MONASTÈRE SAINTE-CLAIRE

Les Clarisses à Ronchamp

 
 
 
 
 
 
 

Une lampe sur mes pas, ta Parole...

 

St Marc

 

  Évangéliste saint Marc, bréviaire de sainte Colette

 

 

 

Samedi 26 mai 2018

Invitation à la prière

Jacques 5, 13-20/ Marc 10,13-16

 

 

« Si l’un de vous se porte mal ? qu’il prie.

Si tout va bien ? Qu’il chante le Seigneur.

L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les

Anciens : ils prieront sur lui, après lui avoir

fait une onction d’huile,au nom du Seigneur.

Priez les uns pour les autres afin d’être guéris. »

 

Toutes le situations sont bonnes pour entrer

en prière.

 

Jésus ne repousse pas les enfants qu’on lui

présente, au contraire : il les bénissait en leur

imposant les mains.

 


 

Vendredi 25 mai 2018

Oui ou non ?

Jacques 5,1-6/Marc 9,41-50

 

 

Il est toujours nécessaire de revenir aux racines

de nos actes : C’est à cela qu’invite Jésus à propos

du mariage : « Dieu les fit homme et femme. A cause

de cela l’homme quittera son père et sa mère, il

s’attachera à sa femme et tous deux deviendront

une seule chair. »

St Jacques aussi invite à tenir bon dans les difficultés :

« Prenez pour modèles d’endurance et de patience les

prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur... »

 

Et pour résumer d’un mot l’attitude juste à avoir :

« Que votre oui soit un oui, que votre non soit un non ! »

 

Pari toujours difficile à tenir, mais libérateur.


 

Jeudi 24 mai 2018

Dédicace de la basilique Saint-François

Apocalypse 21,1-5/ Jean 10,22-30

 

 

Jean nous décrit la Jérusalem nouvelle :

« Voici la demeure de Dieu avec les hommes.

Il demeurera avec eux, et ils seront son peuple.

Dieu lui-même sera avec eux. »

Jésus nous dit : « Mes brebis écoutent ma voix.

Je les connais et elles me suivent. Je leur donne

la vie éternelle ».

 

Mais pour que cette communion puisse exister,

St François nous dit à son tour :

« Faisons-lui donc toujours en nous un temple

et une demeure : pour lui, le Seigneur Dieu

tout-puissant, Père, Fils et Saint-Esprit. »

 

La basilique St François n’est que l’image

de cette habitation intérieure de la Trinité

dans le cœur de tous ses disciples.

 


Mercredi 23 mai 2018

Faire le bien

Jacques 4, 13-17/ Marc 9,38-40

   

 

« Maître, nous avons vu quelqu’un expulser

les démons en ton nom. Nous l’en avons empêché

car il n’est pas de ceux qui nous suivent ! »

Jésus répond : « Ne l’en empêchez pas... car celui

qui n’est pas contre nous est pour nous. »

 

Étonnante largeur de vue, reprise par St Jacques :

« Voilà que vous mettez votre fierté dans vos

vantardises ! Toute fierté de ce genre est mauvaise. 

Etre en mesure de faire le bien et ne pas le faire,

c’est un péché. »

 

Voilà qui élargit nos horizons, souvent trop mesquins.

 


 

Mardi 22 mai 2018

Dieu comme un enfant

Jacques 4,1-10/ Marc 9,30-37

 

 

L’apôtre Jacques poursuit sa description

de l’humanité charnelle : « Tous ces désirs

qui mènent leur combat en vous-mêmes :

Convoitises et tueries – Jalousie, conflits et

guerres... Dieu s’oppose aux orgueilleux,

aux humbles il accorde sa grâce... »

 

Jésus le sait : « il va être livré aux mains des

hommes, ils le tueront, et trois jours après,

il ressuscitera. »

Comment sortir de cette spirale de violence ?

« Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit

le dernier de tous et le serviteur de tous...

Quiconque accueille en mon nom un enfant,

c’est moi qu’il accueille, et Celui qui m’a envoyé. »

 

Paradoxe fécond.

 


Lundi 21 mai 2018

Force de la foi et de la prière

Jacques 3, 13-18/ Marc 9, 14-29

 

 

Ce temps de Pentecôte qui commence est

bien ancré dans l’actualité : De quoi nous

parle st Jacques ?  Jalousie amère, esprit de

rivalité, mensonge, actions malfaisantes...

C’est ce qu’il appelle sagesse démoniaque.

Mais heureusement, il nous parle aussi de

sagesse qui vient d’en-haut : pure, pacifique,

bienveillante, conciliante, pleine de miséricorde,

sans parti pris, sans hypocrisie.

Jésus résume cela d’un mot :

« Tout est possible pour celui qui croit !

Mais devant cette espèce d’esprit mauvais,

rien ne peut la faire sortir, sauf la prière ! »

 

Nous voici avertis sur les choix à faire.

 


Dimanche 20 mai 2018 : Pentecôte

Respiration

Actes 2, 1-11

 

La tentation de Babel est toujours aussi vivace : que tout le monde parle la même langue, travaille à la même œuvre, ait les mêmes opinions...

Cela semble tellement plus reposant : plus de conflits, plus de contradictions ! Le paradis, quoi !...

C'est la tentation des totalitarismes, des sectes... c'est notre tentation !

Mais celle-ci porte en elle-même, son germe de mort.

Alors, Dieu envoie l'Esprit de Jésus pour balayer tous ces fantasmes, ces volontés de domination ! L'Esprit crée la diversité des couleurs, des utopies, des êtres... dans une danse universelle, entraînée par le Souffle de vie, brûlante du Feu de l'Amour !...

C'est la Pentecôte !...

 


Samedi 19 mai 2018

Secret d'Amour

 

Jean 21, 20-25

 

 

Lorsque Pierre demande à Jésus des infos à propos de Jean, Jésus lui répond : « Que t'importe ? Toi, suis-moi. »

Bien sûr, il n'est pas bon que nous soyons indifférent(e)s à l'égard des autres. Mais Jésus éveille Pierre au fait que l'autre, même le frère le plus proche, même le conjoint, même l'enfant.. est un mystère. Nous ne pouvons pas avoir la main mise sur lui ou elle. Il(elle) nous échappe. Jésus nous invite à faire le deuil de nos besoins de tout contrôler.

Cela semble parfois très insécurisant, mais c'est le prix pour que l'autre et nous-mêmes soyons vraiment libres, condition vitale pour une belle relation avec lui ou elle.

Chacun(e) a un chemin unique avec le Christ, selon sa personnalité propre. Mon chemin est le meilleur pour moi, car c'est le mien.

Et l'autre a le sien. Je peux l'accompagner, mais toujours, il m'échappera... Et c'est merveilleux !...

 


 

Vendredi 18 mai 2018

Une histoire d'Amour

Jean 21, 15-19

 

 

La Foi chrétienne n'est pas une idéologie. Elle n'est pas un système de pensée. Elle n'est pas un ensemble de valeurs. Elle n'est pas une morale. Elle n'est pas, non plus, une religion du Livre, comme on le dit parfois.

La Foi chrétienne est une rencontre avec Quelqu'un, une Personne. Elle est une communion avec le Christ.

Si des hommes et des femmes quittent tout, si des hommes et des femmes, et même parfois des enfants, risquent leur vie, donnent leur vie, c'est parce qu'ils ont été saisi(e)s d'amour pour le Christ. C'est cette rencontre d'Amour qui en est la fondement, qui en donne le sens.

C'est pourquoi, il était indispensable que Pierre, le premier pape, fasse l'expérience de sa fragilité en reniant le Christ, et qu'il apprenne à s'appuyer sur la miséricorde du Christ, qui est le débordement de son Amour.

 


Jeudi 17 mai 2018

Unité

Jean 17, 20-26

 

 

Vivre une communion continuelle entre frères et sœurs. A l'image de la Trinité, chacun(e) offre aux autres ce qu'il(elle) est. Ensemble, nous participons à l'enfantement d'une œuvre multicolore. Chacun(e) apporte son génie propre, en complémentarité. Nul ne reste sur le côté. Nul n'est rejeté comme un déchet, comme le dirait le Pape François. Ce qui fait la valeur de ce que chacun(e) apporte, ce n'est pas la quantité, ni la perfection, c'est la présence, sa présence qu'il(elle) y met.

Seul(e), je ne peux pas aller jusqu'au bout de mon action, de ma pensée, de ma vérité... Émerveillement de tout ce que je peux offrir et accueillir grâce à la fraternité.

En vivant l'Unité, nous allons plus loin dans notre action, dans la quête de la Vérité... plus loin dans notre humanisation...

 


Mercredi 16 mai 2018

Crise de croissance

Actes 20, 28-38

 

Dès le début de l’Église, Paul prévient les chrétiens qu'il y aura des tensions, des rivalités, et même de la perversité !

Toutes les communautés, les groupes traversent, tôt ou tard, de telles épreuves. Ce sont souvent de véritables tempêtes. Il y a de la casse, d'autant plus redoutable, voire meurtrière, que la communauté, le groupe a été idéalisé(e). Ce peut être un vrai tsunami s'il y avait, en son sein, un gourou.

C'est pourtant un passage obligé, une crise de croissance, une épreuve de vérité. Si nous demeurons vigilant(e)s, si nous gardons le cap de l'amour et de la vérité, uni(e)s au Christ, alors le chemin nous conduira vers une nouvelle naissance.

L’Église a, au long de son Histoire, traversé bien des tourments. Il ne faut pas en être choqué. Toujours l'Esprit a suscité des énergies nouvelles. Avec toutes nos faiblesses et nos ombres, il sait faire des merveilles !

 


Mardi 15 mai 2018

La gloire de l'Amour livré

Jean 17, 1-11a

 

 

Au cours de son dernier repas avec ses disciples, la veille de sa mort, « Jésus leva les yeux au ciel.... » . Le ciel c'est son cœur. Il rentre en lui-même avant de livrer son dernier message.

Puis, lorsqu'il s'agenouille devant ses disciples pour leur laver les pieds, il est plus bas qu'eux, et donc, il doit lever les yeux vers chacun d'eux. Il lève les yeux vers leurs cœurs profonds. Ceux-ci deviennent le lieu du ciel, en écoutant sa Parole et par la venue de l'Esprit qu'ils recevront.

Il leur parle de glorification.  La gloire que le Père va donner à Jésus, c'est cette fécondité prodigieuse de l'Amour livré. La mort de Jésus sur la croix n'est pas une défaite. C'est une victoire de l'Amour.

Comme l'écrit le poète Khalil Gibran : donner, se donner, c'est vivre. Retenir, c'est périr.

Voilà la gloire de Jésus ressuscité !

 


Lundi 14 mai 2018  Saint Matthias

Discernement

Actes 1, 15...26

 

 

Les apôtres nous donnent de bons repères pour opérer un discernement important.

Ils se réunissent. De la concertation fraternelle, par l'écoute et la verbalisation, la lumière progresse.

Ils mettent en avant des critères indispensables pour répondre à leur situation : Ici, la nécessité d'être douze apôtres, signe symbolique de plénitude. (Ils veulent que leur message rejoignent tous les êtres humains). Ils soulignent que le choix d'un apôtre doit se faire parmi ceux qui ont suivi Jésus.

Après cette démarche rationnelle, ils prient ensemble. Car ils ont conscience que leur choix les dépasse, que c'est, en même temps, un appel qu'ils reçoivent. Ils entrent dans la confiance, dans la Foi.

Alors jaillit la lumière, comme un roc sur lequel ils pourront avancer en toute liberté.

 


 

Dimanche 13 mai 2018

« Non pas la violence des puissants, mais la faiblesse des humbles. »

Jean 17, 11b-19

 

Jésus dit que ses disciples ne sont pas du monde, mais il les envoie dans le monde.  

Il faut avouer que cette situation est difficile à tenir !

L’Évangile nous donne soif de témoigner d'autres valeurs que certaines de celles du monde. Mais nous sommes immergé(e)s dans ce monde, nous en recevons tous les aspects positifs. Et nous sommes pétris de son esprit. 

Alors, difficulté, déjà, de démêler les différentes forces, positives et négatives,  qui l'habitent !

Difficulté d'accepter de nous salir forcément les mains ! 

Et difficulté, surtout, de ne pas tomber dans la « défense » des valeurs inspirées par l’Évangile, sans utiliser les armes étrangères à cet Évangile !

Témoigner de sa force vitale, non pas avec la violence des puissants, mais avec la faiblesse des humbles.

Ligne de crête périlleuse... mais vitale, où l'Esprit de Jésus nous conduit.

 


 

Samedi 12 mai 2018

« Demandez et vous recevrez »

 

Jean 16, 23-28

 

Jésus, Dieu et homme, est notre lien avec le Père. Il connaît de l'intérieur, les sentiments, les désirs, les besoins qui sont les nôtres. Avec lui, nous ne sommes jamais seul(e)s. Il nous comprend mieux que quiconque.

Ayons confiance en lui. Nous pouvons tout lui dire, tout lui demander. La prière creuse en nous, le désir de Dieu, de sa volonté, de son amour.

Bien sûr, ce n'est pas un magicien, ni un montreur de marionnettes qui téléguiderait tout selon nos caprices.

Non, il ne peut pas faire cela car il nous aime. Il met en nous son Esprit pour, qu'ensemble, l'Esprit et nous, nous retroussions nos manches pour exaucer nos prières et la prière de nos frères et sœurs.

 

Alors jaillira la joie de l'Esprit !...

 


 

Vendredi 11 mai 2018

Espérance

Jean 16, 20-23a

 

La souffrance provoque en nous des questions jamais résolues. Elle révèle des sentiments ambivalents. Nous sommes capables de déployer beaucoup d'énergies pour la fuir, la nier, et, en même temps, il y a en nous un certain attrait, une volonté farouche de la dominer, ou désespérée de se laisser maîtriser par elle.

Jésus nous dit qu'elle fait partie de la vie. L’Évangile ne demande jamais de la rechercher. Il faut même tout faire pour la combattre. Et, en même temps, l'accueillir, non pas avec stoïcisme, mais en contemplant, au-delà des épreuves, la lumière qui les transfigure.

Les épreuves acculent notre être à s'enraciner, à puiser au fond de nous, tel le sportif, des énergies nouvelles.

Lorsque, nous sommes passé(e)s par le feu, nous sommes davantage réceptifs(ives) à la joie que l'Esprit nous offre. Et nous rayonnons de toute la profondeur, de toute l'authenticité de cette joie.

 


Jeudi 10 mai 2018 : ASCENSION DU SEIGNEUR

Ascension dans le cœur de Dieu

Marc 16, 15-20

 

Comme les apôtres, la tristesse a rempli nos cœurs car Jésus nous a dit qu'il partait !

Nous aimerions tellement le retenir !... Le garder pour nous, ne pas être bousculé(e)s dans l'image que nous avons de lui !... Nous avons peur de le lâcher !... qu'il nous lâche !...

Mais c'est notre intérêt qu'il parte !... Il nous enverra son Esprit ! Désormais, il aura sa demeure en nous. Il sera plus intérieur à nous que nous-mêmes !...

Et, ensemble, en communauté, en Église, nous partirons sur les routes du monde, chanter « la Bonne Nouvelle à toute la création » ! Sur nos chemins quotidiens, nous irons, dans le souffle de Jésus, vers la demeure du Père : le cœur de chacun de nous, le cœur de Dieu !...

 


Mercredi 9 mai 2018

Notre âme a soif !...

Actes 17,15...18,1

 

 

Paul s'adresse aux grecs. Il reconnaît, avec émerveillement, leur recherche spirituelle, et, de là, témoigne de sa propre foi.

Nous aussi, aujourd'hui, nous vivons dans un monde qui a un grand besoin de spiritualité ! Tant de nos contemporain(e)s sont dans une recherche éperdue de transcendance ! Certain(e)s vont dans toutes les directions, essayant divers chemins, dans une quête frénétique de développement personnel, de sens à leur vie... D'autres se retrouvent dépendant(e)s de divinités, toutes sortes d'addictions... D'autres encore espèrent trouver une sécurité, une identité dans une religion, dans une croyance en un dieu protecteur...

Saurons-nous rejoindre nos contemporain(e)s sur leurs chemins, là où ils en sont ? Saurons-nous, comme Paul, discerner leur soif de Dieu ?... les traces de la présence du Christ dans tous ces lieux ? Saurons-nous, comme François d'Assise, y recueillir les lettres de l’Évangile ?...

Et proposer le chemin de Jésus ?...

 


Mardi 8 mai 2018

Libéré(e)s !...

Actes 16,22-34

 

Parfois, nous nous sentons prisonniers(ères), comme Paul et Silas dans les Actes des Apôtres, par des événements, des personnes... Comme eux, nous recevons des coups, et les chaînes semblent trop lourdes.

 

Mais au milieu de cette nuit, « Paul et Silas priaient en chantant les louanges de Dieu ». Et leur confiance, jaillie au cœur même de l'obscurité, a été comme un souffle puissant qui a ébranlé les fondements de leur prison.

 

            La Foi, plus forte que la peur !...

            La Joie, plus forte que la douleur !...

            Le Dynamisme de Vie, plus fort que cette mort !...

 

… ont cassé les entraves de notre cachot intérieur, de nos enfermements plus redoutables que toutes pressions ou contraintes extérieures !

 

Jésus vient nous offrir cette liberté que nul ne peut nous enlever. Il vient au cœur de nos nuits, auprès de nous et lave nos blessures. Il le fait souvent à travers la présence d'un frère, d'une sœur !

 

Alors, ensemble, nous exultons de joie !...

 


Lundi 7 mai 2018

 

Propulsé(e)s par l'Esprit

 

Jean 15,26-16,4

 

           

 

En vivant dans le compagnonnage au quotidien avec le Christ, qui que nous soyons, nous devenons ses témoins. Nous sommes poussé(e)s à  reconnaître l'Esprit de vérité. Nous sommes poussé(e)s à en rendre témoignage.

 

Il est à l’œuvre parfois, là où on ne l'attend pas. Il dépasse les frontières.

 

Apprendre à discerner sa présence, son action et à oser le nommer... Même au prix de l'incompréhension, voire du rejet de ceux et celles qui semblent les plus proches de nous !... Au prix également, de ce qui résiste en nous, de ces tensions intérieures qui nous travaillent.

 

Mais souvenons-nous que le Christ est avec nous, que son Esprit nous propulse en avant. C'est lui qui nous dilate le cœur !.

 


Dimanche 6 mai 2018

Vrai ou faux amour ?

Jn. 15, 9-17

 

L'Eglise nous donne de recevoir les mêmes textes en peu de temps, et nous semblons peut-être être en train de tourner en rond.

Pourtant, on fait l'expérience qu'à chaque lecture nouvelle, c'est une nouveau visage de la Parole que nous découvrons.

Aujourd'hui le "aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés" de Jésus, nous emmène peut-être encore plus loin qu'il y a quelques jours.

Le "comme je vous ai aimés" nous appelle à aimer jusqu'à donner notre vie, non pas d'abord pour ceux qu'on aime, cela on le fait naturellement, mais pour ceux qui nous sont loin, peut-être hostiles. Jésus est mort en croix pour le salut de ceux qui lui voulaient du mal.

Alors, ne nous trompons pas d'amour. Aimons du véritable amour, celui qui risque de nous conduire là où nous ne voudrions pas aller, là où nous avons peur, là où nous perdons nos repères de solidité, celui qui nous fait entrer dans la faiblesse, dans l'humilité. C'est là, à genoux devant tous, que nous rencontrerons Jésus Christ.

 


Samedi 5 mai 2018

Mise en garde divine

Jn 15, 17-21

 

L'évangile de ce jour est quelque peu déconcertant.

Jésus promet à ses disciples et ceux qui le suivent la haine de la part du monde. Ce n'est donc pas très engageant de s'aventurer sur le chemin de Jésus!

Il rappelle que le serviteur n'est pas plus grand que le maître. C'est-à-dire que ce qu'ils ont fait au maître, ils le feront aussi aux serviteurs. Encore une raison de ne pas suivre Jésus sur son chemin.

Enfin une troisième raison de ne pas suivre Jésus : tout ce qui vous arrivera c'est parce que vous me suivez. Comme Jésus, vous serez persécutés à cause de lui.

Y a-t-il un moyen d'échapper à cette prophétie maléfique?

Mais est-ce une prophétie?

Il me semble que Jésus prévient ses disciples, les met en garde sur ce qu'il risque de leur arriver. C'est aussi une manière de les laisser libres dans leur choix ; ils peuvent choisir en connaissance de cause.

Et la meilleure connaissance qu'ils puissent avoir, c'est Jésus qui la leur donne en direct : "s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre." La fidélité prend en charge la peur du risque, lorsque le risque est pris par amour.

 


 

Vendredi 4 mai 2018

Inclusion d'amour

Jean 15, 12-17

 

L'évangile de ce jour s'ouvre sur une phrase de Jésus : "Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés." Et il se termine ainsi : "Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres."

On peut donc en déduire que ce qui est le plus important pour Jésus, c'est que nous nous aimions les uns les autres comme il nous a aimés.

Le "comme il nous a aimés" se traduit par cette autre phrase : "Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis".

Il nous appelle "amis", parce qu'il nous transmet librement, gratuitement, amoureusement, tout ce qu'il a appris de son Père. Et c'est le chemin qu'il nous donne pour nous aimer les uns les autres : transmettre tout ce que lui Jésus nous a appris.

Mais son amour généreux ne s'arrête pas là : à nous, aujourd'hui, de porter du fruit et de le porter à ceux qui ont soif, faim comme lui, Jésus, nous a donné à manger spirituellement et matériellement.

Ce fruit à porter nous semble inaccessible. Jésus nous donne la recette : "ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera".

Demander, simplement, humblement, filialement, de porter du fruit comme Jésus.

 


Jeudi 3 mai 2018

Chemin d'espérance

Jn. 14, 6-14

 

Aujourd'hui, fête de saints Philippe et Jacques, deux apôtres de Jésus. C'est pourquoi l'Eglise nous propose cet évangile où l'on découvre la déclaration de foi assez extraordinaire de Philippe: "Montre-nous le Père, cela nous suffit".

Mais Jésus s'étonne que Philippe ne connaisse pas encore le Père puisqu'il connaît Jésus et le suit depuis longtemps.

Alors, Jésus nous donne une leçon de catéchèse et de théologie spirituelle, là aussi assez bouleversante : "Je suis dans le Père et le Père est en moi".

Auparavant, Jésus nous a dit : "Je suis le chemin, la vérité et la vie".

Marcher avec Jésus, à son rythme, à son pas, c'est marcher au rythme, au pas du Père puisque le Fils et le Père ne font qu'un. Et en même temps, c'est marcher vers le Père, avec le Fils qui est le chemin : chemin rude, difficile, mais porteur d'espérance puisque, au bout de ce chemin, il y aura la découverte pleine et entière de qui est ce Père qui aime chacun des hommes de manière unique et totale.

 


Mercredi 2 mai 2018

Viticulteur divin

Jn. 15, 1-8

 

L'évangile de ce jour nous révèle un Jésus qui semble bien connaître le métier de viticulteur, comme s'il avait étudié, contemplé pendant des jours la vigne.

Nous apprenons que la vigne, si elle doit porter du fruit, elle doit être émondée, taillée.

Jésus reprend toutes les étapes de la culture de la vigne et en fait le symbole de la croissance humaine et spirituelle de chaque homme.

Par bonheur, le vigneron, c'est le Père lui-même et le cep, c'est Jésus lui-même. Nous ne sommes que les sarments qui doivent être émondés pour que la sève divine qui vient du cep qu'est Jésus puisse faire croître le fruit.

Ainsi en est-il de l'homme. Par bonheur (et c'est la grâce de Dieu), le vigneron n'est autre que le Père et son sécateur, c'est l'amour.

Nous savons, par grâce et par expérience, que le Père n'a qu'un objectif, nous permettre de vivre et de donner du fruit. N'ayons donc pas peur de la douleur, la joie l'emportera.

 


Mardi 1er mai 2018

Prophète

Mat. 13, 54-58

 

En cette fête de saint Joseph travailleur (ou artisan selon les époques), l'Eglise nous propose un texte qui nous montre Jésus fils du charpentier Joseph.

Je préfère retenir la dernière phrase : "un prophète n'est méprisé que dans sa patrie  et dans sa maison".

Ainsi Jésus est atteint par les moqueries, les calomnies, les médisances et les refus de ses compatriotes et de ses amis puisqu'il se trouve dans son propre pays;

En général, quand l'enfant revient au pays, on lui fait la fête. Pour Jésus, c'est tout le contraire. La jalousie est tapie au coin de la rue.

Pourquoi est jaloux de Jésus si ce n'est parce qu'on n'a pas compris ce que voulait dire "être le fils de Dieu". Sans doute s'imagine-t-on que Jésus se place sur le haut de l'échelle hiérarchique, alors qu'il se met au plus bas en lavant les pieds de ses disciples. Ainsi nous apprenons que l'humilité c'est la gloire du prophète, c'est la gloire de Dieu.

 


Lundi 30 avril 2018

Envoi de l'Esprit Saint

Jean 14, 21-26

 

Une question pertinente par l'un de ses disciples à Jésus : "Comment se fait-il que tu doives te manifester à nous et pas au monde?"  Cela démontre, s'il en était besoin, que les disciples de Jésus ont déjà une vocation à la mission universelle.

Mais, une fois de Plus, Jésus ne répond pas directement à la question. Il entraîne ses disciples sur un nouveau chemin : celui de l'inhabitation de Dieu dans les hommes. Chacun de nous est demeure, temple de Dieu ; chacun est aimé du Père, c'est pourquoi le Père et le Fils feront de lui leur demeure.

Langage assez difficile à comprendre pour les disciples d'hier et d'aujourd'hui. Alors, pour la première fois, Jésus fait la promesse de l'envoi de l'Esprit Saint, lequel parlera au nom de Jésus et rendra claires et limpides toutes les paroles obscures de Jésus.

Effectivement , nous sommes déjà dans le temps de la préparation à la Pentecôte.

 


Dimanche 29 avril 2018

La gloire de Dieu

Jn 15, 1-8

 

Le mot gloire est couramment employé pour honneur, gloriole, etc.

Dans les Ecritures, et particulièrement dans cet évangile, il est question de tout autre chose.

La gloire du Père "c'est que vous portiez du fruit et que vous soyez mes disciples".

Ainsi Jésus  met en relation directe le fait d'être son disciple et de porter du fruit. Et tout ceci c'est la gloire divine.

Puissions-nous être les dignes enfants du même Père et attacher notre gloire à être les disciples de Jésus, c'est-à-dire les disciples de l'amour, de l'Amour.

 


Samedi 28 avril 2018

Ignorance

Jean 14, 7,14

 

Les évangiles se succèdent et parfois se ressemblent.

Hier, c'était Thomas qui disait à Jésus : "nous ne savons pas où tu vas", et Jésus lui répondait : "je suis le chemin, qui veut aller vers le Père doit passer par moi".

Et aujourd'hui, c'est Philippe qui dit à Jésus : "Montre-nous le Père, cela nous suffit", et Jésus de lui répondre : "il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas !"

Deux ignorances flagrantes de qui est Jésus par deux disciples qui le suivent depuis ses tout débuts. Alors ?

Tout d'abord, nous le savons, Jésus ne se révèle que progressivement, comme une sorte de pédagogie pour habituer ses disciples à la vérité qu'il est venu révéler, pour qu'ils puissent apprivoiser cette vérité.

Mais aussi cela révèle notre incapacité à reconnaître en Jésus le fils de Dieu, le fils du Père, effectivement des chemins divins bien difficiles pour les humains limités que nous sommes.

Ne pas oublier le : "qui m'a vu a vu le Père". Cette dernière phrase nous révèle l'unicité du Père et du Fils, leur communion parfaite. Ils se donnent tout mutuellement. Qui de nous voudra bien entendre et pourra comprendre cette vérité?

 


Vendredi 27 avril 2018

En route

Jn 14, 1-6

 

Jésus console ses disciples en leur disant qu'il part leur préparer une place, une place auprès du Père. Nous apprenons, à la fin de cet évangile que Jésus est la route, cette route qu'il nous faut emprunter pour rejoindre la place qu'il a préparée pour nous auprès du Père.

Ainsi, Jésus est le guide, il est la route et il est le lieu où il nous donne rendez-vous.

Nous n'avons donc aucune raison de nous inquiéter car, à aucun moment, Jésus ne nous laisse seuls.

C'est facile à dire, pas toujours aussi facile à croire, à intégrer dans nos vies quotidiennes. Nous le constatons avec Thomas qui ose dire, avec franchise, qu'il ne sait pas où Jésus va, et donc qu'il ne peut pas connaître le chemin.

C'est à ce moment-là que Jésus lui répond : en passant par moi, vous allez au Père, je suis le Chemin.

Souvent, trop souvent, nous nous mettons en route, à l'aveuglette, sans avoir choisi la route et le but. Et quand nous nous trouvons à la croisée des chemins, le choix devient très difficile.

Nous poser la question tous les matins : qui choisissons-nous pour notre vie avant de nous mettre en route ?

 


 

Jeudi 26 avril 2018

Logique divine

Jean 13, 16-20

 

"Recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même ; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie."

Ainsi, dans une sorte de logique divine, accueillir quelqu'un, c'est déjà accueillir Dieu lui-même puisque chaque homme est temple de Dieu, donc habité par Dieu.

C'est d'une logique implacable mais que nous n'avons pas trop l'habitude d'utiliser entre nous.

Par ailleurs, nous ne pouvons pas mettre en doute les paroles mêmes de Jésus avant sa mort : "Le serviteur n'est pas plus grand que son maître, le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie." Oser se situer en serviteur du Père quelques heures avant de donner sa vie et de donner sa mort, se reconnaître messager du Père à ce moment-là, relève à nouveau de la logique divine : le Fils est tout donné au Père et le Père lui a tout donné.

 

Raccourci saisissant qui nous dit, qui nous montre l'humilité de Dieu.

Saurons-nous y goûter ?

 


Mercredi 25 avril 2018

La main dans la main

Mc. 16, 15-20

 

L'évangile de ce jour commence par les mots "Jésus ressuscité". Cela nous place immédiatement dans les jours qui ont suivi la résurrection de Jésus. Et c'est une fois ressuscité que Jésus confirme les apôtres, dont Marc, dans leur mission de proclamer la bonne nouvelle dans le monde entier.

Le monde entier, une nouvelle qui n'est donc pas réservée aux seuls juifs. Tâche immense, bien au-dessus des seules capacités humaines des apôtres.

Alors Jésus va "venir les épauler", de façon nouvelle puisqu'il est déjà monté au ciel pour s'asseoir à la droite de Dieu son père.

Et c'est une collaboration qui s'établit entre les apôtres et Jésus : eux ils annoncent par la parole inspirés par l'Esprit, Jésus confirme ce qu'ils disent par des signes.

On peut dire qu'ils marchent la main dans la main.

Et aujourd'hui encore, le Seigneur Jésus ne nous laisse pas seuls. Sans doute les signes ne sont plus les mêmes, changement d'époque oblige. Mais si nous nous donnons la peine d'écouter les signes que Dieu nous envoie, nous entendrons la beauté du monde, la générosité et la solidarité des personnes, le respect et l'accueil des différences, l'espérance renaître chez certains, au risque, non pas de notre vie dans nos pays dits civilisés, mais de notre position sociale ou d'une privation de liberté.

Alors, n'ayons pas peur, quoique nous fassions, quoique nous disions, quand c'est pour le bien de l'autre, le Seigneur est avec nous et en nous, la main dans la main.

 


Mardi 24 avril 2018

Père et Fils, Un

Jn. 10, 22-30

 

Jésus est au temple, au milieu des juifs qui s'interrogent et l'interrogent sur sa véritable identité.

Jésus n'est pas dupe et il leur révèle que leur incapacité à comprendre qui il est relève de leur incroyance, de leur manque de foi.

Un manque de foi qui ne leur permet pas d'entendre la voix du Père dans les paroles du Fils. Leur ignorance est la cause de leur aveuglement. Y a-t-il un remède?

Le premier remède c'est l'ouverture des oreilles du coeur, l'accueil de la différence, l'accueil du futur et de l'avenir, inconnu à ce jour. C'est pratiquement impossible pour des juifs d'accepter que leur Dieu parle aussi en dehors de la Loi et des prophètes. L'incarnation du Fils de Dieu, du Messie, n'entre pas dans leurs articles de Loi. Alors, que faire ?

Pas grand chose. Simplement écouter la promesse de Jésus à ses brebis : "je leur donne la vie éternelle parce que mon Père, qui est plus grand que moi, me les a données".

Voilà, tout est dit sur la filiation et l'unité du Fils avec le Père.

 


Lundi 23 avril 2018

La voix du pasteur

Jn. 10, 11-18

 

De Jésus qui se fait nourriture, nous nous retrouvons sur un autre registre : la voix du bon pasteur.

Ce n'est pas n'importe quelle voix, c'est celle que les brebis écoutent, c'est-à-dire que c'est celle que les brebis reconnaissent et aiment. Elles la reconnaissent comme la voix de leur maître (et non d'un mercenaire quelconque). Elles l'aiment parce que c'est cette voix qui les invitent à sortir de l'enclos pour manger, à rentrer pour se reposer et se protéger.

De plus, cette voix que les brebis aiment et reconnaissent, c'est aussi la voix du guide, de celui qui les mènera à bon port. Elles le savent par expérience car jamais ce berger ne s'est dérobé à son devoir, à son amour.

Elles expérimentent le fait que celui qui a cette voix ne s'arrête pas à la parole. Il donne sa vie, c'est pourquoi elles peuvent l'écouter en toute confiance.

Et nous aujourd'hui ?

 


Dimanche 22 avril 2018

Donner sa vie et la recevoir à nouveau

Jn 10, 11-18

 

Dans le sud du pays, bergers, brebis et loups,

vie sauvage et animaux domestiques peinent à cohabiter…

c’était déjà le cas au temps de Jésus.

 

S’il choisit cette image, c’est pour se présenter comme celui 

qui protège la vie de ceux que le Père lui donne.

Pas besoin de refuser d’être des moutons 

pour accepter que nos vies soient protégées par la vie donnée du Christ !

 

Dans le don du Fils, il y a une liberté 

qui donne pouvoir de donner sa vie et de la recevoir à nouveau.

Faisons-nous un peu cette expérience 

quand notre geste de don gratuit 

nous permet de recevoir en retour ?

 


Samedi 21 avril 2018

Parole, esprit, vie

Jn 6, 60-69

 

Lire l’Évangile nous donne 

de recevoir des paroles qui sont esprit et vie,

d’entendre Celui qui a les paroles de la vie éternelle. 

 

Ces paroles demeurent des forces de proposition 

et non des lois arbitraires ou implacables.

Accueillir l’Évangile, c’est offert à ma liberté.

Celle-ci a la possibilité du refus.

La vie éternelle est tellement de l’ordre du don 

que le don de l’accueillir

nous vient du Père lui-même.

Elle est grande notre dignité humaine 

qui peut se recevoir du Père par le Fils et dans l’Esprit.

Avoir la vie éternelle, 

serait-ce consentir à entrer en communion 

avec l’amour qui se vit entre Père, Fils et Esprit ?

 


Vendredi 20 avril 2018

La vie éternelle en nous

Jn 6, 52-59

 

Les débats actuels sur les questions de bioéthique 

sont tendus.

Certains parlent de légaliser l’euthanasie.

 

Aujourd’hui, l’Évangile nous apprend 

que nous avons la vie éternelle en nous.

Communier au Corps et au Sang du Christ

nous fait vivre éternellement.

Ce beau mystère répond au désir de vie éternelle

qui habite en chaque être humain.

Il fait de nous des vivants

Qui ne sont pas faits pour mourir.

« Je suis venu pour que les hommes aient la vie 

et pour qu’ils l’aient en abondance. »

Oui, la vie éternelle nous est promise.

 


Jeudi 19 avril 2018

Manger de ce pain

Jn 6, 44-51

 

Les versets évangéliques précédents nous parlaient 

de croire, de voir et d’avoir ainsi la vie pour toujours.

 

Aujourd’hui, il s’agit de croire et de manger.

Se nourrir nous maintient en vie, c’est le geste

le plus vital pour notre humanité.

 

Le Verbe fait chair nous donne de son pain :

sa vie à accueillir pour vivre de Lui.

Grâce du sacrement de l’Eucharistie,

à recevoir en pleine conscience et toute gratitude.

 


 

Mercredi 18 avril 2018

Le pain de la vie

Jn 6, 35-40

 

La nourriture qui ne passe pas 

et nous fait vivre le plus intensément,

c’est notre vie relationnelle.

 

S’ouvre à nous grâce au Père par le Fils,

La relation la plus vivifiante : 

entrer dans l’intimité de Dieu même.

Se recevoir comme fils ou fille du Père 

et devenir frère ou sœur du Ressuscité.

Il est présent parmi nous et

ne cesse de nous faire vivre et ressusciter.

 

Joie de chaque jour, 

Christ est ressuscité…

et nous avec lui ! 

 


Mardi 17 avril 2018

La preuve par le don

Jn 6, 30-35

 

Alors qu’ils le voyaient « passer en faisant le bien », 

les contemporains de Jésus 

peinaient à lui faire confiance et à le croire.

Il suffisait de peu pourtant. 

En effet, ils ne voyaient pas qu’ils croyaient déjà en leurs Écritures.

La manne était déjà pour eux don de Dieu.

Jésus-Christ, le Fils est don du Père

accomplissant les Écritures.

En leur donnant cette clef d’interprétation

plutôt qu’un miracle, Jésus les renvoie et nous renvoie

à la Parole de Dieu seule.

Celle-ci donne la vie pour toujours.

 

À nos bibles donc !

 


Lundi 16 avril 2018

Barques-poursuite

Jn 6, 22-29

 

À la recherche de Celui qui les a nourris gratuitement,

les gens n’hésitent pas à le poursuivre en barques.

Mais qu’est-ce qui nous nourrit vraiment ? 

Qui nous est-il bon de poursuivre ? 

Ce qui et Celui qui nous donne part à la vie en plénitude.

 

Au-delà du rassasiement des corps, 

il y a les joies de l’Esprit et les relations affectives :

tout cela ensemble peut remplir une vie et lui donner sens 

quand elle prend le chemin de l’Éternité.

 

Le désir profond de nos âmes est participation 

à l’œuvre même de Dieu.

Son règne est là quand nous mettons notre confiance 

dans le Seigneur, le Fils bien-aimé du Père.

 

Il nous a laissé son Évangile à vivre 

au jour le jour et pour toujours.

 


Dimanche 15 avril 2018

Témoins bouleversés

Lc 24, 35-48

 

Quand « c’est trop beau pour être vrai »,

nous n’arrivons pas à y croire !

Il faut croire que le Ressuscité peine à se faire reconnaître 

par ceux qui étaient avec lui avant sa Passion.

 

Depuis plus de 2000 ans pourtant les chrétiens et les chrétiennes 

sont animés par cette foi en la résurrection.

Mais cette présence du Ressuscité est à apprivoiser jour après jour.

 

L’Écriture est là pour soutenir notre foi

et nous aider à proclamer au nom du Christ le pardon des péchés.

 

Réjouissons-nous, la Bonne nouvelle de Pâques nous a rejointe.

 


Samedi 14 avril 2018

 

Toucher terre

 

Jn 6, 16-21

 

Nos liturgies pascales ne cessent de nous renvoyer

à nos Galilées du quotidien.

La présence dans l’absence du Ressuscité

se discerne, se pressent, 

dans les fugitifs instants de nos vies

où passe sa grâce. 

 

À peine les disciples ont-ils esquissé le geste de prendre Jésus 

pour le tirer dans leur barque

qu’ils touchent terre. 

 

Confiance, n’ayons pas peur :

le Ressuscité est vraiment parmi nous.

 

 

 


 

Vendredi 13 avril 2018

 

Recueillir la nourriture

 

Jn 6, 1-15

 

« Lorsqu’on jette de la nourriture,

c’est comme si l’on volait la nourriture à la table du pauvre. » 

dit le pape François (Laudato si’ n° 50)

 

L’épisode évangélique de ce jour nous montre 

comment le problème fait partie de la solution.

Quand il est question de faim, 

l’attention à la présence de nourriture sauve.

André a vu 5 pains d’orge et deux poissons !

Cela suscite  un vaste mouvement de partage

qui donne à chacun de manger à sa faim.

Et les restes sont recueillis pour ne pas gaspiller.

 

Aujourd’hui, nombre d’associations vont récolter, 

cuisiner de la nourriture pour éviter le gaspillage 

et nourrir ceux qui n’ont pas de pain.

Aujourd’hui, des associations paysannes vont semer, 

cultiver ou récolter ensemble des comestibles « bio ».

 

Rendons grâce pour tous ces signes d’accomplissement 

de l’évangile en notre monde !

 


Jeudi 12 avril 2018

Devenir des terrestres inspirés

Jn 3, 31-36

 

Un livre récent s’intitule « Atterrir » (B. Latour) .

Il invite à devenir terrestre et à prendre soin de nous-mêmes,

de tous les vivants et de notre terre.

 

La Parole du jour exhorte les terrestres que nous sommes 

à accueillir le Fils qui reçoit l’Esprit sans mesure

et nous transmet les paroles de Dieu, notre Père.

 

À nous de devenir des terrestres inspirés,

habitant notre terre et collaborant avec l’Esprit de Dieu 

à l’œuvre ici et maintenant.

 

 

 


Mercredi 11 avril 2018

 

Transparence ajustée

 

Jn 3, 16-21

 

Les journalistes ne cessent d’investiguer 

Pour révéler diverses « affaires »

où le manque de transparence est patent.

 

L’Évangile de ce jour nous parle de 

faire confiance ou croire au Fils de Dieu ;

faire la vérité ou venir à la lumière.

Être au clair avec soi-même revient à croire, 

faire ses œuvres en union avec Dieu 

et ne craindre ni la vérité, ni le jugement.

 

Rendons grâces à Celui qui est 

le chemin, la vérité et la vie.

 


Mardi 10 avril 2018

 

Se laisser inspirer

 

Jn 3, 7b-15

 

« Rechercher l’Esprit du Seigneur et sa sainte opération. »

Cette expression de notre spiritualité franciscaine 

ressemble à l’invitation de Jésus à Nicodème.

 

Avoir l’audace de faire confiance au Christ mort pour nous 

et nous laisser habiter par son souffle.

Qu’arrivera-t-il alors ? 

Nous naîtrons à une vie nouvelle parce que 

nous nous laisserons inspirer 

par l’Esprit de Dieu.

 

La lecture des Actes des apôtres (5, 17-26) suggère 

la naissance d’une économie solidaire :  

la première communauté chrétienne forme cette société heureuse 

où personne n ‘est dans l’indigence.

 

Si nous comptions sur l’Esprit du Seigneur 

pour nous laisser inspirer

des utopies créatrices d’un monde plus beau ?

 


Lundi 9 avril 2018

 

Bouleversés par une Parole

 

Lc 1, 26-38

 

Nos liturgies pascales font mémoire des femmes bouleversées

par une parole annonçant Jésus vivant et ressuscité.

L’Évangile de ce jour nous met face au bouleversement 

de Marie saluée par un ange. 

La Vierge demeure à l’écoute d’elle-même, 

face à la révélation inouïe :

« Le Seigneur est avec toi, tu vas enfanter 

un Fils dont le règne n’aura pas de fin. »

Elle ouvre alors la porte de son cœur à Dieu 

et consent à la venue du Messie en elle, rien de moins !

Son oui a permis qu’aujourd’hui encore, 

le Seigneur soit avec nous Vivant et ressuscité.

 

« Où habite Dieu ? demande un rabbin

- Là où on le fait entrer – explique-t-il. »

 

N’hésitons pas, ouvrons la porte de notre cœur 

à Celui qui est, qui était et qui vient,

le Ressuscité avec nous jusqu’à la fin du monde.

 


 

a

Mercredi 7 mars 2018

Éloge de la cohérence

Mt 5, 17-19

 

« Celui qui observe et enseigne les plus petits

des commandements de Dieu,

sera déclaré grand de la Royaume des cieux. »

 

Le moins d’écart possible entre ce que je dis et ce que je fais

me mène à une vie pleine d’authenticité

qui peut faire signe autour de moi.

Par ailleurs, celui qui écoute la parole de Dieu

et qui la met en pratique,

Celui-là est pour jésus un frère, une soeur, une mère.

 

Belle invitation de carême

à ruminer la Parole de Dieu

pour qu’elle nous nourrisse

et modèle notre vie.

 


Mardi 6 mars 2018

Faire circuler le pardon

Mt 18, 21-35

 

L’évangile de ce jour nous appelle à la patience et au pardon mutuel

selon la manière et d’être et de faire de Dieu-même.

 

Pardonner à son frère du fond du cœur,

voilà le ciment de la construction

d’une fraternité humaine sans frontières.

 

Sainte Claire d’Assise l’a bien compris et mis en mots

dans sa forme de vie pour les Sœurs pauvres.

Que serait notre vie communautaire chez les clarisses

et dans nos communautés paroissiales et nos familles sans le pardon ?

 

«  S’il advenait -qu’il n’en soit rien !- qu’entre deux sœurs, 

par une parole ou par un geste, 

s’élève quelque fois une occasion de trouble ou de scandale,

que celle qui aura donné cause à ce trouble, aussitôt,

avant de présenter l’offrande de sa prière devant le Seigneur,

non seulement se prosterne humblement aux pieds de l’autre ,

demandant le pardon mais la prie aussi avec simplicité d’intercéder

pour elle auprès du Seigneur pour qu’il lui pardonne.

Et celle-là, se souvenant de cette parole du Seigneur :

 Si vous n’avez pas remis de tout cœur,

votre Père céleste non plus ne vous remettra pas,

qu’elle remette généreusement à sa sœur toute l’injure qui lui a été faite. »

(Reg Cl 9)

 


Lundi 5 mars 2018

Tous furieux

Lc 4, 24-30

 

L’Évangile de ce jour met en avant une profonde remise en questions

par Jésus de ses concitoyens.

Insupportable pour eux car ils sont tous furieux.

 

Comme il est difficile de se remettre en question

que ce soit au niveau de ses relations aux autres

ou de son mode de vie face à l’urgence

de prendre soin de notre planète.

 

Pourtant, se laisser dire une parole vraie et se convertir,

n’est-ce pas le chemin liturgique de notre carême ?

 

Osons aujourd’hui être  à l’écoute de ce qui

et de ceux qui nous rendent furieux.

 


Dimanche 4 mars 2018

Relecture

Jn 2, 13-25

 

« Nul ne peut servir deux maîtres, Dieu et l’argent »

Ce qu’il a enseigné, Jésus le met en scène d’une manière spectaculaire

en chassant les vendeurs du temple.

 

Les disciples sont là et relisent l’événement

à la lumière de l’Écriture

et tout s’éclaire pour eux :

l’amour de la maison du Père tourmente jésus.

 

Est-ce que nos églises sont le tourment des chrétiens ?

Celles de pierres trop nombreuses et désaffectées ;

celles qui sont notre patrimoine architectural comme la chapelle de Ronchamp,

maisons pour tous offrant une ouverture à l’intériorité.

 

Au-delà des pierres, il y a les pierres vivantes

qui font l’Église, construisent le peuple de Dieu.

Chacune à leur place est dans son être-même,

dans son corps, un sanctuaire sacré.

Là demeurent le Père et le Fils pour peu que nous 

nous ouvrions à l’amour divin et à l’amour fraternel.

Sortons donc de nos églises à la rencontre de tous,

avec une attention particulière aux blessés de la vie.

Ainsi notre Église ressemblera à un hôpital de campagne,

selon le désir de notre pape François.

 


Samedi 3 mars 2018

Tous fils uniques

Lc 15, 1-3. 11-32

 

Dans un groupe de partage, il était demandé de donner

un nouveau titre à cette parabole.

Quelqu’un suggéra :

« Vous avez intérêt à être fils unique »

 

La réaction du fils aîné de la parabole face à son frère cadet,

sujet de la tendresse et de la joie du père,

met en avant la difficulté de la fraternité,

de l’accueil de la miséricorde de Dieu.

 

Comment nous reconnaître chacun et chacune

comme aimés du Père d’une manière unique et incomparable,

supprimant ainsi toute envie, jalousie, comparaison ?

 

Saint François d’Assise prie ainsi :

Que nous aimions nos proches comme nous-mêmes :

en les attirant tous à ton amour selon notre pouvoir,

en partageant leur bonheur comme s'il était le nôtre,

en les aidant à supporter leurs malheurs,

en ne leur faisant nulle offense.

 


Vendredi 2 mars 2018

Fruits de la vigne

Mt 21, 33-43. 45-46

 

Que de violences dans la parabole de ce jour, avec pour mobile

l’appât du gain, la possession de la terre  à son profit exclusif.

À l’heure où le réchauffement  du climat et nos modes de consommation

mettent notre terre en danger,

voilà un bel appel à la responsabilité

que nous lance notre Créateur.

 

Notre Père des cieux nous a confié

la terre pour la cultiver et la garder

au profit de tous ses habitants.

La ferons-nous fructifier,

respecterons-nous tous nos frères humains

qui y ont droit autant que nous ?

 

En ce temps de carême, contemplons le Christ en croix,

l’arbre de vie pour tous et pour toujours.

 


Jeudi 1er mars 2018

Bonne nouvelle en enfer

Lc 16, 19-31

 

De cette parabole déroutante, nous pourrions rejeter

une bonne dose de dolorisme :

« Souffrons sur terre pour gagner notre ciel ! »

 

Le mauvais riche nous émeut par sa sollicitude pour ses 5 frères.

Il voudrait tant leur éviter son propre enfer !

 

La réaction d’Abraham est bonne nouvelle pour chacun de nous :

« Ils ont Moïse et les prophètes, qu’ils les écoutent ! »

Avec la Parole de Dieu à écouter,

le ciel nous est ouvert, offert, promis.

 


Mercredi 28 février 2018

Prêts pour le service

Mt 20, 17-28

 

Aujourd’hui, Jésus nous parle en chemin de sa Passion

qui sera passage de la mort à la vie.

En ce temps de carême et de démarche synodale,

nous marchons ensemble vers Pâques,

vers notre résurrection future.

 

Déjà, nous avons à percevoir les petites résurrections du quotidien,

celles qui nous sortent de nous-mêmes

pour aimer et goûter à la joie du service.

 

La mère des fils de Zébédée, mère aimante s’il en est,

demande « une bonne place » pour chacun d’eux.

L’indignation des autres disciples est alors transformée

par Jésus en élan pour le service !

 

Soyons debout, prêts à servir et donner notre vie comme le Christ.

Dans ce don-là surgit et ressuscite

le meilleur des pouvoirs,

celui d’aimer.

 


Mardi 27 février 2018

 

Saveur de la fraternité

 

Mt 23, 1-12

 

Quelle est donc cette loi de Dieu

que certains enseignent sans l’observer eux-mêmes ?

 

Les disciples n’ont qu’un seul maître le Christ

et qu’un seul Père qui est aux cieux.

Pour eux, la Loi devient la voie qui indique le chemin

pour aller en frères vers le Père.

La Paternité de Dieu fait de tous ses enfants

des frères et des sœurs.

Voilà ce que le Fils, premier-né d’une multitude de frères

est venu nous enseigner.

Émerveillons-nous ensemble de cette fraternité

à recevoir et à mettre en œuvre.

 

Il y a huit siècles, François d’Assise,

fondateur de l’ordre des frères mineurs,

recommandait déjà à ses frères :

N’appelez personne père car vous n’avez qu’un seul Père qui est aux cieux

et vous êtes tous frères !

Ainsi les franciscains furent préposés à apporter au monde

la saveur de cette fraternité universelle.

 


Lundi 26 février 2018

 

Destination universelle des biens

 

Lc 6, 36-38

 

Le principe de la destination universelle des biens

inscrit dans la doctrine sociale de l’Église

consonne particulièrement avec l’Évangile de ce jour

et la conversion écologique en cours.

 

Entrons dans un mouvement de solidarité où les biens circulent

pour permettre à chacun et chacune de vivre sous un toit,

de se nourrir, se vêtir et d’avoir accès à l’éducation et la culture.

Cette générosité est contagieuse nous dit l’Évangile :

« Donnez et l’on vous donnera. »

 

Nous participerons ainsi à la bonté de Dieu.

La profusion dans ses œuvres habille

notre terre d’une heureuse biodiversité

quand l’appât du gain des humains ne la détruit pas.

 


 

2° Dimanche de Carême – 25 février 2018

Bénédiction

Genèse 22,1-18/Rom. 8,31-34/Marc 9, 2-10

 

 

Le sacrifice suprême d’Abraham (son fils) offert à Dieu

est refusé par Celui-ci, qui, en retour, comblera de

bénédictions : « Puisque tu as écouté ma voix, toutes

les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la

bénédiction par le nom de ta descendance. »

 

Jésus transfiguré sur la montagne est cette descendance :

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »

 

Et Paul en tire la conséquence : « Si Dieu est pour nous,

qui sera contre nous ? Il n’a pas épargné son propre Fils,

mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec

lui, ne pas nous donner tout ?

Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité,

il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous. »

Qui donc pourrait nous séparer de l’amour du Christ ?

 


Samedi 24 février 2018

Les deux commandements

Deut.26, 16-19/Mat.5, 43-48

 

 

« Aujourd’hui, tu as obtenu du Seigneur

cette déclaration : Lui sera ton Dieu ; toi, tu

suivras ses chemins, tu écouteras sa voix.

Aujourd’hui, le Seigneur a obtenu de toi cette

déclaration : tu seras son peuple, son domaine

particulier, tu devras garder tous ses commandements.

Tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu. »

 

Belle déclaration d’alliance entre Dieu et son peuple.

Il faut y ajouter encore «  Tu aimeras ton prochain... 

et tu haïras ton ennemi. »

 

Jésus va plus loin en disant : « Aimez vos ennemis,

et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment

les fils de votre Père qui est aux cieux... Il fait lever son soleil

sur les méchants et sur les bons, tomber la pluie sur les justes

et sur les injustes.

Vous donc, soyez parfaits comme votre Père ! »

Demande qu’il serait difficile de vivre sans son aide.

 


Vendredi 23 février 2018

Justice de Dieu

Ézéchiel 18, 21-28/Mat. 5,20-26

        

 

« Si le méchant se détourne de tous les péchés

qu’il a commis, il vivra, il ne mourra pas. Et le

juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal,

il mourra. »

Dieu laisse place aux évolutions possibles, même

imprévisibles. Il donne à chacun sa chance. Mais

cette justice est exigeante, encore plus avec le Christ :

 

« Si votre justice ne surpasse pas la justice des scribes

et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume

des cieux. » Colère et insulte sont mises par Jésus

au rang du meurtre. C’est pourquoi il appelle à la récon-

ciliation avant d’aller à la prière, à la recherche d’un accord

avant d’entrer en procès.

Mesures de sagesse avant l’irréparable qui suit trop

souvent !

 


Jeudi 22 février 2018

Fête de la chaire de saint Pierre

1° Pierre 5,1-4/Mat 16, 13-19

 

 

Sur quoi est fondée l’autorité de Pierre ?

 

Celui-ci vient de confesser en Jésus « le Christ,

le Fils du Dieu vivant ! »

et Celui-ci lui dit alors « Tu es Pierre, et sur cette

pierre, je bâtirai mon Église »... mon Église, et non

la tienne... et la pierre que tu es repose sur la

Pierre angulaire que je suis, la Pierre de fondation

(Psaume 117) citée aux Actes des apôtres.

L’autorité de Pierre est aussi celle du pasteur, à

l’image du Chef des pasteurs, le Christ, sans oublier

non plus que le troupeau est celui de Dieu.

 

Aucune possession donc, mais un service, une

mission.  Les papes actuels s’en sont bien inspirés.

 


 

Mercredi 21 février 2018

Foi et conversion

Jonas 3, 1-10/Luc 11, 29-32

 

 

La prédication du prophète Jonas, bien que

faite à contre cœur, a provoqué la conversion

de Ninive, la grande ville païenne...

 

La prédication de Jésus, certes, séduit les

foules, mais rencontre aussi beaucoup de

résistances, ce qui l’amène à dire :

«Cette génération est une génération mauvaise.

 Lors du Jugement, les habitants de Ninive

se lèveront en même temps que cette génération

et la condamneront ; en effet, ils se sont convertis

en réponse à la proclamation faite par Jonas, et

il y a ici bien plus que Jonas ! »

 

Savons-nous écouter les prophètes d’aujourd’hui,

écouter le Fils de Dieu lui-même, et nous laisser

transformer par sa Parole ? Question toujours

ouverte...

 


 

Mardi 20 février 2018

Puissance de vie

Isaïe 55,10-11/Mat. 6,7-15

 

 

Une constations qui remplit d’espérance :

« La pluie et la neige qui descendent des cieux

n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre,

l’avoir fécondée et l’avoir fait germer... Ainsi ma

Parole ne me reviendra pas sans résultat, sans

avoir accompli sa mission. »

 

Jésus nous révèle la prière qui plait à Dieu : Mais

quand elle sort de la bouche du Verbe, elle fait

ce qu’elle dit, accomplit sa mission.

Réalisons-nous cette puissance  de vie à l’œuvre

quand nous prions le  Notre Père ?

« Que ton nom soit sanctifié... Que ton règne vienne...

Que ta volonté soit faite... Donne-nous aujourd’hui

notre pain... Remets-nous nos dettes... Ne nous laisse

pas entrer en tentation... Délivre-nous du mal... »

Prière simple et inépuisable.

 


Lundi 19 février 2018

Sainteté

Lv. 19,1-18/Mat. 25,31-46

 

 

« Soyez saints, car moi, le Seigneur, je suis saint ! »

 

S’ensuivent tous les commandements de vie donnés

à Moïse pour le peuple : « Vous ne volerez pas, vous

ne mentirez pas, vous ne tromperez pas... »

Remarquons que ces préceptes sont presque tous négatifs.

 

Jésus, lui, se propulse dans l’avenir  et élargit  l’horizon

à l’extrême : « J’avais faim... j’avais soif...j’étais un étranger,

j’étais nu, malade, en prison...

Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits

de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (ou que vous

ne l’avez pas fait) »

 

Jésus attire notre attention sur des personnes à secourir

et auxquelles il s’identifie. La sainteté prend, dès lors une

autre signification : en lui, Jésus, l’amour de Dieu et de

l’homme ne font plus qu’un.

Simple, direz-vous, mais pas facile à vivre dans le concret

de nos existences !

 


 

1° Dimanche de Carême – 18 février 2018

Alliances

Genèse 9, 8-15/1 Pierre 3, 18-22/Marc 1, 12-15

 

 

Après le déluge, Alliance de Dieu avec Noé,et ses fils,

avec tous les êtres vivants, pour les générations à jamais...

 

Après le désert et ses tentations, Jésus proclame

l’Évangile de Dieu : « Les temps sont accomplis, le règne

de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à

l’évangile. »

 

Message que l’apôtre Pierre va expliciter : « Le Christ

a souffert pour les péchés, lui le juste pour les injustes,

afin de vous introduire devant Dieu. Il a été mis à mort

dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit. C’est en Lui qu’il

est parti proclamer son message aux esprits qui étaient

en captivité, qui avaient refusé d’obéir quand Noé construisait

l’arche. »

Alliance nouvelle et éternelle, offerte vraiment à tous.

 


Samedi 17 février 2018

Au-delà des apparences

Isaïe 58, 9-14/Luc 5,27-32

 

 

« Si tu fais disparaître de chez toi le geste

accusateur, la parole malfaisante, si tu donnes

à celui qui a faim ce que toi tu désires, ta lumière

se lèvera dans les ténèbres, le Seigneur sera

toujours ton guide... »

N’est-ce pas ce qui se passe chez Lévi, ce collecteur

d’impôts que Jésus appelle : abandonnant tout, l’homme

le suivit... Mais cela ne suffit pas : Lévi donne une grande

réception dans sa maison pour tous ses collègues et amis.

Récriminations des pharisiens qui se scandalisent :

Pourquoi mangez-vous avec les pécheurs ?

Réponse renversante de Jésus : « Je ne suis pas venu

appeler des justes mais des pécheurs. »  Il existe des faims cachées...

Saurons-nous les voir, les comprendre, y répondre de la part de Dieu ?

 


Vendredi 16 février 2018

Le sens du jeûne

Isaïe 58,1-9/Mat. 9, 11-15

 

 

On parle beaucoup du jeûne aujourd’hui

comme pratique favorable à la santé, à

l’équilibre, au respect de la création. C’est

bien, mais le sens biblique du jeûne est

d’abord lié à la relation :

 

« Le jour où vous jeûnez, vous savez bien

faire vos affaires, et vous traitez durement

ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se

passe en disputes et querelles... Est-ce là le

jeûne qui me plait, un jour où l’homme se rabaisse ?

Le jeûne qui me plait, n’est-ce pas ceci : faire

tomber les chaines injustes, rendre la liberté aux

opprimés... partager ton pain... accueillir les pauvres

sans abri... ne pas te dérober à ton semblable...

Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra... »

Message si actuel du prophète Isaïe !

 

Pour Jésus, c’est la relation avec lui qui est première

pour ses disciples : Joie quand il est là, jeûne de tout

l’être quand ils seront privés de sa présence :

« Quand l’Époux leur sera enlevé, alors ils jeûneront ! »

Le jeûne n’est donc pas quelque chose, mais QUELQU’UN.

 


 

Jeudi 15 février 2018

Chemins de mort, chemins de vie

Deut.30,15-20/Luc 9, 22-25

 

 

Dieu, par la voix de Moïse, disait à son peuple :

« Je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction

ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous

viviez en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant

sa voix, en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve

ta vie. »

 

Jésus savait que les hommes voulaient sa mort, mais

en Dieu, il était LA VIE. C’est pourquoi il pouvait dire

à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre

beaucoup, qu’il soit tué, et que le troisième jour, il

ressuscite... Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce

à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me

suive... Celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera ».

 

Paradoxe du Fils du Dieu vivant et Sauveur des hommes !

 


Mercredi 14 février 2018

Mercredi des Cendres

Joël 2,12-18/2° Cor. 5,20-6,2/Mat. 6,1-6.16-18

 

 

Quels sont les appels qui nous sont adressés en

cette entrée du peuple chrétien en Carême ?

 

Jésus nous appelle à l’intériorité en ces trois

piliers de notre vie spirituelle : L’aumône, la

prière, le jeûne : « Ne te donne pas en spectacle :

ton Père qui voit dans le secret te le rendra. »

 

Paul nous le demande instamment au nom du Christ :

« Laissez-vous réconcilier avec Dieu... Ne laissez pas

sans effet la grâce reçue de lui. »

 

Le prophète Joël nous lance un appel collectif à la

conversion « Revenez de tout votre cœur au seigneur

votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux...

Pitié, Seigneur, pour ton peuple ! Faudra-t-il qu’on dise

chez les païens « où donc est leur Dieu ? »

 

Beau programme en perspective !

 


 

Mardi 13 février 2018

Ambiguïtés

Jacques 1,12-18/Marc 8,14-21

 

 

Jésus parle à ses disciples du levain des pharisiens

et d’Hérode... Eux parlent de pains.

Autre mot piégé : tentation. « Que personne ne dise : 

ma tentation vient de Dieu ! Dieu ne tente personne.

Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui conçoit

et enfante le péché qui, arrivé à son terme, engendre

la mort. » Telle est l’explication de l’apôtre Jacques,

et c’est pourquoi nous disons maintenant dans la

prière du notre Père : Ne nous laisse pas entrer en

tentation...

 

Soyons attentifs à penser juste, en replaçant ces

mots clefs, et d’autres aussi, dans leur contexte

évangélique.

 


Lundi 12 février 2018

Signes du ciel

Jacques 1, 1-11/Marc 8,11-13

 

 

Soupir de Jésus : « Pourquoi cette génération

cherche-t-elle un signe ? Aucun signe ne sera

donné à cette génération ! »

C’est que cette question était seulement un piège.

La vraie réponse, c’est l’apôtre Jacques qui nous

la donne : Elle est dans notre relation vraie avec

Dieu :

« Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la

demande à Dieu... elle lui sera donnée, mais qu’il

demande avec foi. »

C’est cette foi humble qui change nos comportements :

« Considérez comme une joie extrême de buter sur

toute sorte d’épreuves. Une telle vérification de foi

produit l’endurance, et l’endurance doit s’accompagner

d’une œuvre parfaite. »

Les signes de Dieu relèvent de notre intérieur.

 


Dimanche 11 février 2018

Guérison incognito

Marc 1, 40-45

 

Tout ce que fait Jésus le rend plus populaire et connu de tous. Partout où il passe, il fait le bien, il guérit les malades et chasse les esprits impurs.Aujourd'hui, il va juu'à guérir un lépreux en le touchant.

Et voilà que Jésus demande le silence, le secret à cet homme qui exulte de joie. Comment pourrait-il se taire après avoir été guéri, réintégré dans la communautés des humains, avoir retrouvé toute sa dignité humaine ?

Et effectivement cet ne va pas se taire, au point d'empêcher Jésus de se montrer ouvertement et de se retirer dans des endroits déserts. Pourquoi Jésus répugne-t-il tant à montrer qu'il a de la compassion pour les hommes ? Ce n'est pas qu'il ne veuille pas être embêté, non, ce ne serait pas digne de lui. Alors ?

Alors, peut-être veut-il tout simplement s'effacer devant l'amour tout puissant de son Père. Et peut-être que Jésus veut nous dire que tout dépend de son Père et pas de lui. Une toute première façon de nous dire qu'il est envoyé par le Père et qu'il n'agit pas de lui-même.

 


Samedi 10 février 2018

Le désert de la faim

Marc 8, 1-10

 

La multiplication des pains, un texte connu, archi connu.

Peut-on encore dire quelque chose de nouveau à ce sujet ?

Pas sûr !

Ce qui me retient aujourd'hui, c'est l'environnement dans lequel Jésus enseigne : un désert. N'y avait-il pas d'endroit plus convivial pour se rencontrer ou était-ce uniquement à cause de la foule très nombreuse, que sur l'herbe verte il n'y aurait pas eu assez de place. Pourtant dans un autre évangile, on parle d'herbe verte.

Alors ?

Alors, j'ai envie de dire que ce désert est en fait le symbole d'un désert intérieur, d'une foule à la recherche de nourriture spirituelle que seul Jésus peut lui donner. Apparemment Jésus a bien compris qu'on ne nourrit pas l'âme sans nourrir le corps. Ceci signifie que l'homme est tout unifié et qu'il a besoin de son Dieu comme il a besoin de nourriture bien matérielle pour vivre. N'oublions pas cela par rapport aux migrants qui eux aussi ont besoin des deux.

 


Vendredi 9 février 2018

Capax Dei

Marc 7, 31-37

 

La réputation de Jésus n'est plus à faire, et pourtant, à chaque guérison, il y a un peu plus d'enthousiasme dans la foule.

Ces gens sont admiratifs et reconnaissants au fait qu'il remette sur pieds les boiteux, fait entendre les sourds et parler les muets.

Mais, comme nous souvent, peut-on dire qu'ils ont entendu les paroles de Jésus ? Comme souvent dans nos prières d'intercession, nous ne voyons que l'aspect un peu "magique" que le Seigneur pourrait nous offrir pour faciliter notre vie ou alléger notre souffrance.

Bien sûr, oh bien sûr, les guérisons physiques sont essentielles. Ce serait absurde de le nier. Mais il y a une autre guérison qui ne se voit pas. Avons-nous conscience qu'à chaque Eucharistie, le Seigneur nous dit "ouvre-toi!", lorsqu'il se propose à nous sous la forme du pain et du vin afin que nous puissions communier à lui. C'est ce qui se passe avec ce sourd-muet : Jésus vient communier à son handicap en le touchant, en posant de la salive sur sa langue, afin que cet homme devienne un homme habité de lui Jésus, un homme capable de Dieu (capax Dei).

 


Jeudi 8 février 2018

Persévérance ou entêtement

Marc 7, 24-30

 

Après tous ces bains de foule, Jésus voudrait bien se retirer un peu à l'écart dans des endroits calmes et surtout là où on ne le connaît pas. Mais ce n'est pas possible. Sa réputation a largement dépassé les frontières. Tous les souffrants, les malheureux, se font porter jusqu'à lui.

Aujourd'hui encore cela se révèle exact. Mais il y a quelque chose de particulier : c'est l'amour de cette cananéenne pour sa fille qui la pousse à dépasser toutes les normes de la bienséance ou de la timidité. Jésus la rabroue un peu et elle lui tient tête. Elle est sûre que Jésus peut guérir sa fille et elle ne lâchera rien tant que cela ne s'est pas produit.

Ce n'est pas parce qu'il a la tête cassée que Jésus répond à son désir. Il est simplement ébloui, émerveillé par la foi de cette femme, qui surpasse de loin la foi de beaucoup de juifs ou même de ses disciples.

La patience tout obtient, dit Thérèse d'Avila. On peut dire aussi que l'espérance, la persévérance tout obtient.

 


Mercredi 7 février 2018

Un coeur humain

Marc 7, 14-23

 

Chez l'homme, nous dit Jésus, seul le coeur est responsable  de sa grandeur ou de sa décadence, de sa pureté ou de son impureté.

Aujourd'hui, quels mot pourraient remplacer pureté et impureté pour qu'ils soient bien compris ?

Il ne s'agit pas de la faiblesse, des limites, des uns ou des autres.

Quelque part, il est plutôt question de quelque chose qui fait mal, qui blesse ou qui tue. Et seul le manque d'amour peut blesser et seul le coeur est capable d'aimer ou de ne pas aimer.

Ainsi soignons notre coeur, acceptons d'être aimé, acceptons que nous ne pouvons pas nous satisfaire tout seul et que la relation avec l'autre est vitale pour lui et pour nous.

Comme nous l'a dit à plusieurs reprises Jésus : "aimons-nous comme lui Jésus nous aimés", jusqu'au bout.

 


Mardi 6 février 2018

amour ou traditions

Marc 7, 1-13

 

Une fois de plus la polémique jaillit entre les pharisiens et scribes et les disciples de Jésus. Ces derniers sont accusés de ne pas respecter les traditions juives. Il faut ne pas oublier que traditions et lois juives sont la colonne vertébrale de la religion. Ne pas les respecter revient à être infidèle, ou anathème ou hérétique.

Dans cet évangile, Jésus vient nous rappeler qu'il est venu pour aimer les hommes et pour que les hommes s'aiment entre eux, avant de respecter des lois obsolètes. Car aujourd'hui, avec la présence du fils de Dieu sur terre, avec la présence de Jésus, ces lois n'ont plus leur raison d'être, puisque la loi, c'est Jésus en personne. Et cette loi n'a qu'un nom : amour.

 


Lundi 5 février 2018

Guérisons à la chaîne

Mc 6, 53-56

 

Aujourd'hui, on voit Jésus guérir "à tour de bras" si on peut dire. On peut se demander si, dans ce récit, il n'y a pas une manière cachée de transformer Jésus en magicien guérisseur.

Mais pour comprendre cette compassion hyper active de Jésus à l'égard de tous, il suffit de se rappeler ce qui a été dit quelques versets plus haut :

"Jésus vit une grande foule et il en eut pitié, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger."

Ou encore :

"Rassurez-vous, c'est moi, n'ayez pas peur."

Ainsi le coeur de Jésus est non seulement pris de pitié ou de compassion, mais aussi il y a une certaine tendresse : il rassure ses disciples, il rassure les malades : "pas de panique, avec moi, vous irez au bout du monde."

 


Dimanche 4 février 2018

La main dans la main

Mc 1, 29-39

 

Pour guérir la belle-mère de Pierre, Jésus lui tend la main, comme deux amis se serrent la main pour se dire bonjour. Quelle humanité chez Jésus ! Point de condescendance. Il ne se penche pas vers la malade, au contraire il la redresse et la met à sa hauteur. Non pas pour les servir comme certains faux féministes ont pu le penser, mais pour qu'elle vive. Et elle, en reconnaissance, se met à les servir.Qui n'aurait pas eu cette attitude ?

Mais Jésus ne s'arrêtera pas à la belle-mère de Simon. Beaucoup de malades viendront se faire guérir. Mais il ira encore plus loin, il franchira les frontières, ici la frontière d'Israël, allant en Galilée.

La Bonne Nouvelle est pour tous. C'est écrit dès les premières phrases de l'évangile. Comment pouvons-nous l'oublier si souvent et en faire le trésor de quelques privilégiés ?

 


Samedi 3 février 2018

Brebis assoiffées

Mc 6, 30-34

 

La parole dite et les guérisons accomplies risquent de transformer Jésus en gourou. Et cela il ne le veut pas. C'est pourquoi il s'en va plus loin.

Mais le peuple a tellement soif de vrai, de beau, d'amour, de guérison, que rien ne l'arrête et qu'il devance Jésus dans sa retraite. Ce peuple sent bien que tout son équilibre de vie est basé sur la parole et les actes de ce nouveau prophète. Alors, il le poursuit.

Avons-nous conscience de notre soif ? Savons-nous insister à temps et à contre temps pour être désaltérés ?

 


Vendredi 2 février 2018

Parole, partir, paix

Luc 2, 22-40

 

Aujourd'hui, présentation du Seigneur au temple, selon la loi juive. Deux petites colombes. Tout est respecté.

Un événement imprévu : un vieillard se présente à la famille et lui dit sa joie de rencontrer enfin le Messie. Ce vieillard Syméon a maintenant terminé sa vie et il peut partir en paix car il a tenu dans ses bras, la parole de Dieu faite chair. Il a accompli sa mission d'annonceur car, plus de 2000 ans plus tard, on se souvient encore de cet épisode.

Trois mots caractérisent cette rencontre : Parole, partir, paix. Trois mots qui devraient scander tous nos jours et toutes nos prières.

Merci Seigneur de t'être conformé à la loi juive, ainsi nous pouvons bénéficier de l'expérience spirituelle de Syméon.

 


Jeudi 1er février 2018

La ration de l'apôtre

Mardi 6, 7-13

 

Les militaires, quand ils partent en opération, reçoivent une ration alimentaire, un sac de voyage rempli de l'essentiel. Rien n'est laissé au hasard.

Pour les apôtres, c'est le même processus : Jésus ne laisse rien au hasard car il envoie les apôtres avec une seule consigne : n'emportez que l'amour. L'essentiel se trouve là. Aujourd'hui, l'amour doit être éclairé par une lecture quotidienne de la bible, des approfondissements de la théologie, etc. en raison de la société dans laquelle nous vivons. Mais nous sommes comme les apôtres et les premiers disciples: annoncer à temps et à contre temps que le Royaume est proche. Et si nous ne sommes pas entendus, partir ailleurs. Notre foi doit être convaincue, pleine de conviction, mais convaincre les autres ne relève que de Dieu seul. C'est pourquoi nous n'avons besoin que de l'amour comme ration, car cet amour n'est pas autre chose que la présence vivante de Jésus en nous.

 


 

Mercredi 31 janvier 2018

Prophète ou charpentier ?

Marc 6, 1-6

 

C'est vraiment difficile, hors norme, d'être fils de charpentier et en même temps prophète. Cela dérange tout le monde parce que cela ne rentre pas dans les cadres.

Mais la question est : pourquoi le hors norme est-il si dérangeant ?

Interrogeons-nous : quand nous rencontrons quelqu'un qui ne correspond pas à ce qu'il devrait être, on dit de lui qu'il est un original et on va lui passer son originalité comme on passe ses caprices à un jeune enfant.

Mais, même pour Jésus, est-ce si original d'être prophète ? C'est pourtant l'identité naturelle de chacun : être prophète, c'est dire quelque chose de la part de Dieu à quelqu'un.

Jésus va faire plus que de dire quelque chose de la part de Dieu, il va être la parole de Dieu elle-même. Et donc cela dérange encore plus car parler avec autorité ne devrait relever que de Dieu et, justement il est Dieu. Le reconnaître est impossible pour les juifs. Ce serait se renier.

Mais nous ?

 


 

Mardi 30 janvier 2018

Foule anonyme

Marc 5, 21-43

 

Jésus, après avoir chassé les démons passe dans les autres villages et se trouve encerclé dans une foule pas du tout hostile, tous demandeurs de quelques miracles. Deux vont retenir l'attention de Jésus : D'abord le chef de la synagogue venu l'implorer pour sa fille ; et la dame hémorroïse dont la foi est sans mesure et la fait braver tous les interdits, sûre qu'elle est de guérir.

Jésus va passer du temps à la reconnaître pour qu'elle se sente enfin reconnue après tant d'années ; puis il prendra aussi le temps d'aller chez Jaïre pour sa fille et, avec affection, lui prendra la main..

Deux situations très différentes que Jésus honore car la foi exprimée est très grande. Deux personnes juives dont il ne nous est pas dit qu'elles suivaient Jésus.  L'amour et la compassion de Jésus n'ont pas de frontières. Qu'on se le dise aujourd'hui.

 


Lundi 29 janvier 2018

Légion démoniaque

Marc 5, 1-20

 

Depuis que la France entière lit Astérix, tout le monde sait ce qu'est une lgion romaine, c'est-à-dire plusieurs centaines de soldats. Alors quand l'évangile nous parle d'un démon qui s'appelle légion, on peut facilement imaginer la souffrance et la terreur du possédé.

Cette légion est envoyée dans un troupeau de porcs qui se suicident. Mais cela n'est pas important. L'essentiel vient du fait que Jésus vient à bout d'une légion de démon uniquement par amour de cet homme et en communion à sa souffrance.

Mais cet acte d'amour sera néfaste pour Jésus. Les gens du voisinage ne verront pas d'un bon oeil que les porcs se suicident et demanderont à Jésus de quitter le pays. Nous pouvons voir que le bien qui est fait à un seul homme ne pèse pas lourd devant le poids de l'argent que représente deux mille porcs.

 


Dimanche 28 Janvier 2018

Un enseignement nouveau

Mc 1, 21-28

 

Il n’est pas de Capharnaüm,

Il n’est pas disciple d’un rabbi renommé

qui enseigne en puisant  dans le puits sans fond des Ecritures,

allant d’interprétations passées à de nouvelles interprétations.

Il parle en son nom, il autorise, il fait grandir chacun

à partir du meilleur de lui-même

vers la ressemblance de Dieu, le Père de tous

qui nous a créés à son image.

 

Accueillons cette parole d’autorité et demandons-nous

ce qu’elle nous autorise à vivre, à être.

 


Samedi 27 janvier 2018

Passeur

Mc 4, 35-41

 

Le soir venu, passer sur l’autre rive

et affronter la tempête, risquer la mort.

La lecture de cette péricope nous conduit en méditerrannée,

Là où les embarcations surchargée de réfugiés

arnaqués par des passeurs sans scrupules

risquent à tout moment de couler.

 

Quand vient le soir et le temps du repos, de l’intériorité,

Jésus nous invite à passer sur l’autre rive,

celle de la foi et non de la peur.

Se re-poser avec le Christ qui traverse et domine

nos tempêtes atmosphériques et sociétales.

Ce lien-là nous fera-t-il devenir les passeurs d’espérance

dont notre monde a tant besoin ?

 

Oui, la question de l’accueil des réfugiés nous taraude

mais elle a une issue.

 


Vendredi 26 janvier 2018

A deux devant

Lc 10, 1-9

 

Partir, aller devant le Christ voilà la géolocalisation

des disciples dans l’Evangile du jour.

Partir là où lui-même doit aller.

Serait-ce en tout lieu de notre planète

où vivent des hommes et des bêtes ?

 

Porter en soi le refus de la violence

 et un désir de paix grand comme le monde.

De cette manière la paix ne saura que se propager

fût-ce au prix du sang !

Les disciples missionnaires sont envoyés

comme des agneaux au milieu des loups.

 

Dans une profonde compassion et communion de prière

avec les chrétiens persécutés pour leur foi,

puissions-nous devenir témoins de

l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde,

Jésus le Christ, notre Sauveur.

 


Jeudi 25 janvier 2018

Langues nouvelles

Mc 16, 15-18

 

A l’heure de la mondialisation,

connaître différents langues devient

utile pour ne pas vivre déconnectés

d’une société en marche.

 

L’évangile de ce jour donne comme signe accompagnant

ceux qui deviennent croyants,

l’aptitude à parler en langues nouvelles.

S’agit-il de nouvelles langues nationales,

et Dieu sait si elles sont nombreuses ?

Ou bien serait-ce le langage de l’amour, de la justice ?

Serait-ce  l’aptitude à se faire proche de chacun,

au point de comprendre et saisir sa manière de parler

de ce qui le fait vivre en profondeur ?

 

Engageons-nous dans l’apprentissage de ces langues nouvelles

et grâce à notre foi, un peu plus d’harmonie

naîtra sur notre terre et nous nous en trouverons bien.

 


Mercredi 24 janvier 2018

Fruits de la Parole

Mc 4, 1-20

 

Nos modes d’accueil de la Parole du Christ

sont déclinés de diverses manières par la communauté de l’évangéliste Marc.

Celui-ci en nous rapportant une parabole « agricole » de Jésus

nous en livre en effet une interprétation à actualiser :

-  entendre la Bonne nouvelle sans l’écouter

et la laisser s’échapper de nos vies et de nos esprits

à  la vitesse de l’envol des oiseaux ayant trouvé du grain

- recevoir la Parole avec joie mais dans l’instant,

sans véritable présence à la Présence,

de sorte que l’interpellation ne s’enracine pas en nous

- recevoir la Parole dans un cœur, un esprit encombrés de soucis,

de choses à faire voire à acheter.

Alors, cette Parole de vie si précieuse se perd.

- recevoir la Parole avec toute la disponibilité du coeur

et l’attention qu’elle mérite.

Alors, nous sommes plus vivants, nos actions et nos prières sont fécondes.
 


Mardi 23 janvier 2018

Un cercle de famille évangélique

Mc 3, 31-35

 

Avec comme projet de nous accorder à la volonté du Père,

nous sommes frères, soeurs, mères du Christ.

Voilà ce que Jésus déclare à ceux

qui étaient assis en cercle autour de lui.

 

Ce nouveau type d’organisation familiale

en mode évangélique nous invite à constituer

un cercle de famille inédit :

-  frère ou sœur du Fils parce que nous nous reconnaissons

fils ou fille du Père des cieux.

Un chemin de fraternité s’ouvre ainsi pour tous les chrétiens

et l’espérance d’une unité

dans le respect  des différentes confessions se renforce.

- mères du Christ : serait-ce le mettre au monde

par nos actes qui manifestent son amour pour tous,

devenir ses témoins  pour agrandir le cercle

de la famille évangélique ?

 


Lundi 22 janvier 2018

Tenir dans l’unité

Mc 3, 22-30

 

Dans une maison commune, notre petite planète,

être d’une même humanité

et en même temps, être divisés.

Dans ces conditions, nous ne pouvons pas tenir !

Voilà ce que nous dit l’évangile

et que nous constatons chaque jour

avec ces faits de conflits, de guerres, d’actes terroristes.

 

Reconnaître les forces du mal en nous et dans le monde,

essayer de ne pas leur donner prise.

Cette attitude nous met sur le chemin de la paix intérieure

et nous garde de nous fourvoyer dans le blasphème contre l’Esprit Saint.

 

Notre Dieu lent à la colère, tendre et miséricordieux,

pardonne tout mais  son pardon ne peut atteindre

celui qui nomme selon Satan ce qui est selon Dieu.

 


Dimanche 21 janvier 2018

L’heure où tout se joue

Mc 1, 14-20

 

« L’heure où tout se joue est venue.

Le Royaume de Dieu s’est rapproché.

Retournez-vous et placez votre confiance  dans l’évangile. »

Ainsi traduit par la Bible Bayard,

ce verset pourrait nous dynamiser.

Si tout se joue ici et maintenant,

comment ne pas porter une attention intense à

ce qu’il nous est donné de vivre

à chaque moment de notre existence ?

Dieu vient à nous :

Retournons-nous, changeons nos vies par l’accueil de l’évangile.

Dieu est si proche de qui veut l’entendre ou l’attendre avec patience.

 


Samedi 20 janvier 2018

 

Où as-tu la tête ?

 

Mc 3, 20-21

 

C’est aux distraits et aux personnes un peu déphasées

qu’il nous arrive de dire « Où as-tu la tête ? »

sous entendant qu’elle n’est peut-être plus…sur leurs épaules !

Aux marges de nos sociétés,

cette supposée folie révèle,  ce qui en elles dysfonctionne.

Les ZAD en disent probablement plus  sur notre rapport au monde trop virtualisé

que certains discours plus politiquement corrects.

 

Difficile d’imaginer le Jésus d’il y a 2000 ans

« ayant perdu la tête ».

Ses succès sous forme de guérisons,

de prédications qui touchaient les cœurs,

attiraient les foules.

 

L’heureuse nouvelle aujourd’hui encore proclamée,

n’est-ce pas Dieu parmi nous ?

A nous d’y répondre en nous laissant gagner

par sa douce folie !

 


Vendredi 19 janvier 2018

Appelés volontaires

Mc 3, 13-19

 

Jésus appelle ceux et celles qu’il veut.

A première lecture, nous pourrions croire à de l’arbitraire.

Pourtant, tous les chrétiens ne sont-ils pas appelés

à une relation singulière et toute  personnelle

avec le Christ ?

 

Cette relation transforme nos vies

pour faire de nous  des témoins proclamant la Bonne Nouvelle.

Si tous ne sont pas évêques,

successeurs des apôtres choisis pour être avec le Christ,

chacun a une mission dans l’Eglise.

L’élan de notre synode diocésain le laisse entendre

par ce slogan : Tous disciples missionnaires !

 

Être avec le Christ, recevoir un nom nouveau,

se laisser transformer et s’apercevoir

que grâce à lui, autour de nous, le mal recule.

 


Jeudi 18 janvier 2018

Foule écrasante

Mc 3, 7-12

 

Si les bains de foule sont le lot des gouvernants ou des artistes,

ils semblent peu appréciés par Jésus dans l’évangile de ce jour.

 

Comme elle est importante cette distance entre le Christ et nous 

afin que sa parole soit entendue par le plus de monde possible !

Se précipiter sur lui se comprend s’il s’agit de guérir de son mal.

Mais recevoir une parole, choisir d’accueillir

un discret compagnonnage peut être tout aussi efficace

même si c’est moins spectaculaire.

 

En ce début de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens,

réjouissons-nous de ce compagnonnage entre personnes de confessions différentes.

En nous recevant du Christ les uns les autres, personne n’écrasera personne

et le chemin de l’unité sera processus de grâces…

 


Mercredi 17 janvier 2018

Émotion libératrice

Mc 3, 1-6

 

Jésus avec un regard de colère :

cela rejoint mal l’idée que nous nous faisons

de notre religion d’un Dieu d’amour où

le Christ donne sa vie pour nous parce qu’il nous aime !

 

« Navré de l’endurcissement de leurs coeurs » :

ces quelques mots nous éclairent.

Devant le manque de confiance, le refus de sa personne, de ses actes,

de son interprétation de sa tradition religieuse,

Jésus n’a aucun pouvoir.

Il a seulement la possibilité de continuer

son action libératrice

envers ceux qui lui font confiance et

cherchent à être délivrés dans ce cas-ci d’une atrophie de la main.

 

Le cœur de ceux qui voulaient le tuer

n’était-il pas plus atrophié encore que la main de l’homme ?

Confions au Seigneur la guérison de ce qui est atrophié en nous.

 


Mardi 16 janvier 2018

À travers champs

Mc 2, 23-28

 

L’Évangile nous emmène « un dimanche à la campagne ».

Chemin faisant, qui n’a jamais goûté

aux fruits de la terre ?

Le jour du repos hebdomadaire est propice

à l’émerveillement et à la gratitude

pour les dons de sœur notre mère la terre

qui nous porte et nous nourrit.

 

Les esprits chagrins pourraient y voir

un travail ou de la consommation !

Jésus et ses disciples promeneurs

pratiquent un art de vivre en habitants

de notre maison commune, notre planète.

Tout ce qui s’y voit de bon ou de beau renvoie

à Celui qui est tout Bien et de qui viennent tous les biens.

Alors, la louange de Dieu rejoint le bonheur de vivre.

 

Vivement dimanche !

 


Lundi 15 janvier 2018

Oser le neuf

Mc 2, 18-22

 

À chaque génération son essor particulier.

Le proverbe évangélique fait éclater

non seulement les outres

mais aussi cette petite phrase mortifère :

« On a toujours fait comme cela ! »

ou encore : «  on a toujours jeûné quand on est bien pieux ! »

 

De générations en générations,

les français boivent du vin

pour leur joie.

Tout bon vigneron vous dira

que son vin diffère chaque année.

 

L’évangile est par essence nouveauté :

la proximité de Dieu que le Christ offre à nos vies

invite à nous renouveler dans la joie de sa présence.

Osons donc une foi toute neuve

par une relation au Christ personnelle

et donc éminemment singulière.

 


Dimanche 14 janvier 2018

1° Samuel 3,3-19/1° Cor.6,13-20/Jean 1, 35-42

 

RENCONTRES

« Le Seigneur vint. Il se tenait là et il appela comme

les autres fois : Samuel, Samuel ! Et Samuel répondit :

Parle, ton serviteur écoute !

Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et il ne

laissa aucune de ses paroles sans effet. »

 

« Que cherchez-vous ? dit Jésus

« Maître, où demeures-tu ?

« Venez et vous verrez !

ils allèrent donc  et restèrent auprès de lui ce jour-là.

 

Pas seulement ce jour-là, mais de façon permanente,

car – écrit saint Paul – vos corps sont les membres du

Christ. Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint.

Vous ne vous appartenez plus à vous-même 

vous avez été achetés à grand prix.

Rendez gloire à Dieu dans votre corps. »

 

Appartenance totale, si nous y consentons !

 


Samedi 13 janvier 2018

1° Samuel 9,1-19/Marc 2,13-17

       

ÊTRE CHOISI

« Quand Samuel aperçut Saül, le Seigneur l’avertit :

Voilà l’homme... C’est lui qui exercera le pouvoir sur

mon peuple. Il était jeune et beau. »

 

Jésus aperçut Lévi assis au bureau des impôts.

Il lui dit « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.

« Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des

pécheurs ! »

 

Le choix de Dieu semble donc irrévocable, gratuit.

Mais il va en découler une responsabilité qui devra

durer.  Nous pourrons constater que Saül se laissera

dévorer par la jalousie  et sera infidèle à son appel.

Judas, appelé lui aussi par Jésus, le trahira et finira

misérablement.

Toute alliance est faite de choix et réponses libres.

Rien n’est gagné d’avance.

 


Vendredi 12 janvier 2018

1° Samuel 8,1-22/Marc 2,1-12

 

A QUI RESSEMBLER ?

 

Pour Israël, le passage à la royauté n’est pas

évident. Le peuple dit à Samuel : Établis pour nous

gouverner un roi comme ne ont toutes les nations !

 

Être comme tout le monde,

est-ce possible pour le peuple de Dieu ?

 

Ce n’est pas possible pour Jésus :

« Pour que vous sachiez que le Fils de l’homme a

autorité pour pardonner les péchés sur la terre...

lève-toi, prends ton brancard et rentre dans ta maison. »

Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à
Dieu en disant « Nous n’avons jamais rien vu de pareil ! »

 

Ne craignons pas de trancher avec le milieu ambiant ! 

 


Jeudi 11 janvier 2018

1° Samuel 4,1-11/Marc 1,40-45

DÉSACCORD

Israël est en guerre contre les philistins.

Il espère que l’arche de Dieu lui fera

gagner la bataille. Mais...ce fut un très grand

désastre : En Israël, trente mille soldats tombèrent,

l’arche de Dieu fut prise.

Que s’est-il passé ?  Le peuple était infidèle à

Dieu, et celui-ci ne pouvait pas être utilisé pour

gagner la guerre... Douloureuse prise de conscience.

 

Jésus est touché de compassion devant la prière

d’un lépreux : « Je le veux, sois purifié ! Mais attention,

ne dis rien à personne... »

Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à

répandre la nouvelle, , de sorte que Jésus ne pouvait plus

entrer ouvertement dans une ville...

 

Aller en deçà ou au-delà de ce qui nous est demandé

peut entraver l’œuvre de Dieu, ou du moins la compliquer.

Soyons attentifs et humbles.

 


Mercredi 10 janvier 2018

1° Samuel 3,1-20/Marc 1,29-39

 

L’APPEL DE DIEU

 

« Samuel ! Samuel !

« Parle, ton serviteur écoute. 

Samuel grandit, Le Seigneur était avec lui,

et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet. »

 

« Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit,

et se rendit dans un endroit désert, et là, il priait. »

 

Quel fut le dialogue de jésus avec Dieu, son père ?

Nul ne le sait,  Mais les effets sont là :

« Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que

là aussi, je proclame l’Évangile, car c’est pour cela

que je suis sorti. »

 

La prière est un aiguillon pour la mission.

 


Mardi 9 janvier 2018

1° Samuel 1,9-20/Marc 1,21-28

 

FORCE DE DIEU

Nous commençons aujourd’hui le temps dit

« ordinaire ». Mais y a-t-il quelque chose d’ordinaire

avec Dieu ?

Anne priait instamment le Seigneur pour avoir un

enfant... Le Seigneur se souvint d’elle : elle enfanta

un fils et lui donna le nom de Samuel (Dieu exauce).

 

Jésus se rendit à la synagogue et là, il enseignait,

en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.

Il chassait les esprits impurs, et tous étaient frappés de

stupeur. Sa renommée se répandit aussitôt partout.

 

Croyons nous assez en la force de la prière et de

la Parole de Dieu ?

 


Lundi 8 janvier 2018

Isaïe 55,1-11/1° Jean 5,1-9/Marc 1,7-11

 

BAPTÊME DU SEIGNEUR

 

Autre théophanie témoignant de la filiation

divine de Jésus :

« Venu de Nazareth, Jésus fut baptisé par Jean

dans le Jourdain. Et aussitôt, remontant de l’eau,

il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur

lui comme une colombe. Il y eut une voix venant

des cieux : Tu es mon Fils bien-aimé. En toi je trouve

ma joie. »

 

Le prophète Isaïe annonçait : J’en m’engagerai

envers vous par une alliance éternelle... Lui, j’en

ai fait un témoin pour les peuples, un guide et un chef.

Une nation que tu ne connais pas accourra vers toi,

à cause du Saint d’Israël, car il fait ta splendeur. »

 

C’est le début du ministère public de Jésus, dans

le sillage des Écriture

 


Dimanche 7 janvier 2018

Isaïe 60,1-6/Éphésiens 3,2-6/Mat.2,1-12

 

ÉPIPHANIE
 

Fête de la manifestation du Seigneur aux nations !

Isaïe annonce avec joie le rassemblement des peuples à Jérusalem : 

« Les nations marcheront vers ta lumière.

Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et

l’encens... »

Cette joie se manifeste discrètement par l’arrivée

à Jérusalem de mages venus d’Orient, demandant :

« Où est le roi des juifs qui vient de naître ? »

A Bethléem en Judée, leur est-il répondu, selon

l’oracle de Michée... Guidés par l’étoile,  ils virent

l’enfant et sa mère, et tombant à ses pieds, ils se

prosternèrent devant lui, et offrirent leurs présents.

 

Paul nous découvre le sens de cette scène : « Ce mystère,

c’est que toutes les nations sont associées au même corps,

au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus. »

L’universalité de l’Église est ainsi annoncée et peut se

déployer.

 


Samedi 6 janvier 2018

1° Jean 5,5-13/Luc 3, 23-38

 

HOMME ET FILS DE DIEU

 

« Quand il commença, Jésus avait environ

trente ans. Il était, à ce qu’on pensait, fils

de Joseph... fils d’Adam... fils de Dieu. »

Tel est le terme d’une longue généalogie

qui situe Jésus dans l’humanité.

 

Mais c’est Jean qui nous révèle sa véritable

identité « Qui est vainqueur du monde ?

N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le

Fils de Dieu ? C’est lui, Jésus Christ, qui est venu

par l’eau et par le sang, et celui qui rend témoignage,

c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité....

Le témoignage de Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils.

Celui qui a le Fils possède la vie.

Vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi

dans le nom du Fils de Dieu. »

 


Vendredi 5 janvier 2018

1° Jean 3,11-21/Jean 1, 43-51

 

CROIRE ET AIMER

Témoignage de Nathanaël devant Jésus :

« Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu, c’est toi le

roi d’Israël ! 

Et Jésus d’ajouter : Vous verrez le ciel ouvert,

et les anges de Dieu monter et descendre

au-dessus du Fils de l’homme. »

 

Mais comment répondre au message de Jésus ?

 

« Voici comment nous avons reconnu l’amour :

Jésus a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous

devons donner notre vie pour nos frères. »

Pas de haine mortifère, mais de la compassion :

« N’aimons pas en paroles ni par des discours,

mais par des actes et en vérité.

Et même si notre cœur nous accuse, Dieu est

plus grand que notre cœur, et il connaît toutes

choses. »

 

Tel est notre programme de vie.

 


Jeudi 4 janvier 2018

1° Jean 3,7-10/Jean 1, 35-42

 

COMPAGNONNAGE

 

« Que cherchez-vous ?

«  Rabbi, où demeures-tu ?

« Venez et vous verrez !

Et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. »

 

C’est le début d’un long compagnonnage

qui ne finira jamais.

Quel va en être l’enjeu ?

 

« C’est pour détruire les œuvres du diable

que le fils de Dieu s’est manifesté....

Celui qui pratique la justice est juste comme

lui, Jésus, est juste.. Quiconque ne pratique pas

la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui

qui n’aime pas son frère. »

 

Nous voilà avertis.

 


Mercredi 3 janvier 2018

1° Jean 2,29 à 3,6/ Jean 1,29-34

 

PRODIGIEUSE AVENTURE DE FOI

 

Jean déclarait : « Voici l’Agneau de Dieu

qui enlève le péché du monde.... J’ai vu l’Esprit

descendre sur lui, et il demeura sur lui...  

Celui-là baptise dans l’Esprit Saint.

 J’ai vu et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu ! »

 

Témoignage de première main, qui en tire

pour nous les conséquences : « Voyez quel

grand amour nous a donné le Père, pour que

nous soyons appelés enfants de Dieu et nous

le sommes... »

 

En effet, annonçait St Jean dans son prologue :

« Le Verbe s’est fait chair, et à tous ceux qui

l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir

enfants de Dieu. »

 


Mardi 2 janvier 2018

1° Jean 2,22-26/Jean 1,19-28

 

IL Y A PARMI NOUS QUELQU’UN...

 

« Au milieu de vous se tien celui que vous ne

connaissez pas. C’est lui qui vient derrière moi,

et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa

sandale. »

Qui est-il donc ?

« Le menteur est celui qui refuse que Jésus soit le

Christ... Et maintenant, petits enfants, demeurez

en lui. Ainsi, quand il se manifestera, nous aurons

de l’assurance et non pas la honte d’être loin de lui

à son événement.. Cat telle est la promesse qu’il nous

a faite : La vie éternelle. »

 

Oui, il y a toujours ce Quelqu’un à découvrir, pour

demeurer en lui dans l’amour, et dans sa vie qui

est éternelle, car divine.


Lundi 1° janvier 2018

Nombres 6,22-27/Galates 4,4-7/Luc 2,16-21

 

          JOUR DE L’AN NEUF

 

Nous voici enveloppés de la bénédiction de Dieu

pour commencer l’année 2018.

Mais qu’est-ce que cela signifie ?

Grâce au Christ, nous voici adoptés comme

fils de Dieu : « Dieu a envoyé l’Esprit de son

Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba »

c’est-à-dire « Père » Ainsi tu n’es plus esclave,

mais fils et héritier : C’est lŒuvre de Dieu ! »

 

Cette œuvre est magnifique et il nous faudra

bien toute la vie pour la réaliser.

 

Marie, la première, « retenait tous ces événements

et les méditait dans son cœur »

c’est sans doute à cela que nous sommes invités.

 


Dimanche 31 décembre 2017

Deux colombes

Luc 2, 22-40

 

Aujourd'hui l'Eglise fête la Sainte famille. Famille recomposée par excellence : Joseph est le père nourricier d'un enfant né d'une femme qui lui était promise mais dont le fils n'est pas de lui.

Il lui a fallu certainement beaucoup de foi en Dieu et en Marie pour prendre chez lui l'enfant et sa mère.

Puis il s'est comporté en vrai père, en vrai juif, en vrai mari. Avec Marie ils se sont rendus au temple pour offrir leur premier né au Seigneur. Ils ont offert un couple de colombes. Les colombes, signes de la simplicité, de la sobriété, mais dont la blancheur est aussi signe de l'authenticité, de l'amour parfait. Ainsi, en offrant le couple de colombes, j'ai envie de penser qu'eux aussi se sont offerts au Seigneur, en même temps que leur fils. L'offrande de la famille tait complète. C'est peut-être aussi pour cela qu'on peut parler de sainte famille.

 


Samedi 30 décembre 2017

Patience contemplative

Luc 2, 36-40

 

De nos jours on peut s'étonner, et même beaucoup plus, de voir une femme veuve depuis plus de quarante ans fréquenter le temple et prier, tout ceci dans l'attente de la venue du Messie. Qui aujourd'hui aurait cette espérance chevillée au coeur pour attendre si longtemps. Quand on reçoit un courriel, si on ne répond pas dans la demie heure, on est considéré comme des zombies venant d'une autre planète.

Cette prophétesse nous apprend que Dieu tient toujours ses promesses, peut-être pas forcément comme on l'attend ni au moment où on l'espère. Mais la fidélité de Dieu ne peut pas être mise en cause.

Où a-t-elle puisé tant de patience ? La réponse nous est donnée directement par l'évangile : "servant Dieu jour et nuit dans la prière." Puis elle se met à louer Dieu. Tout, dans sa vie, est toujours tourné vers le Seigneur. Une vraie leçon d'espérance et de patience.

 


Vendredi 29 décembre 2017

Rite initiatique

Luc 2, 22-35

 

La présentation de Jésus au Temple nous est très familière.

Pensons-nous parfois à Joseph, à Marie qui se conforment à la loi de juifs alors qu'ils connaissent l'origine divine de l'enfant ?

Quelle humilité de leur part ! Quelle foi aussi car, connaissant ainsi l'origine divine de Jésus, ils auraient pu penser pouvoir se dispenser du rituel liturgique. Non, ils n'en font rien. Il ne se considèrent pas au-dessus de la loi, au-dessus des autres. Ils continuent à mener leur vie de foi à fond, sans déroger à rien. Qui, aujourd'hui, pourrait se qualifier de tant de foi ?

Que cette fidélité, cette obéissance à la loi soit pour nous un chemin de foi et d'espérance, de confiance en Celui qui nous appelle chaque jour à le suivre en Eglise.

 


Jeudi 28 décembre 2017

Exode

Mt. 2, 13-18

 

Les migrations qui sont tellement d'actualité aujourd'hui pour des raisons économiques, politiques, de droits de l'homme, etc. étaient déjà à la une du temps de Jésus.

Joseph est prié par l'ange de partir avec l'enfant et sa mère pour les protéger de la mort certaine.

C'est ce que font tous les immigrés de nos jours. Ils risquent leur vie pour échapper à la mort. C'est paradoxal, mais c'est la réalité.

Prions Maire, Joseph et l'enfant Emmanuel de veiller sur tous ceux qui partent dans des conditions effroyables. Mais aussi demandons leur d'être présents dans le coeur des politiques du monde entier qui préfèrent élever des murs plutôt que de niveler les routes pour que chacun trouve sa place.

L'exode n'est pas une solution, tous ceux qui ont vécu la deuxième guerre mondiale le savent bien.

Alors ne laissons pas s'implanter cette idée qu'il n'y a pas assez de place pour tous.

 


Mercredi 27 décembre 2013

Croire l'invisible

Jean 20, 2-8

 

De la crèche à la résurrection, 24 heures nous séparent. Ce n'est pas beaucoup, et pourtant c'est toute l'histoire du salut de l'humanité qui est résumé en deux temps essentiels : Noël et Pâques.

Le dernier verset de l'évangile nous dit : "Le disciple qui était arrivé le premier au tombeau, vit et il crut". Ceci, à la suite de l'appel des femmes le matin de la résurrection.

Qu'est-ce qu'il voit ? Personne. On ne peut pas dire : rien, puisqu'il y a là encore les bandelettes et le linceul. Ce sont des objets symbolisant la mort et Jean, lui, croit à la résurrection. Il croit en quelque chose qu'on ne peut pas définir, qu'on ne peut pas toucher, l'invisible. Mais peut-on dire que, parce que c'est invisible, cela n'existe pas ? Non, aujourd'hui nous savons que la réalité n'est pas toujours visible.

Et c'est grâce à la foi de Jean en l'invisible qu'aujourd'hui nous pouvons professer notre foi en la résurrection et d'abord en la naissance de l'enfant-Emmanuel. Que le Seigneur nous garde dans cette foi !

 


Mardi 26 décembre

Mort pour la foi

Mt. 10, 17-22

 

Les cloches n'ont pas fini de sonner, les anges n'ont pas fini de chanter, le peuple chrétien n'a pas fini de se réjouir que nous sommes plongés directement dans l'horreur des persécutions. Aujourd'hui nous célébrons le premier martyr, saint Etienne. Pourtant l'actualité nous révèle au quotidien que les persécutions non seulement n'ont pas cessé mais qu'elles redoublent, et en plus dans tout le Moyen-Orient, pays de Jésus. Comme quoi, en plus de vingt siècles, l'homme n'a pas  beaucoup évolué.

Les raisons sont toujours plus ou moins les mêmes : croire en un Dieu qui se fait homme, qui s'est fait petit enfant, qui s'est fait proche des pauvres, des petits, des exclus, n'est pas acceptable pour tous ceux qui ne mettent leur espoir et le sens de leur vie que dans la puissance, et même la toute puissance.

Contemplons notre Dieu couché dans la paille et rendons grâce pour cette humilité, cette impuissance qui sont sources de toute vie, pour les croyants comme pour ceux qui combattent de Dieu.

 


Lundi 25 décembre 2017

Le Verbe s'est fait chair

Jean 1, 1_18

 

Il n'y a pas de meilleure contemplation que de reprendre les paroles même d'évangile de Jean :

"Au commencement était le Verbe

et le Verbe était avec Dieu

et le Verbe était Dieu.

...

Le Verbe était la lumière véritable,

qui éclaire tout homme.

...

Et le Verbe s'est fait chair

et il a habité parmi nous,

et nous avons contemplé sa gloire,

gloire qu'il tient de son Père comme Fils unique,

plein de grâce et de vérité."

 

Joyeux Noël !

 


Dimanche 24 décembre 2017

Marie

Luc 1, 26-38

 

"Qu'as-tu fait, Marie

pour avoir tant de valeur

devant Dieu ?

Serait-ce ta beauté

ou ton intelligence

qui a ravi le Créateur et Père si bien que tu devins

participante directe et personnelle

de tous les mystères divins ?

Qui ne connaît ta réponse

chantée dans le Magnificat ?

Le Père vit

que personne ne serait si simple

personne ne resterait si umble

étant pleine de Grâce

et Mère de Dieu." (Dom Helder Camara)

 


 

Samedi 23 décembre 2017

Son nom est Jean

Luc 1, 57-66

 

Dans ce passage d'évangile : triple merveilles.

D'abord Elisabeth met au monde le fils de sa vieillesse, celui que lui avait annoncé l'ange Gabriel et dont l'annonce avait rendu muet Zacharie.

Puis, contrairement à toute tradition, c'est elle qui donne un prénom à son fils.

Enfin, Zacharie confirme les propos de sa femme, un peu comme s'il était dépossédé de l'autorité parentale. Mais il s'y soumet avec joie et cela lui rend la parole.

Conclusion de tous : qui sera cet enfant pour que tant de merveilles président à sa naissance ?

 

Elisabeth nous apprend la persévérance, la joie, l'abandon au Seigneur, l'action de grâce.

Nous voyons aussi la crainte de tous les amis. Crainte du Sacré, du surnaturel, comme lorsqu'on s'agenouille ou qu'on se prosterne lorsqu'on entre dans une église et qu'on s'incline devant le saint sacrement. Non pas une crainte de peur mais une crainte de respect, une crainte d'humilité et non pas d'humiliation. Et nous ?

 


Vendredi 22 décembre 2017

Les merveilles de Dieu

Luc 1, 46-56

 

Dans cet épisode, nous voyons Marie chantait les merveilles que Dieu a fait pour elle. Les merveilles et non pas la merveille. Et quelles sont ces merveilles ? Pas autre chose que tout l'amour que le Seigneur déploie envers tous les petits, les pauvres, les délaissés, les isolés, etc. Marie se réjouit de ces merveilles comme si c'était pour elle directement. Elle est tellement habitée par l'amour du prochain que tout ce qui arrive de bien aux autres, elle l'épouse totalement.

Et nous, savons-nous nous réjouir des merveilles que le Seigneur réalise dans tous ceux que nous cotoyons ?

 


Jeudi 21 décembre 2017

Jeune prophète

Luc 1, 39_45

 

Déjà ces jours-ci nous évoquions les premiers pas de prophète de Jean-Baptiste. Aujourd'hui, cela est manifeste. Il n'est pas encore né qu'il reconnaît déjà son Seigneur et, par là même le donne à reconnaître à sa mère Elisabeth, à Marie sa tante. C'est vraiment sa toute première parole de prophète, avant même de rendre la parole à son père Zacharie.

Mais s'il peut vivre déjà dans le sein de sa mère sa mission de prophète, c'est grâce à deux femmes : Elisabeth et Marie.

Elisabeth qui est plus préoccupée par le message de l'enfant qu'elle porte que par sa propre joie. Elle accueille l'annonce de la venue du Seigneur dans la foi et avec presque la même exultation que Marie.

Marie, de son côté, est venue non seulement l'aider, mais aussi annoncer à Elisabeth l'extraordinaire nouvelle, la grâce dont le Seigneur l'a comblée. Marie l'a acceptée tout naturellement et Elisabeth fait de même.

Deux femmes disponibles au passage du Seigneur, tout naturellement. Et nous ?

 


Mercredi 20 décembre 2017

Des messagers de Dieu

Luc 1, 26-38

 

En ces derniers jours d'Avent, la liturgie nous emmène sur un chemin d'annonciation en annonciation, depuis l'ancien testament jusqu'à Elisabeth, Marie et Joseph. Nous ne nous lassons pas d'entendre et de réentendre ces très beaux textes.

Ce que j'ai envie de souligner aujourd'hui c'est la mission des messagers de Dieu, qu'ils soient anges, archanges ou prophètes. Ils agissent tous de la même manière : ils ne parlent pas en leur nom propre mais en celui qui les a envoyés, c'est-à-dire le Père. Belle leçon d'humilité, de fidélité, de foi en celui qui les envoie.

A notre tour, pouvons-nous adopter la même attitude de foi que ces messagers et annoncer (par notre vie, pas forcément des paroles) à temps et à contre temps que le Royaume de Dieu est pour tous, croyants ou non croyants. Le Seigneur, l'enfant Emmanuel qui va naître accueille aussi bien les bergers que les mages, sans distinction et sans leur demander leur carte d'identité religieuse.

 


Mardi 19 décembre 2017

De l'ange Gabriel

Luc 1, 5-25

 

Et re-voilà l'ange Gabriel dans sa mission d'envoyé du Seigneur. Il est sur tous les fronts et il ne ménage pas ses efforts pour le Seigneur.

Aujourd'hui, il annonce à Zacharie que sa femme va enfanter, ce qui étonne vraiment Zacharie et même le plonge dans le doute. Alors l'ange Gabriel n'y va pas par quatre chemins : il le rend muet jusqu'à la naissance. On peut s'étonner de telles méthodes de la part d'un envoyé du Dieu miséricordieux.

Mais est-ce vraiment l'ange Gabriel qui rend Zacharie muet ? Ne peut-on penser qu'en Zacharie, l'énormité de l'annonce le laisse sans voix, c'est le cas de le dire.

Seul le précurseur du Seigneur, son propre fils, va pouvoir lui rendre la parole. Ce sera le premier geste prophétique de Jean le Baptiste.

En relisant ces passages que l'on connaît par coeur, par le coeur, on peut s'émerveiller du rôle d'un envoyé du Seigneur. On a bien envie nous aussi d'être envoyé par lui pour contempler en direct les actions du Seigneur.

 


 

 

Lundi 18 décembre 2017

Voici la vierge mère

Matthieu 1, 18-24

 

Quand nous employons le mot Annonciation, nous avons l'habitude de ne voir que Mare et l'ange Gabriel. Pourtant, dans l'évangile, il y a une deuxième annonciation : celle de l'ange à Joseph. "Ne crains pas, lui dit-il, de prendre Marie ton épouse". Ne crains pas, quelle belle formule pour conduire Joseph à accepter les desseins de Dieu en son épouse. Puis l'ange lui donne des explications. Mais ce "ne crains pas" est primordial dans la décision de Joseph d'accepter la mère et l'enfant, la vierge-mère.

L'ange dédouane Marie, s'il en était besoin. Mais je ne pense pas que Joseph ait pu douter de Marie. Non, son interrogation portait plutôt sur le respect de la Loi qui, comme nous le savons, était parole de Dieu pour les juifs. Et Joseph était un bon juif.

Ainsi Joseph, par l'annonce de l'ange Gabriel, devient sûr qu'il n'est pas en dehors des clous, en dehors de la Loi en acceptant Marie son épouse chez lui.

Pas de plus gand amour...

 


Dimanche 17 décembre 2017

La voix d’un autre

Jn 1, 6-8.19-28

 

Combien d’humains sans papiers, exilés craignent d’être pris

pour ce qu’ils ne sont pas : des terroristes,

des tortionnaires dans leur pays d’origine.

Ils voudraient simplement être reconnus et accueillis

comme des hommes et des femmes en quête

d’une vie meilleure, libre, digne, assurant le soutien de leur famille.

 

Jean-Baptiste affirme avec détermination ce qu’il n’est pas.

Éviter de se prendre pour un autre conduit à la liberté d’être soi

et d’épanouir sa vocation propre.

 

La liturgie nous invite à écouter

un témoin de la lumière qu’est le Christ,

une voix qui est celle de Dieu qui crie

dans les déserts de nos vies, de nos villes et de nos campagnes :

« Redressez le chemin du Seigneur. »

 

Si le Christ est en chemin vers nos coeurs,

préparons sa venue.

Si notre identité de chrétien fait de nous des témoins du Christ,

annonçons sa venue.

 


Samedi 16 décembre 2017

Rétablir toute chose

 

Mt 17, 10-13

 

En voyant tout ce qui va mal en notre monde

et en cultivant l’espérance d’être « en avent »,

pourrons-nous discerner et œuvrer pour des relations

ajustées, bien ordonnées, rétablies 

entre tous les humains, avec la planète

et avec le Dieu de notre foi ?

 

Rétablir toute chose à sa place,

serait-ce viser l’harmonie,

s’engager dans l’Alliance que Dieu nous propose ?

Souhaiter un bon rétablissement à un convalescent,

à notre planète ou notre humanité

nous conduit à l’écoute de tous les prophètes

assassinés aujourd’hui encore.

 

Soyons vigilants : il doit venir, il est déjà venu, il va venir, il vient.

Élie, Jean-Baptiste ou Jésus : on peut leur faire tout ce qu’on veut,

on a la liberté de les accueillir ou les refuser.  

Pourtant, ils portent en eux le chemin vers l’harmonie du monde.

 


Vendredi 15 décembre 2017

Relations ajustées

Mt 11, 16-19

 

Compatir aux peines des autres et se réjouir avec eux,

cette attitude est sage.

Mais nos esprits critiques, envieux ou sceptiques

nous renvoient parfois à la place des gamins

dans une cour de récréation.

 

Nous refusons alors de voir les souffrances

et les bonheurs du quotidien

afin de ne pas y prendre part.

 

Avec la sagesse de Dieu en partage,

essayons aujourd’hui d’entrer dans la participation

aux joies et aux peines de ceux qui nous entourent.

Ces relations seront enrichissantes d’humanité simple et vraie.

 


Jeudi 14 décembre 2017

Un petit grand

Mt 11, 11-15

 

Jean-Baptiste est le plus grand mais le plus petit

dans le Royaume est plus grand que lui.

 

De ces interprétations paradoxales dont l’Évangile a le secret,

recevons un appel.

 

Le Royaume de Dieu est celui où les plus petits sont au centre.

Ils nous révèlent combien l’amour de Dieu

est offert gratuitement à un cœur ouvert

et un esprit libre pour l’accueillir.

 

« En vérité je vous le déclare, si vous ne changez

et ne devenez comme les enfants,

non, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. 

Celui-là donc qui se fera le plus petit comme cet enfant,

Voilà le plus grand dans le Royaume des cieux. » Mt 18, 3-4

 


Mercredi 13  décembre 2017

Légèreté de l’être disciple

Mt 11, 28-30

 

Aujourd’hui, à la sainte Lucie,

les jours si courts commencent à rallonger.

Cela suffit pour nous remonter le moral et la confiance :

la lumière revient plus longtemps.

Mais les fardeaux que nous portons tous sont toujours là.

 

Pourtant l’Évangile de ce jour nous offre

une petite lumière supplémentaire qui peut tout changer.

Prenons un fardeau en plus :

celui du Christ qui est léger et facile à porter.

Et le nôtre alors ?

Est-ce que savoir que Jésus le porte avec nous pourrait l’alléger ?

 

Être disciple de Celui qui est doux et humble de cœur,

chemin pour trouver la paix intérieure

qui éclaire le réel de paix et de confiance… malgré tout.

 


Mardi 12 décembre 2017

Un seul

Mt 18, 12-14

 

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. »

 

Tout berger prend soin de toutes ses brebis

et si une manque à l’appel, quel souci !

Les difficultés des éleveurs  suite à la réintroduction des loups

font la une des médias !

 

La parabole du jour voudrait attirer notre attention

sur le souci du Père des cieux

qui ne veut pas « qu’un seul petit soit perdu. »

Notre nom n’est-il pas inscrit sur la paume de ses mains ?

 

Comment partagerons-nous aujourd’hui sa recherche

de ceux et celles qui sont perdus

par l’exclusion sociale, des addictions, l’exil, la persécution ?

Si c’est trop lourd à porter,

imaginons-les  sur les épaules du Bon Berger…avec nous !

Pointe à l’horizon, le beau mystère de Noël :

le Fils de Dieu a pris chair de notre fragile humanité. (Saint François)

 


Lundi 11 décembre 2017

Voir l’extraordinaire

Lc 5, 17-26

 

Qu’avons-nous vu d’extraordinaire aujourd’hui ?

 

L’Évangile nous invite :

1. à une compassion active et efficace

pour laquelle nous inventerons

des accès inédits.

Quelles tuiles devons-nous écarter et de quel toit ?

 

2. à  des pensées droites qui puissent être mises au jour

 

3. à vivre le pardon à recevoir et à donner

 


Dimanche 10 décembre 2017

Le chemin

Mc 1, 1-8

 

Préparer son voyage en consultant internet

pour trouver l’itinéraire le plus court

et le moins polluant est aisé.

 

Préparer le chemin du Seigneur,

comme le temps liturgique nous y invite,

nécessite un déplacement

non indiqué, tout intérieur.

Il s’agit en effet d’aller au désert

se faire baptiser dans l’eau,

premier pas pour accueillir le Seigneur

qui nous baptise dans l’Esprit Saint.

 

Aller au désert :

demeurer dans la solitude du coeur

jusqu’à ce que la Parole de Dieu nous touche

et nous oriente nouvellement.

Si cette Parole nous convertit à Dieu,

elle « rafraîchira » notre âme

pour qu’elle retrouve la grâce de son baptême.

Alors, nous inventerons le chemin à préparer,

le sentier droit par où le Seigneur pourra passer

en nos vies et en notre monde.

 


Samedi 9 décembre 2017

Moissonneurs du don de Dieu

 

Mt 9, 35-10,1.5a.6-8

 

Tout proche est le Royaume de Dieu.

Telle est la Bonne Nouvelle à proclamer.

Cette proximité de Dieu guérit, ressuscite, purifie, expulse le mal.

Tous ces dons sont à moissonner.

 

Moissonneurs du don de Dieu,

voyons-nous poindre cette vie du Royaume autour de nous ?

Dès lors que nous avons cru au Fils compatissant,

nous avons reçu gratuitement

une foi à partager, le règne de la Vie à espérer

et un monde à aimer.

 


Vendredi 8 décembre 2017

Bouleversée de grâces

Lc 1, 26-38

 

Marie, jeune fille d’un petit village perdu de Galilée,

était la « bonne personne » pour accueillir

le Fils de Dieu en son sein, ce Messie tant attendu.

Dieu lui a trouvé une telle disponibilité de cœur

qu’il la comble de sa grâce, de ses grâces.

Son amour prévenant rend possible en elle la venue du Fils.

Elle a pu vivre sans péché, sauvée d‘avance par son Fils.

 

Ce que nous dit la fête de ce jour est bouleversant :

la grâce de Dieu peut faire advenir l’inouï :

Dieu sur terre,  parmi nous.

 

Prions Marie pleine de grâces, bénie entre toutes les femmes,

de nous aider à accueillir le Christ en nos vies,

comme elle le fit il y a 2000 ans !

 


 

Jeudi 7 décembre 2017

Roc et intempéries

Mt 7, 21. 24-27

 

Parce que les pluies et les vents, les incendies de forêt, 

deviennent de plus en plus forts

suite au réchauffement climatique,

la résistance des nouvelles constructions doit être de bonne qualité.

 

La Parole du jour nous parle

de fondations solides pour édifier nos vies. 

Prendre l’Évangile au mot, le mettre en œuvre,

fait de nous des sages.

Telle est la juste attitude du disciple du Christ.

Si nous fondons nos vies sur le roc de la Parole de Dieu,

nous résisterons dans les  épreuves,

nous pourrons avancer malgré les obstacles et les difficultés.

 

Le Christ, lumière sur nos pas, nous guidera sur le chemin de la vie.

Avec le psalmiste, nous pourrons dire :

« Je cours dans la voie de tes volontés

car tu mets au large mon cœur. » Ps 118 v.32

 


Mercredi 6 décembre 2017

Louer Dieu en bonne santé

Mt 15, 29-37

 

À notre époque, beaucoup prennent soin de leur santé

par les plantes, le yoga, une alimentation « bio », le sport.

Bref, il y a une attention manifeste à notre hygiène de vie.

 

La parole de ce jour nous indique un autre moyen :

Se faire déposer aux pieds de Jésus

pour qu’il nous relève …

ou mieux nous révèle à nous-mêmes :

des fils et filles du Père des cieux.

 

Au-delà de nos souffrances et nos santés déficientes,

il y a l’accueil de qui nous sommes vraiment,

des personnes aimées de Dieu qui par une solidarité active

peuvent devenir un peuple qui le loue.

 


Mardi 5 décembre 2017

Joie de l’Esprit

 

Lc 10, 21-24

 

Exulter de joie :

les médias nous montrent parfois des foules en liesse

suite au départ d’un dictateur ou à l’occasion de résultats électoraux.

Des joies plus personnelles aussi : un sportif qui gagne,

de jeunes parents à la naissance de leur premier enfant.

 

La joie de Jésus dans notre évangile relève de la reconnaissance

de l’action de Dieu dans notre monde grâce à son accueil dans les cœurs.

 

Comment goûter à cette joie aujourd’hui sinon

en observant autour de nous

les visages de ceux et celles dont les yeux rayonnent

d’une joie tout intérieure.

Elle leur vient de l’Esprit Saint qui leur communique la vie de Dieu

et dans le secret leur fait voir le règne de Dieu à l’oeuvre dans le monde.

 


Lundi 4 décembre 2017

Ordre ou parole libératrice ?

Mt 8, 5-11

 

Le centurion avait l’expérience

d’ordres donnés et immédiatement exécutés :

par les soldats vis-à-vis de leur supérieur hiérarchique,

par les serviteurs (esclaves) vis-à-vis du maître de maison.

 

Pourtant, sa demande à Jésus n’est pas de cette sorte.

Il attend de lui la guérison d’un de ses serviteurs

auquel il est visiblement attaché.

Nous sommes au niveau

des relations humaines qui dépassent le cadre professionnel.

Il fait confiance à Jésus  pour guérir de loin,

par une parole libératrice.

Jésus va s’émerveiller de sa foi.

 

Où en est notre foi ?

Quelle sera aujourd’hui l’aide que nous pourrons apporter

à un proche en difficulté ; la parole vraie, bonne, libératrice

que nous pourrons prononcer ?

 


 

 

 
Dernière modification : 25/05/2018