MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

  

 

 

Claire avait plaisir à entendre la Parole de Dieu

sachant que sous l'écorce des mots


se cache une amande à savourer.

Elle avait l'art de tirer du sermon de n'importe quel prédicateur

ce qui pouvait profiter à son âme,

sachant cueillir une fleur sur un buisson d'épines

comme atteindre aux fruits d'un arbre bien cultivé.


d'après la Vie de sainte Claire d'Assise par frère Thomas de Celano n° 37


 

Lundi 20 septembre 2021

Du grand art !

Luc 8, 16-18

 

"Faites attention à la manière dont vous écoutez"

Nous avons conscience d'avoir besoin d'être écouté pour pouvoir vivre, pour exister.
Avons-nous conscience de la nécessité d'écouter pour pouvoir vivre ?!...

... à condition de "faire attention à la manière d'écouter" !

Ecouter avec discernement

ou écouter tout et son contraire, se laisser entraîner, imprégner par des discours de violence, de haine, de mensonge ?...

Ecouter au-delà des mots malabiles, écorchés

ou écouter uniquement les beaux discours qui vont dans notre sens ?...

Ecouter à la sauvette, la tête ailleurs

ou écouter de tout son être, sans impatience, sans idées préconçues

... tout en réceptivité comme un précieux cadeau que l'on reçoit ?...

                Alors ce qui était caché nous apparaîtra en pleine lumière et nous recevrons encore plus que ce que nous aurons donné par notre écoute.

 


 

Dimanche 19 septembre 2021

Etre serviteur

Mt. 9, 30-37

 

Alors que Jésus vient d'annoncer à ses disciples que sa Passion se profile à l'horizon, ces derniers se disputent sur la place du premier.

On peut en conclure qu'ils n'ont pas compris l'importance des propos de Jésus ou bien que cela leur fait tellement peur qu'ils préfèrent s'en extraire.

Est-ce à dire qu'ils n'ont pas compris qu'ils étaient serviteurs et que le serviteur a une place bien déterminée, non pas une place de hiérarchie ou d'honneur, mais une place de travail.

La seule question que nous avons à nous poser, aujourd'hui, nous les serviteurs, c'est comment remplir au mieux notre tâche de serviteur confiée par Jésus.

 


 

Samedi 18 septembre 2021

La cible divine

Lc. 8,  4,-15

 

Nous voici confrontés aux manières de faire de Dieu qui n'ont rien de comparables avec celles des hommes.

Le semeur de cette parabole ensemence largement, sans se préoccuper en premier lieu de rentabilité, d'efficacité, etc. Ce qui lui importe c'est qu'un peu de semence puisse lever et donc auparavant tomber dans de la terre fertile.

Pour lui, le rendement d'un grain pour 1000 ou plus est préférable à toute économie, calcults, etc.

Dieu n'est pas dans la logique humaine de cibler pour une efficacité, un retour sur investissement le plus rentable possible. Il cible tout afin que tout puisse être ensemencé.

Notre terre à chacun comporte des pierres, des épines, des ronces, de la rocaille, mais peu importe. Ce n'est pas sur cela que nous serons jugés mais sur la terre, la toute petite terre qui donnera son fruit.

 

Merci Seigneur, pour tant de magnanimité et tant de largesse.

 


Vendredi 17 septembre 2021

Vivre c'est le Christ

Lc. 9, 23-26

 

L'homme devient juste par la foi au Christ Jésus

Nous croyons en Jésus-Christ

pour devenir des justes par la foi au Christ.

 

Le Christ m'a aimé

Et s'est livré pour moi.

Soit que je vive, soit que je meure,

la grandeur du Christ sera manifestée dans mon corps.

 

Pour moi, vivre c'est le Christ

et mourir m'est un avantage.

Je vis, mais ce n'est plus moi,

c'est le Christ qui vit en moi (psaume de saint François).

 


Jeudi 16 septembre 2021

Parfum - larmes - baisers - huile

Lc. 7, 35-50

 

Contraste saisissant dans cet évangile entre Simon, pharisien irréprochable et cette femme avec de "nombreux péchés".

Et pourtant, c'est elle que Jésus choisit, met en valeur, prend pour exemple. Non pas pour les péchés qu'elle a commis mais pour l'amour qu'elle a montré tout au long de sa vie.

En plus, j'ai envie de souligner combien Jésus est sensible aux soins du corps. Il reconnaît implicitement combien le corps a de l'importance à ses yeux, aux yeux du Père, ce qui donne réellement une dimension divine à son incarnation, à notre incarnation.

Simon n'a pas compris immédiatement mais Jésus, dans le même mouvement, ne le rejette pas. Il prend le temps de lui expliquer son attitude de compassion et de miséricorde même si, du même coup, il accroît l'incompréhension d'un certain nombre de convives. Rien ne nous dit que Simon, lui, n'a pas compris finalement.

 


Mercredi 15 septembre 2021

Le Fils et la mère

Jn. 19, 25-27

 

Faisant suite à la croix glorieuse, la liturgie nous propose de célébrer Marie, Notre-Dame des Douleurs.

Nous retrouvons Marie au pied de la croix. Est-elle effondrée? L'histoire ne nous le dit pas. Cependant, on peut imaginer qu'une mère qui voit mourir son fils crucifié traverse une dérélictiion de douleurs.

Et c'est ce que nous célébrons aujourd'hui, non pas dans une sorte de masochisme incongru, mais dans la compassion et la communion à tant de souffrances.

Et avec Jean, nous recevons Marie comme notre mère, une mère de tous les enfants du monde, à l'image de son fils qui est le frère de tous les enfants du monde. Grâce à Marie, rien ne peut nous séparer de l'amour du Christ.

 


Mardi 14 septembre 2021

Vie éternelle

Jn. 3, 13-17

 

Le salut apporté par Jésus de la part de son Père est la vie éternelle.

Pour cela il a fallu qu'il monte sur la croix afin de nous entraîner dans sa résurrection, synonime de vie éternelle.

C'est pourquoi l'Eglise fête la croix glorieuse : il ne s'agit pas d'une fête triste, austère, mais de la porte qui s'ouvre devant la résurrection.

Bien sûr le supplice de la croix est odieux et insupportable. Même par amour de ceux qui nous sont le plus chers, nous ne voudrions pas le vivre. Et pourtant, Jésus fils de Dieu et fils d'homme l'a vécu par amour pour nous.

Aucune action de grâce n'est à la hauteur d'un tel amour et rien ne peut le payer en retour. C'est pourquoi la Croix glorieuse est réellement l'expression de la Gratuité divine.

 


 

Lundi 13 septembre 2021

Le serviteur aimé

Lc. 7, 1-10

 

Parfois je me demande si nous nous rendons compte de l'affection et de l'amitié que portait ce centurion de l'armée romaine à son serviteur pour oser s'adresser à Jésus, un petit rabbi juif, et lui demander de guérir son serviteur.

C'est vraiment paradoxal.

L'amitié peut ainsi être le tremplin d'une véritable foi. Comme quoi l'appel de Dieu à tous les hommes passe par des chemins que nous n'aurions pas prévus.

C'est l'amitié qui a ouvert l'oreille du coeur de ce centurion.

Tenons notre coeur en éveil pour entendre tous les appels de Dieu, aussi invraisemblables et inattendus, dans notre vie d'aujourd'hui.

 


Dimanche 12 septembre 2021

Qui es-tu ?

Mc. 8, 27-35

 

Jésus pose la question : "pour Les gens, pour vous, qui suis-je ?" Et c'est Pierre qui répond: "tu es le Christ, le fils du Dieu vivant". On peut penser que l'affaire est close et que tout le monde connaît l'identité de Jésus.

Mais l'histoire ne se termine pas. Quand Jésus annonce qu'il va souffrir sa passiion, Pierre ne peut pas l'accepter et se rebiffe.

Le fait de se rebeller devant les affirmations de Jésus prouve bien qu'en fait, il n'a pas bien compris qui était Jésus : le Messie qu'est Jésus n'est pas à l'image du messie attendu, celui qui va sauver Israël et le rendre vainqueur de tous ses ennemis, en l'établissant chef de toutes les nations autour.

Alors, Avec Pierre, encore aujourd'hui, nous pouvons nous demander : "qui es-tu Jésus", si tu n'es pas celui qui va venir remettre la paix dans le monde d'un coup de baguette magique ?

 


Samedi 11 septembre 2021

Le roc de la maison

Lc. 6, 43-49

 

Roc, sable, fruits, bons arbres, mauvais arbres, mauvais fruits, épines, figues, ronces, trésor. Cela fait beaucoup d'adjectifs utilisés par Jésus pour nous inviter à ne pas nous laisser enfermer dans la médiocrité et la tiédeur.

Construire une maison sur le roc, c'est dur, c'est difficile. Il faut creuser, "mouiller la chemise", se fatiguer beaucoup. Pour quel résultat ?

Devons-nous attendre un résultat? ou attendre d'entendre la parole de Dieu. Car ce ne sont pas nos efforts qui produisent le bon fruit, même s'ils sont nécessaires.

Tant que nous ne nous sommes pas enracinés dans le Christ, notre maison risque d'être balayée par les vents contraires : ceux que le pape François appele"la mondanité". C'est-à-dire ne pas mettre l'essentiel à sa place. Les derniers dérèglements climatiques montrent combien une maison mal construite ne tient pas...

 


Vendredi 10 septembre 2021

De l'hypocrisie

Lc. 6, 39-42

 

A nouveau, Jésus part en guerre contre tous ceux qui disent et ne font pas, qui imposent aux autres, et surtout qui se croient meilleurs que tout le monde.

La paille et la poutre, c'est une parabole que nous connaissons bien, mais qui n'est pas forcément à lire sur le mode moral.

Comment puis-je évaluer qu'une personne a la foi ?

A partir de ma foi à moi ?

De quel droit je m'arroge la compétence à évaluer la densité spirituelle de quelqu'un?

Ce n'est pas parce que j'ai une réelle prière, vraie, authentique, que je peux décider que mon voisin, mon proche, a besoin d'être converti.

La conversion de quelqu'un relève exclusivement du Seigneur. Il n'y a rien que je puisse faire si ce n'est accueillir avec joie et gratuité, à la suite du Christ, quand quelqu'un se laisse toucher par la grâce. Et rendre grâce. Et vivre toujours pleinement selon ma foi.

 


Jeudi 9 septembre 2021

Gratuité

Lc. 6, 27-38

 

Après la grande fête de la nativité de la Vierge Marie, nous voici renvoyés à notre quotidien: aimer sans rien attendre de retour.

On a le sentiment que cette injonctiion de Jésus est bonne pour lui, mais pas pour le commun des mortels. Trop difficile, inutile, etc.

Alors, est-ce que Jésus nous demande quelque chose qui serait hors de notre portée. Ce n'est pas son habitude. Pourquoi rechignons-nous tant sur ce chemin de gratuité ? On veut bien pardonner mais à condition que... on veut bien prêter, mais à condition que... etc.

Pourquoi toujours attendre un "retour sur investissement" ?

Aimer n'est pas un investissement, aimer ne peut pas être l'objet de calculs. Aimer, c'est permettre à l'autre, son voisin, son ennemi, de vivre et continuer à espérer en lui, de lui, à l'image du Christ qui espère l'homme, quoi qu'il arrive, quoi qu'il fasse.

 


Mercredi 8 septembre 2021

Filiation de Jésus

Mt. 1, 1-16 ; 18-23

 

Aujourd'hui, fête de la nativité de la Vierge Marie, la mère de Dieu, la mère de Jésus.

Pour célébrer avec faste, l'Eglise a choisi de revisiter  la généalogie de Jésus avec cette précision extraordinaire : "Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle naquit Jésus, l'époux de Marie".

Et immédiatement après, ce même évangile nous rapporte la conception viriginale de Jésus.

Contraste saisissant : le père adoptif est celui qui donne son origine davidique à Jésus !

Par contre, le songe de Joseph nous ramène au dessein de Dieu : "Ne crains pas... ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit".

Ainsi, on n'est plus au stade de l'orgine humaine, mais divine de Jésus. La double origine de Jésus est posée dès le départ.

Cette double origine de Jésus nous ramène à Marie, fille de David elle aussi. Il n'est plus possible de douter de la fialitation davidique de Jésus et l'acte de foi pour croire en la filiatin divine de Jésus est possible grâce à Marie.

 


 

Mardi 7 septembre 2021

Apôtre, disciple, affilié ?

Lc. 6, 12-19

 

Dans ce passage d'évangile, il y a beaucoup de monde, selon un certain mouvement.

On débute avec Jésus, seul, en prière sur la montagne.

Puis il en appelle douze, les apôtres,

Puis les disciples le rejoignent

Et enfin les foules venues se faire guérir et l'écouter.

Tous sont acceptés sans jugement, sans distinction.

Ne cherchons donc pas l'honneur d'être à la droite du Seigneur, ou d'être spécialement choisi par Jésus.

Car Jésus choisit tout le monde, de manière différente, certes, mais tout le monde est choisi, chacun selon ce qu'il est dans son identité propre. Peu importe la place qui nous est offerte. Elle correspond toujours à nous-mêmes. Et si nous sommes parmi la foule venu se faire guérir et écouter Jésus, bienheureux somme-nous.

 


Lundi 6 septembre 2021

Guérir ou ne pas guérir ?

Lc. 6, 5-11

 

That is the question !

Non pas pour Jésus, mais pour les scribes et les pharisiens.

On peut se demander quelle est l'ombre que Jésus leur porte pour qu'ils préfèrent le respect d'une loi à un acte d'amour et de charité.

Bien sûr, cette guérison a lieu un jour de sabbat, bien sûr elle a lieu dans une synagogue au sus et au vue de tout le monde. Mais est-ce suffisant pour la condamner.

En fait, ce n'est pas la guérison qu'ils condamnent mais ils s'en prennent directement à Jésus qui apparememnt remet en cause leurs pouvoirs.  Ainsi, pour garder la puissance, à partir de ce jour, ils réfléchissent à comment le faire périr sans provoquer d'émeute.

Comme quoi les "dégâts collatéraux" de la charité ne sont pas prévisibles. Et pourtant, il n'y a pas d'autre chemin, d'autre route pour suivre le Christ que celle d'aimer son prochain comme Dieu l'aime et comme soi-même. Beau programme, exigeant et dynamisant tout à la fois.

 


Dimanche 5 septembre 2021

 

Parole de rencontre

 

Mc 7, 31-37

 

Apprendre le langage des signes et le considérer comme une langue à part entière

fait partie aujourd’hui du processus d’intégration

des personnes atteintes de surdité dans la société.

 

Dans l’évangile de ce jour, une foule bienveillante

pense et parle pour un sourd muet

et avec confiance le conduit au « guérisseur ».

Jésus l’extrait de cette foule pour établir avec lui une relation personnalisée,

grâce à un langage tout neuf, par gestes, qu’il improvise pour communiquer.

Ce langage du toucher demande intimité, délicatesse et réserve tout à la fois !

Pour montrer au sourd qu’il prie son Père

de le libérer de son mal,  Jésus soupire.

Il prend ainsi les mots inexprimables de l’Esprit.

Ce souffle d’amour entre le Père et le Fils respire aussi

dans le cœur profond du sourd : il s’ouvre et il parle.

Écouter et parler, voilà de quoi aller à la rencontre de son prochain.

 

En ce dimanche, temps libéré pour la rencontre,

puissions-nous écouter et parler

à partir du souffle de l’Esprit d’amour qui habite en nous.

 


Samedi 4 septembre 2021

 

Fruits de la terre

 

Lc 6, 1-5

 

« La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce,

et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence.

Et Dieu vit que cela était bon. »Gn 1, 12

Dans la genèse, une particularité de la terre est à signaler :

Elle est une créature créatrice unique :

elle ne se reproduit pas elle-même,

ne se multiplie pas  comme les végétaux, les animaux (et même l’homme !).

La terre produit  une vie différente d’elle !

Elle engendre la vie et tous les vivants doivent leur existence à l’amour de la terre.

Avant le glyphosate et tous les pesticides,

froisser un épi pour en goûter les grains était inoffensif :

un petit plaisir portant à la gratitude pour la terre et le travail des humains.

 

Au temps de Jésus, aux yeux des juifs,

froisser des épis le jour du sabbat n’était pas innocent !

Une loi tatillonne et des regards malveillants ont tôt fait de provoquer en Jésus

une parole libératrice :

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

 

Demain dimanche, en ce mois de prière pour la Création,

n’oublions pas de louer Dieu pour et par les fruits de la terre

et chanter avec saint François d’Assise :

« Loué sois-tu mon Seigneur pour sœur notre mère la terre. »

 


Vendredi 3 septembre 2021

 

Convivialité partagée

 

Lc 5, 33-39

 

Êtes-vous végétariens, végétaliens, veganes ou flexitariens ?

Faut-il avoir honte de manger de la viande ?

Êtes-vous adeptes du jeûne ? Si votre identité y est trop liée, comment rencontrer d’autres personnes et comment être invités à une noce ?

Dans les repas de famille, il faut parfois différencier les menus,

un vrai casse-tête pour les invitants !

A côté de ces complications, l’acheminement de vivres par les ONG

vers les sinistrés et les victimes des guerres semble un défi  bien plus grave.

 

L’évangile du jour lui met le focus sur le festin partagé :

la noce entre Dieu et l’humanité est une fête

où s’exerce une fraternité universelle, une bienheureuse convivialité.

 

Prions en ce jour pour que nos pratiques alimentaires renouvelées

ne cessent de donner place à tous et toutes

et maintiennent une terre apte à nourrir tous ceux et celles qui l’habitent.

« Nous savons qu’on gaspille approximativement un tiers des aliments qui sont produits

et que lorsque l’on jette de la nourriture,

c’est comme si l’on volait de la nourriture à la table du pauvre. » (Laudato si’ n° 50)

 


 

Jeudi 2 septembre 2021

 

Au large

 

Lc 5, 1-11

 

D’avancée en avancée le Seigneur conduit chacun de nous

vers la surabondance de la grâce.

Assis à travailler, le brave Simon-Pierre interpellé

par Jésus se retrouve en train d’accueillir

celui-ci dans son outil de travail, sa barque

et à l’emmener un peu loin.

Ainsi il peut entendre l’homélie au plus près du prédicateur

jusqu’à une seconde avancée :

une  pêche un peu décalée !

 

La parole d’Evangile déplace-t-elle

notre façon de travailler au quotidien ?

Si oui, une abondance de vie est à l’horizon.

Pêcheur d’humains vivants dans des filets qui se déchirent :

la parole de Dieu déborde de l’institution qui la porte

pour libérer la vie des humains tous et toutes de plus en plus vivants.

Utopie ou règne de Dieu ou miracle des périphéries où l’Evangile fleurit.

 


Mercredi 1er septembre 2021

 

A chacun

 

Lc 4, 38-44

 

Il suffit de visiter un malade à l’hôpital

pour voir la nécessité d’une attention individualisée.

À chaque malade appelé par son nom

s’adresse une infirmière ou aide-soignante

dont le badge indique également le nom.

Une part du soin implique une relation de personne à personne.

Nous comprenons comment certains manques de personnel soignant

dans les institutions hospitalières

provoquent des souffrances de part et d’autre .

 

C’est à chacun que Jésus impose les mains.

Réjouissons- nous ce matin de cette relation personnelle

que le Christ veut nouer avec chacun de nous.

Elle délivre de nos maux  de toutes sortes

ou nous aide à les vivre accompagnés.

 

 « Chacun de nous est le fruit d’une pensée, de Dieu.

Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire » (Laudato si’ n° 65)

Puissions-nous également en ce jour

où commence le temps de prière des chrétiens pour la Création,

« oser transformer en souffrance personnelle

ce qui se passe dans le monde, et ainsi reconnaître

la contribution que chacun peut apporter. » (Laudato si’ n° 12)

 


Mardi 31 août 2021

 

Exorcisme

 

Lc 4, 31-37

 

Impressionnés par la force d’âme et l’autorité naturelle de Nelson Mandela,

Nous l’avons vu avec l’ANC libérer l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Nous sommes désolés de la corruption qui gangrène son parti et

de cet apartheid social qui demeure dans le pays.

 

La parole d’autorité naturelle de Jésus lui fit

au début « une bonne réputation ».

Cette parole avait pouvoir d’exorciser

les forces du mal qui aliènent nos âmes.

 


Lundi 30 août 2021

 

Ecriture dans l’aujourd’hui

 

Lc 4, 16-30

 

Prenons le sermon de Jésus à Nazareth comme s’adressant

à chacun de nous ici et maintenant !

Vivons-nous une année de grâce accordée

par les paroles de grâce du Christ présent à notre quotidien ?

 

Si nous l’attendons et si nous sommes accueillants

à l’étranger, à l’étrange, au changement,

peut-être que l’année nous sera favorable.

Des réfugiés accueillis en nos villes se révèlent

acteurs de changement si leurs talents sont reconnus.

Les nouveaux venus qui s’installent dans nos villages

leur donnent un surcroît de vie.

Si nous sollicitons leur participation,

la vie paroissiale s’évangélise.

 

C’est bien aujourd’hui que l’accueil du Christ en nos vies se manifeste

en regardant toute réalité et toute personne à sa lumière.

 


Dimanche 29 août 2021

 

Ligne de démarcation

 

Mc 7, 1-8. 21-23

 

Le pur et l’impur sont différenciés

par une ligne de démarcation

qui dépend grandement des civilisations, des cultures humaines.

Mais traditions humaines et commandements divins diffèrent.

 

Tout l’évangile insiste sur le juste et l’injuste plus que sur le rituel et le sacré.

La justice et la miséricorde divines importent.

Mais le rituel n’a sa place que s’il donne forme

à un cœur droit et pur qui vit et fait le bien sans juger autrui.

 

Et « honni soit qui mal y pense. »

 


Samedi 28 août 2021

 

Finances du Royaume de Dieu

 

Mt 25, 14-30

 

Nos pays sont endettés, nos banques s’en sortent toujours

et les nations européennes ont réussi

à faire un emprunt commun pour une relance d’un monde d’après pandémie

étrangement assez semblable à celui d’avant.

 

Face à ces réalités, l’évangile nous invite à une autre approche,

celle où les talents sont à la fois de l’argent et des capacités humaines.

Dès lors que nous mettons celles-ci en œuvre,

le Seigneur se réjouit et nous aide à les faire fructifier avec sa grâce.

De cette manière, celui qui a reçoit encore !

Est-ce que le royaume de Dieu fonctionne avec des micro-crédits ?

On pourrait le croire à voir la mésaventure de celui qui enterre son talent !

 


Vendredi 27 août 2021

 

Garder la flamme

 

Mt 25, 1-13

 

Qu’est-ce qu’il n’est pas égoïste de ne pas partager ?

L’huile qui alimente la petite flamme

de ce qui est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes :

l’Esprit du Seigneur en nous.

 

La composition de cette huile ne peut être que personnalisée :

Selon qui nous sommes, tous et toutes uniques aux yeux du Seigneur,

nos choix, nos lectures de la Parole de Dieu,

nos volontés d’aimer et de faire le bien,

vont alimenter notre vie spirituelle.

 

L’auteure Marguerite Yourcenar décrit ainsi cette petite flamme :

« Nous doutons et nous avons douté, et pendant combien de nuits ai-je repoussé cette idée qu’après tout Dieu n’est au-dessus de nous qu’un tyran, o

u qu’un monarque implacable, et que l’athée qui nie ce Dieu est au fond

le seul homme qui ne blasphème pas.

Et puis une lumière m’est venue : si nous nous trompions en affirmant sa toute puissance et en voyant dans nos maux l’effet de sa volonté ?

Et si c’était à nous à nous d’obtenir que son règne vienne ?

Peut-être Dieu n’est-il dans nos mains qu’une petite flamme

qu’il dépend de nous d’alimenter et de ne pas laisser éteindre .

Peut-être sommes-nous la pointe la plus avancée à laquelle il parvienne. »

(dans l’œuvre au noir)

 


Jeudi 26 août 2021

 

Dans notre cœur la vigilance

Mt 24, 42-51

 

« Où est la crainte du Seigneur pour garder son foyer,

là l’ennemi  ne peut trouver place pour entrer »

disait François d’Assise.

Cette admonition du saint à ses frères

illustre bien l’évangile qui nous invite à veiller.

 

Il ne s’agit pas de s’empêcher de dormir pour prier

mais plutôt d’entourer son cœur profond

d’une haie de prière, de recueillement, de protection.

De quels voleurs nous protégeons-nous ?

Des consultations chronophages sur les réseaux sociaux,

des vaines conversations sur la pluie ou le beau temps

ou sur les comportements des autres,

de tout ce qui empêche cœur, âme, esprit, corps de vivre pour aimer !

 

Puissions-nous veiller en ce jour,

à préserver en nous l’espace d’intériorité

qui donne sens à nos vies

par l’amour de Dieu, des autres, de toute la création et de nous-mêmes.

 


Mercredi 25 août 2021

 

Apparences trompeuses

 

Mt 23, 27-32

 

Nous savons tous et toutes que l’habit ne fait pas le moine

et qu’il ne faut pas se fier aux apparences !

Jésus le Christ nous appelle à devenir des justes,

unifiés en toute notre personne.

Dans cette unification,  le dedans coïncide avec le dehors,

nos paroles avec nos actes

et notre regard rayonne d’une intériorité sereine et heureuse.

 

À une époque où l’on se plaît à célébrer des centenaires

de personnages célèbres ou de bâtiments,

voire les 10 ans d’un petit monastère ronchampois,

il est bon de revisiter notre rapport à l’histoire.

Puisse notre passé inspirer le présent

pour nous orienter vers un avenir empreint de fidélité créatrice.

 


Mardi 24 août 2021

 

Intimité d’une vraie rencontre

 

Jn 1, 45-51

 

S’asseoir sous un arbre pour méditer la parole de Dieu :

Ce projet de vacances n’est pas proposé

dans les offices du tourisme de notre région.

Pourtant à l’instar de Nathanaël dans l’évangile de ce jour,

nous pourrions peut-être ainsi goûter

à l’intimité d’une rencontre avec le Christ.

 

« Sous le figuier » est une expression du judaïsme

qui désigne l’étude de la Torah.

Nathanaël y excelle et cela lui vaut d’être reconnu par Jésus.

Lui le reconnaît à son tour comme le Messie.

Son cœur pur , sans ruse l’a ouvert à la vision de Dieu.

Puissions-nous prier ainsi avec le psalmiste 

et devenir comme Nathanaël :

 

Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,

renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. (Psaume 50)

 


Lundi 23 août 2021

 

Nul ou valable ?

 

Mt 23, 13-22

 

La propension à guider les autres atteint

beaucoup de nos contemporains coach ou influenceurs.

Mais l’évangile de ce jour nous met en garde :

La propension à enfermer autrui

dans des règles tatillonnes ou des lois multiples et variées

n’est pas chemin vers le règne de Dieu

qui s’offre à toutes et tous sans exclusives.

 

Autant parler franchement, assurer sa parole directement envers Dieu.

Ce Dieu des promesses tient parole.  Voilà ce qui est valable.

Bien nulle est la focalisation sur l’or du sanctuaire ou l’offrande sur l’autel.

Jésus renverse toute logique marchande pour la gratuité du règne de Dieu.

 


 

 

Dimanche 22 août 2021

Parole de vie

Jn. 6, 60-69

 

"Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie".

Des paroles de vie de la part de Jésus qui sont reçues par ses auditeurs comme des paroles rudes, fortes, et par lesquelles il ne faut pas se laisser prendre. Et alors, on s'en va pour ne pas avoir à les entendre ni à les mettre en pratique.

Paradoxe étonnant : la vie provoque le rejet.

Autre paradoxe encore plus étonnant : la foule, de 5000 suiveurs est passée à 12 disciples! Mais cela suffit à Jésus : 12 pour ensemencer le monde entier. Un tout petit nombre, cela suffit car Dieu Père Fils Esprit habite en chacun tout entier. Tant qu'il y aura un homme sur terre, la présence du Seigneur et le salut promis sont assurés.

 


Samedi 21 août 2021

Le maître serviteur

Mt. 23, 1-12

 

L'hypocrisie est l'une chose que le Seigneur Jésus a en horreur.

Ainsi vivons selon ce que nous demandons aux autres. Nous deviendrons crédibles.

Devenir crédibles, c'est important, car il y va de la foi. Inviter les gens à croire en Dieu, à vivre chrétiennement, et soi-même ne pas être conforme à ce que nous proclamons, c'est exposer la foi en Dieu à disparaître.

L'hypocrisie n'a jamais été un bon serviteur.

La droiture et la vérité sont les outils du Maître pour servir, servir l'homme et lui venir en secours. Et servir l'homme, c'est devenir capable d'être agrégé à l'amour de Dieu.

 


Vendredi 20 août 2021

Le Seigneur et le prochain

Mt. 22,34-40

 

Un seul commandement en deux parties : aimer.

Aimer Le Seigneur et aimer le prochain, d'un même amour.

Il n'y a pas de différence à faire.

Difficile car le Seigneur, on ne le voit pas ; alors on peut s'illusionner et se dire qu'on l'aime de tout son coeur, de toutes ses forces, de tout son esprit. Mais le prochain, c'est celui qui vient mettre quelques obstacles à mon indépendance, qui vient me dire quelques vérités que j'aimerais mieux ne pas entendre, etc. Alors, l'aimer, ce n'est pas automatique.

Mais le Seigneur n'a jamais dit que c'tait facile ou automatique; il dit simplement : voilà la route à suivre.

A chacun de savoir s'il veut suivre ce GPS divin ou pas.

 


Jeudi 19 août 2021

Habit de fête

Mt. 22, 1-14

 

Aujourd'hui, c'est la fête. Le Seigneur invite largement, très largement.

Cependant, faire la fête n'est pas du goût de tout le monde et beaucoup récusent cette invitation.

Alors, le Seigneur élargit encore ses invitations. Tout le monde peut entrer dans la salle des noces, une condition : mettre l'habit de fête.

Quel est cet habit de fête ? L'évangile ne le dit pas, mais c'est une condition sine qua non.

Un invité ose entrer sans cet habit. Le maître le repère et va à sa rencontre pour entrer en relation avec lui. Mais cette personne reste muette au lieu d'accepter ce dialogue.

L'habit de fête n'est qu'un prétexte, un sésame pour faire exister cette rencontre.

Ce n'est pas le vêtement de fête qui est difficile à enfiler, c'est d'accepter de recevoir un amour total, gratuit, sans contre-partie. En acceptant de revêtir cet habit, nous nous mettons dans la main de Dieu, en totale confiance.

Et l'habit de fête n'est pas normalisé. Il est unique à chacun. Alors, ne le refusons pas.

 


Mercredi 18 août 2021

Travailler

Mt. 20, 1-16

 

Aujourd'hui, le chômage est d'actualité dans nos sociétés.

Selon l'évangile de ce jour, il était nécessaire de venir le matin pour être embauché à la journée comme journalier. C'est rarement encore le cas de nos jours, mais l'essentiel est d'arriver à prendre soin et nourrir sa famille.

Dans cet épisode, les ouvriers reçoivent le même salaire, qu'ils aient travaillé une heure ou dix heures. Nos syndicats crieraient au loup  si cela était mis en pratique dans nos pays.

Que nous montre ce passage : d'abord effectivement la justice du patron qui a donné à chacun selon le contrat de travail ; ensuite il ne rend pas responsable ceux qui n'ont travaillé que quelques heures, comme si ils étaient des fainéants ; enfin, cela nous montre également combien le travail est important dans l'équilibre humain.

Des conditions nécessaires pour la bonne entente et une vie paisible pour tous.

Aujourd'hui, nous voyons que le travail est réservé à une élite des pays riches. Les migrants qui cherchent du travail au péril de leur vie ne sont pas considérés comme des ouvriers potentiels, mais comme des voleurs.

A nous d'en prendre conscience dans nos attitudes et notre prière.

 


Mardi 17 août 2021

Dernier et Premier

Mt. 19,22-30

 

Nous nous trouvons toujours dans le registre de la richesse matérielle, obstacle rédibitoire pour entrer dans la vie éternelle. Jésus va jusqu'à utiliser une comparaison vraiment étonnante :  une entrée dans le royaume des cieux est plus difficile, plus compliquée que le passage d'un chameau par le trou d'une aiguille.

Bien sûr cette comparaison est suréaliste, mais l'objectif est de faire comprendre quelque chose qui n'est pas naturellement de notre domaine humain.

Les disciples sont déconcertés, même déçus ou frustrés : ainsi ils ont tout quitté et il n'y aura rien pour eux! Jésus les rassure, par des comparaisons à leur portée.

Mais, ne nous y trompons pas, l'essentiel est dans la dernière phrase : ce n'est pas en louchant sur les premières places que vous entrerez dans le royaume des cieux. Et ce n'est pas parce que, à vues humaines, vous serez arrivés au haut de la société aussi bien dans les responsabilités, la charité, la beauté, etc, que vous aurez la première place auprès du Père. Non, celui qui aura une place privilégiée c'est justement celui qui n'aura rien revendiqué et aura attendu, patienté avec amour que Dieu l'appelle.

 


Lundi 16 août 2021

Biens matériels ou vie éternelle

Mt. 19, 16-22

 

Les biens matériels ne font pas bon ménage avec la vie éternelle.

On peut se demander alors, qu'est-ce que la vie éternelle?

Est-ce une nouvelle vie? On peut penser que oui cr la vie éternelle est composée exclusivement de don et d'amour.

Avooir de grands biens et ne pas pouvoir s'en séparer ou, du moins, les partager, ferme la route au don. Dommage, car le don nous dilate le coeur, comme nous le dit l'Ecriture.

Au lendemain de la fête de l'Assomption, on peut voir que Marie n'a été que don et qu'ainsi la route de la vie éternelle est devenue le chemin direct pour entrer dans  l'amour de Dieu et y participer. Merci à la Vierge Marie de nous montrer et de nous ouvrir ainsi la route de la vie éternelle.

 


Dimanche 15 août 2021

De l'Annonciation à l'Assomption

Lc. 1, 19-56

 

Pour célébrer l'assomption de la Vierge Marie, l'Eglise a choisi les textes de l'Annonciation et de la Visitation.

Car il n'y a pas de référence dans l'évangile de mort de Marie, de son ascension dans le ciel. Jusqu'au bout, Marie aura été l'humble servante  du Magnificat, n'étant là que pour son fils.

Sa mort relève de la même humilité ; elle s'efface devant son fils. Pour Jésus, on parlera de résurrection puis d'ascension. Pour Marie, on ne parle de rien. Des textes apocryphes parlent de dormition ou d'assomption. Tout ceci pour signifier que, jusque dans la mort, le corps de Marie est resté immaculé, sans passer comme tous les autres êtres humains par la poussière que nous redevenons.

Mais l'Assomption de Marie, ce n'est pas que cela. C'est aussi et peut-être surtout, qu'elle est la première à entrer dans le Royaume des Cieux. Elle nous montre la route et nous y accueille. Elle la plus petite du monde des humains, et la plus grande dans les cieux, auprès de Jésus son Fils.

Merci Seigneur de nous avoir donné Marie pour mère.

 


Samedi 14 août

Les enfants et Jésus

Mt. 19, 13-15

 

"Laissez venir à moi les petits enfants". C'est une phrase dite par Jésus et que nous avons entendue souvent reprise par des prédicateurs ou autre accompagnateurs spirituels.

Mais ne nous trompons pas d'enfants et surtout, ne nous trompons pas sur la relation de Jésus avec les enfants. Il ne s'agit pas, de sa part, de quelque mièvrerie sucrée.

Non, car il s'agit de leur imposer les mains.

Imposer les mains veut dire insuffler l'Esprit, l'Esprit Saint, l'Esprit de Dieu.

Jésus considère donc les enfants comme des êtres humains à part entière capables de recevoir l'Esprit Saint. L'humilité de l'enfant dans sa vérité sans tâche le rend disponible au passage de l'Esprit. Comme dit saint Paul : "Ne constristons pas l'Esprit".

 


Vendredi 13 août 2021

Comprenne qui pourra

Mt. 19, 3-12

 

Jésus ne ménage pas ses effets ; il parle un langage à peine compréhensible par ses disciples et il termine en disant à peu près ceci : "vous n'êtes pas capables de comprendre; Tant pis !".

C'est quand même un peu dur à entendre car ses disciples, justement, depuis des semaines, des mois et des années le suivent pour comprendre, pour le comprendre.

Mais Jésus ne les renvoie pas dans leurs foyers sans biscuit: il déplace la discussion de la répudiation de la femme à la continence volontaire de l'homme. Ainsi, Jésus désavoue l'attitude de certains hommes qui ne regardent les femmes qu'avec désir.

Dans le "comprenne qui pourra", Jésus renvoie ses disciples et les pharisiens à eux-mêmes, leur coeur, leur intelligence, leur foi.

En qui croient-ils ? En qui croyons-nous ?

 


 

Jeudi 12 août 2021

Pardon sans mesure

Mt. 18, 21-19,1

 

Il ne suffit pas de pardonner une fois à son frère, mais soixante-dis fois sept fois.

Cela fait beaucoup.

 

Mais ce chiffre a encore une limite à nos yeux.

Cependant, Jésus lui, ne se donne pas de limite dans le pardon puisqu'il va jusqu'à demander à son Père de pardonner à ceux qui le crucifient car ils ne savent pas ce qu'ils font.

Aujourd'hui ce sans mesure du pardon est difficile à accepter, car nous sommes malheureusement encore trop souvent dans la loi du talion : oeil pour oeil, dent pour dent.

Et pourtant, Jésus nous a bien appris que la justice n'était pas l'égalité, que la violence suscitait la violence et que le pardon était le seul remède pour apporter la paix.

Qu'en avons-nous fait ?

 


Mercredi 11 août 2021

Adoration véritable

Jn. 4, 19-26

 

Aujourd'hui, avec Claire d'Assise, nous retrouvons la samaritaine, celle à qui Jésus a demandé à boire et qui, finalement, est partie rechercher ses amis afin de leur partager le Christ.

Cette rencontre se situe dans un lieu tout à fait quotidien et en même temps dans des conditions exceptionnelles: Jésus attend la samaritaine. Être attendu par le Christ et Seigneur, n'est-ce pas le plus beau don que Dieu le Père peut nous faire? Mais Jésus ne se contente pas d'être là et d'attendre, il libère cette femme de ses appréhensions et la rend à la véritable adoration : en esprit et en vérité, quel que soit le lieu.

Merci Seigneur pour tous les vrais adorateurs en esprit et en vérité, en particulier Claire d'Assise.

 


Mardi 10 août 2021

Être grain de blé

Jn. 12, 24-26

 

En cette fête de saint Laurent, martyr, l'évangile nous invite à être grain de blé, celui qui meurt pour donner du fruit.

C'est parfois une parole difficile à entendre car qui veut réellement mourir, même si c'est pour le bien commun.

Jésus l'a fait et nous invite à le suivre dans cette démarche de foi. Car c'est vraiment une démarche de foi, non seulement de croire que la mort conduit à la vie, mais aussi que pur donner la vie, il faut mourir. Non pas d'une mort violente, mais de la mort douce du don.

 


Lundi 9 août 2021

Être prêt

Mt. 25, 1-13

 

En cette fête de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), la nécessité d'être toujours prêt s'est invitée dans son coeur depuis le jour où elle a encontré le Christ.

Mais faut-il, pour autant, regarder avec mépris ces vierges qualifiées d'insensées?

Il me semble que leur plus grande erreur n'est pas d'avoir oublié l'huille de la lampe. Un oubli, des oublis, cela arrive à tout le monde, même aux plus grands dans le Royaume des Cieux.

Non, en fait elles ont douté de la miséricorde du Seigneur. En effet, elles sont parties chercher de l'huile sans attendre le Seigneur. Sans doute elles auraient dû rester, même dans le noir, dans l'espérance d'être regardée avec amour et compassion. Peut-être auraient-elles eu quelques réprimandes, mais au moins elles auraient montré leur foi dans la bonté du Seigneur qui ne condamne pas pour un oubli.

 


 

Dimanche 8 août 2021

"Oh ! Celui-là, je le connais !"

Jn 6, 41-51

 

"Celui-là n'est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. alors comment peut-il dire maintenant : "Je suis descendu du ciel" ? "

Nous croyons tout connaître de nos proches : leurs qualités, leurs défauts, leurs dadas, leurs façons de réagir...

Nous risquons de les enfermer dans le regard que nous portons sur eux. Ce serait dommage de ne plus voir au-delà de ce que nous connaissons, ou croyons connaître. Nous risquerions de tout figer. Et lorsque l'autre bouge, évolue, exprime une facette cachée de sa personnalité, d'être incapable de le voir. Quelle tristesse !

En accueillant cette part de mystère qui m'échappe en l'autre comme en moi-même, alors l'inédit, l'inouï rayonne à travers ce proche et m'émerveille.

Cette part de mystère... qui descend du ciel...

 


 

Samedi 7 août 2021

L'aventure de la confiance

Mt 17, 14-20

 

Dans l'Evangile d'aujourd'hui, il est encore question de foi. Décidément ! Pourquoi donc cette insistance ?!... La foi serait-elle donc si indispensable ? vitale ?

En fait, oui, on ne se rend plus compte à quel point elle imprègne notre quotidien. On a sans cesse besoin d'avoir foi, de nous "fier" à quelqu'un d'autre, aux autres. On le fait, la plupart du temps, sans même y penser !

Elle peut, certes, être traversée par le doute, remise en question. elle demande à être éclairée.
Mais lorsqu'elle est trop vascillante, le vivre-ensemble devient impossible.
On le voit bien en ce moment, avec les crises que nous vivons. On ne sait plus qui croire !

Le résultat est que nous devenons de plus en plus anxieux, angoissés, déprimés.
Si bien que pour se sécuriser, chacun s'érige en expert. Les prises de position sont de plus en plus dures, extrêmes, clivées...

Allons ! osons l'aventure de la confiance !

 


 

Vendredi 6 août 2021

Reconnection avec la lumière

Mc 9, 2-10

 

Dans notre chemin de vie, parfois rude, le Christ nous convie à des pauses pour reprendre souffle.

L'Evangile de la Transfiguration est là pour nous offrir une respiration et une lumière. Pour nous rappeler que notre route va vers cette lumière, mieux, qu'elle est déjà habitée, transfigurée par cette clarté.

Les temps de retraite à l'écart nous sont indispensables. A plus forte raison lorsque nous nous sentons débordés par le travail, par les occupations, par un stress toujours plus prégnant. C'est le signe qu'il faut dire :"stop !".
S'arrêter, faire un pas de côté, ne rien faire, goûter le silence...
... alors le Christ peut venir transfigurer nos vies...
... et nous redescendrons de la montagne apaisés, ragaillardis, éclairés...

 


 

Jeudi 5 août 2021

Ne pas perdre le cap !

Mt 16, 13-23

 

L'Eglise, comme chacun de nous, a sans cesse à revivre l'aventure de Pierre.

L'Esprit de Dieu lui révèle qui est Jésus. Elle proclame qu'il est le Christ, le Fils du Dieu Vivant. Sur cette Parle s'enracine toute sa puissance de vie et d'amour.
Et en même temps, elle est sans cesse tentée de renier le Christ dans sa Passion-Résurrection.

La réponse du Christ est très forte :" Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes."

Oui, dans les crises que l'Eglise traverse, dans les scandales qui l'ébranlent, n'oublions jamais que nous devons reprendre notre marche derrière le Christ dans sa Passion et sa Résurrection.

 


 

Mercredi 4 août 2021

Compter sur la foi ?

Mt 15, 21-28

 

Parfois, on me dit :"Oh, moi, je n'ai pas la foi comme vous, les religieuses !" ou bien : "telle personne a une grande foi."

Il me semble bien difficile, voire impossible de mesurer la foi, ni la nôtre, et encore moins celle des autres.

C'est une réalité qui bouge. Elle peut s'exprimer de façons très diverses, selon les personnes, les circonstances, les moments. Elle peut être secrète, imperceptible... et nous tenir pourtant davantage.

On aime bien avoir des repères, calculer, évaluer, soupeser, comparer, faire statistiques...

La foi n'est pas de ce domaine-là ! Tout comme l'amour et l'espérance.

... Laissons-nous surprendre... et nous aurons le bonheur de la percevoir là où on l'attendait pas... dans une personne qui semble, aux yeux de beaucoup, hors des clous... ou dans un moment où nous nous sentons engloutis...

... alors elle apparaît dans toute sa profondeur.

 


 

Mardi 3 août 2021

Le courage d'avoir peur

Mt 14, 22-36

 

Comme Pierre et les autres disciples de Jésus, nous oscillons sans cesse entre le doute et la foi, la peur et la confiance.
C'est que la foi et la confiance ne sont pas des choses acquises. Elles sont toujours à accueillir, à apprivoiser.

Et si le doute faisait partie de la foi ? Comme un aiguillon nous empêchant de nous installer dans une foi qui, lorsqu'elle est statique, risque de dériver vers une idolâtrie.

Et si la peur faisait partie de la confiance ? Elle creuse notre confiance. C'est dans les remous et les imprévus que celle-ci peut se révéler, se déployer en vérité.

Quelques soient nos doutes et nos peurs, la foi et la confiance nous orientent vers un Autre, celui qui nous sauve.

 


 

Lundi 2 août 2021

Puiser à nos sources

 

Aujourd'hui, la famille de François et Claire d'Assise célèbre la fête de Notre Dame des anges. Cette petite chapelle appelée "la Portioncule", située tout près d'Assise, est le berceau de notre fraternité.

François l'a réparée de ses mains. Très vite, les premiers frères ont construit des huttes en branchages tout autour pour y loger.
C'est là que Claire les a rejoint pour revêtir l'habit de soeur pauvre.
Dès le commencement, Marie dans cette modeste demeure, a veillé sur nous.

Il est bon de faire, régulièrement, mémoire de ses origines, des lieux et personnes qui font partie de nos racines et qui ont contribué à notre croissance, au déploiement de notre propre visage.

Comme François et Claire, chacun, chacune de nous est invité à cet exercice de reconnaissance qui le fortifiera pour aujourd'hui et demain.

 


 

Dimanche 1er août 2021

Ai-je vraiment faim ?

Jn 6, 24-35

 

Notre société de consommation a la prétention de satisfaire toutes nos faims. Elle en vient à en susciter de nouvelles... dans une surenchère incessante !...

... et plus nous nous laissons entraîner, plus nous nous sentons affamés...

Heureusement, de plus en plus de personnes découvrent qu'une vie simple, sobre peut davantage les rassasier.

Car elle laisse la place à nos faims réelles. Elle laisse la place pour être attentifs, réceptifs à ce qui nous comble en profondeur.
C'est de ce pain-là dont nous parle le Christ.

 


 

Samedi 31 juillet 2021

Bas les masques !

Mt 14, 1-12

 

Qu'est-ce qu'on n'est pas prêt à faire pour attirer la faveur des autres !

On est capable de se blinder dans un personnage, jusqu'à en être piégé soi-même !

Il y a tout un jeu de séduction, de manipulation entre le roi et ses courtisan(e)s. Et on ne sait d'ailleurs pas qui manipule qui !

En tout cas, tous se retrouvent enfermés dans leurs propres chaînes... jusqu'au cynisme, jusqu'à la folie destructrice !

Jean le Baptiste est leur prisonnier, leur victime. Il va être assassiné.
Cependant, lui seul est réellement libre, réellement humain.

Saint Ignace de Loyola, que nous fêtons aujourd'hui, nous a légué de bons outils pour y voir clair en nous et débusquer ce qui enchaîne notre liberté.

 


 

Vendredi 30 juillet 2021

Expert en sciences de la vie

Mt 13, 54-58

 

Jésus ?! C'est un charpentier !

Il n'a pas son doctorat en théologie, ni philosophie !

Il n'a pas lu les oeuvres complètes de Saint Augustin, ni la tome de Saint Thomas d'Aquin !

Il n'a pas fait non plus, les grandes écoles : ENS, ENA, polytechnique ou l'Ecole Centrale !...

Il n'a pas fait médecine, et encore moins de spécialisation en spécialités !

Ce n'est pas un expert en sciences, en économie, en écologie, en sociologie, en développement personnel ... !

Bref ! Il n'y a pas de miracle ! Ce n'est pas de lui qu'on peut attendre une quelconque sagesse !...

... à moins d'avoir soi-même, la sagesse de reconnaître d'où peuvent lui venir sa sagesse et ses miracles.

L'humble et exigent travail de la matière, du bois ; l'enracinement dans un terroir ; l'écoute et l'attention à ceux et ce qui l'entourent...

 


 

Jeudi 29 juillet 2021

Une meilleure nourriture.

Lc 10, 38-42

 

"Nous sommes trois à la maison : mon frère Lazare, ma soeur Marie et moi, Marthe. Nous avons un ami, Jésus qui nous rend volontiers visite.

C'est un prophète. Il attire les foules.
Mais pour nous, il est Jésus, notre ami. Il est à l'aise, ici, et nous aussi avec lui.

L'autre jour, j'étais tellement heureuse de sa visite que je me suis activée pour lui préparer ces bons petits plats dont j'ai le secret, et bien arranger la table afin de lui donner un air de fête.

... Sauf qu'à vouloir trop bien faire, je me suis laissée prendre par les multiples occupations et j'ai stressé !

Alors, comme avec Jésus, il n'y a aucune gêne, j'ai râlé car ma soeur ne foutait rien et j'ai demandé à Jésus de prendre mon parti !

Dans sa réponse, ce qui m'a touchée, c'est qu'il n'y avait aucun reproche. Il m'a simplement rappelé mon désir profond... que j'avais oublié dans l'agitation !

Et le fait que ma générosité avait besoin de se nourrir dans l'accueil et la gratuité afin de pouvoir porter fruit."

 


 

Mercredi 28 juillet 2021

Notre champ (suite)

Mt 13, 44-46

 

Oh, mais c'est que dans ce champ de bonnes et mauvaises herbes mêlées, il y a un trésor caché sous la terre...

Alors, ce qui semble en nous ou dans notre monde, un fatras confus prend sens, car il est habité.
Une puissance secrète lui donne toute sa valeur.

Dans la joie de découvrir ce trésor, nous vendons  tout, sans hésiter, pour acheter ce champ de notre vie, de notre monde. C'est-à-dire que nous cessons de le fuir, de fuir qui nous sommes pour ÊTRE pleinement... tels que nous sommes.... habité(e)s par ce trésor.

Il ne détruit rien en nous. Il l'oriente vers lui.
... et notre vie devient une perle de grand prix.

... el notre monde devient aussi une perle de grand prix...

 


 

Mardi 27 juillet 2021

"dans le champ du monde et du coeur humain" (Ste Claire)

Mt 13 36-43

 

Devant les baies vitrées de notre monastère, nous avons planté des pervenches. Ce sont des plantes qui, m'a-t-on dit, se déploient et, peu à peu, occupent tout l'espace. Donc, pas besoin de désherbages répétés.

Sauf que, en attendant que les pervenches prennent de l'ampleur, les autres "herbes" n'attendent pas leur reste et, les prenant de vitesse, les recouvrent.

Une équipe de jardinier(e)s entreprend de leur donner un peu d'air.

Discerner les "bonnes" herbes, à savoir les pervenches ? arracher tout le reste ?...

Oh, mais ces coquelicots sont si beaux ! et ces fleurs de moutarde !... et celles-ci ? qu'est-ce que c'est ?... dans le doute, laissons-les...

Les chardons, ça, on les arrache, en plus ça pique !... pourtant, en Lorraine, ce sont des plantes qui comptent !...

... bref, les pervenches finissent tout de même par être de nouveau visibles... pour être englouties quelques pluies plus tard...

Serait-ce là, une image de nos vies ?....

Quels sont nos critères pour dire qu'une herbe est bonne ou mauvaise ? Ne sont-elles pas mêlées en nous ?...

... à suivre...

 


 

 

Lundi 26 juillet 2021

Plus, plus, plus...

Mt 13, 31-35

 

L'exemple de la graine de moutarde ou du levain dans la pâte, exprime bien la puissance de la Vie.

C'est impressionnant de voir la nature se déployer davantage à chaque printemps !... ou encore la force de brins d'herbe capables de faire une brèche dans le bitume.
... Et ces cours d'eau que l'on s'est efforcé de canaliser, qui, soudain, se ruent au-delà des obstacles.

Tel est le Royaume des cieux, ce pays d'où nous sommes, notre vraie nature, notre vraie patrie. Il est souvent bien discret, caché à nos yeux mal voyants, il semble bien fragile...

... sa puissance de vie en est d'autant plus réelle, impressionnante !...

 


 

Dimanche 25 juillet 2021

Surcroît

Jn. 6, 1-15

 

Une fois de plus, Jésus est prisonnier de sa compassion naturelle : il voit les foules et il faut les nourrir.

Les disciples ont beau essayé de le raisonner, rien n'y fait : il faut les nourrir sinon il vont défaillir.

Et le miracle se produit, mais pas n'importe comment et pas à la façon d'un magicien. Non, Jésus récolte d'abord ce que les gens ont dans leurs sacs, le fait ramasser puis le redistribue. Ainsi il fait participer les personnes à ce qu'il fait. Et aujourd'hui, c'est pareil : si nous voulons que des choses changent dans notre monde, commençons par retrousser nos propres manches et attendons tout du Seigneur..

Mais le résultat est inattendu : il y a un surcroît. Cela me fait penser à la mesure qui déborde du tablier afin que nous recevions un surcroît de grâce.

Chez Jésus tout est dans le "en plus" et non pas dans le minimum règlementaire.

Jésus donne plus de grâce que ce dont nous avons besoin mais, en même temps, cette grâce ne nous étouffe pas. Il n'y a pas de trop plein, simplement un surcroît.

 


Samedi 24 juillet 2021

Grandir ensemble

Mt. 13, 24-30

 

Parabole du bon grain et de l'ivraie.

Spontanément nous avons envie d'éliminer dès le départ ce qui est mauvais afin de ne pas contaminer ce qui est bon. Et c'est cela qui se fait dans la nature.

Mais, pour l'homme, ce n'est pas un bon calcul nous dit Jésus.

Car aucun homme ne peut être considéré comme mauvais à 100 %, irrécupérable. L'homme, par essence, est bon puisqu'il est à l'image et à la ressemblance de Dieu. "Grâce" au mal, il a perdu sa beauté d'origine. Ce n'est pas une beauté factice, superficielle, qui se voit, mais une beauté tout intérieure que Jésus considère comme présente sous des masques de laideur. Donc laisser tout grandir ensemble afin de ne pas supprimer la beauté en même temps que la laideur. Seul le Père peut être juge de ce qui est bon et de ce qui est mauvais. Alors, faisons lui confiance et confions-nous à sa miséricorde.

 


Vendredi 23 juillet 2021

Emondage fécond

Jn. 15, 1-8

 

Être émondé, cela ne fait plaisir à personne mais parfois, les opérations sont indispensables pour rester en vie ou porter la vie.

En plus d'être émondé, le sarment dont parle Jésus est aussi greffé sur le pied de la vigne. Il faut donc deux opérations : l'une pour enlever les surgeons, l'autre pour que la sève circule.

Et le résultat est foudroyant : "C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits".

Tout le "travail" de Jésus consiste à révéler la gloire du Père. Et qu'est cette gloire ? Pas autre chose que de permettre à chaque homme de porter du fruit, pas n'importe quel fruit, mais son fruit. Il y a donc des milliards de fruits d'hier, d'aujourd'hui et de demain qui sont le reflet de la gloire de Dieu le Père.

 


Jeudi 22 juillet 2021

Larmes de tristesse

Jn. 20 11-18

 

Marie-Madeleine se désole, pleure et même se désespère que le Seigneur qu'elle est venue embaumer a disparu.

Etonnement du lecteur : un corps peut-il disparaitre sans raison ? Qui aurait eu intérêt à faire disparaître ce corps ? On l'a bien dit à plusieurs reprises : ce serait les disciples de Jésus afin de faire croire à une résurrection.

Pourquoi se donner la peine alors de rouler les linges, de dépêcher des anges (ou des faux anges) et de faire apparaître un jardinier qui ne serait que jardinier ?

C'est la voix qui va révéler Jésus. La voix, organe de relation, de communication, d'intimité fidèle. Les deux voix s'accordent et se reconnaissent. La parole est là présente, ressuscitée et les larmes de Marie-Madeleine peuvent être asséchées.

 


Mercredi 21 juillet 2021

Semailles divines

Mt. 13, 1-9

 

Nous connaissons bien l'histoire de ce semeur et de sa générosité. Il n'hésite pas à semer largement, même là où la terre paraît infertile, au cas où... Au cas où quoi ?

Au cas où une miette de terre serait fertile et puisse être fécondée. Tous ont droit à la parole de Dieu. Non seulement ils ont droit, mais ils en ont besoin car c'est cette parole qui va venir les empêcher de se dessécher sur le bord du chemin.

La périphérie ne fait pas peur à Jésus. Alors, n'en ayons pas peur non plus car il est avec nous, toujours. C'est lui qui sème, lui qui espère toujours que l'ivraie peut se transformer en bon grain car rien n'est impossible au Seigneur. Alors, il attend jusqu'à la fin de la moisson.

Qu'elles sont belles les semailles divines i

 


Mardi 20 juillet 2021

Liens familiaux

Mt. 12, 46-50

 

Dans ce court épisode, Jésus ne nous sépare pas de notre famille selon la chair. Au contraire il nous donne une nouvelle famille : celle de son Père "qui est aux cieux".

Alors, pourquoi se plaindre ?

Le préférer à son père, sa mère, etc. ne veut pas dire ne plus aimer, bien au contraire. Cela veut dire qu'en aimant et en se laissant aimer par le Père comme son enfant, nous pourrons aimer encore mieux et plus fort notre famille terrestre. Nous renforçons ainsi nos liens familiaux. Merci Seigneur.

 


Lundi 19 juillet 2021

Gros poisson

Mt. 12, 38-42

 

Aujourd'hui, Jésus nous parle du signe de Jonas et de la baleine. On a toujours cru à une "fable" théologique. Mais l'actualité de ces dernières semaines a montré qu'être avalé et rejeté par une baleine n'était pas une invention poétique et que cela pouvait se produire.

Ainsi donc, un événement extraordinaire, une peur sans comparaison, peut conduire à un changement de vie.

La pandémie actuelle conduit aussi beaucoup de personnes à réfléchir profondément sur le sens de la vie.

Les inondations et autres catastrophes naturelles de ces derniers jours amènent également à se poser la question de l'utilisation dominatrice de la terre.

Alors, soyons des ninivites, tout à fait sensibles et disponibles aux signes de la terre, "mère la terre" comme dirait saint François.

 


 

Dimanche 18 juillet 2021

Le repos du berger

Mc 6, 30-34

 

Jésus, en bon accompagnateur de ses disciples, les incite à aller se reposer après quelques dures journées de travail, fécond ou pas.

Jésus les accompagne dans un lieu désert.

Pas si désert que cela puisqu'il est connu de la foule et que celle-ci les rejoint et même les devance.

Ces foules ont soif, elles attendent d'être nourries et Jésus le comprend bien.

Tant pis pour le repos promis et espéré. Il va les nourrir à sa façon, c'est-à-dire en les instruisant des réalités de son Père et de lui-même, en les guérissant, en les aimant plus que lui-même.

 


Samedi 17 juillet 2021

Serviteur bien-aimé

Mt. 12, 14-22

 

L'opposition et les complots des pharisiens ne font que conforter Jésus dans sa mission de fils de Dieu.

Aujourd'hui, il est le Serviteur de Dieu en qui le Père a mis toute sa confiance.

La guérison des malades qu'il opère révèle sa véritable identité :  fils bien-aimé. Il ne s'en vante pas, il ne s'en sert pas pour sa propre gloire. Il demande aux malades guéris de ne rien dire afin de préserver chacun : les guéris et lui-même. Trop de publicité n'est jamais bon. Et il n'est pas encore arrivé à la fin de sa mission.

L'évangéliste Matthieu nous rappelle que c'était écrit dans le Premier Testament et que Jésus est venu accomplir ces prophéties. Quelles prophéties? garder vivants tous les humbles de la terre afin de les faire entrer les premiers dans son Royaume.

 


Vendredi 16 juillet 2021

Faim de Dieu

Mt. 12,1-8

 

La fin justifie-t-elle les moyens ? ou la faim justifie-t-elle les moyens ?

Voilà ce à quoi sont confrontés Jésus et ses disciples.

Mais, assurément, Jésus ne s'en laisse pas compter par les pharisiens. A aucun moment, il ne dit que la loi est obsolète ; il met en avant que la vie de l'homme est prioritaire et qu'elle est à privilégier.

Il se pose une fois de plus en Messie car il termine en disant : "c'est la miséricorde que je veux et non les sacrifices". Ce "que je veux", nous place bien face à un homme qui est miséricordieux comme le Père est miséricordieux.

Ainsi la faim humaine, bien naturelle, est transformée par Jésus en faim de miséricorde.

 


Jeudi 15 juillet 2021

Fardeau léger

Mt. 11, 28-30

 

Quelle contradiction entre ces deux mots : un fardeau est, par essence, lourd à porter sinon il n'est pas un fardeau. Alors, qu'est-ce que Jésus essaie de nous dire ?

Une chose d'abord : ce n'est pas notre fardeau qui est léger, c'est le sien. C'est pourquoi il nous propose d'échanger nos fardeaux : il prend le nôtre et nous le sien.

Pourquoi son fardeau à lui est-il si léger ?  Tout simplement parce qu'il ne contient qu'une chose, une seule chose essentielle : l'amour. Il n'y a pas à épiloguer plus longtemps : soyons amour à l'image de Jésus et son fardeau deviendra le nôtre, deviendra léger.

 


 

Mercredi 14 juillet 2021

Révélation

Mt. 11, 25-27

 

Quelle est la vraie révélation dont Jésus parle ? Celle par laquelle il nous montre que le Père a choisi les petits au détriment des sages et des savants pour dire qui il est ? ou celle par laquelle il nous explique quel amour intime l'unit au Père ?

Cette révélation, en fait, ce ne sont pas des paroles qui nous la montrent, mais la vie même de Jésus. Cette vie qu'il reçoit du Père "le Père m'a tout remis", Jésus nous la partage jusqu'à faire de nous ses frères, les enfants du même Père. Là est la vraie révélation.

 


Mardi 13 juillet 2021

Miracles et pénitence

Mt. 11, 20-34

 

Il y a beaucoup de violence dans ces paroles de Jésus. Il maudit presque.

Mais en fait, il prévient : que ceux qui ne se sont pas convertis, qui n'ont pas fait pénitence, ne s'étonnent pas d'être traités à l'aune de leurs péchés. Ils avaient reçu la nouvelle du salut et ils n'en ont pas tenu compte.

Les miracles dont ils ont été les témoins, dont ils ont bénéficié n'ont pas changé leurs coeurs. Alors que le miracle n'est pas de la magie, mais le signe de la présence, de l'action d'un Dieu amour. Les coeurs endurcis sont de toujours à toujours, mais la patience et l'amour de Dieu sont aussi de toujours à toujours. Alors, ne désespérons pas de nous-mêmes.

 


Lundi 12 juillet 2021

Le glaive de la paix

Mt. 10,34-11,1

 

Jésus est vraiment la personne la plus paradoxale qui puisse exister.

Il commence par nous dire qu'il n'est pas venu apporter la paix, mais le glaive.

Puis il nous parle d'accueillir l'ami, le prophète comme un don de Dieu.

Enfin, il nous invite à prendre soin de celui qui a soif, faim, etc.

Il semble pourtant que ce ne soit pas avec le glaive que l'on puisse accomplir tout ceci.

Alors ce glaive, à quoi sert-il ?

Peut-être tout simplement à nous séparer de ce qui nous empêcherait d'établir la paix, d'accueillir l'étranger, de vêtir le pauvre ?

 


Dimanche 11 juillet 2021

 

Itinérances estivales

 

Mc 6, 7-13

 

Seulement un équipement pour bien marcher :

des bâtons et des chaussures.

Voilà ce que le disciple missionnaire du Christ peut emporter

tout en étant toujours accompagné d’un condisciple !

Aujourd’hui encore sur les plages des jeunes en mission avec Anuncio

proclament leur foi en l’amour de Dieu à temps et à contre-temps…

à des personnes souvent bien éloignées de l’Eglise !

 

Est-ce que dire Dieu guérit et expulse les démons ?

L’amour de Dieu qui nous brûle touche les cœurs 

uniquement si l’hospitalité pour une rencontre nous est offerte.

Dans ce cas la rencontre improbable ou insolite

donne à notre journée un sursaut d’humanité

parce que nous nous accueillons dans nos identités profondes,

celles où nous sommes ajustés à l’amour de Dieu en nous.  

   


 

 

Samedi10 juillet 2021

Dire en pleine lumière

Mt 10, 24-33

 

Nombreux sont les oiseaux qui habitent notre colline Notre-Dame du Haut.

Nous en voyons tomber à terre et se nourrir puis s’envoler à nouveau.

De temps en temps, la terre reçoit un oiseau mort

que je m’empresse d’ôter du chemin tout en m’émerveillant

de sa beauté si fragile et qui fut si vivante !

Notre Créateur commun, le Père des cieux,

les veut ainsi nous dit l’évangile.

 

Dès lors que nous sommes encore plus précieux que les oiseaux,

nous pouvons confier nos vies à l’amour du Père !

Une vie éternelle nous est promise car par nous,

la Parole de vie vient à la lumière.

Et le Père ne cesse de nous recevoir dans cette lumière,

en dépit de toutes les adversités et persécutions.

 


Vendredi 9 juillet 2021

Passer dans toutes les villes

Mt 10, 16-23

 

Dans tous les pays, des villes s’engagent dans la transition écologique,

chemin pour une collectivité solidaire

et respectueuse de l’environnement.

L’évangile promet la venue du Fils de l’homme

alors qu’on n’a pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël.

Ce pays meurtri, divisé, blessé par une violence endémique

attend sûrement le Fils de l’homme, celui qui donnera

 son Esprit à tous les artisans de justice et de paix sociale et environnementale.

 

S’en remettre à l’Esprit du Seigneur qui nous défend qui soutient la venue de son règne :

une belle œuvre à laquelle tous les chrétiens et les chrétiennes sont appelés

avec comme seule arme et défense, le souffle de la foi, de l’espérance et de la charité.

La transition vers la nouvelle création arrive, le Fils de l’homme va venir.

 


Jeudi 8 juillet 2021

Gratuit

Mt 10, 7-15

 

Ce qui est gratuit ne s’achète pas mais se donne

et en se donnant se multiplie.

C’est le sel de la vie.

Les disciples missionnés n‘ont pas d’argent.

Une paix intérieure, qui leur vient du Seigneur, les habite.

Ils propagent gratuitement

le message de l’évangile qui les fait vivre.

 

Tout ce qui n’est pas donné étant perdu,

ne soyons avares ni de nos salutations, nos sourires, nos gestes d’affection,

ni de nos paroles, celles qui propagent la paix et la joie de l’Evangile.

Nous en serons tout autant les bénéficiaires.

 


Mercredi 7 juillet 2021

 

Un prénom suffit

 

Mt 10, 1-7

 

La parole de Dieu de ce jour donne mission à 12 hommes

d’annoncer sur la route  que le Royaume de Dieu est proche.

Remarquons qu’il n’est pas nécessaire d’être fils  ou frère de …,

de pratiquer  un métier particulier

ni même d’appartenir à un mouvement ou d’avoir des convictions affichées .

En effet pour quatre d’entre les douze, un prénom suffit pour les appeler.

 

Et pour tous les chrétiens et chrétiennes que nous sommes aujourd’hui,

un prénom , celui reçu à notre baptême, suffit pour être appelé

et devenir disciples missionnaires.

 


Mardi 6 juillet 2021

 

Foules désemparées

 

Mt 9, 32-38

 

Les foules d’aujourd’hui manifestent leurs peurs

de « Youth for Climate » à «  Black lives matter ».

Les politiciens cherchent des foules à qui s’adresser.

Seraient-ce des désarrois de foules sans bergers ?

La question reste ouverte.

Que sœur mère terre ou le tissu social

soient en mal de reliance ou de restauration,

la compassion du Christ demeure effective aujourd’hui encore.

A nous de prier pour que des artisans de paix se lèvent

et soient envoyés à cette œuvre :

la moisson du Règne de Dieu.

 


Lundi 5 juillet 2021

 

Discrimination positive

 

Mt 9, 18-26

 

Question de langage inclusif ou de non discrimination ?

Nous assistons, dans l’évangile de ce jour,

à ce qu’on appellerait une discrimination positive.

Pour Jésus toute personne et toute demande est à considérer

et chaque être également important.

Le notable connu de tous ose se prosterner devant Jésus

et intercéder pour sa fille.

Jésus se lève illico pour aller au chevet de l’enfant.

Une femme inconnue discrète et tremblante arrive par derrière

pour toucher le vêtement de Jésus et être guérie de son mal.

Ceci  lui arrive avec en plus une reconnaissance publique de sa guérison.

 

Belle invitation à ne pas faire de différences entre homme ou femme,

connu ou inconnu, malade ou en bonne santé.

Que notre foi en Dieu qui ne fait pas acception de personnes

puisse nous immuniser contre une « cancel culture »

qui efface le droit aux différences assumées dans une égalité foncière.

 


Dimanche 4 juillet 2021

 

Haut potentiel

 

Mc 6, 1-6

 

Aujourd’hui, le monde de l’éducation est très attentif

aux jeunes qui s’ennuient en classe

parce que leur haut potentiel les met en situation difficile :

les cours ne sont pas à leur niveau toujours plus haut que els jeunes de leur âge.

 

Avec anachronisme, nous pourrions dire

que le haut potentiel intellectuel et spirituel de Jésus

dépasse ses concitoyens  tous prêts

à le remettre à sa place : à leur niveau !

 

S’émerveiller des aptitudes d’un proche, de sa réussite après des années

où nous l’avions perdu de vue !

Serait-ce une grâce qui s’obtient  par la bienveillance,

l’ouverture du cœur et de l’esprit,

la volonté de rencontrer et accueillir chacun tel qu’il est ?

Que de merveilles Jésus aurait-il pu accomplir à Nazareth

mais il ne fut pas reçu !

Quelles merveilles de la présence du Ressuscité en ce monde,

sommes nous prêts à accueillir en ce dimanche d’été ?

 


Samedi 3 juillet 2021

 

Voir ou croire ?

 

Jn 20, 24-29

 

L’expression familière « être comme saint Thomas »

s’adresse à des sceptiques invétérés.

D’aucuns pensent être très rationnels

et ne croient que ce qu’ils voient.

S’aperçoivent-ils que souvent nos convictions

influent sur notre manière de voir ?

 

En tout cas, nous pouvons être reconnaissants envers saint Thomas.

Grâce à lui tous les chrétiens des générations

’après le passage de Jésus sur terre sont encouragés dans leur foi par cette béatitude :

«  Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

 

Ainsi donner sa foi au Christ ressuscité peut nous porter à l’espérance

malgré tous les faits et situations inquiétantes de notre monde.

Une nouvelle création gémit en travail d’enfantement

et en tout vivant germe une puissance de résurrection,

celle que le Christ nous promet depuis l’aube pascale.

 


Vendredi 2 juillet 2021

 

Miséricorde inclusive

 

Mt 9, 9-13

 

Inclure tout homme, toute femme, tout enfant dans la fraternité humaine,

tel est le projet de notre civilisation occidentale.

Avec un regard de foi, cette inclusion est valable aussi pour la miséricorde divine !

L’évangile de ce jour nous le rappelle

et nous appelle à vivre nous-mêmes cette miséricorde.

 

Inclure les exclus, les gens de la périphérie,

les réfugiés politiques , économiques, climatiques

qui se massent à nos frontières,

ceux et celles qui aiment différemment :

cette utopie de la fraternité humaine n’a plus le vent en poupe.

 

Pourtant, elle est la seule garante de notre croissance humaine et de notre appartenance à la famille de Dieu.

Alors avançons-nous joyeusement et sans préjugés

vers ce festin des temps nouveaux

où tous et toutes partagent à la même table.

Matthieu le publicain et ses amis nous y attendent en compagnie du Christ.

 


Jeudi 1er juillet 2021

 

Quel pouvoir !

 

Mt 9, 1-8

 

« Les foules rendent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux humains. »

Dans une période électorale voire pré-électorale,

la question du pouvoir des politiques occupe l’espace public.

Dans les temps évangéliques dont la liturgie nous rend compte en ce jour,

l’espace public se remplit d’émerveillement et d’action de grâces .

Deux pouvoirs donnés par Dieu aux hommes…et peut-être aux femmes

sollicitent l’attention :

le pardon des péchés et la libération d’une paralysie.

 

Est-ce pour aujourd’hui aussi ?

Pourquoi ne pas croire et vivre au quotidien,

ce pardon à donner et recevoir,

ces désenfermements qui libèrent la parole, l’action, la vie

dans nos maisons et nos villes ?

Puissions-nous oser les vivre

parce que Dieu les suscite ne nous et autour de nous.

 


 

Mercredi 30 juin 2021

 

Entre humain et animal

 

Mt 8, 28-34

 

Fallait-il libérer les deux humains vivants dans les tombes,

dévorés d’agressivité, aux dépens de tout un troupeau de porcs ?

 

Spontanément, nous répondons oui bien sûr,

n’en déplaise aux défenseurs du bien être animal !

 

Avec une lecture plus symbolique du texte,

nous pouvons nous réjouir de la puissance du Christ

qui nous libère de ces pulsions de mort et d’agressivité

qui peuvent tant meurtrir notre entourage.

Alors, le troupeau de porcs emporté dans les flots

qui nous impressionne tant

devient un avertissement et une invitation

à ne pas laisser ces démons nous maîtriser

mais à les dominer en comptant sur la force du Ressuscité vainqueur du mal !

 


Mardi 29 juin 2021

 

Identifier

 

Mt 16, 13-19

 

Les revendications identitaires font flores dans nos sociétés multiculturelles.

Dans nos démocraties, le droit des minorités est à honorer.

 

La personnalité de Jésus étant à multiples facettes,

selon les aspirations religieuses et les sensibilités de chacun de ses contemporains,

il était Jean le Baptiste, Elie, Jérémie ou l’un des prophètes.

Mais c’est son Père qui l’a vraiment identifié

par la bouche d’un des apôtres :

«  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »

Dès lors, Pierre lui-même devient pierre

sur laquelle le Christ reconnu fonde son Eglise.

 

Comment regarder toutes les personnes qui nous entourent

avec les yeux du Père des cieux ?

Serait-ce en reconnaissant par la foi, en chacun, le fils ou la fille du Père,

notre frère ou notre sœur en Christ ?

Fratelli tutti , l’encyclique du pape François

nous conduit sur le chemin de l’aventure humaine la plus intense :

l’amitié sociale, celle qui fait de nous des frères et des sœurs

et nous oriente vers la vie en abondance.

 


Lundi 28 juin 2021

 

Rive des vivants

 

Mt 8, 18-22

 

Les défunts atteignent l’autre rive de la vie, celle de la résurrection.

Tous les esprits aventureux partent loin,

à la rencontre des autres et du tout Autre.

 

Un scribe avec des velléités de devenir disciple du Christ

veut le suivre partout où il ira.

Où sera-ce ?

Il ne s’agira pas de refuges pour s ‘y blottir, petits nids pour demeurer entre soi,

Ce sera  plutôt un chemin qui va partout, une marche vers la rive des vivants,

dans le dynamisme non des suiveurs mais des acolytes qui accompagnent le Christ.

Avec lui sur la route de la vie nous marchons vers cette autre rive

qui exige l’esprit pèlerin, le détachement face aux relations mortifères

du soupçon, du complot, du retour à un passé révolu.

 


 

 

Dimanche 27 juin 2021

Sagesse1,13-15/2° Cor.8,7-15/Marc 5,21-43

 

DIEU DE VIE

 

« Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir

les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent... »

 

« Un des chefs de synagogue, voyant Jésus, tombe à ses pieds

et le supplie :Ma fille, encore si jeune, est  à la dernière extrémité.

Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive ! »

 

« Ne crains pas ! Crois seulement !... »

Il met tout le monde dehors, sauf le père et la mère.

Il saisit la main de l’enfant et lui dit : Talitha koum !

Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! Aussitôt la jeune fille se leva et se mit

à marcher (elle avait 12 ans).... Ils furent frappés d’une grande stupeur.

Et Jésus leur dit de la faire manger.

 

Dieu est humain. Il aime la vie et fait revivre.

 


Samedi 26 juin 2021

Gen.18,1-20/ Mat. 8 ,5-17

DOUTE ET FOI

 

La foi de croyants ?

« Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,

et à ce moment là, Sara ta femme aura un fils ! »

Or Abraham et Sara étaient très avancés en âge. Sara

se mit à rire en elle même : Est-ce que vraiment j’aurais

un enfant, vieille comme je suis ?

Y a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? »

 

La foi d’un païen ?

Un centurion s’approche de Jésus et le supplie :

« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,

et il souffre terriblement... mais je ne suis pas digne que tu entres

sous mon toit. Dis seulement une parole, et mon serviteur sera

guéri...

 

Jésus fut dans l’admiration : Chez personne en Israël, je n’ai

trouvé une telle foi.

« Que tout se passe pour toi selon ta foi !  Et à l’heure même,

le serviteur fut guéri. »

 

Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place

avec Abraham au festin du Royaume des cieux.

 


Vendredi 25 juin 2021

Gen.17,9-22/ Mat.8,1-4

 

BÉNÉDICTIONS

 

Voici la promesse de Dieu à Abraham ( nouveau nom donné par Dieu)

« Ta femme Sara va t’enfanter un fils,

 tu lui donneras le nom d’Isaac. J’établirai mon

alliance avec lui, comme une alliance éternelle avec sa

descendance après lui.

 Au sujet d’Ismaël, je le bénis,

je le ferai fructifier et se multiplier à l’infini...

Je ferai de lui une grande nation. »

 

Ces paroles de bénédiction demeurent vraies

pour tous les enfants d’Abraham

qu’animent la foi au Dieu unique.

 

Mais demeure vraie aussi la parole :

« Je suis le Dieu-Puissant ; marche en ma présence

et sois parfait. »

 


Jeudi 24 juin 2021

Isaïe 49,1-6/ Actes 13,22-26/ Luc 1,57-66.80

         

NAISSANCE DE SAINT JEAN BAPTISTE

 

« Jean est son nom ! » Voici que son père, Zacharie,

devenu muet à l’annonce de sa naissance, retrouvait

la parole et bénissait Dieu. Dans toute la région, on

racontait ces événements et disait : Que sera donc cet

enfant ? En effet, la main du Seigneur était avec lui.

 

C’est bien lui le Serviteur dont parlait le prophète Isaïe :

« J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur

m’a appelé. J’étais encore dans les entrailles de ma mère

quand il a prononcé mon nom. Il m’a dit :

en toi je manifesterai ma splendeur... »

 

On parle encore de lui aux Actes des apôtres :

« Dieu a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est  Jésus,

dont jean Baptiste a préparé l’avènement en proclamant 

avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple

d’Israël. »

 

C’est bien lui le messager de la grande espérance !

 


Mercredi 23 juin 2021

Genèse 15,1-18/ Mat.7,15-20

 

ALLIANCE VERS L’INCONNU ?

 

« Ne crains pas, Abram, ta récompense sera

très grande... Regarde le ciel et compte les

étoiles, si tu le peux... Telle sera ta descendance. »

Abram eut foi dans le Seigneur, et le Seigneur estima

qu’il était juste. Il conclut une alliance avec Abram :

A ta descendance je donne le pays que voici... »

 

 Et Jésus confirme : « Tout arbre bon donne de beaux

fruits. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits

mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits..

C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

Quels sont aujourd’hui les vrais fils d’Abram ?

 


Mardi 22 juin 2021

Gen.13,2-18/Mat.7,6-14

 

LE BON CHOIX ?

 

Abram dit à Loth, son neveu qui l’accompagnait :

« Surtout, qu’il n’y ait pas de querelle entre toi et moi,

entre tes bergers et les miens, car nous sommes frères.

N’as-tu pas tout le pays devant toi ? Si tu vas à gauche,

j’irai à droite, et si tu vas à droite, j’irai à gauche. »

Loth choisit pour lui toute la région du Jourdain (bien

irriguée) et partit vers l’est. Abram habita le pays de

Canaan. Et Dieu lui dit : « :Parcours le pays de long en

large, c’est à toi que je vais le donner ! »

Aux chênes de Mambré, Abram bâtit un autel au Seigneur.

 

Ce deuxième choix est très important, et rejoint ce

que dira Jésus plus tard :

« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent

pour vous, faites-le pour eux, vous aussi. Voilà ce

que disent la Loi et les Prophètes.

Entrez par la porte étroite. Il est large, le chemin qui

conduit à la perdition, et ils sont nombreux, ceux qui

s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré

le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux,

ceux qui le trouvent. »

 

Quels sont nos choix ?

 


Lundi 21 juin 2021

Genèse 12,1-9/ Mat.7,1-5

 

ÉCOUTER ET VOIR CLAIR

 

Nous voici avec Abram, l’appel de Dieu et sa promesse :

« Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et

va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande

nation. Je te bénirai et tu deviendras une bénédiction. En toi

seront bénies toutes les familles de la terre. »

Et Abram s’en alla... et devint le père des croyants ;

« De campement en campement, il alla vers le Néguev. »

 

Abram avait donné sa foi, et vu clair.

Jésus nous invite à cette démarche :

« Enlève la poutre de ton œil, alors tu verras clair

pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

 


Dimanche 20 juin 2021

Job 38,1.8-11/2° Cor 5, 14-17/Marc 4, 35-41

 

QUELLE AUTRE RIVE ?

 

Job découvre la puissance du créateur sur la mer...

 

Les disciples de Jésus essuient une violente tempête

sur le lac. Ils crient, et Jésus dort.

Réveillé, il menace le vent et la mer, et il se fait un grand calme.

Mais il ajoute aussi :

 «Pourquoi êtes-vous si craintifs ?  N’avez-vous pas encore la foi ? »

« Passons sur l’autre rive, avait-il dit ! »

 

Paul semble avoir compris cette injonction quand il écrit :

 

« Le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient

plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est

mort et ressuscité pour eux. Désormais, nous ne regardons

plus personne d’une manière simplement humaine... 

Si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle ! »

 

Quel programme !

 


Samedi 19 juin 2021

2° Cor. 12,1-10/ Mat. 6, 24-34

 

TRÉSORS DU CIEL

 

Paul poursuit ses énumérations :

« J’en viendrai aux visions et aux révélations reçues du

Seigneur... D’un tel homme, je peux me vanter, mais pour

moi-même je ne me vanterai que de mes faiblesses. Je mettrai

ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ

fasse en moi sa demeure. »

 

« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur », avait dit le Seigneur. 

Le vrai trésor, c’est le Christ !

 

Et Il nous redit aujourd’hui : «  Nul ne peut servir deux maîtres. »

 

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste

vous sera donné par surcroît... A chaque jour suffit sa peine. »

 

Trésor du cœur !

 


Vendredi 18 juin 2021

2° Cor.11,18-30/ Mat.6,19-23

 

TRÉSORS DE LA TERRE

 

Écoutons Jésus nous dire :

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre,

mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où

il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas

de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là

où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »

 

L’apôtre Paul a une belle expérience de la terre :

Fatigues, prisons, coups, dangers de mort, naufrages,

dangers de toutes sortes : fleuves, bandits, frères de race,

païens, villes, déserts, mers, faux frères... manque de sommeil,

faim, froid, manque de vêtements, et surtout le souci de toutes

les Églises.

Mais aussi : Hébreu, Israélite, descendant d’Abraham, Ministre

du Christ...

 

Que pensons-nous de ces trésors de la terre ?

 


Jeudi 17 juin 2021

2° Cor.11,1-11/ Mat.6,7-15

 

SIMPLICITÉ

 

Jésus insiste à nouveau auprès de ses disciples sur la sobriété

dans la prière : « ne rabâchez pas comme les païens... »

et sur la confiance : « votre Père sait de quoi vous avez besoin,

avant même que vous l’ayez demandé.

Vous donc, priez ainsi : Notre Père.... »

 

L’apôtre Paul, quant à lui, se débat dans les difficultés :

« J’ai bien peur que votre intelligence se corrompe en perdant

la simplicité et la pureté qu’il faut avoir à l’égard du Christ !

Si le premier venu vous annonce un autre Jésus... si vous recevez

un esprit différent... ou un Évangile différent de celui que vous

avez accueilli, vous le supportez fort bien ! »

 

Et Paul de se défendre d’avoir jamais pesé sur sa communauté.

« Je vous ai annoncé l’évangile de Dieu gratuitement ! »

là est son motif de fierté et sa liberté.

 


 

Mercredi 16 juin 2021

2° Cor.9,6-11/Mat.6.1-6.16-18

 

DISCRÉTION

 

« Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur,

sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui

donne joyeusement. et Dieu est assez puissant pour vous

donner toute grâce en abondance... de quoi faire toute

sorte de bien. »

 

Cet appel de Paul à la générosité confiante est à compléter

par les conseils de Jésus : « ce que vous faites pour devenir

des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour

vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense

pour vous auprès de votre Père.... Quand tu fais l’aumône...

Quand tu pries... Quand tu jeûnes...

Ton Père qui voit dans le secret te le rendra ! »

 


Mardi 15 juin 2021

2° Cor. 8,1-9/Mat.5, 43-48

 

AU-DELÀ DE TOUT

 

Paul admire les Églises de Macédoine : « dans les multiples

détresses qui les mettaient à l’épreuve, l’abondance de leur

joie et leur extrême pauvreté ont débordé en trésors de

générosité... Qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux ! »!

Pourquoi ?

« Notre Seigneur Jésus Christ, lui qui est riche, il s’est fait pauvre

à cause de vous, pour que vous deveniez riche par sa pauvreté. »

 

Cette pauvreté par amour l’incite à aller plus loin encore :

« Aimes vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent,

afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car

il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait

tomber la pluie sur les justes et les injustes. Vous serez parfaits

comme votre Père céleste et parfait. »

 

Exigence impossible, excessive, si elle n’était de Dieu !

Et s’il ne la rendait possible en nous.

 


Lundi 14 juin 2021

2° Cor ;§,1-10/Mat. 5,38-42

 

MOURANTS ET BIEN VIVANTS

 

Jésus, sur la montagne, lance son message percutant :

Résister au méchant en donnant plus qu’on ne doit, surtout

devant l’insulte, l’injustice, , le vol, la demande exagérée...

Aller au-delà du réflexe : « œil pour œil, dent pour dent ! »

 

St Paul va dans le même sens : « en tant que coopérateurs

de Dieu, nous vous exhortons à ne pas laisser sans effet

la grâce reçue de Dieu... par beaucoup d’endurance à travers

toutes les difficultés, par la chasteté, la connaissance, la

patience, la bonté, la sainteté de l’esprit et la sincérité de

l’amour, par une parole de vérité, une puissance qui vient

de Dieu... »

La vie de l’apôtre est paradoxale, pleine de contrastes étonnants.

Dans la gloire et le mépris,  dans la mauvaise et la bonne réputation,

ne nous laissons pas abattre.

C’est le chemin des fils et des envoyés de Dieu.

 


 

 

Dimanche 13 juin 2021

Ca pousse !

Mc. 4, 26-34

 

Oui, ça pousse, soit de nuit, soit de jour, mais ça pousse.

On passe de la graine qui pousse toute seule à celle, la plus petite, qui devient un grand arbre pour abriter les oiseaux.

Mais pour que cela pousse, il faut un semeur. Qui est le semeur ? On répondra spontanément à cette question : c'est le Christ. Cela est vrai, mais la réponse n'est pas complète. Le Christ, sans nous ne peut rien faire, c'est le sens de l'incarnation. Il s'est approprié l'humanité de la personne pour que l'être humain soit divinisé. Mais il ne réduit pas cet être humain à un pion. Non, il lui donne une tâche, une tâche de vrai collaborateur: celle de prendre sa part de travail avec lui.

Ainsi, si nous voulons que cela pousse, ne ménageons pas nos efforts et donnons-nous la peine du jardinier, de l'agriculteur, etc.

Et disons merci au Seigneur de s'adjoindre nos services.

 


Samedi 12 juin 2021

Le coeur en mémoire

Lc 2, 41-51

 

Au cours d'un pèlerinage, Jésus ne suit pas ses parents qui s'inquiètent et retournent sur leurs pas. Ils le trouvent en train d'enseigner les docteurs de la loi en théologien patenté. Et pourtant, il n'a que douze ans et aussi pourtant ces docteurs l'écoutent avec avidité.

Mais cette science n'empêche Marie et Joseph de reprocher à Jésus sa désinvolture. A son tour, il ne se laisse pas impressionner et répond qu'ils est aux affaires de son père. Pourtant, il repartira avec ses parents comme un enfant bien sage et bien obéissant.

Et Marie garde en son coeur tous ces événements : garder en son coeur, pour elle une nourriture au jour le jour tant dans les grands moments de bonheur qu'aux jours d'angoisse et de tristesse. Quelle délicatesse de la part de Dieu que de lui donner, que de nous donner cette nourriture. A nous de savoir en prendre soin.

 


Vendredi 11 juin 2021

Le sang et l'eau

Jn. 19, 31-37

 

Pour s'assurer que Jésus est bien mort, un soldat lui perce le côté d'où jaillissent le sang et l'eau.

On a coutume de représenter ce coup de lance dans le côté droit de Jésus afin de garder l'intégrité de son coeur. Peu importe la réalité historique. Ce qui est essentiel c'est ce que cela signifie : le coeur de Jésus n'a pas été diminué ou atteint par sa mort et qu'il continue à battre pour les hommes. Cela répond à ce que Jésus nous dit ailleurs dans l'évangile : "Je suis avec vous jusqu'à la fin des temps". Oui, son coeur battra pour l'humanité dans son ensemble, quoi qu'il arrive jusqu'à ce que chacun puisse dire avec Thomas : "Mon Seigneur et mon Dieu".

 


Jeudi 10 juin 2021

Offrande et pardon

Mt. 5, 20-26

 

La réconciliation que demande Jésus est bien exigeante. "Si tu te souviens d'un grief que ton frère a contre toi", va d'abord te réconcilier avant de venir présenter ton offrande. C'est dire qu'aux yeux de Jésus, la réconciliation est plus importante que l'offrande. Combien de fois nous entendons "je te pardonne dans le Christ", ou "je t'aime dans le Christ". Et bien, ce n'est pas ce que nous demande Jésus. Il nous demande d'aimer en vérité, de l'aimer parce qu'il est mon frère, de croire en lui et de le croire capable de me pardonner, de le croire capable d'aimer. La prière n'est pas un substitut du pardon. D'abord pardonner ou être pardonné et ensuite prier, prier pour rendre grâce pour ce pardon qui a pu se réaliser.

 


Mercredi 9 juin 2021

Iota divin

Mt. 5,17-19

 

Un iota, ce n'est vraiment pas grand chose. Et il peut sauter sans que l'on s'en aperçoive. Et bien non, il ne peut pas disparaître car Jésus est venu accomplir la loi et non l'abolir. Ce qui dit l'importance de la Loi, non seulement pour les juifs mais pour Jésus. Mais la signification en profondeur est aussi très motivante : il n'y a pas de rupture entre la loi juive, la loi de Moïse, et la loi d'amour que Jésus est venu instaurer ou restaurer.

Et cette petite péricope se termine sur une promesse de Jésus qui en dit très long sur son désir d'amener à son Père tous les hommes : "celui-là sera tenu grand dans le Royaume des cieux. Ainsi le iota divin est celui qui nous mène directement au Père.

 


 

Mardi 8 juin 2021

Sel et/ou lumière

Mt. 5, 13-16

 

A la suite des Béatitudes, le Seigneur nous invite à devenir, ou rester, sel et lumière;

Je pense que nous n'avons pas le choix : il nous faut être les deux, en alternance selon les circonstances, selon les besoins.

C'est une belle, très belle aventure que le Seigneur nous propose; ne rtons pas l'occasion de répondre à son appel et donnons du goût et de la lumière à notre vie de foi, à notre christianisme.

 

 

 


Lundi 7 juin 2021

Au bonheur de Dieu

Mt. 5, 1-12

 

Nous revoici dans ce que l'Eglise appelle "le temps ordinaire". Mais pour nous introduire à cet ordinaire, l'Eglise choisit un texte "extraordinaire", celui des Béatitudes.

On pourrait croire qu'on les connaît par coeur, et c'est sans doute vrai.

Mais le "par coeur" n'implique pas obligatoirement une lecture recommencée. Au contraire,  ces paroles de Dieu nous parle au coeur chaque jour à frais nouveau.

Personnellement, ma méditation va à la dernière béatitude : "heureux  les persécutés pour la justice car le Royaume des cieux est à eux". Non pas que je désire être persécutée, bien au contraire. C'est le mot justice qui me touche. Ce qui est juste, à mes yeux, est ce qui répond aux besoins et fait du bien. Justice et égalité n'ont rien à voir ensemble, alors qu'on a parfois tendance à les juxtaposer.

Et c'est cette justice qui est le bonheur que Dieu nous promet en nous proposant son Royaume. Merci Seigneur.

 


 

Dimanche 6 juin 2021

Mangez et buvez

Mc. 14, 12-26

 

Fête du Corps et du Sang du Christ. Autrefois, on appelait cette fête "Fête Dieu". "Fête Dieu" c'était un beau nom pour louer le Seigneur de s'être donné entièrement pour tous, les hommes d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

Et pour mieux nous faire comprendre la réalité de ce sacrement qui nous est offert, le Seigneur nous dit "prenez et mangez, prenez et buvez" et "faites ceci en mémoire de moi".  Ainsi la communion au corps et au sang du Christ fait de nous des fils et filles de Dieu, comme saint Irénée l'a dit de façon très forte : "Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu", non pas se mette à la place de Dieu (ce serait le péché des origines) mais pour que l'homme puisse avoir une part entière, en plénitude à la divinité de Dieu.

Nous n'en avons sans doute pas toujours conscience, mais dans la communion au corps et au sang du Christ, c'est d'abord le Christ qui vient communier à notre humanité afin que nous communions à sa divinité.

 


Samedi 5 juin 2021

Facettes ou piécettes

Mc. 12, 38-44

 

Jésus est toujours dans le temple. Sans doute prie-t-il ? Mais aussi il est attentif à ce qui s'y passe parce que c'est une maison de prière, la maison de son Père.

Il est attentif parce que son Père n'attend pas des courbettes, des franges en or ou des démonstrations de richesses et de puissance. Et son attention est attirée par ce qui est presque invisible : une vieille veuve. On peut penser qu'elle rase les murs, à presque s'y confondre. Elle met dans le trésor une pièce qui sans doute de fait pas de bruit. Tout est là pour qu'on ne la remarque pas.

Jésus, lui, la remarque parce qu'il est d'abord venu pour elle et ses semblables et non pour ceux qui n'ont pas besoin de Dieu. Ou plutôt qui ont choisi comme Dieu le pouvoir et la domination.

Ce n'est pas tant l'argent qui est important c'est la prière qui accompagne ce don : "Seigneur, sans toi je ne peux rien, je ne suis rien et je suis heureuse de m'abandonner à toi. Merci."

 


Vendredi 4 juin 2021

Joie de la Parole

Mc. 12, 35-37

 

La dernière phrase de l'évangile de ce jour est : "et le peuple l'écoutait avec plaisir".

Cette simple parole souffle beaucoup d'air frais et pur dans mon coeur. Ce n'est pas souvent que l'on dit qu'écouter la parole de Dieu est un plaisir.

Bien souvent, on la reçoit comme une contrainte moralisatrice.

Et bien non, aujourd'hui, Jésus fait plaisir à son auditoire par sa parole.

Que dit-il de si particulier ?

Simplement que le Christ, le Messie est fils de David, mais pas seulement. Il est d'abord fils de Dieu.

Et nous comprenons mieux que les gens assemblés pour l'écouter soient remplis de joie : recevoir en direct la parole de Dieu par son Fils, quoi de mieux.

Merci Seigneur pour tous ceux qui nous ont transmis le Christ, ton Fils, ta Parole.

 


Jeudi 3 juin 2021

Chemin de vie

Mc. 12, 28-34

 

Ecouter le Seigneur notre Dieu et aimer le prochain comme nous-même, voilà ce que le Seigneur nous propose comme chemin de vie.

Cela semble simple comme feuille de route.

Est-ce si simple ?

D'abord, l'écoute. Comment écoutons-nous ceux qui nous entourent et que nous voyons? Alors, écouter Dieu que nous ne voyons pas, c'est une gageure.

Puis aimer son prochain comme soi-même. Là aussi, avons-nous assez de foi pour nous aimer à la façon dont Dieu nous aime? Car si nous ne nous aimons pas comme Dieu nous aime, comment pouvons-nous aimer ceux qui ne nous aime pas?

Sur notre chemin de vie, il y a deux balises : l'écoute et l'amour. Qui dit mieux?

 


Mercredi 2 juin 2021

Dieu des vivants

Mc. 12, 18-27

 

Une fois de plus, les "grands" du monde juif essaient de coincer Jésus sur sa doctrine.

Ils prennent un exemple tout à fait fallacieux d'une femme qui épouse sept frères les uns après les autres pour assurer une descendance. Et, pas de descendance !

Alors, de qui sera-t-elle l'épouse  à la résurrection ?

La réponse de Jésus ne se fait pas attendre : la résurrection n'est pas une réincarnation ni une réanimation de cadavre. Il n'y a donc pas de question à se poser sur les relations conjugales.

Par contre, Jésus s'appuie sur les Ecritures et sur la parole même de Dieu : "Je suis le Dieu des vivants". Ainsi, dans la vie éternelle, il n'y a que des vivants. Est-il vraiment nécessaire de s'interroger sur la forme que prendra la résurrection ? Elle est promise. Elle aura lieu et cela suffit.

 


Mardi 1er juin 2021

Ruses déjouées

Mc. 12, 13-17

 

"La fin justifie les moyens"

Et bien non, Jésus considère que la fin ne justifie pas les moyens et il déjoue les ruses des pharisiens qui cherchent à le faire disparaître. En effet Jésus les contrarie fortement en remettant à sa place chacun : Dieu avant Mamon, les hommes avant le pouvoir.

Mais, à aucun moment Jésus ne veut détruire la religion, la gouvernance, etc. Simplement il rappelle que l'autorité et l'argent sont au service du peuple et sont à partager. Non pas l'inverse.

Ainsi les pharisiens n'ont plus, pour l'instant, d'argument contre Jésus.

 


Lundi 31 mai 2021

Rencontres

Lc. 1, 39-56

 

Deux femmes, enceintes, deux cousines heureuses de leur état. Voilà la scène d'aujourd'hui.

La plus jeune court aider la plus âgée. Première rencontre.

Les deux enfants à naître se reconnaissent. Deuxième rencontre.

L'Esprit inspire à Marie un chant de louange. Troisième rencontre.

 

La fête de la Visitation, c'est cela : une succession de rencontres qui se traduisent par la joie, le bonheur, la compassion, l'entraide, l'amitié familiale, l'amour de Dieu et pour Dieu.

 

Merci, Seigneur, pour la fête de la Visitation.

 


Dimanche 30 mai 2021

Bonheur et longue vie sur la terre

Mt 28, 16-20

 

En envoyant les disciples par toute la terre, Jésus leur demande de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
La Trinité est au coeur de la création, au coeur de la vie.
Elle est une ouverture à la dualité, tel l'enfant surgissant au sein du couple.

Elle est une communion dans la diversité où chaque être est unique dans l'inter-dépendance.

Elle est une complémentarité, une interaction féconde.

Elle est le mouvement incessant de la vie, la créativité audacieuse.
Elle est accueil et offrande,

Respiration...

Elle est notre Maison, notre famille...

 


 

Samedi 29 mai 2021

Question claire !

Mc 11, 27-33

 

Les grands prêtres et les anciens interrogent Jésus.
Il a le chic pour percevoir les faux-semblants et nous mettre face à la vérité de ce qui nous habite.

Non pas pour le plaisir de nous mettre en défaut !

Mais parce que faire la clarté en soi est un chemin de liberté.

Nous pouvons, comme ces anciens, être esclaves de nos peurs et nous enferrer un peu plus dans le mensonge et le calcul.

Et dans ce cas, Jésus ne répond pas à nos questions. Il ne peut pas. Car elles sont fausses et bloquent tout dialogue.

Nous pouvons aussi faire le choix de rechercher la sagesse et de l'accueillir.

 


 

Vendredi 28 mai 2021

Caverne de bandits ?

Mc 11, 11-25

 

On a parfois du mal à supporter les critiques faites à l'Eglise et à ses membres.
Mais, franchement, Jésus ne mâchait pas ses mots ! Puisqu'il disait que le Temple avait été transformé en "caverne de bandits" !

Rien que ça !...

Quand l'Eglise reçoit de semblables critiques, peut-être, qu'après tout, c'est Jésus lui-même qui nous interpelle !

Non pour nous culpabiliser ou nous faire abandonner l'Eglise ! (Puisque c'est par elle et à travers elle, que nous recevons sa Parole, malgré tout !)

Ces critiques, parfois virulentes, sont à recevoir comme des électrochocs pour revenir aux fondements de notre Foi !

Une Foi à déplacer les montagnes !... et les cavernes de Bandits !...

afin d'éviter de nous dessécher !...

 


 

Jeudi 27 mai 2021

Qu'est-ce que voir ?

Mc 10, 46b-52

 

Elle est merveilleuse, cette histoire entre Jésus et l'aveugle Bartimée !

Nous sommes parfois, comme cet homme, aveugle, mendiant, assis à terre, au bord du chemin... à la marge...

Jésus est entouré d'une foule nombreuse. On aime bien quand il y a du monde dans les rassemblements d'Eglise ou d'ailleurs ! On le considère comme un critère infaillible de succès !...

Bartimée a l'audace de mettre un grain de sable dans ce rouage ! Ca fait tache ! On veut le faire taire ! Comme dans nos villes, on cherche par tous les moyens, à éloigner les clochards, les marginaux, les migrants des espaces publics !

Le succès ne rend pas Jésus aveugle. Il reste attentif à ceux qui sont en dehors, aux périphéries... et il appelle l'homme à entrer dans cette communauté humaine, en étant proche de lui.

Il ne lui dit pas :" attends, voilà ce que j'ai décidé pour toi. C'est pour ton bien !"

Non, son appel éveille en lui l'énergie pour se lever, bondir, courir vers lui. Et suscite son propre désir, sa responsabilité, sa capacité de choisir, une foi en lui-même assez puissante pour reprendre sa vie en main. Retrouvant la vue, il "voit" que le chemin est de suivre Jésus.

 


 

 

Mercredi 26 mai 2021

Voici que nous montons

Mc 10, 32-45

 

Comme nous avons du mal à croire à l'Evangile !

à croire à cette Bonne Nouvelle que Jésus nous apporte !...
A savoir que ce n'est pas le pouvoir, la puissance, la compétition qui peuvent nous rendre heureux et libre !

C'est le service !

Là est la vraie grandeur !

Là est la vraie liberté !

Si nous sommes dans cette quête incessante d'honneur, de reconnaissance, de pouvoir... nous ne serons jamais satisfaits, toujours dans la frustration !

De plus, en suscitant la jalousie, la rivalité de nos pairs, nous coupons toute relation avec eux !

Nous nous retrouvons isolés !

Tandis que le service cultive le lien.
Et produit la paix en nous-même et autour de nous.

 


 

Mardi 25 mai 2021

Plus, plus, plus...

Mc 10, 28-31

 

Avec la Pentecôte, nous sommes entrés dans le temps de l'Eglise.

L'Esprit souffle pour que nous sortions, que nous allions à la rencontre des autres.
Nous avons l'habitude de rester bien au chaud chez nous avec nos proches, ceux et celles qui pensent comme nous, qui ont la même culture.

Même sur les réseaux sociaux, les algorithmes nous orientent vers ceux qui nous ressemblent, et nous nous sentons confortés, sécurisés.

Et voilà que l'Esprit Saint nous envoie aux quatre vents.
Il nous appelle à dépasser toutes frontières de peuples, d'opinions politiques ou religieuses, de cultures, de milieux sociaux...

Ces rencontres peuvent être rudes, éprouvantes parfois, mais tellement enrichissantes, nous ouvrant à d'autres horizons.
Elles nous amèneront à bâtir ensemble, dans la force de l'Esprit, la communauté humaine, une Eglise réellement universelle.

 


 

Lundi 24 mai 2021

N'aie pas peur

Jn 19, 25-34

 

Dans le jardin de La Genèse, Adam s'était caché. Il avait peur car il était nu.

Il avait peur de Dieu !.... Quelle douleur !...

Et Dieu le cherchait avec ardeur.

Et, tout au long de la bible, Dieu n'a cessé de chercher l'Homme nu, et de l'appeler :"Où es-tu ?"

... jusqu'à se montrer lui-même en Jésus nu sur la croix.

Non seulement, il ne s'est pas caché, mais Jésus a été exposé nu.

Marie était là...

Alors Jésus lui a confié les hommes dans leur nudité afin qu'elle veille sur eux, qu'elle les entoure de sa tendresse...

et  qu'ils n'aient plus peur de Dieu,

plus peur d'eux-mêmes

et qu'ils deviennent une communauté, une Eglise.

 


 

Dimanche 23 mai 2021

A l'école !

Jn 15, 26-27; 16, 12-15

 

Jésus respecte notre rythme. Il sait que nous ne pouvons tout porter. Il révèle son message progressivement, de façon adaptée.
Il s'en remet à l'Esprit pour nous conduire pas à pas, vers la vérité toute entière.

Cela ne l'empêche pas de compter sur nous dès maintenant pour transmettre ce que nous recevons de lui.

Ne nous inquiétons donc pas si nous ne nous sentons pas sûrs de nous. Soyons patients envers nous-même. Ne croyons pas non plus que nous savons tout.

Continuons à marcher, le coeur ouvert à l'Esprit.

Soyons toujours curieux de ce qu'il veut nous apprendre.

Ayons les mêmes dispositions à l'égard de ceux et celles que nous rencontrons, dans l'assurance qu'eux aussi sont conduits et enseignés par l'Esprit.

 


 

Samedi 22 mai 2021

Que t'importe ?!

Jn 21, 20-25

 

Nous sommes bien trop souvent tentés de regarder les autres dans un esprit de comparaison, de jugement.
C'est normal car nous sommes remplis de peurs, et l'étrangeté de l'autre nous déstabilise et, du coup, nous semble menaçante.
Heureusement, Jésus nous offre un remède : "Que t'importe ? Toi suis-moi !"

Si nous suivons lui et lui seul, alors nous n'aurons plus peur ! Nous aurons l'audace de suivre notre propre chemin librement.
L'Evangile de ce jour se termine en disant :" que Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses et s'il fallait écrire chacune d'elles, le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l'on écrirait."

Dès lors, ce sont nous les livres qui racontent ce que Jésus a fait.
Autant d'êtres humains, autant de livres divers !...

Chacun, chacune de nous est un Evangile.

 


 

Vendredi 21 mai 2021

Fondation

Jn 21, 15-19

 

"M'aimes-tu ?"

Trois fois, Jésus pose cette question à Pierre ! C'est le fondement de la mission.
Tout au long de notre vie, il ne cesse de nous poser cette question. On peut avoir répondu "oui, je t'aime" au début.

Mais, après, il est si facile de se laisser prendre par les choses à faire... et la mission devient alors gestion administrative.

Il est si tentant aussi de recentrer cette mission sur notre ego... et on en connaît les dérives...

Plus nos responsabilités dans l'Eglise ou la société sont grandes, plus le risque est grand.
Le seul antidote est d'être sans cesse à l'écoute de cette question de Jésus :"M'aimes-tu ?"

Oser prendre du temps gratuit avec lui. Relire, avec du recul, nos paroles et nos actes pour vérifier qu'ils sont notre réponse :"Tu sais bien que je t'aime."

 


 

Jeudi 20 mai 2021

Comme un orchestre

Jn 17, 20-26

 

Les deux lectures de ce jour apparaissent contradictoires : alors que Jésus insiste sur l'unité, Paul provoque la division !...

... ou plutôt il révèle que l'unité de ses accusateurs est factice, pour la bonne raison qu'elle est construite contre lui ! Rien de tel pour rapprocher des ennemis que lorsqu'ils se trouvent un bouc émissaire commun !

Ce n'est pas pour cette soi-disant unité, celle qui consiste à faire taire les voix discordantes, que Jésus prie. C'est pour que nous soyons un "comme" le Père et lui font un. A savoir Un dans l'Esprit. L'Esprit d'amour, de vie, de communion.

L'unité qui met en valeur chaque personne dans son originalité.

L'unité dans laquelle chacun, chacune joue sa partition unique et irremplaçable, en accord avec les autres et l'ensemble.

L'Esprit suscite, recueille chaque voix et les rassemble dans l'Unité d'un concert grandiose.

 


 

Mercredi 19 mai 2021

Panneau indicateur

Jn 17, 11b-19

 

"J'ai veillé sur chacun d'eux afin qu'aucun ne se perde"

"Sanctifie-les dans la vérité"

En rapprochant ces deux paroles de Jésus avec la fête de Saint Yves, patron des avocats, nous pouvons en recevoir un éclairage dans la façon d'exercer la justice.

Tous ceux et celles qui ont un rôle dans ce domaine, sont en recherche de la vérité.Il leur est nécessaire de voir au-delà des apparences, des certitudes, des apriori.

Cette vérité n'a de sens que si elle est recherchée dans le but "qu'aucun ne se perde", ni les victimes, ni les coupables, ni les juges.

A mon échelle également, Saint Yves m'apprend à avoir sur autrui une attitude de veilleur et non de condamnation, afin que nous soyons sauvés, lui et moi.

 


 

Mardi 18 mai 2021

Recherchons la gloire !

Jn 17, 1-11a

 

Jésus demande au Père de le glorifier. Il recherche donc la gloire !

Mais au fond, que signifie ce mot ? La gloire, c'est ce qui a du poids. Accorder la gloire à quelqu'un, c'est reconnaître le poids de ce qu'il est, de ce qu'il vit, de ce qu'il fait. Et Jésus met ce terme en corrélation avec la vie éternelle.

La gloire a une dimension d'éternité. Elle est en profonde consonance avec la Vie.

On comprends bien que la gloire que nous recherchons dans nos sociétés est totalement dénaturée ! C'est une gloire de décors de films ! en carton pâte !... Non seulement, elle est détournée et vidée de son contenu, mais elle a une précarité vertigineuse !

Voyons ! soyons ambitieux ! Recherchons la gloire ! Celle que nous pouvons recevoir en rendant témoignage à l'évangile. Notre vie a, dès lors, un poids inouï...

 


 

Lundi 17 mai 2021

La force de la Vie

Jn 16, 29-33

 

Parfois, il nous semble que le monde est de plus en plus pris dans un tourbillon de folie qui l'entraîne toujours plus loin ! La tête nous en tourne !... On n'a plus de mots tant l'effroi nous saisit !...

Folie de l'agressivité verbale et guerrière qui ne connaît plus de limites, de freins !... Folie de notre course aux chiffres... à n'importe quel prix !... N'aurions-nous face aux tragédies des êtres humains et de toute la création, comme unique réponse que de faire les autruches en nous enfermant dans le déni, dans nos petits conforts étriqués et à court-termes ?!...qui ne font qu'accélérer ces tragédies !...

Tout cela nous dépasse ! C'est pourquoi, il nous faut résolument nous tourner vers Celui-là seul qui peut nous sauver. Si nous voulons plonger dans une folie, que ce soit celle de l'espérance, seule capable de nous sortir de cette course mortifère !...

"Courage ! Je suis vainqueur du monde !"

Plongeons-nous dans l'Esprit de vérité et de vie !...

 


 

   
 
Dernière modification : 19/09/2021