rayonnait

et elle parlait de Dieu à ses sœurs avec une grande douceur.

 


Samedi 5 août 2017

Parole dérangeante

Mt 14, 1-12

 

En Turquie aujourd’hui, s’exprimer librement conduit en prison.

Voilà comment ceux qui dérangent sont forcés de se taire !

 

L’Évangile de ce jour évoque l’assassinat de Jean le Baptiste

à cause de sa parole libre face à une affaire de moeurs

mais en même temps pour une question de pouvoir :

« Hérode cherchait à le faire mourir,

mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. »

 

Quelles paroles aujourd’hui me dérangent-elles ?

Quels sont les prophètes autour de moi et dans notre monde ?

 


Vendredi 4 août 2017

Écoute locale

Mt 13, 54-58

 

Il y a des « locavores » qui ne se nourrissent que de produits locaux.

Nos députés fraîchement élus nous l’ont promis :

ils seront des hommes et des femmes de terrain,

à l’écoute des besoins de leur circonscription.

 

À l’inverse, l’évangile du jour nous montre  Jésus

suspecté par ceux qui l’ont connu enfant.

C’est à un point tel qu’il n’opère

que peu de  guérisons à Nazareth.

Dommage pour les nazaréens !

 

Soyons à l’écoute de nos proches et des personnalités locales :

en chacun d’eux sommeille un saint

qui a peut-être quelque chose de neuf

à nous dire de la part de Dieu.

 


Jeudi 3 août 2017

Du neuf et de l’ancien

Mt 13, 47-53

 

La question de la transmission de la foi

est souvent douloureuse pour des grands-parents

« catholiques pratiquants »

face à leurs petits enfants

qui grandissent bien loin de toute tradition religieuse.

Que signifient tradition et transmission ?

 

Quand Jésus parlait en paraboles,

il voulait amener ses auditeurs à se positionner

face à Dieu et aux autres,

d’une manière « toute évangélique. »

 

Accueillons le récit de ce jour,

laissons–le éclairer nos vies

et racontons-le aux générations qui nous suivent.

Elles-mêmes tireront du neuf de cet ancien

pour changer leur vie d’une manière inédite,

de notre point de vue !

 


Mercredi 2 août 2017

Réjouis-toi

Lc 2, 26-33

 

En famille franciscaine, nous fêtons ce jour l’anniversaire

de la consécration de la petite église

Sainte Marie des Anges de la Portioncule.

 

Une minuscule église, la portion de terre louée aux bénédictins

était le lieu de rassemblement du mouvement des frères mineurs,

fondé par Saint François d’Assise.

 

Pour faire mémoire de nos commencements

et de leur ferveur native,

la liturgie nous offre l’évangile de l’Annonciation.

 

Aujourd’hui, il est dit à chacun de nous :

« Réjouis-toi, le Seigneur est avec toi,

tu es comblé de grâces. »

Si nous avions un peu de foi et de fraîcheur naïve en nous,

le Seigneur avec nous ferait des merveilles.

 


Mardi 1er août 2017

Des soleils auprès du Père

 

Mt 13, 36-43

 

« Il y a un trésor caché dans le champ du monde

et la profondeur du coeur humain. » Sainte Claire

 

L’Éternité est ainsi en germe

dans nos coeurs et dans le monde.

 

Cherchons sans nous lasser à faire lever

le bon grain qui est en nous.

Nous espérons le Règne de Dieu qui advient.

Un jour le mal sera vaincu et ceux qui le font s’arrêteront.

Auprès du Père, tous ceux qui ont levé comme le bon grain,

brilleront comme des soleils,

quelles que soient leurs convictions.

 

Vivons notre journée tournés

vers ces éblouissements futurs et éternels.

 


Lundi 31 juillet 2017

Patience végétale

Mt 13, 31-35

 

Une petite initiative ponctuelle,

de la patience et de la confiance en quantité

et le résultat obtenu est grand :

un arbre où les oiseaux font leurs nids
un bon pain bien levé

Dans ces deux petites paraboles proposées par Jésus,

le monde végétal, semence ou levure,

se décrit comme une poussée vers la vie,

une croissance irrépressible mais toute de lenteur.

 

Voilà de quoi renforcer notre espérance et notre confiance,

pour participer à la venue du Règne de Dieu sur terre.

Croyons en ce jour qu’il est déjà là

et nous aurons ces petites initiatives déterminantes :

un geste, un mot, un presque rien qui change tout

en l’orientant vers la vie en abondance que Dieu nous donne.

 


 

17e dimanche A – 30 juillet 2017

Trésor caché

1 Rois 3,5-12/Romains 8,28-30/Mat. 13,44-52

 

 

Jésus parle d’un trésor caché qui fait la joie

et l’unique richesse de qui le découvre…

 

Pour le jeune roi Salomon, telle fut sa demande :

« Donne à ton serviteur

un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton

peuple et discerner le bien et le mal. »

Ce n’est déjà pas si mal pour un jeune gouvernant !

 

Paul voit plus large : « Nous le savons, quand les

hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer

à leur bien, puisqu’il les a appelés selon le dessein

de son amour. »

Le vrai trésor n’est-il pas ceci ? « Être configurés à

l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né

d’une multitude de frères. »

 

N’est-ce pas cela, le Royaume des cieux ? 

 


Samedi 29 juillet 2017

Sainte Marthe

1 Jean 4,7-16/ Jean 11,127 ou Luc 10,38-42

 

 

Jean, dans sa lettre, nous rappelle les fondements

de notre foi : « Voici comment l’amour de Dieu s’est

manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique

dans le monde pour que nous vivions par lui… Si nous

nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous. »

 

Il faudra beaucoup de temps à Marthe  pour accepter

que sa sœur Marie soit différente d’elle dans sa vénération

de Jésus, quand le service qu’elle assume se fait pressant…

Mais devant la mort de son frère Lazare, elle saura

exprimer à Jésus sa foi personnelle : « Maintenant encore, je sais

que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. »

Et plus fort encore : « Tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui

qui vient dans le monde. »

 

Que notre acte de foi commune et d’espérance soit le ciment

entre baptisés, pour que nos actes d’amour soient vraiment

complémentaires, et toujours en évolution possible.

 


Vendredi 28 juillet 2017

Priorités

Exode 20, 1-19/Mat. 13,18-23

 

 

Jésus poursuit son explication de la

Parabole du Semeur et des différents types

d’accueil que chacun réserve à la Parole de

Dieu, Parole du Royaume, appelée à fructifier.

 

Les Paroles adressées au peuple depuis le sommet

de la montagne du Sinaï sont explicites, et vraiment

vitales. Ce sont elles qui vont structurer le peuple

d’Israêl, et en faire le peuple de Dieu :

« Je suis le Seigneur ton Dieu qui t’ai fait sortir du

pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras

pas d’autres dieux en face de moi… »

 

Adoration du Dieu unique, respect et amour du prochain

sont toujours d’actualité si nous voulons que notre

monde ne sombre pas dans l’idolâtrie destructrice et

le mépris de l’homme.

 


Jeudi 27 juillet 2017

Don et accueil

Exode 19,1-20/Mat. 13,10-17

 

 

Mystère de la révélation divine :

 

A travers l’orage du Sinaï « Le Seigneur

était descendu dans le feu. Moïse parlait.

La voix de Dieu lui répondait… »

 

A travers des paraboles, car « ils regardent

sans regarder, ils écoutent sans écouter ni

comprendre… Le cœur de ce peuple s’est

alourdi

 

Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient,

et vos oreilles puisqu’elles entendent. Beaucoup

de prophètes et de justes ont désiré voir ce que

vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous

entendez et ne l’ont pas entendu. »

 

Sommes-nous conscients de l’importance de notre

accueil à la Parole de vie qui nous vient de Dieu ?

Au don qui nous est fait ?

 


Mercredi 26 juillet 2017

Le pain de la parole

Exode 16,1-15/ Mat. 13,1-9

 

 

« Voici que le semeur sortit pour semer… »

 

Cette parabole de Jésus fait penser au don

de la manne au désert : « C’est le pain que Dieu

vous donne à manger…Le peuple sortira  pour

recueillir chaque jour sa ration quotidienne…

Je verrai s’il marche ou non selon ma loi. »

 

La Parole de Dieu, de Jésus, est ainsi ce pain

indispensable à la vie, qui nous aide aussi à

rester fidèle à sa loi d’amour, à son Alliance :

 

« Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. »

 


 

Mardi 25 juillet 2017

Saint Jacques

2 Co. 4, 7-15/Mt. 20,20-28

 

 

Nous connaissons les débuts de Jacques et

Jean avec la demande de leur mère à Jésus :

« Ordonne que mes deux fils que voici siègent

l’un à ta droite et l’autre à ta gauche dans ton

royaume… »

Etre disciple, est-ce donc faire carrière ?

 

Écoutons plutôt le témoignage de l’apôtre Paul :

« Toujours nous portons dans notre corps la mort

de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit

manifestée dans notre corps. Nous le savons, celui

qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera,

nous aussi… »  

Tel est bien l’enjeu de la vie chrétienne. Jacques fut

le premier des douze apôtres à donner sa vie pour

l’évangile, mis à mort sous le roi Hérode Agrippa Premier.

Son rayonnement a atteint l’Espagne (St Jacques de

Compostelle) et l’Amérique latine (Santiago) . Il a

traversé les siècles.

 


Lundi 24 juillet 2017

Le Signe

Exode 14,15-18/Mat 12,38-42

 

 

« Les fils d’Israël, voyant les Égyptiens lancés

à leur poursuite, eurent très peur et ils crièrent

vers le Seigneur… Moïse répondit : N’ayez pas peur,

tenez bon ! Vous allez voir ce que le Seigneur va

faire pour vous sauver ! Et Dieu lui dit : Toi, lève

ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux… »

 

Si les auditeurs de Jésus demandent un signe et

se font rabrouer, c’est qu’il ne voient pas la réalité

stupéfiante qu’ils sont en train de vivre avec Jésus :

« Il y a ici bien plus que Jonas, bien plus que Salomon, »

bien plus que Moîïse…  Le Fils de Dieu même, qui sera

vainqueur de la mort par la croix et la résurrection,

pour un peuple universel.

 

C’est de cela, de Lui, que nous sommes témoins.

Là est le signe par excellence.

 


16° dimanche A – 23 juillet 2017 –

Sagesse divine

Sagesse 12,13-19/Romains 8,26-27/Mat. 13,24-43

 

 

Que fait Dieu avec les bons et les mauvais ?

« Toi, tu disposes de ta force, tu juges avec

indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup

de ménagements. Par ton exemple, tu as enseigné

à ton peuple que le juste doit être humain. A tes fils

tu as donné une belle espérance : après la faute tu

accordes la conversion. »

 

Ces paroles du livre de la Sagesse consonnent

parfaitement avec l’évangile où Jésus parle du bon grain

et de l’ivraie semés dans le champ du monde :

« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson… »

 

Mais alors, comment résister au mal ?

« L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse,

car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit

lui-même intercède pour nous… et Dieu qui scrute

les cœurs connaît les intentions de l’Esprit, puisque

c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles. »

Que craindre alors ?

 


Samedi 22 juillet 2017

Sainte Marie-Madeleine

2 Co.5,14-17/Jean 20,1-18

 

 

« Le Christ est mort pour tous afin que

les vivants n’aient plus leur vie centrée

sur eux-mêmes mais sur lui qui est mort

et ressuscité pour eux. »

Cette parole de saint Paul illustre parfaitement

ce qui s’est passé en Marie-Madeleine, pour

qui Jésus était tout.

Ayant assisté à sa mort, l’ayant cherché et pleuré

au tombeau, voici qu’elle le rencontre ressuscité,

sans le reconnaître.  S’étant élancée vers lui à l’appel

de son nom, alors elle s’entend dire « Ne me retiens pas…

mais va trouver mes frères… »

 

Dépossession, pour un attachement plus profond,

plus large aussi…. « Si quelqu’un est dans le Christ,

il est une créature nouvelle. »

 


 

Vendredi 21 juillet 2017

Quelle fidélité ?

Exode 11,10 à 12, 14/Mat. 12,1-8

 

 

Nous connaissons l’importance aux

yeux des juifs des rituels concernant

la Pâque ou le sabbat. Le livre de l’Exode

livre ici les fondements du repas pascal,

lié pour le peuple juif à la libération d’Égypte,

dont le mémorial se transmet d’âge en âge.

Le sabbat, prescrit par Dieu dans le code de

l’Alliance, était aussi rigoureusement observé

en signe de fidélité.

 

Jésus lui redonne une autre dimension : la

soumission au réel de l’homme qui a faim

ou accomplit un service : « Le sabbat est fait

pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat.

Je veux la miséricorde, dit Dieu, et non le

sacrifice »… Enfin, affirmation capitale de Jésus,

qui va mettre le feu :  « Le Fils de l’homme est

maître du sabbat ! »

Interprétation nouvelle d’une loi ancienne.

 


Jeudi 20 juillet 2017

Croire en l'amour de Dieu

Exode 3, 13-20/Mat. 11, 28-30

 

 

Dieu a des entrailles de miséricorde :

« Je vous ai visités, et ainsi j’ai vu  comment

on vous traite en Égypte. Je vous ferai monter

de la misère qui vous accable vers le pays

ruisselant de lait et de miel… »

 

Même cri du cœur en Jésus, son Fils bien-aimé :

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids

du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos…

Devenez mes disciples, car je suis doux et humble

de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. »

 

Qui n’aspire à ce repos ?

Qui osera en faire l’expérience ?

 


Mercredi 19 juillet 2017

Révélation, vocation, mission

Exode 3,1-12/Mat. 11, 25-27

 

 

Révélation de Dieu à Moïse, à travers un

buisson en feu : 

« Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham,

d’Isaac, de Jacob. Je suis avec toi ! »

Avant de se révéler, Dieu l’avait appelé :

« Moïse, Moïse… »

et maintenant, il l’envoie : 

« J’ai vu l’oppression des fils d’Israël, va,

je t’envoie : Tu feras sortir d’Égypte mon peuple. »

 

Révélation de Dieu en Jésus : 

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, ce que tu as

caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux

tout-petits…

« Tout m’a été remis par mon Père » ajoute-t-il,

témoignant ainsi de sa relation unique avec Dieu.

Quelle sera sa mission ?  Révéler le Père :

« Personne ne connaît le Père, sinon le Fils,

et celui à qui le Fils veut le révéler. »

 

Ces trois faces de nos vies sont intimement liées.

 


Mardi 18 juillet 2017

Difficiles missions

Exode 2, 1-15/Mat. 11, 20-24

 

 

Début de l’histoire de Moïse, « tiré des eaux »,

défenseur impromptu d’un hébreu maltraité,

et donc contraint à s’enfuir pour sauver sa vie.

Mais sa vocation de libérateur s’est déjà ainsi

amorcée, quoi qu’il lui en coûte.

 

Jésus aussi est venu proclamer une libération,

et fustige les villes qui sont restées indifférentes,

ne se sont pas converties à sa Parole de vie.

 

Nous avons aujourd’hui aussi parmi nous des

prophètes qui disent la vérité (le pape François

en est un !)

Leurs paroles, leur exemple,  réussissent-elles

à nous transformer ? à changer nos manières d’agir ?

Ou se heurtent-ils à nos résistances ?

Enjeux de vie ou de mort.

 


Lundi 17 juillet 2017

Attention ! Danger !

Exode 1,8-22/Mat 10,34 à 11,1

 

 

Les fils de Jacob ont émigré en Egypte, bien

accueillis par Joseph et Pharaon. Mais ils sont

devenus un peuple nombreux et donc dangereux

pour le pouvoir. Donc, les voilà esclaves, soumis

à de durs travaux.

 

Et voici que jésus, lui aussi est dangereux, pas pour

la même raison, mais son message est subversif :

« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.

On aura pour ennemis les gens de sa propre maison. »

 

C’est qu’il demande qu’on ne lui préfère rien ni personne !

Pourquoi ? C’est qu’il vient de Dieu, et que l’enjeu de notre

accueil ou de notre refus est énorme : « Qui a perdu sa vie

à cause de moi la trouvera. Qui vous accueille m’accueille,

et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé… »

 

Ce qui est de Dieu est infiniment précieux, sans prix.

 


Dimanche 16 juillet 2017

La gratuité du semeur

Matthieu 13, 1-23

 

Le semeur d'aujourd'hui ne regarde pas à la dépense du grain. Il sème largement. Non pas parce qu'il est un chef d'entreprise ou un paysan qui ne regarde pas à la dépense ou qui ne sait pas gérer son affaire.

Non, il sème largement car même si, a priori, beaucoup de ces grains reteront sans vie, le semeur est toujours dans un mouvement d'espérance. Une espérance qui croit jusqu'au bout que le terrain, le sol pierreux ou rocailleux ou plein de ronces peut encore se transformer, se convertir.

 

"Rien n'est jamais perdu pour Dieu" chantons-nous dans une hymne bien connue. Oui, l'espérant contre toute espérance fait partie de la génétique divine et il nous invite à le suivre sur ce chemin qui n'a pas de limite en gratuité.

 


Samedi 15 juillet 2017

Maître ou serviteur ?

Matthieu 10, 24-33

 

Ce passage d'évangile me renvoie au songe de François d'Assise : "Qui veux-tu servir? Le maître ou le serviteur?"

Aujourd'hui Jésus nous dit que le serviteur est là pour servir le maître et non pas pour prendre sa place. Non pas que Jésus se mette au-dessus de tous, certainement pas lui qui "de condition divine ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu".

Effectivement Jésus s'est fait serviteur au milieu des serviteurs. Il nous montre la route à suivre. Comme il nous l'a montré aussi au Jeudi Saint, lorsqu'il s'est agenouillé devant ses disciples.

Etre serviteur avec les autres serviteurs, voilà la condition de l'homme. C'est la meilleure place, car c'est là que le Seigneur viendra nous rencontrer puisqu'il s'est fait lui aussi serviteur.

 


 

Vendredi 14 juillet 2017

Résistance, confiance et Esprit Saint

Matthieu 10, 16-23

 

Aujourd'hui, Jésus nous dresse un tableau sombre de notre vie de chrétiens. Tout y passe : les tribunaux, la flagellation, la trahison par la famille, etc. Ce n'est pas gai, c'est même plutôt alarmant !

Mais il nous faut passer à un registre plus profond :

Quand Jésus nous parle d'être rusé comme les serpents, ne faut-il pas lire : être résistant au mal ?

Idem pour la candeur des colombes : ne faut-il pas lire confiance ?

Ainsi cette résistance au mal, cette confiance en l'homme seront habitées de l'Esprit Saint. Non seulement elles seront habitées, mais l'Esprit viendra en personne nous souffler ce qu'il faut dire, ce qu'il faut faire.

Une question :pourquoi le chrétien sera-t-il l'objet de vindicte familiale ou populaire ?

Est-ce uniquement à cause de son identité? ou est-ce aussi et d'abord parce que sa vie est droite? que, par sa vie, il interroge, remet en cause, tout ce qui est caché dans son entourage?

Ainsi, ne soyons pas rusé et naïf, mais simplement opposons une résistante au mal et montrons notre confiance en l'homme.

 


 

Jeudi 13 juillet 2017

Paix versus poussière

Matthieu 10, 7-15

 

Aujourd'hui, Jésus nous invite à annoncer la Bonne nouvelle, à guérir, à soigner, à ressusciter, à exorciser, etc.

Tout est possible à celui qui remet sa vie entre les mains de Dieu.

Mais tout n'est pas possible à celui qui refuse Dieu.

Ainsi la paix apportée ne sera reçue que librement, volontairement. Sinon il faudra repartir en laissant tout, même la poussière.

La poussière, l'écran de poussière, ce qui fait obstacle justement au passage de la paix, de la Parole. On comprend pourquoi il est utile de la laisser sur place si on veut continuer la route. Importance aussi de ne pas polluer les autres maisons avec cette poussière. Importance de ne pas se laisser aveugler par des écrans de fumée.

Ainsi, le disciple pourra guérir, soigner, ressusciter, exorciser, etc.

 


Mercredi 12 juillet 2017

Les apôtres et les païens

Matthieu 10, 1-7

 

Comme elle est étonnante l'attitude de Jésus ! Envoyer ses disciples de manière sélective, uniquement chez les brebis perdues d'Israël.

Aujourd'hui on appellerait cela de la ségrégation et on risquerait d'être poursuivi en justice poru racisme.

Mais que voulait Jésus exactement ?

Je ne pense pas qu'il cherchait à exclure qui que ce soit du plan du salut. Mais il était au début de sa mission et il importait, peut-être, de conforter d'abord le peuple élu, de consolider le peuple d'Israël dans sa foi toute jeune, avant d'aller plus loin. Paul, l'apôtre des nations n'arrivera que plus tard.

Alors, ne nous désolons pas. Ce n'est qu'un plan "stratégique" pour que l'amour embrase tous, le moment venu, sans risque d'échec.

 


Mardi 11 juillet 2017

L'héritage promis

Matthieu 19, 27-29

 

Pour la fête de saint Benoît, patron des bénédictins et patron de l'Europe, l'Eglise nous propose un évangile dans lequel il nous est dit de tout quitter, jusqu'à ses parents, pour suivre Jésus. Conditiion sine qua non pour recevoir en héritage la vie éternelle.

En plus, Jésus promet à ses apôtres de les faire siéger sur douze trônes. Est-ce vraiment important de siéger sur des trônes, fussent-ils promis par Jésus ?

On passe ainsi de la promesse de douze trônes à celle de la vie éternelle. Heureusement que dans notre foi, le ou les trônes n'ont pas de place et qu'ils ne peuvent rivaliser avec la vie éternelle.

La vie éternelle, la vie avec Dieu, non pas en échange de ses parents, mais avec eux, simplement chacun à sa place. Et l'héritage promis devient réalité.

 


Lundi 10 juillet 2017

Un toucher magique ?

Matthieu 9, 18-26

 

S'agit-il de magie quand les gens veulent toucher Jésus ou son vêtement ? Jésus accrédite-t-il cette façon de croire en touchant la main de la jeune fille ?

Dans ce geste, ne peut-on voir plutôt un acte de foi et de confiance traduit en geste. Quant à Jésus, il prend la main de la jeune fille pour la relever. Ce sont les parents qui avaient foi en Jésus.

Ainsi, par cet évangile, la question nous est posée à nous-mêmes : quelle est la mesure de notre foi ? en particulier lorsqu'il s'agit d'aider des gens que nous aimons?

 


Dimanche 9 juillet

Le fardeau divin

Matthieu 11, 25-30

 

Paradoxe de Jésus : fardeau rime avec léger. On n'a jamais vu cela.

Même s'il est divin, un fardeau reste un fardeau. Alors ?

Quand Jésus nous propose de prendre son fardeau, il ajoute "car je suis doux et humble de coeur".  Ainsi, le fardeau proposé est douceur et humilité. Deux qualificatifs qui montrent bien qu'il ne s'agit pas de sacs remplis de pierres ou de gravats.

Se référer au texte : il est question de fardeau et de joug. Deux mots, comme les deux qualificatifs pour Jésus : doux et humble. Le joug, un instrument qui relie deux bêtes de somme ensemble. Ce joug que Jésus nous propose c'est ce lien qui va nous attacher à lui pour toujours. Ainsi liés à lui, sa douceur et son humilité deviendront ce qui nous conduit et la vie ne sera pas un fardeau, mais une louange à la vérité que le Père a révélée aux tout petits.

 


Samedi 8 juillet 2017

Couture divine

Matthieu 9, 14-17

 

Cet évangile me surprend toujours car les connaissances de Jésus en matière ménagère relèvent réellement d'un bon maître de maison.

On ne jeûne pas pendant les noces, on ne raccomode pas un vieux vêtement avec du tissu neuf, on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres.

Jésus aurait pu continuer les comparaisons indéfiniment.

En fait, Jésus est en train de nous dire une seule chose : ne rêvez pas d'être ailleurs qu'au moment présent. Quand il faut se réjouir, réjouissons-nous, etc.

Aussi, prenons le temps de respecter l'ancien et le nouveau. Chacun a sa place, sa fonction, sa mission et il ne s'agit pas de les mettre en concurrence.

Le meilleur vin, c'est le vieux, mais avant de devenir vieux, il faut qu'il soit jeune. Alors, donnons-lui les meilleurs atouts pour qu'il devienne le meilleur vin : des outres neuves, bien faites, etc.

Et tout le monde pourra donner ce son meilleur.

 


 

Vendredi 7 juillet 2017

Mieux vaut être pécheur!

Matthieu 9, 9-13

 

Le titre de cette chronique est un peu provocateur, mais c'est quand même bien ce que l'on peut comprendre : "Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades". On a quand même bien envie d'être pécheur pour être guéri par Jésus, ou être appelé comme il l'a fait avec Matthieu.

Effectivement, quand on est pauvre et pécheur, on a tout à recevoir ; c'est la meilleure situation pour rencontrer Jésus.

Mais cela ne veut pas dire qu'il faut pécher pour rencontrer Jésus ; simplement le fait est que nous sommes pécheurs et que le mieux, c'est de le reconnaître. C'est une grâce que Jésus nous fait de nous sortir de notre péché. Alors aimons Jésus, et non notre péché. Et suivons-le avec autant d'enthousiasme et de joie que Matthieu.

 


Jeudi 6 juillet 2017

Pensées bonnes

Mat 9, 1-8

 

Jésus, pris de compassion pour un paralysé et admiratif de la foi de ses accompagnateurs, commence par guérir les péchés.

Scandale, blasphème et rejet de Jésus.

Il va prouver sa bonne foi en guérissant physiquement le malade.

La guérison de l'âme a précédé la guérison physique. Pourquoi? La guérison de l'âme n'était-elle pas suffisante pour provoquer la foi des spectateurs? Hélas non!

Et aujourd'hui, s'il n'y a pas de miracle spectaculaire, si le Seigneur ne réponds pas à nos injonctions, est-ce que nous croyons en son amour sauveur, est-ce que nous avons des "pensées mauvaises" à l'instar des scribes, ou est-ce que nous nous laisson conduire par les pensées bonnes de Jésus qui établit une hiérarchie dans les guérisons?

 


Mercredi 5 juillet 2017

Le moment fixé

Mat 8, 28-34

 

Etonnante façon qu'a Jésus de chasser les démons : il les envoie dans un troupeau de porcs qui se jette à la mer. C'est la faillite pour les propriétaires. Comment, après cela, peut-il être bien reçu ?

Effectivement, on lui demande de quitter le pays.

Mis ce qui est intéressant, c'est la questin des démons : "es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé?" AVANT le moment fixé.

Les démons ne veulent pas soufrir avant le moment fixé. Quel est-il ce moment ?

Et surtout, qui va souffrir ? L'histoire nous montrera qu'au moment fixé, c'est Jésus qui va souffrir, non pas en expulsant les démons, mais en sauvant les hommes.

Grande différence dans la souffrance entre celle des démons qui apporte la mort, et celle de Jésus qui apporte la vie. Le moment fixé est celui du salut.

 


Mardi 4 juillet 2017

Croire et dormir

Mt 8, 23-27

 

La tempête se lève et Jésus dort!

Les disciples, eux, ne dorment pas, inquiets et apeurés.

Pourquoi Jésus ne fait-il rien? Pourquoi dort-il?

Je ne pense pas que cela soit une mise à l'épreuve de la foi des disciles par Jésus. Non, Jésus est tranquille parce qu'il et totalement abandonné au Père. Quoi qu'il lui arrive, le Père sera auprès de lui.

Et nous, aujourd'hui, au premier coup de vent, nous recourons au cierge, à la neuvaine, comme si tout dépendait d'un miracle!

Non, tout dépend de l'épaisseur de notre relation au Christ, au Père, par l'Esprit.

Le psaume ne dit-il pas : "Dieu comble son bien-aimé quand il dort".

Alors dormons tranquille et laissons la vie faire son travail de vie, laissons Dieu faire son travail de Dieu et faisons, à notre tour notre travail d'homme.

 


Lundi 3 juillet 2017

Croire, voir, reconnaître

Jean 20, 24-29

 

On a l'habitude de n'envisager que le manque de foi de Thomas, sous prétexte qu'il dit : "Si je ne vois pas, je ne croirai pas".

On oublie ainsi souvent que ses confrères disciples ont vu le Seigneur Jésus et que c'est pour cela qu'ils ont cru. Donc Thomas est dans la même situation qu'eux il y a huit jours. Ainsi je lui jetons pas la pierre trop vite.

Par contre, on oublie la pointe de cet évangile : "Mon Seigneur et mon Dieu!" Thomas est le premier à reconnaître Dieu dans son Seigneur. Qui peut se targuer, avant lui, de cette grâce. C'est grâce à lui qu'aujourd'hui, à sa suite, nous pouvons dire à notre tour : "Mon Seigneur et mon Dieu". Alors, merci Thomas.

 


Dimanche 2 juillet 2017

Pour un simple verre d’eau

Mt 10, 37-42

 

Impossible d’être d’accord avec ces « amours comparés ».

L’amour maternel, paternel ou filial

serait-il incompatible avec l’amour du Christ ?

 

Où est la Bonne nouvelle ?

 

Il ne s’agit pas d’aimer moins sa famille mais

de l’aimer autant que le Christ.

Devenir disciples du Christ revient à faire partie de sa famille.

 

Quel risque alors ?

Celui de l’ouverture à l’amour de tous les disciples

de celui qui a donné sa vie pour tous !

Plus de limite à notre accueil de l’autre.

Qui donnera un verre d’eau fraîche à un réfugié de Calais

recevra une récompense de prophète.

 


Samedi 1er juillet 2017

Bons pour le service

Mt 8, 5-17

 

Un serviteur guéri et une belle-mère qui sert à nouveau à table,

voilà deux malades  remis en état de marche

grâce au don de guérison du Christ.

 

Dans la bonne nouvelle du jour,

ce qui importe est moins la guérison

que ce qui l’a motivée :

cette profonde compassion du Christ

qui prend sur lui nos souffrances et porte nos maladies !

 

Confions-lui en ce jour tous les malades et ceux qui les soignent :

que l’apaisement du cœur les gagne

grâce à la perception de cette divine compassion. 

 


Vendredi 30 juin 2017

Si tu le veux, tu peux

Mt 8, 1-4

 

Avec de la bonne volonté, peut-on

tout vivre, tout faire, tout être ?

 

Appelant la volonté d’aimer de Jésus, un lépreux obtient sa guérison.

Dans de nombreux récits de guérison, il est fait appel à la compassion

Mais ici, le malade parle d’homme à homme avec Jésus

et suscite la mise en œuvre de son don de guérison.

Après, il s’agira pour lui de réintégrer

la société des vivants (un lépreux en était exclu)

en faisant constater sa bonne santé

et donc son aptitude à rejoindre ses contemporains

pour traiter avec eux d’homme à homme.

 

À l’image de cette brève rencontre entre Jésus et un lépreux,

d’authentiques rencontres nous sont offertes aujourd’hui.

À nous de reconnaître ce que chacun peut s’il le veut.

 


Jeudi 29 juin 2017

Voici les clés

Mt 16, 13-19

 

Dans un roman intitulé « La femme de Job »,

celle-ci explique à son mari qui veut tout comprendre

qu’il n’y a pas de clé,

que Dieu est mystère.

 

En cette fête des saints Pierre et Paul,

Cherchons quand même à comprendre quelles sont ces clés du royaume

que le Christ promet de donner à son apôtre.

Si ce sont les clés du paradis, le lien entre ciel et terre

serait une mise en relation entre tous les chrétiens.

Si c’est la clé de la porte qui ouvre

sur le mystère de Dieu,

alors une relation filiale avec le Père, fraternelle avec le Fils

nous est offerte

sous l’action de l’Esprit d’amour

à l’œuvre  dans l’Église et dans le monde.

 


Mercredi 28 juin 2017

Fruits et saveurs

Mt 7, 15-20

 

Dans un monde ne quête d’une vision porteuse d’avenir,

la tendance est à la recherche de prophètes

qui puissent guider nos aspirations les plus profondes.

 

L’évangile nous offre en ce jour un critère pour discerner

entre les vrais et les faux prophètes.

Ne soyons pas trop crédules :

Les faux prophètes sont doux au-dehors

et loups voraces au-dedans.

Nous pourrons distinguer les vrais des faux,

discerner entre le bon , le beau et le mauvais,

à partir des fruits à long terme

que leurs discours, leurs vies, produisent.

 

Voici l’éloge du temps qui passe,

qui fait porter fruits aux arbres,

qui donne fécondité à nos vies enracinées

dans l’évangile, le bon, le beau, le vrai.

 


Mardi 27 juin 2017

Au détour du chemin d’évangile

Mt 7, 6. 12-14

 

Toujours tout droit, sans dénivellé et à plusieurs voies,

Voilà la route qui mène à la perdition.

Le chemin resserré qui mène à la vie,

voilà le sentier de traverse de l’évangile :

un petit sentier dans la forêt, un petit chemin de campagne

ne craint pas les détours.

 

Pourquoi ces détours ?

Comme les scouts l’apprennent, pour faire leur Bonne Action ?

En tout cas, pour les temps d’arrêt à nos périphéries,

Pour aller à la rencontre de l’autre et

« faire pour lui ce que nous voudrions que les autres fassent pour nous ».

 

Et si au détour du chemin, nous rencontrons des chiens ou des pourceaux,

pas la peine de leur « prêcher l’évangile »,

toutes ces créatures de Dieu font sa volonté

en vivant ce pour quoi elles furent créées.

 


Lundi 26 juin 2017

Un regard coupe ou flèche ?

Mt 7, 1-5

 

Avec la paille et la poutre,

Jésus cible dans cet évangile

notre propension à juger autrui,

à observer ses égarements sans rien laisser passer.

À côté de cela, nous peinons souvent à nous remettre

nous-mêmes en question, à nous juger de la même manière.

 

Quand notre regard flèche attaque autrui,

regardons le Christ en croix,

recevons le salut offert pour tous.

Alors, nous pourrons poser sur autrui

un regard coupe, qui accueille avec bienveillance.

 

Saint François d’Assise ne se considérait comme ami du Christ

que s’il pouvait appeler tout humain son frère.

Il l’envisageait avec un regard pur de tout préjugé et tout à-priori,

avec la compassion du Christ qui avait versé son sang pour lui aussi.

 


Dimanche 25 juin 2017

De l’âme et des moineaux

Mt 10, 26-33

 

« J’écris le mot âme, je le prononce en moi-même,

et je respire une bouffée d’air frais. ..
Instantanément, je me sens relié à ce Désir initial

par lequel l’univers est advenu,

je retrouve au plus profond de mon être…

cet intime sentiment d’une authentique unicité et d’une possible unité. »

François Cheng

 

Si plus que l’humain est en chacun de nous,

ne craignons rien :

Notre âme est infiniment précieuse aux yeux de Dieu,

Créateur de toute vie.

 

Maintenant que manger des ortolans est interdit,

que nous donne à penser le prix des moineaux ?

Les oiseaux en multitude comme les âmes

des humains qui peuplent la terre.

Quelques coups d’aile de l’Esprit d’amour

et nous pourrions devenir une humanité réconciliée

où aucun humain n’en menacerait ni ferait craindre un autre !

 


Samedi 24 juin 2017

Conservés dans leur cœur

Lc 1, 57-66.80

 

Un couple âgé et stérile et soudain un enfant nait.

Il est différent, il ne prendra pas le prénom de son père mais de l’inédit :

« Dieu fait grâce. »

Événements inoubliables :

« Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur

et disaient : Que sera donc cet enfant ? »

 

Dans nos sociétés les cadres habituels

pour accompagner la naissance d’un enfant

changent énormément.

Aux yeux de notre foi, cette évidence demeure :

Tout nouveau-né est don de Dieu

et toute vie est à respecter.

 

Honorons toute vie et tout humain de notre terre

et soyons prêts à l’accueillir comme un don de Dieu.

 


Vendredi 23 juin 2017

Coeurs sacrés

Mt 11, 25-30

 

La tradition catholique fait de ce jour la fête du Sacré Coeur de Jésus.

Pour peu que nous désirions être ses disciples,

parce que nous sommes humains,

nos cœurs aussi sont sacrés !

 

La joie de Jésus lui vient de ceux que le Père attire à lui.

Quelles sont les conditions pour être attirés ?

Être comme le Christ, doux et humble de cœur.

Ce n’est donc pas une question de sagesse

ni d’intelligence mais de « petitesse » :

juste assez d’ouverture en notre cœur pour l’accueil de l’autre-Autre.

 


​Jeudi 22 juin 2017

Apprendre à pardonner

Mt 6, 7-15

 

La Parole de ce jour nous détourne de certaines crispations

de consommateurs submergés par les propositions

du marché de l’alimentation, de la culture ou même de la spiritualité.

Nous aurions ainsi tant de besoins

et nos demandes à formuler à Dieu seraient du rabâchage.

 

Jésus nous invite à prier dieu notre Père dans deux directions :

d’une part, en nous tournant vers lui

pour appeler sa volonté d’harmonie sur tout l’univers.

d’autre part, nous avons à demander pour nous :

d’abord le pain quotidien, ce qui nourrit notre vie profonde ;

ensuite, l’aptitude à recevoir et demander son pardon.

Celle-ci ne nous vient qu’en pardonnant nous-mêmes à ceux qui nous entourent.

Enfin, la résistance au mal en n’entrant pas en tentation.

 


 

Mercredi 21 juin 2017

Devenir des justes

Mt 6, 16-18

 

Que faire pour devenir des justes ?

Surtout rien d’ostentatoire

nous conseille l’évangile du jour.

 

En effet, la justesse de notre attitude

envers Dieu, nous-mêmes et les autres

se révèle dans des pratiques empreintes

d’intériorité et de discrétion.

 

N’aidons pas notre prochain démuni du poids de nos richesses

mais de la légèreté du partage

qui désire une rencontre d’humanité.

Dans nos assemblées liturgiques,

que la prière habite notre être intérieur

pour que l’unité des coeurs prime sur celle des voix.

Notre sobriété de vie

dans notre alimentation respectueuse de la planète

sera force de proposition autour de nous

si et seulement si elle ne devient pas une idéologie.

 


Mardi 20 juin 2017

Dieu et le climat

Mt 5, 43-48

 

« Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,

il fait tomber la pluie sur les justes et les injustes. »

Peut-on dire que notre Dieu

respecte les accords de Paris sur le climat ?

 

Il y a en tout cas le monde tel qu’il va,

livré entre nos mains,

que nous soyons justes ou injustes envers notre planète terre,

que nous prenions ou non nos responsabilités.

 

Disciples du Christ, nous pouvons avoir des ennemis.

Posons sur eux le regard de miséricorde et d’amour qui dépasse l’offense

pour voir en eux des personnes vivant

dans le climat de bienveillance que leur offre le Père.

 

Sous ce climat, un vivre ensemble harmonieux avec toute la création

est ouvert et offert à notre créativité respectueuse.

 


Lundi 19 juin 2017

Vous n’aurez pas ma haine

Mt 5, 38-42

 

« Vous n’aurez pas ma haine » voilà une célèbre non riposte

de l’époux d’une victime de l’attentat au Bataclan en 2015.

 

Face à tous ces concitoyens de Paris, Bruxelles, Nice, Manchester, Londres…

qui veulent continuer à croire à un vivre ensemble heureux et possible,

la Parole de ce jour « sonne juste. »

 

Oserons-nous prier en ce jour pour tous les candidats terroristes ?

Qu’ils découvrent un monde fraternel à construire sans la violence,

Qu’ils soient atteints par le Dieu miséricordieux pour tous et toutes.

 


 

Dimanche 18 juin 2017

Fête du corps et du sang  du Christ

Dt. 8,2-16/1 Co.10,16-17/Jean 6,51-58

 

 

Le Don de Dieu est au passé : « Souviens-toi de ta

longue marche au désert…Il t’a fait sentir la faim

et t’a donné à manger la manne, pour que tu saches

que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de

tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »

 

Le Don de Dieu est présent : « Moi, disait Jésus,

je suis le pain vivant qui est descendu du ciel.

Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.

Et ce pain, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde.

Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure

en moi, et moi je demeure en lui… »

 

Le Don de Dieu  crée le futur : « Puisqu’il y a un seul

pain, la multitude que nous sommes est un seul corps,

car nous avons tous part à un seul pain. »

Un corps toujours en croissance…

 

Réalité inouïe, mais vraie !

 


Samedi 17 juin 2017

Juste conscience

2 Co. 7,14-21/Mat.5, 31-37

 

 

Paul, en une page magnifique de sa lettre

aux Corinthiens, nous livre sa conviction :

« L’amour du Christ nous saisit quand nous pensons

qu’un seul est mort pour tous, afin que les vivants

n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais

sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.

Si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature

nouvelle…

Nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous,

c’est Dieu lui-même qui lance un appel : Nous le demandons

au nom du Christ, Laissez-vous réconcilier avec Dieu… »

 

Ce cri pathétique de l’apôtre vient en écho de cette injonction

du Christ : « Que votre parole soit « oui » si c’est « oui »,

« non » si c’est « non ». Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

 


Vendredi 16 juin 2017

Humble radicalisme

2 Co. 4,7-15/Mat 5,27-32

 

 

« Nous portons un trésor comme dans des vases d’argile,

ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire

appartient à Dieu et ne vient pas de nous… Toujours nous

portons dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie

de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps….

Et tout cela, c’est pour vous. »

 

Communion dans le Christ, en y mettant le prix, car,

nous dit Jésus, « il vaut mieux pour toi perdre un de tes

membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la

géhenne ».

 

Choix radicaux de vie personnelle et relationnelle, qui

nous rendent aptes à la vie et au témoignage de foi.

 


Jeudi 15 juin 2017

Image de Dieu

2 Co 3,15 – 4,6/Mat.5,20-26

 

 

Paul nous trace un tableau enthousiaste

de la nouvelle condition du chrétien :

« Le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où est

l’Esprit du Seigneur, là est la liberté…

Nous reflétons la gloire du Seigneur, et

nous sommes transformés en son image,

avec une gloire de plus en plus grande.

C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. »

 

Cette situation serait-elle donc difficile ?

 

Jésus lui-même nous remet les pieds sur terre :

« Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes

et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le

Royaume des cieux… Si quelqu’un se met en colère

contre son frère…l’insulte… le traite de fou… Si tu

te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,

va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite

viens présenter ton offrande… Mets-toi vite d’accord

avec ton adversaire… »

Bref, nous ne serons images du Seigneur qu’en soignant

nos relations fraternelles.

 


Mercredi 14 juin 2017

Accomplissement

2° Co. 3,4-11/Mat. 5, 17-19

 

 

Jésus insiste sur la continuité, avec un plus :

« Je ne suis pas venu abolir la Loi ou les prophètes,

mais accomplir »

Qu’est ce que cela veut dire ?

Paul va l’expliciter : « Dieu nous a rendus capables

d’être les ministres d’une Alliance nouvelle, fondée

non pas sur la lettre, mais dans  l’Esprit ; car la lettre

tue mais l’Esprit donne la vie… Si les fils d’Israêl ne

pouvaient pas fixer le visage de Moïse à cause de la

gloire, pourtant passagère, qui rayonnait sur son

visage, combien plus grande sera la gloire du ministère

de l’Esprit, combien plus ce qui demeure restera-t-il dans

la gloire. »

Nouveauté et plénitude nous sont offertes dans le Christ,

par l’Esprit.

 


Mardi 13 juin 2017

Saint Antoine de Padoue

Sagesse 7,7-14/Marc 16,15-20

 

 

Ce frère de saint François fut comme lui

un héraut de la Bonne Nouvelle que Jésus

avait demandé à ses disciples de proclamer.

 

Mort très jeune, en 1231, il est universellement

connu et aimé. Mais comment s’était-il préparé

à cette mission ?

« J’ai prié, et l’intelligence m’a été donnée.

J’ai supplié, et l’esprit de la Sagesse est venu en moi.

Je l’ai préférée… je l’ai aimée… je l’ai choisie…

car elle est pour les hommes un trésor inépuisable. »

 

Le Seigneur a travaillé avec lui, et confirmé la Parole

par les signes qui l’accompagnaient.

Là est le secret de sa fécondité.

 


Lundi 12 juin 2017

2° Corinthiens 1,1-7/Mat.5,1-12

DIEU EST A L’ŒUVRE

Jésus a proclamé :  « Heureux les pauvres

de cœur, car… Ceux qui pleurent, car…Les doux,

car…Ceux qui ont faim et soif de la justice, car…

Les miséricordieux, car… Les cœurs purs, car…

Les artisans de paix, car… Ceux qui sont persécutés

pour la justice, car… DIEU EST ET SERA AVEC EUX,

EN SON ROYAUME. »

C’est cette révélation que Paul reprend, dans le

concret de l’existence : « Béni soit Dieu, le Père

de notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de

tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort.

Dans toutes nos détresses, il nous réconforte,

ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui

sont dans la détresse ».

 

Circuit de réconfort, qui vient de Dieu, et va à Dieu,

dans les difficultés de la vie.

 


Dimanche de la Sainte Trinité – 11 juin 2017 –

Exode 34,4-9/2° Cor. 13,11-13/ Jean 3,16-18

 

QUI EST DIEU ?

Révélation progressive du visage,

de l’être même de Dieu :

A Moïse tout d’abord : « Le Seigneur, Dieu tendre et

miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de

vérité… »  Dieu dans sa relation à son peuple.

 

Par le Christ ensuite : « Dieu a tant aimé le monde

qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque

croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie

éternelle. »   Dieu a un Fils unique, qui partage sa vie.

 

Enfin Paul résume d’une phrase la pleine révélation

de Dieu qui nous est offerte en partage :

« Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu

et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous. »

 

Mystère de la vie trinitaire :  mystère d’amour

en son essence même. 

 


Samedi 10 juin 2017

Tobie 12,1-20/Marc 12,38-44

 

JUSTICE DE DIEU

le livre de Tobie s’achève : L’ange Raphaël en révèle

le sens profond « Quand tu priais en même temps que

Sara, c’était moi qui présentais votre prière devant la

gloire de Dieu. Il m’a aussi envoyé pour vous guérir.

Bénissez Dieu et célébrez-le devant tous les vivants

pour le bien qu’il vous a fait. Faites le bien, et le mal

ne vous atteindra pas. Mieux vaut prier avec vérité et

faire l’aumône avec justice qu’être riche avec injustice.

 

Après avoir fustigé les scribes qui aiment les places

d’honneur et dévorent les biens des veuves, Jésus

loue cette pauvre veuve qui a mis dans le Trésor du

Temple  plus que tous les autres. « Car tous, ils ont pris

sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence :

elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait

pour vivre. »

 

Cela donne à réfléchir, encore aujourd’hui. 

 


Vendredi 9 juin 2017

Tobie 11,5-17/Marc 12-35-37

 

BÉNÉDICTIONS

L’histoire de Tobie trouve une heureuse

issue : Le remède qu’il apporte guérit les

yeux de son père, sa mère pleure de joie

de le revoir, et voici sa jeune femme qui

arrive à son tour. Alors monte vers Dieu la louange :

« Béni soit Dieu ! Béni soit son grand nom !

Bénis soient tous ses saints anges ! 

Ce jour-là fut un jour de joie pour les juifs

qui habitaient Ninive. »

Nous n’en sommes pas là encore avec Jésus,

malgré tous ses bienfaits. Son enseignement

est toujours sujet à discussions.

« Et pourtant, la foule nombreuse l’écoutait

avec plaisir. »

Joie des gens simples et ouverts.

 


Jeudi 8 juin 2017

Tobie 6,7,8 …/ Marc 12, 28-34

 

TROUVER SON CENTRE

Quel peut être l’axe de nos vies ?

Jésus le rappelle :

« Écoute, Israël : Le Seigneur notre Dieu

est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur

ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme,

de tout ton esprit et de toute ta force.

Et tu aimeras ton prochain comme toi-même »

Le couple de Tobie et Sara en ont fait l’expérience :

« Prions, et demandons à notre Seigneur de nous

combler de sa miséricorde et de son salut…

Béni sois-tu, Dieu de nos pères, béni soit ton nom

dans toutes les générations… »

 

La louange de Dieu est ferment de vie et d’avenir.

 


Mercredi 7 juin 2017

Tobie 3,1-17/Marc 12, 18-27

 

RIEN N’EST FATAL

Nous sommes aujourd’hui devant deux situations

de misère réelle qui se tournent vers Dieu en

prière instante : « Pour moi, mieux vaut mourir que

vivre, s’écrie Tobith l’aveugle. Laisse-moi partir au

séjour éternel… » et Sara, qui a vu mourir sept maris

et se fait insulter par sa servante et pense à se pendre :

« mieux vaut pour moi ne pas me pendre, mais supplier

le Seigneur de me faire mourir… »

La prière de l’un et de l’autre fut entendue par Dieu,

et Raphaël fut envoyé pour les guérir tous deux.

 

L’histoire fictive présentée à Jésus pour le piéger

met en scène également l’épouse malheureuse de

sept maris successifs. Mais c’est seulement un cas de figure,

provoquant la réponse cinglante de Jésus : « N’avez-vous

pas lu dans le livre de Moïse, comment Dieu lui a dit :

« Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu

de Jacob ? Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.

Vous vous égarez complètement ! »

 

Dieu veut pour tous la vie et le bonheur. Il est le Dieu

de miséricorde.

 


Mardi 6 juin 2017

Tobie 2, 9-14/Marc 12,13-17

 

DISCERNEMENT

 

Tobie le juste devient aveugle, et avec

sa femme, qui doit travailler pour vivre,

ils ne se comprennent plus : Je me fâchai

contre ma femme. Alors elle me répliqua :

Qu’en est-il donc de tes aumônes, de tes bonnes

œuvres ? 

On tend à Jésus un piège en le faisant parler sur

l’impôt dû à César (sujet de discorde entre juifs)

« Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve, dit-il ?

Faites-moi voir une pièce d’argent à l’effigie de César. »

 

Et voici la Parole de Sagesse :

« Ce qui est à César, rendez-le à César, et à Dieu

ce qui est à Dieu ! »

 

Apprenons de lui à discerner des niveaux d’être

et d’appartenance différents.

 


Lundi 5 juin 2017

Tobie 1,3- 2,1-8/Marc 12,1-12

 

JUSQUES A QUAND ?

Nous commençons aujourd’hui la lecture

du livre de Tobie : Une belle figure de juste,

au sein de la violence : « Quelqu’un de notre

nation a été assassiné, il a été jeté sur la place

publique… Quand le soleil fut couché, je partis

creuser une tombe pour enterrer le mort. Mes

voisins se moquaient de moi… »

Dans l’histoire racontée par Jésus, l’homme

(qui représente Dieu) prend soin de sa vigne et

n’est pas mieux traité : Ses serviteurs sont frappés,

tués. Jusqu’à son propre Fils, dont on dit : « Voici

l’héritier, allons-y, tuons-le, et l’héritage va être à

nous ! »

Attitudes révoltantes, mais hélas quotidiennes !

L’injustice sera-t-elle toujours gagnante ? Non !

Jésus nous répond  « La pierre qu’ont rejetée les

bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ; c’est là

l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! »  

 


 

Dimanche 4 juin 2017

Souffle imprévisible

Jean 20, 19-23

 

Le titre de cette hymne de Pentecôte est particulièrement adapté à l'évangile de ce jour.

Que voyons-nous ?

Jésus visiter ses disciples dans une pièce où toutes les portes sont verrouillées.

Jésus se montre avec ses mains et son côté transpercés, signes évidents de sa mort sur la croix.

Jésus parle à ses disciples et leur promet la paix.

En finale, Jésus  remet à ses disciples l'Esprit Saint, sorte d'achèvement des trois scènes qui se sont déroulées juste avant.

On peut dire que cette intervention de Jésus et ce don de l'Esprit étaient totalement imprévisibles.

Cependant l'Esprit n'est pas un cadeau que l'on met derrière une vitrine et que l'on contemple les jours de fête.

L'Esprit est donné aux disciples pour qu'ils sachent remettre les péchés en toute connaissance de cause et, surtout, en toute exercice de charité.

L'Esprit nous est donné encore aujourd'hui, non pas comme un surcroît de qualités, mais comme un don nous permettant d'aimer le mieux possible, à la façon du Christ.

 


 

Samedi 3 juin 2017

Rester avec Jésus

Jean 21, 20-25

 

L'apôtre Pierre, le futur chef de l'Eglise, est un peu "jaloux" de la préférence que Jésus semble accorder à Jean. Mais est-ce une préférence ?

Non, simplement Jésus aime différemment les deux apôtres, car Jésus n'a pas un schéma d'amour auquel se référer. Il aime chacun de manière personnalisée et adaptée à l'identité de ses disciples.

Ainsi, si Jésus invite Jean à rester avec lui jusqu'à ce qu'il revienne, est-ce à dire que Pierre est exclu ? Non, la mission de Pierre n'est pas la contemplation mais l'action.  Jésus en appelant Pierre à le suivre lui demande de prendre sa suite et d'agir en faveur de toute l'humanié à l'image de ce que Jésus a fait. Par contre, s'il invite Jean à rester auprès de lui, c'est aussi une manière de rappeler au monde que l'action seule ne suffit pas. Suivre Jésus, c'est agir et contempler, contempler et agir, altenativement  et de manière complémentaire.

 


Vendredi 2 juin 2017

Aimer et suivre

Jean 21, 15-19

 

Par trois fois Jésus demande à Pierre s'il l'aime. En final, Pierre s'attriste de ce qui peut sembler un manque de confiance.

Est-ce réellement cela ?

Après chaque réponse de Pierre, Jésus le confirme dans la mission qu'il lui donne : être le berger des agneaux et des brebis. On sent un crescendo dans les confirmations de Jésus, cela devient de plus en plus fort et urgent. Jésus sait que son départ est très proche et il est temps pour lui de confirmer Pierre dans sa mission de chef de l'Eglise. Non seulement de le confirmer, mais en même, par trois fois, lui donner la force de remplir cette tâche. Par trois fois, la réponse de Jésus trasfuse à Pierre la force de l'Esprit, celui-là même que nous fêterons dimanche. Pour suivre Jésus, encore aujourd'hui, il nous faut cet Esprit de force et de sagesse et d'amour car encore aujourd'hui, dans toutes nos actions, nous en avons bien besoin.

 


 

Jeudi 1er juin 2017

L'habitat de l'Amour

Jean 17, 20-26

 

Voici un texte très original,construit comme des poupées russes (si j'ose me permettre) : le Père habite de Fils qui, à son tour, habite l'humanité.

Si on se rappelle que l'identité du Père est d'être amour, si l'identité du Fils est d'être Amour, ainsi nous pouvons dire que, par l'Esprit Saint qui nous est donné, nous sommes tous habités par l'Amour.

Comme sens de la vie, on ne fait pas mieux.

Et Jésus ajoute, comme si ce n'était pas suffisant : "je veux qu'ils contemplent la gloire que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde".

Si Jésus est aimé dès avant la création du monde, et si nous sommes l'habitation de Jésus, cela signifie que nous aussi nous sommes aimés dès avant la création du monde, que l'homme existe de toute éternité dans le plan d'amour du Père.

Et dire que parfois nous doutons de cet amour...

 


Mercredi 31 mai 2017


Visitation


Luc 1, 39-56

 

Aujourd'hui, Marie rend visite à sa cousine Elisabeth, deux femmes enceintes qui se rencontrent et se disent leur joie mutuelle d'attendre un enfant.

On peut ajouter aussi que les enfants se reconnaissent dès le sein de leur mère. Etonnant !

Humainement, cela est tout à fait plausible. Les sentiments d'une mère, donc la joie, se transmettent naturellement à l'enfant.

Alors, pourquoi l'Eglise a-t-elle tenu à inscrire cet épisode comme étant surnaturel ?

Peut-être parce que ce sont deux femmes dont les grossesses ne suivent pas la voie ordinaire. Deux grossesses voulues par le Seigneur.

Déjà l'incarnation se profile à l'horizon. L'incarnation : le Seigneur qui prend notre humanité pour que nous puissions nous revêtir de sa divinité et avoir part à son amour.

Ce plan de Dieu, on le pressent tout à fait dans l'exultation d'Elisabeth et de Marie.

Belle occasion pour nous de rendre grâce à Dieu pour tant de prévenances de sa part.

 

Mardi 30 mai 2017
La vie éternelle
Jean 17 1-11

 

Nous retrouvons l'évangile de dimanche dernier. Essayons de le contempler sous un autre angle.

Jésus se propose de donner la vie éternelle à tous ceux que le Père lui a donnés.

Étonnante expression, comme si le Père avait donné certains hommes mais pas tous à Jésus pour qu'il les sauve. Peut-être cela veut il dire simplement que tous sont appelés à être sauvés?

Et la définition de la vie éternelle n'est pas autre chose que le salut. Le Père a remis entre les mains du Fils l'humanité dans sa totalité afin que tous, sans exception, bénéficie du salut.

Jésus nous donne encore quelques explications supplémentaires sur ce qu'est la vie éternelle : "la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé".

Rien ne nous est dit sur comment se déroulera la vie éternelle, alors ce n'est pas la peine de faire marcher son imagination. La seule chose sûre, c'est que nous connaîtrons Dieu tel qu'il est. Quoi de plus beau et enthousiasmant !

 

Lundi 29 mai 2017
Trouver la paix
Jean 16, 29-33

 

Parole réconfortante que celle de Jésus à ses disciples : "je vous ai dit cela pour que vous trouviez en moi la paix".

Trouver en Jésus la paix, cela peut sembler paradoxal puisqu'il y a quelque temps, ce même Jésus disait : je ne suis pas venu apporter la paix sur la terre, je suis venu apporter le glaive.

Alors ?

Jésus n'apporte pas la paix, ne peut pas apporter la paix puisqu'il est la paix personnifiée, qu'elle n'est pas extérieure à lui-même. Si nous laissons Jésus nous habiter et nous habiller le coeur, nous deviendrons des hommes et des femmes de paix.

Et quand Jésus dit qu'il est vainqueur du monde, ce n'est pas avec des armes, aussi puissantes soient-elles, qu'il l'est. Il est vainqueur du monde, c'est-à-dire du péché et non du monde qui a été créé par son Père, parce que seule la paix peut vaincre la haine, non la puissance et la violence.

Ainsi Jésus a raison de nous exhorter à la confiance. Il est un homme de parole.

 

Dimanche 28 mai 2017
Garder la Parole
Jean 17, 1-11

 

Dans son ultime prière au Père, Jésus rend gloire aux hommes qui ont su garder la parole que lui, Jésus, leur délivrait de la part du Père. C'est pourquoi il dit : "ta parole".

La gloire dont Jésus se réclame n'est pas autre chose que d'avoir fait la volonté du Père et d'avoir transmis le nom du Père aux hommes. Gloire d'appartenir au Père et gloire de partager le même bien : être amour et aimer tous les hommes.

Créés à l'image et à la ressemblance du Père, notre seule gloire à nous, aujourd'hui, est de garder la parole du Fils et du Père et de nous aimer les uns les autres comme le Père et le Fils nous aiment, d'un unique amour.

Ainsi nous pouvons constater que l'expression "garder ta parole" est loin d'être anodine, qu'elle n'exprime pas autre chose que l'amour à donner et à recevoir.

En marche vers le don de l'Esprit, nous pouvons déjà rendre grâce pour ce don.

 

Samedi 27 mai 2017
La plénitude de la joie
Jean 16, 23-28

 

Après l'hymne à la joie d'hier, Jean continue sur le registre de la joie : "vous serez comblés de joie".

Qu'est-ce qui va nous combler de joie ?

La réponse semble évidente pour Jésus, peut-être un peu moins pour nous : "demandez et vous recevrez".

Il serait outrancier de dire que nous sommes comblés chaque fois que nous demandons ! Cependant, il y a une petite précision: "demandez en invoquant mon nom". Qu'est-ce à dire ?

On peut demander comme un moulin à prière, mais cela ne marche pas !

Invoquer le nom de Jésus, n'est-ce pas avoir adopté toute sa pensée, tout son amour, toute son obéissance au Père et les avoir fait siens ?

Que celui qui a des oreilles, qu'il entende !

 

 

Vendredi 26 mai 2017
Hymne à la joie
Jean 16, 20-23

 

Quelle belle, très belle leçon d'espérance Jésus nous donne aujourd'hui en comparant la peine et la joie des disciples à l'annonce de son départ, à celle d'une femme qui enfante et donne la vie !

Comparer le départ de Jésus à un enfantement relève de la force d'amour et de miséricorde qui habite Jésus et qui en rayonne.

Cela nous permet d'attendre l'Esprit avec patience et espérance. Nous savons d'ores et déjà que la venue et le don de l'Esprit sont le don de la vie pour tous.

Cela n'enlève rien aux souffrances que tout enfantement engendre, mais c'est souffrances sont un passage obligé, un temps de préparation à la joie parfaite, non pas à la façon de saint François mais à la façon du Fils de Dieu.

Une joie que personne ne pourra nous enlever, nous promet Jésus. Alors, n'ayons pas peur !

 

Jeudi 25 mai 2017
Avec vous tous les jours
Matthieu 28, 16-20

 

Aujourd'hui nous célébrons l'Ascension du Seigneur et l'évangile nous dit que Jésus est avec nous tous les jours jusqu'à la fin du monde.

Étonnant paradoxe. Jésus est parti ou il reste ! Il faut choisir !

 

Avec la fête de l'Ascension, nous entrons dans la période préparatoire à l'envoi de l'Esprit Saint, l'Esprit Paraclet, l'Esprit défenseur. Jésus s'en va, mais en même temps il nous envoie en mission pour, si l'on peut dire, le remplacer sur terre. Pour nous accompagner dans ce chemin ardu de l'annonce, il nous envoie un Paraclet, un autre lui-même. C'est pourquoi il peut nous dire, sans hésitation : "Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde". Et si nous voulons qu'il soit avec nous tous les jours jusqu'à la fin du monde, il faut bien qu'il parte.

Nous voilà bien rassuré car à aucun moment nous ne sommes seuls pour rendre témoignage de l'espérance qui nous habite.

 

 

Mercredi 24 mai 2017
Vérité tout entière
Jean 16, 12-15

 

Qu'est-ce que Jésus essaie de nous dire en parlant de "vérité tout entière" ?

Y a-t-il une vérité morcelée ?

En décrivant le rôle de l'Esprit qu'il nous envoie, Jésus nous donne une part de la réponse : L'Esprit redira tout ce qu'il aura entendu, et, tout ce qui appartient au Père et à moi.

Le Père et le Fils  ne font qu'Un au point d'être détenteurs ensemble de la même Vérité. Et c'est cela qui permet à Jésus de parler de "Vérité tout entière". Il n'y a pas la vérité du Père et la vérité du Fils. Il n'y a qu'une seule et même Vérité qui les réunit dans un même amour. Et c'est cette Vérité tout entière, cet amour unique que le Père et le Fils reconnaissent être ensemble, que l'Esprit vient nous partager.

C'est bon de le relire avant la Pentecôte.

 

Mardi 23 mai 2017
Chemin et but
Jean 16, 5-11

 

"Personne ne me demande : où vas-tu?"

Jésus semble surpris qu'à l'annonce de son départ, personne ne pose de question. Les disciples se contentent d'être tristes. Une tristesse vraie, réelle, qui n'est pas de circonstance. Difficile pour les disciples de faire face à l'absence de Jésus. C'est pourquoi la tristesse.

Où va Jésus? Personne ne le sait et cela semble n'intéresser personne. Etrange!

Alors, c'est Jésus qui, une fois de plus, prend l'initiative et leur explique ce qui va se passer et l'envoi de l'Esprit Saint. Cet Esprit Saint dont le rôle est bien défini dans ce petit passage.

Ainsi, l'Esprit Saint, c'est le chemin qui nous mène et nous mènera vers le but : la condamnation du prince de ce monde et le salut de l'humanité.

Rendons grâces à Dieu pour sa sollicitude, sa miséricorde et l'envoi de l'Esprit. Sans Lui, nous sommes paralysés.

 

Lundi 22 mai 2017
Témoignage et Vérité
Jean 15, 26-16,4

 

Nous ne sommes pas encore entrés dans le temps d'attente de l'Esprit Saint et déjà Jésus nous en parle.

Il nous donne même la définition de l'Esprit Saint : "L'Esprit de Vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur".

Non pas qu'il s'agisse du procès de Jésus car il a été fait.

Non, "témoigner en la faveur de Jésus", n'est-ce pas assister tous ceux qui se recommandent de Jésus?

Et c'est la seule chose que nous avons à faire aujourd'hui, comme nous le rappelle saint Paul : "Témoigner de l'espérance qui nous habite". L'espérance qui nous habite, elle s'est incarnée en Jésus. C'est l'unique vérité qui nous habite.

 

6° Dimanche de Pâques – 21 mai 2017 –
L'Esprit : hier, aujourd'hui, demain
Actes 8, 5-17/1° Pierre 3,15-18/ Jean 14,15-21

 

 

L’Esprit, qui va se déployer à la Pentecôte

est déjà présent, discrètement,  dans tous les

textes de ce dimanche :

« Je prierai le Père, dit Jésus, et il vous donnera

un autre Défenseur qui sera toujours avec vous :

l’Esprit de vérité… Vous le connaissez, car il demeure

auprès de vous et il sera en vous. »

Sa présence est indispensable aux nouveaux

disciples : « La Samarie avait accueilli la Parole

de Dieu. Pierre et Jean prièrent pour ces Samaritains

afin qu’ils reçoivent l’Esprit Saint… Ils leur imposèrent

les mains, et ceux-ci reçurent l’Esprit Saint. »

Et Pierre de nous dire : « Christ a été mis à mort

dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit… Aussi, soyez

prêts à tout moment à présenter une défense devant

quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance

qui est en vous. Mais faites-le avec douceur et respect.

Ayez une conscience droite. »

Tels sont les critères de la présence de l’Esprit de Jésus

en nous.

 

Samedi 20 mai 2017
Actes 16,1-10/Jean 15,18-21

 

MÉANDRES APOSTOLIQUES

Jésus met en garde ses disciples :

« Le serviteur n’est pas plus grand

que son maître. Si l’on m’a persécuté,

on vous persécutera aussi. Si l’on a gardé

ma parole, on gardera aussi la vôtre… »

« Les églises s’affermissaient dans la foi,

et le nombre de leurs membres augmentait

chaque jour » écrit Luc.

Pourtant, certains projets apostoliques ne

peuvent se réaliser, car « l’Esprit de Jésus

s’y opposa »

D’autres, au contraire, prennent corps :

« Pendant la nuit, Paul eut une vision : Un

Macédonien lui faisait cette demande :

 Passe en Macédoine et viens à notre secours ! 

Nous en avons déduit que Dieu nous appelait à y

porter la Bonne Nouvelle ».  Ainsi va la mission !

 

Vendredi 19 mai 2017
Actes 15, 22-31 / Jean 15,12-17

 

FEUILLE DE ROUTE

 

Jésus nous livre son testament :

« Aimez-vous les uns les autres

comme je vous ai aimés… »

Mais qu’est-ce qu’aimer ? Comment

aimer ?

« Donner sa vie pour ceux qu’on aime… »

devenir amis et partager ce que l’on a

de plus précieux, être choisis et porter ainsi

beaucoup de fruit, un fruit qui demeure,

oser demander…

Pour l’Église naissante, c’était remédier

au trouble et au désarroi des communautés

par l’envoi d’hommes de valeur qui avaient fait

don de leur vie pour le nom de Jésus Christ, et

ne faire peser sur les nouveaux convertis d’autres

obligations que les plus indispensables…

Ce peut être une feuille de route pour des

communautés chrétiennes aujourd’hui.

 

Jeudi 18 mai 2017
La vraie joie
Jn 5, 9-11

 

Dans la spiritualité franciscaine, la vraie joie ou la joie parfaite,

c’est garder la paix de l’âme alors même

que nous sommes rejetés par nos frères, nos proches.

 

Pour traverser épreuves, difficultés et le mal que vivre fait aux vivants,

le conseil de Jésus est tout simple :

« demeurer dans mon amour ».

Voilà le moyen sûr pour garder en soi le souffle créateur

qui nous a mis au monde de la vie en Dieu.

Cette vie en abondance nous est offerte sans conditions.

 

Mercredi 17 mai 2017
Taillé sur mesure
Jn 15, 1-8

 

Dans la vie spirituelle, il n’y a pas de prêt à porter

mais seulement du « taillé sur mesure ».

 

La parabole de la vraie vigne ne nous dit pas autre chose.

En tant que chrétien, je suis un sarment

que le Père émonde par des paroles d’Évangile.

Alors, je peux porter les fruits qui sont les miens.

Ceux-ci n’adviennent que par grâce,

au souffle de l’Esprit du Christ.

 

Accéder à mon identité spirituelle se fera au prix

de l’écoute, la disponibilité

et l’engagement à vivre selon l’Évangile.

 

Mardi 16 mai 2017
Départ heureux
Jn 14, 27-31a

 

Dans tout hall de gare ou d’aéroport,

le départ d’une personne laissant une autre sur le quai

est souvent empreint d’émotion, de gravité.

En même temps, il y a de la joie :

chacun sa route, sa vie, sa mission et des retours sont promis.

 

Dans l’Évangile du jour, Jésus prépare ses disciples à son départ.

Il nous décrit les conditions de possibilité d’une séparation créatrice.

Il s’agit de le laisser aller vers l’accomplissement de sa mission.

 

Il ne nous laisse pas seuls :

Au plus profond de nous, il y a sa paix, notre amour pour lui

Et son Esprit qui nous aide à garder et pratiquer sa Parole.

 

Lundi 15 mai 2017
Habitat groupé
Jn 14, 21-26

 

Habiter avec d’autres suscite un mode de vie plus partagé.

Ainsi, « Habitat et humanisme » réalise des aménagements

d’habitations favorisant l’entraide entre générations

et l’échange entre personnes d’horizons bien différents.

 

Bonne nouvelle pour les chrétiens :

Notre amour du Christ suscite celui du Père pour nous.

Le Père et le Fils trouvent en nous l’hospitalité.

 

Prenons conscience qu’en notre for le plus intime

se vit une sorte d’habitat groupé :

« chez lui, nous nous ferons une demeure »

 

Par le chemin de l’intériorité, notre vie ne devient-elle pas

plus habitée, plus sensée et plus ouverte à la rencontre ?

Depuis Pâques, Dieu est vraiment avec nous.

 

Dimanche 14 mai 2017
Pierres vivantes
1 P 2, 4-9

 

Pierres vivantes, voilà un bel oxymore :

comment le minéral pourrait-il avoir souffle de vie ?

 

Nous vivons dans un monastère non de pierres mais de béton,

matériau « simple, pauvre » à quoi la lumière donne toute sa noblesse.

Nous expérimentons qu’une architecture habitée par des prières communes

devient lieu de vie porté par le souffle de l’Esprit.

 

Participer à la construction d’une Église peuple de Dieu,

devenir nous-mêmes des pierres vivantes comme le Christ ,

lui la pierre vivante, la pierre d’angle de l’Église.

Telle est l’invitation que nous fait saint Pierre en ce dimanche.

Dans une Église où les dons sont variés, chacun de nous a sa place,

sa petite pierre à apporter à l’édifice, à l’œuvre commune.

 

À voir comme nous nous aimons dans notre paroisse

ou notre communauté religieuse,

en lien avec la vaste fraternité humaine universelle,

ceux qui ne partagent pas notre foi

peuvent-ils percevoir

« les merveilles de celui qui nous a appelés à son admirable lumière ? »

 

Samedi 13 mai 2017
Déception surmontée
Jn 14, 7-14

 

Nos proches qui partagent notre quotidien

peuvent nous décevoir profondément. 

Nous pensions qu’ils nous comprenaient

et ressentaient certaines choses comme nous.

Voilà qu’une répartie ou une attitude nous déconcerte :

« Il ou elle n’a rien compris. »

 

L’Évangile de ce jour nous fait part de la déception de Jésus face à Philippe :

« Il y a si longtemps que je suis avec vous…

Comment peux-tu dire : montre-nous le Père ? »

 

Depuis notre baptême, nous sommes avec le Christ.

Certes, nous pouvons le décevoir et nous décevoir nous-mêmes

car notre foi est parfois en dormance comme les graines sous la terre en hiver.

Mais Jésus surmonte les déceptions que nous lui infligeons

par cette belle promesse qui nous ouvre l’avenir :

« Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais.

Il en fera même de plus grandes. »

 

Vendredi 12 mai 2017
Vers quelles demeures ?
Jn 14, 1-6

 

Les demeures sont nombreuses pour habiter le monde.

Avec la globalisation, la multiculturalité est en effet de mise

et les manières d’habiter s’échangent.

 

Dans le monde de Dieu, il y a une place pour chacun de nous,

une bonne place qui nous correspond bien.

Elle varie en fonction de nos diverses personnalités,

de nos désirs les plus personnels.

 

Comment la trouver ? Comment y arriver ?

Selon la bonne nouvelle de ce jour,

il s’agit tout simplement de prendre le chemin du Christ,

de passer par lui,

le Chemin, la Vérité, la Vie.

Alors, en avant pour les pas d’aujourd’hui :

j’ai ma place, je suis attendu(e).

 

Jeudi 11 mai 2017
Chaîne d’accueil
Jn  13, 16-20

 

« Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ;

et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé. »

Ces réceptions à la chaîne me font penser aux chaînes de prière de mon enfance.

La foi enfantine est remplacée aujourd’hui

par ces minutes de recueillement collectif

ou ces fleurs déposées sur les lieux de décès de policiers, de victimes du terrorisme.

Il y a aussi ces chaînes d’hospitalité où des réfugiés sont accueillis.

L’hommage de Jésus à l’hospitalité de ceux qui croient en lui

fonctionne aussi à la chaîne :

Qui reçoit comme hôte un autre chrétien

l’accueille lui-même et le Père qui l’a envoyé.

À l’écoute de notre hôte intérieur,

ouvrons les portes de nos maisons, de nos monastères

pour servir le Christ qui vient à nous

dans le compagnon de vie, la sœur de notre communauté,

le réfugié, l’hôte imprévu.

 

Mercredi 10 mai 2017
La voix de son Père
Jn 12, 44-50

 

Dans nos relations quotidiennes, la personne

qui s’en réfère toujours à une autre peut à la longue nous agacer

à ne jamais parler en je et se faire toujours porte-parole d’autrui.

 

Avec cette expérience, où est la Bonne nouvelle du jour ?

Jésus est-il la voix du Père  ou la voie vers le Père ?

 

S’il sait que le commandement du Père est vie éternelle,

alors il se propose de nous en montrer le chemin.

S’il est lumière, il éclaire cette voie

où la vie nous est promise en abondance.

 

Alors, écoutons-le en ce jour

nous indiquer le chemin du Père.

 

Mardi 9 mai 2017
Être tenus en haleine
Jn 10, 22-30

 

Dis-nous donc si tu es le Christ,

tel est en substance ce qui tient les auditeurs de Jésus en haleine.

Il ne va pas répondre car ses interlocuteurs semblent

ne pas avoir voulu l’entendre.

 

Il prend son Père à témoin,

s’appuie sur la force de la relation qui les unit dans un même projet,

laisse parler ses oeuvres qui sont faites au nom du Père.

 

Chrétiens, comment cherchons-nous à faire les œuvres du père ?

Inspirons-nous du Christ

et le règne de Dieu viendra

« sur la terre comme au ciel. »

 

Lundi 8 mai 2017
Bonne gouvernance pastorale
Jn 10, 11-18

 

En ce lendemain d’élection du nouveau président de la France,

les hasards du calendrier liturgique nous offrent le portrait d’un pasteur

où les qualités du responsable sont mises en évidence.

Nous faisons mémoire également de la fin de la seconde guerre mondiale

et rendons grâce pour la paix en Europe.

 

Contemplons donc le Christ bon pasteur.

Si les chrétiens de différentes confessions forment l’Église du Christ,

une relation avec lui,

à l’image de celle qui existe entre le Père et le Fils nous est proposée.

Depuis Pâques, nous savons que notre « bon berger » a donné sa vie pour nous.

Appel à une implication personnelle forte pour la mission de président,

de gardien de la paix et de tout responsable de communauté.

 

Le pasteur a des brebis dans d’autres enclos.

Résonne ici l’appel vers les périphéries

et tous les lieux où l’humain est en péril ou en attente.

 

Dimanche 7 mai 2017
Opération portes ouvertes
Jn 10, 1-10

 

Il y a des portes automatiques qui s’ouvrent à notre approche

et se ferment derrière nous.

C’est presqu’une absence de porte :

Juste un petit arrêt de la marche pour prendre conscience

que nous passons un seuil du dedans au dehors et inversement.

Une telle porte manque de charme.

Mieux vaut une porte en bois avec une sonnette

pour s’annoncer ou pour être appelé à accueillir

et une poignée pour poser consciemment le geste de l’ouverture.

 

La porte de l’Évangile de ce jour n’en est pas une mais elle n’est pas automatique !

C’est la personne de Jésus qui nous donne accès à notre propre intériorité

comme à la liberté d’action du disciple.

 

Miser sur le Christ

et nous mettre volontairement en lien avec lui,

c’est prendre le chemin de notre vraie liberté,

celle où  nous passons de l’intériorité à l’extériorité avec souplesse.

Ainsi deviendrons-nous des personnes habitées par l’Esprit de Jésus.

« Vous frères, c’est à la liberté que vous avez été appelés…

si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi sous l’impulsion de l’Esprit. »

Galates 5, 13 . 25

 

Samedi 6 mai 2017
La foi, un don
Jn 6, 60-68

 

Nos alliances humaines sont fragiles

et même si cela fait leur beauté,

continuer à accorder sa foi, sa confiance peut être rude !

 

« Seigneur, à qui irions-nous ?

Tu as les paroles de la vie éternelle. »

Après un long et confrontant discours

sur  le pain de vie et l’œuvre de croire en Jésus, Fils du Père,

la spontanéité de Pierre réconforte le Christ lui-même

et tous les chrétiens de tous les temps.

 

Ne craignons pas de faire confiance au Fils,

nous sommes portés par le Père

qui nous attire à lui

et par des générations de croyants de tous les continents.

 

Vendredi 5 mai 2017
Pain eucharistique
Jn 6, 52-59

 

Les discussions à la synagogue portent sur le pain

que le Christ nous donne :

sa chair et son sang pour que nous ayons la vie.

 

Aujourd’hui encore, entre les diverses confessions chrétiennes,

l’intercommunion ou le partage en commun du pain eucharistique n’est pas possible

car il y a des divergences d’interprétations.

 

Dans l’action de grâces,

recevons la petite hostie qui nous met en communion avec Jésus, le Christ,

envoyé par le Père pour donner la vie au monde.

 

L’accueillir simplement, c’est le recevoir en nos vies

pour vivre de son Esprit d’amour.

 

Jeudi 4 mai 2017
Foi et vie éternelle
Jn 6, 44-51

 

Un texte de la tradition chrétienne nous décrit comme ceci :

Les chrétiens ne se distinguent des autres hommes ni par le pays,

ni par le langage, ni par les vêtements…

ils se conforment aux usages locaux …

tout en manifestant les lois extraordinaires

et vraiment paradoxales de leur république spirituelle.

Lettre à Diognète 2ème siècle

 

Avec ou sans la foi chrétienne,

notre vie à première vue est la même.

La foi change une seule chose : notre rapport à la mort et à la vie.

Croire au Christ, c’est vivre éternellement.

Serait-ce que « notre sœur la mort corporelle » ne nous atteindra pas ?

Si elle nous touchera car cela fait partie de notre condition humaine.

Mais cette mort est une porte qui ouvre sur la vie éternelle.

Nos petites résurrections quotidiennes peuvent nous en donner un avant-goût.

Passons notre journée à l’affût de celles-ci et en

gratitude pour cette foi au Christ qui nous donne vie.

 

Mercredi 3 mai 2017
Fiez-vous à moi
Jn 14, 6-14

 

« Jésus dit à Thomas : Moi, Je suis le chemin, la vérité, la Vie ;

personne ne va au Père sans passer par moi. »

Voilà un appel à la confiance fait à Thomas l’Apôtre incrédule.

 

L’Évangile de ce jour nous ouvre des possibilités

d’œuvrer au Règne de Dieu fondées

exclusivement sur notre foi au Christ.

 

Voici la démonstration :

- Jésus-Christ était si fortement en lien avec son Père

qu’il parlait en son Nom et réalisait ses œuvres.

-Il en ira de même pour nous ;

nous parler au nom du Fils,

réaliser ses œuvres et même de plus grandes.

 

Comment cela peut-il se faire ?

« Quand vous demanderez au Père quelque chose

en mon nom, je le ferai. »

Apprêtons-nous donc à laisser Dieu agir en nous

…et nous serons étonnés

de la puissance de l’Esprit.

 

Mardi 2 mai 2017
Vrai pain
Jn 6, 30-35

 

Nos papilles gustatives savent très bien distinguer

entre le pain industriel et celui de « notre » artisan boulanger.

 

L’Évangile du jour nous apprend à distinguer entre

le pain venu du ciel au temps de Moïse

et celui que le Père nous donne, le pain de la vie :

Jésus Christ le Fils de Dieu, lui qui rassasie notre désir de Dieu,

notre faim d’éternité et notre soif d’amour qui dure toujours.

 

Trois fois par jour, aux laudes , aux vêpres et à l’eucharistie,

notre prière communautaire demande au Père

de nous donner « notre pain de ce jour ».

Saint François d’Assise précise :

« Notre pain de chaque jour donne-le-nous aujourd’hui : ton Fils bien aimé,

notre Seigneur Jésus Christ, afin de nous souvenir, comprendre et vénérer

l’amour qu’il nous a témoigné et tout ce que pour nous il a dit, fait et souffert. »

 

Lundi 1er mai 2017
Travailler pour un pain d’éternité
Jn 6, 22-26

 

À l’heure où tant de gens cherchent un emploi

et où tous les politiciens nous promettent d’en créer,

l’Évangile nous fait une invitation pour le moins décalée :

« Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd,

mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle. »

 

Nous savons tous qu’il faut travailler pour se nourrir

mais que serait une nourriture qui demeure en vie éternelle ?

 

Rêvons à des repas sains, partagés par tous, offerts à tous

en vue d’une fraternité universelle.

Là ne serait pas la nourriture éternelle !

Elle se perd en se consommant.

 

Rêvons de paroles échangées dans le respect des différences

et l’émerveillement d’un enrichissement mutuel.

Là peut-être nous approchons-nous des éternelles rencontres du paradis !

 

Rêvons de l’Évangile mis en pratique jour après jour,

là nous goûterons à la présence parmi nous du Christ ressuscité.

Il y aura de quoi donner à notre vie un petit goût d’éternité.

« Voici que je suis avec vous tous les jours

jusqu’à la fin du monde. » Mt 28, 20

 

3° Dimanche de Pâques – 30 avril 2017
Reconnaître le Christ
Actes 2, 14-33/1° Pierre 1,17-21/ Luc 24,13-35

 

 

Ce fut l’expérience des pèlerins d’Emmaüs :

« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous tandis

qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les

Écritures ? »

C’est l’expérience de Pierre : « Ce Jésus, Dieu l’a

ressuscité ; nous tous nous en sommes témoins ! »

« Ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent

ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite

superficielle héritée de vos pères, mais c’est par

un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut

et sans tache, le Christ. »

Ces témoins nous invitent à notre tour à entrer

dans cette connaissance intime qui donne la vie,

la vie de Dieu.

 

Samedi 29 avril 2017
Sainte Catherine de Sienne, co-patronne de l'Europe
1° lettre de Jean 1,5-2,2/Mat.11,25-30

 

 

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je

proclame ta louange : Ce que tu as caché

aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux

tout-petits. »

Catherine de Sienne n’était pas de grande

naissance, mais sa foi, sa connaissance du

Christ fut si grande, son amour si brûlant,

qu’elle révolutionna l’Église et marqua

profondément son temps. Elle n’hésitait pas

à rappeler aux grands leurs responsabilités :

Comme l’écrit saint Jean

« Dieu est lumière. En lui, il n’y a pas de ténèbres.

Si nous disons que nous sommes en communion

avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres,

nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la

vérité… Jésus Christ, le Juste, c’est lui qui par son

sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, non

seulement les nôtres, mais encore ceux du monde entier. »

 

Notre temps a besoin de tels témoignages ; C’est

pourquoi Jean-Paul II l’a proclamée co-patronne

de l’Europe avec Brigitte de Suède et Edith Stein.

 

Vendredi 28 avril 2017
Invincibles
Actes 5,34-42/Jean 6,1-15

 

 

Enfin une parole de sagesse :

« Ne vous occupez plus de ces gens-là : si

leur résolution ou leur entreprise vient des

hommes, elle tombera. mas si elle vient de Dieu,

vous ne pourrez pas les faire tomber. »

Le Conseil se laissa convaincre.

Les apôtres repartaient tout joyeux d’avoir

été jugés dignes de subir des humiliations

pour le nom de Jésus…

Malgré les fouets et l’interdiction de parler,

« sans cesse ils enseignaient et annonçaient

la Bonne Nouvelle : Le Christ, c’est Jésus ! »

 

Jeudi 27 avril 2017
Vérité et vie
Actes 5,27-33/Jean 3,31-36

 

 

« Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous

et témoigne de ce qu’il a vu et entendu… Dieu

lui donne l’Esprit sans mesure. »

 

C ‘est pourquoi les apôtres pouvaient dire : 

« Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.

Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que

vous aviez exécuté… C’est lui que Dieu a élevé

en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour

accorder à Israël la conversion et le pardon des

péchés. Nous sommes témoins de tout cela, avec

l’Esprit Saint que Dieu a donné à ceux qui lui

obéissent. »

 

Résultat ? « Ceux qui les avaient entendus

étaient exaspérés, et projetaient de les supprimer. »

 

Solution apparemment radicale, mais qui ne résoud

rien, car « celui qui refuse de croire le Fils ne verra

pas la vie. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ! »

 

Mercredi 26 avril 2017
Qui est captif ?
Actes 5,17-26/Jean 3,16-21

 

 

La parole de Jésus traverse les siècles :

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné

son Fils unique, afin que quiconque croit en lui

ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.

La lumière est venue dans le monde, et les hommes

ont préféré les ténèbres à la lumière… Mais celui

qui fait la vérité vient à la lumière. »

 

« On mit la main sur les apôtres, et ils furent placés

sous bonne garde. Mais pendant la nuit, l’ange du

Seigneur ouvrit les portes de la prison et les fit sortir :

« Tenez-vous dans le Temple, et dites au peuple toutes

ces paroles de vie ! »

 

Rien ne peut arrêter ceux qui portent la Parole de vie.

La Lumière traverse les ténèbres. Mais le combat sera

incessant. Il faut s’y attendre et persévérer.

 

Mardi 25 avril 2017
Fête de saint Marc l'évangéliste
1° Pierre 5,5-14/Marc 16,15-20

 

 

Marc est le fils spirituel de Pierre, l’apôtre.

Les paroles de ce dernier consonnent bien avec son évangile :

« Prenez l’humilité comme tenue de service.

Déchargez-vous sur Dieu de tous vos soucis,

puisqu’il prend soin de vous. Soyez sobres, veillez, car

le diable rôde. Résistez-lui, avec la force de la foi. Dieu

vous rétablira lui-même, après que vous aurez souffert

un peu de temps. Il vous a appelés à sa gloire éternelle. »

 

Jésus ressuscité leur avait dit « Allez dans le monde entier.

Proclamez l’évangile à toute la création…

Alors ils s’en allèrent proclamer partout l’évangile.

Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole

par les signes qui l’accompagnaient. »

 

Là est notre confiance, aujourd’hui comme hier !

 

Lundi 24 avril 2017
De nuit et de jour
Actes 4, 23-31/Jean 3,1-8

 

 

Le pharisien Nicodème est venu trouver Jésus

de nuit (pour ne pas être vu). Il se pose des questions…

Jésus n’hésite pas à le dérouter « A moins de naître d’en haut,

on ne peut voir le royaume de Dieu… naître de l’eau et de

l’Esprit. Ce qui est né de la chair est chair. Ce qui est né de

l’Esprit est esprit. »  Naître du souffle de l’Esprit !

La  première communauté chrétienne est  en danger.

Alors, les disciples de Jésus prient ainsi « Seigneur, sois

attentif à leurs menaces. Donne à ceux qui te servent de

dire ta parole avec une totale assurance… 

Quand ils eurent fini de prier, le lieu où ils étaient réunis

se mit à trembler, ils furent tous remplis du Saint-Esprit. »

 

La fidélité à Dieu et à son Christ ne supprime pas les

difficultés, mais elle reçoit du Saint Esprit la force de

témoigner avec assurance.

 

2° dimanche de Pâques – 23 avril 2017 –
Dieu de miséricorde
Actes 2, 42-47/ 1° Pierre 1,3-9/Jean 20,19-31

 

 

Ainsi prie saint Pierre « Béni soit Dieu, le Père de

notre Seigneur Jésus Christ : Dans sa grande miséricorde,

il nous a fait renaître pour une vivante espérance, grâce à

la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour un

héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni

flétrissure. »

Le soir du premier jour de la semaine, telles étaient les

paroles de Jésus «  la paix soit avec vous !... Comme le Père

m’a envoyé, moi aussi je vous envoie…Recevez l’Esprit Saint. »

Et huit jours plus tard, à Thomas « Avance ton doigt ici , et vois

mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse

d’être incrédule, sois croyant ! Alors Thomas lui dit « Mon Seigneur

et mon Dieu ! »

Et Jean d’ajouter « Ces signes ont été écrits pour que vous croyiez

que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous

ayez la vie en son nom. »

« Tous les croyants vivaient ensemble, relatent les Actes des apôtres,i

ils avaient tout en commun… »

 

Nous n’en aurons jamais fini de réaliser combien Dieu prend soin

de nous, et combien sa miséricorde nous transforme.

 

Samedi 22 avril 2017
Une longue histoire
Actes 4, 13-21/Marc 16,9-15

 

 

« Jésus se manifesta aux onze  pendant qu’ils

étaient à table : Il leur reprocha leur manque de foi

et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru

ceux qui l’avaient contemplé ressuscité… »

 

Mais plus tard : « Les chefs du peuple constataient

l’assurance de Pierre et de jean, et se rendant compte

que c’étaient des hommes sans culture, ils étaient surpris…

Ils leur interdirent de parler ou d’enseigner au nom de Jésus.

Ceux-ci leur répliquèrent : Est-il juste devant Dieu de vous

écouter plutôt que d’écouter Dieu ? A vous de juger.

Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que

nous avons vu et entendu ! »

 

C’est le début d’une longue chaîne de témoins,

et pour nous un formidable encouragement !

 

 

Vendredi 21 avril 2017
Au bord de la mer
Actes 4, 1-12/ Jean 21,1-14

 

 

Jésus ressuscité avait donné rendez-vous

à ses disciples en Galilée : Il se manifesta

sur le bord de la mer de Tibériade, lieu de

leur première rencontre.

Ils partent à la pêche, comme autrefois.

 ne prennent rien de la nuit.

Au lever du jour, un inconnu se tient sur le rivage

et les interpelle : Jetez le filet à droite ! Et la pêche

fut surabondante. Jean dit alors à Pierre : c’est le

Seigneur !

Un feu de braise , du poisson et du pain partagés :

« Aucun disciple n’osait lui demander : Qui es-tu ?

Ils savaient que c’était le Seigneur ! »

 

Si nous relisons notre histoire personnelle, et

tâchons d’en décrypter les signes, à travers tous

les méandres de notre existence, nous pouvons,

nous aussi, y découvrir, sans mots, la présence

du Seigneur, qui nous aime et nous connaît.

 

Jeudi 20 avril 2017
Qui est-il ?
Actes 3, 11,26/Luc 24, 35-48

 

 

Jésus ressuscité d’entre les morts n’aura jamais fini

de nous étonner :

« Comme les disciples qui rentraient

d’Emmaüs racontaient aux onze… Jésus lui-même

fut présent au milieu d’eux : La paix soit avec vous !

Ils croyaient voir un esprit… mais, dit Jésus : Voyez

mes mains et mes pieds, c’est bien moi ! Touchez-moi,

regardez : un esprit n’a pas de chair et d’os comme vous

constatez que j’en ai. Avez-vous quelque chose à manger ?

Et il mangea devant eux.

Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,

et restaient saisis d’étonnement...

Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des

Écritures. »

Acceptons que la connaissance ou reconnaissance de Jésus

dépasse nos capacités purement humaines, et soit en nous

l’œuvre de l’Esprit saint, l’œuvre de Dieu.

A nous d’en être les témoins !

 

 

Mercredi 19 avril 2017
Surprises
Actes 3, 1-10/ Luc 24, 13-35

 

 

Rencontre imprévisible  entre un homme,

infirme de naissance, et deux apôtres, Pierre

et Jean montant au Temple pour la prière :

« Ce que j’ai, je te le donne : Au nom de Jésus Christ

le Nazaréen, lève-toi et marche ! D’un bond il

fut debout, et il marchait. »

Rencontre entre deux voyageurs désorientés et

un étrange pèlerin qui semble ne rien savoir des

événements de Jérusalem… Et pourtant, c’est lui

qui va leur en révéler le sens, et rendre leur cœur

tout brûlant… 

Le Ressuscité de Pâque se manifeste soit directement,

soit par ses disciples, pour donner aux pauvres que

nous sommes une nouvelle espérance.

Mais jamais on ne eut mettre la main sur lui !

 

 

Mardi 18 avril 2017
Avenir
Actes 2,36-41 / Jean 20, 11-18

 

 

Dieu, dans son amour, nous ouvre toujours un avenir.

Telle est l’expérience pascale :

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?

Jésus dit alors : Marie ! » Et elle le reconnut…

Et la foule de la Pentecôte,

« touchée au cœur par les paroles de Pierre dit

alors : Frères, que devons-nous faire ?

Convertissez-vous, faites-vous baptiser au nom de

Jésus Christ pour le pardon de vos péchés, et vous

recevrez alors le don du Saint Esprit. »

Le don et la promesse de Dieu sont pour tous,

quelque soit notre condition, si nous faisons

confiance à Celui qui nous aime et nous veut vivants.

 

Lundi 17 avril 2017
Vérité et mensonge
Actes 2, 14-33/Mat.28, 8-15

 

 

La vérité ? N’est-ce pas faire crédit au réel ?

 

Témoins les femmes au matin de Pâques :

« Quand elles eurent entendu les paroles

de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau,

remplies à la fois de crainte et d’une grande joie,

et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.

Et voici que Jésus vint à leur rencontre… »

Témoin Pierre au jour de la Pentecôte :

« Jésus le Nazaréen, vous l’avez supprimé en le

clouant sur le bois par la main des impies. Mais

Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de

la mort… Nous tous, nous en sommes témoins ! »

 

Le mensonge ?  « Quelques uns des gardes allèrent

raconter tout ce qui s’était passé… Grands prêtres

et anciens donnèrent alors aux soldats une forte somme

en disant : Voici ce que vous dires : Ses disciples sont

venus voler le corps  la nuit pendant que nous dormions.

Nous vous éviterons tout ennui. »

Magouilles, argent, influence : Tout cela peut réussir

un temps, mais ne fait pas la vérité.

 

 

Dimanche 16 avril 2017
La résurrection du Seigneur
Jean 20, 1-9

 

Après la grande célébration de la veillée pascale avec feu nouveau, bénédiction de l'eau, baptême, nous voici déjà devant le tombeau vide avec les femmes, en particulier Marie-Madeleine, venues chercher le corps du Seigneur afin de l'embaumer.

Il n'est plus là. Comment imaginer qu'il soit ressuscité ?

Il fallut la foi de Jean qui, ne voyant rien, crut. Paradoxal.

Merci à Marie-Madeleine, à Jean, à Pierre et aux autres,d'avoir cru sans avoir vu. Ainsi aujourd'hui, nous sommes les témoins de cette Résurrection et le Seigneur ressuscité nous confie la mission, par sa résurrection, de transmettre à tous les hommes qui cherchent Dieu en vérité et en authenticité.

 

Samedi 15 avril 2017
Samedi saint
Le grand silence

 

L'Eglise aujourd'hui célèbre l'attente de la résurrection du Christ par un silence liturgique.

Que se passe-t-il ?

Personne ne sait. La foi nous permet de traverser de temps de silence et de solitude dans l'espérance.

 

Vendredi 14 avril 2017
Vendredi saint
La passion selon st Jean 18,1-19,42

 

Avant le grand silence du samedi saint, c'est le temps de la douleur, de l'effroi, de la solitude, de l'abandon qui accompagnent Jésus sur le chemin du Golgotha et sur la croix.

 

Seul rai de lumière : On ne brisera pas les jambes de Jésus cr il est déjà mort.

 

Image du vendredi saint : Jésus seul à Gethsémani, tous l'ont abandonné.

Autre image : Marie, sa mère, qui le suit de près et sera là au pied de la croix. Les larmes et les douleurs ne l'empêchent pas de continuer à avoir foi en son fils. Sa présence, si maternelle au pied de la croix, une façon de dire à son fils : "tu meurs et cela me brise le coeur, mais en mourant tu sauves le monde. Alors, je redis mon fiat de ton enfantement lorsque Gabriel est venu me trouver pour m'annoncer ta venue.Aujourd'hui mon fiat signifie que j'accepte de communier à ta souffrance et que j'accepte ta mort,meme si je suis prête à en mourir moi aussi."

Jeudi 13 avril 2017
Jeudi saint
Jean 13, 1-15

 

L’épisode du lavement des pieds selon saint Jean n’a sans doute plus rien à nous apprendre. Et pourtant...

Jésus se défait de son vêtement, revêt le tablier de service, verse lui-même l’eau dans un bassin, s’agenouille devant ses disciples, devant tous ses disciples, depuis celui qui le reniera jusqu’à celui qui le trahira. Jésus ne voit ni grandeur ni noirceur. Il voit des hommes qu’il aime.

Laver les pieds de quelqu’un, c’est se mettre à son service, c’est l’aider car il ne peut pas s’en sortir tout seul. Les auxiliaires de vie en savent quelque chose quand elles font la toilette des malades. François d’Assise en savait quelque chose lorsqu’il lavait les pieds des lépreux. Sainte Claire également, quand elle lavait les pieds des soeurs qui revenaient des courses.

Cet épisode du lavement des pieds n’est pas seulement pour permettre à Jésus de prendre la dernière place et de nous dire de faire pareil. Jésus prend soin des pieds de ses disciples ; ils ont besoin qu’ils soient en bonne santé pour annoncer la bonne nouvelle. A plusieurs reprises nous lisons dans les évangiles : Venez et voyez, allez et annoncez que le Fils de l’homme est là pour guérir et non pour juger, Jésus sortit pour rejoindre d’autres villages, etc. etc. Pour venir, pour aller au-delà du Jourdain et ailleurs, il faut pouvoir marcher. La marche, premier moyen de communication pour l’évangélisation. La marche, l’aller vers, instaure le contact, la relation personnelle, unique.

Via les apôtres des temps modernes, c’est à une personne particulière que le Seigneur s’adresse ; les discours idéologiques ne sont plus de mise aujourd’hui. Tous les facebook, twitter, instagram, dailymotion, etc, certes nécessaires, ne remplaceront jamais le contact humain et relationnel, ne procureront jamais la joie que Jésus a éprouvée en lavant les pieds de ses disciples, la joie de Dieu qui, par ce lavement des pieds, met tout le monde dans le même bateau de l’égalité, de la fraternité.  Il n’y a plus de hiérarchie, il n’y a plus de puissant, il n’y a plus d’esclave puisque le maître s’est agenouillé. Il n’y a plus que des serviteurs qui marchent ensemble, dans la joie, pour le plus grand bonheur de tous.

 

Mercredi 12 avril 2017
Mercredi saint
Matthieu 26, 14-25

 

Vendre Jésus pour trente pièces d'argent, ce n'est pas cher payé !

En fait, il est très décontracté, ce Judas : il mange avec Jésus le jour de la grande fête après avoir accepté de l'argent pour le vendre. Cela ne lui pose, pour l'instant, aucun souci moral. Il fait même le fier hypocrite : "est-ce moi qui vais te livrer ?"

Face à cette attitude, regardons celle de Jésus : il sait qu'il va être livré et il sait par qui. Et pourtant, il ne maudit pas Judas. On pourrait même dire qu'il laisse émerger sa compassion et son amour envers lui. Il le plaint et il se désole de ce qui va lui arriver. Il comprend qu'à partir de ce moment-là, Judas va être un homme très malheureux. L'attiude de Jésus de compassion, de miséricorde, laisse encore un espace à Judas pour ne pas accomplir son forfait.

Mais Judas ira jusqu'au bout, comme Jésus, mais pas dans la même direction.

 

Mardi 11 avril 2017
Mardi saint
Jean 13, 21-38

 

Deux perspectives de trahison :

Celle de Judas à qui Jésus donne la bouchée.

Celle de Pierre qui se croit plus fort qu'il n'est.

 

Jésus connaît ces trahisons à venir, et pourtant, aucun reproche, de simples constatations. Jésus place ses disciples devant leur responsabilité.

Les deux iront jusqu'au bout de leur trahison. C'est l'après trahison qui diffère. Judas ne croira pas en la miséricorde. Pierre pleurera amèrement et ses larmes seront comme une demande de pardon.

Ceci ne diminue en rien la souffrance que Jésus va traverser : une souffrance physique autant que morale. Comment supporter de telles trahisons, si ce n'est si votre amour est plus grand que tous les coeurs réunis. Seul le coeur de Dieu peut atteindre cette dimension.

 

Lundi 10 avril 2017
Lundi saint
Jean 12, 1-11

 

Parfum, repas, résurrection, voilà l'essentiel de l'évangile de ce jour.

Marie honore Jésus, comme on honore le plus grand de tous les hommes, en lui lavant les pieds avec un parfum de grand prix. Nous ne nous arrêterons pas sur la réaction de Judas, elle est seconde.

Cet honneur fait au plus grand des enfants des hommes lui donne la possibilité de révéler un peu plus, un peu mieux, ce qui va se passer pour lui dans les jours prochains. Cette Marie serait, en quelques sortes, un prophète qui, par son geste d'amitié, nous dit une parole de Dieu. Cette parole qu'est le Christ lui-même conduit une part importante de juifs à croire en Jésus. Mais combien de temps cela durera-t-il ? On le verra, très peu de temps, jusqu'à ce qu'on réalise ce que veut dire: "mais moi, vous ne m'aurez pas toujours".

 

Dimanche 9 avril 2017
Dimanche des Rameaux
Mt 26,14-27,66

 

Dimanche des Rameaux, dimanche à double visage :

L'acclamation de Jésus par le peuple et les palmes levées en son honneur ;

La passion et la mise à mort de Jésus par les mêmes protagonistes.

Saisissante démonstration de la versatilité d'un peuple.

N'incriminons pas trop vite les juifs et les romains.

Et nous, aujourd'hui ?

Mais l'essentiel n'est pas dans notre versatilité.

Regardons le Seigneur monté sur un ânon qui  donnera sa vie et sa mort pour ses frères les hommes. Humiliation, douleur, souffrances, même la vue de sa mère éplorée, n'arrêtera le fils de l'homme, le fils de Dieu, dans sa marche vers la Résurrection, une seule et même résurrection pour lui et pour nous.

C'est l'heure de rendre grâce et c'est tout.

 

Samedi 8 avril 2017
Mourir pour l'unité
Jean 11, 45-56

 

Caïphe décide qu'il vaut mieux en faire mourir un seul qui, par sa mort, évitera à d'autres de mourir et surtout fera l'unité du peuple. Ses paroles seront même considérées comme prophétiques sous prétexte qu'il est le grand prêtre de l'année.

Nous savons que cela ne sera pas le cas, que beaucoup vont se liguer contre Jésus et que les autres se cacheront.

D'autres, après la mort et la résurrection de Jésus, seront persécutés parfois jusqu'à la mort.

Ainsi on peut dire que par sa mort, Jésus a ouvert la voie de la foi qui engage jusqu'à la mort. Cette foi est née du côté ouvert du Christ. Également, du côté ouvert, est née le rassemblement des peuples en un seul peuple de Dieu.

Mais aujourd'hui la mémoire de l'histoire de la foi est courte. L'amnésie est générale dans les pays occidentaux.

Nous devons une reconnaissance sans borne aux chrétiens orientaux qui nous rappellent, au péril de leur vie, que la vie du monde passe par le Christ.

 

Vendredi 7 avril 2017
Rejet et adhésion
Jean 10, 31-42

 

Les juifs de cet épisode ne sont pas disposés à accepter

que Jésus soit entièrement Dieu et entièrement homme.

Pour eux c’est un blasphème. Un blasphémateur doit être lapidé.

C’est pourquoi ils lui lancent à nouveau des pierres.

 

Jésus traverse le Jourdain et se retrouve au milieu d’une population cosmopolite,

là où Jean a baptisé. C’est plus facile de croire lorsqu’on n’a pas à remettre en cause une religion ancestrale et à perdre ces appuis religieux.

L’arrivée de Jésus leur montre que Jean annonçait le Messie.

Signe incontestable que la Vérité s’est faite chair.

La foi peut prendre racine.

 

Jeudi 6 avril 2017
Croire ou ne pas croire
Jean 8, 51-59

 

Étonnant retournement de situations.

Avant-hier, beaucoup crurent en Jésus à cause de ses paroles.

Hier, la Vérité qui libère, a ébranlé la foi de ceux qui s’étaient mis à croire.

Aujourd’hui, cette foi se transforme en rejet, en haine

puisque ces juifs vont jusqu’à lui jeter des pierres.

Comme ce n’est pas encore l’heure de Jésus,

ces pierres ne l’atteignent pas,

mais elles sont les prémices  de ce qui attend Jésus :

être rejeté jusqu’à la mort parce qu’il se dit et qu’il est fils de Dieu.

Est-ce si facile de croire que Jésus est vrai Dieu et vrai homme tout à la fois ?

 

Mercredi 5 avril 2017
La Vérité libère
Jean 8, 31-42

 

Nous progressons dans la connaissance de la Vérité.

Aujourd’hui, elle  libère, c’est-à-dire qu’elle est à l’origine de notre salut.

Comment cela est possible ?

Les textes de la parole de Dieu, les uns après les autres,

nous dévoilent l’identité de la Vérité.

Nous découvrons ainsi que le Fils unique du Père et la Vérité

sont une seule et même réalité, une seule et même personne.

Et il devient alors aisé de croire que la Vérité,

comme le Fils, nous donne la vie éternelle.

Sommes-nous prêts à recevoir une foi libérée ?

 

Mardi 4 avril 2017
La Vérité crucifiée
Jean 8, 21-30

 

Ce n’est que lorsque Jésus révèle que c’est le Père qui l’a envoyé

que beaucoup crurent en lui.

Etonnement : ce ne sont pas les miracles de Jésus qui conduisent à la foi,

mais le fait que Jésus n’agit pas de lui-même,

mais qu’il a tout reçu du Père et, surtout,

qu’il fait « toujours ce qui lui plaît ».

Cette dernière phrase fait écho à « celui qui m’a envoyé dit la vérité ».

Ce qui plaît au Père c’est de dire la Vérité, de la révéler.

Et Jésus suit ce chemin tracé par le Père, même s’il doit en mourir.

 

Lundi  3 avril 2017
L’un après l’autre
Jean 8, 1-11

 

Il a fallu que le plus ancien décide

de ne pas condamner la femme

pour que les moins anciens et les plus jeunes le suivent.

Responsabilité des anciens.

Mais cet ancien a dû, d’abord,

faire un retour intérieur en lui-même à la suite de l’appel de Jésus.

 

Entendre et écouter la parole de Jésus qui nous indique le chemin.

Question de foi, question de disponibilité, question d’amour du prochain.

 

Dimanche 2 avril 2017
Pris par l’émotion
Jn 11, 3-45

 

Quand un proche meurt, c’est un peu de nous qui meurt aussi.

Le deuil à vivre ne passe pas sans «émotions », celles de la séparation.

Il est long le chemin vers l’absence qui devient un autre mode de présence.

 

Pour nous faire approcher le mystère de la résurrection des morts

et de la puissance de vie que Dieu a déposée en nous,

Jésus va différer, retarder le retour à la vie de Lazare.

 

Ce retard provoque des rencontres d’une profondeur inégalée jusque là

avec les deux sœurs du défunt : Marthe et Marie.

De cuisinière affairée et un tant soit peu jalouse (Luc 10, 38-42),

Marthe arrive à exprimer sa foi en la résurrection

comme en Jésus reconnu comme Christ.

Quant à Marie, les paroles de sa sœur « Le Maître est là, il t’appelle »,

provoquent son départ immédiat pour partager son émotion à Jésus.

 

Que la mémoire de Lazare, ce mort qui reprend vie,

nous invite en ce jour à entrer dans le dynamisme de la foi

qui est puissance de la vie qui dure toujours.

 

Samedi 1er avril 2017
Qui parle comme lui ?
Jn 7, 40-53

 

Quand les élus ont perdu contact avec « les gens du quotidien »,

les tensions sociales  et politiques augmentent.

 

L’Évangile de ce jour l’illustre bien.

Jésus enseigne avec une parole qui touche, interpelle

et provoque un heureux conflit d’interprétations.

 

« Jamais homme n’a parlé comme cet homme. »

disent les gardes qui suivent leur conscience

plutôt que les injonctions de leurs chefs.

Nicodème lui fait partie de l’élite religieuse

mais il plaide pour un respect de Jésus grâce à la loi

qui retrouve ainsi tout son sens.

Il ne la détourne pas comme le font les autres

par jalousie envers Jésus.

 

Laissons-nous donc évangéliser par les gardes et

les Nicodèmes que nous rencontrerons  aujourd’hui.

Alors nous pourrons accueillir pleinement

cet homme qui parle comme personne n’a parlé avant lui,

le Christ de notre foi.

 

Vendredi 31 mars 2017
Origine divine
Jn 7, 1-30

 

En ces temps de campagnes électorales,

Beaucoup se lèvent pour sauver un pays,

d’autres pour garder sauve l’Europe, la planète

ou encore pour défendre les droits humains.

Toutes ces personnes de bonne volonté ont des origines connues,

parfois multiples et un parcours pas nécessairement direct.

 

L’Évangile nous montre les soupçons qui pèsent sur Jésus

et les malentendus quant à son identité :

on croit le connaître via ses parents et son village.

Il nous étonne par ses œuvres et son parcours atypique.

Mais notre confiance en lui comme Envoyé du Père peine à se déployer.

 

À sa question « Pour toi qui suis-je ? »,

que répondrais-je, en ce jour de la 4ème semaine du carême,

qui nous propose ce parcours pour nous rapprocher de Lui ?

 

Jeudi  30 mars 2017
Témoignage des œuvres
Jn 5, 31-47

 

Il est bien connu qu’on juge l’arbre à ses fruits.

 

L’évangile de ce jour nous parle

du témoignage des œuvres accomplies par Jésus.

Que réalise-t-il sinon des œuvres d’amour ?

Artiste hors ligne dans l’art d’aimer,

Jésus œuvre ainsi à la venue du Règne de Dieu sur terre.

 

Après la résurrection, nous les croyants, nous savons

que ce Règne de l’amour est déjà là.

Aimons comme le Christ et peu à peu se manifestera

la dimension d’éternité portée par tout humain

et tout ce qui relève de la Création du monde.

 

Mercredi 29 mars 2017
De la mort à la vie
Jn 5, 17-30

 

Dans la doctrine chrétienne, passer de la mort à la vie

désigne la résurrection, l’étape qui nous conduit vers la vie éternelle

après avoir rendu notre dernier souffle.

 

Mais un tel passage se fait déjà en notre monde,

où Le Père et le Fils sont toujours à l’œuvre

pour nous aider à passer de la mort à la vie.

 

Quelle est notre part à cette œuvre ?

Accueillir un jugement qui invite à choisir la vie,

à se mettre du côté de la résurrection par la foi.

Aujourd’hui, quelle parole écouterons-nous,

qui croirons-nous et quel bien ferons-nous ?

« Fais confiance au Seigneur, agis bien

habite la terre et reste fidèle.

Dirige ton chemin vers le Seigneur,

Fais-lui confiance, et lui, il agira. » Psaume 36

 

Mardi 28 Mars 2017
Le meilleur remède ?
Jn 5, 1-16

 

« Veux-tu guérir ? » -« Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »

 

Selon l’évangile, le meilleur remède n’est pas l’eau bouillonnante,

ni la médecine qu’elle soit scientifique ou « douce ».

C’est une parole qui fait confiance à la personne

qui est malade et la remet debout au sens propre et figuré !

 

Sa confiance, le paralysé ne la met plus dans un remède

mais dans son aptitude à porter son brancard,

le lieu de vie de son état de malade.

 

Prions pour les malades que nous connaissons.

Que le Seigneur leur donne la force de porter leur maladie…

si possible vers la guérison.

 

Lundi 27 mars 2017
Signes de vie
Jn 4, 43-54

 

Dans nos relations humaines, il nous arrive

d’être déçus ou inquiets par quelqu’un.

Il ne nous a plus donné signe de vie depuis longtemps !

 

Quant à Jésus, à Cana, il fait signe deux fois.

La première fois, invité à la noce, il change l’eau en vin.

Il garde ainsi à la fête de l’alliance entre l’homme et la femme

sa dimension de joie orientée vers la vie.

La seconde fois, c’est l’enfant, promesse de vie pour ses parents,

dont « le pronostic vital est engagé ».

Par une parole, Jésus le guérit à distance.

Le père de l’enfant l’ a cru sur parole !

 

Oui, le Christ, Fils de Dieu et Fils de l’humain

fait alliance avec chacun de nous

et nous promet la vie pour toujours.

Tels sont les deux signes de Cana dans leur actualité.

 

Dimanche 26 mars 2017
Voir les merveilles de Dieu
Jn 9, 1-41

 

Dans notre société, voir la personne avec un handicap

comme une personne différente et entrer en relation avec elle

est source d’enrichissement de notre humanité.

Mais souvent , le rejet n’est pas loin

dans certains avortements dits thérapeutiques.

 

La parole de ce jour nous présente un aveugle-né libéré de sa cécité

mais rejeté par les autorités religieuses parce qu’il voit.

Il a perçu les merveilles de Dieu à son égard.

 

Un long chemin de réflexion, de témoignage,

de débats et de rencontres aboutit à sa foi en Jésus

qu’il reconnaît comme venu de Dieu.

Avec les yeux de sa foi, il est devenu apte à proclamer à son tour

les merveilles d’un Dieu Père qui prend soin de tous ses enfants

en son Fils et notre Frère.

 

Bonne journée à reconnaître et proclamer ces merveilles.

 

Samedi 25 mars 2017
Réjouis-toi
Lc 1, 26-38

 

Un ange qui viendrait nous annoncer que Dieu est avec nous !

Pour chacun de nous, c’est de l’ordre

d’une rencontre plus qu’improbable.

 

La fête de l’Annonciation nous invite

à célébrer le « oui » de Marie à la Parole de Dieu

qui prend ainsi vie en elle.

Parce qu’il y a plus de 2000 ans,

une toute jeune femme de Galilée a osé croire,

a osé accueillir une demande du Père,

le Fils de Dieu a pris corps sur notre terre

et est devenu notre Frère.

 

Dès lors que Dieu est avec chacun de nous,

sa Parole accueillie en ce jour,

pourra-t-elle faire naître en nous du neuf

ayant saveur d’éternité ?

 

Vendredi 24 mars 2017
Trois priorités
Mc 12, 28b-34

 

Que cherchons-nous en priorité ?

Face aux nombreuses possibilités

qui s’offrent à nous au quotidien,

il est bon de prendre le chemin de la simplicité

et de choisir l’essentiel.

 

Un scribe, ne cessant de scruter les commandements de Dieu,

y cherche le plus important et veut en extraire l’essence.

 

S’adressant à Jésus, il entend en fait la réponse qui l’habite lui-même :

« Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force,

et aimer son prochain comme soi-même

vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »

 

Voilà trois priorités pour ce que nous aurons à vivre en ce jour.

 

Jeudi 23 mars 2017
Rassembler
Lc 11, 14-23

 

De quel parti est Jésus ?

Quand l’évangéliste Jn (11, 52) évoque la Passion,

il écrit que « Jésus est venu rassembler

dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. »

 

La Parole de ce jour met ces mots dans la bouche de Jésus :

« Celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. »

Celui qui nous rassemble, en prenant chair de notre fragile humanité,

nous donne part à sa divinité.

Pour déployer ce beau mystère de l’Incarnation,

reconnaissons que nous sommes de Dieu

et cherchons l’unité de la famille humaine. 

 

Mercredi 22 mars 2017
Entre dire et faire
Mt 5, 17-19

 

Les scandales politico-financiers et les conflits d’intérêts

ne cessent de faire la une des journaux.

Il y a un rapport à la loi et au comportement dit moral

qui se cherche et c’est heureux.

 

Jésus nous parle de la loi et des prophètes,

soit de toute l’Écriture comme parole vivante de Dieu.

Elle est à entendre et à accomplir car tout se réalisera.

Comment ? En observant et en enseignant.

 

Entre une loi qui décrit et promeut de justes relations sociales

et des prophètes qui invitent à agir au service de tous ,

un comportement moral se dessine.

Il est de notre responsabilité et fait notre grandeur en participant

à la venue du règne de Dieu, règne de justice et de paix.

 

Mardi 21 mars 2017
Comme nous pardonnons
Mt 18, 21-35

 

« Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons

à ceux qui nous ont offensés »

Cette demande du Notre Père, Jésus l’illustre par une parabole :

Le pardon sans limite et venu du fond du cœur,

voilà ce qui construit un règne de Dieu

où nous sommes tous et toutes frères et sœurs.

 

Dans sa forme de vie (IX, 7-10), sainte Claire l’a bien compris

et elle envisage ainsi la gestion du conflit :

« Avant d’aller prier, celle qui a offensé sa sœur

lui demandera pardon et la priera 

d’intercéder pour elle auprès du Seigneur.

Et celle-là qu’elle remette généreusement à sa sœur

l’injure qui lui a été faite. »

 

Lundi 20 mars 2017
S’épouser
Mt 1, 16.18-21.24

 

S’épouser, former un couple prend dans nos sociétés

des modes multiples et variés.

 

Le couple que forment Marie et Joseph dans l’évangile du jour

étonne pour la tradition juive mais porte tout le mystère

de l’Incarnation du Fils de Dieu dans la tradition chrétienne.

 

Saint Joseph nous parle aujourd’hui de la paternité

et de sa grandeur :

donner le nom, introduire l’enfant dans la société et épouser la mère

semblent tenir la première place

au-delà des « considérations génétiques. »

 

Choisir d’aimer et protéger le foyer,

voilà une belle mission qui peut concerner chacun de nous.

3° Dimanche de Carême A – 19 mars 2017 –

Soif apaisée

Exode 17,3-7/Romains 5,1-8/Jean 4,5-42

 

 

Soif d’eau du peuple dans le désert…

Moïse, au nom de Dieu, va faire jaillir

l’eau du rocher.

Soif d’eau vive de la femme samaritaine…

Jésus va lui révéler le Don de Dieu : « Celui

qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura

plus jamais soif… Elle deviendra en lui source

d’eau jaillissant  pour la vie éternelle. »

Alors commence un dialogue révélateur :

« Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle

Christ. C’est lui qui nous fera connaître toutes

choses. »

Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle ! »

révélation aujourd’hui encore pour les

catéchumènes en chemin vers le baptême.

 


Samedi 18 mars 2017

Qui donc est Dieu ?

Michée 7, 14-20/Luc 15, 1-32

 

 

Paroles de confiance du prophète Michée :

« Qui est Dieu comme toi pour enlever le

crime, pour passer sur la révolte comme

tu le fais à l’égard du reste, ton héritage…

De nouveau tu nous montreras ta miséricorde,

tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés. »

 

Fidélité de Dieu que Jésus réactualise :

« Les publicains et les pécheurs venaient tous

à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les

scribes récriminaient contre lui : Cet homme

fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux ! »

Alors, Jésus raconte l’histoire du fils prodigue…

Quelle en est la clef, qui traverse les siècles et vaut

pour nous aujourd’hui ?

« Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout

ce qui est à moi est à toi. Mais il fallait festoyer et

se réjouir, car ton frère que voilà était mort, et il

est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

 

Aurons-nous un cœur de pierre

pour ne pas nous réjouir avec ce  Dieu qui aime ?

 


Vendredi 17 mars 2017

Injustice et miséricorde

Genèse 37,3-28/Mat.21,33-46

 

 

Deux histoires de jalousie mortifère :

Celle de Joseph, fils préféré de Jacob,

vendu par ses frères… Celle de Jésus,

Fils bien-aimé, héritier du Père (Dieu)

tué par ses frères…

Qu’adviendra-t-il ?

« La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs

est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre

du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! »

 

Seul Dieu peut tirer du bien à partir d’un mal.

Au-delà de sa justice se manifestera la puissance

de sa miséricorde : « Le Royaume de Dieu vous

sera enlevé pour être donné à une nation qui lui

fera produire ses fruits. »

 


Jeudi 16 mars 2017

Trompeuse apparence

Jér.17, 5-10/Luc 16,19-31

 

Jérémie nous invite à réfléchir :

« Maudit soit l’homme qui met sa foi

dans un mortel tandis que son cœur

se détourne du Seigneur. Il sera comme

un buisson sur une terre désolée… »

« Béni soit l’homme qui met sa foi dans

le Seigneur. Il sera comme un arbre

planté près des eaux, qui pousse vers le

courant ses racines. »

 

Jésus, dans une parabole, nous présente

deux hommes : L’un est pauvre, mais proche

de Dieu. l’autre est riche, mais indifférent aux

autres, indifférent à Dieu.

Lequel connaîtra un bonheur durable ?

L’apparence est trompeuse. Jérémie le

comprenait déjà :

« Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme.

Qui peut le connaître ?  Moi, le Seigneur, qui

pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin

de rendre à chacun selon sa conduite, selon le

fruit de ses actes ! »

 


 

Mercredi 15 mars 2017

Persécution

Jérémie 18, 18-20/Mat.20, 17-28

 

Pour les témoins de Dieu, ses porte-parole,

la passion douloureuse se profile à l’horizon :

« Allons, montons un complot contre Jérémie,

attaquons-le par notre langue… »

« Jésus disait : le Fils de l’homme sera livré

aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront

à mort et le livreront aux nations païennes pour

qu’elles se moquent de lui, le flagellent et le crucifient ;

le troisième jour, il ressuscitera. »

 

Et Jérémie priait : « Souviens-toi que je me suis

tenu en ta présence pour te parler en leur faveur »…

Et Jésus disait : « Le Fils de l’homme n’est pas venu

pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie

en rançon pour la multitude. »

 

Pourquoi ce déchainement de violence ?

Et quelle grandeur d’âme, poussée à l’extrême

pour le salut de tous !

 


Mardi 14 mars 2017

Routes sans issue

Isaïe 1, 10-20/Mat. 23,1-12

 

 

« Écoutez la parole du Seigneur, crie

Isaïe : Otez de ma vue vos actions

mauvaises, cessez de faire le mal !

Apprenez à faire le bien, recherchez

le droit, rendez justice, défendez la

cause de la veuve ! Venez et discutons,

dit le Seigneur… Sinon, c’est l’épée qui vous

mangera »…

Mais que faire si ce sont les « spirituels »

qui sont pervertis ? « Ils disent et ne font pas… 

Ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, dit Jésus,

car vous n’avez qu’un seul Maître, et vous êtes tous

frères. Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux

cieux. Le plus grand parmi vous sera votre

serviteur ».

Nous voici avertis sur les fausses routes

et les bons chemins !

 


Lundi 13 mars 2017

Justice et miséricorde

Daniel 9,4-10/Luc 6,36-38

 

 

Le prophète Daniel fait de son peuple

un tableau sévère : « Nous nous sommes

révoltés, nous n’avons pas écouté la voix

du Seigneur notre Dieu, nous n’avons pas

suivi les lois qu’il nous proposait par ses

serviteurs. A nous la honte ! »…

Et que dit-il de Dieu ? « Lui qui garde alliance

et fidélité à ceux qui l’aiment et gardent ses

commandements. A toi, Seigneur, la justice !

Au Seigneur notre Dieu la miséricorde et le

pardon. »

Et Jésus de dire et redire à ses disciples :

« Soyez miséricordieux comme votre Père

est miséricordieux. C’est–à-dire : Ne jugez pas,

ne condamnez pas, pardonnez, donnez… 

La mesure dont vous vous servez pour les

autres servira de mesure aussi pour vous. »

Appel à la responsabilité lucide sur les

conséquences de nos actes, dans notre relation

à Dieu et aux autres.

 


2° Dimanche de Carême – 12 mars 2017 –

Transfiguration

Genèse 12,1-4/2° Tim. 1,8-10/Mat. 17,1-9

 

 

Abraham, Moïse, Élie, ont fait l’expérience

de Dieu qui les a profondément marqués.

Les voici mystérieusement  réunis autour

de Jésus sur la montagne.

Le voici illuminé, puis couvert d’une nuée

lumineuse, d’où sort une voix : « Celui-ci

est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie :

écoutez-le ! » Témoignage à nul autre pareil,

qui manifeste la filiation divine de Jésus.

 

Et voici que cette grâce nous est partagée,

écrit Paul, « car notre Sauveur le Christ Jésus

s’est manifesté : Il a détruit la mort, et il a fait

resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce

de l’évangile. »

Avec Pierre, Jacques et Jean, demeurons dans

cette vision de foi qui ouvre à l’espérance.

 


 

Samedi 11 mars 2017

Aimer comme Dieu

Deut.26,16-19/Mat 5,43-48

 

 

Moïse rappelle au peuple d’Israël l’alliance

scellée avec Dieu : « Tu seras un peuple consacré

au Seigneur ton Dieu, tu suivras ses chemins,

écouteras sa voix, garderas ses commandements »

(l’amour de Dieu et du prochain proche)

 

Jésus va sceller la nouvelle alliance au prix de

son sang, au bénéfice de tout homme :

« Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui

vous persécutent, afin d’être vraiment les fils

de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever

son soleil sur les méchants et sur les bons,

il fait tomber la pluie sur les justes et les injustes. »

 

C’est donc à imiter la miséricorde universelle

de Dieu que nous sommes invités.

 


Vendredi 10 mars 2017

Priorités

Ézéchiel 18,21-28/Mat 5,20-26

 

 

Déjà l’Ancien Testament prévoyait des

évolutions possibles chez l’homme « mauvais »

qui peut devenir « bon »… Et inversement !

Personne n’est enfermé dans un état définitif.

Et cela fonde notre espérance en l’humanité.

 

Mais Jésus va encore plus loin :

« Si votre justice ne surpasse pas celle des pharisiens,

 vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux ! »

En-deçà du meurtre, il y a la colère, l’insulte, le mépris

qui sont aussi condamnables. Tout vice de la relation

est à corriger en premier, avant d’offrir son offrande

à Dieu… Renversement des valeurs pour beaucoup de

« bien pensants » d’hier et d’aujourd’hui…

 

La paix et la réconciliation sont des vertus capitales,

précieuses aux hommes, chéries de Dieu.

 


 

Jeudi 9 mars 2017 

Oser croire

Esther 4,17…/Mat.7,7-12

 

 

Jésus nous dit : Demandez…cherchez…frappez…

votre recherche sera couronnée de succès :

« Votre Père, qui est aux cieux, donnera de bonnes

choses à ceux qui le lui demandent. »

Mais osons-nous crier vers lui avec confiance,

comme le fit la reine Esther, alors que son peuple

allait être massacré ?

la foi en Dieu est l’unique force, l’unique recours

dans les situations tragiques :

« Je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur !

Change son cœur… Libère-nous de nos ennemis.

Rends-nous la joie après la détresse ! »

 

Il est toujours le Dieu fidèle, attentif à ceux

qui lui font confiance.

 


Mercredi 8 mars 2017

Croire en la parole de vie

Jonas 3,1-10/luc 11,29-32

 

 

Nous voici mis en face d’un paradoxe :

Les païens se montrent plus réceptifs

à la Parole de Dieu pour la mettre en actes

que les « croyants ».

C’est l’histoire de Jonas avec les gens de

Ninive, qui changent de vie près sa prédication,

(alors que lui y allait à contre-cœur !)

 

c’est l’expérience inverse de Jésus se heurtant,

dans son annonce de la Bonne Nouvelle,

à l’incrédulité de ses compatriotes.

Et pourtant, dit-il, « il y a ici bien plus que Jonas ! »

Au jugement, il y aura des surprises !

 

L’important, qui que nous soyons, c’est de se

convertir, de choisir la vie.

 


Mardi 7 mars 2017

Co-créateurs

Isaïe 55,10-11/Mat. 6,7-15

 

 

« La pluie et la neige qui descendent

des cieux n’y retournent pas sans avoir

abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée

et l’avoir fait germer… Ainsi ma Parole

ne me reviendra pas sans résultat, sans

avoir accompli sa mission. »

Jésus lui-même nous a appris à prier notre

Père, et cette Parole peut réaliser ce qu’elle

dit : Que son nom soit sanctifié, que son règne

vienne, que sa volonté soit faite… Que nous soit

donné le pain, le pardon, que nous soyons gardés

de la tentation et délivrés du mal.

 

Merveille d’être ainsi co-créateurs avec Dieu,

grâce à l’intensité de notre foi.

 

 


Lundi 6 mars 2017

Fête de sainte Colette

Ben Sira 51,13-30/Jean 14,15-21

 

 

Colette, pétrie de l’Écriture, et de toutes ses forces,

a cherché le visage de Dieu :

« Dans ma jeunesse, avant mes voyages,

je cherchai ouvertement la sagesse dans

la prière… »

Elle a cherché Dieu dans son reclusage

de Corbie, dans son monastère de Besançon

et en tous ses périples de fondations…

Mais en fait, c’est bien Dieu qui vient à nous,

comme en témoigne Jésus dans l’évangile de

Jean : « Le Père vous donnera un autre Paraclet

pour être avec vous à jamais. Vous comprendrez

que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi

en vous. »

Ce que les saints ont vécu, chacun de nous

peut le vivre au quotidien : Don d’amour

gratuit et mutuel.

 


Dimanche 5 mars 2017

La gloire du pain et de la Parole

Matthieu 4, 1-11

 

Premier dimanche de carême : les tentations de Jésus au désert.

Le tentateur parle à Jésus d'événements miraculeux pour prouver sa divinité : les pierres en pain, les anges pour le protéger, et du royaume de Satan à posséder.

Jésus répond par des réalités tout à fait humbles et courantes de la vie : l'homme vit de pain et de la parole de Dieu ; l'homme ne fait pas de chantage à Dieu ; et enfin, on ne rend le culte de l'adoration qu'à Dieu seul.

Ainsi, de ces tentations, on peut retenir que la gloire de l'homme est composée du pain naturel et de la parole de Dieu, de son humilité devant le Seigneur, de sa dépossession de tout royaume au profit de son seul Dieu.

Pour commencer le carême c'est tout un programme qui peut nous tenir en haleine jusqu'à Pâques.

 


Samedi 4 mars 2017

L'appel et le salut

Luc 5, 27-32

 

L'appel de Lévi/Matthieu, nous le connaissons bien, nous l'aimons bien car, d'une certaine façon, il est très proche de nous. Qui pourrait dire qu'il n'y a pas en lui une part de publicain, de pécheur ?

Mais ce qui est intéressant, c'est ce que Jésus a l'intention de faire en appelant un publicain, qui symbolise tous les publicains d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

Il nous appelle car, dit-il, il désire que nous nous convertissions. Afin que nous ayons part au Royaume de Dieu, à la vie éternelle.

Ainsi, aujourd'hui, nous apprenons que tous nous sommes appelés et, surtout, que notre conversion dépend d'abord de l'appel de Jésus et de comment nous l'entendons.

Alors, n'hésitons pas à suivre ce chemin de carême que l'Eglise nous propose : ouvrir les oreilles de notre coeur pour entendre le Seigneur, et les cordons de notre bourse pour partager ce que nous avons reçu.

 


Vendredi 3 mars 2017

Pourquoi jeûner ?

Matthieu 9, 14-15

 

Il y a toujours des jalousies, des clans, dans la vie des hommes, même entre les disciples de Jean-Baptiste et ceux de Jésus.

Les premiers ne comprennent pas pourquoi les seconds ne jeûnent pas.

Jésus rétorque : pourquoi faudrait-il jeûner le jour des noces ?

Effectivement, la présence de Jésus au milieu des disciples est déjà nourriture pour eux. On ne peut donc pas parler de jeûne.

Ce n'est qu'après le départ de Jésus qu'ils vont jeûner. Mais ce temps de jeûne n'est pas une punition, c'est le temps du désir, du désir de Jésus. Jésus remédiera à ce manque. Il instituera l'Eucharistie  comme substitution divine à sa présence.

Ainsi aujourd'hui, comme hier les disciples, Jésus ne vient parmi nous que si nous le désirons en vérité.

 


Jeudi 2 mars 2017

Croix et résurrection

Luc 9, 22-25

 

Marcher derrière le Christ : renoncer à soi-même, prendre sa croix et suivre Jésus.

Tout un programme de carême.

Ainsi, suivre le Christ est le premier chemin vers la résurrection. Non seulement le premier, mais l'unique.

Les amoureux en marche vers le mariage n'hésitent pas à suivre leur bien-aimé(e) et à lui faire confiance. Pourquoi est-ce si difficile pour nous de faire confiance à Jésus ?

Le temps de carême n'est donc pas un temps d'ascèse pour l'ascèse.

C'est un temps de préparation à la résurrection.

Mais la résurrection, ce n'est pas n'importe quoi : c'est une ouverture à l'autre, à l'Autre, c'est un moment de partage, d'écoute, de disponibilité, bref un temps d'amour auquel nous sommes conviés. Alors ne ratons pas ce moment privilégié!

 



Mercredi 1er mars 2017
Mercredi des Cendres

Matthieu 6, 1-18

 

Voici le temps du silence, de la solitude, de la prière, de l'aumône,

un temps privilégié auquel nous convie l'Eglise chaque année.


Ne regardons pas ce temps comme un temps triste.

Non, c'est une grâce qui nous est donnée de pouvoir nous recentrer,

nous ressourcer, boire à la source que le Père nous offre.

Temps de pénitence, oui, mais ce n'est pas le temps de la pénitence pour la pénitence, pour la performance. Cela serait ridicule et n'aurait aucun sens.


Temps de nous retrouver enfant de Dieu, frère du Christ, frère de tous ;

temps de prendre soin respectivement les uns des autres ;

temps de reconstruire la fraternité, le partage.

 

Au bout du chemin il y a la résurrection de Jésus,

il y a notre résurrection qui s'inscrit dans le même mouvement.
Ne boudons pas ce privilège d'être chrétien !
 


 

Mardi 28 février 2017
Pourquoi suivre Jésus ?
Marc 10, 28-31


Est-ce possible ainsi de tout quitter? N'est pas inhumain ?
Une précision : quand Jésus parle de tout quitter,

il ne nous dit pas de renier ou de faire comme si nos frères, soeurs, parents n'existaient pas.Non.

C'est une simple invitation à mettre l'essentiel au coeur de nos vies

et à suivre cet essentiel.

Alors, nous verrons nos frères, soeurs, amis, parents d'un autre oeil

et c'est ainsi que Jésus peut nous dire que nous les recevrons au centuple.

Regarder et aimer l'autre avec le regard de Jésus, c'est cela le centuple.
 


Lundi 27 février 2017
Le chameau et l'aiguille
Marc 10, 17-27
Comment faire passer un chameau par le trou d'une aiguille.

Dans notre monde occidental, on parlerait sans doute de cheval, mais le problème reste le même. C'est impossible à l'homme.

Pourquoi est-ce possible à Dieu, qui n'est pas un magicien ?

Il est question ici d'un langage qui, par le chameau, symbolise la richesse.

Et les ors, l'argent, les pierres précieuses, aromates et autres tissus n'ont pas leur place dans le royaume des cieux car on n'en a pas besoin.

Le Seigneur ne va pas transformer toutes ces richesses en néant, non.

Le Seigneur est le seul à pouvoir nous donner le goût de l'amour de l'autre au point de ne plus aimer ce qui est superflu. C'est pourquoi rien n'est impossible à Dieu car rien ne peut empêcher le Seigneur de nous aimer, même nos plus grandes noirceurs.

 


 

Dimanche 26 février 2017


Un jour après l'autre


Matthieu 6, 24-34


Evangile de la confiance par excellence :

Dieu pourvoit à tout à condition que nous lui fassions confiance.
Dans notre société d'aujourd'hui, cela peut apparaître comme de la rêverie,

de la naïveté ou même de l'inconscience :

s'en remettre à Dieu pour tout, même le plus matériel.


Est-ce vraiment ce qui nous est dit ,
Nous ne pouvons pas rester les bras croisés, un seul commandement :

rechercher la justice du Royaume.

C'est cette quête du Royaume de l'amour qui va venir combler

nos manques, nos frustrations, etc.  

Un seul chemin pour chercher : le partage, l'ouverture à l'autre, et ne manquera à personne. Alors, pas question de dormir !
 


Samedi 25 février 2017

Jésus et les enfants

Marc 10, 13-16

 

Jésus se fâche parce que ses disciples rabrouent des enfants qui veulent le toucher.

Mais Jésus profite de ce petit énervement pour faire une leçon de théologie :

Le Royaume des cieux rencontre/appartient à ceux qui ressemblent à un enfant. Etrange comparaison. Ailleurs, Jésus dit bien à Nicodème qu'on ne peut pas retourner dans le sein de sa mère. De même, on ne peut pas retourner à son enfance.

Alors ?

Alors, regardons comment Jésus s'y prend avec eux : il les embrasse et les bénit. Et eux se laissent embrasser et se laissent bénir. Voilà le coeur d'un enfant, même si l'on est adulte : se laisser toucher par Jésus dans la confiance et l'authenticité.

 


 

Vendredi 24 février 2017

Jésus pédagogue

Marc 10, 1-12

 

Exceptionnellement, je n'ai pas envie de passer du temps sur la pointe de ce passage d'évangile.

Je me suis arrêtée à cette petite phrase : "Jésus instruisait la foule et ses disciples, comme d'habitude".

C'est la première fois que je remarque ce "comme d'habitude". Ainsi Jésus est le premier précepteur, accompagnateur spirituel de toutes ces foules et disciples. Et c'est une tâche qu'il accomplit régulièrement, qui est devenue une habitude pour lui, un peu comme si c'était une deuxième nature.

La transmission de la foi par la prière, le partage, la lecture de la bible, est-elle une habitude dans notre quotidien ?

 


Jeudi 23 février 2017

De l'eau, du sel, et la paix

Marc 9, 41-50

 

Evangile très dur à entendre : Toute mutilation vaut mieux que la géhenne. Personne n'a envie d'être mutilé et personne n'a envie de se retrouver dans la géhenne !

La réponse de Jésus est simple : offrir de l'eau, garder la saveur du sel et ainsi votre paix, la paix, sera sauvegardée.

Cependant, il ne faut pas lire cet évangile comme un chantage de la part de Jésus. Il ne nous dit pas : si tu ne fais pas ceci, tu te retrouves en enfer. Non, il nous informe des conséquences de nos actes, conséquences que nous ne voyons pas toujours d'un premier abord.

Une manière aussi de nous dire : seul l'amour, le don de soi, mènent au bonheur.

 


 

Mercredi 22 février 2017

Eglise bâtie sur le roc

Matthieu 16, 13-19

 

Voici Pierre institué chef de l'Eglise.

Est-ce parce qu'il a bien répondu à la question de Jésus : "Tu es le Messie". Ce serait un peu étonnant et cela donnerait l'impression que Jésus donne des bons points, des récompenses en quelques sortes.

En plus, souvenons-nous que si Pierre peut répondre à la question de Jésus, c'est que l'Esprit l'habite déjà de par la grâce de Jésus.

Et Jésus n'a pas choisi le plus fort pour bâtir son Eglise sur le roc. C'est tout le paradoxe divin : la force se trouve dans la faiblesse afin que Dieu puisse se déployer dans la toute puissance de son amour. La faiblesse est la seule chose qui ne puisse pas faire obstacle à l'amour de Dieu pour l'homme. Et c'est cette faiblesse que Jésus appelle roc.

 


Mardi 21 février

Tablier de service

Marc 9, 30-37

 

Jésus annonce sa prochaine arrestation, mort et résurrection.

Les disciples, eux, discutent de qui est le plus grand.

Jésus les ramène au coeur du problème : le seul but d'un chrétien, c'est d'enfiler le tablier et de se mettre au service de ses frères, de l'Eglise, de l'humanité entière. Il n'y a pas d'autre solution pour chanter la louange de Dieu et lui rendre grâce pour la création.

Le programme est simple, mais pas facile àobserver !

 


Lundi 20 février 2017

Foi et guérison

Mar 9, 14-29

 

Dans cet évangile, nous avons un dialogue entre Jésus et le père du malade qui nous révèle ce qu'est l'amour.

D'abord, l'amour d'un père pour son fils, père qui n'hésite pas à déranger tout le monde jusques et y compris Jésus afin de trouver une solution de guérison pour son enfant. Amour aussi qui fait naître en lui la foi en Jésus. Il est prêt à tout pour son fils.

Amour de Jésus pour l'humanité, un Jésus qui n'hésite pas à dialoguer avec des esprits malins, méchants, non seulement à dialoguer mais aussi à leur parler avec autorité. Une autorité divine qui conduit les esprits à lui obéir.

Ce qui est le plus étonnant dans ce passage, c'est la foi du père qui va surprendre Jésus et qui lui permettra de guérir le fils. Le père se substitue au fils dans la foi. C'est bien ce qui se passe lorsque des parents demandent le baptême pour leur enfant. Demander ce qui paraît le mieux, le meilleur pour nos enfants, nos amis, nos proches, etc. à temps et à contre temps.

 


Dimanche 19 février 2017

Éloge de la non-violence

Mt 5, 38-48

 

Quand face à une action malveillante à notre encontre,

nous répondons en renvoyant la balle,

nous sommes dans « œil pour œil, dent pour dent ».

Le conflit est alors patent et la porte de sortie fort éloignée.

 

L’Evangile propose autre chose :

la créativité non violente !

Accueillir l’ennemi où il en est

et inventer une déstabilisation qui ouvre un avenir,

un nouveau chemin :

- éviter la réaction équivalente :

- ne pas riposter à un coup mais offrir un autre lieu

- compléter le vol par un don
- ajouter du chemin à la marche forcée

 

 


Samedi 18 février 2017

Apparition

Mc 9, 2-13

 

Dans notre société où la rationalité prime,

avoir des visions ou des apparitions

n’est pas très rassurant.

Le diagnostique posé relève plus souvent du délire mystique

que de la reconnaissance d’une expérience de Dieu.

 

En ce jour de la fête de sainte Bernadette Soubirou,

rappelons-nous.

Bernadette,  cette enfant pauvre, illettrée et maladive,

eut la simplicité d’avouer sans trop comprendre

qu’elle dialoguait …avec la mère de Dieu.

Devant l’apparition,

elle était une personne existant par elle-même ,

qui reçut la mission d’appeler à la prière.

 

En méditant le récit de la transfiguration,

oserons-nous faire mémoire de ce qui en nos vies

fut expérience de Dieu dans le secret de nos cœurs

et joie qui nous débordait ?

Nul besoin de « selfie » pour immortaliser l’événement,

juste le souhait que cela dure

comme Pierre avec ses trois tentes.

 


Vendredi 17 février 2017

Au prix de sa vie

Mc 8, 34-9, 1

 

Parce que notre vie nous est donnée, elle nous dépasse.

La gratitude et la vigilance peuvent la protéger.

En même temps, le don appelle le don.

 

« Que peut-on donner en échange de sa vie ? »

Jésus suggère de nous impliquer sans compter

dans notre vie et celle du monde

en son nom et à cause de l’Évangile.

 

Dès lors que la vie en abondance nous vient de lui,

avançons à sa suite avec la légèreté du pèlerin,

alliant l’effort de la marche

et l’allégresse du chemin.

 


Jeudi 16 février 2017

Changement d’opinion

Mc 8, 27-33

 

Un sondage d’opinion ou l’opinion modelée par les sondages ?

Voilà une question de société largement débattue

…en période électorale.

 

Tout en marchant avec ses disciples,

Jésus effectue auprès d’eux

un mini sondage d’opinion à son sujet !

Il passe de ce que dit la rumeur publique

à l’avis personnel de ses proches.

Peu à peu, l’identification se précise :

il n’est ni Jean-Baptiste, ni Élie, ni l’un des prophètes

mais le Christ.

Ce n’est pas encore à dire car le Messie triomphant

tant attendu sera mis à mort avant qu’il ne ressuscite !

Difficile à entendre par Pierre,

ce déplacement dans la conception qu’il avait du Messie !

 

Alors pour nous, qui est Jésus ?

Quels sont les derniers déplacements

qu’il nous a fait faire à propos de son identité

dans nos plus récentes méditations de l’évangile ?

 


Mercredi 15 février 2017

Être un arbre

Mc 8, 22-26

 

« J’aperçois les gens :

ils ressemblent à des arbres que je vois marcher. »

Cet aveugle guéri par Jésus grâce à la sollicitude

de ceux qui l’ont amené à lui,

ne voit-il qu’à demi ou bien

aperçoit-il toute le profondeur existentielle de tout humain ?

 

Optons pour la seconde proposition

et offrons nous une méditation végétale !

Être un arbre qui marche.

Avoir des racines, être de quelque part,

d’une portion de terre où nous avons vu le jour,

reçu un parler du terroir qui est comme un paysage qui sort par la bouche.

Avoir la tête dans les étoiles

et faire en son être le lien entre terre et ciel.

Avoir une famille de la terre et un Père qui est aux cieux

et nous rend tous frères et sœurs.

Marcher à la rencontre des autres

et être reconnaissants envers Dieu

qui nous a donné la vie, le mouvement et l’être.

 


Mardi 14 février 2017

Moisson pressentie

Lc 10, 1-9

 

La moisson et les ouvriers, les agneaux au milieu des loups,

le chemin et la maison.

L’Évangile invite à habiter notre terre avec cette incroyable nouvelle :

le Règne de Dieu s’est approché de nous.

 

En ce 14 février, les couples d’oiseaux sont formés

et leurs nichées printanières se préparent.

Nos yeux guettent la fin de l’hiver

et la saint Valentin invite les amoureux à se parler d’amour.

 

Dans ce quotidien « trésissent » les fleurs

de l’évangile du règne de Dieu, de la paix et de la justice,

en train d’advenir .

Il suffit d’un brin de foi.

 


Lundi 13 février 2017

L’autre rive

Mc 8, 11-13

 

Chercher l’extraordinaire, les apparences,

suivre les marchands de bonheurs éphémères

ou les guérisseurs malhonnêtes.

Dans nos environnements trop virtuels,

le soupir de Jésus navré des malentendus entre lui

et les pharisiens peut se comprendre.

 

Qu’avons-nous à chercher des signes dans le ciel ?

Le Seigneur est sur l’autre rive,

il nous précède dans nos Galilées du quotidien.

 

Ici et maintenant, il ne tient qu’à nous de poser

des actes d’amour qui portent le monde.

Alors, notre présence à nous-mêmes et aux autres

sera éclairée par la Présence du Ressuscité.

Tissons aujourd’hui les liens sociaux

qui nous unissent à une Présence tellement vraie…

qu’elle vient du ciel.

 


Dimanche 12 février 2017

Lois et justice

Mt 5, 17-37

 

Faire passer notre comportement à travers le crible de toutes les lois

et de la Loi de Dieu qui est parole traçant le chemin vers la vie.

Ensuite, accomplir la justice, une justice qui sera justesse

de relation à soi, à Dieu et aux autres.

 

Voilà le chemin que nous trace Jésus, celui qui accomplit la loi.

Aurons-nous la sagesse des adultes dans la foi pour choisir

entre l’eau et le feu, entre la vie et la mort ?

Alors, notre parole fondée sur la promesse de Dieu sera fiable :

« Que votre parole soit oui, si c’est oui,

non si c’est non.

Ce qui est en plus vient du mauvais. »

 


Samedi 11 février 2017

Dalmanoutha

Mc 8, 1-10

 

Dalmanoutha : lieu inconnu sur la carte de Palestine !

C’est l’ailleurs où Jésus et ses disciples doivent aussitôt partir

pour que bénédiction et dons

ne soient pas aliénants pour ceux qui les ont reçus.

Toute la foule a été le sujet d’une compassion de Jésus effective et efficace.

 

Après, il s’agit pour la foule enseignée par Jésus de rentrer chez soi

et de s’approprier ses paroles qui sont Esprit et vie.

Au cœur des hommes et des femmes, elles feront jaillir une vie nouvelle.    

 

Sujets de la compassion et de la bénédiction du Christ,

nourrissons-nous de son évangile

pour vivre plus pleinement au souffle de son Esprit.

 


Vendredi 10 février 2017

Faire du bien

Mc 7, 31-37

 

De belles solidarités envers les personnes souffrant de surdité

peuvent être mises en place dans nos sociétés :

traduction simultanée en langage des signes à la télévision,

et volonté d’insertion de tous dans la vie sociale.

 

Dans la Décapole , ils étaient plusieurs

à supplier Jésus de guérir un des leurs.

Ils suggèrent une imposition des mains.

Jésus lui s’engage dans une relation personnelle

avec le sourd-muet pris à l’écart.

Deux gestes au toucher bien ajusté

et l’appel au souffle de l’Esprit feront le miracle.

 

Laissons-nous mouvoir par l’Esprit pour

poser les gestes et prononcer les Paroles qui font du Bien.

 


Jeudi 9 février 2017

Résister par amour

Mc 7, 24-30

 

C’était l’idée d’une seule femme qui ne supportait pas les atteintes verbales

à sa dignité et celle de ses soeurs en humanité.

Et deux millions de femmes et d’hommes

ont marché le 21 janvier 2017 aux USA

pour proclamer cette dignité !

 

La parole du jour met à l’honneur une seule femme,

une syro-phénicienne, étrangère au peuple d’Israël.

Elle va supplier Jésus de guérir sa fille

mais celui-ci ne semble pas avoir conscience

de l’étendue de sa mission de salut.

Il s’ensuit un dialogue où avec adresse et détermination,

cette femme a le dernier mot :

sa fille est sauvée et Jésus change d’avis.

 

Aujourd’hui, quelle parole venue de l’étranger va ouvrir nos horizons ?

 


Mercredi 8 février 2017

Aliments purs

Mc 7, 14-23

 

Pour le printemps, les nutritionistes proposent des tisanes

qui purifient, désintoxiquent !

L’évangile de ce jour va plus loin que notre système digestif.

En déclarant purs tous les aliments,

Jésus veut attirer notre attention sur nos intentions.

 

Au dedans de nous, tout n’est pas pur qu’il faille veiller scrupuleusement

à boucher nos oreilles et nos bouches

pour éviter les mauvaises influences :

« c’est du dedans que sortent les pensées perverses… »

 

Avec sainte Claire, regardons aussi le bien qui est au-dedans de nous :

« Et l’amour que vous avez au dedans, manifestez-le au dehors par des actes

afin que les sœurs grandissent toujours dans l’amour de Dieu

et l’amour les unes des autres. »

 


Mardi 7 février 2017

Au cœur des traditions

Mc 7, 1-13

 

Lorsque le poète montre la lune, l’homme obsédé

par les rituels, les pratiques, les traditions regarde …le doigt !

 

Les traditions des anciens, aussi respectables qu’elles soient,

ne sont que des petits moyens pour nous tourner vers Dieu, source de l’amour,

de tout amour comme celui de son père et de sa mère.

« En autorisant à ne plus faire quoi que soit pour son père ou sa mère,

vous annulez la parole de Dieu par la tradition »

 

Jésus se désole de voir autour de lui

des attachements désordonnés aux traditions

qui éloignent de Dieu :

l’honorer par des paroles et des pratiques et avoir le cœur loin de lui,

voilà le contresens.

 

Vivons notre journée tournés vers Dieu parce que nous discernons

au cœur de nos traditions chrétiennes ,

une porte ouverte sur l’amour !

 


Lundi 6 février 2017

Bon contact

Mc 6, 53-56

 

Dans nos réseaux relationnels professionnels et amicaux,

avoir de bons contacts avec les bonnes personnes

permet de bonnes synergies et collaborations pour des projets communs.

 

Au sens propre comme au sens figuré,

un bon contact avec Jésus le Christ nous sauve :

l’évangile de ce jour nous montre la bonne réputation

d’un Jésus thaumaturge qui attire tous les malades.

Un simple contact par le toucher de la frange de son manteau les guérit !

Par sa qualité de présence auprès de chacun dans sa singularité,

Jésus fait des miracles !

 

 

Notre mission de disciples du Christ nous demande juste

d’amener à lui tous ceux et celles qui veulent être sauvés.

Saurons-nous rencontrer aujourd’hui celui qui veut toucher Jésus ?

 


 

Dimanche – 5 février 2017

Paradoxes

Isaïe 58,7-10/1 Co. 2,1-5/Mat.5,13-16

 

 

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel

devient fade, comment lui rendre sa saveur ?

Vous êtes la lumière du monde… Qu’elle brille

devant les hommes ! » dit Jésus.

Comment ?

« Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille

chez toi les pauvres sans abri, ne te dérobe pas

à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme

l’aurore… »

Comment cela sera-t-il possible ?

Paul nous répond :

« Ma proclamation de l’évangile n’avait rien d’un

langage de sagesse qui veut convaincre ; mais

c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient

pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse

des hommes mais sur la puissance de Dieu. »

A nous de mettre en œuvre cela.

 


Samedi 4 février 2017

L'un et l'autre

Hébreux 13,15-21/Marc 6,30-34

 

 

L’auteur de la lettre aux hébreux nous conseille :

« Offrons à Dieu, par Jésus, un sacrifice de louange »

Quel sera ce sacrifice de louange ?

Jésus nous en donne l’exemple :

« Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-

vous un peu ! »

Oui, le repos est bon pour l’homme et plaît à Dieu.

Mais…

« En débarquant, Jésus vit une grande foule.

Il fut saisi de compassion envers eux…

Alors il se mit à les enseigner longuement. »

Il faut donc entendre aussi : « N’oubliez pas d’être

généreux et de partager… »

 

Nos vies seront toujours marquées par cette tension

entre deux pôles, qu’il faut apprendre progressivement

à équilibrer.

« Que le Dieu de la paix vous forme en tout ce qui est

bon pour accomplir sa volonté ».

 


Vendredi 3 février 2017

Dans le réel de nos vies

Hébreux 13,1-8/Marc 6, 14-29

 

 

L’évangile nous parle de la fin tragique

de Jean le Baptiste, qu’Hérode a fait mettre

en prison et décapiter..  la fin d’un gêneur !

 

Ce sera le lot de beaucoup de disciples du Christ :

« Souvenez-vous de ceux qui sont en prison…

Souvenez-vous de ceux qui sont maltraités…

Souvenez-vous de ceux qui vous ont dirigés,

et imitez leur foi !

Nous pouvons dire en toute assurance :

Le Seigneur est mon secours, je n’ai rien à

craindre !  Jésus Christ hier et aujourd’hui

est le même, il l’est pour l’éternité. »

 

Il est bon de regarder notre situation de croyants

avec lucidité, mais aussi de recevoir avec confiance

ces paroles de réconfort.

 



Jeudi 2 février 2017

Présentation de Jésus au Temple

Malachie 3,1-4/ Luc 2, 22-40

 

 

Annonce du prophète Malachie : « Soudain

viendra dans son Temple le Seigneur que

vous cherchez, le messager de l’Alliance que

vous désirez… »

Qui sera-t-il ?

C’est le vieillard Siméon qui le reconnaît

dans l’enfant présenté par Marie et Joseph :

« Lumière qui se révèle aux nations et donne

gloire à ton peuple Israël ! »

Mais il sera aussi un signe de contradiction,

provoquant la chute et le relèvement de beaucoup.

L’envoyé de Dieu ne laissera personne indifférent.

 

En attendant sa mission, l’enfant grandit et se

fortifie, rempli de sagesse, est la grâce de Dieu

est sur lui.

Long temps de mûrissement dans chacune de

nos vies…

 


Mercredi 1er février 2017

Savoir-vivre spirituel

Hébreux 12,4-15/ Marc 6,1-6

 

 

Surprise des compatriotes de Jésus devant

ses paroles et ses miracles : 

« D’où cela lui vient-il ?…

Et Jésus s’étonnait de leur manque de foi ! »

 

Cela peut nous arriver à nous aussi, qui croyons

connaître Jésus !

 

Que nous conseille l’auteur de la lettre aux hébreux ?

« Soyez vigilants : Que personne ne se dérobe à la

grâce de Dieu, qu’il ne pousse chez vous aucune plante

aux fruits amers… Recherchez activement la paix avec tous,

et la sainteté sans laquelle personne ne verra le Seigneur. »

 


Mardi 31 janvier 2017

Feuille de route

Hébreux 12,1-4/Marc 5, 21-43

 

 

« Entourés de cette immense nuée de témoins… »

L’évangile nous en donne aujourd’hui deux exemples :

Ce chef de synagogue, nommé Jaïre : «  Ma fille, encore

si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer

les mains pour qu’elle soit sauvée, et qu’elle vive ! »

Cette femme qui souffre : « Si je parviens à toucher

seulement son vêtement, je serai sauvée ! »

 

Ces témoins de la foi en Jésus ont été comblés :

« Ne crains pas, crois seulement ! »… Et à l’appel de Jésus,

 la jeune fille se leva et se mit à marcher.

« Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie

de ton mal ! »

Et nous, que faire 

« Débarrassés de tout ce qui nous alourdit, courons

l’épreuve avec endurance, les yeux fixés sur Jésus,

qui est à l’origine et au terme de la foi…

et vous ne serez pas accablés par le découragement. »

 


 

Lundi 30 janvier 2017

Foi et miséricorde

Hébreux 11,32-40/Marc 5,1-20

 

 

La lettre aux hébreux continue aujourd’hui

de nous énumérer les hauts faits prodigieux

de ceux qui ont témoigné de leur foi au cours

des siècles.

Et voici avec l’évangile de Marc l’épisode de

la libération d’un homme, au pays des géraséniens.

Celui-ci était possédé d’un esprit impur qui le

rendait fou. Jésus va chasser de l’homme cette

légion de démons, qui se précipitent dans un troupeau

de porcs, rendus fous à leur tour. L’homme, par contre,

est revenu à la raison. Il ne souhaite qu’une chose :

Rester avec Jésus, mais celui-ci  lui dit « Rentre auprès

des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait

pour toi dans sa miséricorde ! »

 

Miséricorde de Dieu qui se penche vers celui qui souffre,

enfermé, prisonnier en lui-même, et le libère pour qu’il vive.

 


4° Dimanche A - 29 janvier 2017 –

Monde à l'envers

Sophonie 2,3-13/1 Co. 1,26-31/Mat.5,1-12

 

 

Conseil du prophète : « Cherchez le Seigneur,

vous tous, les humbles du pays… Je laisserai

chez toi un peuple pauvre et petit qui prendra

pour abri le nom du Seigneur… Plus d’injustice,

plus de mensonge… »

St Paul constate : « Ce qui est d’origine modeste,

méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce

que Dieu a choisi pour réduire à rien ce qui est ;

ainsi, aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir

devant Dieu. »

Ainsi Jésus pouvait-il proclamer à ses disciples

sur la montagne : « Heureux… Heureux… Heureux… »

car il est devenu pour nous sagesse venant de Dieu,

justice, sanctification, rédemption.

 

Notre vie prend alors une toute autre couleur !

 


 

Samedi 28 janvier 2017

Par la foi

Hébreux 11,1-19/Marc 4,35-41

 

 

Jésus, ayant calmé la tempête, disait

à ses disciples :

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ,

N’avez-vous pas encore la foi ? »

Cette question nous interpelle !

 

La lettre aux Hébreux, pour nous

encourager, nous donne une liste

impressionnante de croyants en actes

qui commence par Abraham et Sara :

« Grâce à la foi… »

Confiance faite à Dieu, à Jésus, au-delà de

toute apparence, confiance qui se révèle

féconde.

 


Vendredi 27 janvier 2017

Croissance

Hébreux 10, 32-39/Marc 4, 26-34

 

 

« Jésus disait aux foules : Il en est du règne

de Dieu comme un homme qui jette en terre

la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il

se lève, le semence germe et grandit… »

 

Comment cela se passe-t-il dans nos vies ?

L’auteur de la lettre aux hébreux nous éclaire :

« Souvenez-vous de ces premiers jours où

vous veniez de recevoir la lumière du Christ :

Vous avez soutenu alors un dur combat de

souffrances… Ne perdez pas votre assurance.

L’endurance vous est nécessaire pour accomplir

la volonté de Dieu et obtenir ainsi la réalisation

des promesses… Nous ne sommes pas de ceux

qui abandonnent et vont à leur perte, mais de

ceux qui ont la foi et sauvegardent leur âme. »

 

C’est ainsi que la semence divine

grandira en nous.

 


Jeudi 26 janvier 2017

Foi et mission

2° lettre à Timothée 1,1-8/ Luc 10, 1-9

 

 

A la suite des disciples envoyés en mission

par Jésus,  voici Paul qui s’adresse ainsi à

Timothée : « J’ai souvenir de la foi sincère

qui est en toi… Ravive le don gratuit de Dieu,

car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous

a donné, mais un esprit de force, d’amour et de

pondération. N’aie donc pas honte de rendre

témoignage à notre Seigneur… Avec la force de

Dieu, prends ta part des souffrances liées à

l’annonce de l’évangile. »

 

Ces paroles s’adressent à chacun d’entre nous

aussi. Elles sont et seront toujours d’actualité.

 


Mercredi 25 janvier 2017

Conversion de saint Paul

Actes 22,3-16/Marc 16,15-18

 

 

Voici Saul de Tarse, animé d’une rage

meurtrière contre les disciples du Seigneur.

En route vers Damas, une lumière l’enveloppa

de sa clarté. Précipité à terre, il entendit :

« Saul, Saul, pourquoi me persécuter ?

Qui es-tu, Seigneur ?

Je suis Jésus, celui que tu persécutes.

Que dois-je faire, Seigneur ?

relève-toi, va jusqu’à Damas, et là on te dira

tout ce qu’il t’est prescrit de faire…

Tu seras devant tous les hommes le témoin

de ce que tu as vu et entendu. »

 

Dialogue fondateur, puisque quelque temps

après, « Il proclamait Jésus dans les synagogues,

affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu ».

Mise en œuvre des paroles du Ressuscité :

« Allez dans le monde entier, proclamez l’évangile

à toute la création »

Tout est possible à Dieu… avec notre consentement !

 


Mardi 24 janvier 2017

Me voici

Hébreux 10,1-10/Marc 31-35

 

Jésus, prenant ses distance avec sa famille

qui veut remettre la main sur lui dit clairement :

« Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ?

Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est

pour moi un frère, une sœur, une mère ! »

 

Élargissement à l’extrême des relations, pour

en révéler tout le poids de mystère :

« Je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté ! »

« Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes

sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite

de son corps, une fois pour toutes. »

 

En Dieu, il est pour nous… nous sommes pour lui.

 


Lundi 23 janvier 2017

Combat spirituel

Hébreux 9, 15-28/Marc 3, 22-30

 

 

Possession, expulsion, division, pillage,

blasphème… Nous voilà en plein combat…

et les protagonistes en sont Jésus, Satan,

l’Esprit Saint ! C’est dire que la présence

et l’action de Jésus suscitent bien des remous,

des accusations, réclament du discernement des esprits

et des choix de vie qui ne conviennent pas à tous.

Mais nous voilà avertis !

Pourquoi tant de difficultés à résoudre ?

 

Ce drame humano-divin a une heureuse issue :

C’est que « le Christ est le médiateur d’une

alliance nouvelle, d’un testament nouveau » :

Passion… mort… péché… salut…

« Il est entré dans le ciel même, afin de se tenir

maintenant pour nous devant la face de Dieu.

Et grâce à lui, ceux qui sont appelés peuvent

recevoir l’héritage éternel jadis promis. »

 


Dimanche 22 janvier 2017

L'ombre et la lumière

Matthieu 4, 12-23

 

Dans cet évangile, l'opposition entre ombre/ténèbres et lumière nous renvoie au prologue de saint Jean : "Et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée".

La lumière a continué sa course malgré les ténèbres. Ces ténèbres sont inoffensives en face de cette lumière.

Aujourd'hui, c'est le peuple qui est dans les ténèbres. De la même manière, la lumière a été plus forte que les ténèbres, plus forte que la mort. Et le peuple a vu la lumière.

Aujourd'hui encore, tout peut paraître sombre mais la lumière est toujours là. A nous de savoir la découvrir car elle n'est pas éblouissante. Ce n'est plus le temps de l'explosion lumineuse, c'est celui de l'enfouissement, de la lumière réfléchie, indirecte, si j'ose dire. Car nos ténèbres sont parfois si sombres que nous risquerions d'être éblouis. Alors, le Seigneur adapte sa lumière à notre condition humaine du 21e siècle.

Mais la lumière est là, bien réelle, bien vivante.

 


Samedi 21 janvier 2017

Perdre la tête

Marc 3, 20-21

 

Perdre la tête, expression courante que nous utilisons fréquemment.

Mais oser dire que Jésus a perdu la tête, c'est plus étonnant. Et pourtant cela vient de sa famille !

Sans doute ne comprenait-elle pas ses engagements religieux et politiques ; elle veut le protéger de lui-même, de ce qu'elle pense être ses excès. Quelle famille ne ferait pas de même ?

Et pourtant cet engagement jusqu'auboutisme de Jésus est le seul possible.

Peut-on être toujours aussi fidèle et persévérant par rapport aux objectifs qu'on s'est fixés ?

La tiédeur nous habite souvent, et la force de Jésus vient nous réveiller, nous stimuler pour oser annoncer à temps et à contre temps, pour oser prier de façon nouvelle, pour oser réclamer et oeuvrer pour que l'Eglise, l'Eglise de Jésus, se transforme.

Le désir de vivre nous pousse en avant, mais c'est la vie divine qui nous attire avec la force d'un aimant. Cette vie, c'est celle que Jésus transmettait déjà auprès de la foule au point de faire croire qu'il avait perdu la tête.

 


 

Vendredi 20 janvier 2017

Des hommes nouveaux

Marc 3, 13-19

 

Jésus appelle ses disciples, les douze, dans le cadre d'une liturgie hors du commun, très solennelle : sur une montagne et c'est lui, Jésus, qui choisit. On ne se présente pas.

Je voudrais souligner que certains d'entre eux changent de nom : Simon devient Pierre, les fils de Zébédée deviennent fils du Tonnerre, etc.

Pourquoi changer de nom ? Quelle symbolique derrière de changement ? Jésus ne l'explique pas, mais cela en fait des hommes nouveaux pour être avec lui, capables de prêcher, de chasser les esprits mauvais. J'aime cette expression "pour être avec lui" ; et elle vient en premier avant la prédication ou la guérison des malades.

C'est parce que les douze sont "avec lui" qu'ils deviennent aptes à prêcher et de guérir, pas l'inverse.

De même pour nous, c'est lorsque nous demeurons en Jésus que notre vie devient témoignage, et ce que nous pouvons faire ne prend de sens que parce que nous demeurons en lui et que Jésus demeure en nous.

 


Jeudi 19 janvier 2017

Conversion des esprits

Marc 3, 7-12

 

Passage étonnant de l'évangile. Non pas parce que Jésus guérit beaucoup de monde. C'est, si j'ose dire, sa mission.

Mais ce qui m'étonne ce sont ces esprits mauvais qui se prosternent devant lui et lui crient : "Tu es le fils de Dieu!"

S'ils sont mauvais, comment peuvent-ils se prosterner devant Jésus et, non pas le reconnaître, mais le proclamer Fils de Dieu.Sont-ils, eux aussi, convertis, guéris par Jésus ?

Pourquoi pas ?

 

Alors, laissons-nous nous aussi convertir et réconcilier, particulièrement en cette semaine de prière pour l'unité des chrétiens.

 


Mercredi 18 janvier 2017

Salut et incompréhension !

Marc 3, 1-6

 

Jésus ose guérir un jour de sabbat. Il ose faire le bien et enfreindre la loi.

Cela me renvoie aux personnels hospitaliers, aux pompiers, etc. qui travaillent le dimanche pour venir au secours des gens. Personne ne songerait à le leur reprocher. C'est vrai que nous sommes dans une société laïcisée, contrairement aux hébreux qui vivaient en théocratie.

Cela veut cependant bien dire que Jésus intervient toujours à temps et à contre temps lorsqu'il s'agit du bien-être des gens. Le bien-être ici est une question de santé, d'équilibre physique. Mais Jésus va et ira beaucoup plus loin. Il met ici et il mettra sa vie en danger pour le salut de tous.

Nous ne pouvons pas imiter Jésus car il est l'unique médiateur, l'unique sauveur. Mais nous pouvons, comme Jean-Baptiste, lui préparer la route et non pas lui mettre des obstacles comme les pharisiens et les partisans d'Hérode.

Lui préparer la route ? Préparer les coeurs à cette rencontre avec lui sans nous mettre à sa place.

 


Mardi 17 janvier 2017

La loi, oui ou non ?

Marc 2, 23-28

 

La question du respect de la loi est une question de toute éternité.

La loi pour la loi, est-ce viable ?

Ne pas respecter la loi, est-ce acceptable ?

Et voilà que Jésus nous éclaire sur quand il faut ou il ne faut pas respecter la loi.

C'est tout simple : La vie de l'homme l'emporte sur la loi.

La loi est faite pour sauvegarder l'homme, non le faire mourir.

Alors, dans certaines circonstances, pour permettre à l'autre de vivre, il nous faut prendre le risque de ne pas la respecter ; on peut même dire de se salir les mains. Mais Jésus est allé plus loin, en allant jusqu'à mourir pour sauver. Alors !

 


 

Lundi 16 janvier 2017

Ancien ou nouveau ?

Marc 2, 18-22

 

Pas de tissu neuf sur du vieux tissu.

Pas de vin nouveau dans de vieilles outres.

Jésus semble parfaitement au fait des détails de la vie quotidienne, mais ce n'est pas à une leçon d'école ménagère qu'il nous invite.

Jésus désire garder et les outres et le vin. Il faut donc prendre les précautions d'usage car les deux sont importants : le vieux vin et le nouveau vin ; les vieilles outres et les nouvelles outres. Simplement ne nous trompons pas. Aux noces de Cana par exemple, le maître de maison dira au marié : tu as gardé le bon vin, c'est-à-dire le vieux vin, pour la fin. D'habitude c'est l'inverse. Ainsi chacun a sa place, son rôle à vivre. Idem pour les tissus, les outres, etc.

De même pour les réformes liturgiques de Vatican II : il fallait les faire mais elles n'étaient recevables qu'au bout d'un certain temps, qu'au bout d'un certain vieillissement.

De même pour toute évolution dans la vie courante ou la vie de foi : l'évolution est là mais il faut du temps pour l'apprivoiser.

Ayons, comme le Seigneur, la patience du jardinier.

 


 

Dimanche 15 janvier 2017

Agneau et Fils de Dieu

Jean 1, 29-34

 

Dans cet évangile, c'est Jean le Baptiste qui rend témoignage à Jésus de ce qu'il est Fils de Dieu. Ce n'est pas Jésus lui-même qui dit qui il est. Il ne se rend pas témoignage à lui-même.

Nous sommes dans une scène après le baptême de Jésus, baptême dans l'Esprit. Jean le Baptiste a été témoin de la descente de l'Esprit en Jésus. Témoin oculaire (si l'on peut dire), il peut témoigner que Jésus est Fils de Dieu. Cela rend crédible la filiation divine de Jésus.

Agneau de Dieu et Fils de Dieu, deux expressions synonymes. Il ne faut pas voir dans l'image de l'agneau un être passif, mais quelqu'un d'habité par l'Esprit. Cet Agneau, ce Fils, est lumière des nations, c'est-à-dire qu'il trace et qu'il éclaire la route à suivre. Un leader qui n'hésite pas à payer de sa vie pour que le peuple d'Israël et toutes les nations vivent.

 


 

Samedi 14 janvier 2017

Coup de foudre

Marc 2, 13-17

 

De nos jours, si quelqu'un acceptait de suivre sur le champ, sans réflexion, sans discernement, un autre qui l'appelle, on le traiterait de fou.

En ce qui concerne l'appel de Jésus à Lévi, il n'en est pas de même. Un véritable coup de foudre, non pas sentimental, mais d'admiration, de reconnaissance, d'amour vrai, a poussé Lévi à suivre Jésus sans réfléchir. Sans réfléchir certes, mais c'est son coeur qui a parlé.

Les appels que nous recevons de Jésus aujourd'hui, certes ils ne sont pas de la même teneur, mais notre réponse relève du même enthousiasme. Il nous faut un grain de folie et d'utopie pour répondre présent à l'appel de Jésus. Et, au fil des années, nous devenons de plus en plus reconnaissant au Christ de nous avoir appelés et de nous avoir donné l'audace de répondre positivement.

Donc, n'ayons pas peur des coups de foudre. Ils sont nécessaires et peuvent durer.

 


Vendredi 13 janvier 2017

Les quatre amis

Marc 2, 1-12

 

Quelle belle preuve d'amitié et de compassion de la part de ces quatre hommes qui non seulement transportent leur ami paralysé jusqu'à Jésus mais qui donnent encore un peu plus de leurs personnes en ouvrant le toit.

Quelle surprise cela fut sans doute pour Jésus devoir descendre d'en haut une civière avec un homme dessus !

Surprise certes, mais en même temps Jésus va droit à l'essentiel en pardonnant les péchés. Cela provoque un tollé chez les scribes et ceux qui détiennent le savoir. Le récit ne nous dit pas si les amis furent déçus car ils attendaient sans doute une guérison complète.

Elle va venir dans un deuxième temps, attitude pédagogique de Jésus pour faire comprendre qui il est mais aussi ce qui est essentiel dans la vie.

Tout le monde repart à pieds, dans la joie et la louange, même pour les scribes.

Pour les quatre amis, c'est une "sacrée" récompense !

 


Jeudi 12 janvier 2017

Foi et compassion

Marc 1, 40-45

 

Un lépreux se précipite aux pieds de Jésus et le supplie de le guérir.

Il dût être convaincant car, nous dit l'évangile, Jésus fut pris de pitié et il le guérit instantanément.

J'aime cette remarque : Jésus fut pris de pitié.  Littéralement, Jésus est ému jusqu'aux entrailles.

Nous savons tous combien une forte émotion peut nous remuer de l'intérieur. Ainsi Jésus est loin d'être insensible à la souffrance et à l'appel de cet homme. La foi de cet homme est indéniable, mais la compassion, la pitié, l'amour de Jésus ne sont pas d'abord motivés par sa foi. Jésus réagit à la souffrance de cet homme, comme il réagit toujours à notre propre souffrance.

 


Mercredi 11 janvier 2017

Partir aux périphéries

Marc 1, 29-39

 

Jésus veut partir ailleurs. Il ne fuit pas les foules qui pourtant le harassent, le pressent, ni les démons qui l'insultent. Non il part ailleurs, aux périphéries de la Galilée, carrefour des nations.

Il lui faut porter la Bonne nouvelle toujours plus loin, à toujours plus de monde.

Mais auparavant, comme toujours en ce qui concerne Jésus, il reçoit sa mission de son père au cours d'une prière silencieuse et solitaire. Importante du tête à tête avec son père.

Et nous, aujourd'hui, savons-nous consacrer quelque temps privilégié de prière et de tête à tête avec notre Dieu? Si nos paroles et nos actes n'ont pas pris racines dans ces têtes à têtes, ils ne sont que cymbales d'airain comme dirait Paul.

Les périphéries, oui certainement, mais pas sans la prière.

 


Mardi 10 janvier 2017

De l'autorité divine

Marc 1, 2128

 

Nous voici dans la synagogue de Capharnaüm où Jésus enseigne.

Il enseigne avec autorité nous dit le texte.

Plus loin, le texte dira qu'il expulse les démons avec autorité.

Ainsi ce qui frappe les juifs et ceux qui écoutent Jésus, c'est son autorité.

Cette autorité n'a rien d'un autoritarisme ou d'une dictature. A chaque fois Jésus l'exerce c'est pour le bien de l'autre, pour le faire vivre, jamais pour le contrainte ou le faire mourir.

L'autorité divine apporte la vie et non la souffrance ou la douleur. Alors, n'en ayons pas peur.

 


Lundi 9 janvier 2017

Baptême du Seigneur

Matthieu 3, 13-17

 

Le mot baptême, aujourd'hui, évoque l'enfant baptisé dans une église avec un peu d'eau versée, abondamment ou pas d'ailleurs, sur son front.

Du temps de Jésus, c'est une immersion complète dont il s'agit. Et c'est le baptisé lui-même qui descend dans le Jourdain.

La quantité d'eau n'est pas la même mais la symbolique reste la même : la purification.

Avec le baptême de Jésus, il y a quelque chose de plus : une voix qui identifie celui qui vient d'être baptisé, qui le reconnaît comme son propre fils. Et il y a comme une colombe symbolisant l'Esprit Saint, l'Esprit de Dieu. Il ne s'agit donc plus de purification, mais bien de reconnaissance de paternité et de filiation.

A notre baptême, nous sommes appelés enfants de Dieu, et nous le sommes, dit saint Paul. Avons-nous conscience de ce rite d'adoption ? De cette appartenance à la famille de Dieu ?

 


 

Dimanche 8 janvier 2017

Suivre son étoile

Mt 2, 1-12

 

Des jeunes peuvent se révéler très motivés

pour réaliser leur rêve, concrétiser leur projet :

de danseur étoile à auto-entrepreneur !

Ils pourront traverser bien des résistances et des épreuves

pour suivre leur étoile.

 

Nous rencontrons dans l’Évangile de l’Épiphanie,

trois mages, des chercheurs qui scrutent le ciel,

découvrent l’étoile d’un autre

et la suivent jusqu’à ce qu’ils trouvent le roi des juifs :

un bébé entre les bras de sa mère!

Après, ils s’en retournent par un autre chemin.

Leur rencontre avec Jésus les aurait-elle changés

au point qu’ils soient incapables de se retourner sur eux-mêmes

et demeurer les mêmes ?

 

Et nous, l’Épiphanie du Seigneur en nos vies,

nous transformera-t-elle en ce jour ?

 


Samedi 7 janvier 2017

Repas et liturgie

Jn 2, 1-11

 

De Cana à Emmaüs, l’Évangile est ponctué de multiples repas,

signes de communion entre Dieu et les humains.

 

Vivre tout repas comme une liturgie,

passer de la table eucharistique

à la table de notre salle à manger.

En notre monastère, nous y sommes bien aidées

par la scène des noces de Cana peinte par Giotto

et ornant l’unique mur de notre réfectoire.

 

Transformer l’eau des ablutions rituelles des juifs

en bon vin de fête, voilà ce que fit Jésus.

 

À l’eucharistie, le prêtre ajoute une goutte d’eau

dans le calice de vin et dit:

« Comme cette eau se mêle au vin,

puissions-nous être unis à la divinité

de celui qui a pris notre humanité » 

 

La bonne nouvelle du jour :

Le Christ s’invite à tous nos repas !

 


Vendredi 6 janvier 2017

En toi ma joie

Mc 1, 7-11

 

« Tu es mon Fils bien-aimé ;

en toi je trouve ma joie. »

 

« Tu es et je me réjouis que tu existes »,

voilà une belle déclaration

d’amour, d’amitié, d’agapè chrétienne.

Une volonté de vie pour l’autre,

une joie de vivre qui se trouve en l’autre.

 

Entre Père et Fils, l’amour circule,

l’Esprit d’amour se communique avec la légèreté

et la précision d’un vol de colombe.

L’Esprit demeure entre le Fils et le Père.

Alors, entrons dans cette communion trinitaire

pour apprendre à aimer aujourd’hui et pour toujours.

 

 


 

Jeudi 5 janvier 2017

Le bouche à oreilles

Jn 1, 43-51

 

C’est par le bouche à oreilles,

que se transmettent de bonnes informations :

allez voir ce spectacle, lisez ce livre, écoutez cette musique.

Chaque témoin en suscite de nouveaux.

 

Sur les routes de Galilée, d’André à Simon, de Philippe à Nathanaël,

voici la bonne nouvelle qui se transmet de bouche à oreilles :

« Le Messie, on l’a trouvé ! »

 

Et nous, le cherchons-nous encore

ou bien sommes-nous devenus de tièdes disciples du Christ ?

 

Reconnu au plus intime de lui-même par le Christ

chaque chrétien  se voit promettre pour lui l’ouverture du ciel :

« Amen, amen, je vous le dis :

vous verrez le ciel ouvert, et les anges

monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

 


Mercredi 4 janvier 2017

Recevoir un nom nouveau

Jn 1, 35-42

 

Une personne qui nous est proche peut avoir l’intuition

de nos aspirations les plus profondes

et nous aider à passer à la réalisation.

Ensuite, elle se réjouit de nous voir nous épanouir

dans notre profession, notre vocation, notre engagement.

 

Les deux frères de l’Évangile deviennent disciples

ensemble, avec  24h de décalage pour Simon.

À sa toute première rencontre avec le Christ,

Simon reçoit de Jésus un nom nouveau,

une mission propre pour le propre frère d’André.

 

Qui suis-je aujourd’hui pour le Christ ?

Quelle est ma mission sur terre ?

Quel est mon nom nouveau, celui qui me vient non de ma famille

mais de ce pour quoi, pour qui Dieu m’a créé ?

 


Mardi 3 janvier 2017

Colombe

Jn 1, 29-34

 

Les oiseaux seraient symboles de nos idées,

notre esprit crée des pensées en vols d’oiseaux.

 

Dans l’Évangile de ce jour, le vol se fait dans l’autre sens !

L’Esprit descend du ciel du Père, comme une colombe,

et demeure sur le Fils bien aimé.

 

Reconnaîtrons-nous à l’intime de notre âme,

l’Esprit de Jésus qui prie en des gémissements ineffables :

« abba, Père »

 

Puisque nous sommes enfants de Dieu,

ouvrons en nous un espace d’écoute,

d’attention à la rencontre de l’Esprit à l’œuvre

en nous et dans le monde.

 


Lundi 2 janvier 2017

Au milieu de nous

Jn 1, 19-28

 

Aujourd’hui, Jean le Baptiste nous invite à ouvrir les yeux :

Jésus, né à Nazareth, le Fils de Dieu mort et ressuscité,

est parmi nous jusqu’à la fin des temps.


Comme disait saint François d’Assise,

les apôtres ont vu Jésus avec leurs yeux de chair

et ils ont vu le Fils de Dieu avec les yeux de l’Esprit.

 

À nous de discerner avec ces yeux de l’Esprit

les passages du Christ parmi nous.

« Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu »

 

Bonne journée pour aimer.

 


Dimanche 1er janvier 2017

Hâte chrétienne

Lc 2, 16-21

 

La hâte des bergers invite en ce premier jour de l’an

à renouveler notre foi.

Comme eux allons voir après avoir entendu

l’annonce de la naissance et du nom de Jésus.

 

Ouvrons la bible, ouvrons nos vies et notre monde,

dedans, il y a Jésus sauveur.

De la foi transmise à la foi à transmettre,

il y a le saut de l’expérience et de l’adhésion

qui nous vient d’une rencontre personnelle et personnalisée avec le Christ.

 

Quant à savoir que dire et comment dire pour annoncer l’Évangile,

Un silence qui laisse l’espace à l’interprétation réfléchie est nécessaire :

« Marie cependant retenait tous ces événements

et les méditait dans son cœur. »

 

Bonne année 2017

dans la louange de Dieu qui ne cessera pas

de nous faire voir et entendre le don de son amour.

 


Samedi 31 décembre 2016

La lumière dans les ténèbres

Jn 1, 1-18

 

Nos villes illuminées pour les fêtes sont telles

que l’obscurité n’y est plus.

Il faut vivre à la campagne, sur la colline de Ronchamp,

pour contempler encore la lune et les étoiles.

Alors, la tête dans les étoiles, on peut être fasciné

par l’immensité de l’espace et l’infini du temps.

À de si grandes dimensions,

pour les poussières d’étoile que nous sommes,

l’évangile de Jean résonne au rythme de l’infini :

« Le Verbe était la vraie lumière,

qui éclaire tout homme en venant dans le monde.

Il était dans le monde et le monde était venu par lui à l’existence. »

 

Avec la grâce et la vérité reçues du Christ,

nous pouvons collaborer avec lui

à ce monde nouveau où les ténèbres n’arrêtent pas la lumière,

où le mal est vaincu par la divine humanisation :

« Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu »

disait saint Irénée.

 


Vendredi 30 décembre 2016

Écouter l’ange

Mt 2, 13-15.19-23

 

Nos environnements sonores résonnent de cantiques de Noël

où « des anges dans nos campagnes entonnent l’hymne des cieux ».

L’Évangile de ce jour nous présente Joseph, l’homme juste

à qui l’ange du Seigneur parle en songe.

 

L’attention à nos rêves habite toutes les civilisations.

Le désir le plus profond de Joseph est la protection

de l’enfant Jésus et sa mère, de la sainte famille.

Pour ce faire, les déplacements sont au programme.

 

En cette fête de la sainte famille,

prions pour  tous les parents et tous les enfants

et confions-les à la protection du Seigneur

qui voit le bien pour tous,

au-delà de tous nos modèles familiaux.

 


Jeudi 29 décembre 2016

Recevoir l’enfant dans ses bras

Lc 2, 22-35

 

Quand l’espérance en la vie de Dieu se transmet

 de générations en générations,

c’est un enfant qui passe de bras en bras.

 

Imaginons la tendresse et l’émerveillement

mêlés de vénération,

habitant le cœur du vieillard Siméon

tenant Jésus, reconnu  comme le Messie, entre ses bras !

 

Prions aujourd’hui pour tous les passages de témoin

qui ont lieu en notre monde :

que les héritages ne soient jamais dépourvus de testaments,

avec des valeurs humaines qui conduisent à la fraternité.

Confions au Seigneur

la jeunesse de Corée du sud en recherche du chemin de la liberté,

les jeunes dont l’environnement n’est que guerre, violence,

dégradation et pollution de l’environnement.

 


Mercredi 28 décembre 2016

Lève-toi et fuis

Mt 2, 13-18

 

Sur notre planète qui ne tourne plus rond,

ils sont des millions à prendre au sérieux

leur profonde intuition :

partir, fuir pour sauver sa vie, sa famille.

Il y a deux mille ans, Joseph, le juste fit de même.

 

Rendons grâces pour la force de vie qui anime ces réfugiés

et ouvrons-leur la porte de nos cœurs

si pas celle de nos maisons.

 

Voyons dans leur énergie un peu de l’esprit de Jésus.

Durant sa vie publique, il est passé en faisant le bien.

À combien de personnes n’a-t-il pas dit :

« Lève-toi et marche ! » ?

Et il en fut ainsi :

« Seigneur quand nous est-il arrivé

de te voir étranger et de te recueillir ?...

Chaque fois que vous l’avez fait

à l’un de ces plus petits qui sont mes frères,

c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 37.40)

 


Mardi 27 décembre 2016

Voir et croire

Jn 20, 2-8

 

Nous fêtons aujourd’hui saint Jean,

le disciple que Jésus aimait :

il a vu, il a entendu et il a touché le Verbe de vie.

Voir et croire sont pour lui une même chose.

Il lui a suffit d’entendre la nouvelle surprenante

annoncée par Marie-Madeleine et d’y aller, de voir et de croire !

 

Aujourd’hui, pourrons-nous voir avec les yeux de la foi

et discerner par delà les apparences,

les signes de la présence du Ressuscité

qui est parmi nous tous les jours

jusqu’à la fin des temps ?

 


Lundi 26 décembre 2016

Cela vous sera donné

Mt 10, 17-22

 

Être assez présent à l’ici et maintenant, dans une attention

à l’esprit de Jésus qui nous inspire.

Voilà l’attitude proposée à chacun de nous

pour résister à l’adversité grâce à notre relation au Christ.

 

Nous venons de fêter Noël avec d’heureux souvenirs d’enfance.

Mais il y a les tensions du présent :

Des enfants meurent de faim au Nigeria,

d’autres sont piégés par Boko Haram ou Daech,

d’autres encore maltraités et abusés dans leur propre famille.

 

Et si l’annonce de Noël

retentissait paradoxalement dans ces lieux-là ?

Alors, une confiance agissante nous inspirera la prière,

le geste qui fera croître l’amour sur notre terre.

 


 

Dimanche 25 décembre 2016

Noël

Isaïe 52,7-10/Hébreux 1,1-6/Jean 1, 1-18

 

 

Au-delà du récit de la nuit en saint Luc :

la naissance du Christ, à Bethléem, dans une étable,

Voici révélée en saint Jean, la nature divine qui l’habite

et que nous n’aurons jamais fini de contempler :

 

« Au commencement était le Verbe : Il était auprès de

Dieu, Il était Dieu. En lui était la Vie… Le Verbe était la

vraie Lumière qui éclaire tout homme. Et le Verbe s’est

fait chair, il a habité parmi nous… et à tous ceux qui l’ont

reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux

qui croient en son nom… »  JÉSUS, DIEU SAUVE…

 

Telle est notre foi, toujours en devenir, source de vie

de lumière et d’amour, qui peut transformer nos existences.

 


 

Samedi 24 décembre 2016

Le don de Dieu

2° Samuel 7,1-16/Luc 1, 67-79

 

 

Le prophète Nathan a entendu le désir

du roi David de construire au Seigneur

une demeure digne de lui… Et voici la

réponse de Dieu : « Le Seigneur t’annonce

qu’il te fera lui-même une maison… Ta maison

et te royauté subsisteront toujours devant moi,

ton trône sera stable pour toujours. »

 

Comment cette prophétie se réalisera-t-elle ?

« Zacharie, père de Jean Baptiste, fut rempli d’Esprit

Saint et prononça ces paroles :  

Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite

et rachète son peuple. Il a fait surgir la force qui

nous sauve, dans la maison de David, son serviteur…

quand nous visite l’astre d’en-haut, pour illuminer

ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort,

pour conduire nos pas aux chemins de la paix. »

 

Cet astre nouveau, c’est JÉSUS, don de la tendresse

et de l’amour de notre Dieu, pour son peuple et

pour tout homme. Le Don de Dieu s’inscrit bien dans

une continuité, mais dépasse infiniment nos attentes.

 


Vendredi 23 décembre 2016

Messager du Seigneur

Malachie 3,1-24/Luc 1, 57-66

 

 

« Voici que j’envoie mon messager pour

qu’il prépare le chemin devant moi, et soudain

viendra dans son Temple le Seigneur que vous

cherchez… »

Cette phrase du prophète Malachie a retenti

tout au long de l’Avent

pour évoquer la mission de Jean Baptiste.

 

C’est sa naissance qui est relatée aujourd’hui

dans la liturgie : « Jean est son nom », affirment sa

mère et son père…(nom donné par l’ange avant

sa conception). Tout le monde en est étonné :

« Que sera donc cet enfant ? En effet, ma main du

Seigneur était avec lui. »

 

Tout enfant ne porte-t-il pas en lui un mystère ?

 


Jeudi 22 décembre 2016

Prière des mères

1° Samuel 1,24-38/Luc 1 ,46-56

 

 

« C’est pour obtenir cet enfant que je priais,

et le Seigneur me l’a donné. A mon tour, je le

donne au Seigneur… »

Échange d’amour gratuit entre Anne et Dieu.

 

Échange d’amour gratuit entre Marie et Dieu :

« Il s’est penché sur son humble servante : Le

Puissant fit pour moi des merveilles ! Saint est

son nom.

Mais sa prière d’action de grâce s’élargit à

l’infini : « Sa miséricorde s’étend d’âge en âge

sur ceux qui le craignent…Il se souvient de son

amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur

d’Abraham et de sa descendance à jamais… »

 

Nous en faisons partie, car Abraham est père de

tous les croyants, et Marie, la nouvelle Ève, mère

de tous les vivants ! Nous pouvons, avec elle,

exulter de joie en Dieu, notre Sauveur.

 


Mercredi 21 décembre 2016

Invitation à la danse

Sophonie 3,14-18/Luc 1,39-45

 

 

C’est le cri de joie du prophète : »Réjouis-toi

de tout ton cœur, bondis de joie, fille de

Jérusalem : Le Seigneur est en toi ! Il te renouvellera

par son amour, Il exultera pour toi et se réjouira

comme aux jours de fête ! »

 

C’est le même bondissement de joie qui fait tressaillir

Jean Baptiste dans le sein de sa mère, et celle-ci de

s’écrier : « heureuse celle qui a cru à l’accomplissement

des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur !

 

Laisserons-nous la Présence du Seigneur

nous remplir de joie et transformer notre vie ?

 


Mardi 20 décembre 2016

Annonces

Isaïe 7, 10-14/Luc 1  26-38

 

 

Le prophète Isaïe, dans une période trouble

de l’histoire de son peuple, annonce un signe

donné par le Seigneur : La naissance d’un fils,

appelé « Emmanuel » (Dieu avec nous)

 

Celui que Marie va concevoir, à l’annonce de

l’ange Gabriel, par l’action de l’Esprit Saint,

se nommera « Jésus » (Dieu sauve), mais aussi

« Fils du Très-Haut, Fils de Dieu »

C’est dire que le don de Dieu est ici total.

 

Cette naissance nous dépasse infiniment, mais

elle est porteuse de vie divine. Et si nous voulons

goûter sa joie, nous pouvons dire avec Marie :

« Voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne

selon ta Parole ! »

 


 

Lundi 19 décembre 2016

Naissances

Juges 13,2-25/ Luc 1,5-25

 

 

Les quelques jours qui nous séparent de Noël

vont être consacrés à l’évocation de naissances

favorisées par Dieu : La stérilité était une honte

en Israël  et Dieu  va intervenir, pour l’amour de

ses pauvres, et pour le salut de son peuple :

« La femme de Manoah enfanta un fils, Samson.

Il grandit, le Seigneur le bénit, et l’Esprit du Seigneur

commença à s’emparer de lui. »

 

« Sois sans crainte, Zacharie, ta supplication a été

exaucée : Ta femme Élisabeth mettra au monde pour toi

un fils, et tu lui donneras le nom de Jean…. Il sera

grand devant le Seigneur, et remplit d’Esprit saint

dès le ventre de sa mère. Il fera revenir de nombreux

fils d’Isrëêl au Seigneur leur Dieu… »

 

Dieu s’occupe de nous en sa miséricorde.

 


4° Dimanche de l’Avent – 18 décembre 2016

Carte d'identité

Isaïe 7, 10-16/ Rom.1,1-7/ Mat.1, 18-24

 

 

Que dit-on de Jésus à travers les Écritures ?

« Le Seigneur lui-même vous donnera un signe :

La vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle

appellera Emmanuel (Dieu avec nous) » dit Isaïe.

 

Message de l’ange à Joseph :

« L’enfant qui est engendré en Marie vient de

l’Esprit Saint… Tu lui donneras  le nom de Jésus

(le Seigneur sauve), car c’est lui qui sauvera son

peuple de ses péchés. »

 

Paul met le point d’orgue à cette déclinaison d’identité :

« Cet évangile, que Dieu avait promis…

concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la

descendance de David et, selon l’Esprit de sainteté,

a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa

résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ,

notre Seigneur. »

Nous voilà ainsi affermis dans notre foi !

 


Samedi 17 décembre 2016

Généalogie

Gen.49, 1-10 / Mat. 1,1-17.

 

 

A huit jours de Noël, et alors que nous entonnons

les grandes antiennes O… Matthieu nous brosse la

généalogie du Jésus, Christ, fils de David…

 

S’il vient bien du ciel,  « en Marie, de laquelle il fut

engendré », il s’inscrit néanmoins dans une grande

lignée humaine, dont l’origine retenue est Abraham :

« 14 générations d’Abraham jusqu’à David, 14 générations

depuis David jusqu’à l’exil à Babylone, 14 générations

depuis l’exil jusqu’au Christ. »

 

Cette histoire n’est pas faite que de héros, loin de là !

et pourtant, c’est bien dans cette pâte humaine que

le Fils de Dieu a voulu s’incarner, épousant ainsi la

nature humaine dans sa grandeur et sa bassesse :

« Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver

ce qui était perdu… "

 


Vendredi 16 décembre 2016

Dieu ouvert à tous

Isaïe 56,1-8 / Jean 5,33-36

 

 

L’Ancien Testament nous révèle déjà un

Dieu ouvert à tous : « Mon salut approche,

il vient, et ma justice va se révéler… L’ étranger

qui s’est attaché au Seigneur, qu’il n’aille pas dire :

« Le Seigneur va sûrement m’exclure de son peuple ! »

Ma maison s’appellera « Maison de prière pour

tous les peuples. »

 

Jésus, qui fait du bien à tous, sans exclusive, peut

dire en vérité : « J’ai pour moi un témoignage plus

grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le

Père m’a donné d’accomplir. »

 

Dieu est Père de tous les hommes

 


Jeudi 15 décembre 2016

De proche en proche

Isaïe 54,1-10/Luc 7,24-30

 

 

Magnifiques paroles dans la bouche d’Isaïe :

« Ton époux, c’est Celui qui t’a faite, son nom est

Le Seigneur, Dieu de l‘univers… Un instant je t’avais

caché ma Face, mais dans mon éternelle fidélité, je

te montre ma tendresse. Même si les collines s’ébranlaient,

mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, dit le

Seigneur. »

Et voici qu’un autre prophète, Jean le Baptiste, accomplit

cette parole de Dieu : « Voici que j’envoie mon messager

en avant de toi, pour préparer le chemin devant toi… »

Quel est ce « toi » ? 

Le Messie annoncé, qui témoigne à son tour :

« Personne n’est plus grand que Jean. Et cependant,

le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui. »

 

La révélation de l’amour de Dieu se manifeste de proche

en proche, à travers ses envoyés… Jusqu’à nous !

 


Mercredi 14 décembre 2016

Appel à la conversion

Isaïe 45,6-25/Luc 7, 18-23

 

 

« Je suis le Seigneur, il n’en est pas d’autre !

Tournez-vous vers moi, vous serez sauvés, tous

les lointains de la terre ! »

 

La question se pose à Jésus : « Es-tu celui qui

doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? »

Jésus ne répond que par les actes qui sauvent, signes

parlants d’un envoyé de Dieu :

« Les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent,

les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts

ressuscitent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle ! "

 

Mais voulons-nous vraiment être sauvés ?

Dans notre vie d’aujourd’hui ?

 


Mardi 13 décembre 2016

Monde à l'envers

Sophonie 3,1-13/Mat. 21,28-32

 

 

« Jérusalem n’a pas écouté l’appel, n’a pas fait

confiance au Seigneur…

Alors je rendrai pures les lèvres des peuples, pour

que tous invoquent le nom du Seigneur. Je laisserai

chez toi un peuple pauvre et petit ; il prendra pour

abri le nom du Seigneur.

Ce reste d’Israël ne commettra plus d’injustice, ils ne

diront plus de mensonge. »

 

Où nous situons-nous ?

« Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la

justice, et vous n’avez pas cru à sa parole. Mais les

publicains et les prostituées y ont cru… » nous dit Jésus.

La Parole de Dieu est toujours efficace pour qui veut

l’accueillir et changer de vie.

 


Lundi 12 décembre 2016

Promesse et rejet

Livre des Nombres 24,2-17/Mat. 21,23-27

 

 

L’Esprit de Dieu vint sur le prophète païen

Balaam, qui vit ce que le Puissant lui fit voir :

« Un héros sortira de la descendance de Jacob :

ce héros, je le vois, mais pas pour maintenant .

Un astre se lève… »

Bien des siècles après cet oracle, Jésus est venu…

Les mages, de loin, l’ont reconnu, grâce à

une étoile. Ce Jésus a fait des signes étonnants,

a remué les foules par sa parole…Jean Baptiste

l’a annoncé, désigné comme le Messie attendu.

Mais les Anciens du peuple n’ont témoigné que

méfiance, pour finalement le rejeter.

 

Le païen inspiré serait-il plus clairvoyant que

le croyant aveuglé ?

N’en est-il pas souvent ainsi de nos jours ?

Serons-nous de ces hommes au regard pénétrant,

dont les yeux s’ouvrent… ?

 


Dimanche 11 novembre 2016

Qui est le plus grand ?

Matthieu 11, 2-11

 

Jésus interpelle les foules qui suivent Jean-Baptiste. Qui cherchez-vous ?

Un prophète ?

Oui, mais ce n'est pas assez de chercher un prophète car, quelle que soit la sainteté d'un prophète, et Jean-Baptiste est le plus grand et le plus saint, il est le plus petit dans le Royaume des Cieux.

Qui devance Jean-Baptiste dans le royaume des cieux ?  Tous les petits de la terre, et le plus petit des plus petits, c'est Jésus, celui qui est rejeté par tous.

Ainsi, on devrait plutôt se demander : qui est le plus petit ? La réponse nous est servie toute faite : celui qui fait voir les aveugles, entendre les sourds, parler les muets, marcher les paralysés et qui ressuscitent les morts.

Voilà la Bonne Nouvelle que les juifs n'aiment pas entendre car elle remet en cause leur vision du Messie.

A Noël, le Messie est le plus petit d'entre les petits. Donc, que ce soit au début de sa vie ou à la fin, c'est le petit qui est le plus grand aux yeux de Dieu.

 


Samedi 10 décembre 2016

Le nouvel Elie

Matthieu 17, 10-13

 

Evangile difficile et plutôt déprimant !

On attend Elie, ou un nouvel Elie pour délivrer le peuple, et on annonce aussi que celui qui est attendu sera maltraité.

Alors, pourquoi venir ?

Jean-Baptiste, le nouvel Elie, ne vient pas pour être témoin de lui-même. Il vient ouvrir la route au Messie, d'où l'importance de sa venue.

Ce n'est pas d'abord Jean-Baptiste qui sera persécuté, mais bien le Fils de l'homme, celui que tous les peuples attendent. Pourquoi le persécuter ? Parce qu'il ne correspond pas à l'image que le peuple d'Israël se fait du Messie à venir.

Il est humble et caché, non-violent, rien à voir avec un nouvel Elie flamboyant, glorieux, maniant le feu de Dieu pour éliminer les prêtres païens.

Les faits de gloire de ce Messie seront bien supérieurs à ceux d'Elie, mais d'une autre nature.

Une nature de miséricorde et de paix et non une nature vengeresse.

 


Vendredi 9 décembre 2016

"C'est pas du jeu!"

Matthieu 11, 16-19

 

Et non, ce n'est pas du jeu! vous ne suivez pas les règles! Quand on joue de la flûte, il faut danser ; quand on chante des chants de deuil, il faut se battre la poitrine. Et vous, vous ne faites rien de tout cela.

Pire : Jean-Baptiste, qui est un vrai ascète, vous dites qu'il est possédé ; Jésus qui mange et boit normalement, c'est glouton.

Quelles règles suivez-vous alors que la vie est si simple : il suffit de jouer quand c'est le temps de jouer, de pleurer dans le deuil, de manger à l'heure des repas,de jeûner pendant les retraites, de prier quand c'est l'heure de la prière.

Non, dit Jésus aux foules, vous préférez vous donner vos propres règles en oubliant volontairement que tout vient de Dieu. Vous voulez être vos propres juges alors que la sagesse de Dieu est plus grande que la justice des hommes.

 


 

Jeudi 8 décembre 2016

Rendre service à Dieu

Luc 1,26-38

 

Pour la fête de l'Immaculée Conception, l'Eglise nous propose l'évangile de l'annonciation. L'ange (et même l'archange) Gabriel vient annoncer à Marie, de la part de Dieu, qu'elle a trouvée grâce à ses yeux.

Marie déjà peut s'étonner de cet entrée en matière. Mais, l'annonce n'est pas finie : tu enfanteras un fils, le Fils de Dieu.

Nouvel étonnement de Marie qui est vierge.

L'ange la rassure en lui dévoilant que rien n'est impossible à Dieu.

Ce qui est bouleversant, c'est que Marie accepte, sans poser d'autres questions, sans se rengorger. La seule chose qu'elle arrive à dire : "Je suis la servante du Seigneur".

Elle va rendre des services, ou plutôt, un service à Dieu. Simplement cela, mais en fait elle donne tout à Dieu en acceptant ce service.

 


Mercredi 7 décembre 2016

Promesse de repos

Matthieu 11, 28-30

 

Jésus nous promet le repos, ce qui sous-entend que nous sommes fatigués, et sans doute très fatigués, puisqu'il réitère sa promesse une deuxième fois.

Par ailleurs, il nous dit que son fardeau est léger. Étonnant car un fardeau n'a jamais été léger. Il doit y avoir une erreur de vocabulaire... ou de traduction...

A partir du texte grec, voici la traduction proposée par Maurice Carrez : "Le joug que je vous invite à prendre est facile à porter et le fardeau que je vous propose est léger."

C'est déjà plus facile à accepter mais cette insistance à porter le fardeau me gêne toujours. Alors, peut-être y a-t-il une incompréhension du mot fardeau. Autrefois il signifiait le bois qu'on allait chercher dans la forêt pour se chauffer et faire la cuisine. Ce fardeau était donc porteur de vie. Sans doute faut-il le comprendre dans ce sens et accepter que tout ce qui et porteur de vie est léger car dynamique et tourné vers l'avenir. Ce qui est lourd, c'est ce qui nous tourne vers nous-mêmes et nous ferme aux autres.

 


Mardi 6 décembre 2016

Il l'a trouvée !

Matthieu 18, 12-14

 

L'histoire de la centième brebis perdue et retrouvée est devenue un classique des paraboles de Jésus. Finalement, on n'y fait plus tellement attention.

Aujourd'hui, c'est le fait qu'il la trouve qui me surprend. Rien dans ce petit passage ne m'indique où Jésus a cherché, comment il a cherché et au bout de combien de temps il l'a trouvée. Le temps, l'effort, les moyens mis en oeuvre ne comptent pas.

L'essentiel est de la retrouver.

Pourtant ce n'est qu'une brebis sur cent, donc 1 % de la richesse du berger. Mettre sa propre vie en danger pur 1%, est-ce rentable ? Quel lien particulier, privilégié, l'unit à cette brebis pour que le berger se donne tant de mal ?

Peut-être uniquement parce que c'était elle, parce que c'était lui. Pas d'explication sinon la gratuité de l'amour. Sans oublier la joie de l'amour puisqu'il se réjouit de l'avoir retrouvée.

 


Lundi 5 décembre 2016

Debout

Luc 5, 17-26

 

Aujourd'hui, Jésus nous surprend car il pardonne ses péchés à un homme qui ne l'a pas demandé et qui était porté par ses amis uniquement pour une guérison physique.

Cette guérison spirituelle met en fureur tous les spectateurs  et Jésus, fils de Dieu est accusé de blasphème.

Pourtant, il ne s'arrête pas là et pour leur prouver qu'ils ignorent tout de lui, il guérit ce paralysé et lui demande de rentrer chez lui en emportant sa civière.

 

Jésus remet l'homme debout. Mais avant de le faire physiquement, il le fait spirituellement par le pardon de ses péchés. Il n'est pas question de rivalité entre les deux pardons ou de concurrence. Pour Jésus, il est plus urgent de remettre debout les gens qui sont handicapés spirituellement. Et une fois qu'on est guéri intérieurement, tout peut se produire, même une guérison physique.

D'où la hiérarchie dans le temps et dans l'importance de ces deux guérisons pour un seul homme.

 


Dimanche 4 décembre

L'impossible foi

Matthieu 3, 1-12

 

Le mot conversion n'est pas un mot d'actualité ; il n'a pas bonne presse de nos jours. La publicité nous invite chaque jour à nous centraliser toujours plus sur nous-même, dans une forme d'égoïsme publicitaire vraiment déroutant.

Et si le bonheur de chacun était dans la conversion, dans l'ouverture aux autres, dans le partage, dans la droiture, dans la sobriété, dans la fécondité, dans la foi impossible ! Des pierres surgiront des enfants. Le croyons-nous ? A Dieu rien d'impossible.

 


Samedi 3 décembre

Gratuité versus gratuité

Matthieu 4, 35-10,8

 

Des foules sans berger, des guérisons, la compassion de Jésus, la moisson, les ouvriers. Bref il y a un monde fou dans ce tout petit passage.

Et pourtant c'est la fin qui m'interpelle : la gratuité.

Il nous est demandé de donner gratuitement, mais quand on donne c'est toujours gratuit ! Pas si sûr ! Les calculs du don pour recevoir sont souvent invisibles mais bien réels. C'est comme certaines formes de prière : si tu me donnes ce que je te demande, Seigneur, je te promets de prier pendant tant de temps, ou je fais tel pèlerinage !

Comme quoi nous pouvons être facilement de vrais marchands de commerce.

Comme l'homme est à l'image et à la ressemblance de Dieu, pour être pleinement homme, il lui faut devenir ce qu'il est : donner gratuitement à l'image de Dieu qui donne tous les jours gratuitement, sans contre partie, pas même celle de l'amour.

 


Vendredi 2 décembre 2016

Deux aveugles sur un chemin

Mathieu 9, 27-31

 

Deux aveugles suivent Jésus sur la route. Ils sont deux, un peu comme les envoyés en mission qui sont deux par deux.

Premier constat, ils sont aveugles, mais pas sourds car ils peuvent suivre Jésus sans le voir.

Deuxième constat, ils ont foi dans celui qu'ils ne voient pas, uniquement par réputation, le bouche à oreille comme on dit aujourd'hui.

Troisième constat, Jésus leur demande s'ils ont la foi. La réponse fuse : "Oui, Seigneur".

Quatrième constat, ils sont guéris mais doivent rester muets. Pourquoi ?

Cinquième constat, ils n'obéissent pas à Jésus et travaillent à répandre de plus en plus sa renommée de guérisseur. Au détriment de la sûreté de Jésus.

Pouvons-nous crier vers le Seigneur, lui rendre grâce et rester muet même si cela ne nous plaît pas, pour la sécurité de Jésus, la sécurité de tous ?

 


Jeudi 1er décembre 2016

Ecouter le roc

Matthieu 7, 21-27

 

Ecoute et roc, deux mots de première importance dans cet évangile.

L'écoute, pour entendre celui qui nous parle dans le silence et par le silence.

Le roc pour bâtir sa maison afin qu'elle ne s'écroule pas.

Deux béquilles pour marcher avec le Christ et à sa suite.

 


Mercredi 30 novembre 2016

Venez et vous verrez

Matthieu 4, 18-22

 

Jésus invite à le suivre en disant : "Venez et vous verrez". Les premiers disciples le suivent, voient et ils restent.

Mais que voient-ils ?

L'évangile ne nous dit rien à ce propos.

Ainsi, décider de suivre le Christ implique la plus grande confiance en lui, sans feuille de route  planifiée, sans "primaire". Ce qu'il a révélé à André et à Simon, nous ne le savons pas.

Ainsi, pour suivre Jésus, il faut accepter de sauter dans le feu de l'Esprit et se laisser conduire par lui, un peu à l'image de Charles de Foucauld qui disait : "Mon père, je m'abandonne à toi, quoique tu fasses de moi, je te remercie". C'estce qu'a vécu André, le premier disciple à avoir trouvé le Messie.

 


Mardi 29 novembre 2016

L'Avent des petits

Luc 10, 21-24

 

Chaque fois que je relis cet évangile, je suis submergée d'émotion devant l'émotion de Jésus qui proclame la louange du Père. Et ce n'est pas n'importe quelle louange. Il le remercie parce que les petits, les pauvres, et non savants, qui reçoivent du Père toute la révélation de l'amour divin pour les hommes.

Et je rends grâce encore un peu plus s'il en était possible pour le fait que l'Eglise choisit cet évangile pour démarrer le temps de l'attente du Seigneur.

Il n'y a pas de méprise possible : la naissance du sauveur sera d'abord comprise et aimée par les pauvres, les bergers d'aujourd'hui, ceux qui sont laissés pour compte et dont personne n'a cure.

Merci Seigneur de te révéler ainsi aux tout-petits.

 


Lundi 28 novembre 2016

Plaidoyer pour une guérison

Matthieu 8, 5-11

 

Un centurion vient voir Jésus pour qu'il guérisse son serviteur. Etrange situation car un romain qui vient voir un juif et qui reconnaît en lui des pouvoirs que les romains n'ont pas, c'est une situation peu banale.

On peut s'extasier devant l'amour et le respect de ce centurion pour son serviteur car il va jusqu'à braver tous les interdits, tous les qu'en dira-t-on.

Il est prêt à tout pour le sauver.

Au cours de l'Eucharistie, nous disons "Seigneur, dis seulement une parole et je serai guéri". Mais ce n'est pas le texte exact. Le texte est : "Seigneur, dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri".

Quand nous célébrons l'eucharistie, portons-nous dans notre prière tous ceux qui n'ont pas de voix et qui ont besoin du Christ.

 


Dimanche 27 novembre 2016

Surprise en vue

Mt 24, 37-44

 

« Before the Flood » et «  Demain », voilà deux films documentaires

oscillant entre alarmisme et créativité porteuse d’alternative.

 

C’est un peu de ces attitudes que nous retrouvons

à la première lecture dans l’évangile du jour.

 

En seconde lecture, nous nous apercevons que

Jésus ne cesse de parler d’une venue qui surprend toujours,

« c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra »

Pourquoi, l’une est-elle prise et l’autre pas ?

Serait-ce en fonction de son attention du coeur à l’imprévu de Dieu en sa vie ?

Si Dieu nous surprend, il ne nous force pas.

Bonne raison pour ne pas manquer sa venue par manque de vigilance.

 

 


 

   
   
   

 

 
   

 

 

 

 
   
   
   
   

 

 

 

 
   
   
   
   

 

 

 

 

 

 

 

 

 
   
   

 

 

 







 
 
Dernière modification : 17/12/2017