MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

St Luc - copie

Saint Luc du bréviaire de sainte Colette

(14 ème siècle)

"Claire avait plaisir à entendre la Parole de Dieu,

sachant que sous les mots se cache une amande à savourer.

Elle avait l'art de tirer du sermon de n'importe quel prédicateur

ce qui pouvait profiter à son âme,

sachant cueillir une fleur sur un buisson d'épines

comme atteindre aux fruits d'un arbre bien cultivé."

 

d'après la Vie de sainte Claire d'Assise par frère Thomas de Celano n°37

 


 

 

Lundi 24 janvier 2022

2° Samuel 5, 1-10/Marc 3,22-30

 

CONTRASTES

 

Les tribus d’Israël ont fait la guerre à David

durant plus de sept ans. Et pourtant, elles viennent

le trouver pour faire alliance avec lui, rappelant cette

parole du Seigneur  : Tu seras le berger d’Israël mon

peuple, tu seras le chef d’Israël.  Et ils donnèrent

l’onction à David...

Mais devant la prédication et les miracles de Jésus, les

scribes disaient  : ce Jésus est possédé par  Béelzéboul,

le chef des démons. Jésus tâche de leur expliquer :

« Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume

est divisé contre lui-même, il ne peut tenir... »

Mais que faire contre la mauvaise foi ?

« Tout sera pardonné aux enfants des hommes, mais si

quelqu’un blasphème contre l’Esprit, il n’aura jamais de

pardon ». 

Jésus parlait ainsi parce qu’ils avaient dit : Il est possédé

par un esprit impur. 

 

Dans les conflits que nous pouvons vivre, quelles sont

nos vraies motivations ?


 

 

Dimanche 23 janvier 2022

La bible : quel scoop !

Luc 1,1-4;4,14-21

 

"Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Ecriture que vous avez entendu."

Oui, la bible nous vient de loin dans le passé, et pourtant elle est tellement actuelle !

Car, loin d'être un livre de morale ou de perfection, c'est un livre de chemins humains en quête de vie et d'amour, en quête de Dieu.

Si bien que toutes les caractéristiques des chemins sont évoquées, avec leurs approches diverses, avec leurs détours, leurs chûtes, leurs travers... et leurs avancées.

Tous les sentiments et émotions y ont leur place.
Et Dieu se faufile à travers tout ça. Sa présence devient plus lumineuse, plus incarnée, plus transcendante dans le visage du Christ.

 


 

Samedi 22 janvier 2022

Monde de "oufs" !

Mc 3, 20-21

 

Jésus continue d'attirer les foules !... Mais ses proches, eux, le connaissent et ils voient bien qu'il est devenu fou :"Il a perdu la tête !"...

Un argument infaillible pour faire taire le gêneur !

Il est bien vrai que Jésus est étrange ! Il se dérobe toujours de nos cases, de nos classifications !... de nos mains !...

Alors les "gens de chez lui viennent pour le saisir !" : Il est à nous, notre propriété ! Pas question qu'il échappe à notre contrôle !

... Comme il nous est difficile d'accueillir l'étrangeté de l'autre !

... Mais est-ce vraiment lui qui est fou ?!!!...

 


 

Vendredi 21 janvier 2022

Laboratoire d'Evangile

Mc 3, 13-19

 

La diversité que nous évoquions hier entre les peuples et entre les confessions chrétiennes, elle se trouve bel et bien déjà entre les douze disciples de Jésus, ses compagnons les plus proches, ses intimes, sa communauté de vie et de mission !

Une communauté de vie, c'est comme un concentré des diversités humaines. On a parfois utilisé l'expression de "fuite du monde " pour exprimer la démarche des moines.
Il s'agit plutôt de vie "au cœur du monde", car le monde est en nous.

Une communauté de vie chrétienne est comme un laboratoire où les défis humains ne se jouent pas dans des événements spectaculaires, à grande échelle, mais comme dans une éprouvette à la puissance +++.

C'est ce qu'on vécu les douze apôtres autour de Jésus. Et c'est ce qui leur a permis, malgré et à travers les conflits et les chûtes, d'être des semeurs d'évangile.

 


 

Jeudi 20 janvier 2022

Parcours d'obstacles

Mc 3, 7-12

 

C'est impressionnant, tous ces gens qui viennent de partout pour voir Jésus !

Dans leurs diversités, voire leurs antagonismes, ils sont tous attirés par lui. C'est lui qui fait leur unité.

Plus tard, ce seront ses disciples qui iront vers ces mêmes peuples, puis au-delà.

Il est frappant de constater que la persécution des premiers chrétiens a déclenché cette dispersion et a provoqué les disciples à aller vers des peuples plus divers, plus éloignés.

On peut, également, penser que les divisions entre les églises ont déclenché une diversité plus grande dans l'expression de la Foi, rejoignant ainsi davantage de cultures.
Nos chemins sont chaotiques, douloureux, mais la Bonne Nouvelle est que l'Esprit Saint aime tisser nos ombres et nos lumières pour que l'Evangile ne soit pas arrêté par les obstacles, et se déploie toujours davantage.

Et le Christ demeure notre unité. En nous attirant à lui, il nous rassemble entre nous.

 


 

Mercredi 19 janvier 2022

"A mains fortes et à bras étendus"

Mc 3, 1-6

 

Jésus entre dans une synagogue le jour du sabbat. Il voit un homme qui a la main atrophiée.
Comment est-ce possible ?! Dans le lieu privilégié de Dieu -la synagogue - et dans le temps privilégié de Dieu -le sabbat -, cet homme a la main atrophiée ?!...

Jésus opère sa guérison en disant : "Etends ta main !" = sois restauré à l'image de Dieu qui a sauvé son peuple "à bras étendus". A l'image du Christ qui a sauvé l'humanité et toute la création les bras étendus sur la croix !

La main de cet homme est re-créée pour pouvoir se déployer, et participer à la création et au salut.

 


 

Mardi 18 janvier 2022

Unis par le Meilleur !

Mc 2, 23-28

 

"Le sabbat a été fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat."

En cette semaine de prière pour l'unité des chrétiens, il est bon de se souvenir de cette parole de Jésus.

Tant de fois, nos divisions surgissent lorsque nous nous accrochons à la loi au détriment de l'être humain. Lorsque nous inversons l'échelle des valeurs. Lorsque nous durcissons des règles ou des façons de faire et que nous oublions l'essentiel !

Lorsque nous oublions que ce qui nous rassemble est infiniment plus grand, plus vital que ce qui nous divise.

Ce qui nous rassemble = notre Foi en Christ.

"C'est pourquoi, le Fils de l'homme est maître même du sabbat."

 


 

Lundi 17 janvier 2022

Et encore la fête !

Mc 2, 18-22

 

Hier, Jésus était invité à une noce. Aujourd'hui, c'est lui-même qui se présente comme l'Epoux !

Hier, l'eau changée en vin coulait à flot. Aujourd'hui, Jésus dit que les invités à la noce ne peuvent jeûner en présence de l'Epoux !

Nous sommes en alliance avec Dieu.

Nous sommes les invité(e)s à la noce.
Le Christ est Présent.

Nous sommes de la fête !

Si parfois, il nous arrive de jeûner, ce n'est pas une marque de deuil, de tristesse. C'est pour mieux nous préparer à la joie de la Fête, à la joie du Vin nouveau: l'Esprit Saint !

 


 

Dimanche 16 janvier 2022

Place à la fête !

Jn 2, 1-11

 

Avec les noces de Cana, quelle joie de voir Marie, Jésus et ses disciples prenant part à cette fête et contribuant à sa réussite !

Marie se montre attentive à chacun. Et elle intercède auprès de Jésus en faveur des convives. Jésus se laisse bousculer dans ses projets par Marie.
Avec ces noces, nous pensons à tous les couples qui se préparent au mariage. Qu'ils puissent découvrir et approfondir l'exigeante beauté de leur alliance.

... à l'image de l'alliance de Dieu avec son peuple, avec l'Eglise qui se reçoit de ce Mystère d'Amour, sans lequel ses paroles et ses rites n'ont pas de sens.

Alliance de Dieu avec chacun, chacune de nous. L'Esprit Saint purifie les jarres de nos existences par l'eau du Baptême, et transforme celle-ci en vin de communion avec le Christ.

 


 

Samedi 15 janvier 2022

Médecin généraliste

Mc 2, 13-17

 

Le Christ poursuit son job de médecin... toujours plus loin... toujours plus profond.
Personne n'est exclu de ses soins. Aucun tri parmi les patients ! Aucun tri parmi les pathologies !

Il soigne aussi les cœurs, les mal-êtres, les déviations ou addictions qui ruinent nos santés physiques, psychiques, spirituelles.
Ce n'est pas lui qui nous relève. Il ne fait pas les choses à notre place !

Il revigore en nous les énergies vitales.

Et, pour fêter notre guérison, il ne nous invite pas à sa table. Il nous laisse l'initiative de l'inviter chez nous...

... et, d'un cœur joyeux, il entre...

 


 

Vendredi 14 janvier 2022

Les petites mains de fées

Mc 2, 1-12

 

Aujourd'hui encore l'Evangile nous renvoie à l'actualité !

Ces quatre hommes portent le paralysé. Devant les obstacles, ils ne ménagent pas leur peine pour tout faire en vue de sa guérison.
Cela fait penser aux efforts inouïs déployés pour soigner les malades du covid !

... mais aussi à tous ces anonymes, aidants familiaux, auxiliaires de vie, aide-soignants, agents de service hospitalier... qui sont là au quotidien au plus près des personnes malades, handicapées, dépendantes. Qui font ce travail humble d'accompagnement, au corps à corps, au cœur à cœur, dans le parcours de soin.

Sans eux, le travail des médecins et infirmiers ne serait ni possible, ni fructueux.
Jésus est émerveillé de la foi de ces quatre hommes ! Grâce à eux, la relation entre le paralysé et Jésus a pu être régénéré.

Et il a pu retrouver la libération de son corps et de tout son être.

 


 

Jeudi 13 janvier 2022

Jésus, infirmier

Mc 1, 40-45

 

Comme tant de personnels soignants, Jésus est quelque peu débordé par l'affluence des patients ! Il se montre cependant disponible à l'égard de chacun d'eux.

... Et ils attendent beaucoup de lui !

Ils attendent un miracle du médecin, de l'infirmier, de l'hôpital...

Cela se comprend lorsque la maladie est invalidante, douloureuse, excluante.
L'infirmier est saisi de compassion. Il oublie totalement sa fatigue, ses limites... Il communie avec empathie et se donne sans réserve.
... Et le miracle arrive !

De nombreux miracles se produisent grâce à nos soignants qui se battent sans relâche contre les maladies et les blessures, sans faire de distinction entre les souffrants.

... Au risque, parfois, de partager leur exclusion, considérés, à leur tour, comme contagieux.

C'est ce qui arrive à Jésus !

 


 

Mercredi 12 janvier 2022

Posologie

Mc 1, 29-39

 

La belle-mère de Simon est malade. Comment Jésus s'y prend-il pour qu'elle guérisse ?

1- "Il s'approche" : il n'a pas peur du risque de contagion ni de l'aspect parfois rebutant d'une maladie. Il se fait proche, le prochain, de la personne en souffrance.

2- "Il la saisit par la main" : Tous ceux et celles qui soignent, savent l'importance du toucher, du contact physique. Lorsque les mots manquent ou sont maladroits, les gestes transmettent la tendresse, la compassion, l'énergie.

3- "Il la fait lever" : Etre debout est bien le signe de la vie, de la santé, de la grandeur de l'être humain !

4- "La fièvre la quitte et les sert" : La température s'apaise, le climat intérieur ne se situe plus dans les excès. La capacité, la joie de servir témoigne de la pleine guérison de l'être humain créé à l'image du Christ Serviteur.

 


 

Mardi 11 janvier 2022

Force et risque de la vérité

Mc 1, 21-28

 

Jésus "enseigne en homme qui a autorité". Il enseigne dans la vérité, sans non-dit, sans langue de bois, sans décalage entre ses paroles et ses actes.
C'est pourquoi "on était frappé par son enseignement".
... et pourtant cela dérange. La vérité dérange. Un "homme tourmenté par un esprit impur se met à crier".

Un esprit im-pur, non-pur comme une eau trouble, mélangée.

"Es-tu venu pour nous perdre ?"

Un tel esprit a peur de la vérité. Il veut le faire taire.

Mais la parole de Jésus est plus forte : "Tais-toi ! Sors de cet homme !"

... plus tard, cette parole de vérité coûtera cher à Jésus !...

 


 

Lundi 10 janvier 2022

Sortons

Mc 1, 14-20

 

Le temps de Noël est fini. Nous voici replongé(e)s dans la vie quotidienne. Nous sortons des festivités nous apparaîssant parfois, comme une sorte de cocon protecteur et chaud.

... nous recommençons le rythme ordinaire...

... avec ce qu'il peut avoir, parfois, d'inquiétant, puisqu'il est fait mention de l'arrestation de Jean-Baptiste.

Jésus reçoit cet événement comme un électrochoc qui le propulse à l'extérieur afin de prendre le relais.

Il sort donc résolument  pour aller à la rencontre des hommes et des femmes afin de leur annoncer la Bonne Nouvelle.

Il rejoint les hommes dans leur travail ordinaire et les appelle à sa suite. Eux aussi sortent de leur chez-eux pour participer à cette immense œuvre.
Pour nous aussi, il en va de même : le Christ nous rejoint là où nous sommes pour y faire jaillir l'inouï de sa Présence.

Soyons attentifs !

 


 

Dimanche 9 janvier 2022

La joie de Dieu

Lc. 3, 15-22

 

Evangile qui nous fait glisser naturellement du baptême de Jean, baptême de purification, au baptême de feu et d'Esprit, baptême qui fait de nous les enfants de Dieu.

C'est ce que nous annonce ce baptême du Fils unique, du Fils bien-aimé : son baptême entraîne dans le même mouvement le baptême de tous. Ainsi, nous devenons, à notre tour, dans le Christ, les enfants bien-aimés du Père.

La route des cieux est ouverte et l'Esprit peut nous envahir comme il a investi le Messie.

Soyons dans la joie de cette Bonne Nouvelle, à l'image du Père qui dit à Jésus, qui nous dit: "Tu es mon fils  ien-aimé en qui j'ai mis toute ma joie".

 


Samedi 8 janvier 2022

Joie baptismale

Jn. 3, 22-30

 

A la veille du baptême de Jésus, nous sommes plongés dans des eaux "abondantes", là où Jean Le baptise baptisait. Jésus y vient et provoque une discussion, pour ne pas dire un joute verbale entre les disciples de Jean et les disciples de Jésus : Qui a le droit de baptiser?

Cela donne l'occasion à Jean de rappeler que le Messie, ce n'est pas lui et que sa mission est d'être le précurseur de Jésus.

Ce qui est frappant dans ce passage c'est la joie de Jean. Oui, Jean dit que sa joie est parfaite. Pourquoi? Parce qu'en étant précurseur du Messie, cela signifie que le Messie est bien là, Celui qui était attendu depuis des siècles par Israël. 

Cette joie de Jean rejoint la joie parfaite de François d'Assise : l'essentiel, c'est l'autre, c'est l'Autre.

 


Vendredi 7 janvier 2022

Touche divine

Lc. 5, 12-16

 

Un lépreux supplie Jésus de le guérir.

Jésus le touche et cet homme est guéri.

On peut lire le miracle à plusieurs niveaux :

- D'abord le lépreux ose s'approcher de Jésus, ce qui est interdit par la loi. Et il n'est pas repoussé.

- Deuxièmemement : Jésus le touche, ce qui est doublement interdit par loi puisque cela rend Jésus impur.

- Troisièmement, le lépreux est guéri. C'est le miracle tel qu'on le comprend : la guérison.

 

Il a donc suffit à Jésus de toucher un lépreux et de désirer qu'il soit guéri pour que cela devienne efficient. N'ayons pas crainte d'appeler Jésus, de l'approcher et de le supplier de    nous guérir de toutes nos lèpres. Il nous donnera la main, sans peur d'être contaminé par nous et il nous guérira, peut-être de façon invisible, mais réelle. Alors, allons à sa rencontre.

 


Jeudi 6 janvier 2022

Accomplissement

Lc. 4, 14-22

 

Jésus est de retour dans son pays à Nazareth et, comme à l'habitude, il va à la synagogue. On lui présente le livre pour le lire et le commenter. Jusque là, rien d'extraordinaire puisque ce petit rabbi commente la Torah de manière récurrente.

Ce qui sort de l'ordinaire, c'est le fait qu'il s'approprie les paroles qu'il lit. Il dévoile à l'assemblée sa réelle identité, laquelle assemblée reste admirative devant les paroles qu'il dit. Ce qui est encore plus surprenant c'est que cette assemblée, même admirative, ne semble pas avoir entendu la profondeur et la vérité des paroles de Jésus et en reste toujours à la surface.

Et pourtant Jésus dit : "aujourd'hui ce passage de l'Ecriture s'accomplit devant vous". Ainsi, Jésus est l'accomplissement de la parole de Dieu.

 


Mercredi 5 janvier 2022

Surfing divin

Mc. 6, 45-52

 

Après la multiplication des pains, Jésus est toujours plein de compassion pour la foule et reste avec elle pour l'aider à rentrer à la maison. Quant aux disciples, ils rentrent chez eux par la voie de la mer. Mais c'était sans compter avec le déchaînement des éléments, orage, vent, tempête, etc. Ils ont peur et ne savent comment lutter.

Et Jésus vient à eux, surfant sur l'eau, mais sans planche. Il y a de quoi surprendre et même être effrayé. Mais tout de suite Jésus les rassure : "n'ayez pas peur, c'est moi", et le vent tombe.  Quelle délicatesse de la part de Jésus de faire tomber la tempête avant de s'installer au milieu d'eux sans aucun reproche, alors qu'ils venaient de vivre la multiplication des pains et auraient pu comprendre quelque chose à cette intervention de Jésus. Mis ils ne sont pas prêts. Alors, Jésus prend patience et attend. Il n'est pas là pour les brusquer mais pour leur révéler le Père.

 


 

Mardi 4 janvier 2022

Repas champêtre

Mc 6, 34-44

 

Nous voici plongés directement dans le ministère de Jésus : celui de la Parole et de la compassion. Il s'inquiète des foules qui sont venues pour l'écouter et qui risquent de défaillir en rentrant chez elles. Déjà on peut constater combien l'humanité est importante aux yeux de Jésus : l'être humain est tout un, la chair, l'âme, le coeur, l'intelligence, tout est lié et ne font qu'un. Il faut donc nourrir le corps si l'on veut que l'esprit, le coeur suivent.

Et puis, deuxième aspect : Jésus fait appel aux disciples eux-mêmes pour donner à manger. Première collaboration, collégialité, synodalité : rien ne dépend que de Jésus seul, tout dépend de son équipe et de lui, dans un même mouvement.

Si peu de temps après l'Epiphanie, la révélation au monde, puissions-nous être habités de la même comapssion, du même désir de transmettre.

Merci Seigneur pour ce repas sur l'herbe verte.

 


Lundi 3 janvier 2022

Galilée des Nations

Mt. 4, 12-17;23-25

 

Aiu lendemain de l'Epiphanie, révélation au monde de la Lumière par le biais de l'enfant Emmanuel couché dans une crèche, on retrouve Jésus déjà adulte en train de parcourir la Galilée.

La transition est un peu brutale, mais cela signifie bien que l'évangile n'est pas d'abord un récit historique, mais une parole de Dieu qui veut transmettre quelque chose de Dieu à l'homme.

Que voyons-nous aujourd'hui ? Jésus qui s'établit à Capharnaüm, aux confins des nations. Premier message, il est venu pour tout le monde et pas uniquement pour Israël.

Deuxième message : le Royaume est tout proche ; ce royaume est une personne : Jésus.

Troisième message : il guérit ; il est venu pour sauver et non pour condamner.

Quatrième message : Jésus est entendu et écouté puisqu'on vient des quatre coins du monde pour le suivre.

 


Dimanche 2 janvier 2022

Astre divin

Mt. 2, 1-12

 

Des mages suivent une nouvelle étoile. Elle les mène à Bethléem en passant par Jérusalement et le roi Hérode.Une fois arrivés à Bethléemn, ils sont saisis d'une grande joie et d'une grande stupeur. Ils honorent l'enfant de leurs cadeaux ainsi que la mère de l'enfant. Puis ils repartent mais grâce à un songe ils se méfient d'Hérode et prennent une nouvelle route.

Un songe. Les songes ont une importance capitale dans les débuts de la vie de Jésus, forme de sagesse qui se manifeste lorsqu'on se trouve dans la nuit, incapables de discerner, et il y a passage de l'Esprit. Passage de l'Esprit parce qu'on est entièrement remis entre les mains de Dieu, dans la confiance et la sérénité.

Les mages ont suivi l'étoile qui ne les a pas trompés. Aujourd'hui ils font confiance à l'Esprit qui les guide jusqu'au bout. Ils retournent chez eux, par un autre chemin : ils sont devenus différents, autres, emplis de la joie divine.

 


Samedi 1er janvier 2022

Bonne année !

Lc. 2, 16-21

 

Commencer la nouvelle année en compagnie de Marie et de l'enfant, ainsi que des bergers, qu'y a-t-il de mieux ?

Merci à ceux qui ont préparé la liturgie il y a quelques années.

Aujourd'hui, c'est très important de retrouver la simplicité, la sobriété, la spontanéité, l'émerveillement, l'adoration des bergers.

Et Marie, dans son coeur, garde tous ces moments importants, non pas pour s'en souvenir au moment adéquat, non, mais parce que ces moments sont pour elle source de vie au quotidien. Pour nous aussi, cette naissance, cette adoration des bergers, cette contemplation, cette circoncision sont source de vie au quotidien.

Et que le Seigneur continue à nous apporter sa paix et sa joie chaque jour de l'année 22.

 


Vendredi 31 décembre 2022

Dieu parmi nous

Jn. 1, 1-18

 

Le prologue de saint Jean est l'une des plus belles paroles de Dieu adressées à l'homme. En quelques mots, tout est dit, et tout est annoncé, en particulier l'espérance pour les hommes.

Oui, une espérance qui n'est pas à la petite semaine ou dans une immédiateté stérile. Cette parole nous dit que rien n'est fermé, rien n'est bouché, même si le monde n'a pas accueilli la lumière. Car la lumière a continué sa route sans être éteinte, elle est là de toute éternité. Mais l'éternité n'est pas compréhensible à l'homme. Ce n'est pas l'intelligence qui nous la fera comprendre, c'est la foi, c'est-à-dire l'amour : l'amour de Dieu pour les hommes et, dans le même mouvement, l'amour des hommes pour les hommes.

Voilà une feuille de route pour 2022. Bonne année !

 


Jeudi 30 décembre 2021

La grâce de Dieu

Lc. 2, 36-40

 

Après le vieillard Syméon, c'est la prophétesse Anne qui loue Dieu pour cet enfant. Comme c'est étrange, ces deux êtres qui ne se sont pas concertés reconnaissent en cet enfant le Messie, Celui qui allait délivrer Jérusalem !

Plus loin dans cet épisode, il est mentionné que l'Esprit repose sur l'enfant. Mais, à ce stade, on peut dire aussi que l'Esprit repose sur ces deux vieillards. L'Esprit de Dieu est même nommé "grâce". Oui, Dieu est toute grâce, Dieu fait reposer sa grâce sur tous les êtres humains. Impossible de le nier même si parfois il semblerait que nous soyions totalement déconnectés de cet Esprit tant la violence est là dans le monde.

Heureusement, cette grâce de Dieu repose prioritairement sur l'enfant Jésus et 2000 ans plus tard, nous savons que ce ne sont pas des contes de fée. La grâce de Dieu repose vraiment sur le monde, sinon nous n'existerions plus depuis longtemps. Alors, avec Syméon, avec Anne, louons et remercions le Seigneur pour sa grâce.

 


Mercredi 29 décembre 2021

Un Dieu tout proche

Lc. 2, 22-35

 

Oui, notre Dieu est un Dieu tout proche puisqu'il est un enfant, un nourrisson parmi nous. Un enfant qui aura besoin de suivre la loi juive et que les parents amènent au Temple pour l'offrir à Dieu, comme tout premier né de sexe masculin.

Situation étrange que le Fils de Dieu soit lui-même soumis à cette loi.

Sa communion humaine sera plus intense encore, puisque le vieillard Syméon ira jusqu'à le bénir en même temps que ses parents. Fils de Dieu, il reçoit la bénédiction d'un homme. Syméon, tout sage qu'il est, est un homme.

Les psaumes ont raison de dire : "quel Dieu est aussi proche de nous que le nôtre?"

N'oublions jamais que l'humanité de Dieu n'a pas d'autre but que de nous attirer à Lui pour que nous devenions de plus en plus à son image et à sa ressemblance.

C'est vraiment le moment de rendre grâce et de chanter : "Gloire à Dieu et paix aux hommes qu'Il aime".

 


Mardi 28 décembre 2021

Migrants d'hier et d'aujourd'hui

Mt. 2, 10-18

 

Comme tous les ans, à pareille époque, nous passons de la joie de la naissance divine, à l'horreur de la migration et du massacre.

Joseph prend l'enfant et sa mère et c'est la fameuse fuite en Egypte. Hérode, pris de fureur, fait massacrer tout les jeunes garçons de moins de deux ans.

Nous n'avons pas de leçons à donner car, aujourd'hui, quand nous fermons les frontières de nos pays aux familles et aux enfants, ne les condamnons-nous pas à une mort certaine? Celle de la mer, de la famine, de la politique. Combien faudra-t-il d'enfants rejetés sur les plages pour que nous acceptions, non pas de partager, mais de rendre leurs biens à tous car la terre n'est pas la propriété des nantis. Dieu l'a confiée à tous. Ne l'oublions pas.

 


Lundi 27 décembre 2021

Course de foi

Jn 20, 2-8

 

Pierre et Jean, les deux apôtres de Jésus, courent au tombeau de Jésus pour vérifier l'annonce que fait Marie-Madeleine : le corps de Jésus n'est plus là.

Cependant, la démarche intérieure n'est pas la même pour les deux disciples : Jean s'arrête à la porte et attend Pierre. Pourquoi ? Par déférence pour l'aîné ? Peut-être ? Peut-être aussi parce qu'il a déjà compris la Résurrection ? On peut le penser car l'évangile nous dit que Pierre entre et voit, c'est tout. Puis l'évangile nous dit que Jean entre, voit et croit. Sa proximité avec Jésus le rend capable de comprendre l'invisible.

Et nous ? sommes-nous prêts à courir pur rencontrer Celui que nous ne voyons pas ?

 


Dimanche 26 décembre 2021

 

A l’insu

 

Lc 2, 41-52

 

Tous les parents d’adolescents sont susceptibles de découvrir un jour,

une passion secrète, une addiction néfaste de leur fils ou fille.

 

Dans l’évangile de ce jour, nous assistons à la détresse des parents de Jésus

qui laissant leur fils à sa liberté le perdent lors d’un voyage puis le retrouvent

dans un cours de théologie approfondi !

 

Une famille modèle pour la fête chrétienne de la Sainte Famille renvoie

chacun de ses membres aux affaires du Père des cieux !

Au-delà donc des incompréhensions, la famille serait-elle l’espace dédié

à la croissance de chacun dans sa relation personnelle et intime à Dieu

tout en développant de libres relations avec ses semblables ?

 

Puissions-nous chacun et chacune dans nos familles dont aucune n’est idéale

"grandir en sagesse et en grâce devant Dieu

et devant nos frères et sœurs en humanité !"

 


 

Samedi 25 décembre 2021

Dieu Verbe

Jn 1, 1-18

 

Verbe, Vie, Lumière qui brille dans les ténèbres :

y-a-t-il un peu de divin

dans les mots que nous prononçons,

les illuminations de nos villes, lampes led ou art numérique ?

 

Un peu sans doute et beaucoup

si du creux de nos pauvretés surgit

un élan de sincérité, de joie

qui veut se partager à tous et toutes dans nos « Joyeux Noëls » !

 

Accueillir Noël, oser les crèches

pour retrouver en nous le don de soi et l’enfance.

Cela dépend de nous :

Voulons-nous recevoir le Fils unique,

plein  de grâce et de vérité,

avoir part à la plénitude de Noël ?

 

Joyeux Noël !

 


Vendredi 24 décembre 2021

Le signe donné

Lc 2, 1-14

 

Sur le chemin de la vulnérabilité consentie,

le signe de Noël nous est donné :

un nouveau-né dans une mangeoire qui est le Christ, le Seigneur !

Être humain fragile, dépendant de ses parents pour sa survie,

corps livré sur une mangeoire,

qui devient à toute eucharistie célébrée en ce monde,

corps donné pour nous !

 

Au plus creux de nos fragilités, nous sommes à même

de recevoir le don de Dieu,

de devenir ses enfants pour la Vie éternelle.

En ce très grand mystère, nous osons croire à la dignité de chaque personne,

nous engager à respecter son intimité,

retrouver en nous l’enfant blessé

et le reconnaître rejoint par l’enfant Jésus.

 

Puisse notre prière intercéder pour tous les enfants maltraités en ce monde

par des abus, la faim, la guerre, l’exil

et tous les adultes marqués par un trauma d’enfance.

 


Jeudi 23 décembre 2021

 

L’avenir de l’enfant

 

Lc 1, 57-66

 

L’évangile nous fait part d’une naissance inédite  au sein d’un couple déjà âgé.

En notre 21ème siècle, cette situation n’a plus rien d’extraordinaire.

 

Ce qui traverse les siècles demeure l’inquiétude, l’incertitude de l’avenir :

« Que sera donc cet enfant ? »

Quel avenir pour nos enfants ?

De jeunes couples atteints d’éco-anxiété vont même

jusqu’à renoncer à enfanter par peur de l’effondrement de notre monde.

 

Cultiver la joie d’une naissance relève de la foi,

de la confiance en la vie qui toujours trace son chemin.

Se réjouir de la naissance d’un enfant

éveille à l’espérance pour lui

et à la responsabilité de changer soi-même sa façon de vivre

pour qu’en son temps, il puisse prendre place et parole

dans un monde plus juste et plus beau.

L’enfant nouveau-né nous enjoint ainsi de l’aimer et le protéger

lui et tous les habitants de notre maison commune.

 

Noël, l’Emmanuel, Dieu avec nous,

naît ici et maintenant dans notre monde et nos vies !

 


Mercredi 23 décembre 2021

Joie des humbles

 

Lc 1, 46-56

 

Tous les jours, à l’office des Vêpres, nous nous levons

pour chanter le Magnificat, ce cantique si joyeux

où Marie reconnaît les merveilles que Dieu fait dans sa vie.

 

Par les temps qui courent,

il nous faut une acuité du regard du cœur

pour discerner autour de nous, chez les personnes en précarité,

chez les peuples opprimés par les dictatures et les guerres,

cette joie des humbles que Dieu élève !

 

Puisse la fête de Noël procurer à notre monde une trêve

où la paix l’emporte sur la violence,

où les humbles sont élevés à hauteur de leur dignité d’enfants de Dieu.

 


Mardi 21 décembre 2021

Tenir promesse

Lc 1, 39-45

 

Rien de meilleur pour augmenter sa crédibilité et susciter la confiance

que de tenir ses promesses.

Proclamée heureuse par sa cousine Elisabeth,

Marie est la femme qui a cru que Dieu tient parole,

que ses promesses se réalisent.

 

Si notre foi en Jésus-Christ est assez profonde

nous accueillerons  ses paroles

comme des promesses qui s’accomplissent toujours.

Sur elles nous fonderons nos propres paroles

et celles qui nous engagent envers autrui auront valeur d’Éternité.

 

Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers ;

que votre esprit, votre âme et votre corps,

soient tout entiers gardés sans reproche

pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ.

Il est fidèle, Celui qui vous appelle : tout cela, il le fera.

1 Thessaloniciens 5 , 23-24

 


Lundi 20 décembre 2021

Impossible n’est pas de Dieu

Lc 1, 26-38

 

L’Annonce faite à Marie, une Vierge-Mère, un engendrement par l’Esprit de Dieu :

Miracle ou fausse nouvelle ?

Bien mieux que cela pour notre foi !

C’est le beau mystère de l’Incarnation, du Verbe fait chair

qui dans sa toute puissance d’amour

consent  à prendre en lui notre fragile humanité.

 

Puisse en retour la grâce de Noël devenir en chaque chrétien et chrétienne

une naissance de Dieu même au plus intime, à la fine pointe de son âme.

 


Dimanche 19 décembre 2021

Le Don d’une venue

Lc 1, 39-45

 

Heureuse visitation où deux femmes enceintes

se reconnaissent emplies de la vie de Dieu

dans leur corps et leur esprit.

 

Si nous ne sommes pas comme elles,

le don de la venue de la mère du Seigneur

est pourtant également à notre portée.

Habitantes de la colline Notre-Dame du Haut,

le recueillement des pèlerins dans la chapelle nous porte à le croire.

Le bouquet de cierges qui se consument près de la statue de la Vierge à l’Enfant

évoque les prières silencieuses, les demande set les mercis

de tous ceux et celles qui comptent sur Marie

pour intercéder auprès de son Fils !

 

Marie, Étoile de l’Avent ne peut

que nous conduire et nous confier à son Fils.

« Regarde l’Etoile, invoque Marie, si tu la suis tu ne crains rien.. »

chantait l’illustre saint Bernard de Clairvaux. 

 


Samedi 18 décembre 2021

Heureux rêveur

Mt 1, 18-24

 

Il y a les personnes qui prennent leurs rêves pour la réalité

et celles qui en réalisent quelques uns.

 

Saint Joseph fait partie de ces dernières.

Au plus profond de son cœur, il ne cesse pas

d’aimer sa future épouse

malgré les apparences d’infidélité.

Comment respecter la loi et marie ?

Sa première idée : une secrète séparation.

La seconde qui lui vient de Dieu dans un songe :

Prendre chez lui son épouse et reconnaître l’enfant

en lui donnant son nom : Jésus, le Seigneur sauve.

Dès lors que « celui qui aime son prochain accomplit pleinement la loi » (Rm 13, 10),

L’heureuse transgression de Joseph est chemin de vie divine.

Grâce à lui, le Fils de Dieu fut protégé dans son enfance.

 


 

Vendredi 17 décembre 2021

Jusqu’à la 42ème génération

Mt 1, 1-17

 

Réaliser un test ADN pour connaître ses origines

ne remonte jamais jusqu’ à la 42ème génération !

Pour ceux et celles qui s’y soumettent,

connaître ses ascendants, des demi-frères ou sœurs

a beaucoup d’importance

pour assurer son identité et ne plus vivre sans racines.

 

Notre identité chrétienne selon la Parole du jour

trouve ses racines les plus profondes dans la figure d’Abraham.

Qu’il est bon pour nous d’avoir pour ancêtre le père des croyants :

Il quitte tout sans savoir où il va, confiant en la promesse de son Dieu.

En ce temps de Noël confions au Seigneur tous les exilés qui errent

et se retrouvent enfermés dans des camps.

Puissions-nous voir en eux, en elles

des frères et des soeurs en humanité bien sûr

mais tout autant des fils et des filles de notre Père des cieux,

celui d’Abraham, de Jésus.

 


Jeudi 16 décembre 2021

Grandeur évangélique

Lc 7, 24- 30

 

Quand deux êtres reconnaissent la part de grâce divine reçue par chacun,

s’attribuant l’un à l’autre l’identité de fils ou fille de Dieu

dans sa singularité la plus profonde

alors bien plus que ce que nous voyons advient !

 

L’évangile de ce jour attribue à Jean- Baptiste d’être plus qu’un prophète

et même le plus grand des humains.

Pourtant le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui.

Désarçonnante logique évangélique :

en toute ouverture de cœur, reconnaître Jésus et agir en conséquence

fait de nous des disciples tous plus petits les uns que les autres

et tous également grands de la grâce reçue !

Est- il question de se comparer ou bien de s’estimer les uns les autres

à l’aune du regard que Dieu porte sur chacun ?

Ce dessein que Dieu a sur nous

qui n’est autre que de faire de nous ses fils et ses filles!

 


 

Mercredi 15 décembre 2021

Incertaine identité

Lc 7, 18b-23

 

En cette période électorale, nous nous posons des questions

sur la véritable identité des personnalités présidentiables.

 

Attendre un messie qui apporte le salut

est au cœur de la religion juive et chrétienne.

Jésus le Christ que nous reconnaissons comme Sauveur

tient son identité de ce qu’il réalise :

toutes les infirmités s’évanouissent, les malades guérissent,

les morts ressuscitent, au fond du coeur des pauvres

s’entend une Bonne nouvelle.

Voilà le salut en actes !

 

Nombreux sont ceux et celles qui, aujourd’hui même,

soignent, travaillent à plus de justice sociale et environnementale.

Une telle participation à ce salut tant espéré,

nous fait-elle  « voir celui qui doit venir » ?

Ravive-t-elle notre foi chrétienne ?

 


Mardi 14 décembre 2021

Quand faire, c’est dire

Mt 21, 28-32

 

Si nous entendons bien l’évangile,

nous passerons du message reçu au message activé,

mis en acte parce que nous en avons compris

la bonté, la justesse relationnelle.

Nous ne sommes pas des robots et pour le prouver,

il ne s’agit pas de cliquer sur une case avec ou sans voiture.

Nous avons à prendre le temps d’entendre et ensuite de pratiquer.

C’est la conversion de vie, l’amour en actes des publicains et des pécheurs,

le repentir du premier fils de la parabole qui importent !

Quel message reçu de l’Evangile vais-je mettre en œuvre aujourd’hui ?

 


Lundi 13 décembre 2021

 

Qui est pris qui croyait prendre

 

Mt 21, 23-27

 

Le texte du jour voit jésus botter en touche :

l'autorité de sa parole dépend de qui veut ou non la recevoir.

En prophète Jésus parle et c’est plus fort que lui,

il ne peut pas se taire.

Il annonce ce que son Père lui fait dire.

La force de cette parole vraie,

qui nous dit la proximité de Dieu et de son règne,

vient toucher les foules.     

Jésus s’autorise une parole qui vient d’un Autre, qui est son Père

et invite par elle chacun à devenir auteur de sa vie avec Dieu.

Belle autorité qui grandit l’autre !

A nous de la recevoir aujourd’hui encore.

 


 

 

3° Dimanche de l’Avent – 12 décembre 2021

Le prix de la joie

Sophonie 3, 14-18/Philippiens 4,4-7/ Luc 3, 10-18

 

 

Cette joie éclate partout : Chez le prophète Sophonie

« Pousse des cris de joie, fille de Sion ! Réjouis-toi de

tout ton cœur, bondis de joie, car le Seigneur ton Dieu

est en toi, il te renouvellera par son amour. »

 

Et Paul aux Philippiens : « Soyez toujours dans la joie

du Seigneur, je le redis, soyez dans la joie ! »

 

Mais cette Bonne Nouvelle annoncée par Jean-Baptiste

a des exigences. Ceux qui venaient se faire baptiser par

lui : des foules, des publicains, des soldats, lui demandaient :

Que devons-nous faire ? Et il leur répondait très concrètement,

selon la justice.

Mais allant plus loin encore, quand le peuple se demandait s’il

n’était pas le Christ, il osait dire : « Il vient, celui qui est plus fort

que moi. Je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales.

Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu... »

Jean se reconnaît seulement comme le précurseur de Celui

qui vient apporter le salut et la vie de Dieu, la Joie parfaite.

 


Samedi 11 décembre 2021

Voix des prophètes

Ben Sira 48,1-11/Mat.17,10-13

 

 

Le Sage fait l’éloge d’Élie le prophète  qui surgit comme

un feu, « sa parole brûlait  comme une torche : Toi qui fus

préparé pour la fin des temps... Heureux ceux qui

te verront, heureux ceux qui, dans l’amour, se seront

endormis ; nous aussi, nous posséderons la vraie vie. »

 

« Les disciples interrogèrent Jésus : Pourquoi les scribes

disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ?

Jésus leur répondit : Élie va venir pour remettre toute

chose à sa place. Mais je vous le déclare : Élie est déjà venu.

Au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont

voulu. Et de même le Fils de l’homme va souffrir par eux.

Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste. »

 

Quels drames se répètent de génération en génération,

dans le rejet des prophètes, que l’on va ensuite encenser !

Qui nous fera ouvrir nos esprits et nos cœurs aux messagers

de Dieu, porteurs de vérité et de vie ?

 


Vendredi 10 décembre 2021

Avertissements

Isaïe 48,17-19/Mat.11, 16-19

 

 

« Je suis le Seigneur ton Dieu, je te donne un

enseignement utile, je te guide sur le chemin

où tu marches. Si seulement tu avais prêté attention

à mes commandements, ta paix serait comme un fleuve

ta justice comme les flots de la mer, ta postérité comme

le sable... »

Quoi désirer de mieux ?

Et pourtant : « Jean est venu, il ne mange pas, il ne boit pas,

et l’on dit : c’est un possédé !

Le Fils de l’homme est venu ; il mange et il boit, et l’on dit :

Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des

pécheurs... »

N’est-ce pas désolant et stupide ?

« Mais la sagesse de Dieu a été reconnue juste à travers

ce qu’elle fait. »

 


Jeudi 9 décembre 2021

Le prophète

Isaïe 41,13-20/Mat. 11,11-15

 

 

L’amour de Dieu pour son peuple est inépuisable :

« Ne crains pas, moi je viens à ton aide. Ne crains pas, Jacob,

pauvre vermisseau, Israël, pauvre mortel, je viens à ton aide.

Les pauvres et les malheureux cherchent de l’eau, et il n’y en a pas !

Moi, le Seigneur, je les exaucerai, moi, le Dieu d’Israël, je ne les

abandonnerai pas... »

 

« En ce temps-là, Jésus déclarait aux foules : Parmi ceux qui

sont nés d’une femme, personne ne s’est levé de plus grand

que Jean le Baptiste ; et cependant, le plus petit dans le Royaume

des cieux est plus grand que lui.... Tous les prophètes, ainsi que

la Loi, ont prophétisé jusqu’à Jean. Et si vous voulez bien comprendre,

c’est lui le prophète Élie qui doit venir.

Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

 

Dieu se manifeste par ses prophètes, puis par son Fils.

Tous sont porteurs d’une Bonne Nouvelle venant de Dieu.

Mais comment sont-ils accueillis ?  Souvent par le rejet,

jusqu’à mort.

Cela peut nous poser question,  pour aujourd’hui,

car tout prophète dérange.

 


 

Mercredi 8 décembre 2021

Immaculée conception de Marie :

De commencement en commencement

Genèse 3,9-20/Ephésiens 1,3-12/Luc 1,26-38

 

 

Aux origines de l’humanité : « Béni soit Dieu, le Père

de notre Seigneur Jésus Christ : Il nous a bénis et comblés

des bénédictions de l’Esprit, au ciel, dans le Christ.

Il nous a choisis, dans le Christ, avant la fondation du monde,

pour que nous soyons saints, immaculés devant lui, dans

l’amour. Il nous a  prédestinés à être pour lui des fils adoptifs,

par Jésus, le Christ... »

 

Eve fut la mère de tous les vivants : « Le serpent m’a trompée ! »

C’est la chute... Mais Dieu promet « Je mettrai une hostilité entre

toi et la femme. Sa descendance te meurtrira la tête et toi, tu lui

meurtriras le talon... »

C’est l’annonce faite à Marie : « Réjouis-toi, comblée de grâce,

le Seigneur est avec toi... L’Esprit saint viendra sur toi :

Tu vas concevoir et enfanter un fils. Il sera saint et sera appelé Fils de Dieu...

Rien n’est impossible à Dieu. »

C’est ainsi que s’accomplit le dessein de l’amour de Dieu pour tous.

 


Mardi 7 décembre 2021

Attentions mutuelles

Isaïe 40,1-11/Mat. 18,12-14

 

 

« Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu...

Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur...

Alors se révélera la gloire du Seigneur...

L’herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole

de notre Dieu demeure pour toujours.

Voici votre Dieu : comme un berger, il fait paître

son troupeau, son bras rassemble les agneaux, il les

porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent. »

 

Jésus, pour parler de Dieu,  reprend cette image du berger,

qu’il pousse à l’extrême :  « Si un homme possède cent brebis

et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les 99

autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis

égarée ? Et s’il arrive à la retrouver, il se réjouit pour elle plus

que pour les 99 qui ne se sont pas égarées.

Ainsi votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces

petits soit perdu. »

 

Croyons-nous à cet amour fou de Dieu pour chacun, chacune ? ?

 


Lundi 6 décembre 2021

Exultons de joie

Isaïe 35,1-10/Luc 5, 17-26

 

 

« Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent ! »

Ce merveilleux texte d’IsaÎe invite toute la création

à refléter la splendeur de notre Dieu : « Soyez forts,

ne craignez pas, voici votre Dieu, il va vous sauver ! »

Aveugles, sourds, boiteux, muets, terre aride, terre brûlante,

tout sera transformé...  « Ceux que le Seigneur a libérés reviennent,

couronnés de l’éternelle joie ! »

 

C’est à cette profondeur de rénovation que va atteindre Jésus

quand il dit au paralysé déposé devant lui : « Homme, tes péchés

te sont pardonnés... Lève-toi et marche ! »

 

Tous furent remplis de stupeur, et ils rendaient gloire à Dieu.

« Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui. »

 

Ne pourrions-nous pas en dire autant si nous savions

ouvrir nos yeux, nos oreilles et notre cœur ?

 


2° Dimanche de l’Avent C – 5 décembre 2021

Réjouissons-nous

Baruc 5, 1-9/Philippiens 1,4-11/ Luc 3,1-6

 

 

Ce second dimanche de l’Avent est tout à la joie

et nous invite à nous y associer.

 

Le prophète Baruc voit revenir les déportés :

« Debout, Jérusalem, regarde vers l’Orient, vois

tes enfants rassemblés  par la Parole du Dieu saint.

Dieu conduira Israêl dans la joie, à la lumière de sa

gloire, avec sa miséricorde et sa justice. »

 

Luc nous fait entendre la voix puissante de Jean-Baptiste

qui proclame un baptême de conversion pour le pardon

des péchés... « et tout être vivant verra le salut de Dieu. »

 

Et l’apôtre Paul prie avec joie pour les chrétiens de Philippe :

« Celui qui a commencé en vous un si beau travail

le continuera jusqu’à son achèvement, au jour où viendra

le Christ Jésus."

A toutes les époques, action de grâce et espérance

grâce à l’amour de Dieu toujours agissant.

 


Samedi 4 décembre 2021

Proche est le Seigneur

Isaïe 30, 19-26/Mat. 9,35 à 10,8

 

« Le Seigneur pansera les plaies de son peuple

et guérira ses meurtrissures. »

Le prophète Isaïe nous dévoile un Dieu tellement

amoureux de son peuple qu’il est à l’affût de tous ses

besoins pour répondre à ses appels avec magnificence.

 

C’est de ce Dieu que Jésus est témoin, enseignant,

proclamant l’évangile du Royaume et guérissant

toute maladie et toute infirmité.

« Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion

envers elles, parce qu’elles étaient désemparées

et abattues comme des brebis sans berger. »

Alors Jésus envoie les douze en mission...

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. »

 

C’est la même mission de prière et de bonté qui nous

incombe, au hasard des rencontres, dans ces déserts

où tant de gens sont en souffrance : « Le royaume des

cieux est tout proche ! » Nous le croyons.

 


Vendredi 3 décembre 2021

Sûrs de ton amour et forts de notre foi

Isaïe 29, 17-24/Mat. 9,27-31

 

 

« Ainsi parle le Seigneur Dieu : Encore un peu,

très peu de temps, les sourds entendront les paroles

du Livre. Quant aux aveugles, ils verront. Les humbles

se réjouiront de plus en plus dans le Seigneur, les

malheureux exulteront en Dieu, car ce sera la fin des tyrans.

Les esprits égarés découvriront l’intelligence, et les récalcitrants

accepteront qu’on les instruise.. »

 

Ces paroles se sont réalisées en Jésus : « Il était en route.

Deux aveugles le suivirent en criant : Prends pitié de nous,

fils de David ! – Croyez-vous que je peux faire cela ?

Oui, Seigneur ! Il leur toucha les yeux en disant : Que tout

se passe pour vous selon votre foi ! Leurs yeux s’ouvrirent... »

 

Et aujourd’hui ? Croyons-nous en l’œuvre libératrice

de Dieu ? du Christ ?  Il nous dit encore : « Croyez-vous

que je peux faire cela ? Que tout se passe pour vous

selon votre foi. »   C’est donc à nous de jouer !

 


Jeudi 2 décembre 2021

Bâtir sa vie sur le roc

Isaïe 26,1-6/Mat.7,21-27

 

 

« Nous avons une ville forte ! Le Seigneur a mis pour

sauvegarde muraille et avant-mur. Ouvrez les portes !

Tu préserves la paix de qui s’appuie sur toi. Prenez

appui sur le Seigneur, le Roc éternel. »

Après Isaîe, Jésus peut dire :

« Celui qui entend les paroles que je dis là et les met

en pratique est comparable à un homme prévoyant

qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée,

les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, la maison

ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.

Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre

en pratique est comparable à un homme insensé qui

a construit sa maison sur le sable... la maison s’est

écroulée, et son écroulement a été complet. »

 

Nous voici avertis ! A nous de choisir...

 


Mercredi 1er décembre 2021

Promesses accomplies

Isaie 25,6-10/ Mat. 15,29-37

 

 

« Le Seigneur de l’univers préparera sur sa montagne

un festin... Il fera disparaître le voile de deuil qui

enveloppe tous les peuples. Il fera disparaître la mort

pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur

tout les visages... En lui nous espérions, il nous a sauvés ! »

 

La prophétie d’Isaïe se réalise en Jésus :

« Jésus gravit la montagne, de grandes foules s’approchèrent

de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des

muets et beaucoup d’autres encore. Et  il les guérit

La foule était dans l’admiration, et ils rendirent gloire à Dieu.

« Je suis saisi de compassion pour cette foule, et ils n’ont rien

à manger...

Alors Jésus prit les sept pains et quelques petits poissons,

rendant grâce, il les rompit, les donna aux disciples, et les

disciples aux foules. Tous mangèrent et furent rassasiés. »

 

Il lui restera encore à vaincre la mort, sa propre mort :

« Ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a ressuscité. Nous

en sommes témoins ! »  C’est le cri des apôtres, que rien ni

personne ne pourra étouffer...

 


Mardi 30 novembre 2021

Fête de l'apôtre Saint André

Romains 10,9-18/Mat. 4,18-22

 

 

« Comme ils sont beaux, les pas des messagers

qui annoncent les bonnes nouvelles ! »

La foi naît de ce que l’on entend, et ce qu’on entend,

c’est la parole du Christ.

« Sur toute la terre se répand leur message, et leurs

paroles jusqu’aux limites du monde. »

 

Simon et André, Jacques et Jean, pêcheurs sur

la mer de Galilée, ont répondu à l’appel du Christ :

« Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs

d’hommes ! »

 

Après avoir partagé la vie, la passion, la mort et la

résurrection du Christ, ainsi que le don de l’Esprit,

André est devenu l’apôtre des nations,

spécialement en Grèce, avant de mourir martyr.

C’est en Simon-Pierre et en lui que se rejoignent

dans l’amour fraternel les Églises de Rome et de Constantinople.

 


Lundi 29 novembre 2021

Foi - Ouverture - Paix

Isaîe 2,1-5/Mat. 8, 5-11

 

La  vision du prophète Isaïe pour Jérusalem est une vision de paix orientée vers Dieu et ouverte à tous les peuples :

« Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils

n’apprendront plus la guerre... Marchons à la lumière

du Seigneur ! »

 

L’accueil réservé par Jésus au centurion romain qui le supplie de guérir son serviteur est une reconnaissance admirative de sa foi et de sa compassion : « Chez personne en Israël je n’ai trouvé une telle foi ! »

Lui aussi aura une vision : « Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des cieux. »

 


Dimanche 28 novembre 2021

Méthode répétitive

Luc 21, 25-28;34-36

 

En ce premier dimanche de l'Avent, la liturgie nous fait réentendre deux passages d'Evangile lus durant cette semaine. C'est la méthode répétitive !

Comme pour insister sur le fait qu'il devient urgent de nous sortir de nos cocons sécurisés, de nos engourdissements.
N'ayons pas peur ! Ayons l'audace de l'espérance !

Notre monde a besoin de témoins dynamiques et joyeux !

Il ne s'agit pas forcémnt de rajouter encore des choses à notre calendrier surchargés ! et encore moins de nous stresser !

Il s'agit d'habiter notre quotidien de cet éveil, de cette attention, de cette attente à l'inouï de Dieu !

Et de l'attendre en soignant notre demeure avec bonheur.

 


 

Samedi 27 novembre 2021

L'imprévu : une cata ?

Luc 21, 34-36

 

Comme nous nous laissons facilement envahir par les soucis de l'existence, les mille choses à faire, les connexions virtuelles de toutes sortes...

certes, tout cela n'est pas à négliger. Nous sommes des êtres incarnés et le quotidien a sa valeur.
Mais le risque, c'est quand toutes ces choses deviennent nos maîtres, que nous nous laissons conduire par elles.
Et notre esprit perd le contrôle, s'endort, se replie sur lui-même, dans son cocon.
C'est alors que, lorsque surgit l'imprévu, c'est la cata !...

Nous sommes déroutés, déstabilisés... incapable de l'accueillir. L'imprévu devient une menace.
... Et si c'était, à travers lui, une visite de Dieu ? Ce serait dommage de le fuir, de passer à côté !...

Prions l'Esprit de nous apprendre à discerner dans l'imprévu, même désagréable, un appel de Dieu à aller toujours plus loin...


 

Vendredi 26 novembre 2021

Ce qui ne passe pas

Luc 21, 29-33

 

La Nature nous offre une merveilleuse parabole du Royaume de Dieu !

A l'automne, les arbres se dépouillent progressivement. Les fleurs se font de plus en plus rares, petites, recroquevillées...

En hiver, tout semble mort.
Puis, vient le miracle du printemps qui n'a jamais fini de nous émerveiller par cette vie qui rejaillit à profusion !...

Chaque année, le Créateur nous offre ce signe splendide pour affermir notre foi que la vie est plus forte que la mort.

Et, au cœur des saisons qui passent et repassent, la Vie est une présence qui demeure.

La Parole de Dieu ne passe pas. Il suffit de lire la Bible pour mesurer à quel point elle est actuelle et peut nous nourir, nous faire vivre.

 


 

Jeudi 25 novembre 2021

Relevez la tête !

Luc 21, 20-28

 

Ah ! Les lectures d'évangile de la fin de l'année liturgique sont bien rudes, austères ! D'autant plus qu'elles entrent trop bien en consonnance avec l'actualité de notre monde !

On aimerait faire l'autruche, essayer de vivre notre petite vie dans notre coin, comme sous anesthésie !

Eh bien non ! Le Christ ne craint pas de nous ouvrir les yeux sur la réalité, y compris dans toute sa dimension dramatique !

Cependant, ouvrir les yeux, c'est aussi voir au-delà de ces événements dramatiques. Voir les indices de vie, de lumière nous annonçant la venue du Fils de l'homme dans toute sa splendeur.

Il est là au coeur même de nos détresses.

Notre espérance doit vaincre toute morosité ambiante !

"Redressez-vous, et relevez la tête."

A travers tout, Dieu veut que nous soyons les hommes et des femmes debout.

 


 

Mercredi 24 novembre 2021

A un cheveu près ?!

Luc 21, 12-19

 

La Foi chrétienne est loin d'être une assurance tout risque ! Au contraire, lorsque l'on vit dans l'esprit du Christ, on risque fort de déranger ceux qui détiennent quelque pouvoir, ceux qui ont peur de la clarté !

Jésus nous dit que c'est là une occasion de plus de rendre témoignage , c'est-à-dire de vivre plus profondément encore de l'Evangile.

Notre réponse ne peut pas se faire dans le même registre que ceux qui nous contredisent, tant dans sa forme que dans son fond, elle doit se laisser inspirer par le Christ.
Autrement, cela voudrait dire que les ennemis de l'Evangile ont eu raison de nous. Et qu'ils nous deviennent intérieurs !

Cependant, encore une fois, Jésus ne cherche pas à nous effrayer, mais à nous inviter à rester vigilant et confiant car, quoiqu'il arrive, lui est toujours présent et agissant.

"Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu." Dieu veille sur nous, y compris dans les détails...

 


 

Mardi 23 novembre 2021

Royaumes aux pieds d'argile

Luc 21, 5-11

 

Le Christ Roi pour la vérité, nous met bel et bien en face de la vérité de nos royaumes terrestres !

Leur puissance est factice. Elle est vouée à la destruction. La prophétie de Jésus est terrible ! D'autant plus que nous voyons bien sa réalisation sous nos yeux.

Ces peuples qui actuellement se révoltent...

Ces gouvernants qui se durcissent, signe de leur faiblesse...

Penser que les dictatures sont en réalité très fragiles et qu'elles vont s'écrouler, c'est plutôt rassurant. C'est une bonne nouvelle !

Mais constater que nos démocraties se fissurent de partout, ce peut être angoissant.

C'est le moment de puiser dans notre confiance en Dieu, les ressorts pour participer à ces grandes mutations

 


 

Lundi 22 novembre 2021

Un geste royal

Luc 21, 1-4

 

Après avoir fêté le Christ Roi, nous contemplons une pauvre veuve qui a bel et bien compris ce qu'est la vraie royauté : celle qui rend libre en toute vérité, sans faux-semblant, sans faire valoir.

Cette femme se donne pleinement telle qu'elle est, sans retour sur elle-même, sans calcul ni restriction.

Par son geste de pure gratuité, de confiance, elle entre, comme Sainte Cécile que nous fêtons aujourd'hui, dans le chant de la Création, libre de se laisser aimer par son Dieu.

 


 

Dimanche 21 novembre 2021

Candidat à la présidentielle ?

Jn 18, 33b-37

 

Quelle drôle d'idée que cette fête du Christ Roi !

Elle semble au mieux dépassée ! au pire en consonnance avec tous les abus de pouvoir qui éclatent au grand jour !

Que signifie donc cette célébration au moment où, en France, la campagne présidentielle s'annonce déjà virulente, et dans bon nombre de pays, des gouvernants, soi-disant élus démocratiquement, se comportent en dictateurs ?!...

Le Christ Roi ?!...

Il vient renverser, convertir nos conceptions du gouvernement, du pouvoir. C'est un Roi qui se livre entre nos mains, désarmé, pour rendre témoignage à la vérité.
Il vient nous sauver de toutes les perversions du pouvoir.
Ecoutons sa voix !

 


 

Samedi 20 novembre 2021

sagesse des simples

Luc 20, 27-40

 

Les sadducéens qui s'adressent à Jésus, s'expriment de façon savante. Ils pensent sans doute l'impressionner par leur raisonnement compliqué ! Ce sont des hommes sérieux qui ne craignent pas de s'attaquer à des réflexions d'experts!...

... pour mieux démontrer que leur postulat de départ est véridique (ici, il s'agit de ridiculiser la Foi en la résurrection en montrant que c'est un leurre.)

C'est une démonstration par l'absurde !

Jésus n'entre pas dans leur stratagème, il ne se laisse pas manipuler.
Et sa réponse est désarmante de simplicité et de bon sens.
Elle met ses interlocuteurs face à leur propre absurdité !

 


 

Vendredi 19 novembre 2021

Maison ou caverne ?

Luc 19, 45-48

 

"Ma maison sera une maison de prière, or vous en avez fait une caverne de bandits."

Ce que Jésus a dit autrefois du Temple, il le dit aujourd'hui à l'Eglise.

Mais il ne faut pas voir là une condamnation sans appel qui pourrait nous plonger dans la culpabilisation, l'amertume, voire le désespoir. C'est une parole de vérité rude à entendre, certes ! Recevons-la comme un électrochoc pour nous stimuler à une réelle, profonde et radicale conversion afin de revenir à l'Evangile !

Cette parole comporte en elle-même son remède : la caverne de bandits doit se tranformer en maison de prière. La maison est un lieu où on se sent chez soi, à l'abri, où on est ensemble, en famille, en prière = en relation, en communion.
Au fond, c'est bien cela que nous désirons, ce pourquoi nous sommes en Eglise !

 


 

Jeudi 18 novembre 2021

Ville ouverte

Luc 19, 41-44

 

Comme elles sont bouleversantes ces larmes de Jésus !

Jésus est vulnérable. Il se laisse toucher par la détresse de son peuple. Il aime Jérusalem et son coeur est triste de constater que la ville se ferme à la visite de Dieu !

Aujourd'hui encore, savons-nous entendre Jésus qui pleure lorsque l'humanité refuse d'accueillir la vie. Il pleure car il sait bien que toutes nos fermetures nous conduisent au malheur, à la violence, à la guerre.

Ce n'est pas la peur qui peut nous donner la paix, au contraire, c'est l'accueil, l'ouverture.

 


 

Mercredi 17 novembre 2021

Nul en calcul !

Luc 19, 11-28

 

Quelle image avons-nous de Dieu ?

Est-ce que nous faisons de lui un maître qui nous surveille et tient des comptes ?

L'Evangile de ce jour nous dit qu'il s'absente en nous confiant l'abondance de ses biens, comptant sur nous pour les faire fructifier.
Lorsque nous nous plaignons que Dieu est absent, c'est parce qu'il compte sur nous. Il a pour nous une telle estime qu'il nous confie ce qu'il a de plus précieux.

Et voilà que Dieu ne sait pas compter ! Peu lui importe que nous multiplions ses biens par 10 ou 5, pourvu que nous entrions dans son état d'esprit, dans son mouvement de création, de vie en abondance !

 


 

Mardi 16 novembre 2021

Dieu lève les yeux

Luc 19, 1-10

 

Zachée est un chef des collecteurs d'impôts, quelqu'un de riche. Un grand de ce monde !

Mais il est petit de taille !

Qu'est-ce que la grandeur ? Qu'est-ce que la petitesse ?

Alors il tente de se grandir... en montant sur un arbre... (comme un petit enfant ?...)

Jésus lève les yeux vers lui.
On pense souvent que Dieu est en haut, qu'il nous surplombe... et que s'il descend, c'est par condescendance.

Non, Dieu est en bas, et c'est lui qui lève les yeux vers nous... et qui nous demande de descendre pour le rejoindre. Sans quoi, il lui est impossible de demeurer chez nous !

Et quand Zachée descend, c'est la conversion : il entre dans l'esprit de Jésus, dans sa manière d'être, le don, la générosité en abondance. Il ouvre les mains, le cœur...

Ce qui provoque l'émerveillement de Jésus : "Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison !"

 


 

Lundi 15 novembre 2021

Aveugle ou clair-voyant ?

Lc 18, 35-43

 

« Un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin. »

Connaissons-nous des personnes qui sont exclues de nos sociétés, de nos églises ?

Savons-nous nous mettre à leur école pour bâtir ensemble un monde plus humain ?

 

« Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier. »

Combien de peuples crient face aux injustices, à la violence, aux dictatures ? ou souffrent en silence ?

Allons-nous leur fermer nos portes ? Allons-nous faire nôtre leur détresse pour mieux éradiquer ensemble ces fléaux ?

 

« Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire. »

Nous pensons à l’Église, ses pasteurs et tous ses membres,

Que plus jamais, elle ne fasse taire ses enfants qui souffrent en son sein !

 

« Mais il criait de plus belle. »

Et tous ceux et celles qui osent continuer à dénoncer les abus quoiqu’il leur en coûte.
Leur foi persévérante sera-t-elle reconnue comme facteur de salut pour l’Église ?

 


 

Dimanche 14 novembre 2021

Des signes

Mc. 13, 24-32

 

Beaucoup de signes nous sont promis, en général des signes de désastre, de fin du monde.

Est-ce que Jésus veut absolument nous faire peur ?

Au milieu de tous ces signes, il y a un signe de vie : celui du Fils de l'homme qui viendra avec grande puissance et gloire. Faut-il s'arrêter à la puissance et la gloire ou uniquement sur le fait que le Fils de l'homme va venir ?

Il est dit que le Fils de l'homme viendra dans les nuées. Une question donc : les descriptions dramatiques qui nous sont faites de la fin du monde, viennent-elles de Dieu ou est-ce la projection humaine de nos peurs ?

Quand Jésus nous dit de prêter attentino aux signes, ne nous trompons pas de signe.

 


Samedi 13 novembre 2021

24 heures de prière

Lc. 18,1-8

 

Jésus demande à ses disciples de prier sans cesse, sans jamais se lasser. Sans jamais se lasser, c'est ce qui est important. La prière peut avoir toutes les formes, toutes les couleurs, tous les goûts, mais il faut persévérer et persévérer et persévérer. Un peu comme ces temps de prière où l'on se succède à plusieurs de 24 heures en 24 heures sans interruption.

Combien de fois sommes-nous tentés de dire : "oui, je m'arrête, le Seigneur n'entend pas, il est occupé ailleurs ou simplement il ne veut pas de ma prière".

C'est une fois de plus faire Dieu à notre image alors que c'est nous qui sommes à son image. Et la persévérance, c'est ce qui va nous permettre de devenir de plus en plus à sa ressemblance. Le juge de cette parabole n'est pas encore à la ressemblance de Dieu, mais il est en marche vers car il a accédé, même pour des motifs peu glorieux, à la demande de la veuve.

Nous deviendrons de plus en plus ressemblance lorsque nous laisserons le Christ répondre lui-même en nous à cette veuve. Et nous savons qu'Il ne va pas attendre pour répondre.

 


Vendredi 12 novembre 2021

Apocalypse now

Lc. 17, 26-37

 

Le terme apocalypse, en terme biblique, veut dire révélation.

En terme courant, c'est plutôt entendu comme la désolation de la désolation, le pire cataclysme.

Et la description que Jésus nous fait aujourd'hui des derniers temps ressemble plus à la signfiication humaine du mot apocalype qu'à sa signification biblique.

Tout est noir, tout est mort, tout est disparition.

Pourquoi Jésus nous parle-t-il ainsi ? Est-ce une mise en garde? un avertissement?

Je ne sais pas répondre mais, a priori, il s'agirait plus du descriptif de ce que l'homme peut faire et non de ce que Dieu réserve à l'homme. Et nous le constatons directement aujourd'hui avec les dérèglements climatiques en tous genres dus à la folie de l'homme.

 


Jeudi 11 novembre 2021

Voir ou ne pas voir

Lc. 17, 20-25

 

Jésus évoque à ses disciples le risque de se laisser leurrer, "bener" par des signes ou des paroles qui ne seraient pas vraies, mais qui seraient le résultat du désir de certains qui voudraient un royaume de Dieu à la terrestre.

Il s'agit d'avoir des yeux pour voir ce qui est invisible et non pas d'inventer un royaume des cieux qui serait à l'image du désir des hommes et non celui voulu par Dieu.

Et, nous dit Jésus, le royaume des cieux est déjà là, il est une personne, pas la peine de l'attendre. Simplement, effectivement, il ne correspond pas à ce que nous imaginons. Nous sommes souvent toujours dans l'expectative d'un royaume brillant, glorieux, "qui en jette". Et Jésus nous dit : le royaume des cieux est parmi vous, il devra souffrir et être rejeté par les hommes.

Sommes-nous prêt à accepter cette réalité et à voir ce qui est invisible ?

 


Mercredi 10 novembre 2021

Distance abolie

Lc. 17, 11-19

 

Dix lépreux se tiennent à distance de Jésus, selon la loi, pour lui demander de l'aide.

Jésus est pris de pitié et les envoie faire vérifier par les prêtres qu'ils sont guéris. Et effectivement ils le sont en cours de route. Guérisons multiples et étonnantes : sans toucher, sans parole, que la compassion du coeur.

L'un des dix est touché par sa guérison mais aussi par la compassion de Jésus et il revient lui dire merci. En même temps, il glorifie Dieu. Il reconnaît donc que ce Jésus aux pouvoirs de guérison a une origine divine. Et là est la deuxime guérison : un samaritain, un étranger, s'approche de Jésus et se jette à ses pieds, le touche en reconnaissance, alors que quelques heures auparavant il devait se tenir à distance.  La distance, obstacle à la rencontre et là est la troisième guérison : Jésus rétablit la relation entre lui et ce lépreux.

 


Mardi 9 novembre 2021

Maison de Dieu

Jn. 2, 13-22

 

La colère de Jésus chassant les marchands du temple est bien connue. Mais, en fait, de quoi s'agit-il ?

D'une simple colère parce que le temple a été transformé en lieu de commerce ? Cela n'est qu'une partie de la colère de Jésus. Qu'y a-t-il par derrière ?

En vendant à des prix exhorbitants des animaux, même les plus petits, ces marchands ont établi un barrage, un mur infranchissable, comme celui des immigrés aux différentes frontières des pays nantis.

Et interdire l'accès à la rencontre avec le Seigneur vaut bien une colère hors normes.

 


Lundi 8 novembre 2021

Déplacer des montagnes

Lc. 17, 1-6

 

Aujourd'hui, ce ne sont pas des montagnes que la foi nous fait déplacer, mais des muriers. Ce n'est pas plus facile de dire à un arbre de se jeter dans la mer qu'à une montagne.

Ainsi, apparemment, Jésus nous rappelle que la foi est toute puissante. Mais quelle foi ?

Celle qui consiste à se servir du Seigneur pour répondre à nos désirs ?

Sûrement pas.

Alors ?

Alors, c'est la foi de l'amour dont il s'agit, celle qui croit, à temps et contre temps, espérant contre toute espérance, que son frère, son voisin, lui-même recevra miséricorde de la part de Dieu. Que de cette miséricorde, il est habillé et habité dans un même mouvementi et qu'elle peut être exercée, à la suite et à la ressemblance de celle du Seigneur.

 


Dimanche 7 novemre 2021

Plénitude

Mc. 12, 38-44

 

L'évangile de la veuve et de son obole dans les caisses du temple est bien connu. On peut y entendre plusieurs choses : les scribes et pharisiens aiment l'argent, les donateurs donnent leur superflu, certains donnent leur essentiel. Et voilà, à mon tour, je m'interroge, où en suis-je dans ma façon de donner ?

Mais est-ce une leçon de morale que Jésus est en train de nous faire ? Je ne le crois pas car jamais Jésus ne se place à ce niveau, mais toujours dans le registre de la miséricorde. Alors ?

Le geste de cette veuve est bien sûr symbolique. Mais que nous dit-il ? Elle a tout donné. Jusqu'à son essentiel.  Et son essentiel, ce ne sont pas seulement les moyens pour survivre. C'est sa vie elle-même.

Une fois qu'elle a remis sa vie entre les mains du Seigneur, elle disparaît à nouveau pour vivre la plénitude de la rencontre, tranquillement, seule à seule, avec le Seigneur. Sans témoin et sans parade.

 


Samedi 6 novembre 2021

Véritable justice

Lc. 16, 9-15

 

Aujourd'hui, Jésus persiste ! Faites-vous des amis avec l'argent malhonnête.

Et puis il semble se contredire, à quelques versets d'intervalle : "Vous ne pouvez servir Dieu et l'argent", vous devez choisir.

 

Mais sur quoi faut-il s'arrêter ? la malhonnêteté ? la fidélité ? Il ne s'agit pas d'être malhonnête avec l'argent malhonnête mais d'être fidèle, même avec l'argent malhonnête.

Paradoxal, pensez-vous ?

Oui, mais Jésus nous parle souvent en paradoxes (paraboles). Il est donc essentiel de se montrer fidèle en n'importe quelle circonstance, et c'est à cette fidélité qu'on reconnaîtra le véritable disciple de Jésus, le véritable homme dans toute son humanité. Etre juste aux yeux des hommes, pour Jésus, n'a pas d'équivalence dans la justice divine.

 


Vendredi 5 novembre 2021

Fidélité divine

Lc. 16, 1-8

 

Cet épisode a toujours provoqué beaucoup d'interrogations parmi les lecteurs d'évangile : en effet, il peut semble que Jésus invite ses interlocuteurs à ruser avec leur maître. A utiliser des ruses pour se faire des amis.Comme si le maître était là pour les punir.

C'est en tous les cas ce que semble penser cet intendant infidèle qui ne sait pas comment rendre des comptes. Il ne peut imaginer que le Seigneur, le maître, peut  pardonner, être fidèle à sa parole.

En finale, le maître loue la finesse de son intendant. Il ne loue pas la ruse, il loue sa capacité à gérer des situations ingérables. S'il loue son gérant malhonnête, c'est que déjà sa miséricorde a pris place etdans sa fidélité.

 


Jeudi 4 novembre 2021

Joie des anges

Lc. 15, 1-10

 

La miséricorde de Dieu provoque la joie des anges. Alors, la vraie question est : quelle est-elle cette miséricorde divine ?

Oui, quelle est-elle pour provoquer la joie des anges, des êtres chargés de la louange de Dieu?

La miséricorde, est-ce abandonner 99 brebis pour en chercher une seule ? est-ce  retourner toute une maison pour retrouver une picèe d'argent ? Si on lit au premier degré, cela semble bien irréaliste. Jésus est un berger, donc il connaît la valeur d'une brebis mais il connaît tout autant la valeur d'un troupeau. Dans ce geste d'abandonner 99 pour 1, il me semble qu'il y a un double geste :

1/ abandonner 99 à leur propre sort, cela ne signifierait-il pas que Jésus a confiance dans ces 99 et qu'il sait qu'il peut les laisser à elles-mêmes sans danger, et qu'elles sont solidaires avec lui dans la recherche de la brebis perdue ?

2/ Partir à la recherche d'une, c'est prendre en compte chacune individuellement, avec un amour particulier, singulier pour chacun, c'est ne pas le confondre avec la masse.

Ainsi l'une peut dire avec le psalmiste : "j'ai du prix à tes yeux et tu m'aimes", et rendre grâce pour cette amour hors norme et rejoindre ainsi la joie des anges.

 


Mercredi 3 novembre 2021

L'étoile espérance

Lc. 14, 25-33

 

L'évangile de ce jour, c'est Jésus qui nous dit : attention, quittez bien vos père et mère, femme et enfants. Et il en rajoute : réfléchissez avant de vous embarquer dans des aventures fumeuses.

C'est un langage dur à entendre et, effectivement, aujourd'hui encore, certains ne peuvent l'entendre.

Pourquoi ?

Il me semble que ces paroles de Jésus ne peuvent pas ête entendues au premier degré. Jésus n'est pas en train de nous dire : n'aimez pas vos parents, amis, femmes, enfants, etc. Mais ceci : l'amour comporte une part de souffrance : Si vous voulez aimer (être mon disciple) sachez que ce n'est pas de tout repos car l'amour c'est donner, donner tout et donner jusqu'à sa vie. Et Jésus nous parle d'expérience.

Par contre c'est aussi une marche à l'étoile espérance : tout donner, c'est faire l'expérience de l'amour.

 


Mardi 2 novembre 2021

Les tout petits

Mt. 11, 25-30

 

Aujourd'hui, l'Eglise nous invite à commémorer et à fêter tous nos amis, proches, défunts dans un seul bouquet de louange.

Et l'évangile qui nous est proposé pour cette fête est l'action de grâce de Jésus auprès de son Père qui s'est penché sur les tout petits.

Ainsi tous ceux qui nous sont chers, et qui ne sont pas élevés sur les autels canoniques de la sainteté, sont honorés par Dieu le Père. Etre tout petits c'est être dans la main de Dieu ; et tous ceux que nous chérissons autrement aujourd'hui mais qui sont bien présents dans nos coeurs sont déjà dans la main du Père.

Merci Seigneur pour tant d'attention à leur égard.


Dimanche 31 octobre 2021

 

Intentions du cœur

 

Mc 12, 28b-34

 

Etait-ce épuisant pour les contemporains de Jésus

de respecter les 613 commandements

que les scribes décelaient dans les Saintes Ecritures ?

 

Quant un scribe demande à Jésus quel est le plus grand des commandements,

il montre son aptitude à la relativisation.

 

Jésus répond par trois amours : Dieu, son prochain et soi-même.

Satisfait le scribe donne une interprétation de la réponse de Jésus

Dans le sens de ce qu’on appellerait aujourd’hui une morale d’intention.

 

Le plus important, c’est la droiture du cœur,

l’écoute de sa conscience éclairée !

Cela vaut mieux que tous les holocaustes,

tous les rites d’une religion instituée.

Malgré tous les abus  qui peuvent se passer en son sein,

notre Eglise catholique  ne cesse de considérer le respect des consciences,

ce sanctuaire sacré comme la mesure de tout comportement.

 


Samedi 30 octobre 2021

 

De la vertu d’humilité

 

Lc 14, 1.7-11

 

Dans une société plutôt narcissique comme la nôtre

où chacun soigne son ego,

où il s’agit d’être gagnant,

jouer collectif va à contre-courant.

L’ouverture à la recherche du Bien commun est si importante

dans une époque d’urgence écologique.

 

Jésus dans la Parole de ce jour invite à choisir la dernière place

car qui s’abaisse sera élévé.

C’est ce qui lui est arrivé :

"Lui qui était de condition divine ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu

mais il s’est anéantit jusqu’ à mourir sur une croix "

et être ressuscité . (d’après Philippiens 2)

 

Quel avantage y-a-t-il pour nous

à la pratique de l’humilité,

au choix de la dernière place ?

La joie d’une rencontre plus proche avec le Christ

puisque c’est là qu’il est éminemment présent ?

Recevoir d’autrui une reconnaissance sociale arrivera alors

comme un cadeau, même pas recherché !

 


Vendredi  29 octobre 2021

Oui ou non ?

Lc 14, 1-6

 

Qu’est-ce qui est premier :

Le secret de la confession ou l’assistance à personne en danger ?

L’actualité récente a ouvert ce débat

à propos de la pédocriminalité dans notre Eglise.

La réponse se devait d’être claire : sauver l’enfant !

 

Dans la Parole du jour, Jésus va sauver

le malade mis devant lui, instrumentalisé par les pharisiens

pour le piéger face au respect du sabbat.

Sans hésitation, Jésus va le guérir, le laisser aller, 

le libérer pour le rétablir dans son statut de sujet et de fils de Dieu.

 

L’interprétation de son geste qu’il propose aux pharisiens coule de source :

La loi divine naturellement fait place à la vie des humains et … des bœufs

avant le respect des rites, du sabbat !

 


Jeudi 28 octobre 2021

En choisir 12

Lc 6, 12-19

 

La fête de 2 des 12 apôtres en ce jour nous rappelle

que Jésus a besoin d’aide, d’une sorte de collaborateurs privilégiés

choisis pour être avec lui, apprendre sa manière d’annoncer l’évangile

afin de pouvoir le transmettre à leur tour.

 

Ne sommes-nous pas nous aussi appelés à être des disciples missionnaires ?

Cela exige de nous une intime communion avec le Christ,

Dans la prière doublée d’une méditation assidue de sa Parole

avant de pouvoir en rayonner,

et peut-être mystérieusement communiquer la force

que Dieu même donne à qui il veut !

 


 

Mercredi 27 octobre 2021

Quel visa pour le paradis ?

Lc 13, 22-30

 

Qui sera sauvé ? Qui entrera au paradis ?

Chrétiens nous nous souvenons que le premier à y entrer fut le bon larron !

Jésus nous dit qu’il en viendra de partout

Apparemment, nous ne serons pas tenus d’appartenir au peuple élu

ni d’avoir un visa « en bonne et due forme ».

La seule exigence pour entrer serait de passer par la porte étroite.

Quelle est-elle ?

Une chose est sûre, on y passe un à un :

l’entrée est personnalisée.

Je n’ai pas à me comparer ni m’inquiéter d’autrui.

J’ai seulement à prendre en compte ce que j’ai fait de ma vie,

la qualité de mon action :

ai-je eu le souci de la justice pour les humains, moi-même et la terre ?

ai-je dépassé la justice en consentant à la miséricorde de Dieu –même ?

 


 

Mardi 26 octobre 2021

L’arbre dans la graine

Lc 13, 18-21

 

Nous n’allons pas ergoter pour savoir ce qui est premier : l’œuf ou la poule !

Nous allons avec l’Evangile rendre grâces

pour cette infime présence du règne de Dieu au cœur du monde,

qui croît sans bruit et qui a dimension d’infini .

 

Il suffit d’un petit rien pour que rayonnent, dans nos situations quotidiennes,

la justice, la paix et l’amour du Règne de Dieu :

donner du poids à nos vies

par une parole ou un silence appropriés au sein de situations conflictuelles,

par un geste banal qui réconforte, nourrit,

aide discrètement, remet debout, libère.

 


 

Lundi 25 octobre 2021

Femme redressée

Lc 13, 10-17

 

Pauvre femme courbée qui ne pouvait entrer

en relation avec les autres à « hauteur d’homme ! »

Remarquer une présence féminine dans des lieux

 où seuls les hommes ont la parole, c’est déjà difficile.

Si en plus, la femme en question est pliée en deux,

il faut la sensibilité et la compassion du Christ pour la voir !

L’hypocrisie du chef de synagogue est dénoncée

comme un manque de considération pour la femme infirme

qui semblerait  valoir moins qu ‘un animal qu’on détache de ses liens un jour de sabbat !

 

Puissions-nous en ce jour considérer toutes les femmes à hauteur d’homme,

prier pour les femmes opprimées et niées,

rendre grâce pour toutes celles qui créent dans nos sociétés

les moyens d’assurer à toutes leur éminente dignité.

 


 

 

 

Dimanche 24 octobre 2021

Jésus t’appelle

Mc 10, 46b-52

 

Il y a bien des années le slogan « Jésus t’aime » se retrouvait partout.

En ce jour, l’évangile proposerait plutôt :

« Jésus t’appelle »

Voilà une belle dynamique d’évangélisation :

Etre disciple missionnaire serait conduire autrui

à la rencontre « ressuscitante » de Jésus de Nazareth,

Fils de David, Messie attendu, Fils de Dieu :

« Courage, lève-toi, il t’appelle. »

Jésus a réussi à retourner une foule rabrouant le pauvre Bartimée

en nombreux disciples missionnaires !

Joie de Bartimée qui bondit pour suivre Jésus sur le chemin.

Joie de catéchistes qui entendent des catéchumènes

exprimer leur joie d’être habités par l’amour du Christ !

Fin de la semaine mondiale de prière pour les missions :

à nous de nous lever pour cette mission !

 


Samedi 23 octobre 2021

Patiences paysannes

Lc 13, 1-9

 

Un agriculteur en transition écologique vers l’agro-écologie et la permaculture

témoigne de sa joie d’avoir cessé

d’être toujours en état de combat dans son exploitation.

Il laisse place à la confiance  en la vie qui réinvestit peu à peu ses terres,

et à la contemplation.

 

Après 3 ans, le vigneron de l’évangile confiant et patient

propose de donner encore un an à un figuier stérile

car il espère toujours qu’il porte fruits !

 

Dans nos cheminements spirituels aussi, il nous arrive d’espérer

jusqu’à en désespérer des progrès, des changements.

Et puis, quand nous ne les attendons plus, ils surviennent par surprise et par grâce.

 


Vendredi 22 octobre 2021

Kaïros climatique

Lc 12, 54-59

 

« Le temps est supérieur à l’espace » nous répète l’encyclique Laudato si.

La critique de Jésus dans l’Evangile de ce jour

concerne les bons observateurs de la météo

qui manquent de vision d’avenir,

qui devraient changer d’ère et passer à l’anthropocène.

Prendre acte du réchauffement climatique,

reconnaître sur le long terme

qu’un autre mode de vie est urgent à mettre en œuvre

pour sauvegarder notre maison commune.

Tel est l’enjeu du moment qui devient conversion personnelle

au point de créer des divisions dans les familles et entre les peuples.

 

Accueillons la paix qui nous vient de Dieu pour toute la création et tous les humains.

Appliquons nous à marcher au souffle de l’Esprit

qui tend vers la vie et la paix.

 


Jeudi  21 octobre 2021

 

Quel feu m’habite ?

 

Lc 12, 49-53

 

Jean le baptiste avait annoncé

celui qui nous baptiserait dans l’Esprit Saint et le feu. (Lc 3, 16)

Le feu dont parle Jésus dans l’Evangile de ce jour serait ce feu de l’amour,

Cette passion  pour la paix sur la terre par le moyen de l’amour.

Mais cet amour est aussi crucifiant :

Il fait la vérité dans les cœurs.

Or, si cette vérité nous rend libre,

elle nous brûle aussi :

elle nous détache de ceux et celles qui la refusent.

Quand des divisions surgissent en nos familles,

est-ce le refuge égoïste et identitaire qui s’ouvre

au feu de l’amour et la vérité qui se rencontrent ?

 


Mercredi 20 octobre 2021

Responsabilité assumée

Lc 12, 39-48

 

Une petite parabole sur notre responsabilité de disciple

est confiée en ce jour à notre méditation.

Qui suit le Seigneur Christ reçoit beaucoup.

Ce don est à amplifier sans limites,

à partager sans s’en réserver une part.

Il grandit en se donnant.

 

À sainte Catherine de Sienne, le Seigneur dit :

« Fais-toi capacité et je me ferai torrent ! »

Choisir de répondre au don reçu,

ne s’autoriser aucun abus de pouvoir

ni aucune emprise

mais faire confiance au don de Dieu

qui habite chaque personne pour sa joie.

 


Mardi 19 octobre 2021

 

Réciprocité dans le service

 

Lc 12, 35-38

 

Attendre qui tarde à venir, cela peut user nos vies

Sans les déployer.

Combien aujourd’hui attendent de rencontrer la bonne personne

avec qui partager sa vie et fonder un foyer ?

Combien attendent des convocations de pôle emploi pour enfin travailler ?

Combien voudraient discerner en eux un profond désir,

Un appel qui les oriente pour trouver leur mission, leur place en ce monde ?

 

L’Evangile de ce jour incite à veiller,

à ouvrir la porte de nos cœurs au Seigneur

qui viendra à l’improviste.

Il s’agit moins d’attendre patiemment que de se préparer

à reconnaître une présence qui survient

là où on ne l’attend pas !

Quand le service offert conduit à une réciprocité inattendue,

serait-ce le Seigneur qui passe ?

Puissions –nous aujourd’hui vivre une telle rencontre

de l’ordre de la grâce,

où le Seigneur se rend présent !

 


Lundi 18 octobre 2021

 

Hospitalité pacifique

 

Lc 10, 1-9

 

Dans des maisonnées où des disciples sont accueillis,

la paix du Christ est bien reçue.

La Parole de ce jour invite-t-elle à une renaissance

dans notre Eglise de France de petites fraternités

où l’Evangile est reçu, partagé puis mis en pratique ?

Puissent nos paroisses, nos communautés religieuses,

nos groupes de diverses spiritualités

tisser une trame de paix , de bienveillance,

où Dieu se fait présent

à notre monde où tant de loups « humains »

oppriment des petits qui sont nos frères et sœurs en humanité.

Alors, une paix de Dieu enracinée préparera ces moissons tant attendues

par  tous ces ouvriers du règne de Dieu

que nous sommes chacun et chacune

quand notre vie de foi prend sa source dans l’Evangile.

 


 

 

Dimanche 17 octobre 2021

 

QU’EST-CE QUE LA MISSION ?

Isaïe 53,10-11 – Hébreux 4,14-16/Marc 10,35-45

 

Est-ce siéger à la droite et à la gauche du Christ dans sa gloire ?

Est-ce boire à la même coupe que lui, être baptisé du même

baptême ?

Est-ce être broyé par la souffrance comme le serviteur de

Dieu, en sacrifice de réparation ?

 

Jésus nous donne la réponse : «  Celui qui veut être parmi vous

le premier sera l’esclave de tous, car le Fils de l’homme n’est

pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en

rançon pour la multitude. »

 

La lettre aux Hébreux l’affirme : «  En Jésus, le Fils de Dieu, nous

avons le grand prêtre par excellence... éprouvé en toute chose

à notre ressemblance, excepté le péché. Avançons-nous donc

avec assurance vers le Trône de la grâce pour obtenir miséricorde

et recevoir en temps voulu la grâce de son secours. » Ëtre avec Jésus.

 


Samedi 16 octobre 2021

 

FOI EN DIEU... FOI EN JÉSUS...

Romains 4 ;13-18/Luc 12,8-12

 

Paul rappelle :

« Ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse

de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham,

 mais en vertu de la justice obtenue par la foi. C’est bien

ce qui est écrit : J’ai fait de toi le père d’un grand nombre

de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru.

Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi il est devenu

le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole :

telle sera la descendance que tu auras. »

 

Jésus nous dit :

« Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes,

le Fils de l’homme aussi se déclarera

pour lui  devant les anges de Dieu

Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela

lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’

Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.

Quand on vous traduira en justice, ne vous inquiétez pas :

l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »

 

On ne joue pas impunément avec ou contre la lumière de Dieu.

 


Vendredi 15 octobre 2021

LUMIÈRE DE LA FOI

Romains 4,1-8/Luc 12,1-7

 

Jésus se résume : « Méfiez-vous du levain des pharisiens,

de leur hypocrisie. Tout ce qui est caché sera connu...

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps... craignez celui

qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne.

Soyez sans crainte, vous valez plus qu’une multitude de

moineaux (car pas un n’est oublié au regard de Dieu).

 

Appel à la confiance, appel à la foi :

« Abraham eut foi en Dieu, et il lui fut accordé d’être juste. »

« Heureux l’homme dont le péché n’est pas compté par le

Seigneur... »

 

C’est cette foi qui a fait de Thérèse d’Avila une grande sainte,

elle qui a connu beaucoup d’étapes de conversions, et qui

est devenue ainsi  guide spirituelle, docteur de l’Église.

 


Jeudi 14 octobre 2021

LA VRAIE CLÉ DE LA CONNAISSANCE

Romains 3, 21-30/Luc 11,47-54

 

Poursuivons le constat de Jésus :

« Quel malheur pour vous qui bâtissez les tombeaux

des prophètes, alors que vos pères les ont tués ! Ainsi

vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères.

Quel malheur pour vous, qui avez enlevé la clé de la connaissance ;

Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer,

vous les en avez empêchés. »

Alors, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner

contre Jésus et à le harceler de questions ; ils lui tendaient

des pièges...

 

Paul nous donne cette clé de la connaissance :

« Dieu a manifesté en quoi consiste sa justice, donnée par

la foi en Jésus Christ : elle est offerte à tous ceux qui croient.

Il n’y a pas de différence : tous les hommes ont péché, ils sont

privés de la gloire de Dieu, et lui, gratuitement, les fait devenir

justes par sa grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans

le Christ Jésus...

Dieu serait-il seulement le Dieu des juifs ? N’est-il pas aussi

le Dieu des nations ? Sûrement ! »

 


Mercredi 13 octobre 2021

 

VÉRITÉ

Romains 2,1-11/Luc 11,42-46

 

Constat sévère de Jésus sur les « purs » de son temps :

« Quel malheur pour vous qui payez la dîme sur toutes les

plantes du jardin, et passez à côté e l’amour de Dieu...

Quel malheur pour vous qui aimez les premiers sièges et les

salutations...

Malheureux êtes-vous, parce que vus chargez les gens

de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes ne

touchez même pas ces fardeaux d’un seul doigt ! »

Constat douloureux pour ceux qui se fourvoient dans

l’autosuffisance, croyant ainsi honorer Dieu.

 

Constat encore plus dur de l’apôtre Paul : « Toi, l’homme

qui juges, tu n’as aucune excuse, qui que tu sois : quand tu

juges les autres, tu te condamnes toi-même car tu fais

comme eux.... en refusant de reconnaître que la bonté de

Dieu te pousse à la conversion ! Dieu rendra à chacun selon ses œuvres. »

 


Mardi 12 octobre 2021

ADORER DIEU LÀ OÙ IL EST

Romains 1,16-25/Luc 11,37-41

 

Ainsi parle saint Paul :

« La colère de Dieu se révèle contre toute

impiété et contre toute injustice des hommes,

qui font ainsi obstacle à la vérité...

Ces soi-disant sages sont devenus fous ; ils ont

échangé la gloire du Dieu impérissable contre des idoles.

A cause des convoitises de leur cœur, Dieu les a livrés

à l’impureté. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le

mensonge. Ils ont vénéré la création plutôt que son Créateur. »

 

En effet, si Jésus est si dur envers les prescriptions rituelles

des pharisiens, c’est qu’il a perçu une perversion :

« Vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à

l’intérieur de vous-mêmes, vous êtes remplis de cupidité

et de méchanceté.

Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?

Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors, tout

sera pur pour vous. »

 

C’est l’amour de Dieu et des autres qui est gage de vraie

pureté.

Ainsi parle saint Paul :

« La colère de Dieu se révèle contre toute

impiété et contre toute injustice des hommes,

qui font ainsi obstacle à la vérité...

Ces soi-disant sages sont devenus fous ; ils ont

échangé la gloire du Dieu impérissable contre des idoles.

A cause des convoitises de leur cœur, Dieu les a livrés

à l’impureté. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le

mensonge. Ils ont vénéré la création plutôt que son Créateur. »

 

En effet, si Jésus est si dur envers les prescriptions rituelles

des pharisiens, c’est qu’il a perçu une perversion :

« Vous purifiez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à

l’intérieur de vous-mêmes, vous êtes remplis de cupidité

et de méchanceté.

Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ?

Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors, tout

sera pur pour vous. »

 

C’est l’amour de Dieu et des autres

qui est gage de vraie pureté.

 


Lundi 11 octobre 2021

FÊTE DE SAINT JEAN XXIII

Rom. 1,1-7/Luc 11,29-32

 

« Pour que le nom de Jésus Christ soit reconnu,

nous avons reçu par lui grâce et mission d’apôtre...

A vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la

paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur

Jésus Christ. »

 

« Cette génération cherche un signe, dit Jésus.  Mais

il ne lui sera donné que le signe de Jonas.

Les habitants de Ninive se sont convertis en réponse

à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus

que Jonas ! »

 

N’oublions pas que c’est le pape Jean XXIII qui a convoqué

et ouvert le Concile Vatican II afin que l’Église témoigne

davantage de Jésus Christ  auprès des hommes de ce temps.

 


28° Dimanche B – 10 octobre 2021 -

 

SAGESSE ET PAROLE

Sagesse 7, 7-11/Hébreux 4,12-13/Marc 10 ; 17-30


 

« J’ai prié, et le discernement m’a été donné. J’ai supplié,

et l’esprit de la Sagesse est venu en moi...Tous les biens

me sont venus avec elle, et par ses mains une richesse incalculable. »

 

Jésus est questionné  « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir

la vie éternelle ? »

« Tu connais les commandements... »

« Tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »

Grande expérience de Sagesse. Mais cela suffit-il ?

 

« Une seule chose te manque : Va, vends ce que tu as

et donne-le aux pauvres. Alors tu auras un trésor au ciel.

Puis viens, suis-moi ! »

Parole de Dieu vivante, énergique et coupante, qui juge des

intentions et des pensées du cœur... Tout est nu devant elle.

 

Et Jésus de reprendre : « Comme il sera difficile à ceux qui

possèdent d’entrer dans le royaume de Dieu ! »

« Mais alors, qui peut être sauvé ? »

« Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu.

Tout est possible à Dieu. »

Encore faut-il le laisser agir en nous !


Samedi 9 octobre 2021

 

FORCE DE LA PAROLE

Joël 4,12-21/Luc 11,27-28


 

De tout temps, es prophètes ont fait entendre

la Parole de Dieu. Aujourd’hui Joël, en de terribles

visions, voit le Seigneur juger les  peuples qui entourent

Israël.. Il entend son rugissement... « Le Seigneur est un

refuge pour son peuple. Il demeure à Sion, comme une

source d’abondance future. »
 

Jésus ne dit pas autre chose :

« Heureux ceux qui écoutent

la Parole de Dieu

et qui la gardent. »...

 

en tout temps, et en toute circonstance.

 


Vendredi 8 octobre 2021

L’HOMME ? UN CHAMP DE BATAILLE

 

Joël 1,13-15 ; 2,1-2/Luc 11,15-26

 

Appel du prophète Joël à la pénitence pour

tout son peuple : « Jour de malheur ! Le jour

du Seigneur est proche... Comme la nuit qui

envahit les montagnes, voici un peuple nombreux

et fort »  Ce sont les envahisseurs !

 

Jésus qui chasse les démons se fait accuser : 

« C’est par le chef des démons qu’il expulse les

démons ! ».

Absurde ! répond Jésus. Et c’est pour lui l’occasion

de parler du royaume de Satan, de sa manière de faire,

du combat entre deux adversaires de taille !

« Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons,

c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous !

Celui qui n’est pas avec moi est contre moi. Celui qui

ne rassemble pas avec moi disperse. 

 

A qui voulons-nous ouvrir notre maison ???

 


Jeudi 7 octobre 2021

FÊTE DE NOTRE DAME DU ROSAIRE

Actes 1,12-14/Luc 26-38

 

Que découvrons-nous de Marie dans cette dernière

et première page du Nouveau Testament la concernant ?

 

Marie est en prière avec d’autres femmes, les apôtres

et les frères de Jésus, dans l’attente de l’Esprit promis.

Dans la chambre haute, à Jérusalem, ils sont ensemble,

assidus à la prière...

C’est l’aboutissement de tout un chemin de foi, d’étonnements,

de souffrances, d’espérance...

 

Cela a commencé par cette annonce bouleversante qui lui

était faite : Par l’action de l’Esprit Saint, elle allait porter

et enfa           nter le Messie, le Fils de Dieu. Malgré les questions qui la

traversent, Marie a donné sa foi, sans réserve : 

« Voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole ! »

Marie a toujours cru en Dieu, et accepté tous les aléas de la vie,

le drame de la Passion, jusqu’à la Pentecôte,

sans jamais perdre l’espérance.

C’est pourquoi elle est notre compagne, et mère de l’Église

en marche vers le Royaume de Dieu.

 


Mercredi 6 octobre 2021

MISSION ET PRIÈRE

Jonas 4,1-11/ Luc 11,1-4

 

Le prophète Jonas en veut à Dieu qui a fait

miséricorde aux Ninivites, au soleil qui a

desséché l’arbre qui le tenait à l’ombre.

Il en veut à tout le monde jusqu’à souhaiter la mort...

Mais a-t-il prié ? Pas sûr !

 

Jésus en prière se voit interpellé par ses disciples :

« Apprends-nous à prier... »

Et il va leur enseigner cette prière fondamentale

qui est ouverture à Dieu : « Père, que ton nom soit

sanctifié... »

ouverture aux autres : « Donne-nous... pardonne-nous... »

 

Passer du Je au Tu et au Nous est une transformation

radicale sans laquelle il n’y a pas de vraie prière ni

d’engagement missionnaire agréable à Dieu.

 


Mardi 5 octobre 2021

CONVERSIONS

Jonas 3,1-10/ Luc 10,38-42

 

La conversion des gens de Ninive de leur conduite

mauvaise passe par la proclamation de Jonas, envoyé

par Dieu leur annoncer un châtiment prochain... 

Il atteint jusqu’au roi qui la prend au sérieux, et publie

des décrets d’application, révélateurs d’une foi efficiente..

Et Dieu renonce au châtiment mérité.

Cela ne donne-t-il pas à réfléchir ? Lorsqu’on nous annonce tous

les effets prévus du réchauffement climatique...

Quelles décisions prendre ?

 

Autre conversion en cours : celle de Marthe, qui reçoit

Jésus : « Tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des

choses. Une seule est nécessaire... »

Cette conversion n’est-elle pas  plus encore à notre portée,

lorsque nous nous laissons submerger par les soucis,

les occupations, les loisirs, et que nous négligeons la profondeur

du cœur ? L’essentiel de notre vie ?

 


Lundi 4 octobre 2021

 

FÊTE DE SAINT FRANÇOIS

Galates 6,14-18/ Mat. 11,25-30

 

Toute la vie de François d’Assise est un écho de cette

louange du Christ à son Père, Seigneur du ciel et de la

terre : « Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu

l’as révélé aux tout petits ».

Il jubile aussi dans le mystère trinitaire

de l’amour infini et réciproque du Père et du Fils ...

Il se fait le compagnon de tous ceux qui peinent, et que

Jésus appelle à lui pour leur donner le repos.

Ces paroles de feu se sont incrustées jusque dans sa

chair qui porte, comme l’apôtre Paul, les signes de la

croix et de la gloire de Jésus.

Et il n’a que ce refrain à nous chanter :

« Louez et bénissez mon Seigneur,

rendez-lui grâce et servez-le, en toute humilité ! »

 


 

 

Dimanche 3 octobre 2021

l'appel exigeant du bonheur.

Mc 10, 2-16

 

Encore une belle page d'Evangile dans laquelle Jésus nous révèle notre désir profond.

On fait trop souvent une lecture légaliste, moralisante, voire de condamnation, de ces paroles de Jésus.

Or, tout au long des Evangiles, Jésus ne cesse de nous mettre en garde contre ce genre d'attitude ! Et là encore, s'il fustige la dureté de coeur des pharisiens, c'est bien pour nous faire passer dans un autre registre.

Aujourd'hui, malgré les remous que peuvent traverser les couples et les familles, ils restent cependant un grand idéal pour les jeunes et moins jeunes.

Jésus met des mots sur cette aspiration profonde de nos coeurs. La vie de couple, l'accueil des enfants , sont exigeants et sources de vie.

 


 

Samedi 2 octobre 2021

Isolement ou communion ?

Mt 18, 1-5,10

 

On ne se rend pas toujours compte que lorsqu'on recherche qui est le plus grand, lorsqu'on se mesure par rapport aux autres, lorsqu'on veut être reconnu pour le plus grand, le meilleur...

... on s'isole...

Jésus nous prévient qu'en ayant cette attitude, il nous est impossible d'entrer dans le Royaume de Dieu, d'entrer dans le bonheur.

car celui-ci est relation, communion.

Et nous sentons bien que cet isolement que nous nous imposons à nous-même, ne peut nous rendre heureux.

Heureusement, Jésus nous annonce la Bonne Nouvelle que Dieu ne nous laisse jamais seul.

Les anges gardiens sont un signe, une réalité de sa présence.

 


 

Vendredi 1er octobre 2021

Désarmement

Luc 10, 13-16

 

Jésus est-il en colère ? ou découragé ?

Il est impuissant !

Il a proclamé la bonne Nouvelle !

Il a fait des miracles !

Mais il se heurte à un mur !

Tout ça pour rien ?!

Comment est-ce possible ?!

Dieu est impuissant ?!

Oui, telle est bien la réalité et nous en faisons l'expérience.
L'Amour peut faire des miracles. Il peut déplacer des montagnes. Il peut opérer des guérisons inouïes. Nous en sommes témoins !

Mais il ne peut pas forcer une porte fermée... autrement, il ne serait plus l'Amour !

L'orgueil, la suffisance, la folie des grandeurs peuvent le mettre en échec.
L'Amour est désarmé.
C'est pour cela qu'il est le Prince de la Paix.

Vais-je lui ouvrir ma porte pour y laisser entrer sa paix bienfaisante ?...

 


 

eudi 30 septembre 2021

Deux par deux

Luc 10, 1-12

 

Jésus envoie les disciples deux par deux.

On n'est pas chrétien tout seul ! On n'est pas témoin du Christ tout seul !

Deux par deux, car "c'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres que l'on vous reconnaîtra pour mes disciples."

L'authenticité de la rencontre avec ceux et celles qui nous sont éloigné-e-s, s'enracine dans l'authenticité de la rencontre avec son frère, sa soeur la plus proche.

Mais encore, le fait d'être deux permet une complémentarité dans la façon de vivre le témoignage, la mission. Les personnes rencontrées voient deux manières d'être chrétien. Elles perçoivent que la suite du Christ, non seulement ne produit pas des clones, mais déploie la personnalité de chacun. Elles se laisseront ainsi davantage interrogées, voire concernées pour elles-mêmes.

Enfin, dans l'adversité, les épreuves, le rejet, être deux permet de se soutenir et de pouvoir continuer plus loin, sans se décourager.

 


 

Mercredi 29 septembre 2021

Le balai des anges

Jn 1, 47-51

 

Philippe a été un ange pour Nathanaël, un messager de Dieu. Grâce à lui, il a pu rencontrer Jésus. Avant même que Philippe appelle Nathanaël, Jésus l'avait vu. Il avait posé son regard sur lui. Il lui a envoyé son ange Philippe pour qu'il l'appelle en son nom.

Jésus est émerveillé de la réponse ouverte et sans détour de Nathanaël. Il lui promet alors des choses plus grandes encore. Il lui promet de voir les anges monter er descendre des cieux ouverts.

Si nous savons reconnaître l'ange que Dieu nous envoie au coeur de notre quotidien, nous saurons voir tous ces messagers de Dieu qui peuplent le monde.
Nos yeux seront descillés pour voir que ce sont eux qui entretiennent la communion entre le ciel et la terre. Eux qui soutiennent le monde.

Nous aussi sommes invités à être des anges pour les autres, à entrer dans le grand balai des anges.

 


 

Mardi 28 septembre 2021

Jésus, pacifiste ? pacifique ?

Luc 9, 51-56

 

Dès le temps de Jésus, ses disciples sont tentés par la violence religieuse. cependant, par l'intermédiaire des évangélistes, ils ont eu l'humilité de nous transmettre cet épisode dans lequel ils proposent à Jésus : "Seigneur, veux-tu que nous ordonnions qu'un feu tombe du ciel et les détruise ?"

S'ils nous en font part, c'est pour souligner la réaction immédiate de Jésus : un refus sans appel ! "Il les réprimande !"

Face aux guerres  religieuses, l'attitude de Jésus est claire ! Il n'y a pas de guerre juste !

Quelque soit le tort que les chrétiens peuvent subir, il est hors de question d'invoquer le ciel pour légitimer une violence de quelque nature que ce soit !

... "Ils partirent pour un autre village."...

 


 

Lundi 27 septembre 2021

Prems' !

Luc 9, 46-50

 

Jésus voudrait bien nous libérer de cet esprit de compétition qui nous asservit et nous divise tellement !

Au début de l'épisode de ce jour, les disciples se mesurent entre eux pour savoir quel est le plus grand.
A la fin, ils semblent unis, mais c'est pour mieux être en compétition avec ceux qui sont extérieurs au groupe ! Ils s'approprient le monopole sur Jésus !

Là encore, Jésus renverse leurs illusions et leurs petits calculs.

Il s'identifie à un enfant, à l'un des plus petits, ceux qui, à l'époque, n'ont pas de reconnaissance sociale. ceux qui ne gagnent pas de médaille, ceux qu'on ne voient même pas.

... et aujourd'hui qui sont-ils ?

Si nous voulons accueillir le Christ, soyons l'un d'entre eux.

 


 

Dimanche 26 septembre 2021

Un peuple de prophètes ?

Mc 9,38...48

 

L'Esprit de Jésus souffle où il veut. Il se fiche de nos frontières et de nos cases !

Quand on identifie les chrétiens pratiquants seulement à ceux qui vont à la messe le dimanche, on a là une vision plutôt étriquée !

Que de fois, nous pouvons nous émerveiller de voir des "pratiquants" de tous les jours de la semaine, des "pratiquants" de l'Evangile, des "pratiquants" de l'amour fraternel, du don de soi, des "pratiquants" de l'espérance...
Ils n'entrent pas forcément dans toutes nos cases morales (y entrons-nous nous-mêmes ?!), mais ils donnent un si beau témoignage de l'action de l'Esprit dans le monde.
Gardons-nous d'être un scandale, une occasion de chûte pour eux, en leur donnant des leçons de morale, en voulant redresser leurs torts, en leur donnant, par notre attitude, une image déformée du Dieu de Jésus Christ.

 


 

Samedi 25 septembre 2021

A bon entendeur, salut !

Luc 9, 43-45

 

Décidément, nous sommes toujours dans le registre de l'écoute !

"Ouvrez bien vos oreilles !"

"Tout le monde était dans l'admiration devant ce que Jésus faisait !"

"Ouah ! C'est super !" se disent sans doute ses disciples :"Les sondages nous sont favorables ! Jésus est le favori ! Il va gagner !...

... et nous aurons les meilleures places au gouvernement !"...

Et voilà que Jésus stoppe tout net leur enthousiasme ! Serait-il un rabat-joie ?! Un défaitiste ?!

Non ! "Ouvrez bien vos oreilles !"

... pour entendre où se situe la vraie victoire, le vrai triomphe !"

Il ne se mesure pas à l'ausne des statistiques !

Heureusement car celles-ci sont tellement changeantes !

La vraie victoire, c'est de pouvoir traverser les épreuves, les revers, les rejets, en étant "fils de l'homme" = en étant , en restant, en devenant pleinement humain.

 


 

Vendredi 24 septembre 2021

Un scoop raté !

Luc 9, 18-22

 

Cette fois-ci, Jésus mène lui-même l'enquête sur ce qu'on pense de lui ! Il sonde les opinions.

Mais, stupeur ! quand Pierre lui donne la bonne réponse, il lui demande de ne pas la divulguer !

C'est qu'il pressent bien que les mots ne suffisent pas à garantir qu'on en a bien compris le contenu.

Il explique à ses disciples de quelle manière il est le Messie de Dieu : par sa passion, sa mort et sa résurrection.

Il faudra encore beaucoup de temps et de Saint Esprit pour le comprendre.

... Comme pour nous ! Ne pensons pas que nous savons tout de Jésus, de Dieu. Ne cessons pas de marcher à sa suite, de l'interroger, de chercher son visage...
... d'oser une réponse...

 


 

Jeudi 23 septembre 2021

Vérifier nos sources

Luc 9, 7-9

 

Que cela concerne des personnes ou des sujets d'actualité, toutes sortes de bruits courent sur les réseaux sociaux ou le bouche-à-oreille. des avis divergeants, voire contradictoires.

Comment s'y retrouver ?

Hérode fait son enquête par lui-même.Il interroge pour savoir ce qui se dit de façon précise. Importance de ne pas rester dans le flou ! Et d'entendre plusieurs sons de cloches. De vérifier ses sources.

Ensuite, il s'interroge lui-même, sur l'écho que trouvent en lui ces informations.

En finale, il chercher à voir Jésus en personne. Rien de tel pour dépasser les "on-dit" !

Même si les intentions d'Hérode ne sont pas bonnes, il faut reconnaître que sa méthode peut nous inspirer.

 


 

Mercredi 22 septembre 2021

La puissance de l'écoute

Luc 9, 1-6

 

Voici aujourd'hui, des outils que Jésus lui-même nous indique pour pouvoir écouter.
Il nous donne "pouvoir et autorité sur tous les démons, et même pour faire des guérisons". Il nous envoie "proclamer le règne de Dieu."

Quels sont ces "outils" ?

Ne rien prendre pour la route, être les mains nues. Ne pas emporter nos bons conseils tout préparés en kit ! Abandonner nos a-priori et nos jugements à l'emporte-pièce!...

Car ce pouvoir sur les démons et les maladies commence par se laisser accueillir, être dépendant, être à l'écoute de la personne qui nous reçoit.

Mieux que des outils, c'est un état d'esprit.
Offrir notre écoute, voilà l'annonce de la Bonne Nouvelle qui chasse les démons et opère des guérisons.
Nous pouvons chacun, chacune, en faire cette expérience surprenante et bouleversante !...

 


 

Mardi 21 septembre 2021

Un bon tempo

Mt 9, 9-13

 

Hier, Jésus nous invitait à l'écoute. Aujourd'hui, nous en avons un bel exemple avec Matthieu.
Voilà bien quelqu'un qui sait écouter !

Il était pourtant bien occupé à son travail ! Lorsque Jésus l'appelle, il ne lui fait pas répéter :"pardon, qu'est-ce que tu dis ?" !

Il ne dit pas :"attends deux secondes que je range mon bureau, que je mette mes affaires en ordre  et je suis à toi..." !

ou encore :"Ce n'est pas le moment, je sors mon agenda et on se fixe un rendez-vous." !

Non, il écoute tout de suite !...

... et sa vie en a été bouleversée !...

Dans notre quotidien, nos occupations, nos soucis...

Dieu peut surgir...

Ecoutons-le !

 


Lundi 20 septembre 2021

Du grand art !

Luc 8, 16-18

 

"Faites attention à la manière dont vous écoutez"

Nous avons conscience d'avoir besoin d'être écouté pour pouvoir vivre, pour exister.
Avons-nous conscience de la nécessité d'écouter pour pouvoir vivre ?!...

... à condition de "faire attention à la manière d'écouter" !

Ecouter avec discernement

ou écouter tout et son contraire, se laisser entraîner, imprégner par des discours de violence, de haine, de mensonge ?...

Ecouter au-delà des mots malabiles, écorchés

ou écouter uniquement les beaux discours qui vont dans notre sens ?...

Ecouter à la sauvette, la tête ailleurs

ou écouter de tout son être, sans impatience, sans idées préconçues

... tout en réceptivité comme un précieux cadeau que l'on reçoit ?...

                Alors ce qui était caché nous apparaîtra en pleine lumière et nous recevrons encore plus que ce que nous aurons donné par notre écoute.

 


 

Dimanche 19 septembre 2021

Etre serviteur

Mt. 9, 30-37

 

Alors que Jésus vient d'annoncer à ses disciples que sa Passion se profile à l'horizon, ces derniers se disputent sur la place du premier.

On peut en conclure qu'ils n'ont pas compris l'importance des propos de Jésus ou bien que cela leur fait tellement peur qu'ils préfèrent s'en extraire.

Est-ce à dire qu'ils n'ont pas compris qu'ils étaient serviteurs et que le serviteur a une place bien déterminée, non pas une place de hiérarchie ou d'honneur, mais une place de travail.

La seule question que nous avons à nous poser, aujourd'hui, nous les serviteurs, c'est comment remplir au mieux notre tâche de serviteur confiée par Jésus.

 


 

Samedi 18 septembre 2021

La cible divine

Lc. 8,  4,-15

 

Nous voici confrontés aux manières de faire de Dieu qui n'ont rien de comparables avec celles des hommes.

Le semeur de cette parabole ensemence largement, sans se préoccuper en premier lieu de rentabilité, d'efficacité, etc. Ce qui lui importe c'est qu'un peu de semence puisse lever et donc auparavant tomber dans de la terre fertile.

Pour lui, le rendement d'un grain pour 1000 ou plus est préférable à toute économie, calcults, etc.

Dieu n'est pas dans la logique humaine de cibler pour une efficacité, un retour sur investissement le plus rentable possible. Il cible tout afin que tout puisse être ensemencé.

Notre terre à chacun comporte des pierres, des épines, des ronces, de la rocaille, mais peu importe. Ce n'est pas sur cela que nous serons jugés mais sur la terre, la toute petite terre qui donnera son fruit.

 

Merci Seigneur, pour tant de magnanimité et tant de largesse.

 


Vendredi 17 septembre 2021

Vivre c'est le Christ

Lc. 9, 23-26

 

L'homme devient juste par la foi au Christ Jésus

Nous croyons en Jésus-Christ

pour devenir des justes par la foi au Christ.

 

Le Christ m'a aimé

Et s'est livré pour moi.

Soit que je vive, soit que je meure,

la grandeur du Christ sera manifestée dans mon corps.

 

Pour moi, vivre c'est le Christ

et mourir m'est un avantage.

Je vis, mais ce n'est plus moi,

c'est le Christ qui vit en moi (psaume de saint François).

 


Jeudi 16 septembre 2021

Parfum - larmes - baisers - huile

Lc. 7, 35-50

 

Contraste saisissant dans cet évangile entre Simon, pharisien irréprochable et cette femme avec de "nombreux péchés".

Et pourtant, c'est elle que Jésus choisit, met en valeur, prend pour exemple. Non pas pour les péchés qu'elle a commis mais pour l'amour qu'elle a montré tout au long de sa vie.

En plus, j'ai envie de souligner combien Jésus est sensible aux soins du corps. Il reconnaît implicitement combien le corps a de l'importance à ses yeux, aux yeux du Père, ce qui donne réellement une dimension divine à son incarnation, à notre incarnation.

Simon n'a pas compris immédiatement mais Jésus, dans le même mouvement, ne le rejette pas. Il prend le temps de lui expliquer son attitude de compassion et de miséricorde même si, du même coup, il accroît l'incompréhension d'un certain nombre de convives. Rien ne nous dit que Simon, lui, n'a pas compris finalement.

 


Mercredi 15 septembre 2021

Le Fils et la mère

Jn. 19, 25-27

 

Faisant suite à la croix glorieuse, la liturgie nous propose de célébrer Marie, Notre-Dame des Douleurs.

Nous retrouvons Marie au pied de la croix. Est-elle effondrée? L'histoire ne nous le dit pas. Cependant, on peut imaginer qu'une mère qui voit mourir son fils crucifié traverse une dérélictiion de douleurs.

Et c'est ce que nous célébrons aujourd'hui, non pas dans une sorte de masochisme incongru, mais dans la compassion et la communion à tant de souffrances.

Et avec Jean, nous recevons Marie comme notre mère, une mère de tous les enfants du monde, à l'image de son fils qui est le frère de tous les enfants du monde. Grâce à Marie, rien ne peut nous séparer de l'amour du Christ.

 


Mardi 14 septembre 2021

Vie éternelle

Jn. 3, 13-17

 

Le salut apporté par Jésus de la part de son Père est la vie éternelle.

Pour cela il a fallu qu'il monte sur la croix afin de nous entraîner dans sa résurrection, synonime de vie éternelle.

C'est pourquoi l'Eglise fête la croix glorieuse : il ne s'agit pas d'une fête triste, austère, mais de la porte qui s'ouvre devant la résurrection.

Bien sûr le supplice de la croix est odieux et insupportable. Même par amour de ceux qui nous sont le plus chers, nous ne voudrions pas le vivre. Et pourtant, Jésus fils de Dieu et fils d'homme l'a vécu par amour pour nous.

Aucune action de grâce n'est à la hauteur d'un tel amour et rien ne peut le payer en retour. C'est pourquoi la Croix glorieuse est réellement l'expression de la Gratuité divine.

 


 

Lundi 13 septembre 2021

Le serviteur aimé

Lc. 7, 1-10

 

Parfois je me demande si nous nous rendons compte de l'affection et de l'amitié que portait ce centurion de l'armée romaine à son serviteur pour oser s'adresser à Jésus, un petit rabbi juif, et lui demander de guérir son serviteur.

C'est vraiment paradoxal.

L'amitié peut ainsi être le tremplin d'une véritable foi. Comme quoi l'appel de Dieu à tous les hommes passe par des chemins que nous n'aurions pas prévus.

C'est l'amitié qui a ouvert l'oreille du coeur de ce centurion.

Tenons notre coeur en éveil pour entendre tous les appels de Dieu, aussi invraisemblables et inattendus, dans notre vie d'aujourd'hui.

 


Dimanche 12 septembre 2021

Qui es-tu ?

Mc. 8, 27-35

 

Jésus pose la question : "pour Les gens, pour vous, qui suis-je ?" Et c'est Pierre qui répond: "tu es le Christ, le fils du Dieu vivant". On peut penser que l'affaire est close et que tout le monde connaît l'identité de Jésus.

Mais l'histoire ne se termine pas. Quand Jésus annonce qu'il va souffrir sa passiion, Pierre ne peut pas l'accepter et se rebiffe.

Le fait de se rebeller devant les affirmations de Jésus prouve bien qu'en fait, il n'a pas bien compris qui était Jésus : le Messie qu'est Jésus n'est pas à l'image du messie attendu, celui qui va sauver Israël et le rendre vainqueur de tous ses ennemis, en l'établissant chef de toutes les nations autour.

Alors, Avec Pierre, encore aujourd'hui, nous pouvons nous demander : "qui es-tu Jésus", si tu n'es pas celui qui va venir remettre la paix dans le monde d'un coup de baguette magique ?

 


Samedi 11 septembre 2021

Le roc de la maison

Lc. 6, 43-49

 

Roc, sable, fruits, bons arbres, mauvais arbres, mauvais fruits, épines, figues, ronces, trésor. Cela fait beaucoup d'adjectifs utilisés par Jésus pour nous inviter à ne pas nous laisser enfermer dans la médiocrité et la tiédeur.

Construire une maison sur le roc, c'est dur, c'est difficile. Il faut creuser, "mouiller la chemise", se fatiguer beaucoup. Pour quel résultat ?

Devons-nous attendre un résultat? ou attendre d'entendre la parole de Dieu. Car ce ne sont pas nos efforts qui produisent le bon fruit, même s'ils sont nécessaires.

Tant que nous ne nous sommes pas enracinés dans le Christ, notre maison risque d'être balayée par les vents contraires : ceux que le pape François appele"la mondanité". C'est-à-dire ne pas mettre l'essentiel à sa place. Les derniers dérèglements climatiques montrent combien une maison mal construite ne tient pas...

 


Vendredi 10 septembre 2021

De l'hypocrisie

Lc. 6, 39-42

 

A nouveau, Jésus part en guerre contre tous ceux qui disent et ne font pas, qui imposent aux autres, et surtout qui se croient meilleurs que tout le monde.

La paille et la poutre, c'est une parabole que nous connaissons bien, mais qui n'est pas forcément à lire sur le mode moral.

Comment puis-je évaluer qu'une personne a la foi ?

A partir de ma foi à moi ?

De quel droit je m'arroge la compétence à évaluer la densité spirituelle de quelqu'un?

Ce n'est pas parce que j'ai une réelle prière, vraie, authentique, que je peux décider que mon voisin, mon proche, a besoin d'être converti.

La conversion de quelqu'un relève exclusivement du Seigneur. Il n'y a rien que je puisse faire si ce n'est accueillir avec joie et gratuité, à la suite du Christ, quand quelqu'un se laisse toucher par la grâce. Et rendre grâce. Et vivre toujours pleinement selon ma foi.

 


Jeudi 9 septembre 2021

Gratuité

Lc. 6, 27-38

 

Après la grande fête de la nativité de la Vierge Marie, nous voici renvoyés à notre quotidien: aimer sans rien attendre de retour.

On a le sentiment que cette injonctiion de Jésus est bonne pour lui, mais pas pour le commun des mortels. Trop difficile, inutile, etc.

Alors, est-ce que Jésus nous demande quelque chose qui serait hors de notre portée. Ce n'est pas son habitude. Pourquoi rechignons-nous tant sur ce chemin de gratuité ? On veut bien pardonner mais à condition que... on veut bien prêter, mais à condition que... etc.

Pourquoi toujours attendre un "retour sur investissement" ?

Aimer n'est pas un investissement, aimer ne peut pas être l'objet de calculs. Aimer, c'est permettre à l'autre, son voisin, son ennemi, de vivre et continuer à espérer en lui, de lui, à l'image du Christ qui espère l'homme, quoi qu'il arrive, quoi qu'il fasse.

 


Mercredi 8 septembre 2021

Filiation de Jésus

Mt. 1, 1-16 ; 18-23

 

Aujourd'hui, fête de la nativité de la Vierge Marie, la mère de Dieu, la mère de Jésus.

Pour célébrer avec faste, l'Eglise a choisi de revisiter  la généalogie de Jésus avec cette précision extraordinaire : "Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle naquit Jésus, l'époux de Marie".

Et immédiatement après, ce même évangile nous rapporte la conception viriginale de Jésus.

Contraste saisissant : le père adoptif est celui qui donne son origine davidique à Jésus !

Par contre, le songe de Joseph nous ramène au dessein de Dieu : "Ne crains pas... ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit".

Ainsi, on n'est plus au stade de l'orgine humaine, mais divine de Jésus. La double origine de Jésus est posée dès le départ.

Cette double origine de Jésus nous ramène à Marie, fille de David elle aussi. Il n'est plus possible de douter de la fialitation davidique de Jésus et l'acte de foi pour croire en la filiatin divine de Jésus est possible grâce à Marie.

 


 

Mardi 7 septembre 2021

Apôtre, disciple, affilié ?

Lc. 6, 12-19

 

Dans ce passage d'évangile, il y a beaucoup de monde, selon un certain mouvement.

On débute avec Jésus, seul, en prière sur la montagne.

Puis il en appelle douze, les apôtres,

Puis les disciples le rejoignent

Et enfin les foules venues se faire guérir et l'écouter.

Tous sont acceptés sans jugement, sans distinction.

Ne cherchons donc pas l'honneur d'être à la droite du Seigneur, ou d'être spécialement choisi par Jésus.

Car Jésus choisit tout le monde, de manière différente, certes, mais tout le monde est choisi, chacun selon ce qu'il est dans son identité propre. Peu importe la place qui nous est offerte. Elle correspond toujours à nous-mêmes. Et si nous sommes parmi la foule venu se faire guérir et écouter Jésus, bienheureux somme-nous.

 


Lundi 6 septembre 2021

Guérir ou ne pas guérir ?

Lc. 6, 5-11

 

That is the question !

Non pas pour Jésus, mais pour les scribes et les pharisiens.

On peut se demander quelle est l'ombre que Jésus leur porte pour qu'ils préfèrent le respect d'une loi à un acte d'amour et de charité.

Bien sûr, cette guérison a lieu un jour de sabbat, bien sûr elle a lieu dans une synagogue au sus et au vue de tout le monde. Mais est-ce suffisant pour la condamner.

En fait, ce n'est pas la guérison qu'ils condamnent mais ils s'en prennent directement à Jésus qui apparememnt remet en cause leurs pouvoirs.  Ainsi, pour garder la puissance, à partir de ce jour, ils réfléchissent à comment le faire périr sans provoquer d'émeute.

Comme quoi les "dégâts collatéraux" de la charité ne sont pas prévisibles. Et pourtant, il n'y a pas d'autre chemin, d'autre route pour suivre le Christ que celle d'aimer son prochain comme Dieu l'aime et comme soi-même. Beau programme, exigeant et dynamisant tout à la fois.

 


Dimanche 5 septembre 2021

 

Parole de rencontre

 

Mc 7, 31-37

 

Apprendre le langage des signes et le considérer comme une langue à part entière

fait partie aujourd’hui du processus d’intégration

des personnes atteintes de surdité dans la société.

 

Dans l’évangile de ce jour, une foule bienveillante

pense et parle pour un sourd muet

et avec confiance le conduit au « guérisseur ».

Jésus l’extrait de cette foule pour établir avec lui une relation personnalisée,

grâce à un langage tout neuf, par gestes, qu’il improvise pour communiquer.

Ce langage du toucher demande intimité, délicatesse et réserve tout à la fois !

Pour montrer au sourd qu’il prie son Père

de le libérer de son mal,  Jésus soupire.

Il prend ainsi les mots inexprimables de l’Esprit.

Ce souffle d’amour entre le Père et le Fils respire aussi

dans le cœur profond du sourd : il s’ouvre et il parle.

Écouter et parler, voilà de quoi aller à la rencontre de son prochain.

 

En ce dimanche, temps libéré pour la rencontre,

puissions-nous écouter et parler

à partir du souffle de l’Esprit d’amour qui habite en nous.

 


Samedi 4 septembre 2021

 

Fruits de la terre

 

Lc 6, 1-5

 

« La terre produisit l’herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce,

et l’arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence.

Et Dieu vit que cela était bon. »Gn 1, 12

Dans la genèse, une particularité de la terre est à signaler :

Elle est une créature créatrice unique :

elle ne se reproduit pas elle-même,

ne se multiplie pas  comme les végétaux, les animaux (et même l’homme !).

La terre produit  une vie différente d’elle !

Elle engendre la vie et tous les vivants doivent leur existence à l’amour de la terre.

Avant le glyphosate et tous les pesticides,

froisser un épi pour en goûter les grains était inoffensif :

un petit plaisir portant à la gratitude pour la terre et le travail des humains.

 

Au temps de Jésus, aux yeux des juifs,

froisser des épis le jour du sabbat n’était pas innocent !

Une loi tatillonne et des regards malveillants ont tôt fait de provoquer en Jésus

une parole libératrice :

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

 

Demain dimanche, en ce mois de prière pour la Création,

n’oublions pas de louer Dieu pour et par les fruits de la terre

et chanter avec saint François d’Assise :

« Loué sois-tu mon Seigneur pour sœur notre mère la terre. »

 


Vendredi 3 septembre 2021

 

Convivialité partagée

 

Lc 5, 33-39

 

Êtes-vous végétariens, végétaliens, veganes ou flexitariens ?

Faut-il avoir honte de manger de la viande ?

Êtes-vous adeptes du jeûne ? Si votre identité y est trop liée, comment rencontrer d’autres personnes et comment être invités à une noce ?

Dans les repas de famille, il faut parfois différencier les menus,

un vrai casse-tête pour les invitants !

A côté de ces complications, l’acheminement de vivres par les ONG

vers les sinistrés et les victimes des guerres semble un défi  bien plus grave.

 

L’évangile du jour lui met le focus sur le festin partagé :

la noce entre Dieu et l’humanité est une fête

où s’exerce une fraternité universelle, une bienheureuse convivialité.

 

Prions en ce jour pour que nos pratiques alimentaires renouvelées

ne cessent de donner place à tous et toutes

et maintiennent une terre apte à nourrir tous ceux et celles qui l’habitent.

« Nous savons qu’on gaspille approximativement un tiers des aliments qui sont produits

et que lorsque l’on jette de la nourriture,

c’est comme si l’on volait de la nourriture à la table du pauvre. » (Laudato si’ n° 50)

 


 

Jeudi 2 septembre 2021

 

Au large

 

Lc 5, 1-11

 

D’avancée en avancée le Seigneur conduit chacun de nous

vers la surabondance de la grâce.

Assis à travailler, le brave Simon-Pierre interpellé

par Jésus se retrouve en train d’accueillir

celui-ci dans son outil de travail, sa barque

et à l’emmener un peu loin.

Ainsi il peut entendre l’homélie au plus près du prédicateur

jusqu’à une seconde avancée :

une  pêche un peu décalée !

 

La parole d’Evangile déplace-t-elle

notre façon de travailler au quotidien ?

Si oui, une abondance de vie est à l’horizon.

Pêcheur d’humains vivants dans des filets qui se déchirent :

la parole de Dieu déborde de l’institution qui la porte

pour libérer la vie des humains tous et toutes de plus en plus vivants.

Utopie ou règne de Dieu ou miracle des périphéries où l’Evangile fleurit.

 


Mercredi 1er septembre 2021

 

A chacun

 

Lc 4, 38-44

 

Il suffit de visiter un malade à l’hôpital

pour voir la nécessité d’une attention individualisée.

À chaque malade appelé par son nom

s’adresse une infirmière ou aide-soignante

dont le badge indique également le nom.

Une part du soin implique une relation de personne à personne.

Nous comprenons comment certains manques de personnel soignant

dans les institutions hospitalières

provoquent des souffrances de part et d’autre .

 

C’est à chacun que Jésus impose les mains.

Réjouissons- nous ce matin de cette relation personnelle

que le Christ veut nouer avec chacun de nous.

Elle délivre de nos maux  de toutes sortes

ou nous aide à les vivre accompagnés.

 

 « Chacun de nous est le fruit d’une pensée, de Dieu.

Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire » (Laudato si’ n° 65)

Puissions-nous également en ce jour

où commence le temps de prière des chrétiens pour la Création,

« oser transformer en souffrance personnelle

ce qui se passe dans le monde, et ainsi reconnaître

la contribution que chacun peut apporter. » (Laudato si’ n° 12)

 


Mardi 31 août 2021

 

Exorcisme

 

Lc 4, 31-37

 

Impressionnés par la force d’âme et l’autorité naturelle de Nelson Mandela,

Nous l’avons vu avec l’ANC libérer l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Nous sommes désolés de la corruption qui gangrène son parti et

de cet apartheid social qui demeure dans le pays.

 

La parole d’autorité naturelle de Jésus lui fit

au début « une bonne réputation ».

Cette parole avait pouvoir d’exorciser

les forces du mal qui aliènent nos âmes.

 


Lundi 30 août 2021

 

Ecriture dans l’aujourd’hui

 

Lc 4, 16-30

 

Prenons le sermon de Jésus à Nazareth comme s’adressant

à chacun de nous ici et maintenant !

Vivons-nous une année de grâce accordée

par les paroles de grâce du Christ présent à notre quotidien ?

 

Si nous l’attendons et si nous sommes accueillants

à l’étranger, à l’étrange, au changement,

peut-être que l’année nous sera favorable.

Des réfugiés accueillis en nos villes se révèlent

acteurs de changement si leurs talents sont reconnus.

Les nouveaux venus qui s’installent dans nos villages

leur donnent un surcroît de vie.

Si nous sollicitons leur participation,

la vie paroissiale s’évangélise.

 

C’est bien aujourd’hui que l’accueil du Christ en nos vies se manifeste

en regardant toute réalité et toute personne à sa lumière.

 


Dimanche 29 août 2021

 

Ligne de démarcation

 

Mc 7, 1-8. 21-23

 

Le pur et l’impur sont différenciés

par une ligne de démarcation

qui dépend grandement des civilisations, des cultures humaines.

Mais traditions humaines et commandements divins diffèrent.

 

Tout l’évangile insiste sur le juste et l’injuste plus que sur le rituel et le sacré.

La justice et la miséricorde divines importent.

Mais le rituel n’a sa place que s’il donne forme

à un cœur droit et pur qui vit et fait le bien sans juger autrui.

 

Et « honni soit qui mal y pense. »

 


Samedi 28 août 2021

 

Finances du Royaume de Dieu

 

Mt 25, 14-30

 

Nos pays sont endettés, nos banques s’en sortent toujours

et les nations européennes ont réussi

à faire un emprunt commun pour une relance d’un monde d’après pandémie

étrangement assez semblable à celui d’avant.

 

Face à ces réalités, l’évangile nous invite à une autre approche,

celle où les talents sont à la fois de l’argent et des capacités humaines.

Dès lors que nous mettons celles-ci en œuvre,

le Seigneur se réjouit et nous aide à les faire fructifier avec sa grâce.

De cette manière, celui qui a reçoit encore !

Est-ce que le royaume de Dieu fonctionne avec des micro-crédits ?

On pourrait le croire à voir la mésaventure de celui qui enterre son talent !

 


Vendredi 27 août 2021

 

Garder la flamme

 

Mt 25, 1-13

 

Qu’est-ce qu’il n’est pas égoïste de ne pas partager ?

L’huile qui alimente la petite flamme

de ce qui est plus intime à nous-mêmes que nous-mêmes :

l’Esprit du Seigneur en nous.

 

La composition de cette huile ne peut être que personnalisée :

Selon qui nous sommes, tous et toutes uniques aux yeux du Seigneur,

nos choix, nos lectures de la Parole de Dieu,

nos volontés d’aimer et de faire le bien,

vont alimenter notre vie spirituelle.

 

L’auteure Marguerite Yourcenar décrit ainsi cette petite flamme :

« Nous doutons et nous avons douté, et pendant combien de nuits ai-je repoussé cette idée qu’après tout Dieu n’est au-dessus de nous qu’un tyran, o

u qu’un monarque implacable, et que l’athée qui nie ce Dieu est au fond

le seul homme qui ne blasphème pas.

Et puis une lumière m’est venue : si nous nous trompions en affirmant sa toute puissance et en voyant dans nos maux l’effet de sa volonté ?

Et si c’était à nous à nous d’obtenir que son règne vienne ?

Peut-être Dieu n’est-il dans nos mains qu’une petite flamme

qu’il dépend de nous d’alimenter et de ne pas laisser éteindre .

Peut-être sommes-nous la pointe la plus avancée à laquelle il parvienne. »

(dans l’œuvre au noir)

 


Jeudi 26 août 2021

 

Dans notre cœur la vigilance

Mt 24, 42-51

 

« Où est la crainte du Seigneur pour garder son foyer,

là l’ennemi  ne peut trouver place pour entrer »

disait François d’Assise.

Cette admonition du saint à ses frères

illustre bien l’évangile qui nous invite à veiller.

 

Il ne s’agit pas de s’empêcher de dormir pour prier

mais plutôt d’entourer son cœur profond

d’une haie de prière, de recueillement, de protection.

De quels voleurs nous protégeons-nous ?

Des consultations chronophages sur les réseaux sociaux,

des vaines conversations sur la pluie ou le beau temps

ou sur les comportements des autres,

de tout ce qui empêche cœur, âme, esprit, corps de vivre pour aimer !

 

Puissions-nous veiller en ce jour,

à préserver en nous l’espace d’intériorité

qui donne sens à nos vies

par l’amour de Dieu, des autres, de toute la création et de nous-mêmes.

 


Mercredi 25 août 2021

 

Apparences trompeuses

 

Mt 23, 27-32

 

Nous savons tous et toutes que l’habit ne fait pas le moine

et qu’il ne faut pas se fier aux apparences !

Jésus le Christ nous appelle à devenir des justes,

unifiés en toute notre personne.

Dans cette unification,  le dedans coïncide avec le dehors,

nos paroles avec nos actes

et notre regard rayonne d’une intériorité sereine et heureuse.

 

À une époque où l’on se plaît à célébrer des centenaires

de personnages célèbres ou de bâtiments,

voire les 10 ans d’un petit monastère ronchampois,

il est bon de revisiter notre rapport à l’histoire.

Puisse notre passé inspirer le présent

pour nous orienter vers un avenir empreint de fidélité créatrice.

 


Mardi 24 août 2021

 

Intimité d’une vraie rencontre

 

Jn 1, 45-51

 

S’asseoir sous un arbre pour méditer la parole de Dieu :

Ce projet de vacances n’est pas proposé

dans les offices du tourisme de notre région.

Pourtant à l’instar de Nathanaël dans l’évangile de ce jour,

nous pourrions peut-être ainsi goûter

à l’intimité d’une rencontre avec le Christ.

 

« Sous le figuier » est une expression du judaïsme

qui désigne l’étude de la Torah.

Nathanaël y excelle et cela lui vaut d’être reconnu par Jésus.

Lui le reconnaît à son tour comme le Messie.

Son cœur pur , sans ruse l’a ouvert à la vision de Dieu.

Puissions-nous prier ainsi avec le psalmiste 

et devenir comme Nathanaël :

 

Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,

renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. (Psaume 50)

 


Lundi 23 août 2021

 

Nul ou valable ?

 

Mt 23, 13-22

 

La propension à guider les autres atteint

beaucoup de nos contemporains coach ou influenceurs.

Mais l’évangile de ce jour nous met en garde :

La propension à enfermer autrui

dans des règles tatillonnes ou des lois multiples et variées

n’est pas chemin vers le règne de Dieu

qui s’offre à toutes et tous sans exclusives.

 

Autant parler franchement, assurer sa parole directement envers Dieu.

Ce Dieu des promesses tient parole.  Voilà ce qui est valable.

Bien nulle est la focalisation sur l’or du sanctuaire ou l’offrande sur l’autel.

Jésus renverse toute logique marchande pour la gratuité du règne de Dieu.

 


 

 

Dimanche 22 août 2021

Parole de vie

Jn. 6, 60-69

 

"Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie".

Des paroles de vie de la part de Jésus qui sont reçues par ses auditeurs comme des paroles rudes, fortes, et par lesquelles il ne faut pas se laisser prendre. Et alors, on s'en va pour ne pas avoir à les entendre ni à les mettre en pratique.

Paradoxe étonnant : la vie provoque le rejet.

Autre paradoxe encore plus étonnant : la foule, de 5000 suiveurs est passée à 12 disciples! Mais cela suffit à Jésus : 12 pour ensemencer le monde entier. Un tout petit nombre, cela suffit car Dieu Père Fils Esprit habite en chacun tout entier. Tant qu'il y aura un homme sur terre, la présence du Seigneur et le salut promis sont assurés.

 


Samedi 21 août 2021

Le maître serviteur

Mt. 23, 1-12

 

L'hypocrisie est l'une chose que le Seigneur Jésus a en horreur.

Ainsi vivons selon ce que nous demandons aux autres. Nous deviendrons crédibles.

Devenir crédibles, c'est important, car il y va de la foi. Inviter les gens à croire en Dieu, à vivre chrétiennement, et soi-même ne pas être conforme à ce que nous proclamons, c'est exposer la foi en Dieu à disparaître.

L'hypocrisie n'a jamais été un bon serviteur.

La droiture et la vérité sont les outils du Maître pour servir, servir l'homme et lui venir en secours. Et servir l'homme, c'est devenir capable d'être agrégé à l'amour de Dieu.

 


Vendredi 20 août 2021

Le Seigneur et le prochain

Mt. 22,34-40

 

Un seul commandement en deux parties : aimer.

Aimer Le Seigneur et aimer le prochain, d'un même amour.

Il n'y a pas de différence à faire.

Difficile car le Seigneur, on ne le voit pas ; alors on peut s'illusionner et se dire qu'on l'aime de tout son coeur, de toutes ses forces, de tout son esprit. Mais le prochain, c'est celui qui vient mettre quelques obstacles à mon indépendance, qui vient me dire quelques vérités que j'aimerais mieux ne pas entendre, etc. Alors, l'aimer, ce n'est pas automatique.

Mais le Seigneur n'a jamais dit que c'tait facile ou automatique; il dit simplement : voilà la route à suivre.

A chacun de savoir s'il veut suivre ce GPS divin ou pas.

 


Jeudi 19 août 2021

Habit de fête

Mt. 22, 1-14

 

Aujourd'hui, c'est la fête. Le Seigneur invite largement, très largement.

Cependant, faire la fête n'est pas du goût de tout le monde et beaucoup récusent cette invitation.

Alors, le Seigneur élargit encore ses invitations. Tout le monde peut entrer dans la salle des noces, une condition : mettre l'habit de fête.

Quel est cet habit de fête ? L'évangile ne le dit pas, mais c'est une condition sine qua non.

Un invité ose entrer sans cet habit. Le maître le repère et va à sa rencontre pour entrer en relation avec lui. Mais cette personne reste muette au lieu d'accepter ce dialogue.

L'habit de fête n'est qu'un prétexte, un sésame pour faire exister cette rencontre.

Ce n'est pas le vêtement de fête qui est difficile à enfiler, c'est d'accepter de recevoir un amour total, gratuit, sans contre-partie. En acceptant de revêtir cet habit, nous nous mettons dans la main de Dieu, en totale confiance.

Et l'habit de fête n'est pas normalisé. Il est unique à chacun. Alors, ne le refusons pas.

 


Mercredi 18 août 2021

Travailler

Mt. 20, 1-16

 

Aujourd'hui, le chômage est d'actualité dans nos sociétés.

Selon l'évangile de ce jour, il était nécessaire de venir le matin pour être embauché à la journée comme journalier. C'est rarement encore le cas de nos jours, mais l'essentiel est d'arriver à prendre soin et nourrir sa famille.

Dans cet épisode, les ouvriers reçoivent le même salaire, qu'ils aient travaillé une heure ou dix heures. Nos syndicats crieraient au loup  si cela était mis en pratique dans nos pays.

Que nous montre ce passage : d'abord effectivement la justice du patron qui a donné à chacun selon le contrat de travail ; ensuite il ne rend pas responsable ceux qui n'ont travaillé que quelques heures, comme si ils étaient des fainéants ; enfin, cela nous montre également combien le travail est important dans l'équilibre humain.

Des conditions nécessaires pour la bonne entente et une vie paisible pour tous.

Aujourd'hui, nous voyons que le travail est réservé à une élite des pays riches. Les migrants qui cherchent du travail au péril de leur vie ne sont pas considérés comme des ouvriers potentiels, mais comme des voleurs.

A nous d'en prendre conscience dans nos attitudes et notre prière.

 


Mardi 17 août 2021

Dernier et Premier

Mt. 19,22-30

 

Nous nous trouvons toujours dans le registre de la richesse matérielle, obstacle rédibitoire pour entrer dans la vie éternelle. Jésus va jusqu'à utiliser une comparaison vraiment étonnante :  une entrée dans le royaume des cieux est plus difficile, plus compliquée que le passage d'un chameau par le trou d'une aiguille.

Bien sûr cette comparaison est suréaliste, mais l'objectif est de faire comprendre quelque chose qui n'est pas naturellement de notre domaine humain.

Les disciples sont déconcertés, même déçus ou frustrés : ainsi ils ont tout quitté et il n'y aura rien pour eux! Jésus les rassure, par des comparaisons à leur portée.

Mais, ne nous y trompons pas, l'essentiel est dans la dernière phrase : ce n'est pas en louchant sur les premières places que vous entrerez dans le royaume des cieux. Et ce n'est pas parce que, à vues humaines, vous serez arrivés au haut de la société aussi bien dans les responsabilités, la charité, la beauté, etc, que vous aurez la première place auprès du Père. Non, celui qui aura une place privilégiée c'est justement celui qui n'aura rien revendiqué et aura attendu, patienté avec amour que Dieu l'appelle.

 


Lundi 16 août 2021

Biens matériels ou vie éternelle

Mt. 19, 16-22

 

Les biens matériels ne font pas bon ménage avec la vie éternelle.

On peut se demander alors, qu'est-ce que la vie éternelle?

Est-ce une nouvelle vie? On peut penser que oui cr la vie éternelle est composée exclusivement de don et d'amour.

Avooir de grands biens et ne pas pouvoir s'en séparer ou, du moins, les partager, ferme la route au don. Dommage, car le don nous dilate le coeur, comme nous le dit l'Ecriture.

Au lendemain de la fête de l'Assomption, on peut voir que Marie n'a été que don et qu'ainsi la route de la vie éternelle est devenue le chemin direct pour entrer dans  l'amour de Dieu et y participer. Merci à la Vierge Marie de nous montrer et de nous ouvrir ainsi la route de la vie éternelle.

 


Dimanche 15 août 2021

De l'Annonciation à l'Assomption

Lc. 1, 19-56

 

Pour célébrer l'assomption de la Vierge Marie, l'Eglise a choisi les textes de l'Annonciation et de la Visitation.

Car il n'y a pas de référence dans l'évangile de mort de Marie, de son ascension dans le ciel. Jusqu'au bout, Marie aura été l'humble servante  du Magnificat, n'étant là que pour son fils.

Sa mort relève de la même humilité ; elle s'efface devant son fils. Pour Jésus, on parlera de résurrection puis d'ascension. Pour Marie, on ne parle de rien. Des textes apocryphes parlent de dormition ou d'assomption. Tout ceci pour signifier que, jusque dans la mort, le corps de Marie est resté immaculé, sans passer comme tous les autres êtres humains par la poussière que nous redevenons.

Mais l'Assomption de Marie, ce n'est pas que cela. C'est aussi et peut-être surtout, qu'elle est la première à entrer dans le Royaume des Cieux. Elle nous montre la route et nous y accueille. Elle la plus petite du monde des humains, et la plus grande dans les cieux, auprès de Jésus son Fils.

Merci Seigneur de nous avoir donné Marie pour mère.

 


Samedi 14 août

Les enfants et Jésus

Mt. 19, 13-15

 

"Laissez venir à moi les petits enfants". C'est une phrase dite par Jésus et que nous avons entendue souvent reprise par des prédicateurs ou autre accompagnateurs spirituels.

Mais ne nous trompons pas d'enfants et surtout, ne nous trompons pas sur la relation de Jésus avec les enfants. Il ne s'agit pas, de sa part, de quelque mièvrerie sucrée.

Non, car il s'agit de leur imposer les mains.

Imposer les mains veut dire insuffler l'Esprit, l'Esprit Saint, l'Esprit de Dieu.

Jésus considère donc les enfants comme des êtres humains à part entière capables de recevoir l'Esprit Saint. L'humilité de l'enfant dans sa vérité sans tâche le rend disponible au passage de l'Esprit. Comme dit saint Paul : "Ne constristons pas l'Esprit".

 


Vendredi 13 août 2021

Comprenne qui pourra

Mt. 19, 3-12

 

Jésus ne ménage pas ses effets ; il parle un langage à peine compréhensible par ses disciples et il termine en disant à peu près ceci : "vous n'êtes pas capables de comprendre; Tant pis !".

C'est quand même un peu dur à entendre car ses disciples, justement, depuis des semaines, des mois et des années le suivent pour comprendre, pour le comprendre.

Mais Jésus ne les renvoie pas dans leurs foyers sans biscuit: il déplace la discussion de la répudiation de la femme à la continence volontaire de l'homme. Ainsi, Jésus désavoue l'attitude de certains hommes qui ne regardent les femmes qu'avec désir.

Dans le "comprenne qui pourra", Jésus renvoie ses disciples et les pharisiens à eux-mêmes, leur coeur, leur intelligence, leur foi.

En qui croient-ils ? En qui croyons-nous ?

 


 

Jeudi 12 août 2021

Pardon sans mesure

Mt. 18, 21-19,1

 

Il ne suffit pas de pardonner une fois à son frère, mais soixante-dis fois sept fois.

Cela fait beaucoup.

 

Mais ce chiffre a encore une limite à nos yeux.

Cependant, Jésus lui, ne se donne pas de limite dans le pardon puisqu'il va jusqu'à demander à son Père de pardonner à ceux qui le crucifient car ils ne savent pas ce qu'ils font.

Aujourd'hui ce sans mesure du pardon est difficile à accepter, car nous sommes malheureusement encore trop souvent dans la loi du talion : oeil pour oeil, dent pour dent.

Et pourtant, Jésus nous a bien appris que la justice n'était pas l'égalité, que la violence suscitait la violence et que le pardon était le seul remède pour apporter la paix.

Qu'en avons-nous fait ?

 


Mercredi 11 août 2021

Adoration véritable

Jn. 4, 19-26

 

Aujourd'hui, avec Claire d'Assise, nous retrouvons la samaritaine, celle à qui Jésus a demandé à boire et qui, finalement, est partie rechercher ses amis afin de leur partager le Christ.

Cette rencontre se situe dans un lieu tout à fait quotidien et en même temps dans des conditions exceptionnelles: Jésus attend la samaritaine. Être attendu par le Christ et Seigneur, n'est-ce pas le plus beau don que Dieu le Père peut nous faire? Mais Jésus ne se contente pas d'être là et d'attendre, il libère cette femme de ses appréhensions et la rend à la véritable adoration : en esprit et en vérité, quel que soit le lieu.

Merci Seigneur pour tous les vrais adorateurs en esprit et en vérité, en particulier Claire d'Assise.

 


Mardi 10 août 2021

Être grain de blé

Jn. 12, 24-26

 

En cette fête de saint Laurent, martyr, l'évangile nous invite à être grain de blé, celui qui meurt pour donner du fruit.

C'est parfois une parole difficile à entendre car qui veut réellement mourir, même si c'est pour le bien commun.

Jésus l'a fait et nous invite à le suivre dans cette démarche de foi. Car c'est vraiment une démarche de foi, non seulement de croire que la mort conduit à la vie, mais aussi que pur donner la vie, il faut mourir. Non pas d'une mort violente, mais de la mort douce du don.

 


Lundi 9 août 2021

Être prêt

Mt. 25, 1-13

 

En cette fête de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), la nécessité d'être toujours prêt s'est invitée dans son coeur depuis le jour où elle a encontré le Christ.

Mais faut-il, pour autant, regarder avec mépris ces vierges qualifiées d'insensées?

Il me semble que leur plus grande erreur n'est pas d'avoir oublié l'huille de la lampe. Un oubli, des oublis, cela arrive à tout le monde, même aux plus grands dans le Royaume des Cieux.

Non, en fait elles ont douté de la miséricorde du Seigneur. En effet, elles sont parties chercher de l'huile sans attendre le Seigneur. Sans doute elles auraient dû rester, même dans le noir, dans l'espérance d'être regardée avec amour et compassion. Peut-être auraient-elles eu quelques réprimandes, mais au moins elles auraient montré leur foi dans la bonté du Seigneur qui ne condamne pas pour un oubli.

 


 

Dimanche 8 août 2021

"Oh ! Celui-là, je le connais !"

Jn 6, 41-51

 

"Celui-là n'est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. alors comment peut-il dire maintenant : "Je suis descendu du ciel" ? "

Nous croyons tout connaître de nos proches : leurs qualités, leurs défauts, leurs dadas, leurs façons de réagir...

Nous risquons de les enfermer dans le regard que nous portons sur eux. Ce serait dommage de ne plus voir au-delà de ce que nous connaissons, ou croyons connaître. Nous risquerions de tout figer. Et lorsque l'autre bouge, évolue, exprime une facette cachée de sa personnalité, d'être incapable de le voir. Quelle tristesse !

En accueillant cette part de mystère qui m'échappe en l'autre comme en moi-même, alors l'inédit, l'inouï rayonne à travers ce proche et m'émerveille.

Cette part de mystère... qui descend du ciel...

 


 

Samedi 7 août 2021

L'aventure de la confiance

Mt 17, 14-20

 

Dans l'Evangile d'aujourd'hui, il est encore question de foi. Décidément ! Pourquoi donc cette insistance ?!... La foi serait-elle donc si indispensable ? vitale ?

En fait, oui, on ne se rend plus compte à quel point elle imprègne notre quotidien. On a sans cesse besoin d'avoir foi, de nous "fier" à quelqu'un d'autre, aux autres. On le fait, la plupart du temps, sans même y penser !

Elle peut, certes, être traversée par le doute, remise en question. elle demande à être éclairée.
Mais lorsqu'elle est trop vascillante, le vivre-ensemble devient impossible.
On le voit bien en ce moment, avec les crises que nous vivons. On ne sait plus qui croire !

Le résultat est que nous devenons de plus en plus anxieux, angoissés, déprimés.
Si bien que pour se sécuriser, chacun s'érige en expert. Les prises de position sont de plus en plus dures, extrêmes, clivées...

Allons ! osons l'aventure de la confiance !

 


 

Vendredi 6 août 2021

Reconnection avec la lumière

Mc 9, 2-10

 

Dans notre chemin de vie, parfois rude, le Christ nous convie à des pauses pour reprendre souffle.

L'Evangile de la Transfiguration est là pour nous offrir une respiration et une lumière. Pour nous rappeler que notre route va vers cette lumière, mieux, qu'elle est déjà habitée, transfigurée par cette clarté.

Les temps de retraite à l'écart nous sont indispensables. A plus forte raison lorsque nous nous sentons débordés par le travail, par les occupations, par un stress toujours plus prégnant. C'est le signe qu'il faut dire :"stop !".
S'arrêter, faire un pas de côté, ne rien faire, goûter le silence...
... alors le Christ peut venir transfigurer nos vies...
... et nous redescendrons de la montagne apaisés, ragaillardis, éclairés...

 


 

Jeudi 5 août 2021

Ne pas perdre le cap !

Mt 16, 13-23

 

L'Eglise, comme chacun de nous, a sans cesse à revivre l'aventure de Pierre.

L'Esprit de Dieu lui révèle qui est Jésus. Elle proclame qu'il est le Christ, le Fils du Dieu Vivant. Sur cette Parle s'enracine toute sa puissance de vie et d'amour.
Et en même temps, elle est sans cesse tentée de renier le Christ dans sa Passion-Résurrection.

La réponse du Christ est très forte :" Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes."

Oui, dans les crises que l'Eglise traverse, dans les scandales qui l'ébranlent, n'oublions jamais que nous devons reprendre notre marche derrière le Christ dans sa Passion et sa Résurrection.

 


 

Mercredi 4 août 2021

Compter sur la foi ?

Mt 15, 21-28

 

Parfois, on me dit :"Oh, moi, je n'ai pas la foi comme vous, les religieuses !" ou bien : "telle personne a une grande foi."

Il me semble bien difficile, voire impossible de mesurer la foi, ni la nôtre, et encore moins celle des autres.

C'est une réalité qui bouge. Elle peut s'exprimer de façons très diverses, selon les personnes, les circonstances, les moments. Elle peut être secrète, imperceptible... et nous tenir pourtant davantage.

On aime bien avoir des repères, calculer, évaluer, soupeser, comparer, faire statistiques...

La foi n'est pas de ce domaine-là ! Tout comme l'amour et l'espérance.

... Laissons-nous surprendre... et nous aurons le bonheur de la percevoir là où on l'attendait pas... dans une personne qui semble, aux yeux de beaucoup, hors des clous... ou dans un moment où nous nous sentons engloutis...

... alors elle apparaît dans toute sa profondeur.

 


 

Mardi 3 août 2021

Le courage d'avoir peur

Mt 14, 22-36

 

Comme Pierre et les autres disciples de Jésus, nous oscillons sans cesse entre le doute et la foi, la peur et la confiance.
C'est que la foi et la confiance ne sont pas des choses acquises. Elles sont toujours à accueillir, à apprivoiser.

Et si le doute faisait partie de la foi ? Comme un aiguillon nous empêchant de nous installer dans une foi qui, lorsqu'elle est statique, risque de dériver vers une idolâtrie.

Et si la peur faisait partie de la confiance ? Elle creuse notre confiance. C'est dans les remous et les imprévus que celle-ci peut se révéler, se déployer en vérité.

Quelques soient nos doutes et nos peurs, la foi et la confiance nous orientent vers un Autre, celui qui nous sauve.

 


 

Lundi 2 août 2021

Puiser à nos sources

 

Aujourd'hui, la famille de François et Claire d'Assise célèbre la fête de Notre Dame des anges. Cette petite chapelle appelée "la Portioncule", située tout près d'Assise, est le berceau de notre fraternité.

François l'a réparée de ses mains. Très vite, les premiers frères ont construit des huttes en branchages tout autour pour y loger.
C'est là que Claire les a rejoint pour revêtir l'habit de soeur pauvre.
Dès le commencement, Marie dans cette modeste demeure, a veillé sur nous.

Il est bon de faire, régulièrement, mémoire de ses origines, des lieux et personnes qui font partie de nos racines et qui ont contribué à notre croissance, au déploiement de notre propre visage.

Comme François et Claire, chacun, chacune de nous est invité à cet exercice de reconnaissance qui le fortifiera pour aujourd'hui et demain.

 


 

Dimanche 1er août 2021

Ai-je vraiment faim ?

Jn 6, 24-35

 

Notre société de consommation a la prétention de satisfaire toutes nos faims. Elle en vient à en susciter de nouvelles... dans une surenchère incessante !...

... et plus nous nous laissons entraîner, plus nous nous sentons affamés...

Heureusement, de plus en plus de personnes découvrent qu'une vie simple, sobre peut davantage les rassasier.

Car elle laisse la place à nos faims réelles. Elle laisse la place pour être attentifs, réceptifs à ce qui nous comble en profondeur.
C'est de ce pain-là dont nous parle le Christ.

 


 

Samedi 31 juillet 2021

Bas les masques !

Mt 14, 1-12

 

Qu'est-ce qu'on n'est pas prêt à faire pour attirer la faveur des autres !

On est capable de se blinder dans un personnage, jusqu'à en être piégé soi-même !

Il y a tout un jeu de séduction, de manipulation entre le roi et ses courtisan(e)s. Et on ne sait d'ailleurs pas qui manipule qui !

En tout cas, tous se retrouvent enfermés dans leurs propres chaînes... jusqu'au cynisme, jusqu'à la folie destructrice !

Jean le Baptiste est leur prisonnier, leur victime. Il va être assassiné.
Cependant, lui seul est réellement libre, réellement humain.

Saint Ignace de Loyola, que nous fêtons aujourd'hui, nous a légué de bons outils pour y voir clair en nous et débusquer ce qui enchaîne notre liberté.

 


 

Vendredi 30 juillet 2021

Expert en sciences de la vie

Mt 13, 54-58

 

Jésus ?! C'est un charpentier !

Il n'a pas son doctorat en théologie, ni philosophie !

Il n'a pas lu les oeuvres complètes de Saint Augustin, ni la tome de Saint Thomas d'Aquin !

Il n'a pas fait non plus, les grandes écoles : ENS, ENA, polytechnique ou l'Ecole Centrale !...

Il n'a pas fait médecine, et encore moins de spécialisation en spécialités !

Ce n'est pas un expert en sciences, en économie, en écologie, en sociologie, en développement personnel ... !

Bref ! Il n'y a pas de miracle ! Ce n'est pas de lui qu'on peut attendre une quelconque sagesse !...

... à moins d'avoir soi-même, la sagesse de reconnaître d'où peuvent lui venir sa sagesse et ses miracles.

L'humble et exigent travail de la matière, du bois ; l'enracinement dans un terroir ; l'écoute et l'attention à ceux et ce qui l'entourent...

 


 

Jeudi 29 juillet 2021

Une meilleure nourriture.

Lc 10, 38-42

 

"Nous sommes trois à la maison : mon frère Lazare, ma soeur Marie et moi, Marthe. Nous avons un ami, Jésus qui nous rend volontiers visite.

C'est un prophète. Il attire les foules.
Mais pour nous, il est Jésus, notre ami. Il est à l'aise, ici, et nous aussi avec lui.

L'autre jour, j'étais tellement heureuse de sa visite que je me suis activée pour lui préparer ces bons petits plats dont j'ai le secret, et bien arranger la table afin de lui donner un air de fête.

... Sauf qu'à vouloir trop bien faire, je me suis laissée prendre par les multiples occupations et j'ai stressé !

Alors, comme avec Jésus, il n'y a aucune gêne, j'ai râlé car ma soeur ne foutait rien et j'ai demandé à Jésus de prendre mon parti !

Dans sa réponse, ce qui m'a touchée, c'est qu'il n'y avait aucun reproche. Il m'a simplement rappelé mon désir profond... que j'avais oublié dans l'agitation !

Et le fait que ma générosité avait besoin de se nourrir dans l'accueil et la gratuité afin de pouvoir porter fruit."

 


 

Mercredi 28 juillet 2021

Notre champ (suite)

Mt 13, 44-46

 

Oh, mais c'est que dans ce champ de bonnes et mauvaises herbes mêlées, il y a un trésor caché sous la terre...

Alors, ce qui semble en nous ou dans notre monde, un fatras confus prend sens, car il est habité.
Une puissance secrète lui donne toute sa valeur.

Dans la joie de découvrir ce trésor, nous vendons  tout, sans hésiter, pour acheter ce champ de notre vie, de notre monde. C'est-à-dire que nous cessons de le fuir, de fuir qui nous sommes pour ÊTRE pleinement... tels que nous sommes.... habité(e)s par ce trésor.

Il ne détruit rien en nous. Il l'oriente vers lui.
... et notre vie devient une perle de grand prix.

... el notre monde devient aussi une perle de grand prix...

 


 

Mardi 27 juillet 2021

"dans le champ du monde et du coeur humain" (Ste Claire)

Mt 13 36-43

 

Devant les baies vitrées de notre monastère, nous avons planté des pervenches. Ce sont des plantes qui, m'a-t-on dit, se déploient et, peu à peu, occupent tout l'espace. Donc, pas besoin de désherbages répétés.

Sauf que, en attendant que les pervenches prennent de l'ampleur, les autres "herbes" n'attendent pas leur reste et, les prenant de vitesse, les recouvrent.

Une équipe de jardinier(e)s entreprend de leur donner un peu d'air.

Discerner les "bonnes" herbes, à savoir les pervenches ? arracher tout le reste ?...

Oh, mais ces coquelicots sont si beaux ! et ces fleurs de moutarde !... et celles-ci ? qu'est-ce que c'est ?... dans le doute, laissons-les...

Les chardons, ça, on les arrache, en plus ça pique !... pourtant, en Lorraine, ce sont des plantes qui comptent !...

... bref, les pervenches finissent tout de même par être de nouveau visibles... pour être englouties quelques pluies plus tard...

Serait-ce là, une image de nos vies ?....

Quels sont nos critères pour dire qu'une herbe est bonne ou mauvaise ? Ne sont-elles pas mêlées en nous ?...

... à suivre...

 


 

 

Lundi 26 juillet 2021

Plus, plus, plus...

Mt 13, 31-35

 

L'exemple de la graine de moutarde ou du levain dans la pâte, exprime bien la puissance de la Vie.

C'est impressionnant de voir la nature se déployer davantage à chaque printemps !... ou encore la force de brins d'herbe capables de faire une brèche dans le bitume.
... Et ces cours d'eau que l'on s'est efforcé de canaliser, qui, soudain, se ruent au-delà des obstacles.

Tel est le Royaume des cieux, ce pays d'où nous sommes, notre vraie nature, notre vraie patrie. Il est souvent bien discret, caché à nos yeux mal voyants, il semble bien fragile...

... sa puissance de vie en est d'autant plus réelle, impressionnante !...

 


 

Dimanche 25 juillet 2021

Surcroît

Jn. 6, 1-15

 

Une fois de plus, Jésus est prisonnier de sa compassion naturelle : il voit les foules et il faut les nourrir.

Les disciples ont beau essayé de le raisonner, rien n'y fait : il faut les nourrir sinon il vont défaillir.

Et le miracle se produit, mais pas n'importe comment et pas à la façon d'un magicien. Non, Jésus récolte d'abord ce que les gens ont dans leurs sacs, le fait ramasser puis le redistribue. Ainsi il fait participer les personnes à ce qu'il fait. Et aujourd'hui, c'est pareil : si nous voulons que des choses changent dans notre monde, commençons par retrousser nos propres manches et attendons tout du Seigneur..

Mais le résultat est inattendu : il y a un surcroît. Cela me fait penser à la mesure qui déborde du tablier afin que nous recevions un surcroît de grâce.

Chez Jésus tout est dans le "en plus" et non pas dans le minimum règlementaire.

Jésus donne plus de grâce que ce dont nous avons besoin mais, en même temps, cette grâce ne nous étouffe pas. Il n'y a pas de trop plein, simplement un surcroît.

 


Samedi 24 juillet 2021

Grandir ensemble

Mt. 13, 24-30

 

Parabole du bon grain et de l'ivraie.

Spontanément nous avons envie d'éliminer dès le départ ce qui est mauvais afin de ne pas contaminer ce qui est bon. Et c'est cela qui se fait dans la nature.

Mais, pour l'homme, ce n'est pas un bon calcul nous dit Jésus.

Car aucun homme ne peut être considéré comme mauvais à 100 %, irrécupérable. L'homme, par essence, est bon puisqu'il est à l'image et à la ressemblance de Dieu. "Grâce" au mal, il a perdu sa beauté d'origine. Ce n'est pas une beauté factice, superficielle, qui se voit, mais une beauté tout intérieure que Jésus considère comme présente sous des masques de laideur. Donc laisser tout grandir ensemble afin de ne pas supprimer la beauté en même temps que la laideur. Seul le Père peut être juge de ce qui est bon et de ce qui est mauvais. Alors, faisons lui confiance et confions-nous à sa miséricorde.

 


Vendredi 23 juillet 2021

Emondage fécond

Jn. 15, 1-8

 

Être émondé, cela ne fait plaisir à personne mais parfois, les opérations sont indispensables pour rester en vie ou porter la vie.

En plus d'être émondé, le sarment dont parle Jésus est aussi greffé sur le pied de la vigne. Il faut donc deux opérations : l'une pour enlever les surgeons, l'autre pour que la sève circule.

Et le résultat est foudroyant : "C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruits".

Tout le "travail" de Jésus consiste à révéler la gloire du Père. Et qu'est cette gloire ? Pas autre chose que de permettre à chaque homme de porter du fruit, pas n'importe quel fruit, mais son fruit. Il y a donc des milliards de fruits d'hier, d'aujourd'hui et de demain qui sont le reflet de la gloire de Dieu le Père.

 


Jeudi 22 juillet 2021

Larmes de tristesse

Jn. 20 11-18

 

Marie-Madeleine se désole, pleure et même se désespère que le Seigneur qu'elle est venue embaumer a disparu.

Etonnement du lecteur : un corps peut-il disparaitre sans raison ? Qui aurait eu intérêt à faire disparaître ce corps ? On l'a bien dit à plusieurs reprises : ce serait les disciples de Jésus afin de faire croire à une résurrection.

Pourquoi se donner la peine alors de rouler les linges, de dépêcher des anges (ou des faux anges) et de faire apparaître un jardinier qui ne serait que jardinier ?

C'est la voix qui va révéler Jésus. La voix, organe de relation, de communication, d'intimité fidèle. Les deux voix s'accordent et se reconnaissent. La parole est là présente, ressuscitée et les larmes de Marie-Madeleine peuvent être asséchées.

 


Mercredi 21 juillet 2021

Semailles divines

Mt. 13, 1-9

 

Nous connaissons bien l'histoire de ce semeur et de sa générosité. Il n'hésite pas à semer largement, même là où la terre paraît infertile, au cas où... Au cas où quoi ?

Au cas où une miette de terre serait fertile et puisse être fécondée. Tous ont droit à la parole de Dieu. Non seulement ils ont droit, mais ils en ont besoin car c'est cette parole qui va venir les empêcher de se dessécher sur le bord du chemin.

La périphérie ne fait pas peur à Jésus. Alors, n'en ayons pas peur non plus car il est avec nous, toujours. C'est lui qui sème, lui qui espère toujours que l'ivraie peut se transformer en bon grain car rien n'est impossible au Seigneur. Alors, il attend jusqu'à la fin de la moisson.

Qu'elles sont belles les semailles divines i

 


Mardi 20 juillet 2021

Liens familiaux

Mt. 12, 46-50

 

Dans ce court épisode, Jésus ne nous sépare pas de notre famille selon la chair. Au contraire il nous donne une nouvelle famille : celle de son Père "qui est aux cieux".

Alors, pourquoi se plaindre ?

Le préférer à son père, sa mère, etc. ne veut pas dire ne plus aimer, bien au contraire. Cela veut dire qu'en aimant et en se laissant aimer par le Père comme son enfant, nous pourrons aimer encore mieux et plus fort notre famille terrestre. Nous renforçons ainsi nos liens familiaux. Merci Seigneur.

 


Lundi 19 juillet 2021

Gros poisson

Mt. 12, 38-42

 

Aujourd'hui, Jésus nous parle du signe de Jonas et de la baleine. On a toujours cru à une "fable" théologique. Mais l'actualité de ces dernières semaines a montré qu'être avalé et rejeté par une baleine n'était pas une invention poétique et que cela pouvait se produire.

Ainsi donc, un événement extraordinaire, une peur sans comparaison, peut conduire à un changement de vie.

La pandémie actuelle conduit aussi beaucoup de personnes à réfléchir profondément sur le sens de la vie.

Les inondations et autres catastrophes naturelles de ces derniers jours amènent également à se poser la question de l'utilisation dominatrice de la terre.

Alors, soyons des ninivites, tout à fait sensibles et disponibles aux signes de la terre, "mère la terre" comme dirait saint François.

 


 

Dimanche 18 juillet 2021

Le repos du berger

Mc 6, 30-34

 

Jésus, en bon accompagnateur de ses disciples, les incite à aller se reposer après quelques dures journées de travail, fécond ou pas.

Jésus les accompagne dans un lieu désert.

Pas si désert que cela puisqu'il est connu de la foule et que celle-ci les rejoint et même les devance.

Ces foules ont soif, elles attendent d'être nourries et Jésus le comprend bien.

Tant pis pour le repos promis et espéré. Il va les nourrir à sa façon, c'est-à-dire en les instruisant des réalités de son Père et de lui-même, en les guérissant, en les aimant plus que lui-même.

 


Samedi 17 juillet 2021

Serviteur bien-aimé

Mt. 12, 14-22

 

L'opposition et les complots des pharisiens ne font que conforter Jésus dans sa mission de fils de Dieu.

Aujourd'hui, il est le Serviteur de Dieu en qui le Père a mis toute sa confiance.

La guérison des malades qu'il opère révèle sa véritable identité :  fils bien-aimé. Il ne s'en vante pas, il ne s'en sert pas pour sa propre gloire. Il demande aux malades guéris de ne rien dire afin de préserver chacun : les guéris et lui-même. Trop de publicité n'est jamais bon. Et il n'est pas encore arrivé à la fin de sa mission.

L'évangéliste Matthieu nous rappelle que c'était écrit dans le Premier Testament et que Jésus est venu accomplir ces prophéties. Quelles prophéties? garder vivants tous les humbles de la terre afin de les faire entrer les premiers dans son Royaume.

 


Vendredi 16 juillet 2021

Faim de Dieu

Mt. 12,1-8

 

La fin justifie-t-elle les moyens ? ou la faim justifie-t-elle les moyens ?

Voilà ce à quoi sont confrontés Jésus et ses disciples.

Mais, assurément, Jésus ne s'en laisse pas compter par les pharisiens. A aucun moment, il ne dit que la loi est obsolète ; il met en avant que la vie de l'homme est prioritaire et qu'elle est à privilégier.

Il se pose une fois de plus en Messie car il termine en disant : "c'est la miséricorde que je veux et non les sacrifices". Ce "que je veux", nous place bien face à un homme qui est miséricordieux comme le Père est miséricordieux.

Ainsi la faim humaine, bien naturelle, est transformée par Jésus en faim de miséricorde.

 


Jeudi 15 juillet 2021

Fardeau léger

Mt. 11, 28-30

 

Quelle contradiction entre ces deux mots : un fardeau est, par essence, lourd à porter sinon il n'est pas un fardeau. Alors, qu'est-ce que Jésus essaie de nous dire ?

Une chose d'abord : ce n'est pas notre fardeau qui est léger, c'est le sien. C'est pourquoi il nous propose d'échanger nos fardeaux : il prend le nôtre et nous le sien.

Pourquoi son fardeau à lui est-il si léger ?  Tout simplement parce qu'il ne contient qu'une chose, une seule chose essentielle : l'amour. Il n'y a pas à épiloguer plus longtemps : soyons amour à l'image de Jésus et son fardeau deviendra le nôtre, deviendra léger.

 


 

Mercredi 14 juillet 2021

Révélation

Mt. 11, 25-27

 

Quelle est la vraie révélation dont Jésus parle ? Celle par laquelle il nous montre que le Père a choisi les petits au détriment des sages et des savants pour dire qui il est ? ou celle par laquelle il nous explique quel amour intime l'unit au Père ?

Cette révélation, en fait, ce ne sont pas des paroles qui nous la montrent, mais la vie même de Jésus. Cette vie qu'il reçoit du Père "le Père m'a tout remis", Jésus nous la partage jusqu'à faire de nous ses frères, les enfants du même Père. Là est la vraie révélation.

 


Mardi 13 juillet 2021

Miracles et pénitence

Mt. 11, 20-34

 

Il y a beaucoup de violence dans ces paroles de Jésus. Il maudit presque.

Mais en fait, il prévient : que ceux qui ne se sont pas convertis, qui n'ont pas fait pénitence, ne s'étonnent pas d'être traités à l'aune de leurs péchés. Ils avaient reçu la nouvelle du salut et ils n'en ont pas tenu compte.

Les miracles dont ils ont été les témoins, dont ils ont bénéficié n'ont pas changé leurs coeurs. Alors que le miracle n'est pas de la magie, mais le signe de la présence, de l'action d'un Dieu amour. Les coeurs endurcis sont de toujours à toujours, mais la patience et l'amour de Dieu sont aussi de toujours à toujours. Alors, ne désespérons pas de nous-mêmes.

 


Lundi 12 juillet 2021

Le glaive de la paix

Mt. 10,34-11,1

 

Jésus est vraiment la personne la plus paradoxale qui puisse exister.

Il commence par nous dire qu'il n'est pas venu apporter la paix, mais le glaive.

Puis il nous parle d'accueillir l'ami, le prophète comme un don de Dieu.

Enfin, il nous invite à prendre soin de celui qui a soif, faim, etc.

Il semble pourtant que ce ne soit pas avec le glaive que l'on puisse accomplir tout ceci.

Alors ce glaive, à quoi sert-il ?

Peut-être tout simplement à nous séparer de ce qui nous empêcherait d'établir la paix, d'accueillir l'étranger, de vêtir le pauvre ?

 


Dimanche 11 juillet 2021

 

Itinérances estivales

 

Mc 6, 7-13

 

Seulement un équipement pour bien marcher :

des bâtons et des chaussures.

Voilà ce que le disciple missionnaire du Christ peut emporter

tout en étant toujours accompagné d’un condisciple !

Aujourd’hui encore sur les plages des jeunes en mission avec Anuncio

proclament leur foi en l’amour de Dieu à temps et à contre-temps…

à des personnes souvent bien éloignées de l’Eglise !

 

Est-ce que dire Dieu guérit et expulse les démons ?

L’amour de Dieu qui nous brûle touche les cœurs 

uniquement si l’hospitalité pour une rencontre nous est offerte.

Dans ce cas la rencontre improbable ou insolite

donne à notre journée un sursaut d’humanité

parce que nous nous accueillons dans nos identités profondes,

celles où nous sommes ajustés à l’amour de Dieu en nous.  

   


 

 

Samedi10 juillet 2021

Dire en pleine lumière

Mt 10, 24-33

 

Nombreux sont les oiseaux qui habitent notre colline Notre-Dame du Haut.

Nous en voyons tomber à terre et se nourrir puis s’envoler à nouveau.

De temps en temps, la terre reçoit un oiseau mort

que je m’empresse d’ôter du chemin tout en m’émerveillant

de sa beauté si fragile et qui fut si vivante !

Notre Créateur commun, le Père des cieux,

les veut ainsi nous dit l’évangile.

 

Dès lors que nous sommes encore plus précieux que les oiseaux,

nous pouvons confier nos vies à l’amour du Père !

Une vie éternelle nous est promise car par nous,

la Parole de vie vient à la lumière.

Et le Père ne cesse de nous recevoir dans cette lumière,

en dépit de toutes les adversités et persécutions.

 


Vendredi 9 juillet 2021

Passer dans toutes les villes

Mt 10, 16-23

 

Dans tous les pays, des villes s’engagent dans la transition écologique,

chemin pour une collectivité solidaire

et respectueuse de l’environnement.

L’évangile promet la venue du Fils de l’homme

alors qu’on n’a pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël.

Ce pays meurtri, divisé, blessé par une violence endémique

attend sûrement le Fils de l’homme, celui qui donnera

 son Esprit à tous les artisans de justice et de paix sociale et environnementale.

 

S’en remettre à l’Esprit du Seigneur qui nous défend qui soutient la venue de son règne :

une belle œuvre à laquelle tous les chrétiens et les chrétiennes sont appelés

avec comme seule arme et défense, le souffle de la foi, de l’espérance et de la charité.

La transition vers la nouvelle création arrive, le Fils de l’homme va venir.

 


Jeudi 8 juillet 2021

Gratuit

Mt 10, 7-15

 

Ce qui est gratuit ne s’achète pas mais se donne

et en se donnant se multiplie.

C’est le sel de la vie.

Les disciples missionnés n‘ont pas d’argent.

Une paix intérieure, qui leur vient du Seigneur, les habite.

Ils propagent gratuitement

le message de l’évangile qui les fait vivre.

 

Tout ce qui n’est pas donné étant perdu,

ne soyons avares ni de nos salutations, nos sourires, nos gestes d’affection,

ni de nos paroles, celles qui propagent la paix et la joie de l’Evangile.

Nous en serons tout autant les bénéficiaires.

 


Mercredi 7 juillet 2021

 

Un prénom suffit

 

Mt 10, 1-7

 

La parole de Dieu de ce jour donne mission à 12 hommes

d’annoncer sur la route  que le Royaume de Dieu est proche.

Remarquons qu’il n’est pas nécessaire d’être fils  ou frère de …,

de pratiquer  un métier particulier

ni même d’appartenir à un mouvement ou d’avoir des convictions affichées .

En effet pour quatre d’entre les douze, un prénom suffit pour les appeler.

 

Et pour tous les chrétiens et chrétiennes que nous sommes aujourd’hui,

un prénom , celui reçu à notre baptême, suffit pour être appelé

et devenir disciples missionnaires.

 


Mardi 6 juillet 2021

 

Foules désemparées

 

Mt 9, 32-38

 

Les foules d’aujourd’hui manifestent leurs peurs

de « Youth for Climate » à «  Black lives matter ».

Les politiciens cherchent des foules à qui s’adresser.

Seraient-ce des désarrois de foules sans bergers ?

La question reste ouverte.

Que sœur mère terre ou le tissu social

soient en mal de reliance ou de restauration,

la compassion du Christ demeure effective aujourd’hui encore.

A nous de prier pour que des artisans de paix se lèvent

et soient envoyés à cette œuvre :

la moisson du Règne de Dieu.

 


Lundi 5 juillet 2021

 

Discrimination positive

 

Mt 9, 18-26

 

Question de langage inclusif ou de non discrimination ?

Nous assistons, dans l’évangile de ce jour,

à ce qu’on appellerait une discrimination positive.

Pour Jésus toute personne et toute demande est à considérer

et chaque être également important.

Le notable connu de tous ose se prosterner devant Jésus

et intercéder pour sa fille.

Jésus se lève illico pour aller au chevet de l’enfant.

Une femme inconnue discrète et tremblante arrive par derrière

pour toucher le vêtement de Jésus et être guérie de son mal.

Ceci  lui arrive avec en plus une reconnaissance publique de sa guérison.

 

Belle invitation à ne pas faire de différences entre homme ou femme,

connu ou inconnu, malade ou en bonne santé.

Que notre foi en Dieu qui ne fait pas acception de personnes

puisse nous immuniser contre une « cancel culture »

qui efface le droit aux différences assumées dans une égalité foncière.

 


Dimanche 4 juillet 2021

 

Haut potentiel

 

Mc 6, 1-6

 

Aujourd’hui, le monde de l’éducation est très attentif

aux jeunes qui s’ennuient en classe

parce que leur haut potentiel les met en situation difficile :

les cours ne sont pas à leur niveau toujours plus haut que els jeunes de leur âge.

 

Avec anachronisme, nous pourrions dire

que le haut potentiel intellectuel et spirituel de Jésus

dépasse ses concitoyens  tous prêts

à le remettre à sa place : à leur niveau !

 

S’émerveiller des aptitudes d’un proche, de sa réussite après des années

où nous l’avions perdu de vue !

Serait-ce une grâce qui s’obtient  par la bienveillance,

l’ouverture du cœur et de l’esprit,

la volonté de rencontrer et accueillir chacun tel qu’il est ?

Que de merveilles Jésus aurait-il pu accomplir à Nazareth

mais il ne fut pas reçu !

Quelles merveilles de la présence du Ressuscité en ce monde,

sommes nous prêts à accueillir en ce dimanche d’été ?

 


Samedi 3 juillet 2021

 

Voir ou croire ?

 

Jn 20, 24-29

 

L’expression familière « être comme saint Thomas »

s’adresse à des sceptiques invétérés.

D’aucuns pensent être très rationnels

et ne croient que ce qu’ils voient.

S’aperçoivent-ils que souvent nos convictions

influent sur notre manière de voir ?

 

En tout cas, nous pouvons être reconnaissants envers saint Thomas.

Grâce à lui tous les chrétiens des générations

’après le passage de Jésus sur terre sont encouragés dans leur foi par cette béatitude :

«  Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

 

Ainsi donner sa foi au Christ ressuscité peut nous porter à l’espérance

malgré tous les faits et situations inquiétantes de notre monde.

Une nouvelle création gémit en travail d’enfantement

et en tout vivant germe une puissance de résurrection,

celle que le Christ nous promet depuis l’aube pascale.

 


Vendredi 2 juillet 2021

 

Miséricorde inclusive

 

Mt 9, 9-13

 

Inclure tout homme, toute femme, tout enfant dans la fraternité humaine,

tel est le projet de notre civilisation occidentale.

Avec un regard de foi, cette inclusion est valable aussi pour la miséricorde divine !

L’évangile de ce jour nous le rappelle

et nous appelle à vivre nous-mêmes cette miséricorde.

 

Inclure les exclus, les gens de la périphérie,

les réfugiés politiques , économiques, climatiques

qui se massent à nos frontières,

ceux et celles qui aiment différemment :

cette utopie de la fraternité humaine n’a plus le vent en poupe.

 

Pourtant, elle est la seule garante de notre croissance humaine et de notre appartenance à la famille de Dieu.

Alors avançons-nous joyeusement et sans préjugés

vers ce festin des temps nouveaux

où tous et toutes partagent à la même table.

Matthieu le publicain et ses amis nous y attendent en compagnie du Christ.

 


Jeudi 1er juillet 2021

 

Quel pouvoir !

 

Mt 9, 1-8

 

« Les foules rendent gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux humains. »

Dans une période électorale voire pré-électorale,

la question du pouvoir des politiques occupe l’espace public.

Dans les temps évangéliques dont la liturgie nous rend compte en ce jour,

l’espace public se remplit d’émerveillement et d’action de grâces .

Deux pouvoirs donnés par Dieu aux hommes…et peut-être aux femmes

sollicitent l’attention :

le pardon des péchés et la libération d’une paralysie.

 

Est-ce pour aujourd’hui aussi ?

Pourquoi ne pas croire et vivre au quotidien,

ce pardon à donner et recevoir,

ces désenfermements qui libèrent la parole, l’action, la vie

dans nos maisons et nos villes ?

Puissions-nous oser les vivre

parce que Dieu les suscite ne nous et autour de nous.

 


 

Mercredi 30 juin 2021

 

Entre humain et animal

 

Mt 8, 28-34

 

Fallait-il libérer les deux humains vivants dans les tombes,

dévorés d’agressivité, aux dépens de tout un troupeau de porcs ?

 

Spontanément, nous répondons oui bien sûr,

n’en déplaise aux défenseurs du bien être animal !

 

Avec une lecture plus symbolique du texte,

nous pouvons nous réjouir de la puissance du Christ

qui nous libère de ces pulsions de mort et d’agressivité

qui peuvent tant meurtrir notre entourage.

Alors, le troupeau de porcs emporté dans les flots

qui nous impressionne tant

devient un avertissement et une invitation

à ne pas laisser ces démons nous maîtriser

mais à les dominer en comptant sur la force du Ressuscité vainqueur du mal !

 


Mardi 29 juin 2021

 

Identifier

 

Mt 16, 13-19

 

Les revendications identitaires font flores dans nos sociétés multiculturelles.

Dans nos démocraties, le droit des minorités est à honorer.

 

La personnalité de Jésus étant à multiples facettes,

selon les aspirations religieuses et les sensibilités de chacun de ses contemporains,

il était Jean le Baptiste, Elie, Jérémie ou l’un des prophètes.

Mais c’est son Père qui l’a vraiment identifié

par la bouche d’un des apôtres :

«  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »

Dès lors, Pierre lui-même devient pierre

sur laquelle le Christ reconnu fonde son Eglise.

 

Comment regarder toutes les personnes qui nous entourent

avec les yeux du Père des cieux ?

Serait-ce en reconnaissant par la foi, en chacun, le fils ou la fille du Père,

notre frère ou notre sœur en Christ ?

Fratelli tutti , l’encyclique du pape François

nous conduit sur le chemin de l’aventure humaine la plus intense :

l’amitié sociale, celle qui fait de nous des frères et des sœurs

et nous oriente vers la vie en abondance.

 


Lundi 28 juin 2021

 

Rive des vivants

 

Mt 8, 18-22

 

Les défunts atteignent l’autre rive de la vie, celle de la résurrection.

Tous les esprits aventureux partent loin,

à la rencontre des autres et du tout Autre.

 

Un scribe avec des velléités de devenir disciple du Christ

veut le suivre partout où il ira.

Où sera-ce ?

Il ne s’agira pas de refuges pour s ‘y blottir, petits nids pour demeurer entre soi,

Ce sera  plutôt un chemin qui va partout, une marche vers la rive des vivants,

dans le dynamisme non des suiveurs mais des acolytes qui accompagnent le Christ.

Avec lui sur la route de la vie nous marchons vers cette autre rive

qui exige l’esprit pèlerin, le détachement face aux relations mortifères

du soupçon, du complot, du retour à un passé révolu.

 


 

 

Dimanche 27 juin 2021

Sagesse1,13-15/2° Cor.8,7-15/Marc 5,21-43

 

DIEU DE VIE

 

« Dieu n’a pas fait la mort, il ne se réjouit pas de voir mourir

les êtres vivants. Il les a tous créés pour qu’ils subsistent... »

 

« Un des chefs de synagogue, voyant Jésus, tombe à ses pieds

et le supplie :Ma fille, encore si jeune, est  à la dernière extrémité.

Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive ! »

 

« Ne crains pas ! Crois seulement !... »

Il met tout le monde dehors, sauf le père et la mère.

Il saisit la main de l’enfant et lui dit : Talitha koum !

Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! Aussitôt la jeune fille se leva et se mit

à marcher (elle avait 12 ans).... Ils furent frappés d’une grande stupeur.

Et Jésus leur dit de la faire manger.

 

Dieu est humain. Il aime la vie et fait revivre.

 


Samedi 26 juin 2021

Gen.18,1-20/ Mat. 8 ,5-17

DOUTE ET FOI

 

La foi de croyants ?

« Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance,

et à ce moment là, Sara ta femme aura un fils ! »

Or Abraham et Sara étaient très avancés en âge. Sara

se mit à rire en elle même : Est-ce que vraiment j’aurais

un enfant, vieille comme je suis ?

Y a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? »

 

La foi d’un païen ?

Un centurion s’approche de Jésus et le supplie :

« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,

et il souffre terriblement... mais je ne suis pas digne que tu entres

sous mon toit. Dis seulement une parole, et mon serviteur sera

guéri...

 

Jésus fut dans l’admiration : Chez personne en Israël, je n’ai

trouvé une telle foi.

« Que tout se passe pour toi selon ta foi !  Et à l’heure même,

le serviteur fut guéri. »

 

Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place

avec Abraham au festin du Royaume des cieux.

 


Vendredi 25 juin 2021

Gen.17,9-22/ Mat.8,1-4

 

BÉNÉDICTIONS

 

Voici la promesse de Dieu à Abraham ( nouveau nom donné par Dieu)

« Ta femme Sara va t’enfanter un fils,

 tu lui donneras le nom d’Isaac. J’établirai mon

alliance avec lui, comme une alliance éternelle avec sa

descendance après lui.

 Au sujet d’Ismaël, je le bénis,

je le ferai fructifier et se multiplier à l’infini...

Je ferai de lui une grande nation. »

 

Ces paroles de bénédiction demeurent vraies

pour tous les enfants d’Abraham

qu’animent la foi au Dieu unique.

 

Mais demeure vraie aussi la parole :

« Je suis le Dieu-Puissant ; marche en ma présence

et sois parfait. »

 


Jeudi 24 juin 2021

Isaïe 49,1-6/ Actes 13,22-26/ Luc 1,57-66.80

         

NAISSANCE DE SAINT JEAN BAPTISTE

 

« Jean est son nom ! » Voici que son père, Zacharie,

devenu muet à l’annonce de sa naissance, retrouvait

la parole et bénissait Dieu. Dans toute la région, on

racontait ces événements et disait : Que sera donc cet

enfant ? En effet, la main du Seigneur était avec lui.

 

C’est bien lui le Serviteur dont parlait le prophète Isaïe :

« J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur

m’a appelé. J’étais encore dans les entrailles de ma mère

quand il a prononcé mon nom. Il m’a dit :

en toi je manifesterai ma splendeur... »

 

On parle encore de lui aux Actes des apôtres :

« Dieu a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est  Jésus,

dont jean Baptiste a préparé l’avènement en proclamant 

avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple

d’Israël. »

 

C’est bien lui le messager de la grande espérance !

 


Mercredi 23 juin 2021

Genèse 15,1-18/ Mat.7,15-20

 

ALLIANCE VERS L’INCONNU ?

 

« Ne crains pas, Abram, ta récompense sera

très grande... Regarde le ciel et compte les

étoiles, si tu le peux... Telle sera ta descendance. »

Abram eut foi dans le Seigneur, et le Seigneur estima

qu’il était juste. Il conclut une alliance avec Abram :

A ta descendance je donne le pays que voici... »

 

 Et Jésus confirme : « Tout arbre bon donne de beaux

fruits. Un arbre bon ne peut pas donner des fruits

mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits..

C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

Quels sont aujourd’hui les vrais fils d’Abram ?

 


Mardi 22 juin 2021

Gen.13,2-18/Mat.7,6-14

 

LE BON CHOIX ?

 

Abram dit à Loth, son neveu qui l’accompagnait :

« Surtout, qu’il n’y ait pas de querelle entre toi et moi,

entre tes bergers et les miens, car nous sommes frères.

N’as-tu pas tout le pays devant toi ? Si tu vas à gauche,

j’irai à droite, et si tu vas à droite, j’irai à gauche. »

Loth choisit pour lui toute la région du Jourdain (bien

irriguée) et partit vers l’est. Abram habita le pays de

Canaan. Et Dieu lui dit : « :Parcours le pays de long en

large, c’est à toi que je vais le donner ! »

Aux chênes de Mambré, Abram bâtit un autel au Seigneur.

 

Ce deuxième choix est très important, et rejoint ce

que dira Jésus plus tard :

« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent

pour vous, faites-le pour eux, vous aussi. Voilà ce

que disent la Loi et les Prophètes.

Entrez par la porte étroite. Il est large, le chemin qui

conduit à la perdition, et ils sont nombreux, ceux qui

s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré

le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux,

ceux qui le trouvent. »

 

Quels sont nos choix ?

 


Lundi 21 juin 2021

Genèse 12,1-9/ Mat.7,1-5

 

ÉCOUTER ET VOIR CLAIR

 

Nous voici avec Abram, l’appel de Dieu et sa promesse :

« Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et

va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande

nation. Je te bénirai et tu deviendras une bénédiction. En toi

seront bénies toutes les familles de la terre. »

Et Abram s’en alla... et devint le père des croyants ;

« De campement en campement, il alla vers le Néguev. »

 

Abram avait donné sa foi, et vu clair.

Jésus nous invite à cette démarche :

« Enlève la poutre de ton œil, alors tu verras clair

pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

 


Dimanche 20 juin 2021

Job 38,1.8-11/2° Cor 5, 14-17/Marc 4, 35-41

 

QUELLE AUTRE RIVE ?

 

Job découvre la puissance du créateur sur la mer...

 

Les disciples de Jésus essuient une violente tempête

sur le lac. Ils crient, et Jésus dort.

Réveillé, il menace le vent et la mer, et il se fait un grand calme.

Mais il ajoute aussi :

 «Pourquoi êtes-vous si craintifs ?  N’avez-vous pas encore la foi ? »

« Passons sur l’autre rive, avait-il dit ! »

 

Paul semble avoir compris cette injonction quand il écrit :

 

« Le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient

plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est

mort et ressuscité pour eux. Désormais, nous ne regardons

plus personne d’une manière simplement humaine... 

Si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle ! »

 

Quel programme !

 


Samedi 19 juin 2021

2° Cor. 12,1-10/ Mat. 6, 24-34

 

TRÉSORS DU CIEL

 

Paul poursuit ses énumérations :

« J’en viendrai aux visions et aux révélations reçues du

Seigneur... D’un tel homme, je peux me vanter, mais pour

moi-même je ne me vanterai que de mes faiblesses. Je mettrai

ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ

fasse en moi sa demeure. »

 

« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur », avait dit le Seigneur. 

Le vrai trésor, c’est le Christ !

 

Et Il nous redit aujourd’hui : «  Nul ne peut servir deux maîtres. »

 

« Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste

vous sera donné par surcroît... A chaque jour suffit sa peine. »

 

Trésor du cœur !

 


Vendredi 18 juin 2021

2° Cor.11,18-30/ Mat.6,19-23

 

TRÉSORS DE LA TERRE

 

Écoutons Jésus nous dire :

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre,

mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où

il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas

de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là

où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »

 

L’apôtre Paul a une belle expérience de la terre :

Fatigues, prisons, coups, dangers de mort, naufrages,

dangers de toutes sortes : fleuves, bandits, frères de race,

païens, villes, déserts, mers, faux frères... manque de sommeil,

faim, froid, manque de vêtements, et surtout le souci de toutes

les Églises.

Mais aussi : Hébreu, Israélite, descendant d’Abraham, Ministre

du Christ...

 

Que pensons-nous de ces trésors de la terre ?

 


Jeudi 17 juin 2021

2° Cor.11,1-11/ Mat.6,7-15

 

SIMPLICITÉ

 

Jésus insiste à nouveau auprès de ses disciples sur la sobriété

dans la prière : « ne rabâchez pas comme les païens... »

et sur la confiance : « votre Père sait de quoi vous avez besoin,

avant même que vous l’ayez demandé.

Vous donc, priez ainsi : Notre Père.... »

 

L’apôtre Paul, quant à lui, se débat dans les difficultés :

« J’ai bien peur que votre intelligence se corrompe en perdant

la simplicité et la pureté qu’il faut avoir à l’égard du Christ !

Si le premier venu vous annonce un autre Jésus... si vous recevez

un esprit différent... ou un Évangile différent de celui que vous

avez accueilli, vous le supportez fort bien ! »

 

Et Paul de se défendre d’avoir jamais pesé sur sa communauté.

« Je vous ai annoncé l’évangile de Dieu gratuitement ! »

là est son motif de fierté et sa liberté.

 


 

Mercredi 16 juin 2021

2° Cor.9,6-11/Mat.6.1-6.16-18

 

DISCRÉTION

 

« Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur,

sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui

donne joyeusement. et Dieu est assez puissant pour vous

donner toute grâce en abondance... de quoi faire toute

sorte de bien. »

 

Cet appel de Paul à la générosité confiante est à compléter

par les conseils de Jésus : « ce que vous faites pour devenir

des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour

vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense

pour vous auprès de votre Père.... Quand tu fais l’aumône...

Quand tu pries... Quand tu jeûnes...

Ton Père qui voit dans le secret te le rendra ! »

 


Mardi 15 juin 2021

2° Cor. 8,1-9/Mat.5, 43-48

 

AU-DELÀ DE TOUT

 

Paul admire les Églises de Macédoine : « dans les multiples

détresses qui les mettaient à l’épreuve, l’abondance de leur

joie et leur extrême pauvreté ont débordé en trésors de

générosité... Qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux ! »!

Pourquoi ?

« Notre Seigneur Jésus Christ, lui qui est riche, il s’est fait pauvre

à cause de vous, pour que vous deveniez riche par sa pauvreté. »

 

Cette pauvreté par amour l’incite à aller plus loin encore :

« Aimes vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent,

afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car

il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait

tomber la pluie sur les justes et les injustes. Vous serez parfaits

comme votre Père céleste et parfait. »

 

Exigence impossible, excessive, si elle n’était de Dieu !

Et s’il ne la rendait possible en nous.

 


Lundi 14 juin 2021

2° Cor ;§,1-10/Mat. 5,38-42

 

MOURANTS ET BIEN VIVANTS

 

Jésus, sur la montagne, lance son message percutant :

Résister au méchant en donnant plus qu’on ne doit, surtout

devant l’insulte, l’injustice, , le vol, la demande exagérée...

Aller au-delà du réflexe : « œil pour œil, dent pour dent ! »

 

St Paul va dans le même sens : « en tant que coopérateurs

de Dieu, nous vous exhortons à ne pas laisser sans effet

la grâce reçue de Dieu... par beaucoup d’endurance à travers

toutes les difficultés, par la chasteté, la connaissance, la

patience, la bonté, la sainteté de l’esprit et la sincérité de

l’amour, par une parole de vérité, une puissance qui vient

de Dieu... »

La vie de l’apôtre est paradoxale, pleine de contrastes étonnants.

Dans la gloire et le mépris,  dans la mauvaise et la bonne réputation,

ne nous laissons pas abattre.

C’est le chemin des fils et des envoyés de Dieu.

 


 

 

Dimanche 13 juin 2021

Ca pousse !

Mc. 4, 26-34

 

Oui, ça pousse, soit de nuit, soit de jour, mais ça pousse.

On passe de la graine qui pousse toute seule à celle, la plus petite, qui devient un grand arbre pour abriter les oiseaux.

Mais pour que cela pousse, il faut un semeur. Qui est le semeur ? On répondra spontanément à cette question : c'est le Christ. Cela est vrai, mais la réponse n'est pas complète. Le Christ, sans nous ne peut rien faire, c'est le sens de l'incarnation. Il s'est approprié l'humanité de la personne pour que l'être humain soit divinisé. Mais il ne réduit pas cet être humain à un pion. Non, il lui donne une tâche, une tâche de vrai collaborateur: celle de prendre sa part de travail avec lui.

Ainsi, si nous voulons que cela pousse, ne ménageons pas nos efforts et donnons-nous la peine du jardinier, de l'agriculteur, etc.

Et disons merci au Seigneur de s'adjoindre nos services.

 


Samedi 12 juin 2021

Le coeur en mémoire

Lc 2, 41-51

 

Au cours d'un pèlerinage, Jésus ne suit pas ses parents qui s'inquiètent et retournent sur leurs pas. Ils le trouvent en train d'enseigner les docteurs de la loi en théologien patenté. Et pourtant, il n'a que douze ans et aussi pourtant ces docteurs l'écoutent avec avidité.

Mais cette science n'empêche Marie et Joseph de reprocher à Jésus sa désinvolture. A son tour, il ne se laisse pas impressionner et répond qu'ils est aux affaires de son père. Pourtant, il repartira avec ses parents comme un enfant bien sage et bien obéissant.

Et Marie garde en son coeur tous ces événements : garder en son coeur, pour elle une nourriture au jour le jour tant dans les grands moments de bonheur qu'aux jours d'angoisse et de tristesse. Quelle délicatesse de la part de Dieu que de lui donner, que de nous donner cette nourriture. A nous de savoir en prendre soin.

 


Vendredi 11 juin 2021

Le sang et l'eau

Jn. 19, 31-37

 

Pour s'assurer que Jésus est bien mort, un soldat lui perce le côté d'où jaillissent le sang et l'eau.

On a coutume de représenter ce coup de lance dans le côté droit de Jésus afin de garder l'intégrité de son coeur. Peu importe la réalité historique. Ce qui est essentiel c'est ce que cela signifie : le coeur de Jésus n'a pas été diminué ou atteint par sa mort et qu'il continue à battre pour les hommes. Cela répond à ce que Jésus nous dit ailleurs dans l'évangile : "Je suis avec vous jusqu'à la fin des temps". Oui, son coeur battra pour l'humanité dans son ensemble, quoi qu'il arrive jusqu'à ce que chacun puisse dire avec Thomas : "Mon Seigneur et mon Dieu".

 


Jeudi 10 juin 2021

Offrande et pardon

Mt. 5, 20-26

 

La réconciliation que demande Jésus est bien exigeante. "Si tu te souviens d'un grief que ton frère a contre toi", va d'abord te réconcilier avant de venir présenter ton offrande. C'est dire qu'aux yeux de Jésus, la réconciliation est plus importante que l'offrande. Combien de fois nous entendons "je te pardonne dans le Christ", ou "je t'aime dans le Christ". Et bien, ce n'est pas ce que nous demande Jésus. Il nous demande d'aimer en vérité, de l'aimer parce qu'il est mon frère, de croire en lui et de le croire capable de me pardonner, de le croire capable d'aimer. La prière n'est pas un substitut du pardon. D'abord pardonner ou être pardonné et ensuite prier, prier pour rendre grâce pour ce pardon qui a pu se réaliser.

 


Mercredi 9 juin 2021

Iota divin

Mt. 5,17-19

 

Un iota, ce n'est vraiment pas grand chose. Et il peut sauter sans que l'on s'en aperçoive. Et bien non, il ne peut pas disparaître car Jésus est venu accomplir la loi et non l'abolir. Ce qui dit l'importance de la Loi, non seulement pour les juifs mais pour Jésus. Mais la signification en profondeur est aussi très motivante : il n'y a pas de rupture entre la loi juive, la loi de Moïse, et la loi d'amour que Jésus est venu instaurer ou restaurer.

Et cette petite péricope se termine sur une promesse de Jésus qui en dit très long sur son désir d'amener à son Père tous les hommes : "celui-là sera tenu grand dans le Royaume des cieux. Ainsi le iota divin est celui qui nous mène directement au Père.

 


 

Mardi 8 juin 2021

Sel et/ou lumière

Mt. 5, 13-16

 

A la suite des Béatitudes, le Seigneur nous invite à devenir, ou rester, sel et lumière;

Je pense que nous n'avons pas le choix : il nous faut être les deux, en alternance selon les circonstances, selon les besoins.

C'est une belle, très belle aventure que le Seigneur nous propose; ne rtons pas l'occasion de répondre à son appel et donnons du goût et de la lumière à notre vie de foi, à notre christianisme.

 

 

 


Lundi 7 juin 2021

Au bonheur de Dieu

Mt. 5, 1-12

 

Nous revoici dans ce que l'Eglise appelle "le temps ordinaire". Mais pour nous introduire à cet ordinaire, l'Eglise choisit un texte "extraordinaire", celui des Béatitudes.

On pourrait croire qu'on les connaît par coeur, et c'est sans doute vrai.

Mais le "par coeur" n'implique pas obligatoirement une lecture recommencée. Au contraire,  ces paroles de Dieu nous parle au coeur chaque jour à frais nouveau.

Personnellement, ma méditation va à la dernière béatitude : "heureux  les persécutés pour la justice car le Royaume des cieux est à eux". Non pas que je désire être persécutée, bien au contraire. C'est le mot justice qui me touche. Ce qui est juste, à mes yeux, est ce qui répond aux besoins et fait du bien. Justice et égalité n'ont rien à voir ensemble, alors qu'on a parfois tendance à les juxtaposer.

Et c'est cette justice qui est le bonheur que Dieu nous promet en nous proposant son Royaume. Merci Seigneur.

 


 

Dimanche 6 juin 2021

Mangez et buvez

Mc. 14, 12-26

 

Fête du Corps et du Sang du Christ. Autrefois, on appelait cette fête "Fête Dieu". "Fête Dieu" c'était un beau nom pour louer le Seigneur de s'être donné entièrement pour tous, les hommes d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

Et pour mieux nous faire comprendre la réalité de ce sacrement qui nous est offert, le Seigneur nous dit "prenez et mangez, prenez et buvez" et "faites ceci en mémoire de moi".  Ainsi la communion au corps et au sang du Christ fait de nous des fils et filles de Dieu, comme saint Irénée l'a dit de façon très forte : "Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu", non pas se mette à la place de Dieu (ce serait le péché des origines) mais pour que l'homme puisse avoir une part entière, en plénitude à la divinité de Dieu.

Nous n'en avons sans doute pas toujours conscience, mais dans la communion au corps et au sang du Christ, c'est d'abord le Christ qui vient communier à notre humanité afin que nous communions à sa divinité.

 


Samedi 5 juin 2021

Facettes ou piécettes

Mc. 12, 38-44

 

Jésus est toujours dans le temple. Sans doute prie-t-il ? Mais aussi il est attentif à ce qui s'y passe parce que c'est une maison de prière, la maison de son Père.

Il est attentif parce que son Père n'attend pas des courbettes, des franges en or ou des démonstrations de richesses et de puissance. Et son attention est attirée par ce qui est presque invisible : une vieille veuve. On peut penser qu'elle rase les murs, à presque s'y confondre. Elle met dans le trésor une pièce qui sans doute de fait pas de bruit. Tout est là pour qu'on ne la remarque pas.

Jésus, lui, la remarque parce qu'il est d'abord venu pour elle et ses semblables et non pour ceux qui n'ont pas besoin de Dieu. Ou plutôt qui ont choisi comme Dieu le pouvoir et la domination.

Ce n'est pas tant l'argent qui est important c'est la prière qui accompagne ce don : "Seigneur, sans toi je ne peux rien, je ne suis rien et je suis heureuse de m'abandonner à toi. Merci."

 


Vendredi 4 juin 2021

Joie de la Parole

Mc. 12, 35-37

 

La dernière phrase de l'évangile de ce jour est : "et le peuple l'écoutait avec plaisir".

Cette simple parole souffle beaucoup d'air frais et pur dans mon coeur. Ce n'est pas souvent que l'on dit qu'écouter la parole de Dieu est un plaisir.

Bien souvent, on la reçoit comme une contrainte moralisatrice.

Et bien non, aujourd'hui, Jésus fait plaisir à son auditoire par sa parole.

Que dit-il de si particulier ?

Simplement que le Christ, le Messie est fils de David, mais pas seulement. Il est d'abord fils de Dieu.

Et nous comprenons mieux que les gens assemblés pour l'écouter soient remplis de joie : recevoir en direct la parole de Dieu par son Fils, quoi de mieux.

Merci Seigneur pour tous ceux qui nous ont transmis le Christ, ton Fils, ta Parole.

 


Jeudi 3 juin 2021

Chemin de vie

Mc. 12, 28-34

 

Ecouter le Seigneur notre Dieu et aimer le prochain comme nous-même, voilà ce que le Seigneur nous propose comme chemin de vie.

Cela semble simple comme feuille de route.

Est-ce si simple ?

D'abord, l'écoute. Comment écoutons-nous ceux qui nous entourent et que nous voyons? Alors, écouter Dieu que nous ne voyons pas, c'est une gageure.

Puis aimer son prochain comme soi-même. Là aussi, avons-nous assez de foi pour nous aimer à la façon dont Dieu nous aime? Car si nous ne nous aimons pas comme Dieu nous aime, comment pouvons-nous aimer ceux qui ne nous aime pas?

Sur notre chemin de vie, il y a deux balises : l'écoute et l'amour. Qui dit mieux?

 


Mercredi 2 juin 2021

Dieu des vivants

Mc. 12, 18-27

 

Une fois de plus, les "grands" du monde juif essaient de coincer Jésus sur sa doctrine.

Ils prennent un exemple tout à fait fallacieux d'une femme qui épouse sept frères les uns après les autres pour assurer une descendance. Et, pas de descendance !

Alors, de qui sera-t-elle l'épouse  à la résurrection ?

La réponse de Jésus ne se fait pas attendre : la résurrection n'est pas une réincarnation ni une réanimation de cadavre. Il n'y a donc pas de question à se poser sur les relations conjugales.

Par contre, Jésus s'appuie sur les Ecritures et sur la parole même de Dieu : "Je suis le Dieu des vivants". Ainsi, dans la vie éternelle, il n'y a que des vivants. Est-il vraiment nécessaire de s'interroger sur la forme que prendra la résurrection ? Elle est promise. Elle aura lieu et cela suffit.

 


Mardi 1er juin 2021

Ruses déjouées

Mc. 12, 13-17

 

"La fin justifie les moyens"

Et bien non, Jésus considère que la fin ne justifie pas les moyens et il déjoue les ruses des pharisiens qui cherchent à le faire disparaître. En effet Jésus les contrarie fortement en remettant à sa place chacun : Dieu avant Mamon, les hommes avant le pouvoir.

Mais, à aucun moment Jésus ne veut détruire la religion, la gouvernance, etc. Simplement il rappelle que l'autorité et l'argent sont au service du peuple et sont à partager. Non pas l'inverse.

Ainsi les pharisiens n'ont plus, pour l'instant, d'argument contre Jésus.

 


Lundi 31 mai 2021

Rencontres

Lc. 1, 39-56

 

Deux femmes, enceintes, deux cousines heureuses de leur état. Voilà la scène d'aujourd'hui.

La plus jeune court aider la plus âgée. Première rencontre.

Les deux enfants à naître se reconnaissent. Deuxième rencontre.

L'Esprit inspire à Marie un chant de louange. Troisième rencontre.

 

La fête de la Visitation, c'est cela : une succession de rencontres qui se traduisent par la joie, le bonheur, la compassion, l'entraide, l'amitié familiale, l'amour de Dieu et pour Dieu.

 

Merci, Seigneur, pour la fête de la Visitation.

 


Dimanche 30 mai 2021

Bonheur et longue vie sur la terre

Mt 28, 16-20

 

En envoyant les disciples par toute la terre, Jésus leur demande de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.
La Trinité est au coeur de la création, au coeur de la vie.
Elle est une ouverture à la dualité, tel l'enfant surgissant au sein du couple.

Elle est une communion dans la diversité où chaque être est unique dans l'inter-dépendance.

Elle est une complémentarité, une interaction féconde.

Elle est le mouvement incessant de la vie, la créativité audacieuse.
Elle est accueil et offrande,

Respiration...

Elle est notre Maison, notre famille...

 


 

Samedi 29 mai 2021

Question claire !

Mc 11, 27-33

 

Les grands prêtres et les anciens interrogent Jésus.
Il a le chic pour percevoir les faux-semblants et nous mettre face à la vérité de ce qui nous habite.

Non pas pour le plaisir de nous mettre en défaut !

Mais parce que faire la clarté en soi est un chemin de liberté.

Nous pouvons, comme ces anciens, être esclaves de nos peurs et nous enferrer un peu plus dans le mensonge et le calcul.

Et dans ce cas, Jésus ne répond pas à nos questions. Il ne peut pas. Car elles sont fausses et bloquent tout dialogue.

Nous pouvons aussi faire le choix de rechercher la sagesse et de l'accueillir.

 


 

Vendredi 28 mai 2021

Caverne de bandits ?

Mc 11, 11-25

 

On a parfois du mal à supporter les critiques faites à l'Eglise et à ses membres.
Mais, franchement, Jésus ne mâchait pas ses mots ! Puisqu'il disait que le Temple avait été transformé en "caverne de bandits" !

Rien que ça !...

Quand l'Eglise reçoit de semblables critiques, peut-être, qu'après tout, c'est Jésus lui-même qui nous interpelle !

Non pour nous culpabiliser ou nous faire abandonner l'Eglise ! (Puisque c'est par elle et à travers elle, que nous recevons sa Parole, malgré tout !)

Ces critiques, parfois virulentes, sont à recevoir comme des électrochocs pour revenir aux fondements de notre Foi !

Une Foi à déplacer les montagnes !... et les cavernes de Bandits !...

afin d'éviter de nous dessécher !...

 


 

Jeudi 27 mai 2021

Qu'est-ce que voir ?

Mc 10, 46b-52

 

Elle est merveilleuse, cette histoire entre Jésus et l'aveugle Bartimée !

Nous sommes parfois, comme cet homme, aveugle, mendiant, assis à terre, au bord du chemin... à la marge...

Jésus est entouré d'une foule nombreuse. On aime bien quand il y a du monde dans les rassemblements d'Eglise ou d'ailleurs ! On le considère comme un critère infaillible de succès !...

Bartimée a l'audace de mettre un grain de sable dans ce rouage ! Ca fait tache ! On veut le faire taire ! Comme dans nos villes, on cherche par tous les moyens, à éloigner les clochards, les marginaux, les migrants des espaces publics !

Le succès ne rend pas Jésus aveugle. Il reste attentif à ceux qui sont en dehors, aux périphéries... et il appelle l'homme à entrer dans cette communauté humaine, en étant proche de lui.

Il ne lui dit pas :" attends, voilà ce que j'ai décidé pour toi. C'est pour ton bien !"

Non, son appel éveille en lui l'énergie pour se lever, bondir, courir vers lui. Et suscite son propre désir, sa responsabilité, sa capacité de choisir, une foi en lui-même assez puissante pour reprendre sa vie en main. Retrouvant la vue, il "voit" que le chemin est de suivre Jésus.

 


 

 

Mercredi 26 mai 2021

Voici que nous montons

Mc 10, 32-45

 

Comme nous avons du mal à croire à l'Evangile !

à croire à cette Bonne Nouvelle que Jésus nous apporte !...
A savoir que ce n'est pas le pouvoir, la puissance, la compétition qui peuvent nous rendre heureux et libre !

C'est le service !

Là est la vraie grandeur !

Là est la vraie liberté !

Si nous sommes dans cette quête incessante d'honneur, de reconnaissance, de pouvoir... nous ne serons jamais satisfaits, toujours dans la frustration !

De plus, en suscitant la jalousie, la rivalité de nos pairs, nous coupons toute relation avec eux !

Nous nous retrouvons isolés !

Tandis que le service cultive le lien.
Et produit la paix en nous-même et autour de nous.

 


 

Mardi 25 mai 2021

Plus, plus, plus...

Mc 10, 28-31

 

Avec la Pentecôte, nous sommes entrés dans le temps de l'Eglise.

L'Esprit souffle pour que nous sortions, que nous allions à la rencontre des autres.
Nous avons l'habitude de rester bien au chaud chez nous avec nos proches, ceux et celles qui pensent comme nous, qui ont la même culture.

Même sur les réseaux sociaux, les algorithmes nous orientent vers ceux qui nous ressemblent, et nous nous sentons confortés, sécurisés.

Et voilà que l'Esprit Saint nous envoie aux quatre vents.
Il nous appelle à dépasser toutes frontières de peuples, d'opinions politiques ou religieuses, de cultures, de milieux sociaux...

Ces rencontres peuvent être rudes, éprouvantes parfois, mais tellement enrichissantes, nous ouvrant à d'autres horizons.
Elles nous amèneront à bâtir ensemble, dans la force de l'Esprit, la communauté humaine, une Eglise réellement universelle.

 


 

Lundi 24 mai 2021

N'aie pas peur

Jn 19, 25-34

 

Dans le jardin de La Genèse, Adam s'était caché. Il avait peur car il était nu.

Il avait peur de Dieu !.... Quelle douleur !...

Et Dieu le cherchait avec ardeur.

Et, tout au long de la bible, Dieu n'a cessé de chercher l'Homme nu, et de l'appeler :"Où es-tu ?"

... jusqu'à se montrer lui-même en Jésus nu sur la croix.

Non seulement, il ne s'est pas caché, mais Jésus a été exposé nu.

Marie était là...

Alors Jésus lui a confié les hommes dans leur nudité afin qu'elle veille sur eux, qu'elle les entoure de sa tendresse...

et  qu'ils n'aient plus peur de Dieu,

plus peur d'eux-mêmes

et qu'ils deviennent une communauté, une Eglise.

 


 

Dimanche 23 mai 2021

A l'école !

Jn 15, 26-27; 16, 12-15

 

Jésus respecte notre rythme. Il sait que nous ne pouvons tout porter. Il révèle son message progressivement, de façon adaptée.
Il s'en remet à l'Esprit pour nous conduire pas à pas, vers la vérité toute entière.

Cela ne l'empêche pas de compter sur nous dès maintenant pour transmettre ce que nous recevons de lui.

Ne nous inquiétons donc pas si nous ne nous sentons pas sûrs de nous. Soyons patients envers nous-même. Ne croyons pas non plus que nous savons tout.

Continuons à marcher, le coeur ouvert à l'Esprit.

Soyons toujours curieux de ce qu'il veut nous apprendre.

Ayons les mêmes dispositions à l'égard de ceux et celles que nous rencontrons, dans l'assurance qu'eux aussi sont conduits et enseignés par l'Esprit.

 


 

Samedi 22 mai 2021

Que t'importe ?!

Jn 21, 20-25

 

Nous sommes bien trop souvent tentés de regarder les autres dans un esprit de comparaison, de jugement.
C'est normal car nous sommes remplis de peurs, et l'étrangeté de l'autre nous déstabilise et, du coup, nous semble menaçante.
Heureusement, Jésus nous offre un remède : "Que t'importe ? Toi suis-moi !"

Si nous suivons lui et lui seul, alors nous n'aurons plus peur ! Nous aurons l'audace de suivre notre propre chemin librement.
L'Evangile de ce jour se termine en disant :" que Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses et s'il fallait écrire chacune d'elles, le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l'on écrirait."

Dès lors, ce sont nous les livres qui racontent ce que Jésus a fait.
Autant d'êtres humains, autant de livres divers !...

Chacun, chacune de nous est un Evangile.

 


 

Vendredi 21 mai 2021

Fondation

Jn 21, 15-19

 

"M'aimes-tu ?"

Trois fois, Jésus pose cette question à Pierre ! C'est le fondement de la mission.
Tout au long de notre vie, il ne cesse de nous poser cette question. On peut avoir répondu "oui, je t'aime" au début.

Mais, après, il est si facile de se laisser prendre par les choses à faire... et la mission devient alors gestion administrative.

Il est si tentant aussi de recentrer cette mission sur notre ego... et on en connaît les dérives...

Plus nos responsabilités dans l'Eglise ou la société sont grandes, plus le risque est grand.
Le seul antidote est d'être sans cesse à l'écoute de cette question de Jésus :"M'aimes-tu ?"

Oser prendre du temps gratuit avec lui. Relire, avec du recul, nos paroles et nos actes pour vérifier qu'ils sont notre réponse :"Tu sais bien que je t'aime."

 


 

Jeudi 20 mai 2021

Comme un orchestre

Jn 17, 20-26

 

Les deux lectures de ce jour apparaissent contradictoires : alors que Jésus insiste sur l'unité, Paul provoque la division !...

... ou plutôt il révèle que l'unité de ses accusateurs est factice, pour la bonne raison qu'elle est construite contre lui ! Rien de tel pour rapprocher des ennemis que lorsqu'ils se trouvent un bouc émissaire commun !

Ce n'est pas pour cette soi-disant unité, celle qui consiste à faire taire les voix discordantes, que Jésus prie. C'est pour que nous soyons un "comme" le Père et lui font un. A savoir Un dans l'Esprit. L'Esprit d'amour, de vie, de communion.

L'unité qui met en valeur chaque personne dans son originalité.

L'unité dans laquelle chacun, chacune joue sa partition unique et irremplaçable, en accord avec les autres et l'ensemble.

L'Esprit suscite, recueille chaque voix et les rassemble dans l'Unité d'un concert grandiose.

 


 

Mercredi 19 mai 2021

Panneau indicateur

Jn 17, 11b-19

 

"J'ai veillé sur chacun d'eux afin qu'aucun ne se perde"

"Sanctifie-les dans la vérité"

En rapprochant ces deux paroles de Jésus avec la fête de Saint Yves, patron des avocats, nous pouvons en recevoir un éclairage dans la façon d'exercer la justice.

Tous ceux et celles qui ont un rôle dans ce domaine, sont en recherche de la vérité.Il leur est nécessaire de voir au-delà des apparences, des certitudes, des apriori.

Cette vérité n'a de sens que si elle est recherchée dans le but "qu'aucun ne se perde", ni les victimes, ni les coupables, ni les juges.

A mon échelle également, Saint Yves m'apprend à avoir sur autrui une attitude de veilleur et non de condamnation, afin que nous soyons sauvés, lui et moi.

 


 

Mardi 18 mai 2021

Recherchons la gloire !

Jn 17, 1-11a

 

Jésus demande au Père de le glorifier. Il recherche donc la gloire !

Mais au fond, que signifie ce mot ? La gloire, c'est ce qui a du poids. Accorder la gloire à quelqu'un, c'est reconnaître le poids de ce qu'il est, de ce qu'il vit, de ce qu'il fait. Et Jésus met ce terme en corrélation avec la vie éternelle.

La gloire a une dimension d'éternité. Elle est en profonde consonance avec la Vie.

On comprends bien que la gloire que nous recherchons dans nos sociétés est totalement dénaturée ! C'est une gloire de décors de films ! en carton pâte !... Non seulement, elle est détournée et vidée de son contenu, mais elle a une précarité vertigineuse !

Voyons ! soyons ambitieux ! Recherchons la gloire ! Celle que nous pouvons recevoir en rendant témoignage à l'évangile. Notre vie a, dès lors, un poids inouï...

 


 

Lundi 17 mai 2021

La force de la Vie

Jn 16, 29-33

 

Parfois, il nous semble que le monde est de plus en plus pris dans un tourbillon de folie qui l'entraîne toujours plus loin ! La tête nous en tourne !... On n'a plus de mots tant l'effroi nous saisit !...

Folie de l'agressivité verbale et guerrière qui ne connaît plus de limites, de freins !... Folie de notre course aux chiffres... à n'importe quel prix !... N'aurions-nous face aux tragédies des êtres humains et de toute la création, comme unique réponse que de faire les autruches en nous enfermant dans le déni, dans nos petits conforts étriqués et à court-termes ?!...qui ne font qu'accélérer ces tragédies !...

Tout cela nous dépasse ! C'est pourquoi, il nous faut résolument nous tourner vers Celui-là seul qui peut nous sauver. Si nous voulons plonger dans une folie, que ce soit celle de l'espérance, seule capable de nous sortir de cette course mortifère !...

"Courage ! Je suis vainqueur du monde !"

Plongeons-nous dans l'Esprit de vérité et de vie !...

 


 

   
 
Dernière modification : 23/01/2022